- Speaker #0
10 000 followers et pourtant 0 euro sur ton compte en banque, c'est peut-être le cauchemar que tu es en train de vivre, comme des milliers de créateurs à qui on a promis « vas-y, construis une audience, ça vaut de l'or » . Oui, mais bon, l'audience, il faut savoir la transformer en or. Alors, c'est pour ça qu'on est là. Dans cet épisode, on va t'apprendre à monétiser ta communauté. Allez, pourquoi certains créateurs ont des centaines de milliers de followers mais n'arrivent pas à se verser un salaire, pendant que d'autres gagnent 6 ou 7 chiffres de chiffre d'affaires ? avec des petites communautés. Allez, aujourd'hui, tu vas découvrir les trois erreurs fatales qui font que ta communauté vaut zéro et surtout comment transformer tes faux lolos en euros. Allez, c'est parti pour Solonation et ça commence tout de suite. Alors, pour cet épisode, je suis entourée de queens qui ont réussi à transformer leur communauté en source de revenus aussi pour leur entreprise. Donc, vous avez des super communautés. Vous allez me raconter tout ça. Alors, on a Pauline Trekecer qui est un peu la reine des... collectifs de freelance en France. Tu as aussi une communauté en ligne. Tu vas nous raconter un petit peu comment tu as créé ce mouvement de co-freelancing et tout. Salut Pauline, bienvenue.
- Speaker #1
Salut Flavie, merci pour l'invitation.
- Speaker #0
Ensuite, on a Lucille Woodward qui est coach sportive. Je pense que tout le monde te connaît. Tu es un peu la star du domaine. Non,
- Speaker #2
pas tout le monde quand même.
- Speaker #0
Juste ces 794 000 abonnés sur Youtube parce qu'on a regardé juste avant en préparant cette émission. Merci beaucoup d'être sur le plateau.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #0
Tu vas nous raconter aussi, parce que toi, tu as créé aussi une communauté de sportifs. Oui. Qui s'appelle ?
- Speaker #2
Alors, mon application s'appelle Lucille Woodward. Oui. Expérience Club. Et voilà, j'ai plein de trucs à vous raconter.
- Speaker #0
Expérience Club, trop bien, tu vas nous raconter. Ce n'est pas un business model si simple que ça, les communautés. Et on a Céline Steyer, qui est ma copine podcasteuse du podcast Nouvelles Héroïnes. Et donc, toi, tu as combien de followers, de fanbase, d'auditeurs ? Enfin, c'est quoi un peu tes métriques ?
- Speaker #3
D'auditeurs, entre 40 000 et 50 000 écoutes. par mois, 80 000 abonnés sur les réseaux. Voilà, c'est déjà pas mal.
- Speaker #0
Oui, c'est déjà pas mal.
- Speaker #3
Et 20 000 auditeurs uniques.
- Speaker #0
Magnifique. Elle va vous closer en sponsoring avant la fin de cette émission et justement, on va parler de ça. Elle va nous raconter toutes ces techniques justement pour vivre du sponsoring et ça, c'est plutôt rare. Surtout sur un podcast, on va dire B2C, qui parle d'éducation, d'empowerment aussi des jeunes femmes. Voilà, puis moi, si vous me découvrez avec cette émission, moi, c'est Flavie Prévost et j'ai créé Le Bord. C'est le premier podcast pour les freelances et les solopreneurs en France. Et j'ai créé l'incubateur solopreneur qui s'avère être un business modèle de communauté. Et là, actuellement, on a 300 freelances et solopreneurs qui sont en train de scaler à l'intérieur. Donc, si vous voulez vivre libre de business en ligne au lieu de vendre votre temps, si vous voulez monétiser votre communauté, il faut venir dans l'incubateur solopreneur. Vous trouverez des profils comme mes invités du jour parce qu'on a tous ce point commun. pour vivre librement de notre activité. Je vous mets le lien en description. Allez, c'est parti, on va poncer le modèle communauté. Alors, ce que je vous propose, c'est un petit tour de table où chacune, vous allez me dire comment vous gagnez de l'argent, avec quel business model et comment vous avez réussi, le Saint Graal, de monétiser votre communauté. Allez, c'est parti. D'ailleurs, racontez-nous aussi en commentaire si vous-même, vous avez une communauté. Est-ce que vous gagnez de l'argent avec ? Est-ce que vous avez des followers ? Et puis nous, on vous prépare aussi un petit quiz pour savoir combien vaut votre communauté. On a mis nos quatre cerveaux en commun avec nos quatre business models. Et donc, vous allez voir, il y a un lien dans la description du podcast ou en lien épinglé sur YouTube. Vous pouvez passer le quiz avec nous. Comme ça, vous allez pouvoir jouer et vous dire aussi quel est le bon business model pour moi, comment je peux monétiser ma communauté. Alors Lucie, je me tourne vers toi. C'est quoi ton modèle de membership ? Alors, c'est quoi ? C'est un membership ? C'est un cercle, un abonnement ?
- Speaker #2
Oui, c'est un abonnement à une application. Moi, j'ai une application de coaching de sport, alimentation équilibrée et mentale. En fait, c'est les trois piliers, sport, alimentation et mentale. Et le mental, c'est vraiment important. C'est une application payante. Il y a deux formules. Il y a une version un peu basique, en gros, où c'est juste les vidéos, les audios, les recettes. Tu les consommes comme tu veux. Ça s'appelle à la carte, d'ailleurs. Et ensuite, il y a une version premium qui s'appelle Experience Club. C'est limité à 2000 membres. Pour l'instant, c'est limité parce que je réponds aux questions de tout le monde sur le forum de l'application. Et aussi j'adapte beaucoup de mes vidéos ou de mes audios en fonction des besoins des membres. Donc tu as un planning chaque jour en fonction de ton niveau, des vidéos de renforcement musculaire, de stretching, des cardio aussi à faire soit avec ta montre ou en audio. Des menus adaptés en fonction de la saison et donc un forum où tous les membres peuvent partager. Et des lives où je suis présente toutes les deux semaines ou toutes les quatre semaines. où je réponds aux questions des membres et je les coach. Parfois, j'ai des invités aussi experts.
- Speaker #0
Ah oui, c'est quand même pas mal de taf pour tout ça. En fait,
- Speaker #2
c'est le business principal de mon activité, mais c'est énorme. Donc, ça m'occupe à pratiquement 90% de mon temps.
- Speaker #0
Ok, donc tu n'as que ça comme business model. Alors, derrière,
- Speaker #2
je fais un petit peu d'influence ou de création de contenu pour, par exemple, une mutuelle. Et j'ai un podcast aussi où... Je fais un peu de publicité en host-red avec des partenaires, mais c'est minime par rapport à mon application.
- Speaker #0
Et du coup, tu peux disclose combien tu as de clients, c'est combien l'abonnement, parce qu'on est toujours, en fait, on va toujours en parler, à combien je mets mon abonnement, est-ce que c'est cher, est-ce que c'est pas cher, est-ce que c'est mensuel, est-ce que c'est annuel ? Donc, on commence direct avec les conseils pratiques. Moi,
- Speaker #2
mon application, à la carte, c'est 120 euros par an.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #2
Voilà. Ou 14 euros par mois sans engagement. l'application en version premium donc Experience Club c'est 349 euros l'année tu peux payer en 3, 4 fois 10 fois sans frais et après on la propose aussi en abonnement depuis le mois de janvier donc un peu régressive à 250 euros et les 3 derniers mois de l'été c'est 99 euros tu peux les prendre à 3 moments différents voilà donc l'application à la carte j'ai entre 1000 et 2000 membres 420 euros par an et donc l'Experience Club j'ai 2000 membres c'est capé, c'est limité mais j'aimerais que les 2000 membres arrivent en septembre et soient à 350 euros l'année pour l'instant c'est moitié-moitié Ouais avec tes points intermédiaires Voilà c'est ça donc voilà moi j'ai pas de problème pour parler de chiffre d'affaires donc mon application comme il y a aussi des promos et tout ça d'arriver je suis autour de 600 000 euros par an pour l'application.
- Speaker #0
BG ! C'est pas évident.
- Speaker #2
Mais il y a beaucoup de frais. Finalement, tu payes une agence de développement. J'ai un développeur en free tous les mois qui compte tout à fait son prix normal. Il est français. J'ai une community manager aussi qui travaille avec moi. J'ai aussi une fille qui m'aide pour les mails, le SAV. On a quand même un peu de SAV. Et après, tu as beaucoup d'abonnements où tu payes les OVH, tous les abonnements Internet. Donc, on a quand même beaucoup de frais. Et aussi, fabriquer toutes les vidéos, fabriquer les audios, c'est aussi beaucoup de frais. Donc, finalement, on a quand même des frais importants.
