- Speaker #0
Vous êtes des entrepreneurs expatriés à l'île Maurice, donc qu'est-ce qui fait qu'on a besoin de s'expatrier comme ça ? Est-ce que les entrepreneurs français sont mauvais ?
- Speaker #1
C'est vraiment une appétence pour la liberté et je sentais de moins en moins le vent de liberté en France.
- Speaker #2
Moi je suis venu ici, j'ai découvert une vraie communauté entrepreneur web. Moi j'ai... Franchement, je n'ai pas peur de le dire, quand j'étais en France, je vivais à Cannes, sur la côte d'Azur. J'ai beaucoup plus d'entrepreneurs dans mon réseau ici qu'à Cannes.
- Speaker #3
Il ne faut pas tomber ici à Maurice, c'est qu'il y a beaucoup de sollicitations, mais il faut quand même garder le cap. Je sens à Maurice qu'il y a un peu ce côté avec les gros de vacances.
- Speaker #1
En dessous de 5 000 euros par mois, ça va être compliqué de vivre à Maurice. Dès que tu gagnes 10 000 euros par mois, tu gagnes de l'argent en vivant à Maurice.
- Speaker #0
La France, c'est 67 millions d'habitants, les US, 630.
- Speaker #3
C'est sûr que c'est un peu le syndrome du petit marché aussi.
- Speaker #2
La différence entre un proveneur français et américain, c'est justement le niveau d'ambition français. C'est super intéressant.
- Speaker #0
France est mauvaise quand même.
- Speaker #3
Maurice, c'est à pocher prise. Et au début, quand t'es Parisien, c'est insupportable. Pendant un an, c'est dur au début. Et en fait, à la fin, tu te dis, mais qui a raison ?
- Speaker #0
Quand on est entrepreneur en ligne, on a une grosse partie création de contenu. On envoie généralement des newsletters à des milliers de personnes, des dizaines de milliers de personnes. Et on n'a surtout pas envie d'avoir comme moi son adresse personnelle, son domicile personnel, qui part à ses 10 000 abonnés sur sa newsletter. C'est pour ça que moi j'ai choisi le service Seu Domicilier et qui sont sponsors de cette émission, mais aussi de tout notre voyage sur l'île Maurice à la rencontre des meilleurs entrepreneurs en ligne du monde. Parce qu'être entrepreneur en ligne, c'est génial. Mais avoir le monde entier qui est au courant de où tu habites, qu'est-ce que tu as dans ta baraque, etc. et stressé quand tu pars en vacances ou pire, quand tu show off un petit peu sur ton chiffre d'affaires, te dire « Oh là là, les gens savent où j'habite » , ça c'est hyper stressant. Donc ne faites pas cette erreur, ne faites pas la même erreur que moi et domiciliez votre adresse de boîte ailleurs que chez vous, même si vous travaillez en télétravail. Pour ça, vous utilisez ce domicilier. Je vous mets tous les liens en description. Ils sont... trop bien comme service. Et en plus, ils ont lancé un nouveau service, Vie privée des entrepreneurs, où vous pouvez choisir aussi d'anonymiser l'adresse de votre siège social sur tous les documents publics. Comme ça, il y a uniquement les services concernés qui ont droit d'accéder à votre adresse et pas la terre entière. Alors bref, on entreprend en ligne, on utilise la scalabilité du business en ligne, mais pas pour révéler son adresse perso à la terre entière. Allez, c'est parti pour l'épisode du jour. allez c'est parti pour ce nouveau plateau je suis très contente de vous accueillir dans ce magnifique château de la bourdonnée alors je crois que vous êtes connaisseurs quand on arrive on a dit ah c'est trop stylé je crois que florent tu as invité aussi tu faisais ta communauté web et mauritius ici on a organisé pas mal d'événements effectivement dans ce lieu qui est assez chouette et de qualité donc on a un beau stand top qualité tu as déjà tourné des vidéos ici je me suis mariée ici oh la croix ya trop mignon la salade au dessus là je
