- Speaker #0
Faux témoignages clients, faux chiffres, faux dashboards sur Stripe, fausse villa louée sur Airbnb pour faire croire qu'on a réussi. Alors sur ce plateau de Solonation, aujourd'hui on va faire un truc que peu d'entrepreneurs osent. On va vous avouer tous les mensonges qu'on a osé dans notre aventure entrepreneuriale. Parce que oui, pour réussir en entrepreneur, il faut parfois mentir. Donc la question, c'est pas toujours est-ce que tu mens, c'est plutôt jusqu'où tu vas. Et ça tombe bien sur ce plateau, je suis entourée d'une belle bande de mythos. Non, je rigole. Il y a aussi des entrepreneurs intègres. Ça va être à vous, dans les commentaires, de deviner qui est qui.
- Speaker #1
Vous aimez cette intro ? Ça part en mode guerre, direct ? Je suis déjà... Qui est l'imposteur de Squeezie ?
- Speaker #0
Voilà. Non, mais en tout cas, hyper contente de vous retrouver sur le plateau. Alors, Sean, de comeback, tu es de retour de vacances ?
- Speaker #1
Pas de vacances, mais je dirais de voyage intérieur.
- Speaker #0
Wow, magnifique. Magnifique. On a deux petits nouveaux aussi sur ce plateau. Milo. Salut, Milo.
- Speaker #2
Hello.
- Speaker #0
Tu es super Milo, c'est ça, sur les réseaux sociaux ?
- Speaker #2
Exactement, super Milo. Justement, c'est ce dont on va parler aujourd'hui. J'essaie de ne plus être que super, mais beaucoup plus Milo. On parle de voyage intérieur et c'est ce dans quoi je suis en ce moment. C'est beaucoup plus revenir à moi et revenir à ce qui me fait plaisir et pas à la pression de cette industrie des solopreneurs.
- Speaker #0
Eh bien, écoute, bienvenue sur Solonation et on a Jérémy Coleman avec nous. Salut Jérémy.
- Speaker #3
Hello.
- Speaker #0
Alors, toi, tu disais dans ton intro, on préparait, je suis un peu un faux solopreneur. Ça commence direct en mode mytho. Alors, tu veux dire quoi par faux solopreneur ?
- Speaker #3
Aujourd'hui, je suis la tête d'affiche de Coleman Publishing qui accompagne des indépendants. Bref, on en parlera après. Et tout le monde ne voit que moi. Ce qu'ils ne voient pas, c'est que derrière, il y a 25 personnes qui bossent avec moi. Avec des directeurs commerciaux, des directeurs des opérations, des directeurs médias, tu vois. Et donc, à partir de là, déjà, quand il y a des gens qui viennent me voir, ils disent « Ouais, mais on peut faire tel chiffre comme toi, solo. » Mais je ne suis pas solo du tout, moi. Sinon, je meurs.
- Speaker #0
Hyper intéressant. On voit déjà qu'un peu cette histoire de personal branding, si on gratte un peu. Des fois, il y a un petit peu de mytho aussi derrière. Alors, un petit message avant de commencer l'émission. Vous êtes déjà plus de 15 000 à suivre Sololation et à être abonné à ma chaîne Le Bord Média. Donc, continuez comme ça. Je ne sais pas ce que ça donnera quand on publiera l'émission. Ça va continuer à monter. Donc, abonnez-vous et surtout abonnez vos potes qui sont solos et qui se sentent un peu tout seuls des fois dans leur petit coin de solopreneurs. À chaque émission, on vous glisse un petit cadeau dans les commentaires. Donc là, aujourd'hui, c'est un petit quiz. Quel mytho entrepreneur êtes-vous ? J'ai hâte de voir les résultats. Racontez-nous aussi dans les commentaires. Et puis, si cette émission vous plaît et que vous n'êtes pas encore dans l'incubateur solopreneur, vous attendez quoi ? Parce que si vous voulez avoir des discussions de cette qualité, ça se passe tous les jours dans l'incubateur. On est plus de 300 à skater, donc n'hésitez pas, je vous mets ça aussi dans les liens. Allez, c'est parti, on va commencer l'émission du jour. Et ce que je vous propose, c'est qu'on se chauffe avec un petit jeu pour voir quel est notre degré de malhonnêteté autour de cette table. Vous êtes prêts ?
- Speaker #2
Ok.
- Speaker #4
Elle veut nous jeter sous le bus direct.
- Speaker #0
Allez, c'est parti. On va prendre les petits drapeaux de la Solonation et on va jouer. Alors, on va jouer à Je n'ai jamais. C'est un jeu que j'aime bien sur Solonation. Ça me rappelle mon école de commerce.
- Speaker #1
On boit à l'eau. Voilà, mais sauf que là, on n'a que de l'eau.
- Speaker #0
On n'a que de l'eau, mais il faut bien recycler ses compétences d'avant. Mais malheureusement, c'est de l'eau. Donc, on va prendre un drapeau. On va prendre le drapeau jaune. Allez, c'est parti. Et du coup, je vais vous donner des affirmations. Et si vous levez le drapeau, c'est un peu comme dire je bois. Ça veut dire que vous l'avez déjà fait. OK. Par contre, vous devez nous raconter votre histoire. Ça marche ? Et sans bullshit, on est dans Solo Nation, donc on n'est pas là pour faire genre...
- Speaker #1
Tu es terrifiante, Flavie. Ça peut être des grosses dingueries. C'est ça,
- Speaker #3
on va finir clippé, en fait.
- Speaker #0
Allez, c'est parti.
- Speaker #1
Tu veux dire que j'ai jamais rien ?
- Speaker #0
Première affirmation. Je n'ai jamais gonflé mes chiffres entre parenthèses, chiffres d'affaires, nombre d'abonnés sur mon kit média. Par exemple, s'il y a des créateurs autour de cette table qui sponsorisent des vidéos, par exemple.
- Speaker #1
Genre...
- Speaker #2
ok non mais j'attends la fin de la question je n'ai jamais alors vas-y il n'y a que moi qui suis courageuse non non moi aussi non non complètement alors Maëlo sur mon kit média je l'ai déjà fait mais c'est alors c'est du petit ajout c'est genre tu vois je rajoute 100 pour arriver à un chiffre plus rond à des choses comme ça maintenant gonflé de 200-300 000. Non, de toute façon, ça se voit. Je ne peux pas m'en prouver. De toute façon,
- Speaker #0
la meuf, elle a 245 000 abonnés sur YouTube, donc j'allais dire, tu peux dire 250 000, c'est complètement OK. Le bon fait,
- Speaker #2
c'est de dire, bon, allez, tu s'en fais en six.
- Speaker #0
Non, mais voilà, ça, c'est un truc que je vois vachement sur les kits médias. En fait, les mecs vont mettre 3 224. À un moment, le média, ils s'en fout. Mais lui, des grands chiffres, tu vois, 5 000, 10 000. Et de toute façon, moi, j'ai remarqué, mon kit média est toujours en retard parce que mes audiences, elles augmentent. Donc, le temps que tu vois le... Donc, ce n'est pas vraiment du gros fake. Donc,
- Speaker #1
voilà. Je trouve que ça fait un peu cheap de mentir sur ça parce que ça permet de tout de suite filtrer qui est honnête déjà. Avant même d'avoir parlé avec quelqu'un, avec l'agence, tu vois tout de suite si la personne, l'écart, ça dépend s'il est énorme ou pas, mais on a vu parfois des chiffres qui sont gonflés fois deux et tout. Et on va sur Google, on regarde, ce n'est pas le cas, c'est rayé. C'est chaud.
- Speaker #3
C'est un truc aussi vérifiable, je comprends pas, pourquoi les gens font ça en fait.
- Speaker #0
Je suis d'accord. Et tu sais quoi ? Moi, j'ai une astuce pour tous les créateurs de contenu. Quand j'ai mes sponsors en call, je leur fais partage d'écran direct de tous mes back-office. Ausha, sub-stack et tout, comme ça, ils voient et ils disent « Ah, la meuf, c'est pas du tout une mytho. Elle me montre sans trafiquer. » Les chiffres, chiffre d'affaires, personne n'a jamais un peu enjolivé la situation ? Je me tourne vers toi, Jérémy, parce que tu annonces des gros chiffres d'affaires sur LinkedIn, notamment.
- Speaker #3
Pour le coup, les chiffres, je peux les montrer à tout le monde, à qui veut. Je fais des partages d'écran réguliers, etc. Ce qu'on a déjà fait par contre, mais on le dit, on est assez transparent là-dessus, c'est qu'aujourd'hui, on a 60 000 et quelques sur YouTube, au moins on enregistre. On fait de l'achat de publicité pour avoir des abonnés. Ce n'est pas que du natif organique qui vient des vidéos. On a aussi une pub qui tourne toute l'année. Voici notre chaîne YouTube, voici ce qu'il y a dessus. Si ça vous intéresse, venez. Et ça, c'est une pub, on dépense quelques milliers d'euros par mois dessus. Forcément, ça gonfle les abonnés, mais on est transparent. On ne fait pas genre que YouTube est notre premier canal d'acquisition. Regardez comme on est connu.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais dire. Je ne sais plus si j'en avais une là-dedans. Est-ce que j'ai déjà acheté des abonnés ? Mais ce n'est pas de l'achat de faux abonnés parce qu'il faut quand même que les mecs soient vraiment intéressés par ta chaîne et qu'ils s'abonnent.
- Speaker #3
C'est le même principe que sur Instagram. Il y a ce qu'on appelle les follow ads. C'est des ads que tu fais en vidéo et qui amènent non pas vers un lien, mais vers s'abonner à ton compte. Ça paraît, c'est des ads. Moi, je les fais tourner toute l'année.
- Speaker #0
Ok, bien.
- Speaker #3
Mais ce n'est pas des faux abonnés, ce n'est pas des faux chiffres. C'est juste qu'on ne fait pas que de l'organique pour avoir plus d'abonnés, mais aussi du paid.
- Speaker #0
C'est boosté. en fait Et ça, c'est vrai que tu ne peux pas le faire en podcast audio, par exemple. Ça s'achète les faux abonnés sur Twitch, par exemple ? Tu peux ou pas ?
- Speaker #1
Non, franchement... En plus, c'est marrant que tu dises ça, parce qu'au moment où on tourne, je crois qu'il y a des problèmes de bots actuellement sur Twitch. Il y a des gens qui sont montés à des nombrements dérisoires. Mais ça a été provoqué par d'autres personnes malveillantes qui veulent dire « Ah, toi... » « Trême de faux abonnés pour l'autre, pour l'autre. » Voilà, pour se dire « Ah, en fait, c'est lui et tout. » C'est un caravre. C'est un caravre. ouais
- Speaker #2
ça m'est arrivé sur Instagram une personne de mon entourage m'a acheté des abonnés pour pouvoir faire une expérience sur sa chaîne YouTube de on a réussi à faire monter des abonnés sur Instagram alors c'était pas grand chose tu vois c'était 5000 un truc comme ça mais du coup je me suis retrouvée avec des ruses je comprenais pas je me dis mais qu'est-ce que c'est que ça du coup ton taux d'encrage chute complètement et tu te dis mais ok donc un par un tu y vas j'ai installé je l'ai toujours d'ailleurs un clavier russe sur mon téléphone pour pouvoir traquer qui était de tout enlever tu sais quoi Je t'adore.
- Speaker #0
Alain Sud, ton plein gré.
- Speaker #3
C'est que moi, j'ai une anecdote comme ça. Sur mon Instagram, il y a 1000, 2000, 3000 personnes qui viennent d'Amérique du Sud. Tout le monde est persuadé que je les ai achetées. Ça n'a aucun intérêt. Je ne peux pas gagner d'argent avec des gens d'Amérique du Sud. J'ai une publicité à l'époque qui représentait Pablo Escobar qui a fait un bad buzz en Amérique du Sud parce que pour eux, c'est hyper grave qu'on utilise des trucs de Narcos et Pablo Escobar pour faire des pubs. Et donc, ils sont tous arrivés sur mon compte pour m'engueuler. Sauf qu'en fait, du coup, j'ai 2000 abonnés, je crois, de Colombie qui sont là,
- Speaker #0
qui me viennent. Et avec le métier que je fais,
- Speaker #3
il n'y a aucun monde où on me croit.
- Speaker #0
Je vais devenir coach en ligne. Du coup, tu peux faire ta succursale si tu te lances à l'international en Colombie.
- Speaker #3
N'en pitié pas l'Amérique du Sud. Le high ticket en Amérique du Sud, c'est 300 euros. Je n'essaie pas de faire ça.