- Speaker #0
C'est un truc de malade, je ne sais pas si on aurait dû commencer par toi Lucide,
- Speaker #2
parce que moi je suis là avec mon petit membership,
- Speaker #0
je suis là, bon ! Mais en tout cas, je valide, et là il n'y a pas longtemps pour préparer l'émission, je faisais mon business plan, donc je mettais à jour mon solo business plan. J'avais oublié les frais Stripe, c'est con hein, mais ça me coûte genre 40 000 euros par an, j'étais là, ah mais j'en ai un petit trop quand même ! L'émission c'est 8% non ? Un truc comme ça ? Je ne sais plus combien c'est, quand tu n'es pas trop gros, tu ne peux pas négocier. Un peu moins ? Et donc, j'étais là, voilà, tous les petits frais cachés. Et faire l'exercice de te dire aussi... Combien ça me coûte chaque mois mon produit, rien qu'en maintenance ? C'est très salutaire pour ensuite te donner envie d'augmenter tes prix ou en tout cas de l'affirmer plus. Hyper intéressant. Donc toi, tu es sur un business, sur abonnement, un petit peu le graal de la scalabilité, avec des revenus récurrents et tout ça. On verra tout à l'heure dans la dernière partie de l'émission qu'il n'y a pas que des points positifs, il y a des choses à éviter, le churn et tout ça, mais on va en parler juste après. Pauline, toi tu as un autre business model, donc tu as créé un collectif de freelance. Combien tu gagnais ? Comment ça marche pour se rémunérer sur ce modèle-là ?
- Speaker #1
Oui, écoute, du coup, je peux te parler à la fois du volet collectif et du volet communauté. C'est un peu, on va dire, deux niveaux communautaires un peu différents. Donc, nous, ce n'est pas du tout, moi, ce n'est pas du tout une communauté grand public comme toi, Lucille, ou comme toi, Céline. C'est plutôt une communauté business. Donc, sur le volet collectif de freelance, ce qui est rigolo à raconter, c'est qu'avant de lancer le collectif de freelance, je suis partie sur une communauté à l'époque, sur Facebook. Je crois que tu connais bien, Lucille, ce réseau social-là. qui est moins en vogue peut-être maintenant, mais à l'époque, c'était une communauté gratuite. Et donc, c'est parti d'un besoin, ce projet de collectif Cosme. Et donc, moi-même, j'étais freelance. J'ai tapé sur la barre de recherche Facebook « Freelance à Bordeaux » . Et on est passé des 0 à 2000 en quelques jours. Donc là, tu te dis, OK. Ah,
- Speaker #0
l'attraction de rêve ! Mais c'était gratuit,
- Speaker #1
attention ! C'est que, voilà, la différence des business models... Bon,
- Speaker #0
il y a du monde à Bordeaux, OK, let's go ! Voilà,
- Speaker #1
exactement. C'est des prémices à l'époque du freelancing, c'était il y a dix ans, etc. Là, l'idée arrive du coup de créer un collectif de freelance, donc de sélectionner les meilleurs profils, les meilleurs talents et finalement de les faire se rencontrer, de les fédérer pour répondre à des projets plus ambitieux. Donc la promesse, c'est qu'on va augmenter notre CA en collaborant ensemble, c'est-à-dire que plutôt que de répondre à un besoin d'un client qui va chercher un expert SEO, un gros marketer, un expert en personal branding... Là, en fait, on peut accompagner nos clients du besoin A au besoin Z. Donc voilà, ça, c'est mon prisme. C'est constituer des équipes de freelance sur mesure pour répondre aux besoins de mes clients.
- Speaker #0
Et alors, tu peux parler du modèle économique ? Parce que des fois, je trouve qu'il y a un peu le rêve du freelance. Il se dit, je vais créer un collectif. Mais c'est un peu 1 plus 1 plus 1 n'est pas égal à 3. Tu vois ce que je veux dire ? Ils partagent un peu des miettes. Ou finalement, ce qu'ils gagnent dans son collectif, c'est ce que lui, il freelance. Mais toi, tu as réussi un peu à te sortir un peu de l'équation, à générer... plus que la somme de tous les besoins en freelance,
- Speaker #1
c'est ça ? Mon business modèle perso, c'est que moi, j'accompagne des clients. Déjà de base, de toute façon, j'ai des missions en freelance. J'accompagne des clients sur plusieurs sujets autour de la stratégie de marque, du personal branding, etc. Le deuxième, c'est la porte d'affaires. Évidemment, pour faire tourner ce projet énorme, j'étais la personne ressource et la personne de confiance que mes clients contactés. Donc, par ce prisme-là, en fait, du coup, on a créé un modèle vraiment d'apport d'affaires à 10%. 10%. Voilà. Mais le secret, c'est qu'il faut faire pareil pour toi et pour les autres. Oui. Donc, le projet de collectif. Donc,
- Speaker #0
tu apportes un client au collectif, c'est pas toi qui t'en occupes et toi, tu gagnes 10% de ce qui est signé par le collectif.
- Speaker #1
Exactement. Et du coup, moi ou d'autres gens qui apportent du business par ailleurs.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui te rapportait le plus ? Tes missions ou ton apport d'affaires ?
- Speaker #1
Je pense que les trois volets me rapportent à la fois mes missions, l'apport d'affaires aussi sur les huit ans et aussi également le pilotage des projets. Donc là, je facture directement du coup aux clients. Donc en fait, au sein même du projet du collectif, j'ai déjà une diversification de revenus.
- Speaker #0
On parlera après de ta communauté. Et on parlera après de la communauté. C'est cool, ça te permettait de faire quel chiffre d'affaires à peu près annuel qu'on ait eu en ordre de grandeur ?
- Speaker #1
Le CA2 Cosme, globalement, c'est toujours entre 350 et 450 000 euros à peu près.
- Speaker #0
D'accord, ok, que tu génères grâce à ce collectif. Trop bien ! Et là, on voit qu'on dépasse complètement les métriques d'un freelance classique en communication digitale. Parce que je ne sais pas ce que c'est la moyenne, mais je ne suis pas la moyenne d'un freelance. Je crois que c'est 45 000 euros par an, quelque chose comme ça, à fact-checker. Et dans la com' digitale, je ne sais pas, mais là, on voit que du coup, boum ! Tu peux faire x10 grâce au fait de travailler en équipe quoi.
- Speaker #1
Oui exactement.
- Speaker #0
Hyper cool. Je me tourne vers toi Céline parce que toi t'as pas un modèle, t'es aussi dans le B2C ? Parce qu'avec ton podcast, c'est un podcast qui s'adresse aux mamans ?
- Speaker #3
Alors Nouvelles Héroïnes, il a une double audience, c'est-à-dire que c'est un podcast d'un peu un monde des filles. Donc il s'adresse en premier lieu aux filles de 8 à 15 ans et toutes les semaines je reçois des messages de collégiennes de 13 ans qui ont écouté l'épisode, l'histoire et tout. Mais en fait, il a commencé parce qu'il était adoré et suivi par les mamans. Donc, c'est les mamans qui ont été prescriptrices de nouvelles héroïnes, qui l'ont fait écouter à leur fille ou à leur fils. Et à côté, il y a une audience qui est venue se greffer, deux jeunes filles qui l'ont écoutée de façon hyper spontanée parce que j'ai poussé des héroïnes de leur quotidien, des chanteuses, des filles qu'elles connaissaient.
- Speaker #0
Et donc ça, c'est trop bien. Quand tu fais des millions de vues, mais entre deux pour te rémunérer, il a fallu réfléchir à des modalités. Parce que tu ne peux pas faire payer les jeunes filles de 11 ans. Ce n'est pas un marché aussi simple que des clients en B2B ou des solopreneurs qui font 100 000 euros de chiffre d'affaires. Quel modèle tu as choisi pour monétiser ta communauté ?
- Speaker #3
Ce qui est très drôle, c'est qu'au début, quand j'ai lancé Nouvelles Héroïnes, j'avais cette idée, moi ayant grandi dans les années 80, de monter le club Barbie. Donc moi j'avais cette envie de faire du club Nouvelles Héroïnes et de remplacer Barbie par Nouvelles Héroïnes. Et je ne voulais pas rentrer dans une... course à l'écoute. Je voyais tous les podcasteurs autour de moi qui décrochaient, qui trouvaient pas des sponsors parce qu'ils faisaient pas assez d'écoute. J'ai dit moi je vais pas aller là-dessus. Moi je veux être la voix de cette jeunesse, de l'empowerment, de l'inspiration, de la confiance en soi. Donc je vais aller construire ma double audience et proposer aux marques de l'enregistrement public avec parents, enfants ou que les enfants. Moi j'ai construit vraiment un modèle de podcast live. d'enregistrement et pas lié tout de suite à l'écoute.
- Speaker #0
En fait, c'est lié à ton concept. Tu as vendu un peu ton IP, ta propriété intellectuelle. Et finalement, c'est presque événementiel plus que sponsoring alors ton modèle.
- Speaker #3
Alors, c'est événementiel. Je suis la seule aujourd'hui. Enfin, tu vois, c'est aux Etats-Unis, t'as Rebel Girls, qui est un écosystème, 12 livres. Alors moi, j'ai eu Nouvelles Héroïnes, le livre. Mais c'est vraiment un écosystème. Il y a des stars qui viennent raconter des histoires. C'est vraiment un phénomène. En France, Nouvelles Héroïnes, c'est vraiment la référence. personne.
- Speaker #0
Et Rebel Girls, comment ils gagnent de l'argent ? Est-ce que tu peux copier le truc ?
- Speaker #3
Oui, alors, ils ont du sponsoring, donc en fait, ils signent...
- Speaker #0
Copier les Américains, à la base !