- Speaker #3
me suis mariée au restaurant ici
- Speaker #0
Le restaurant est magnifique. On a adoré. On a un petit mot spécial de remerciement au château qui nous accueille toute la journée. Il y a des visiteurs qui passent à côté. Pendant qu'on tourne l'émission, ils ont mis un petit corban de sécurité. On est comme des rois et des reines. Allez visiter le château si vous êtes sur Maurice. Venez organiser des événements aussi si vous habitez là. C'est magnifique. Je vous mets le lien en description. On les remercie infiniment de nous accueillir pour une journée de tournage. C'est pour ça que si vous nous écoutez en podcast, vous entendez peut-être des bruits d'oiseaux. devant, dans les palmes. On est dans un cadre extraordinaire. Ne ratez pas ça. Venez nous voir sur YouTube. Alors, aujourd'hui, je vous invite sur ce plateau parce que vous êtes des entrepreneurs expatriés à l'île Maurice, donc des entrepreneurs français. Vous êtes installés ici. Et ça m'a fait poser une question. Qu'est-ce qui fait qu'on a besoin de s'expatrier comme ça ? Est-ce qu'on va à la recherche ? Est-ce qu'on n'irait pas aussi un petit peu à la recherche des meilleurs solopreneurs et entrepreneurs du monde ? Un peu comme je le fais moi, là, cette semaine, avec les entrepreneurs que j'ai pris dans mes valises. On s'est dit, voilà, ils sont où les best ? Il y en a qui sont en France, mais il y en a aussi qui sont partis s'expatrier. Et c'est le thème de notre émission du jour. Est-ce que les entrepreneurs français sont mauvais ? C'est un peu putaclic, mais vous voyez ce que je veux dire ? Est-ce qu'on a des défauts ? Est-ce qu'on peut les gommer ? Est-ce que justement, il faut qu'on s'inspire d'autres modèles, d'autres rôles modèles pour aller plus loin dans nos business ? Donc, on va parler de tout ça. Alors, je vais vous présenter rapidement quand même Emma Deneuve. Donc toi, tu as la chaîne YouTube Bien Habillée ?
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #0
Combien d'abonnés ?
- Speaker #3
Je suis à 87 000 abonnés et entre tous les réseaux sociaux, je fais à peu près 7 à 9 millions de vues par mois.
- Speaker #2
Par mois ?
- Speaker #0
Oui, par mois. Moi, je fais un peu à mon premier million de vues. Après,
- Speaker #3
c'est grand public. Oui, mais c'est énorme.
- Speaker #0
En tout cas, sache que j'ai regardé plein de vidéos avant parce que j'étais là, il ne faut pas que je commette d'impair. Je suis dans la casquette.
- Speaker #3
C'est vrai ? Merci beaucoup. Ce soir est très important.
- Speaker #0
Ouais, hyper intéressant. Donc toi, tu es entrepreneur. Ton mari aussi est entrepreneur. Oui, très bien. Alexandre Roth, qu'on va recevoir dans un épisode bientôt.
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #0
Voilà, allez voir les autres épisodes. Florent Fouque, tu es avec nous. Toi, tu as une plateforme d'investissement dans la crypto.
- Speaker #1
C'est ça. Aline Maurice depuis 9 ans. Wow. J'ai longtemps proposé des formations sur l'investissement immobilier, donc toute l'éducation financière. Et là, depuis 4 ans, on a lancé un projet de logiciel d'investissement dans les cryptos.
- Speaker #0
Ok, hyper intéressant.
- Speaker #1
On a 1300 abonnés et 12 millions en capital sous gestion.
- Speaker #0
Ah ouais, comme un fonds d'investissement.
- Speaker #1
Il ne détient pas l'argent des clients, juste on le gère à distance. Donc ça reste sur leur compte à eux, mais on le gère à distance.
- Speaker #0
Il t'a copié Eric Larchevêque ou quoi, avec sa Bitcoin Society ?
- Speaker #1
C'est pas lui qui a mis en copie,
- Speaker #0
c'est toi qui l'a mis. Oui, c'est Kevin Lee. C'est bien sûr.