- Speaker #0
J'adore comment ils trient ces pays. Certains, ils vont sur le soleil et tout ça. Jérémy, c'est en mode, quel est le niveau de high ticket ? Allez, deuxième affirmation. Troisième, du coup. Je n'ai jamais... arranger un témoignage client pour qu'il soit plus vendeur. Jérémy,
- Speaker #3
tiens. Simplement, en fonction des questions qu'on pose, on oriente pour avoir le meilleur déclencheur émotionnel, pour qu'il y ait un vrai voyage du héros qui passe à l'écran. On va checker les chiffres en amont pour voir si on a envie de les utiliser ou pas. Le montage va peut-être être un peu sensationnel. On ne fait pas toujours des cuts, des fois on le fait en une prise, mais... On ne va pas sortir un témoignage où quand tu regardes, tu fais ouf, tu vois, simplement.
- Speaker #0
Ça nous est tous arrivé d'interviewer quelqu'un qui a fait des trucs trop bien et la personne, elle ne dit rien de ce qu'elle a fait. Elle n'est pas très intéressante à l'écran,
- Speaker #3
parce qu'elle n'a pas tellement de prestance, elle n'a pas été médiatrainée, etc. Ben non, tu ne vas pas le diffuser parce que ce n'est pas bon pour ton business. Donc, on ne ment pas sur les témoignages, mais bien sûr qu'on les orchestre en termes de storytelling et de marketing pour qu'ils soient exploitables.
- Speaker #0
Hyper intéressant. Et toi, Milo, c'était à ça que tu pensais ?
- Speaker #2
Clairement la même chose. Et en plus de ça, Au début, c'était surtout des femmes qui n'ont pas trop confiance en elles, qui retrouvent quand même confiance en elles, mais qui ne sont pas très à l'aise à la caméra. Et du coup, il y a des « euh, ah, euh » . Et donc, effectivement, par ce voyage du héros, tu prends le moment le plus sensationnel, tu mets au début. Puis, en fait, il faut aussi arrêter de se mentir, justement. C'est que ce n'est plus vendeur. Quand tu vois quelque chose qui est beaucoup plus catchy, où tu vois tout de suite le résultat de la personne, que quand il y a une espèce de naturel qui est quand même plus authentique et ce que la personne en fasse. derrière le son d'écran. Mais oui, forcément.
- Speaker #0
De toute façon, c'est de l'entertainment, en fait. Surtout que maintenant, c'est des témoignages vidéo, donc c'est comme un podcast. Tu ne publies pas un podcast chiant, tu as un plan, c'est préparé. Là, ce qu'on fait, c'est préparé, ça va être monté, ça va être coupé, donc c'est quand même orchestré pour que ça fonctionne.
- Speaker #2
On n'est pas au courant de toutes les questions, je tiens à le préciser quand même.
- Speaker #0
Les jeux, les jeux ne sont jamais coupés, bien sûr, parce qu'ils sont toujours exprès pour vous mettre un peu sur le grill. Je n'ai jamais utilisé le titre expert après moins d'un an d'expérience sur mon sujet. Ça, c'est pour les freelances qui nous regardent. Attends, moi, ça m'est arrivé. Moi, je me balance direct. Évidemment, quand tu es freelance, tu lances une nouvelle offre. Tu as deux, trois clients. Au bout de trois mois, c'est bon, tu es expert du truc. Surtout si tu es sur le mini. Ah, dans ce sens-là.
- Speaker #1
Oui, OK. Moi,
- Speaker #0
tu vois, à un moment, j'animais des webinars B2B pour trouver des clients, etc. Je n'allais pas dire... Alors après, j'avais de l'expertise d'avant parce que j'avais été directrice, head of sales et compagnie. Donc, je combine tout ça. Mais voilà, je trouve que certains freelances sont trop... Tu vois ? Ah ben non, mais comme je n'ai pas 17 ans d'expérience dans mon sujet, je ne peux pas me dire expert. Si toi, tu n'es pas expert, qui va l'être ?
- Speaker #1
Oui, pour vendre, tu peux le dire aussi. Ça rassure parfois les gens de dire, expert, je maîtrise. Et après, peut-être au moment où tu échanges vraiment avec le client, lui dis, je ne connais pas tout, mais suffisamment pour t'aider, pour ton board. Je connais beaucoup plus que toi. Oui, d'un point de vue pédagogique, moi, j'ai été amené à le faire.
- Speaker #0
Mais tu as raison. Après, il y a le côté expertise et après le côté dire aussi, je ne sais pas, qui va rassurer. Parce que moi, à contrario, quelqu'un qui me dit oui, oui à tout, oui, t'inquiète, qui sort de son scope, qui fait nimp. Et après, tu te retrouves avec du boulot. Il a fait le boulot de dix personnes et ce n'était pas l'expert sur les dix trucs. C'est embêtant. Tu l'as déjà utilisé, la carte de l'expert, toi, Jérémy ?
- Speaker #3
Moi, quand j'ai débuté, je m'étais amusé à faire un truc. Alors, je l'avais fait presque avec candeur pour me moquer des gens. J'avais mis sur mon site web l'expert français du storytelling et du branding, un truc comme ça. et quand les gens venaient me dire mais expert c'est à dire parce que c'est écrit sur mon site et genre vraiment j'y allais comme ça au culot de façon très naturelle je me suis dit oui mais qu'est-ce qu'il justifie mais parce que c'est écrit sur mon site et ça me faisait beaucoup rire et j'en jouais il y a une partie des gens du coup qui me prenaient probablement pour plus expert que je ne l'étais et les compétences je les avais et j'étais plus expert qu'eux il y avait zéro débat là-dessus je vendais un truc que je pouvais délivrer et que je faisais beaucoup mieux qu'eux mais j'étais peut-être pas aussi expert que mon branding ne le laissait paraître
- Speaker #0
Et après, je pensais au micro-niche, parce que typiquement, je dis souvent, moi, je suis l'experte de la scalabilité des indépendants. C'est quand même une micro-niche. J'avais calculé avec Claude, il y a peut-être 10 ou 15 % des freelances qui sont en situation de scalabilité. Ça fait 150 000 personnes. Donc, tu vois, oui, j'ai le podcast numéro 1 du sujet, mais je suis dans ma micro-niche. Donc, dans ce cas, si tu combines 3 ou 4 compétences, tu peux vite te retrouver expert numéro 1 en France parce qu'il n'y a que toi,
- Speaker #3
tu vois.
- Speaker #1
Je fais le lien avec ce que tu dis avec les jeux vidéo. Dans les jeux vidéo compétitifs, tu as un classement, vraiment avec des points officiels, des ligues. Donc, tu peux savoir si tu es dans le top 1%, top 2, top 5, top 10. Donc, je ne sais pas ce que tu veux dire. À partir de quel moment, dans un jeu vidéo, on considère qu'on est expert. Et en fait, ça, on pourrait juste faire une translation directe vers ton terrain. Si tu es top 1% de connaissance de ton domaine, pour moi, tu es largement expert.
- Speaker #3
Il y a une technique Amazon pour placer son livre. Si tu mets ton livre dans une catégorie où il n'y a personne, du coup, dès que tu fais une vente par jour, tu es en best-seller.
- Speaker #0
Sinon, j'allais dire, pour bicher un peu, c'est comme les classements favicons sur LinkedIn. Parce qu'en fait, maintenant, ils ont tellement fait de sous-classements que moi, je suis dans, je ne sais pas, expert, building public, indie hacker, top 1.
- Speaker #3
Je suis toujours numéro 1 nulle part là-bas.
- Speaker #0
Ils n'ont pas mis Grincheux, Itiket, Papy Grincheux, non ?
- Speaker #3
Mais le truc sur Amazon, pour pouvoir dire mon livre est best-seller. Oui, ton livre sur la PNL, tu l'as mis dans la catégorie élevage de grenouilles. Oui, effectivement.
- Speaker #2
les gros fakes j'adore mais j'avais juste envie de rappeler ça fait un peu penser tu sais la légitimité ça dépend est-ce que c'est un diplôme est-ce que c'est ton expertise est-ce que c'est ton expérience et je pense que ça n'a rien à voir avec un an, deux, trois à partir du moment où tu crois en toi les autres croient en toi moi c'est ce que je dis toujours à mes clients donc en fait même toi tu peux avoir des doutes dire je sais pas et je trouve comme tu dis c'est super sain parce que t'as sinon c'est fais ce que je te dis et point barre et ce qui est en dehors des sentiers battus ça n'existe pas Et alors que si tu crois déjà à ce que tu fais...
- Speaker #3
C'est quoi la légitimité ? Moi, je fais toujours la même blague. Tu sais, si tu veux apprendre à conduire, tu veux le meilleur moniteur d'auto-école de France ou un pilote de F1 ? Alors là, t'en as toujours trois dans la salle. Ils vont même pilote de F1. OK, tu sors, t'as voulu faire l'intéressant. Bon, OK, on veut tous le moniteur d'auto-école parce qu'en fait, je ne veux pas être à 300 sur circuit quand je ne suis pas passé à la première. Donc à partir de là, l'expert, c'est quoi ? C'est celui qui est le meilleur pour m'apprendre quelque chose. Et ça change toute la notion d'expertise, je pense.
- Speaker #0
Mais de toute façon, on va en reparler parce que tu as raison de dire aussi, si tu ne crois pas en toi, et c'est là qu'il y a un peu de fake aussi, quand tu commences en entrepreneuriat, le fameux fake it until you make it. À partir du moment où tu commences à mettre une étiquette sur ton taf, par exemple, moi, quand je me suis dit, je suis le premier média de France pour les solopreneurs, ça te met un peu la pression aussi de faire quelque chose de mieux. Tu vois, peut-être que Solonation, c'est aussi l'émanation de ça, alors que quand tu continues à faire ton petit podcast dans ton salon en pyjama, tu es moins en mode concentré et tout. Allez, on finit le jeu. Je n'ai jamais fait semblant que mon produit avait des places limitées pour créer de la rareté. Je ne sais pas si tu connais ça.
- Speaker #1
Le marketeur. Je vais répondre vite et je vous donne la parole. J'ai fait quelques événements en physique liés au gaming, etc. Ça a toujours été sold out. Pour de vrai.
- Speaker #0
Tu n'avais pas changé la capacité de la salle ? Tu n'avais pas dit que c'était une salle de 30 personnes ? Non,
- Speaker #1
c'était sur Paris, rue de Rivoli.
- Speaker #0
Est-ce qu'on peut vérifier la jauge ? Il y a des vidéos de partout.
- Speaker #1
On peut aller voir sur la chaîne de shows.
- Speaker #0
Jérémy, tu fais ça à ton petit déjeuner tous les matins, non ? Peut-être pas non plus.
- Speaker #3
L'urgence, en général, est réelle. Le nombre de places limitées, des fois, on le gonfle un peu. Plus sérieusement, en fait, chez nous, par exemple, c'est limité parce qu'on va avoir un, une CSM qui peut accompagner tant de clients. Et en fait, on peut toujours recruter plus de CSM. Par contre, on ne peut pas toujours recruter avec le niveau d'exigence qu'on a, la vitesse qu'on veut, etc. Donc, dire qu'on ne peut prendre que 30 personnes, c'est vrai sans être vrai. Là, c'est vrai dans l'état actuel de ma boîte, mais je peux recruter pour en prendre 100 de plus. Par contre, je ne peux pas recruter en deux semaines. C'est le temps que je forme la personne, etc. Il me faudra X temps. Donc oui, on a des places limitées, mais à moitié en fait.
- Speaker #0
Ok. Toi, Maïlo, tu utilises aussi ce principe ? Écoute, moi,
- Speaker #2
je l'ai eu utilisé parce que quand tu démarres, on en parlait tout à l'heure en intro, quand tu démarres dans ce monde un peu de solopreneur, tu as toutes les formations où on t'explique comment vendre vite, la rartelle, machin. Donc forcément, tu appliques des règles. Aujourd'hui, désolé, je le vomis, ce marketing. Ah non, je... Sorry. Je vomis ce marketing d'urgence, de mensonge, de vie. C'est pas lui, hein. Ils sont 25.
- Speaker #3
Beaucoup plus.
- Speaker #2
Ouais, en plus, c'est ça.
- Speaker #1
On est en train d'être dans ton équipe. Ah oui, je suis pas sur le marché à faire la même chose que moi, j'ai mis César.
- Speaker #2
Non mais tu sais, ce truc qui clignote partout, vite, Aujourd'hui, moi, je suis vraiment en train de revenir à quelque chose de beaucoup plus simple et de beaucoup plus aligné. Ok,
- Speaker #0
moi, je le valide. Tu sais pourquoi ? Parce que la rareté, en fait, notamment pour les freelancers, c'est un truc qu'ils n'utilisent pas. Alors qu'on est contingenté quand t'es solopreneur ou quand t'es freelance. Moi, c'est pareil, sauf que moi, j'ai même pas de CSM. Donc là, j'avais mon nouveau programme, l'incubateur plus. J'ai dit, vas-y, je le teste avec 20 solopreneurs. On voit si ça marche et fin février, on fait le point. Là, j'ai dit, OK, c'est bon, ça passe. J'en reprends 10. Mais après, j'ai dit, ça sera sans doute mon seuil annuel si je ne me mets pas à une organisation de malades. Et tu vois, les freelances, ils n'osent même pas le dire. Ils sont là, non, mais c'est mentir. Je n'ai pas un bootcamp, il n'y a pas des places limitées. Mais oui, mais ton temps est par défaut limité. Tu ne vas pas prendre 50 clients dans le mois. Donc, je trouve que c'est dommage qu'ils n'utilisent pas cette promo.