- Speaker #3
Ils signent des marques, ils ont vraiment toute une campagne de sponsoring, et moi, je suis allée voir des marques, en premier lieu, qui étaient B2B. Enfin, B2B2C, c'est-à-dire qu'ils n'arrivaient pas à aller parler à une audience de jeunes filles, parce qu'aujourd'hui, tu vois, les filles, elles sont complètement invisibilisées, et ils savent Merci. pas parler à cette audience. De collégiennes, de lycéennes, ils ne savent pas parler. Et les mamans, c'est toujours un petit peu le sponsor idéal, tu vois. Et donc, moi, je suis allée voir des marques B2B qui m'ont fait confiance. Et après, j'ai complètement développé à partir de là, cette communauté.
- Speaker #0
Bon, c'est marrant, déjà, trois façons de monétiser la communauté. Parce que, tu sais, vu de loin, tu as l'impression qu'il n'y a qu'une seule métrique. Moi, je me rends compte, du coup, en vous écoutant, que moi, je suis un peu la team manger à tous les râteliers. Ça se fait de dire ça ou pas ? Je recycle. Alors, moi, j'ai... Moi j'ai commencé avec quoi ? J'ai commencé avec du sponsoring sur mon podcast. Ça me rapporte à peu près 100 000 euros, là ça va me rapporter cette année. Je fais un peu plus des grosses opé avec Solo Nation. Et après j'ai lancé mon membership, donc mon incubateur. Mais à la base ça n'a pas commencé comme ça, c'était des bootcamps. C'était des cohortes, donc j'en ai fait jusqu'à 7. Et au bout d'un moment, 7 cohortes, j'avais 70 personnes ou 80 personnes. Donc je me suis dit, qu'est-ce que j'en fais ? de ces anciens et en fait ça te fait un début de communauté et c'est là que je me suis dit ah bah tiens, en fait j'ai créé l'incubateur pour mes étudiants de bootcamp en me disant comme ça ils ont un espace où atterrir et ils redescendent pas sec et puis après une fois que j'avais l'incubateur, les vidéos machin, je me suis dit bah je peux intégrer des nouvelles personnes, celles qui sont pas prêtes encore à faire le bootcamp et puis bah voilà c'est comme ça qu'est né l'incubateur et maintenant il y a 300 incubés alors le prix moyen, j'ai tout fait mes analyses et tout sur Stripe Je crois que le prix moyen c'est 791 euros annuels. Pourquoi ? Parce qu'au tout début je l'avais lancé à tout petit petit rikiki comme ça, 200 euros l'année. Abusé ! Et maintenant c'est 1500 euros l'année hors taxe. Après moi mon public c'est pas du B2C, c'est des freelance. Donc ils le payent en frais pro.
- Speaker #1
Sous le preneur en plus. Voilà, freelance on va dire,
- Speaker #0
freelance haut de gamme qui fait déjà du chiffre d'affaires, moi c'est pas des débutants. Et franchement, petit message d'espoir, même si vous commencez Rikiki, parce que je crois que ma première année, ça m'a rapporté 25 000 balles, ça double tous les ans. Donc ça fait 25... Pas moi. Ou ça quadrupe, je ne sais plus combien, je vous mettrai les chiffres. C'est beau ça, de doubler tous les ans. C'est beau,
- Speaker #1
c'est très beau.
- Speaker #0
Et pourquoi ? Parce qu'il y a un effet du courrier abonnement. Super. J'espère que ça va rester comme ça, mais dans ma première étude, c'était autour de 70%, ce qui était énorme, mais peut-être aussi les prix étaient bas et tout. Et après, il y a les nouveaux qui découvrent. Et j'ai vu qu'un Américain qui est très fort en communauté, Jay Klaus, je le cite souvent parce que moi je suis dedans de son membership, il dit que si ton membership est au-dessus de 50% en réabonnement, ça veut dire qu'il travaille tout seul. Puisqu'en fait, en gros, la population va s'autornouer. S'il est en dessous, ça veut dire que tu dois faire beaucoup d'efforts d'acquisition. Voilà, donc toi, ça te parle aussi sur acquisition versus rétention. Bon, racontez-nous quel modèle, là, comme ça, vous inspire le plus, lequel vous sentez plus ? Est-ce que c'est plutôt une communauté payante, un abonnement payant, du sponsoring ou de l'événementiel ou un collectif ? On veut tout savoir, on est des petits fouineurs. Vous pouvez commenter SAV aussi et on répond à vos questions avec mes invités du jour, comme ça, posez vos questions. Et ce que je vous propose, mesdames, c'est qu'on se... On fasse un petit peu de sport là, comme il y a Lucille, je ne vais pas vous garder sédentaires pendant tout l'épisode, donc on va prendre nos petits drapeaux et on va jouer au vrai-faux des communautés, c'est parti ! Alors on va avoir besoin que de deux drapeaux, donc on n'a qu'à prendre le jaune et le noir. Allez c'est parti, donc jaune où c'est vrai, vous pensez que c'est vrai, et noir, vous pensez que c'est faux, d'accord ? C'est parti, ça va être question rapidité. Bim bam boum, puis après si vous avez des choses à ajouter, let's go. Allez, première question. Assertion, il faut 10 000 abonnés pour commencer à monétiser sa communauté. Bon, facile, c'est l'échauffement. T'as commencé à combien ? Tu te rappelles un petit peu Lucille ? Ou peut-être à vendre des programmes ?
- Speaker #2
Moi j'ai commencé, ma communauté était déjà très très grosse en fait. Moi j'ai commencé sur Youtube en 2011. Donc en fait la monétisation de communauté n'existait pas vraiment. C'était inconnu. Et donc, en fait, pendant très longtemps, de 2011 à 2015, j'étais sur YouTube, Facebook, un tout petit peu Instagram et beaucoup mon blog. Gratuit, 100% gratuit, tous mes contenus. Et j'avais un autre boulot à côté. Donc, j'étais coach sportif en salle et j'étais encore un peu journaliste parce que j'ai un background de journaliste avant. Mais voilà, j'avais vraiment un autre job à côté. Et c'est seulement en 2015 que je me suis lancée dans mes premiers programmes payants. Donc là, ce n'était pas vraiment du membership, c'était d'acheter un programme type ventre plat, jambes fines ou cardio, des PDF. Mais voilà, il y a au moins eu quatre ans. Donc toi,
- Speaker #0
tu as regretté presque de ne pas le faire plus tôt ?
- Speaker #2
Moi, j'ai regretté de ne pas avoir lancé plus ma chaîne YouTube, vraiment en payant moi-même, faisant des vidéos super et tout ça. J'étais trop timide, je pense, au début du YouTube.
- Speaker #0
Bon, mais ça va, tu t'es bien rattrapée. J'aurais pu faire mieux mais voilà c'est toujours comme ça Voilà mais c'est bien on vous le dit aussi parce que nous on est lucides Enfin on voit nos propres moments où on aurait pu et on n'est pas allé Moi je te jure franchement j'aurais pu y aller il y a 3-4 ans sur Youtube Il y avait déjà Cyril qui me tannait en disant passe à la vidéo, passe à la vidéo Mais comme il est hyper bienveillant et gentil il me l'a dit trop gentiment Il aurait du plus me secouer,
- Speaker #2
non je rigole Au tout début moi personne n'y croyait mais même moi j'y croyais pas C'est à dire que Youtube ça n'existait tellement pas C'était tellement que des trucs un peu nullos Merci. Tu vois, on n'y croyait pas du tout à YouTube en 2011-2012. C'était des vidéos un peu moyennes. Tu vois, on ne mettait pas vraiment les moyens pour faire des belles vidéos. Et du coup, oui. Et en fait, je n'ai pas osé investir dessus vraiment pleinement.
- Speaker #0
Bon, écoute, très bien. En tout cas, nous, on n'a pas attendu 10 000 pour monétiser, bien sûr. Sinon, on aurait dû reprendre un job alimentaire, heureusement. Surtout, nous, on est peut-être plus niche aussi. Je regarde, Pauline. Toi, tu n'as pas encore lancé ton club ? Je n'ai pas lancé la YouTube,
- Speaker #3
je n'ai pas lancé le club, je n'ai pas lancé la newsletter. Moi, j'ai un boulevard en fait, donc je me dis qu'il y a encore pas mal de...
- Speaker #0
Allez, c'est bien, tu reviendras pour un prochain épisode avec tous tes trucs lancés. Là, tu vas nous exploser, on sera trop contente pour toi. Allez, deuxième proposition. Une audience B2B vaut 10 fois plus qu'une audience B2C. Vrai ou faux, de votre point de vue ? Il n'y a pas de jugement de valeur, on parle de valeur monétaire peut-être, de sponsoring, etc. Les deux, en fait, j'en suis pas.
- Speaker #2
Ça dépend,
- Speaker #0
ça dépasse. Je vais prendre la parole parce que j'abuse un peu. Moi, j'ai levé mon drapeau, yes. C'est juste qu'en fait, je vois beaucoup de freelances qui veulent vendre des trucs à d'autres freelances ou à du B2C et tout. Et souvent, je leur dis, tu sais, tu ferais mieux de vendre des trucs à du B2B parce que tu prendrais 30 000 d'un coup, 40 000 d'un coup et ça va beaucoup plus vite pour faire du chiffre d'affaires. Et moi, je constate juste que... Pour comparer avec des copains ou des copines qui ont des communautés B2C, ça n'a rien à voir. Moi, je ne parle qu'en hors-taxe, c'est des montants tout de suite plus élevés. Alors oui, les gens sont peut-être plus exigeants, quoique je ne suis pas sûre. Mais en tout cas, je trouve que B2B est sous-coté parce que les gens trouvent ça chiant. Alors qu'en vrai, tu as des niches passionnantes en B2B. Et donc voilà, je dis juste avant de sauter sur le truc qui a l'air un peu sexy sur le papier, mais il y a aussi beaucoup de concurrence, tu vois, je pense à toi dans le sport, le wellness. Ça demande une exigence, enfin quand je regarde tes vidéos et tout, je me dis mais waouh, c'est pas évident.