- Speaker #1
Lui, c'est tout autre business. Il ne prend vraiment que dans le Bitcoin. Alors qu'il a décidé de diluer le risque entre le top 30 des cryptos. Donc on est dans une autre démarche. C'est une logique d'investissement. il lance un business. qui veut renforcer par l'investissement dans le Bitcoin.
- Speaker #0
Hyper intéressant. En parlant d'investissement, on a le roi de l'investissement immobilier avec nous, Baptiste Perrin. Donc toi, tu as un business d'investissement, tu as un business aussi de business en ligne. C'est quoi tes acquisitions ? Moi,
- Speaker #2
je suis un passionné d'immobilier à la base. J'ai commencé à investir il y a 10 ans maintenant, quand j'étais tout jeune, et je passais de 0 à 35 billets immobiliers en France, à l'étranger. Donc c'est vraiment une passion pour moi. Et puis aujourd'hui, c'est devenu...
- Speaker #0
Le château de la Bourdeuse.
- Speaker #2
J'aimerais tellement avoir pu le louer à Emma pour son mariage, mais non, malheureusement, ça ne fait pas à moi. Et à côté de cette passion-là, j'ai développé d'autres passions, dont pour le business. J'ai créé pas mal d'entreprises, j'en ai revendu trois déjà. Et notamment des business en ligne sur la formation, où je suis associé, parfois fondateur seul et parfois fondateur associé de boîtes en ligne. Et moi, ma spécificité, c'est la partie acquisition-publicité. Et on a déjà généré plus de 15 millions d'euros avec des formations en ligne.
- Speaker #0
Donc tu rachètes des business en ligne et tu les pousses avec ta... Alors je ne les rachète pas,
- Speaker #2
je les crée en général. Soit je les crée seul, soit je les cofonde avec une personne qui va plutôt gérer la partie contenu. qui est une partie où moi je ne suis pas bon du tout pour le coup. Moi je suis plutôt bon pour la partie publicitaire, pour vraiment aller scaler les business à des échelles plus élevées grâce à la pub. Et en général je m'associe avec une personne qui est douée dans la partie contenu.
- Speaker #0
Tu vas recevoir des candidatures dans les commentaires.
- Speaker #2
Espérons. Là je ne suis pas mal fou en ce moment, mais si jamais il y a un peu de temps qui s'il y a... Non, la vraie...
- Speaker #0
Ne cherchez pas l'activateur solo-croner, c'est plein.
- Speaker #2
Je ne vends rien moi, donc c'est bon. Il n'y a rien qui est vendu.
- Speaker #0
Je ne vends rien moi. Non mais c'est bien le level en fait, donc t'en as un quoi business en ligne, t'en as plusieurs.
- Speaker #2
Ouais, en général j'en gère deux en même temps et j'évite d'en prendre plus parce que pour le coup c'est pas une équipe architectique mais c'est juste impossible à gérer en même temps.
- Speaker #0
Ok, bon il peut être intéressant, donc on s'est déjà rencontré, on a bouffé ensemble, on a des fêtes ensemble, on organise un meet-up aussi sur les agents IA, bref on va passer un peu la semaine ensemble. Et on vous emmène un peu dans notre vie, un petit peu de mastermind, si vous participez à un mastermind avec des entrepreneurs top niveau, voilà le genre de conversation qu'on va pouvoir avoir en off. Et on vit des livres, tout ça un peu s'enfiltre dans Solo Nation. Alors, on va commencer par l'expatriation. Moi, j'avoue, ça me fait un peu rêver parce que quand je suis venue ici, quand on a tout organisé ensemble, j'étais là. Moi, je veux rencontrer les meilleurs, ceux qui s'expatrient. Aussi, certains s'expatrient. Pas que pour ça, bien sûr, mais il y a souvent une partie fiscale aussi. Donc, forcément, c'est qu'on a des revenus qui sont forts. Et du coup, c'est chouette. On dépasse certains montants, certains plafonds de verre que moi, j'avais en tête. Est-ce que c'est ça qui vous a motivé ? Est-ce que vous vous êtes dit, voilà ? Moi, la France, c'est trop petit. J'ai envie de rencontrer des gens qui ont un niveau supérieur. Donc, go m'expatrier sur Maurice. C'est quoi votre motivation à tous les deux quand vous êtes partis ?