- Speaker #3
Tu peux le limiter de façon arbitraire. Tu peux dire, en fait, je ne vais en prendre que 10 parce que c'est la façon de travailler qui me convient pour délivrer un service de qualité. Donc, les places sont extrêmement limitées. Je pourrais en prendre 50. Je n'ai pas envie. Je ne suis pas staffé pour. Donc là, je vais commencer par en prendre 10. Vous êtes 30 à vouloir. Il n'y en aura que 10. Moi,
- Speaker #0
je suis team arbitraire.
- Speaker #2
Mais ce n'est pas du tout la même chose, tu vois, que d'augmenter pour dire vite, vite, il n'y a plus de place. Tu vois, ce n'est pas du tout la même chose de dire que mon temps est limité et de qualité. Ce qui marche bien aussi,
- Speaker #1
c'est les premières places qui sont à prix réduit. Et ça, c'est utilisé partout, pas que dans... ce dont on parle, mais un festival, par exemple, les Solidaires, n'importe quoi, ils font tout ça. L'immobilier, quand tu veux acheter un appartement neuf, les premiers qui vont acheter vont débloquer la construction de l'immeuble, puisqu'à partir d'un 50% de l'eau achetée, le bien est construit, l'immeuble. Donc, je pense que c'est intéressant de ne pas jouer sur le fait que les places sont limitées, mais que les premiers sont récompensés. pour vraiment avoir cette attitude honnête vis-à-vis de la personne qui vient.
- Speaker #0
T'essuies les plâtres, t'as des avantages à être early bird. Allez, je n'ai jamais créé de fausses conversations, des faux DM ou des faux WhatsApp ou des fausses réponses à des stories pour faker la demande. Alors, jamais ?
- Speaker #2
Non.
- Speaker #1
Putain. Moi,
- Speaker #0
je l'ai fait une fois. Parce qu'en fait, moi, je pense que j'avais pas assez d'abonnés sur Insta ou j'avais pas l'habitude d'utiliser les stickers. Et tu sais, je voyais beaucoup d'infopreneurs et tout qui faisaient des méga FAQ où les gens leur posaient 50 questions. Et je me disais, mais merde, mais comment on fait ça ? Et du coup, j'avais demandé à mes potes, qui sont freelance et tout, de me dire, c'est quoi vos questions ? Vas-y, va répondre à ma boîte à questions pour que j'ai des questions. Donc, c'est un peu fake quand même. Enfin, tu vois, c'était un peu, c'était des vraies questions du vrai persona, mais ce n'était pas venu spontanément. Donc, je ne sais pas si vous avez des tips dans la vie sur comment on fait pour avoir des commentaires sur Insta.
- Speaker #3
Je trouve ça hyper aléatoire. Des fois, je fais une boîte à questions sur Insta, j'en ai deux. Et genre, du coup, je leur réponds en DM en privé, je supprime la story. Parce que la honte. Et des fois, j'en ai 60, ils ne veulent pas s'arrêter. Et je ne comprends pas la différence.
- Speaker #0
Maïlo aussi, tu en as, toi, des commentaires et tout ? Moi,
- Speaker #2
à chaque fois, tu vois, c'est assez organique. Un peu pareil, des fois, ça marche, des fois, ça ne marche pas. Mais moi aussi, j'avoue que je supprime et je réponds direct. En fait, ça se fait à moi seule. T'as toujours ce prisme où tu dis, putain, les gens vont se dire j'ai pas répondu au truc, mais en fait, personne s'en fout, y'a que toi qui sais parler. Probablement que les gens s'en foutent.
- Speaker #0
J'avais pas besoin de m'afficher devant toute la Solo Nation, ça me convient pour une boîte à questions vide. Non mais voilà, ça fera du bien à tout le monde d'entendre que vous êtes pas seuls. Alors, racontez-nous bande de petits cachotiers, qu'est-ce que vous avez fait comme petite fake-rie ? On veut tout savoir parce que y'a moyen qu'on soit pas les seuls quand même si on ose en parler sur le plateau. Quand on a préparé cette émission, on s'est dit... Il y a quand même pas mal de DOS qui sont cachés sous le tapis, donc venez nous raconter dans les commentaires. En plus, souvent, vous avez des pseudos, on ne sait même pas qui c'est. Du coup, n'hésitez pas, on veut voir du DOS. Allez, justement, puisqu'on a vu qu'on a tous un petit peu parfois, on va dire, c'est un peu arrangé avec la vérité. Il y a quand même une notion qui est clé dans l'entreprenariat, c'est la notion de fake it until you make it. Est-ce que vous connaissez cette expression ? Et du coup, c'est vrai qu'on se disait, si on ne croit pas en nous au tout début quand... personne nous connaît, on a un no body, notre idée elle est un peu pourrie, et on fait pas un peu de fake it until you make it, on met la clé sous la porte directe, on lance pas de boîte directe. Est-ce que ça t'inspire quoi, Maï ?
- Speaker #2
Moi ça me parle énormément parce que je travaille vraiment avec la posture dans le corps, avec le mouvement, avec tout ça, et en fait, à un moment donné, ton corps, la manière dont tu te tiens, tout simplement... a, on le sait tous, un impact sur la personne qui te regarde, mais aussi avec le discours intérieur et avec comment tu te sens à l'intérieur. Et si tu veux, il y a toujours ce truc où tu te dis, c'est très connu cette expression, mais tu montes dans un avion et la personne, elle te dit, voilà, on va traverser des turbulences. Et en fait, je ne sais pas trop si on va. Franchement, tu ne montes pas dans un avion. C'est un coucou, le truc, tu vois, le truc, il est comme ça. Alors que, ne bougez pas, je sais ce que je fais. On va y arriver avec une petite escale, machin et tout. Tu montes dans l'avion, peut-être que le pilote à la fin, il dit je ne sais pas trop ce que je fais, mais on y va. Mais je pense que ça vient chercher aussi un mindset, c'est-à-dire que si tu te conditionnes à dire, bien sûr qu'il faut que tu prennes tes doutes, mais malgré les doutes, tu prends une action et c'est ça qui compte.
- Speaker #0
Et j'aime beaucoup cette idée de mindset, on va l'étudier après dans le côté mensonge qui font du bien, parce que c'est un peu aussi s'auto-saucer, tu vois, pour pouvoir réussir. Il y a aussi dans l'entrepreneuriat business en ligne, le concept de lancement inversé. Et du coup, alors là, moi, mes incubés, ils n'en peuvent plus quand je leur dis « Vends d'abord avant de créer ton produit » . Alors pour eux, dans le degré du fake, tu vois, il y a un petit côté « Je suis un énorme imposteur, mon produit n'est pas fini » . Comment on gère ça ?
- Speaker #3
Moi, ça, je ne comprends pas, en fait,
- Speaker #0
parce que l'idée,
- Speaker #3
c'est jamais de mentir. Tu ne dis pas aux gens « Mon produit est extraordinaire, il a déjà accompagné 3000 personnes » . Tu dis « J'ai cette idée, je pense que ça va être super. Ce que je vous propose, c'est voici ce que je compte mettre dedans. Il n'y a rien qui est créé. Vous serez 10 au début, je vais tout créer avec vous. » Du coup, c'est... 20, 30, 50% moins cher pour vous que ça aurait été pour quelqu'un d'autre. Et on va tout créer ensemble. Et moi, encore aujourd'hui, des fois, même sur des programmes hyper avancés, sur des gens qui font déjà un million de chiffres d'affaires, le dernier que j'ai lancé, c'était un lancement comme ça. Ils sont arrivés à trois dans un groupe school. Il n'y avait pas un module, il n'y avait rien. Mais ils savaient, ils avaient été prévenus, ils ont eu un tarif préférentiel. Ils ont pu râler parce qu'il y a des trucs qui n'allaient pas assez vite. Et on discute en transparence. Le lancement inversé, c'est extraordinaire. C'est juste qu'il ne faut pas mentir aux gens. Rien n'est prêt. Je lance un truc de zéro. Est-ce que vous voulez venir quand même ?
- Speaker #0
Je pense que c'est ça qui leur fait peur, de se dire « Ok, j'y vais au culot, rien n'est prêt. » Toi, Shones, quand tu t'es lancée, tu as un souvenir de ça ? De t'être dit « Ok, vas-y, je crois en moi, mais je ne suis pas complètement sûre. » Un peu de ce « fake it until you make it » .
- Speaker #1
Moi, je suis de nature à vraiment avoir confiance en moi facilement. Donc, ça aide énormément dans ces problèmes-là, parce que je n'ai pas peur de l'échec. Et je pense que très tôt, il faut apprendre que c'est en tentant des choses, en se jetant. Vous allez faire une blague par rapport au surf, mais c'est de se lancer, prendre la vague pour justement se dire, OK, j'y arrive, j'y arrive pas. Et au fur et à mesure d'y arriver, c'est soit j'ai réussi, soit j'apprends. Je le vois vachement comme ça. Ensuite, après, c'est toute une question de préparer les outils pour pouvoir arriver à ses fins. Et moi, il y avait un moment, il y a quelques années, où j'avais repris le stream parce que j'avais fait une petite pause pour être joueur pro en e-sport. Et quand j'ai repris le stream à ce moment-là, les stats étaient un petit peu plus basses. Et en fait, par contre, ce que j'avais fait, c'est que j'avais tout préparé, j'avais investi pour avoir déjà des gens qui bossaient avec moi sur YouTube, sur Twitch, le Discord qui était prêt, la chaîne, les icônes, tout ce que tu veux. Et je savais que le jour où il y allait avoir le bon jeu, le bon contenu, tout de suite, ça allait prendre parce que le terrain était prêt. Et c'est arrivé, j'ai eu la chance du coup, ça a bien bien repris. Et là, j'ai explosé. J'étais dans le top 10 Twitch pendant assez longtemps, sur 2000... 19, 2020, 2021. Et ça, c'est vraiment parce que j'ai préparé le terrain. Donc, ce n'est pas un fake it, you make it. C'est, fais les choses bien et le jour où ça arrivera, ça arrivera vraiment. Donc, c'est une deuxième sorte de préparation que juste avoir confiance en soi.
- Speaker #0
De toute façon, on en parlait avec Valentine dans un autre Solo Nation. Elle est belge et donc, elle dit les Français traduisent très mal l'expression fake it, you make it. C'est genre, on fait semblant. Non, on fait comme si on était dans la même disposition d'esprit et d'investissement qu'une personne qui a réussi. on fait comme si on avait déjà réussi et on agit comme tel et ça c'est très différent, ça veut dire que du coup on n'est pas un menteur on est juste préparé mentalement à investir plus,
- Speaker #2
à faire du meilleur parce que j'allais dire en fait les femmes que j'accompagne c'est vraiment fake it until you become it, c'est à dire fais semblant jusqu'à ce que tu le deviennes et en fait c'est vraiment neuroscientifiquement tu vas vraiment chercher des connexions dans ton cerveau qui vont en fait créer d'autres croyances. Et si tu veux, si tu vas chercher un objectif qui est là, tu vas te préparer pour aller là. Mais si tu vas chercher un objectif qui est là, tu vas te préparer à aller là, mais du coup, le chemin, tu l'auras fait. Tu vois ce que je veux te dire ? Tu ne viens pas à la même personne quand tu as un objectif qui est A que quand tu as un objectif qui est A+. Et je trouve que c'est vraiment ce truc de dire... let's go, on y va, et au pire, j'apprends et je suis dans ce truc-là.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #3
Ton cerveau à intensité émotionnelle égale ne fait pas la différence entre un truc que tu as vécu et un truc que tu as imaginé.
- Speaker #2
Exact.
- Speaker #0
C'est ce que m'a dit mon préparateur mental, parce que moi, j'essaye d'être une surfeuse internationale, en tout cas en behavior, je ne suis pas encore techniquement.
- Speaker #3
L'enjeu du coup, c'est de te conditionner mentalement à te sentir comme si c'était déjà là, et c'est juste que les gens comprennent que je vais faire croire à tout le monde que je suis riche, que je suis successful, que j'ai trop confiance en moi. Non, non, c'est entre toi et toi-même, en fait. C'est mets-toi dans les conditions de quelqu'un qui se sent bien, qui a déjà réussi, qui pense de cette façon, qui va agir de cette façon. Pas obligé de le raconter aux autres pour autant, quoi.