- Speaker #2
Moi je fais pas mal de B2C, par exemple là en ce moment avec Harmonie Mutuelle, je leur crée du contenu, j'anime un club de swimmers pour promouvoir la natation. Et en fait, quand les clients B2C sont contents, ils te rappellent sans problème l'année prochaine, l'année encore d'après, te signer un contrat sur plusieurs années.
- Speaker #0
En B2B, tu veux dire ?
- Speaker #2
En B2B. Oui,
- Speaker #0
voilà. Oui, ça te sécurise en fait ton chiffre d'affaires.
- Speaker #2
Oui, en fait, si tu rends tes clients corporate, disons, contents parce que tu surperformes ou tu fais bien ton travail, ils te rappellent direct, sans problème, continue avec toi.
- Speaker #0
Alors que pour garder tes 2000 abonnés... C'est beaucoup plus dur, c'est un effort intensif de marketing aussi. Après tu peux diversifier ta communauté et avoir une cible comme toi Lucille
- Speaker #1
B2C et faire du B2B avec du sponsoring.
- Speaker #0
Oui c'est ça qu'on fait en fait.
- Speaker #1
Typiquement nous on fait du B2B donc on s'adresse aux freelance ou aux entrepreneurs pour toi Flavie. Mais moi en plus je suis sponsorisée par exemple par une mutuelle, moi aussi Lucille, qui est WeMind que je salue d'ailleurs. Et du coup, qui, par exemple, ont sponsorisé la communauté de freelance que j'ai lancée deux années consécutives.
- Speaker #2
Et s'ils sont contents avec les chiffres, par exemple, si tu fais un code promo ou quoi, ils te rappellent très bien et ça pérennise vraiment très bien. Oui,
- Speaker #0
pourquoi choisir ? Merci de rappeler ce message. On peut gagner des deux côtés. Mais bon, c'est vrai que toi, tu le vois bien dans la niche parentalité. Ce n'est pas que c'est le parent pauvre, mais un peu... C'est plus dur quoi, enfin même les marques pour mettre des gros sponsoring, c'est plus dur qu'une banque qui fait de la facturation électronique pour les freelancers, elle va tout de suite voir un héroïne, tu vois on en parlait tout à l'heure,
- Speaker #3
c'est peut-être très injuste. Alors moi j'ai la chance que justement mes clients B2B ne me demandent pas, ne sont pas héroïstes. Donc en fait ils s'associent à Nouvelles Héroïnes pour leur impact, pour souvent leur campagne RSE et parce que c'est un sujet qu'eux ils ont mis dans leurs engagements. de redonner confiance à la jeunesse. Donc en fait, c'est plus une caution. C'est plus de liberté peut-être. Et ils re-signent. J'ai des clients B2B qui re-signent. Là, j'y retourne jeudi d'un de vos clients, un autre aussi. Et sur le B2C, je vois que mes tandems maman-fille ou papa-fille reviennent lorsque je fais des événements, reviennent quand je fais des rencontres. J'ai un groupe WhatsApp de mamans hardcore. qui me suivent depuis le début sur LinkedIn, qui m'envoient plein de messages. Et en fait, elles sont au taquet pour venir quand je fais des rencontres. Alors après, j'ai l'inconvénient d'être sur Paris. Et en fait, il faudrait que je sois partout en France. Des multiples.
- Speaker #0
Bon, troisième proposition. Si tu monétises ton audience, tu vas perdre la confiance de ta communauté. Ah ça va, heureusement on n'a que des drapeaux noirs, donc c'est faux, c'est une fausse idée.
- Speaker #2
C'est même le contraire je pense. Ah intéressant,
- Speaker #0
tu peux creuser un peu là-dessus ?
- Speaker #2
Je ne sais pas, j'ai l'impression que quand tu as ton expertise, que tu la mets en avant via un produit que tu vends, au contraire les gens vont plus t'écouter, ils vont se dire tiens voilà, il a cette valeur, son produit a cette valeur, c'est peut-être que c'est bien. Alors que si, au contraire, tu oses rien vendre et que tu n'as rien à vendre, tu ne fabriques rien par toi-même, entre guillemets, justement, les gens vont peut-être moins être en confiance.
- Speaker #0
Ben, 100%, d'accord. Moi, je trouve que ça confère à l'autorité. D'ailleurs, c'est comme avoir des sponsors. Moi, je vois beaucoup de podcasteurs et de youtubeurs qui me disent « Ah, mais non, mais si j'ai un sponsor ! » Je dis « Mais moi, les sponsors ! » Alors, je ne devrais pas le dire comme ça, parce que je ne vais pas les prendre gratuits non plus. Mais tu vois, je veux dire, je suis contente aussi de l'autorité qui m'apporte, de la visibilité, de la crédibilité. c'est comme avoir Nike sur son maillot. Je ne sais pas, à la base, si tu es une vraie grosse équipe, tu as un beau sponsor. Si tu es une toute petite équipe, fin fond du classement, non ? Donc voilà, je trouve que ça crédibilise aussi le podcast quand on a un podcast.
- Speaker #1
Quand j'avais mon podcast, d'ailleurs, j'avais fait une quarantaine d'épisodes sur la santé physique et mentale des entrepreneurs. On en parlait tout à l'heure avec Lucille. C'est pareil, j'ai sponsorisé aussi. En fait, je trouve que c'est des boîtes qui te donnent la confiance, qui se disent, ok, je mise finalement sur cette personne, sur ses projets. et assez d'accord avec toi aussi Céline il n'y a pas toujours une vision héroïste il y a aussi des gens qui ont envie de soutenir ton projet qui ont envie d'apposer finalement leur logo sur ton projet évidemment certes parce que derrière il y a une audience qu'ils veulent toucher j'ai une question, Flavie tu me disais tout à l'heure qu'on pouvait se poser des questions et je ne sais pas vous, comment vous dissociez et différenciez l'audience et la communauté, mais tu vois on parlait de monétisation de communauté tout à l'heure mais en fait Je pense qu'on a à la fois des communautés qu'on monétise, des communautés payantes avec du membership et autres, mais il y a aussi l'audience qui te suit. Et donc, du coup, en fait, c'est deux manières aussi de monétiser.
- Speaker #0
C'est un peu vague. Tu es d'accord que ça dépend. En fait, normalement, la communauté, tu peux discuter, elle peut discuter entre elle et avec toi. Mais bon, des fois, ça se mélange un petit peu sur les différents réseaux sociaux. Moi, j'ai l'audience, la communauté et les membres.
- Speaker #1
Oui, et les clients. Voilà.
- Speaker #0
En fait, l'audience, c'est parce qu'un jour, un réel Insta peut faire un énorme buzz, tu ne sais pas pourquoi. L'algorithme a aimé la diffuser à des gens que tu connais, qui ne te suivent pas du tout, et qui se permettent de te commenter, de t'envoyer soit des messages et tout ça. C'est une audience.
- Speaker #1
Et la communauté, c'est ceux qui te suivent ?
- Speaker #0
La communauté, c'est ceux qui te suivent et qui regardent souvent tes vidéos, qui commencent souvent. Qui sont abonnés à ta newsletter ? Voilà, par exemple. Oui, c'est un bon podcast. C'est ceux qui ont souvent commenté.
- Speaker #1
Et qui vont activer dans le ARR, là, tu sais, il y a acquisition, activation. Donc, c'est peut-être qu'ils ont fait un peu une prochaine étape.
- Speaker #0
Voilà. Et après, tu as les membres qui sont vraiment inclus dans le truc.
- Speaker #1
Et tu as raison d'en parler parce qu'en fait, je vois aussi des créateurs qui font l'erreur de parler à tout le monde pareil. Moi, j'ai fait ça aussi à un moment. J'étais un peu tout mélangé. Et après, j'ai réfléchi. Tu vois, il y a aussi ton produit payant et il est en concurrence avec tes produits gratuits, par exemple. Donc il faut savoir aussi bien... rééquilibrer ton portefeuille et à un moment, mais de bonne foi, quelqu'un m'avait dit c'est quoi la différence en fait entre ton podcast et les lives le vendredi dans l'incubateur Solopreneur ? Ah et c'était bien parce qu'à l'époque il n'y avait pas assez de différence. Je racontais tout dans le podcast et les lives étaient trop descendants. J'apprends et maintenant tout a changé. Donc le podcast déjà il est complètement différent. Par exemple on a en plus un format comme ça mastermind et tout mais ça t'explique pas non plus tout. trop dans le détail, tous les trucs qu'on va faire. Et par contre, les lives dans l'incubateur, c'est des trucs de faiseur. Tu viens, le prof t'explique quoi faire, t'as des agents IA, et tu repars avec ton truc tout fait. Par exemple, tu viens faire ta page de vente, ta page de vente, elle est faite. Alors que jamais en écoutant un podcast, en bagnole, ta page de vente va pas se faire toute seule. Et du coup, merci, grâce à la différence, faire la différence entre une audience ou même des auditeurs. et les clients et ne pas apporter exactement la même valeur et être bien au clair aussi sur ce que tu fais payer et ce que tu fais gratuit. Et ça m'a aidé à mieux travailler mon job to be done de communauté. Et en fait, j'ai compris que l'incubateur, ce n'était pas pour apprendre. Les gens, ils savent déjà quoi faire. On est sur abondance de contenu. C'est pour faire.