- Speaker #3
Alors, moi, j'ai mon père qui s'est expatrié ici il y a à peu près 20 ans. Donc, on venait déjà de manière... C'est pour ça qu'on s'est mariés ici. On venait déjà une à deux fois dans l'année avec Alex, puisqu'on s'est rencontrés très jeunes. J'avais 17 ans et lui, 18 ans. Et donc, à un moment, moi, j'ai switché. Et je me suis dit, mais en fait, il vaudrait mieux qu'on vive ici et qu'on aille... en vacances en France, plutôt que le contraire. Et quand j'ai eu ce switch, Alex, il n'était pas complètement aligné, parce que très parisien, parce que pas de permis, parce que bon, ça, tout le monde le sait maintenant qu'il n'y a pas le car. C'est moi le chauffeur ? Non, mais je veux dire, en fait, je pense qu'il n'était pas hyper aligné. Et en fait, plus on est venu et plus ça a grandi en lui, il y a eu vraiment un moment où je lui ai dit, tu sais quoi, si on fait une famille, moi, je ne me vois pas à Paris, je me vois vraiment ailleurs. Et l'île Maurice, c'est une porte ouverte vers ça.
- Speaker #0
Donc c'est des raisons à la base un peu plus qu'on retrouve beaucoup ici, parce que c'est très accueillant et tout, un peu lifestyle aussi.
- Speaker #3
Familial, lifestyle, on était assez jeunes quand on a pris cette décision-là. Après, moi, j'ai un background un peu international, parce que ma mère est suédoise. La mère d'Alex est espagnole, donc on est déjà assez ouvert, disons. Et j'ai fait pas mal d'expériences, même étant petite, à 16 ans. Je suis partie un an aux États-Unis. Donc j'avais un peu envie d'une vie, d'une grandeur, en fait, d'une certaine grandeur, tu vois.
- Speaker #0
On retrouve beaucoup ça, d'ailleurs, dans les profils des gens qui s'expatrient, etc. Des enfances, elles-mêmes expatriées, etc. Et ça, je trouve ça intéressant, c'est que souvent, dans le profil franco-français de base, tu vois, il manque cette ouverture au monde, le fait de ne pas avoir fait ses études à l'étranger. Même moi, je n'ai pas fait d'études à l'étranger, je regrette, mais ce n'est pas pour les mêmes raisons. Moi, j'étais en école de commerce et j'étais un peu trop... on va dire dans les associations, dans les fêtes et tout ça, et j'ai un peu raté le code. Pourtant, c'est bien pour sortir. Et regarde, mes compétences aujourd'hui, elles servent. Non, c'est sûr. En gros, j'ai organisé ma petite semaine sur l'inmobile, et c'est vrai que je regrette de ne pas avoir ce côté expatrié. Quand est-ce que vous êtes expatrié ? Vas-y, je peux rentrer. Toi,
- Speaker #2
t'es là depuis plus longtemps.
- Speaker #1
Je suis le plus ancien. Oui, je crois. C'était avant nous. Un an avant, oui. un an avant et alors du coup c'est pas du tout la recherche d'entrepreneurs des talents qui étaient ici parce qu'en fait à l'époque il n'y avait personne c'était fou d'ailleurs quand ils sont arrivés on était content parce que ça n'était plus le monde qui arrivait il y avait Cédric Anissette il y avait Cédric Anissette deux ans avant voilà c'est un très bon copain et c'est pas quelqu'un très sociable je pense que c'est pas je démolis rien en disant ça il y avait expat.com je crois aussi Espoir.com, c'est une communauté, c'est un site internet.
- Speaker #2
Il est modeste, mais c'est Florent qui a créé une grosse communauté web ici aussi, il faut le dire.
- Speaker #1
Il y avait une communauté de recrutés, il y avait une communauté de salariés, de jeunes veilleux, mais pas vraiment une communauté de web entrepreneurs.