- Speaker #0
Ok, super intéressant. Alors moi, j'ai un petit concept à rajouter aussi, qui m'avait énormément plu, pour éviter le fake sur les réseaux sociaux, notamment quand tu dois remplir un bootcamp, quand tu dois remplir une cohorte. Je trouve que c'est beaucoup de pression parce que tu as tes places, mais tu ne peux pas non plus dire j'ai déjà six personnes dedans si tu as zéro personne. Et souvent, moi, mes incubés, ils vont lancer un bootcamp, ils vont être stressés. C'est le concept de signaling. Et ça nous vient de Daniel Priestly. Je pense que tu connais. J'adore ce gars. Et en fait, il dit, il faut montrer que le marché s'intéresse à ton produit ou à toi avant que la demande se concrétise. Par exemple, si tu fais un event, tu vas dire, tu vas mettre à l'époque, c'était un mur Facebook ou je ne sais pas quoi. Les gens devaient dire, j'ai trop envie d'aller à cet événement-là, même si l'événement n'était pas, si ce n'était pas encore une place réservée. Et comme ça, le poste d'après, tu disais, regardez, on lance un événement. Et ce qui est incroyable, c'est qu'il y a 300... il n'y a que 300 places, mais il y a déjà 3000 personnes qui ont dit qu'il serait trop chaud pour participer. Et bien rien que ça, le fait de montrer la demande par rapport à l'offre, les gens se conditionnent en mode, oulala, ça va être plein. Et du coup, tu vois, ce n'est pas du mensonge. Et moi, j'aime bien dire aux freelances, aux solopreneurs, moi par exemple, je le fais beaucoup. Je dis, je ne sais pas moi, je dis, j'ai 13 000 abonnés sur ma newsletter. Dedans, il y en a au moins 3000 qui font plus de 100 000 euros. C'est sûr que si je lance un produit où il y a 20 places pour être accompagné par moi personnellement dans l'année, il va être rempli. deux semaines, quelque chose comme ça, c'est mathématique. Et du coup, quand tu vois les chiffres, tu te dis un peu « Ok, je me motive. »
- Speaker #3
C'est des raisonnements de preuves par l'évidence, c'est beaucoup utilisé en copywriting. C'est effectivement « Vous êtes temps à recevoir cet email. A priori, on attend de demandes par semaine. La réalité, c'est voici exactement combien on fait de ventes chaque semaine, donc combien de personnes on accepte. » Et donc, tu crées comme ça ce décalage entre le nombre de personnes qui vont lire, le nombre de personnes qui sont intéressées et ceux qui achètent. Donc, ça prouve qu'il faut se dépêcher.
- Speaker #0
Ok, trop bien. Bon, là, on a pas mal parlé des mensonges, on va dire, un peu intègres. On ne s'est pas encore trop mouillé, on n'a pas encore trop flirté avec la ligne rouge. J'aimerais bien savoir quand même si, autour de cette table, vous avez des mensonges vraiment red flag. Des mensonges qui, d'après vous, détruisent les entrepreneurs. Allez, c'est parti, on va rejoindre un petit jeu, on va voir un petit peu. C'est quoi nos red flags ? Des mensonges dans l'entrepreneuriat ? Let's go ! Allez, petit tour de table. Tous les mensonges ne se valent pas. on voit que bon Là, on a été quand même bon enfant parce qu'à chaque fois, on avait des bonnes raisons. Mais clairement, dans le monde actuel, je ne sais pas si vous le ressentez, notamment business en ligne et tout, il y a une sorte de haine, notamment de pas mal de clients potentiels, de défiance, d'envie de ne pas être dans le fake, de gens qui vont venir te mettre sur les posts LinkedIn. Moi, ça a commencé en début d'année. Alors là, j'ai trigger avec deux trucs, avec le truc de Solonation sur l'île Maurice et ensuite mon premier mois. à six chiffres, où j'ai raconté que j'avais fait 108 000 euros en un mois pour la première fois de mon existence d'entrepreneur.
- Speaker #3
Ça avait énervé des gens.
- Speaker #0
J'étais super fière et là, ça a énervé les gens. Et là, je me suis pris sourd, ce gros mytho, super mytho, enfin, que des trucs de mytho. Et j'étais là, OK, super.
- Speaker #3
J'ai essayé de... Vas-y, vas-y. Excuse-moi, je te coupe dans ton élan. Moi, j'ai souvent des trucs comme ça. Et en fait, je réponds toujours la même chose. OK, si je suis capable de t'apporter une preuve de ce que je dis là, qui est validée par huissier, avocat, expert comptable, ce que tu veux. Est-ce que tu me fais une vidéo d'excuses publiques que j'ai le droit d'utiliser en publicité ? Et jamais personne n'a répondu.
- Speaker #0
Ouais, j'adore. Avant,
- Speaker #1
tu disais, c'est sur mon site. C'était plus sympa. Il n'y avait pas de chiffre. Ah, il n'y avait pas de chiffre. C'était juste un statut. Quoi ?
- Speaker #0
Je l'ai mis dans mon podcast ? C'est que c'est vrai.
- Speaker #1
Tu l'as mis sur mon site ? Non, mais tu vois.
- Speaker #3
Je suis expert. Je suis désormais milliardaire. C'est écrit sur mon site.
- Speaker #0
À l'heure des charges, moi, j'ai un petit cœur d'artichaut. Quand je voyais ces haters dire ça, je suis... Je ne leur en voulais pas trop parce que je comprends aussi le côté faux. Tu sais, le mec qui va se louer sa fausse Lamborghini, son machin, les faux chiffres et tout. On est quand même dans un univers de petits rigolos où il y a quand même pas mal de ça. Donc, c'est quoi vous les trucs où vous vous dites, OK, red flag absolu, je ne fais pas ça. Sinon, pour moi, c'est en tout cas par rapport à mes valeurs d'entrepreneur, c'est no way. Moi, je vais commencer avec quelque chose qui... Du coup, maintenant, comme je sais un peu les ficelles du closing, quand je vois des gens qui closent par la peur et par vraiment la menace de dire, en fait, si tu ne fais pas ça, tu vas finir ta vie. Ce sera... Des fois, je me dis, mais où est-ce que c'est qu'on y va ?
- Speaker #1
Il y a un terme pour ça, ça s'appelle la vente sous pression. C'est illégal en France. 50 ans de prisonnement et 75 000 euros d'abandon. Ah ouais, juste pour remettre le contexte.
- Speaker #0
Ouais, ouais, non, mais clairement, ça devient de la manipulation, tu vois. Et moi, j'ai eu des appels avec... des organismes de formation et tu vois comme j'ai la formation j'entends le dérouler et le truc c'est qu'il n'y a même plus humanisé c'est à dire qu'on n'est même plus sur j'écoute ton problème et je suis vraiment là pour rébouzoudre ta problématique, sinon je te déroule ton truc et je vais te vendre un truc et cette vente par la peur et par la manipulation je pense que j'arrive aujourd'hui avec cet état d'esprit de on n'en veut plus quoi et c'est intéressant parce que tu vas en même temps être dans un univers où il y en a beaucoup
- Speaker #2
Parce que le développement personnel, ce n'est pas forcément un truc toujours hyper tangible et tout. Donc, les gens vont utiliser de sortes de ficelles commerciales pour y aller. Donc, toi, tu vas devoir faire preuve peut-être d'encore plus de, je ne sais pas, de transparence ou je ne sais pas comment tu vas faire pour contrecarrer justement. En fait, on s'inscrit toujours dans un univers concurrentiel. Et si tous nos concurrents sont des gros margoulins, tu as envie de dire, c'est normal que les autres, ils te disent, OK, toi aussi, tu es un gros margoulin. Comment tu gères, Jérémy ? Enfin, c'est quoi ton...
- Speaker #1
ta ligne rouge ouais déjà je me bats contre ça toute l'année parce que en fait moi mon truc c'est qu'on peut pousser les gens dans leur tranchement dans un appel j'ai zéro problème avec ça parce qu'à un moment s'ils viennent nous voir c'est parce qu'il faut sortir de leur zone de confort et en fait ça va être désagréable par contre on leur demande l'autorisation et j'ai envie de te dire un truc qui va te changer ça va pas te plaire est-ce que t'es ok avec ça t'as le droit de me dire non une fois que je te l'aurai dit sache que je le fais parce que je veux te faire bouger dans une direction t'as le droit de te dire dans ta tête que je suis un gros voilà Merci. Et finir cet appel si vraiment tu n'es pas confortable avec ce que je suis en train de te dire. Donc déjà, quand tu poses ça, tu peux rentrer un peu dans la personne pour la challenger. Il n'y a plus le même contexte. Derrière, moi, ce que je dis à mes équipes commerciales en permanence, c'est la personne, elle doit sortir de l'appel en se sentant plus grande, jamais plus petite.
- Speaker #2
OK.
- Speaker #1
Et à partir de là, si l'intention est de la faire bouger, pas forcément acheter, ce n'est quand même pas du tout la même chose. Moi, j'ai assez peu de limites, si ce n'est la loi sur ce qu'on fait ou ce qu'on ne fait pas.
- Speaker #2
OK.
- Speaker #1
Mais il faut... que si je lui ai fait comprendre que sa situation était très grave, il ne faut pas que la seule façon d'en sortir, ce soit d'acheter chez moi. Sinon, c'est atroce. Si par contre, elle peut aller sur YouTube, se mettre en mouvement, commencer à poster des contenus, faire des trucs qui lui coûtent zéro et qui vont l'aider à sortir de sa situation, je n'ai aucun problème à lui faire voir que sa situation est problématique.
- Speaker #2
J'avoue, je suis comme toi, j'ai un média aussi. Toi, tu as un bel écosystème média. Tu as largement de quoi faire si la personne, financièrement, elle n'est pas...
- Speaker #1
On a des formations qui sont un peu cachées. Il y a 10-15 heures de bootcamp qu'on a donné, qu'on refile aux gens. On a la preuve que beaucoup, beaucoup de gens les ont déjà utilisés parce qu'ils avaient des situations hyper précaires pour essayer de faire des choses avec. On ne va pas enfoncer une personne la tête dans son caca et ensuite la laisser là. Non, c'est ma boussole morale, elle ne va pas s'en rendre là.
- Speaker #2
Non mais c'est vrai, j'aime bien que tu sois sur le plateau parce que quand tu dis, tu as quand même moins de limites. qu'on va dire le commun des mortels des coachs où tout de suite ça pousse des cris d'orfraie en mode oui on n'a pas le droit de dire qu'il y a une scarcity alors qu'en fait voilà et je trouve que c'est intéressant de voir jusqu'où on peut aller dans les limites de la légalité sans devenir un afro-connard d'entrepreneur La loi déjà pour commencer avant tout la loi encadre quand même beaucoup ces trucs là et
- Speaker #1
à côté de ça en fait juste la morale standard d'un être humain à peu près normal
- Speaker #2
Je pense qu'on n'a pas tous le même compas moral parce que quand tu vois ce qui se pratique sur le marché la plupart du temps c'est pas un problème de moralité c'est un problème de légalité Merci.
- Speaker #1
si tu regardes bien. Et ça me permet de répondre à ta question. Moi, mon red flag, c'est quand c'est limite illégale, voire pas limite du tout. Les fausses voitures, les fausses maisons, les gamins de 17 ans qui t'expliquent qu'ils ont mieux réussi leur vie que toi. Moi, j'ai fait un réact sur Instagram il n'y a pas longtemps de quelqu'un qui disait, ouais, si t'as pas une supercar à 18 ans, c'est que t'as raté ta vie. Moi, je suis marié, j'ai un enfant, j'ai un chien. Mon entreprise se porte extrêmement bien, mais bon, je roule en Scénic, est-ce que j'ai raté ma vie par rapport à toi ? Je ne pense pas,
- Speaker #3
Jérémy. Si tu veux un avis extérieur.
- Speaker #1
Pourquoi je roule en Scénic et pas en supercar ? C'est parce que je roule comme une grand-mère et que je prends les trottoirs et avec une voiture à 300 m, ça serait quand même vachement chier.
- Speaker #2
Vive les vélos cargo. On a tous une vie photogénique de Dubaïote, mais ça marche aussi. Dans le streaming, il y a eu quand même des énormes scandales. Tu vois, mais si des trucs... Des trucs de violence et tout ça, c'est aller super loin. En fait, c'était pas du tout dans ton domaine, mais tu sais, les mecs qui ont tabassé le gars qui est mort. Très éloigné. Oui, j'avoue, je tiens un fil.
- Speaker #3
Ils streament sur d'autres plateformes.