- Speaker #2
Et je pense qu'on se perd là-dessus. Je pense que ça peut être intéressant que nous on le fasse, mais que les gens qui nous écoutent aussi le fassent, mais de cartographier et de comprendre c'est quoi ma communauté en fait et c'est quoi mon audience. Qui sont les gens qui m'écoutent ? Où il y a quelque chose d'un peu descendant ? Et qu'est-ce qu'il y a la vraie communauté autour de moi, de mes projets ? Qu'est-ce qui fait qu'en fait les gens se parlent autour de moi ? Comment j'ai réussi à les fédérer autour d'un sujet ?
- Speaker #0
Et après tes clients, c'est encore autre chose.
- Speaker #1
Et même dans les clients, tu as les clients récurrents, puis tu as les clients un peu au sens élargi qui ont acheté un truc une fois. J'ai fait l'exemple avec Stripe, avec mon Claude et Stripe. J'ai connu des clients qui m'analysent un peu. Je me suis rendue compte que j'avais eu 500 clients dans l'incubateur. J'en ai 300 en ce moment, mais 500 au total. Et 1000 clients en tout, sur tous mes différents points. 1000 personnes. J'étais là, ah waouh ! Et tu vois, ça fait un cercle peut-être un peu plus lâche. Ce n'est peut-être pas les hardcore fans et tout, mais ça vaudrait le coup de faire quelque chose de ce cercle-là. De dire, je ne sais pas, par exemple, si je fais un event, je vous invite tous. Mais 1000 personnes, ce n'est pas rien, tu vois. En 5 ans, bien sûr. Peut-être pour Lucide, c'est pas grand chose, c'est vraiment moi de lancement de mon truc.
- Speaker #0
Non, non, mais je suis hyper d'accord et tu vois, moi c'est vrai qu'en plus j'ai des vidéos YouTube de sport. Donc, quelle est la différence entre mes vidéos YouTube de sport et mon application ? Pareil, il faut vraiment bien distinguer ce que tu fais, le temps que tu passes, comment tu parles aussi aux gens, c'est différent dans les plannings de l'appli que la vidéo YouTube un peu pour tout le monde.
- Speaker #1
Et bien justement, mesdames, vous me tendez une... une perche énorme, puisque je vous propose qu'on parle des erreurs à ne pas commettre pour ne pas finir broke et ne pas réussir à monétiser sa communauté. On va surtout vous raconter toutes celles qu'on a faites, comme ça ça ira plus vite et vous évitez de les faire de votre côté. Allez, c'est parti ! Alors moi, j'adore, dans Solo Nation, raconter mes conneries. Je ne sais pas ce que vous en pensez. C'est quoi les pires erreurs d'après vous ? Soit que vous voyez, soit que vous avez commises. Donc on a vu un petit peu peut-être se lancer un petit peu trop tard. Qu'est-ce que vous avez à dire ? Je vous laisse raconter un petit peu là-dessus.
- Speaker #3
Moi je pense que j'ai... Alors je l'ai jamais fait parce que du coup après j'ai modécisé d'une autre façon. Mais j'avais une grosse communauté sur LinkedIn qui me suivait, qui m'envoyait des messages, qui likait tous mes posts, qui commentait tous mes posts. Et j'ai jamais demandé à cette communauté de participer au projet Nouvelles Héroïnes. soit via un Ulule tu vois une campagne Ulule soit via un Patreon soit de même faire enfin un Patreon c'est-à-dire que tous les mois tu mets 5 euros Patreon c'est le don sur abonnement le don voilà de faire un don et chaque mois tu payes 5 euros parce que tu vas écouter des histoires vraies de femmes qui ne sont pas écrites avec l'IA qui sont écrites avec une vraie plume voilà donc ça c'est vraiment ma grosse erreur et de le faire maintenant n'aurait peut-être pas de sens en fait Ah je crois que tu te mets
- Speaker #1
Les fausses barrières, attends, là moi j'allais dire justement LinkedIn c'est le bon public pour faire du don. Tu vois du don, moi j'ai déjà donné à des assos, parce que tu vois la mère, la parent d'élève qui dit pour partir ma classe elle a besoin de machin, c'est des corporate qui ont de l'argent, qui n'ont pas le temps, qui ne vont pas forcément t'acheter non plus un programme en ligne ou machin, mais par contre donner 30 balles, 50 balles, défiscaliser, soutenir Nouvelle Zéro 1, je pense que ça marcherait bien. Et pourquoi maintenant, pourquoi pas maintenant ? Ils ne savent pas tout ce que tu as fait à côté sur Instagram ? Oui, sur Instagram,
- Speaker #3
comme maintenant j'ai une grosse communauté sur Instagram, je me dis qu'il y a peut-être plus de sens.
- Speaker #1
Je pense, je serais toi, je le ferais.
- Speaker #3
Voilà, donc c'est erreur, double erreur.
- Speaker #1
Donc pas utiliser LinkedIn en fait ? Non,
- Speaker #3
c'est-à-dire d'avoir peur de demander de l'argent pour soutenir ton projet. C'est comme avoir peur de chercher, moi, la croyance limitante que j'ai eue quand j'ai lancé le podcast, je me suis dit, je ne peux pas faire de sponsoring parce que c'est des enfants qui vont écouter. donc j'ai pas envie que les enfants écoutent, achètent tac tac tac, mais en fait je suis pas obligée de faire de la programmatique et dire le samedi après-midi tu vas chez telle ou telle enseigne et surtout les podcasts jeunesse si vous en faites écouter à vos enfants t'as tout le temps de la pub tout le temps, tout le temps tout le temps.
- Speaker #1
Des pubs pour des livres. Mais parce qu'en fait,
- Speaker #3
on m'avait dit à des podcasters qui s'étaient fait justement critiquer. Oh, il y a de la pub, il y a des enfants, etc.
- Speaker #1
Ouais, mais c'est pareil, les critiques, c'est sur combien de milliers d'auditeurs ? Tu vois, moi, j'ai jamais... Il faut bien vivre. Je pense qu'après,
- Speaker #0
maintenant, les gens aussi ont compris. On doit tous vivre. C'est comme ça.
- Speaker #1
Alors, tu vois, moi, je le fais énormément et je pense que c'est ce qui me détend énormément. C'est que moi, je fais beaucoup de building public. Donc, je raconte comment je gagne de l'argent. Et comme ça, j'ai jamais eu de critique. Parce que je dis aussi, moi, le sponsoring, ça représente 20% de mes revenus. C'est quand même pas rien. Ça me paye les frais de studio, le maquillage, tatitata. Sinon, je n'aurais pas des conditions pareilles. Je ne pourrais pas investir autant. Et puis, j'avoue, c'est simple parce que moi, mon audience, elle rêve aussi de faire ça. Donc, ils comprennent. Du coup, ils ne vont pas m'engueuler. Mais sinon, moi, je te dirais, tu rétorques au mec, est-ce que tu as payé pour ce podcast pour les heures de travail que j'ai écrites ?
- Speaker #0
Je pense qu'aussi, on a passé une étape, même en termes de pédagogie du public. Peut-être qu'au tout début des premières vidéos YouTube, tu faisais de la sponsor, c'était moyennement vu parce que les gens ne comprenaient pas. Mais maintenant qu'on a compris que ce n'était pas juste poser un iPhone sur une table et que voilà, là ici, il y a quoi ? Il y a quatre caméras, il y a cinq lumières, il y a une maquilleuse, il y a un monteur. Les gens peuvent comprendre que...
- Speaker #1
Pour faire les contenus, il faut de l'argent. Bon, du coup, Céline s'est mise à table. Pauline ?
- Speaker #2
Pas de problème.
- Speaker #1
Pas de problème, j'ai plein d'erreurs en stock.
- Speaker #2
Il y a plein d'erreurs, évidemment. Moi, je dirais déjà, ne pas sous-estimer le temps que ça prend. On en a parlé en coulisses avec Lucie, toutes les deux, tout à l'heure. Ça prend un temps fou. Faire communauté, en fait.
- Speaker #1
T'as combien d'ailleurs de personnes dans Cosmionity ?
- Speaker #2
Oui. Donc du coup, c'est des tout petits chiffres, puisque nous, on est sur vraiment des communautés B2B. Dans Cosme, on est une vingtaine d'associés, il y a une centaine de personnes qui ont gravité, qui ont effectué des missions pour les clients. Et dans Cosmunity, pareil, il y a une centaine de personnes qui sont passées dans la communauté. En communauté payante déjà.
- Speaker #1
Il n'y a pas beaucoup de communautés payantes en France B2B qui ont ce nombre.