- Speaker #2
Tu vois ce que je veux dire ? Il y a un petit côté aussi jusqu'où on va dans le sensationnalisme, dans le nombre d'heures de stream, dans tout ce que je dévoile, etc. C'est quoi un peu, toi, ton curseur ? Moi,
- Speaker #3
je vais prendre un peu le contre-pied de ce que tu dis. Je trouve qu'on a vachement perdu quelque chose dans l'entrepreneuriat et même dans les 10-20 dernières années. C'est qu'on a oublié de parfois donner du temps un peu de manière gratuite. On veut tout de suite faire payer les gens dès qu'on organise quelque chose, dès qu'on fait quelque chose. Alors que si on prend un petit peu de recul, les stages, c'est juste que l'État est suffisamment généreux pour mettre en place quelque chose pour que tu gagnes 300 ou 500 euros quand tu es au lycée ou à la fac pour pouvoir être dans une entreprise. Là, il y a peu, j'ai vu que sur France Travail, maintenant, il y avait des formations. Ce n'est même pas des formations, c'est une sorte de circuit dans lequel tu peux travailler dans une entreprise gratuitement. Juste tu te pointes pendant X jours et à la fin, ils peuvent te dire OK, tu as bien bossé, on pourra peut-être t'embaucher, etc. mais parce que t'as fait des preuves Et je dirais que c'est un peu ça, c'est pas un red flag, mais je pense que parfois, il faut essayer de voir les choses différemment et ne pas se dire je lance quelque chose, ça a un prix, il faut que je trouve des manières d'être marketing. C'est de donner de son temps, donner de sa personne parce que ça paiera sur le long terme. Et donc forcément, sur Twitch, c'est un peu facile parce que moi, je suis constamment en live. Donc au bout d'un moment, j'ai plus de vues, donc il y a plus de gens. C'est-à-dire le raccourci est un peu trop rapide. Mais je pense qu'aujourd'hui, il y a plein de gens qui gagneraient à dire voilà, je sais faire ça. J'aimerais bien accompagner 2, 5, 10 personnes gratuitement. Il n'y a aucune entourloupe. Après, bien sûr, tu as des retours d'expérience. Tu peux améliorer ton programme. Tu peux en faire du contenu avec l'accord des gens. Et après, au fur et à mesure, commencer à aller chercher de l'argent avec des programmes plus solides. Et ça, ce n'est pas mon red flag, mais peut-être arrêter de vouloir tout de suite monétiser tout.
- Speaker #2
C'est le biseau de l'ours autour de la table. Sean, si tu remets un petit peu de cœur et d'amour.
- Speaker #3
Je le pense vraiment.
- Speaker #1
J'ai du mal, parce que ça marche. J'ai fait un test récemment. Le problème, c'est que les gens, quand ils ne payent pas, ils ne s'engagent pas. Et récemment, j'ai pris cinq entrepreneurs avancés. J'ai dit, je vais vous accompagner pendant quatre semaines, une fois par semaine. On va développer vos activités sur ça, ça, ça et ça. Si vous voulez continuer, le prix est de temps. Vous connaissez, tout est transparent, etc. Vous n'êtes pas obligés. Je les ai accompagnés pendant quatre semaines. Ils ont tous plutôt bien développé leur activité. il y en a deux, je n'ai plus jamais eu de nouvelles, mais c'est vrai qu'ils ne m'ont même plus répondu sur WhatsApp.
- Speaker #3
Après les quatre semaines ?
- Speaker #1
Après les quatre semaines.
- Speaker #3
Ça ne me choque pas.
- Speaker #1
Et il y en a un, il m'a répondu vite fait, au bout de trois semaines et demie, genre, allez, salut. Il y en a un avec qui je suis encore en contact. Donc, en fait...
- Speaker #3
Mais ça ne me choque pas ce que tu dis. Je vais me permettre de t'interrompre. Parce que si, pour moi, par exemple, sur une application comme Spotify, peu importe, si tu payes zéro euro, tu as le droit à un service. Si tu payes, comme dans ton cas, donc on passe de zéro à payant, tu gagnes beaucoup plus de services.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #3
Et là, j'ai l'impression que c'est plus si tu veux continuer à avoir ce que je t'offrais gratuitement, paye. Et moi, je te dis que ce n'est pas ça. C'est plus de montrer que ça fonctionne à zéro euro. Après, il y a eu 10, 20, 30 personnes, ça dépend du temps, etc. Avec qui ça a marché. Désormais, ça coûtera ce prix-là. Mais au moins, toutes ces personnes seront tes premiers ambassadeurs, tes premiers bouche à oreille.
- Speaker #1
Les gens ne s'engagent pas. Moi, je suis d'accord avec Jérémy. Tu as eu la même expérience. Ça dépend de ce que tu vends. C'est vrai que c'est très large. Sur de l'accompagnement, du service, je trouve ça difficile.
- Speaker #2
Maëllo, ça t'est arrivé aussi ? Oui, je suis totalement d'accord avec toi.
- Speaker #0
Pendant deux ans, je crois que j'étais en live pendant dix minutes tous les matins. J'ai adoré, vraiment, j'ai adoré. Et je me suis rendu compte que c'était pour que tout le monde se mette en mouvement, démarre ses journées en mode. Et je me suis essorée vraiment, mais parce que je voulais le faire. Et en fait, après, quand il fallait passer à un engagement envers soi, c'est-à-dire que les gens aimaient être boostés, motivés, et pour des vraies transformations identitaires. Là, c'est un peu plus frileux parce que ça demande à sortir de sa zone de confort. Ça demande à travailler sur soi. Ça demande à aller regarder les choses qui ne font pas trop plaisir à partir de nous. Donc, tu te rends compte que oui, du gratuit, oui. Mais si ça me coûtait trop, tu vois, à un moment donné, c'était vraiment trop. Parce qu'après, il y avait un petit syndrome de je donne,
- Speaker #2
Qu'ont beaucoup les créateurs d'ailleurs.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #2
Et que tu n'osais pas monétiser, j'imagine.
- Speaker #0
Exactement, parce qu'il y avait un syndrome d'imposteur. Quand tu es quelqu'un ou en tout cas, quand tu contribues à motiver quoi que ce soit, et ce truc, mais... « Ah ouais, mais si je les fais payer, je les arnaque » ou des choses comme ça. Mais bon, je crois que c'est un autre épisode de podcast à en faire entier.
- Speaker #2
Oui, très bien.
- Speaker #0
Mais juste pour oublier avec l'histoire du mensonge, c'est que moi, on m'a vendu quelque chose de « Il faut travailler de 6h à 22h, sinon tu n'es pas légitime, il faut ground, hustle, hustle, hustle, hustle. »
- Speaker #3
Mais tu dors, ça veut dire. Oui, ça veut dire que je dors. De 23h à 22h.
- Speaker #1
C'est drôle d'idée,
- Speaker #3
on fait ça.
- Speaker #0
Et ça peut être vrai pour certaines personnes, mais quand tu vas dans la bonne direction, si tu commences vraiment à t'éparpiller... Je trouve qu'il y a quelque chose où c'est juste, je fais pour prouver que c'est légitime ce que je fais. Regardez, je travaille beaucoup, ça a de la valeur, tu vois ?
- Speaker #3
C'est ce que tu disais un peu Flavie, excuse-moi de t'interrompre là. Tu disais, il y a dix minutes, tu as dit, mais comment est-ce qu'on fait pour avoir des interactions sur Instagram ? Et en fait, tu vois, en donnant de son temps gratuitement... Tu te donnes de ta personne et les gens te le rendent toujours, d'une manière ou d'une autre. Ça, c'est vraiment plus tu donnes, plus on te le rend. Et tu vois, quand tu réponds aux gens sur Instagram, quand tu leur offres des choses, quand tu es généreux avec eux, en fait, ils vont commencer à être... tes premiers ambassadeurs. Ils vont commencer à vouloir te répondre dans tous tes poses, dans tous tes trucs.
- Speaker #2
Je vois Jérémy qui fait comme ça. Alors moi, je suis 100% d'accord sur une partie gratuite.
- Speaker #3
D'accord, mais chacun son expérience. Je pense que les deux sont valables. Tu vois, moi,
- Speaker #2
j'aide les gens à marcher un peu sur leurs deux jambes parce que je pense qu'il faut du gratuit.
- Speaker #3
C'est des gros bébés, tu veux dire ?
- Speaker #2
Mais non, mais tu vois, un peu faire du contenu et tout ça et puis quand même monétiser. Parce que le problème, c'est qu'on voit aussi tellement de créateurs qui ne monétisent que dalle. Les podcasteurs, moi, j'en connais un rayon où les gens, ils ne se payent même pas. Les mecs, ça fait trois ans qu'ils font un podcast. Et tu vois, tu n'es pas toujours récompensé pour ton travail si tu ne demandes pas, si tu ne donnes pas de preuves de labeur, si tu ne dis pas à tes abonnés sur ton podcast. Eh les gars, ça fait trois ans que je fais un podcast gratos. Est-ce que vous pouvez vous abonner ? Est-ce que vous pouvez laisser un petit message, un petit commentaire sur Spotify ? Là, on vous dit souvent commenter la vidéo, envoyer un pote et tout. Je suis sûre que vous ne pensez pas forcément à le faire. Vous ne pensez pas à mal, mais vous ne vous rendez pas compte du mal qu'on se donne pour être là tous ensemble, dans tous vos agendas. Du coup, tu vois, il y a un petit côté, je trouve, un peu angélique dans ce que tu dis, où... Tout le monde serait ravi de la création de contenu gratuit et d'enverrer des likes, mais force est de constater qu'aujourd'hui, avec les réseaux sociaux avançants, il y a quand même de moins en moins d'engagement. Les gens prennent ça pour un acquis.
- Speaker #1
C'est beaucoup plus simple, en fait. C'est à partir du moment où tu fais de l'influence, tu monétises par la taille de ton audience, par l'attention des gens qui te suivent et leur confiance, par du merch, par des petits produits, des petites applications, etc. Et dans ce cas-là, plus tu donnes de gratuit, plus les gens te font confiance, plus tu as d'audience, plus, toi, ça revient d'une certaine façon. Quand tu prends des entreprises dont le contenu, par exemple, est un... canal d'acquisition avec derrière des services entre 1000 et 100 000 euros j'en vante dans ce cas là le gratuit n'amène pas du tout de choses positives en fait mais c'est la différence entre les deux métiers et quand on fait le sien je suis 100% d'accord avec lui s'il essaie de faire son métier de façon extrêmement transactionnelle et tout qui va s'effondrer en fait il faut avoir une vraie générosité envie de donner aux gens quelque chose mais parce que sa façon de le monétiser c'est la confiance que les gens lui accordent j'allais dire j'allais rebondir c'est quand tu crées une connexion émotionnelle avec quelqu'un.
- Speaker #0
Quand tu fais du lead magnet ou du money chat et que les gens téléchargent ton lead magnet et qu'ils ne savent même pas ton prénom et tout, à un moment donné, personne ne va... Non, mais c'est vrai.
- Speaker #2
C'est vrai, tu as raison. Ça va un peu loin.
- Speaker #0
Et même quand tu fais... Tu as un concert émotionnel avec les gens, des fois, il y a ce truc... Ah bah... Ah ouais, elle a changé, quoi. Elle a changé.
- Speaker #2
Elle me demande de payer, maintenant. Ah ouais, non, mais tiens. Ah bah, il est aussi beau que c'était.
- Speaker #0
Ah ouais, complètement. Et le mouvement, tu ne l'as pas fait bien comme ça. La musique, on n'a pas aimé. Tu es là...
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Les gars...
- Speaker #1
J'ai des gens qui ont cliqué sur une publicité, qui ont regardé une vidéo, qui ont laissé leur email, qui ont laissé leur numéro de téléphone. Ils ont répondu à un questionnaire de 10 questions, qui ont bouclé un appel à une heure de leur choix. Ils ne viennent pas, on les appelle, ils font « Vous êtes qui ? Pourquoi vous avez mon numéro ? »
- Speaker #2
J'adore cette vie ! Bon allez, les amis, c'est hyper intéressant de voir tous ces débats. J'ai un dernier petit jeu pour vous, d'accord ? Je vais vous montrer des images ou des films, et vous allez me dire si c'est vrai ou si c'est fake. D'accord ? Vous êtes prêts ? Ready ? Allez, vrai ou fake, c'est parti ! Alors, moi, je vais vous montrer comme ça avec mon écran. Et puis, vous essayerez d'y voir à peu près. À peu près, désolé pour les effets spéciaux. Alors, on fait genre que vous...
- Speaker #3
Je peux augmenter la luminosité, s'il te plaît. Ouais,
- Speaker #2
alors. Hop. Alors, premier extrait, on va vous les afficher à l'écran. Vrai ou fake ?