- Speaker #2
Et donc, c'est ne pas sous-estimer le... temps que ça prend de faire ce type de communauté. C'est un boulot monstrueux. Je trouve qu'il ne faut pas aussi sous-estimer l'acquisition et pour des communautés comme on développe avec Flavie, tu me dis Flavie ce que t'en penses mais je trouve que ce qui est hyper dur c'est qu'il faut être bon partout donc Cosmunity du coup c'est on va dire c'était le souhait et l'ambition de pouvoir former des freelancers à passer co-freelance. Donc passer de freelance tout seul à travailler à plusieurs et faire du business à plusieurs pour générer plus de CA. Et en fait, je trouve que vraiment le plus difficile, c'est qu'il faut être vraiment très, très bon partout. Tu dois être bon à la fois en interne, dans la communauté, pour substanter et satisfaire les personnes qui payent ce membership. Donc, Cosmunity, c'est 600 euros annuels. Et du coup, ces personnes attendent de toi certaines choses. C'est normal, ils payent. Donc, au-delà de... de faire du business avec d'autres, il faut aussi faire communauté et faire l'acquisition. Il faut être bon, exactement, sur l'externe aussi, faire de l'acquisition. Et ça, c'est vraiment le truc le plus dur, je trouve.
- Speaker #1
Moi,
- Speaker #2
j'apprends en faisant.
- Speaker #1
Je pense que c'est peut-être sur ça que je vais rebondir. C'est ça mon erreur, je pense. En fait, je crois que les gens ont trop une idée préconçue du business des communautés. Et moi, on m'a mal conseillée. Et d'ailleurs, c'est un petit message aussi que j'ai envers les community builders, globalement. La communauté, ce n'est pas le plus de forums possibles avec le plus de messages possibles sur un fucking Slack, en fait. Moi, ça ne me convient pas du tout. Je ne suis pas du tout cliente de forum. Et en fait, au début, tout le monde m'a conseillé un peu, ça me mettait un peu la pression. Il fallait avoir un canal dans quelle ville tu habites, tes victoires du machin, ça me saoulait. Et en fait, j'ai compris tard que moi, mon... Mon modèle de communauté, c'est nous comment on fait communauté, c'est tous les vendredis à 14h, on boit le café ensemble et on passe à l'action. Point. Donc les gens, en fait, tu réduis la promesse.
- Speaker #2
Tu réduis la charge mentale. Et en fait,
- Speaker #1
en réduisant la promesse, les gens étaient très contents parce que est-ce qu'un freelance à 100 000 balles par an a le temps d'aller passer pendant 12h par semaine dans des forums ? Non, il ne veut pas trop d'informations. Il préfère avoir passé à l'action pendant une heure, qu'on lui dise quoi faire et le truc qui va marcher plutôt que se coltiner et des trucs. Et tu vois, j'ai dû... En fait, je ne trouvais pas, je n'étais pas contente des forums. Après, en plus, si tu as des forums, tu recrutes un community manager, un customer care. Les dépenses s'additionnent. 500 balles de customer care par mois, alors que tu as que 100 clients. Mais ce n'est pas rentable ton truc. Et quand j'ai compris ce job to be done, ça m'a libérée. Et maintenant, tu sais quoi ? Je ne me fais pas chier. Je dis en fait, si tu veux passer à l'action, c'est comme aller une heure par semaine à la salle de sport. Muscler ton truc, tu muscles ton business model. Et depuis que j'ai fait ça, c'est beaucoup mieux. Donc voilà, peut-être mon conseil c'est ne faites pas... que ce que vous avez vu ailleurs. Et une communauté, ce n'est pas un forum. Il y a des communautés d'envoi de membership, il y a des communautés sportives, il y a des communautés où juste tu te réunis pour des petits déjeuners. En fait, c'est un peu le modèle communauté, c'est de quoi a besoin ton client, puis tu le fais en abonnement.
- Speaker #2
Totalement.
- Speaker #1
Ça et aussi abonnement annuel, moi, parce que j'ai fait du mensuel et je n'ai pas du tout aimé. Après, voilà. pas sur un même site, mais j'aime pas le côté touriste, je vais, je viens, je pars. Il faut tout donner en un mois, et si malheureusement dans le mois, tu partais en vacances ou j'en sais rien, alors qu'un an, ils ont le temps d'en demander, ils sont plus sérieux. Oui, c'est ça,
- Speaker #2
faire communauté. T'es pas de passage en mode, j'écoute, je viens consommer, je m'en vais. Et surtout qu'on délivre de la valeur à l'intérieur de ces communautés, en fait, des lives, des gens, et donc du coup, si t'as quelqu'un qui vient, qui reste un mois, qui consomme tout et qui s'en va après, c'est pas l'idée qu'on se fait, je pense, de la vraie communauté. C'est ça.
- Speaker #1
Lucille, toi, tu as un message, une erreur à éviter ?
- Speaker #0
Moi, j'en ai fait énormément. J'ai fait énormément d'erreurs. Ma plus grosse, c'est d'avoir voulu grandir trop vite, faire trop de chiffres, embaucher et du coup, dépenser beaucoup trop d'argent dans une équipe humaine.
- Speaker #1
Tu es allée jusqu'à combien en équipe ? Nous,
- Speaker #0
on a été jusqu'à 12 employés à temps plein.
- Speaker #1
Wow !
- Speaker #0
12 CDI. Donc, oui,
- Speaker #1
c'était gros.
- Speaker #0
Après, nous, on a explosé pendant la période Covid. On a eu beaucoup de business. J'étais associée à l'époque. Et en fait, c'est aussi qu'on a écouté les conseils un peu à l'ancienne des comptables, banquiers, coachs en entreprise qui te disent embauche, embauche pour faire du chiffre, du chiffre, croissance, croissance. Et donc, tu suis parce qu'en fait, personne ne te dit rien d'autre.
- Speaker #1
Il n'y avait pas Solonation à l'époque ?
- Speaker #0
Non Il n'y avait pas Cosmo, il n'y avait que des footballs Tout le monde était un peu aussi dans le côté la licorne, les start-up c'est parti, les youtubeurs qui font plein de business, donc on a suivi et en fait ça s'est retourné contre nous vers 2022 2023 avec beaucoup moins de business, les gens qui en avaient marre de faire du sport via les ordinateurs, ce qu'on peut tout à fait comprendre et puis en fait aussi moi je me suis tellement épuisée à la tâche Merci. à vouloir faire la croissance, la croissance. Et je me suis oubliée, je me suis épuisée. Donc, forcément, moins de dents. Donc, les clients, moins de dents aussi. Et donc, moi, j'ai eu un gros revers en 2023 avec le licenciement économique de toute l'équipe, séparation avec mon associé, déménager de tous les locaux. Donc, ça a été quand même assez traumatisant. Je ne m'en suis toujours pas remise. J'ai fait des efforts, mais ça reste quand même très lourd à porter. Et donc maintenant, je suis solopreneur et donc j'ai des frilles avec qui je m'entends très bien et qui sont impliquées. Mais voilà, ça a été vraiment ma grosse erreur et surtout vraiment d'avoir écouté des gens qui me donnaient des conseils pour mon business, alors qu'en fait, ils ne connaissaient pas mon business.
- Speaker #1
Oui, ça c'est dur. Non, mais après, aussi, on nous dit le client est roi, il faut toujours mettre plus de support, etc. Mais justement, le principe d'une communauté, d'une bonne communauté, c'est qu'elle est censée aussi... se nourrir sans toi et donc si tu mets un customer care derrière chaque client qui répond à tout ils vont pas, tu vois ce que je veux dire et du coup moi j'y tiens aussi qu'ils se répondent un petit peu entre eux, c'est là l'effet de levier supplémentaire de la communauté,
- Speaker #0
quand c'est possible et nous aussi en fait on avait énormément dépensé en pub les pubs Insta, les pubs Facebook mais en fait c'est tu rentres dans un vortex parce qu'en fait au début tu commences à mettre 100, 1000 euros et ça marche Donc tu dis, allez, je continue, je continue. Mais en fait, c'est comme les paris en ligne. Au début, tu gagnes et après, tu deviens addict à la pub. Si tu ne fais plus de pub, tes vidéos sont moins vues et tout. Et en fait, tu deviens vraiment dépendant de la pub méta. Et en fait, on dépensait des fortunes sur méta publicité. Et à la fin, ça ne servait plus à rien. Et là,
- Speaker #1
tu fais comment l'acquisition ? C'est organique ?
- Speaker #0
Organique.
- Speaker #1
Grâce à quoi ? principalement ?
- Speaker #0
Eh bien, beaucoup Instagram, énormément ma newsletter. que j'adore. C'est vraiment un espace que j'adore. Le podcast aussi et un peu YouTube.
- Speaker #1
Mais génial.
- Speaker #0
Insta Newsletter.