- Speaker #3
Fake. En fait, je ne sais même pas ce qu'il faut dire, vrai ou fake. C'est le site, la vidéo, ce qu'elle dit. Alors là,
- Speaker #2
on est en train de montrer un UGC, User Generated Content. C'est du contenu humain ou ya.
- Speaker #1
Ah, dans ce sens-là. Je croyais que j'ai goûté ce qu'elle disait vraiment.
- Speaker #2
Mais déjà, ça ne vous a pas semblé fake à tous les deux, puisque vous étiez déjà dans qu'est-ce qu'elle dit, etc. Toi, tu as dit fake, pourquoi ?
- Speaker #1
Moi, je triche, j'ai reconnu le site qui édite ces vidéos, et je sais ce que c'est. C'est de l'UGC IA, c'est Arcade, c'est un très bon outil. Mais on va créer des faux humains, on va leur faire dire des faux trucs.
- Speaker #2
Ah mais c'est ça, c'est complètement dingo. En fait, tu payes 50 balles par mois et tu peux générer du user generated content qui n'est pas ton user. Donc là, question red flag, on n'est pas mal.
- Speaker #3
Si tu nous avais montré un exemple de quelqu'un qui parle du board avec Solonation.
- Speaker #2
J'ai payé 50 euros extrait, mais le français, ce n'est pas encore ça. Je peux te donner la technique parce que j'ai essayé. Tu as essayé ?
- Speaker #1
Quand tu fais du... texte to speech, c'est hyper naze. Ce qu'il faut faire, c'est du speech to speech. C'est toi qui vas faire une note vocale que tu vas mettre dedans et ça va reprendre ton accent, ton intonation, etc.
- Speaker #2
Deuxième situation. On va tester. Franchement, allez tester. Deuxième situation. C'est un avis Trust Pilot. J'ai rejoint le stage de perfectionnement de Flavie pour enfin passer un cap. L'expérience est incroyable. Je me sens très stimulée par Flavie qui est une surfeuse exceptionnelle, mais aussi par les autres participants sur l'eau.
- Speaker #3
En fait, en bas, il y a écrit merci.
- Speaker #2
Exactement ! Non mais ça c'est moi qui l'ai rajouté, vous n'étiez pas censé le voir. Mais attendez,
- Speaker #3
je me suis dit...
- Speaker #2
Donc voilà, évidemment on voit que c'est un fake le texte parce que je l'ai fait tout à l'heure en m'amusant. Mais comment j'ai fait ça à votre avis ?
- Speaker #1
C'est avec de l'IA générative.
- Speaker #2
Je vous montre le vrai avis, donc ça c'est Amal qui m'a laissé un avis sur l'incubateur plus. Et j'ai juste mis le screenshot de ça, je l'ai mis dans Nano Banana et j'ai dit mais moi cet avis à ma place, à la place. C'est quand même ouf !
- Speaker #1
c'est à dire que ces simlets donc ça veut plus rien dire de mettre un screenshot de Trustpilot les faux dashboards, les faux relevés Iros, Stripe,
- Speaker #2
tout ce que tu veux attends attends vrai ou fake ?
- Speaker #3
fake attends pardon je me suis trompée qui va avec ça Flavie c'est est-ce que si tu postes une vidéo qui te montre tu vois genre tu sais parfois les gars ils prennent leur téléphone ils montrent les applications et ils arrivent sur leur dashboard est-ce que c'est autant du fake que juste un screen ?
- Speaker #2
Alors moi, je sais que Hugues Trijas, qui est dans Solo Nation, il l'utilise. Et en fait, au début, il avait fait un montage bien et il m'a dit que ça ne marchait pas du tout. Il est revenu au montage pourri, où il tremblote avec son tel comme ça et tout pour faire genre c'est plus vrai. Et c'est vraiment des sites qui manquent. Mais c'est vrai que c'est moche. Ce n'est pas des screenshots un peu jolis. Donc je pense que ça fait plus authentique.
- Speaker #1
Dans le principe, je pense que si tu édites des faux dashboards avec Nano Banana et que derrière tu filmes... tu fais un faux refresh que tu ferais avec Lovable. Aujourd'hui, il y a moyen de... Il y a moyen de fake. Ce qui est triste, d'ailleurs. Oui, complètement. Du coup, je ne peux plus croire personne. Non. À part nous. Oui,
- Speaker #0
oui. J'allais dire juste...
- Speaker #1
À part l'humain, on va ramener des huissiers.
- Speaker #0
Ça va faciliter le travail de ceux qui étaient déjà en train de faire des montages et des machins. Je pense que ça leur... Exactement. Alors,
- Speaker #2
justement, un truc qu'on voit tout le temps, c'est ça. Donc, des copies d'écran de Stripe. Là, c'est copie d'écran système I.O. Vrai ou fake ?
- Speaker #0
Moi, je vous dis fake, du coup, parce que tout à l'heure, on a vu le...
- Speaker #2
Oui, je me suis trompée dans la... Moi,
- Speaker #3
je pense que c'est fake. Alors, voilà. Parce que le 100% me paraît trop rond, comme...
- Speaker #2
Alors, voilà, ça, c'est mon vrai dashboard de ce matin. J'ai fait 700 000 et quelques de vente sur système.io. Et du coup, j'ai demandé à Nobanana, j'ai mis mes 4 032 000 machins. En fait, on peut faker, du coup, n'importe quoi. Mais clairement.
- Speaker #1
Mais il y a des sites qui vendent ces faux dashboards avec les faux trucs.
- Speaker #2
c'est fake dash alors là il y avait une super vidéo de Louis Esquieu sur ça, où carrément là tu vas jusqu'à te faker, mais maintenant qu'il y a Nano Badana,
- Speaker #1
ça c'est plus d'actualité si tu veux des coulisses, il m'en voudra pas j'espère, il a reçu quelques courriers recommandés suite à cette vidéo de personnes qui n'étaient pas trop contentes d'être affichées tu m'étonnes allez,
- Speaker #2
dernière image, vraie ou fake ?
- Speaker #1
la casquette on ne peut pas l'inventer
- Speaker #2
C'est un selfie avec Carlos Diaz, qui est le premier podcasteur tech de France.
- Speaker #1
Le problème, c'est que ça peut être vrai ou ça peut être faux. Tu vas se croler vers le bas.
- Speaker #2
Vous avez des jambes de flamme rose. Là, c'est une vraie photo. C'est une vraie photo. Elle est quand même retouchée par un professionnel. C'est pour ça qu'on est beaux. On est frais. Et je connais Carlos. C'est un pote. Il était sur l'île Maurice. Vous, vous savez un petit peu. On peut se prendre en selfie aujourd'hui avec n'importe qui.
- Speaker #1
J'en ai fait une avec Tony Robbins pour faire une pub à la con.
- Speaker #2
Et ça a marché ?
- Speaker #1
Je ne connais pas Tony Robbins.
- Speaker #2
Non, mais c'est ça. Et je pense que du coup, le twist, un petit peu le plot twist de cette émission, c'est finalement, aujourd'hui, tout peut être fake avec Lya en 30 secondes. Donc, on est un peu dans une ère de post-vérité. Finalement, tout peut être fake. Donc, comment on fait pour inspirer confiance dans un monde comme ça ? Vous n'avez pas quatre heures, vous avez une minute.
- Speaker #3
Non, mais là, c'est incroyable. Je trouve hyper facile la réponse. C'est juste, soyez un bon humain. Là, c'est le moment.
- Speaker #1
On arrive dans le moment où les chiffres que tu montres sont vrais.
- Speaker #3
Ah non, mais on disait comment on peut faire confiance. C'est fake,
- Speaker #1
mais t'es sympa.
- Speaker #3
Non, mais comment est-ce qu'on peut faire vraiment confiance aux gens, etc. Soyez vraiment quelqu'un de bien, ayez des vrais chiffres. C'est le moment où on peut rouler sur une piste toute fraîche d'honnêteté, de vérité, et dire adieu, parce que là, il y a beaucoup trop de bêtises actuellement. Là, c'est arrivé à un niveau de bêtises qui est trop élevé. Et bah oui, mais dans mon monde, ça marche. Dans ton monde,
- Speaker #2
ça marche. Moi, dans le monde aussi dans lequel je vis à peu près, parce que par exemple, tu vois cette émission. C'est clairement une réponse à ça aussi, parce qu'on est quatre, on est tous ensemble, c'est la bande de potes et tout. Par rapport à un épisode solo où déjà, moi, j'ai expérimenté, où tu peux avoir 99% de tout ton script qui est fait par IA. Après, tu viens toi-même face à un prompteur, tu dis le truc, mais en fait, on n'est pas loin du truc complètement fake aussi. Là, je trouve que c'est beaucoup plus spontané. Jérémy, tu n'es pas complètement d'accord sur le côté humain ? Tu dirais quoi ?
- Speaker #1
En fait, l'humain prouve que tu es un humain sympa, ça ne prouve pas que tu dis la vérité. Et moi, j'ai des personnes que j'adorais et que je fréquentais dans la vraie vie. Et où je suis tombé des nues en apprenant qu'en fait, tous leurs chiffres étaient complètement pipotés. Et qu'en fait... J'ai peur de ça, tu sais.
- Speaker #2
Que après, je regarde les émissions de Solo Nation et je suis là, putain, pas lui. Non,
- Speaker #1
pas elle. Et du coup, tu vois,
- Speaker #3
ça...
- Speaker #1
Des temps longs montrent que t'es une personne sympa. Montrent tes valeurs, etc. Mais j'ai pas dit sympa,
- Speaker #3
Jérémy. J'ai dit un bon humain. Un bon humain honnête sur une piste fraîche de vraiment quelqu'un qui est intègre. Ce n'est pas être sympa. Sympa, il y en a des milliers. Mais vraiment, profondément bon. De ne pas mentir.
- Speaker #1
J'ai vu des marketeurs faire de telles dingueries sur tellement longtemps. Là récemment, Tai Lopez, qui était une figure de l'industrie du marketing sur Internet, est poursuivi par la SEC pour 112 millions pour Ponzi. Un mec qui faisait des centaines de millions. À Grande Épaule, on a les preuves de ça. Il a fait un Ponzi de 112 millions.
- Speaker #3
Est-ce que tu le connaissais humainement ?
- Speaker #1
Non, mais il y a beaucoup de gens qui ont travaillé avec lui.
- Speaker #3
C'est pour ça qu'à mon avis, ce qui va être important, c'est que le cercle vraiment d'humains, de personnes qu'on connaît, proches, doit être solide. Vraiment des gens sur qui tu peux te bâtir une confiance pas d'un point de vue pro.
- Speaker #1
La recommandation, la réputation, le track record. Moi, j'ai travaillé avec lui, je te garantis que ça te va aller bien. Les freelances qui bossent avec nous,
- Speaker #2
etc.
- Speaker #1
La réputation et la recon.
- Speaker #2
Réputation, ok. Maëllo, un avis sur comment inspirer confiance ?
- Speaker #0
On n'est pas vraiment dans le même secteur tous les trois. Moi, ce serait plus accepter de dire je me suis trompée ou je ne sais pas. Tu vois, à montrer une certaine petite vulnérabilité. Alors, on n'est pas sur, bien sûr, vos secteurs d'activité, ces chiffres-là. Mais tu vois, accepter de dire, en fait, quelque chose que j'ai dit il y a 15 ans. Aujourd'hui, tu vois, moi, j'étais beaucoup dans la pleine puissance. Je vous redonne, allez, le pouvoir, le machin. Et aujourd'hui, je me rends compte que, en fait, ça ne tient pas sur le long terme. Et tu as ce truc où tu dis, ah merde, mais moi, je leur ai dit ça pendant 5 ans à fond. Les femmes fortes, on y va. En fait, toi aussi, tu peux être forte. et crédible quand t'es vulnérable et quand tu sais pas quand t'es au sol, quand tu pleures, ça enlève pas ta direction ça enlève pas que tu t'as ta grande vision, t'avances et des fois tu doutes mais tu prends quand même les actions même quand ça tremble un peu et puis comme on dit,
- Speaker #2
y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis moi ça fait que 5 ans que je suis dans cet univers mais je me dis putain dans 15 ans c'est sûr que je vais débunker des trucs j'espère que j'ai dit il y a 5 ans c'est très vrai c'est génial de se dire,
- Speaker #3
là je pense qu'on se regarde il y a 10 ans ce qu'on disait, ce qu'on pensait, etc. On est ridicule. Que penser maintenant par rapport à d'en 10 ans ?
- Speaker #0
Je vais vous dire un truc, c'est du coup, dans cet esprit-là, tu dis, et qu'est-ce que penserait la personne dans 10 ans ? Et du coup, ça enlève un petit peu. Mais là,
- Speaker #3
on est ridicule actuellement.
- Speaker #0
On est au-dessus. Tu dis, rappelle-toi en arrière, comment je verrais cette personne aujourd'hui ? Du coup, cette personne qu'on est à l'instant T, comment elle regarderait la personne qui est dans 10 ans ?