- Speaker #1
Je crois qu'on va y assister. Moi, je suis contente. Je bois du petit lait depuis 5 ans, je dis ça. La revanche du média, la revanche de l'organique aussi parce qu'on a tellement dépensé, les coûts d'acquisition ont explosé. Alors, je ne dis pas qu'il ne faut pas faire de pub du tout mais au moins, il faut combiner, mais au moins, il faut avoir un organique solide parce qu'en plus, c'est les meilleurs clients. C'est souvent vraiment les top mégafans. Moi, j'ai mes 500 000 par an que grâce à l'organique. Donc tu vois, entre guillemets, c'est quand même pas si mal. Et si après, je rajoute un petit peu de pub, j'ai quand même envie d'aller explorer aussi pour voir un peu ce que ça donne. Mais je pense que ça peut être très très cool. Alors moi, tiens, j'ai une petite erreur à rajouter. C'est ça, c'est l'oubli de vente. Parce que un membership, ça a l'air génial sur le papier parce qu'on se dit, ah bah cool, c'est des revenus récurrents. Bah oui, mais sauf qu'il faut faire rentrer des nouveaux membres et il faut garder les anciens membres. Donc en fait, tu fais... deux fois le boulot. Et donc, attention à vous quand même, par rapport à une formation en ligne ou d'autres produits d'infopreneurs. C'est doublement difficile, le membership. C'est pas pour rien que c'est le Graal. Parce qu'il faut éviter que les gens churnent et il faut faire rentrer des nouvelles personnes. Donc moi, j'ai trouvé une mécanique que j'avais piquée chez Oli Richards qui est un entrepreneur, un solopreneur que j'aime bien. C'est la mécanique saisonnière. Donc moi, j'ai des sprints thématiques tous les mois. Donc par exemple, c'est le mois du podcast vidéo, lance ton podcast vidéo. Et ça me permet deux choses, ça me permet de garder les membres actifs, parce que comme tous les mois il y a un nouveau programme, ah bah tiens, je vais lancer mon podcast, je viens. Et ça me permet de faire rentrer des nouveaux avec un objectif hyper précis, comme ça je sais que dans le mois, ils vont réaliser leur objectif, ils auront, hop, ils sont contents, ils ont au moins atteint l'objectif. Et en fait, les gens, ils payent 1500 euros déjà juste pour ça. Et après, en calculant, je me suis dit, mais en fait, meuf, t'es en train de vendre 10 bootcamps ou 12 bootcamps pour le prix d'un. Parce que tu payes 1500 balles, tu rentres dans un sprint, tu fais ton truc et après t'en as 10 autres dans l'année. Donc là peut-être pour toi aussi ça pourrait être clair. Parce qu'il paraît qu'il faut rendre lisible à l'extérieur ce qui se passe à l'intérieur de ta communauté. Mais comme tu es trop pris par ce qui se passe à l'intérieur de ta communauté, c'est comme un freelance qui est trop pris par sa mission client et qui n'a pas le temps de communiquer.
- Speaker #0
La doute, on fait cinq boulots à la fois, chaque jour, chaque semaine, chaque mois. C'est énorme, j'avoue. C'est vrai que c'est bien d'avoir une communauté monétisée. C'est fun, c'est fun, c'est créatif. Donc du coup, ça te rend heureux parce que c'est créatif. C'est stimulant. Tu vis de quelque chose qui te motive, qui te donne de l'énergie. C'est énergisant, mais c'est aussi épuisant il faut trouver aussi ton équilibre entre les deux ouais t'as raison,
- Speaker #1
écoute, faut qu'on fasse gaffe à nous les filles bon super, est-ce que vous avez un dernier conseil à donner sur les communautés et je vous donne la petite consigne de ce qu'on va faire juste après, parce qu'après on va jouer à qui veut du CA, c'est ma rubrique dans la Solo Nation, donc on va vous aider à gagner de l'argent grâce aux communautés et nos invités ici présentes qui ne le savaient pas avant ce lancement vont devoir nous trouver une idée de communauté à lancer. Une idée de communauté qui peut rapporter de la thune en 2026. Alors, quel que soit votre business model. Voilà. Un dernier petit conseil pour la route ? Ou anti-conseil ?
- Speaker #2
Oui, moi, pour les auditeurs, plutôt, je dirais, il faut choisir sa bataille, il faut choisir ses combats un peu. Tu peux intégrer des dizaines de communautés si tu veux. Et en fait, moi, je trouve que ça ne sert à rien. Il faut essayer de trouver là où les personnes, où le projet, en tant que client, Tchitit ! dans lequel tu as envie aussi, toi, de t'investir parce que faire communauté, vraie communauté, faire communauté, c'est aussi participer, c'est donner aussi un petit peu de son temps, c'est prendre, c'est donner, donner, mais aussi recevoir à un moment donné. Et ça passe aussi, je pense, par là, en tout cas sur le modèle communautaire B2B. Et voilà, donc mon conseil, c'est ça. Choisis tes combats. En tant que client de communauté,
- Speaker #1
parce que aussi, attends, moi ça, ça s'appelle la procrastination, les freelances, je les vois, surtout sur les communautés gratuites. à s'inscrire à 17 communautés gratos de freelance, mais vous faites quoi en fait dessus ? Et puis après tu te désabonnes, enfin je sais pas...
- Speaker #2
En fait tu viens picorer dans plein de communautés, voir un peu ce qui se passe, et je trouve que ça sert à rien, en tout cas c'est très dispersant...
- Speaker #1
Tu choisis l'attribut à laquelle tu vas appartenir, je sais pas, tu veux lancer ton podcast, tu te fais ton truc de podcasteur, tu veux être un solopreneur qui fait du multi-six chiffres, tu crées Solonation, tu t'entends de personnes comme ça, et jusqu'à ce que tu atteignes ce stade, tu restes dans cette tribu, et après tu changeras de... un peu comme les bootcamps, un peu comme les formations en fait. Ok, trop bien ! Eh bien écoutez, allez c'est parti ! On va vous faire gagner de l'argent avec les communautés quand même parce qu'on est là aussi pour ça. On vous a parlé des problèmes mais il y a aussi plein de points positifs à ce business model. Allez c'est parti pour Qui veut du CA ? Allez, Qui veut du CA ? Donc à chaque émission, on regarde un peu comment on peut faire gagner de l'argent à la Solo Nation. Alors, est-ce que vous avez eu le temps, les filles, de trouver une idée de communauté ? Peut-être que vous auriez aimé lancer parce qu'une fois qu'on est lancé, je ne sais pas si vous avez remarqué ce phénomène aussi. On lance une communauté, on pourrait en lancer 2, 3, 4 autres parce qu'on voit les concepts que les autres... On ne voit pas qu'il marcherait bien en communauté. Alors, qui veut commencer ? Qui veut se lancer ?
- Speaker #0
Lancer une communauté, genre inventer une communauté ?
- Speaker #1
Voilà, une communauté que...
- Speaker #0
Ou un autre projet qu'on pourrait faire avec notre communauté ?
- Speaker #1
Non, tu vois, pour ceux qui nous regardent, peut-être dans ta niche sport, tu as repéré des communautés qui seraient bonnes à lancer, mais toi tu n'as pas le temps de le faire parce que tu es concentrée sur Experience Club.
- Speaker #0
Moi, en tout cas dans mon business, ou en tout cas dans l'univers du sport, Il y a trop de digital, pas assez d'humain et de réel. Donc moi je pense qu'il y a de la communauté autour de sport en groupe à créer. Pas que du running, mais aussi si vous êtes dans une communauté, vous allez voir vos gens, vous prenez le train, vous prenez le vélo. Vous racontez votre voyage, je prends le vélo pour aller voir ma communauté bordelaise et je leur fais une vraie séance de sport à Bordeaux par exemple et je la filme. Et après je montre les sourires et je filme comment les gens sont contents à la fin de la séance et puis après je reprends le vélo et je raconte mon voyage et puis je vais à Montpellier. Dis-toi,
- Speaker #1
ça a l'air d'être dans tes projets un peu ce cas ou non ? Tu vas aller les voir en suivant ? Moi,
- Speaker #0
je fais déjà des événements au moins une fois par mois. partout en France, en Belgique, en Suisse et je crée aussi des voyages de sport et ça marche très très bien je sens qu'il y a vraiment un besoin de se voir en vrai et de vivre une aventure
- Speaker #1
Tout à fait, d'accord alors moi je vais enchaîner parce que du coup tu me tends une perche aussi là moi je fais des séjours taf wax relax donc c'est...
- Speaker #0
Taf wax relax
- Speaker #1
Alors big up à Marion, ma copine solopreneur et surfeuse qui a trouvé le nom avec moi donc c'est surf le matin et puis coworking entre solopreneurs l'après-midi.
- Speaker #0
Génial.
- Speaker #1
Sauf que moi, je fais ça juste parce que j'ai envie d'aller surfer. Je le fais une fois dans l'année. Mais ça pourrait être un vrai business, en fait. Et tu pourrais le faire, si tu étais chaud et meilleur que moi en événementiel, tu le ferais toutes les semaines et puis voilà.
- Speaker #0
Encore une fois, de l'aventure, de l'humain.
- Speaker #1
Et puis, c'est plus cher que juste un membership digital.
- Speaker #0
Et tu peux faire et payant et aussi mettre du sponsoring dans ton événement parce que tu le partages sur les réseaux sociaux et tout ça.
- Speaker #1
Exactement. Et puis ma deuxième idée, c'est Je me suis rendue compte en organisant une soirée à Nantes Donc j'organise la Free Party Donc gros gros event avec toutes les communautés Freelance à Nantes On attend 500 personnes Que En fait les trucs locaux, c'est complètement Ça existe puis ça n'existe plus Et là je me dis, en fait il n'y a plus personne qui organise Des apéros freelance à Nantes Donc énorme boulevard, t'organises ça en sponsorisé Tu fais venir des gens gratos pour des apéros Il n'y a rien de plus facile et Et tu as une méga communauté, un peu comme ton groupe Facebook à l'ancienne.