- Speaker #3
L'avis est trop courte.
- Speaker #2
Hyper intéressant. Alors moi, j'étais un peu sur ta thèse. Moi, j'adore le building public. Alors je pense que pareil, ça pourrait être faker plus tard. On pourrait faire semblant, mais bon, c'est quand même plus difficile. Et moi, par exemple, tu prends mon historique de podcast. Il y a tous mes débuts, mes premiers 20 000 euros sur Systeme.io, mes premiers 4 000 euros de sponsoring. Donc voilà, les haters qui hatent, je leur dis, fais de l'exclamation. Dans mes cinq années où j'ai partagé mes chiffres, et je pense que c'est... À cette époque-là, en plus, il n'y avait pas d'IA et tout. Donc, ça m'aide, moi, de documenter mon parcours depuis le début. Mais pour ça, il ne faut pas avoir honte de le documenter quand tu n'es pas encore une énorme star.
- Speaker #0
Mais je rappellerais juste que les haters et les gens qui te parlent comme ça, c'est des gens qui envient ce que tu fais et qui n'oseraient jamais se mettre derrière. Non, mais on oublie ça, tu vois. C'est déjà fait une vie pourrie. Vas-y, vas-y. Oui, oui, complètement, tu vois.
- Speaker #2
Non, mais tu as raison. Tu as raison. Moi, c'était mes premiers épisodes de haters en 5 ans. Donc, j'étais là, je me justifiais. C'est génial d'avoir des haters.
- Speaker #1
On s'habitue, tu verras.
- Speaker #2
Je t'appellerai pour un cours expert. Bref, si vous voulez faire du building public, on avait fait un super épisode avec Aline, avec Johan Lopez, le roi du building public et qui, lui, ne s'est jamais pris de haters, je pense, en documentant un petit peu toute l'aventure de Snowball. Donc voilà, si vous voulez voir jusqu'où aller, jusqu'où documenter, pour pas non plus vous justifier aux yeux du monde entier, mais pour quand même montrer de la transparence pour inspirer confiance, cet épisode, je vous le conseille, il est trop, trop bien. Et puis, je vous propose qu'on aborde la dernière partie de l'émission. Comment on se ment à nous-mêmes quand on est entrepreneur et pourquoi ça nous aide aussi à réussir en tant qu'entrepreneur ? Allez, c'est parti ! Allez, la troisième partie, on l'a un petit peu effleurée tout à l'heure, t'en as parlé un peu, Maïlo. On se disait, il y a quand même un dernier mensonge dont on ne parle jamais, c'est celui qu'on se fait à nous-mêmes et qui est pourtant indispensable. Donc, il faut que tu parles de ça aussi, se donner une identité qu'on n'a pas forcément quand on démarre. C'est ce sur quoi t'accompagnes les femmes aussi en ce moment. Est-ce que tu peux nous expliquer ? Moi, souvent, je mets dans le sac, alors désolé, je ne suis pas hyper spécialisée, mais genre manifestation, visualisation. Ça, c'est un peu du fake encore. Tu n'as un peu rien fait, mais tu t'imagines, tu hackes ton cerveau pour t'imaginer que tu es déjà arrivée.
- Speaker #0
Exactement. En fait, il y a vraiment ce truc de, déjà, tu ne vas pas construire une identité sur quelque chose qui est complètement faux. C'est-à-dire que tu reviens un peu à ta base et tu te dis, mais qu'est-ce que j'aimerais être ? Et tu vois, il y a toujours, même moi, dans mon mouvement, il y a ce truc-là. Mais il ne faut pas oublier que cette personne, cette identité qui est là, elle est déjà à l'intérieur. Et en fait, c'est simplement que tu ne t'autorises pas à incarner cette personne. Je n'accompagne pas des gens qui, d'un coup, veulent devenir... Non, mais c'est vrai, une identité qui leur coûterait dans leur valeur. On va vraiment chercher quelle est ta valeur, qu'est-ce que ça vient chercher. Et quand... On parle de manifestation, quand on parle de neurosciences, quand on parle... En fait, on se rend compte que c'est exactement le même langage. C'est un langage que je suis tellement persuadée là où je veux aller que toutes les autres possibilités se ferment tout simplement. C'est-à-dire que je suis focus et du coup, je ne suis pas dispersée. Donc du coup, dans la manifestation ou dans le champ quantique, c'est le drop d'énergie, on te dit le leaking d'énergie, etc. Mais c'est juste que, ok, c'est là que je veux aller. Qu'est-ce que je construis aussi dans mon écosystème ? On en parlait tout à l'heure avec ton monteur, etc. Enfin, la personne qui t'accompagne. Je me connais tellement bien. que je sais mettre en place le monde autour de moi et je construis la vie qui me correspond et la vie qui va soutenir l'identité que je veux enfin m'autoriser à être.
- Speaker #1
Pour les cartésiens comme moi, ça va être un peu un hyper focus. C'est que du coup, tu te crées ton identité.
- Speaker #2
C'est un truc scientifique. Je ne veux pas te dire de bêtises, mais je crois que c'est le système d'activation réticulaire. Et le meilleur exemple de ça, c'est je vais voir une voiture pour l'acheter et c'est une Twingo jaune poussin. Je me dirais, couleur trop rare, je n'en ai jamais vu. Tu prends de chez toi, il y en a 213. C'est vrai que tu as conditionné ton cerveau à ne voir plus que ça.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Ok, intéressant. Du coup, ça, c'est manifestation et tout ça. Shones, je me disais, pareil, quand toi, tu stream, tu n'as pas tout à fait la même identité que dans... Tu vois, par exemple, tu as un blaze. Tu as un alias. Non, mais est-ce que tu ne te crées pas aussi une sorte de personnalité publique par rapport à ta vie privée ? Franchement, non. Pour un peu dissocier les deux. Non, je ne fais pas ça.
- Speaker #3
Non, mais parce qu'encore... plus sur Twitch où quand t'es en live 4, 5, 6 heures d'affilée par jour, tu peux pas faire le clou. Quoi qu'il arrive, le naturel revient au galop et moi je fais ça depuis 2013. Les gens me connaissent, on veut évoluer. J'ai eu suffisamment d'action et de paroles pour que les gens me situent dans les cases et ce qui fait qu'au bout d'un moment, je peux pas mentir de personne que je suis. Mais je pense ce qui est assez important dans ça, parce que tu as très bien parlé de... la partie de se concentrer sur soi pour mieux pouvoir s'épanouir au quotidien, je pense qu'il faut aussi surtout en avoir rien à faire du regard des autres.
- Speaker #1
C'est dur. Et de le brouiller, oui.
- Speaker #3
C'est-à-dire que, franchement, moi, je vois tellement même de streamers, de personnes qui ont, sur 100 messages, 98 messages positifs, ils en ont deux, ils vont se dire, « Ah, putain, les deux haters, ils m'ont rendu fou ! » Alors qu'il y a eu quand même 98%. Bien sûr que ça permet de réagir, ça permet de parler, on rigolait de haters et tout. Mais moi, je le dis vraiment, mais j'ai 98% de gens qui apprécient, qui aiment bien ce que je fais. Et les 2%, ils vont aller ailleurs. C'est vraiment, c'est pas grave, ils vont aller faire d'autres trucs, etc. Et je pense que si tu te concentres constamment sur le positif...
- Speaker #1
T'as fait partie en stage boost ou quoi, là, pendant tes mini-vacances ? J'ai l'impression que t'es hyper serein, là. J'adore.
- Speaker #3
Bah ouais. Mais si tu te concentres vachement sur le positif, en fait, ça va. T'en comptes que ça va. Et donc, il y a les deux parties. Il y a la partie de contrôler un peu sa barque et s'assurer aussi que la rivière n'est pas trop tumultueuse.
- Speaker #1
Ouais, et puis pas changer ton identité pour plaire à deux gugus. Non, c'est ça,
- Speaker #0
parce que tu vas mettre tellement d'efforts à devenir quelqu'un d'autre, qu'à un moment donné, tu vas cracher. Enfin, c'est obligé, tu vois. Et en fait, moi, il y a vraiment un truc que je transmets, c'est que les commentaires, qu'ils soient positifs ou négatifs, ça ne doit pas influencer ton alignement et qui tu penses être et ton estime, tout ton système d'estime.
- Speaker #3
Si c'est des critiques constructives. Ah, mais ce n'est pas pareil. Genre là, quand tu as déconné sur un YouTuber qui fait un concept moyen, toute la commu qui l'aime bien lui dit, alors ça, par contre, ce n'est pas ouf.
- Speaker #0
là tu comprends tu vois tu rediriges mais s'il y a quelqu'un qui dit oh je l'aime pas lui il a une sale gueule precraft ça c'est effectivement un mauvais message alors que c'est quelque chose que toi tu kiffes faire et qu'en plus tu monétises pas et qu'en plus t'en as rien à faire tant que toi je me permets ça allait un peu avec ce que tu disais tout à l'heure et on en a parlé juste avant mais c'est de
- Speaker #3
pas être trop éloigné entre ce que toi t'as envie de faire et ce que les gens attendent de toi c'est à dire qu'au début c'est assez en symbiose parce qu'ils te découvrent c'est la première fois que tu fais du compte les gens s'attendaient à ça tant mieux, mais tu vas un petit peu évoluer au fur et à mesure, ton contenu, ton business, tes idées, et en fait, tu vas un tout petit peu t'éloigner, forcément, des gens qui t'ont connu la première fois, mais il ne faut pas aller trop loin non plus, tu ne veux pas perdre ces gens-là, ou sinon, tu vas capter une nouvelle fanbase. Et donc, si tu as une vraie core fanbase qui aime bien un style de contenu, si tu t'éloignes et ils disent « Ah ça, pas ouf » , ça doit être un warning. Si par contre, effectivement, il y a un raz-de-marée qui dit « Ah ouais, je le kiffe » , c'est-à-dire qu'il y a plein de fois que nous, on est des streams... J'ai eu des streams où moi, avec ma communauté, ça se passe bien et qu'il y a un raid d'un plus gros streamer, d'une plus grosse commu qui arrive sur le stream et tout. Il y a plein de gens qui débarquent et disent « Qu'est-ce qu'il fait, lui ? C'est de la merde, votre truc ! » parce qu'ils ne me connaissent pas. Alors qu'il y avait 100% de ma niche qui adorait ce que je faisais. Je ne vais pas me changer pour cette nouvelle personne et je vais rester fidèle à ma communauté. Donc, il y a un équilibre à trouver entre...
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #2
C'est encore une fois le delta entre de l'influence avec un créateur qui... a de l'attention à monétiser et une entreprise avec un canal de communication. Moi, si j'ai 100...
- Speaker #3
Moi,
- Speaker #2
si j'ai 100 hardcore fans et je veux faire un nouveau truc, ils vont tous se barrer. Mais en fait, de l'autre côté, j'ai 10 000 personnes que je vais pouvoir adresser. Il y a un mauvais marché. Je switch direct,
- Speaker #0
tu vois.
- Speaker #3
À 1000%.
- Speaker #0
On en parlait avec ma psy tout à l'heure, juste avant de venir. Il y a vraiment des artistes qui ont des eras. Je pense à Taylor Swift, je pense à plein d'artistes qui évoluent et leur communauté, leur fanbase évolue aussi.
- Speaker #3
Le eras ?
- Speaker #0
David Bowie c'est incroyable parce qu'en fait The Erratour reprend vraiment toutes les aires en fait tous les albums et elle a été dans plusieurs du coup aspects de sa vie excellent et je trouve que tu vois tu fais évoluer les gens avec toi parce que les gens aussi évoluent et elle me disait on en parlait mais Taylor ? non moi j'en ai aimé stylé a few moments ago j'aurais vraiment aimé non non on disait tu vois des gens comme Alizé des gens comme Laurie alors Laurie elle a une carrière encore elle a évolué mais à plus tu vois moins dans la lumière j'imagine C'est début en tout cas, si elle regarde, je ne veux pas la vexer. Mais du coup, c'est comment... Non mais oui, il faut pas... Non mais c'est comment tu fais évoluer aussi ton public. C'est comme dans un couple aussi, je vais te dire. Il y a clairement des erreurs.
- Speaker #1
Avant les enfants, après les enfants.
- Speaker #0
Ça fait partie aussi. Je pense que la vie et l'être humain est un être d'évolution en perpétualité. Si tu n'évolues pas, c'est qu'à un moment donné...
- Speaker #1
Et d'ailleurs, justement, toi qui coach des coachs, tu te présentes souvent comme ça, le coach de coach de coach, ça fait rire tout le monde et tout. C'est vrai que le coaching, il y a un petit côté décrié de c'est que le mental, c'est que le mindset, etc. Et je te pose une question un petit peu... Un peu, comment on dit ? Poil à gratter, on va dire.
- Speaker #2
Avec plaisir.
- Speaker #1
Est-ce qu'il n'y a que le mindset ? Parce que des fois, tu as envie de dire, OK, tu as beau avoir confiance en toi, tu as beau te faire la méthode Coué et te dire, je suis le meilleur, je suis le meilleur. En fait, c'est une quiche technique. Si ton marché n'est pas bon, ton positionnement, ton produit...
- Speaker #2
C'est des conneries. C'est la plupart du temps. C'est ce qu'on vous racontait sur Internet. Le mindset, c'est l'ensemble de mes croyances, mon identité, mes comportements, mon vécu, mon enfance, mes traumas, tout ce que tu veux, qui va venir s'incarner dans des actions que je fais au quotidien. Et en fait, tu as le mindset, tu n'as pas le mindset. Ça veut juste dire... Il y a des évidences devant toi qui te permettent d'arriver quelque part. Est-ce que tu es capable de les voir, de les saisir et de les appliquer ? Ou est-ce que tu te caches derrière des excuses à cause de ton identité, de tes traumas, ton passé, tes croyances et tout ce que tu veux ? Mais en fait, tu n'as pas le mindset pour. Ça veut simplement dire qu'aujourd'hui, ton set de croyances ne te permet pas d'accéder à. Et donc, soit tu décides que tes croyances sont les plus importantes, soit tu décides que tu dois changer d'état d'esprit pour pouvoir faire quelque chose.
- Speaker #1
Et c'est là que tu dois te mentir à toi-même quelque part. Enfin, mentir en tout cas. cassé ce système de croyances un peu limitantes pour en changer ?
- Speaker #2
Pas forcément. Déjà, croyances limitantes, je trouve ça un peu fatigant. Toutes les croyances sont limitantes, on dirait quand tu écoutes les coachs. Non, juste t'entourer de personnes peut-être qui l'ont déjà fait. Moi, il y a un truc que j'ai vraiment entendu très souvent. Tu as des personnes qui sont peut-être pas de nos milieux, qui arrivent dans une salle avec des pimpins comme moi. Je veux dire que là, la bande de pignoufs, ils font tous entre 1 et 3 millions par an. Ils ont l'air teuteux. Ah, mais dans ce cas-là, je peux aussi. Moi, avec mon doctorat. et d'un coup c'est des gens qui se lancent et qui débloquent des trucs il y a eu un changement de mindset en fait un changement de réalité mais je pense que ça dépend de ta baseline c'est à dire de ta base et à quel moment de ta vie tu réagis pas de la même manière,
- Speaker #0
tu prends pas les mêmes actions quand t'es dans un mood de guérison que de transformation que tu vois, tu peux pas dire à quelqu'un allez vas-y on y va alors que le gars il sort d'un truc traumatisant son système nerveux il est complètement en alerte et je pense qu'il faut revenir à cette neutralité pouvoir avancer.
- Speaker #1
Bon les amis, c'était passionnant, je pense qu'on pourrait faire un volume 2 mensonge, pas mensonge, est-ce qu'on se ment à soi-même ou non ? Dernière rubrique de l'émission, on va parler un petit peu de thunes quand même, parce que le mensonge dans l'entreprenariat, pour réussir en tant que freelance ou solopreneur, allez c'est parti pour Qui veut du CA ? Let's go ! Allez, dernière rubrique, je vais faire un petit peu travailler vos méninges, on va dire financiers, vous allez me trouver une idée de business. que nos amis freelance solopreneurs ici dans la salle, entrepreneurs en ligne, peuvent lancer à l'air, comme ça, où tout est fake, etc. Comment on peut l'utiliser ou comment on peut, au contraire, le contrecarrer ? On va voir ce que vous avez en tête. Chacun me donne une idée de business qu'on peut lancer et qui rapporte, qui nous permet d'être rentable dès notre première année. Allez, je commence. Moi, je commence. Chaque fois, il faut un nouveau business. On recommence pour une nouvelle année. Alors, moi, j'en ai une, du coup. J'allais appeler ça trafiquant d'images IA. Mais tant qu'à faire, tu vois, il y a un marché. En fait, tu vois, autant les IA génératives textuelles, je trouve qu'elles sont bien maîtrisées relativement par les gens, autant les IA génératives visuelles, il y a quand même des codes, tu sais, pour rien que le prompt dire, je veux que ce soit close-up, je ne sais pas quoi, enfin tous les termes de photographe pour faire des belles photos. Et j'ai vu qu'il y avait certains spécialistes IA qui se spécialisaient là-dedans. Génération de marques personnelles, d'identité personnelle, visuelle. Vidéo, photo, 100% IA. Mais ça, je pense que ça marche. Donc, on joue à fond la carte de l'IA personnelle. Vous achetez ou pas ? Votre clone IA, pour pas faire de shooting photo et tout.
- Speaker #3
Le fait que ce soit IA, je ne le ferai pas.
- Speaker #2
Je pense qu'il y a juste le principe. Là, je n'en ai pas besoin. J'ai trop de photos de moi, d'Internet, que j'ai juste à foutre dans une IA pour dire fais pareil, mais un peu différent.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. Toi, tu t'en sors comme ça. Moi, j'en ai pas besoin.
- Speaker #0
Moi, j'en aurais... Une idée ? Ah non, pardon. Oui, oui, non, pardon. Non, j'allais dire parce que moi, j'utilise ça, mais c'est plus que, tu sais, moi, j'ai une carte un peu plus scénique et un peu plus mise en scène, scène et tout ça. C'est exactement, je suis comme ça, etc. Du coup, il y a me sert beaucoup. Et ça me permet, tu vois, de créer du contenu un peu plus léger où je me mets en scène dans des situations un peu plus, on va dire, paillettes et tralala, quoi.
- Speaker #1
Parfait. Allez, un petit tour de table, business. Jérémy, un petit business à lancer, là ? que tu vois dans ton radar ?
- Speaker #2
Je fais un site internet avec du vibe coding, avec Loveable ou un truc comme ça, qui vient scraper tout ce qu'on trouve sur internet sur une personne depuis 10 ans et lui mettre un score de fiabilité.
- Speaker #1
Oh purée !
- Speaker #2
Et derrière, tu lui vends un accompagnement pour cliner ce qu'il y a sur Internet ou pour se racheter une conscience.
- Speaker #1
Le nettoyeur exceptionnel.
- Speaker #0
Ça fait très la série Black Mirror. Ça fait Black Mirror, donc c'est peut-être une bonne idée. C'est un épisode qui est un peu comme ça. Après,
- Speaker #3
quand les gens regardent un épisode de Black Mirror, ils disent « J'espère que ça n'arrive pas quand même. » Et après, 6 mois plus tard, ça arrive. Et 6 mois plus tard, ça arrive.
- Speaker #1
Milo, est-ce que tu as un business que tu lancerais si tu te lançais là, qui serait fructueux dans ce domaine-là ?
- Speaker #0
écoute moi tu vois à l'ère de l'IA moi je serais plus sur lancer des choses beaucoup plus humaines donc tu vois j'ai pas vraiment d'idées comme ça présentiel peut-être aussi ouais présentiel tu vois des espèces de bah moi je suis très dans le show tu vois le truc un truc on ferait un événement avec Shones comme ça dans la vraie vie non mais clairement un truc tu vois où ça change de salle et la personne fait partie intégrante du spectacle en fait moi je suis pour l'ère où on se rencontre encore plus et on tranche un peu plus cette ère d'IA parce qu'on a besoin d'humains on a besoin de se...
- Speaker #1
il est là genre laisse moi dans mon sénégalais je veux rentrer je veux pas aller dehors avec des jambes qui est extroverti qui est introverti autour de sa table allez Sean clôture ce tour de table j'ai deux idées j'ai eu le temps d'avoir deux idées t'as
- Speaker #3
acheté du temps merci un peu comme tu disais Milo en fait là pour moi il va y avoir vraiment genre un chemin un carrefour entre ceux qui vont vraiment partir full IA c'est très bien il y a plein de choses à faire et ceux qui vont aller full humain. Et on voit, par exemple, tous les clubs de running, par exemple, de plus en plus qui explosent dans les grandes villes, notamment. Mais sur d'autres sujets, moi, je me concentrerais plutôt sur deux problèmes fondamentaux qu'on voit qui évoluent actuellement. C'est un, le vieillissement de la population et qui est lié, du coup, aussi à la galère financière des jeunes. Alors, nous, on est peut-être dans l'intermédiaire, on est à 30 ans, mais entre 15 et 25, quand même, les étudiants sont en précarité, c'est assez important. Et on voit, ça existe déjà, mais de l'aide des jeunes auprès des seniors, mais pour tout faire. Ah, les colocs ? Non, mais même des courses, des petits bricolages, etc. Mais vraiment le rendre hyper pratique. Ça veut dire que vraiment, la personne plus âgée, ça peut être aussi contrôlé par un enfant. Mais en tout cas, il y a une appli pour dire, j'ai besoin d'aide bricolage. Combien de temps ? Quelle personne ? C'est le temps. Soit moi, si par exemple, je pense à mon père ou à ma mère, je mettrais 500 euros dans une cagnotte qu'ils peuvent dépenser pour leurs petits besoins, leur bonheur, etc. Et de l'autre côté, il y a des petits jeunes qui peuvent en profiter. pour faire des petits travaux, tant qu'ils sont validés par la plateforme, etc. Mais du coup, c'est une sorte de Allo voisin version Allo jeune.
- Speaker #1
Et comme il y a le vibe coding en ce moment, vous pouvez vibe coder cette app chez vous. On a fait un épisode aussi spécial, vibe coding et soloprenariat, c'est incroyable. Donc ça va être magique.
- Speaker #3
Ça, c'est la première idée. Deuxième rapide. Très rapide.
- Speaker #1
Très rapide. Il n'y a plus de pile dans le timer.
- Speaker #3
Ça, c'est une idée que j'ai déjà depuis longtemps et c'est encore plus simple avec le vibe coding. C'est de récompenser les gens. donc tout ça est lié au problème de dopamine et de l'addiction au téléphone c'est de les récompenser quand ils regardent pas leur téléphone c'est à dire que si par exemple ils mettent une limite genre de 2 heures de temps d'écran par jour s'ils la dépassent ils gagnent 0€ s'ils la dépassent pas ils gagnent 50 centimes ou 1€, il faut voir le business plan mais en tout cas il y a une sorte de limite, c'est à dire que si plus tu mets haut le temps d'écran moins tu gagneras d'argent et plus tu mets genre par exemple 1h de temps d'écran max paf on te donne 1€ ou 2€ ou 3€ après Merci. Ça encouragerait les gens à ne pas lancer leur téléphone, à faire d'autres choses productives. Le business plan est caduque et bancal.
- Speaker #1
C'est dans l'économie de l'attention. Et ce qui fait gagner de la thune aux gens, c'est les eyeballs sur leur publicité.
- Speaker #3
Tu peux être seul dans la niche de ceux qui n'utilisent pas.
- Speaker #2
Si je n'utilise pas mon téléphone, tu me donnes un euro. Si je l'utilise, j'en gagne 5000.
- Speaker #3
Mais toi, oui. Il y a des milliards de personnes. Moi, j'ai retenu que tu étais un pinpin. C'est ce que tu as dit. Un pinpin a un gros chiffre d'affaires. Je le vis bien. Je ne visse pas. Le business plan ne tient pas sur les pimpas.
- Speaker #1
Racontez-nous si vous avez envie de prendre ces idées et vous appelez Sean après pour parler avec lui du business plan. En tout cas, c'est trop cool de faire cette émission avec vous. J'espère que ça vous a plu. Donc, on espère qu'on vous a réconcilié un petit peu avec les mensonges stratégiques et parfois nécessaires quand on lance son business. Contrairement à ce que les gens disent sur Internet, sources et compagnie. On a vu aussi les mensonges toxiques. La petite ligne rouge n'a pas dépassé. Et bien sûr, le mensonge... positif, comment se mentir à soi-même, qui est parfois indispensable pour prendre confiance en nous, avoir ton niveau de confiance quand on se lance. Merci beaucoup d'avoir été avec moi, Maïlo, Jérémy, Shones. Abonnez-vous à la chaîne et puis je vais mettre aussi les liens de nos invités pour vous suivre. J'espère que vous avez kiffé l'émission. Laissez-nous un petit message dans les commentaires, un petit like et envoyez à vos potes qui sont dans le doute là, qui sont un peu dans le dur, fake it until you make it, qui viennent de se lancer, qui n'ont pas encore sold out tout leur programme en ligne. On est avec vous, les amis. Vous n'êtes pas seuls. Nous sommes des millions. Nous sommes une nation. Nous sommes la Solo Nation. Allez, à la semaine prochaine, les solos.