- Speaker #2
J'avais Freelance à Nantes, d'ailleurs. Le groupe Facebook, je l'avais lancé à Nantes.
- Speaker #1
Et tu sais quoi ? Et après, le troisième truc, je me suis dit, il n'y a pas de newsletter Freelance à Nantes ou Freelance à Bordeaux. Pareil, tu peux faire ça et tu peux sponsoriser. Voilà, c'est cadeau. Si vous le faites, laissez-moi un petit message dans les commentaires. Invitez-moi à bouffer à Nantes ou à votre prochain apéro. Merci.
- Speaker #3
Moi je suis tout à fait d'accord on est trop dans le digital on a besoin de reconnecter et de trouver le lien et à chaque fois que moi je mets des enfants, des jeunes filles des jeunes garçons qui discutent avec une nouvelle héroïne il se passe quelque chose et moi c'est vraiment le cercle on a les cercles de femmes, c'est le cercle de paroles où en fait on sort de son écran où les enfants sortent de leurs écrans et Et on peut discuter, on peut s'inspirer. Et moi je vous en discutais en tout début, c'est vraiment le club mère-fille, où la mère elle vient avec sa fille, où vraiment tu passes du temps pour renouer. En sponso, en membership, je pense qu'il faut trouver le bon... Venez dans les commentaires,
- Speaker #1
encouragez Gauthéline, dites si vous achetez !
- Speaker #3
On en parlait de la problématique du recurring et du fait de faire revenir, etc. mais je pense que Rien que la rencontre, moi, à chaque fois que je l'ai fait, où il y a une jeune fille, un garçon qui a rencontré une nouvelle héroïne, il est vraiment sorti transformé.
- Speaker #1
Mais tu sais, je vais te dire des problèmes, tu en auras toujours. Mais si tu penses aux problèmes avant de lancer ton truc, tu le ferais jamais. Parce que pareil, la communauté, il faut créer du contenu. Tu as une intuition, tu connais bien tes clients, tu sais que ça va marcher. Franchement, sans écran et relation parent-ado, il y a deux trucs hyper fondamentaux. C'est clair. Entre le harcèlement et tout ça, je pense que là, tu as...
- Speaker #0
Et je pense qu'aussi, vivre un moment unique qui n'existe pas. Et d'ailleurs, même les grands groupes de luxe, Kering, Louis Vuitton, ils investissent dans le tourisme de grand luxe. Par exemple, le Orient Express, Louis Vuitton a mis de l'argent dedans. Le Ponant, la croisière, Kering a mis de l'argent dedans. Parce qu'en fait, c'est des moments uniques. C'est une croisière que tu fais, tu ne peux pas l'acheter en Chine. tu vois, tu vis quelque chose, tu rencontres des gens sur ce voyage. C'est l'expérience unique,
- Speaker #3
ça c'est hyper important.
- Speaker #0
Je pense qu'on va augmenter de... Plus en plus ce genre de projet qui n'est pas diffusable sur le podcast,
- Speaker #3
sur YouTube, que là uniquement tu crées la rareté autour de l'éménement.
- Speaker #1
C'est vrai, les communautés peuvent être extrêmement exclusives et très très premium.
- Speaker #2
C'est clair.
- Speaker #1
Pauline, une idée ?
- Speaker #2
Ouais j'ai une petite idée, j'en ai mille des idées de communautés. Le problème c'est que t'es picousée en fait, une fois que tu commences à en lancer, après c'est difficile de... De s'en passer dans tous les business que je vais monter maintenant, je pense qu'il y aura une dimension communautaire, ça c'est évident. Non, je reprends un projet que j'ai, on va dire, mis un peu de côté à un moment donné. Il y a quelques années, j'ai lancé un podcast qui s'appelait du coup Puissance Care. Donc j'ai fait une quarantaine d'épisodes. Le sujet, c'était la santé physique et mentale des entrepreneurs ou des freelancers. Et moi, je pense qu'il y a un vrai sujet autour de ça, en physique d'ailleurs. On parlait de séjour physique, mais je pense qu'on va y revenir de plus en plus. L'ère de l'IA qui débarque, l'IA détox,
- Speaker #1
une journée sans Claude, quoi ?
- Speaker #2
Nous on peut pas mais en réalité ce truc là j'ai eu l'idée de le cranter à un moment donné en communauté, en effet ce podcast transformer l'audience en communauté, donc ce fameux distinguo que je voulais qu'on fasse ensemble tout à l'heure sur la table et en créant une communauté c'est de créer pourquoi pas des semaines, des week-ends, des genres de retraite entre entrepreneurs pardon Parce que je pense vraiment qu'on ne prend pas assez soin de nous. Et c'est à tous les niveaux. Et c'est valable pour les hommes, pour les femmes, tous les âges. Quand on entreprend, en fait, c'est difficile. C'est hyper stimulant, c'est hyper galvanisant. On bosse la nuit, on fait des horaires de fous. On adore, on est passionnés. Mais voilà, je pense qu'il y a une communauté à craquer autour de ça. Donc si jamais vous la lancez, moi, je n'ai pas le time. Parce que j'ai d'autres projets. Je donne l'idée, mais par contre, appelez-moi. Et je m'entoure, je prends des parts. Mais moi, pareil. Moi,
- Speaker #1
si vous voulez essayer des trucs à Nantes et tout ça, je vous aide. Mais pareil, pas le temps. Non, mais trop bien.
- Speaker #3
On monte une boîte à quatre.
- Speaker #1
C'est comme ça que se termine.
- Speaker #3
Appel à monter à quatre. Du coup, l'importance de la communauté en réel. Irréel et du lien.
- Speaker #1
Voilà, mais les deux. Parce que moi, par exemple, je me verrais... Typiquement, je ne me verrais pas du tout faire un truc en présentiel tout le temps. Moi, ça me prend trop d'énergie. Je n'aime pas ça. J'aime bien aller faire un séjour de surf de temps en temps. Mais je n'aimerais pas sortir de chez moi, de ma grotte, toutes les semaines. Je suis très contente derrière mon ordi. Et beaucoup de freelances sont comme ça et ils n'aiment pas trop les événements. Là, regarde ma grosse soirée. Les gens, ils commencent à me dire, tu sais, c'est une grosse soirée. Moi, je n'aime pas trop. Il y a trop de gens. Je n'ai plus trop l'habitude. Non,
- Speaker #0
mais il faut que ça reste événementiel. C'est-à-dire que ça ne va pas forcément être tout le temps. Mais moi non plus, je ne pourrais pas faire des séjours sportifs tout le temps parce que je suis crevée après. Je donne beaucoup de temps aux personnes qui viennent. Mais justement, ça crée un moment différent. dans ton année ou dans ton trimestre avec ta communauté, ça reprend même encore plus parce qu'il y a moins de gens qui peuvent le faire et ça recrée du lien. C'est une énergie différente, un moment différent.
- Speaker #1
Et bien tu sais, c'est ce que j'avais eu comme idée aussi pour Solo Nation. Donc ça a beau être une émission digitale sur Youtube, déjà nous on se réunit en présentiel et ça apporte un truc je pense parce que du coup on se fait tout notre petit mastermind toute la journée avec tous les entrepreneurs qui passent. Et en fait on est partis tous ensemble sur l'île Maurice. J'ai emmené dix entrepreneurs avec moi, on a rencontré tous les entrepreneurs là-bas expatriés parce qu'il y a plein de solopreneurs, business en ligne, podcasters, youtubeurs. Et en fait c'était une semaine incroyable. Donc il y avait le vlog, il y avait la playlist à regarder si vous voulez. Et tu vois, ça je voudrais le faire tous les ans. Solo Nation à Bali, Solo Nation à Dubaï. Et en plus moi ça m'a fait au final du meilleur contenu qui a fait un max de vues parce que c'était exotique. On était sous les cocotiers, on a bien rigolé.
- Speaker #2
Et puis t'as co-brandé.
- Speaker #1
Et voilà, on a fait une communauté physique sur place. On a fait un meet-up avec 200 entrepreneurs. Et voilà, c'était trop cool. Bon, en tout cas, c'était peut-être...
- Speaker #0
Ça fuse les idées, là, c'est fou.
- Speaker #1
Le mot de la fin pour vous, notre chère communauté. C'est vous, en fait, lors de l'émission et tout ça. Donc, on espère que ça vous a plu. Donc, franchement, envoyez cet épisode absolument à un pote ou une pote qui veut monétiser, qui en a marre de faire tout ce travail de création de contenu, d'audience, de mise en relation. d'envoi d'apport d'affaires et qui n'est pas rémunéré parce qu'en fait, il y a tout à fait des façons d'être rémunéré. Arrêtez de travailler gratuitement. Et toutes les façons sont bonnes, en fait. On a vu que nous, on a quatre business models différents. Vous allez forcément trouver chaussures à votre pied. Si ça vous a plu, abonnez-vous à la chaîne Le Bord Média. Suivez la playlist Solo Nation. Abonnez-vous aussi au podcast, au newsletter et aux réseaux sociaux de mes invités, n'importe quoi. Et je vous mets ça en lien, bien sûr. Voilà. merci à vous en tout cas n'oubliez pas que vous n'êtes pas seul nous sommes des millions nous sommes une nation nous sommes la Solo Nation allez à mercredi prochain salut les solos !