- Speaker #0
Et toi, tu as senti la pépite, tu t'es dit ?
- Speaker #1
Alors moi, j'ai vraiment une appétence pour la liberté, et je sentais de moins en moins la liberté. Le vent de liberté en France. Donc, j'avais un petit peu ce rejet qui commençait à se créer en moi. Et je voulais autre chose pour mes enfants. Et effectivement, quand j'ai découvert l'île Maurice, très peu de décalage horaire avec la France, assez facile d'obtenir le visa, ça parle français. Je trouve qu'il n'y a pas un état culturel qui est trop important, ce qui fait qu'on peut assez facilement s'adapter ici. Les gens qui sont souriants et le soleil toute l'année. Pour moi, ça coche beaucoup de cases. Du coup, on a tenté l'aventure et puis ça nous a plu. Et du coup, depuis, on est resté sans se poser de questions. Et notre dernière fille, du coup, est née à Moës. Elle a 5 ans.
- Speaker #0
Et toi, Baptiste ? Moi,
- Speaker #2
c'est un mélange des deux, littéralement. Moi, ça fait 6 mois que je suis là, du coup. C'est un mélange des deux expériences. Alors moi aussi, j'ai une vie assez internationale parce qu'à 18 ans, je suis parti étudier au Canada. Puis après, j'ai vécu les 7 dernières années à voyager à peu près 6 mois par an. Donc beaucoup de déplacements à l'étranger, plutôt en mode digital nomade. Donc je suis resté résident en France pendant tout ce temps-là. Et là, avec ma compagne, on s'est décidé à venir ici parce qu'on a découvert Maurice, on est juste tombé amoureux, on cherchait une destination qui était accueillante. L'idée, c'était également de partir, faire une vraie expérience à l'étranger, de vraiment s'installer. Et le même raisonnement que toi de dire mais en fait, on est très bien à partir à l'étranger six mois par an. Mais si on faisait l'inverse, si on se disait plutôt on est à l'étranger et on va en vacances effectivement voir la famille en France, c'est génial, on adore la France. Moi, j'adore y aller en voyage comme ça, c'est juste exceptionnel. Mais plutôt prendre cette démarche inverse finalement. Et en cherchant les pays, on a visité pas mal de pays. Je n'ai fait plus de 50 aujourd'hui, c'est pour ça que ça peut aussi apporter une dimension assez intéressante sur le côté international. Franchement, pour moi, l'imaurice cochet le plus de cases. Et à l'inverse de Florent, du coup, parce qu'aujourd'hui, en partie grâce à Florent aussi, la communauté s'est créée. Moi, je suis venu ici, j'ai découvert une vraie communauté entrepreneur web. Et moi, franchement, je n'ai pas peur de le dire, quand j'étais en France, je vivais à Cannes, sur la côte d'Azur. J'ai beaucoup plus d'entrepreneurs dans mon réseau ici que à Cannes. Cannes, ce n'est pas une ville d'entrepreneurs. Mais même ceux qui vivent à Paris me disent franchement aujourd'hui si tu es sur internet, que tu es dans le domaine du web, du digital etc, tu feras un bien meilleur réseau à l'IMORIS qu'à Paris. Français, sans parler des francophones des autres pays etc.
- Speaker #0
Parce que l'entrepreneuriat en France c'est la start-up nation, c'est pas pour les PME mais c'est pas du tout l'entrepreneuriat web. Et moi je suis partie de Paris à Nantes, rien que ça, si c'est con mais tu vois j'étais plus du tout dans le mood parisien parce que déjà Paris c'est pas du tout cet entrepreneuriat web. Et du coup, j'étais un peu solo comme ça, et je suis allée chercher mes ressources en ligne. J'ai lancé mon podcast, j'ai lancé Solonation, justement pour rencontrer des gens qui sont partout dans le monde, qui sont souvent remote, qui sont souvent nomades, et qui n'ont plus trop de frontières, en fait. Et d'ailleurs, les solopreneurs un peu iconiques, quand je parlais avec Carlos, qui est à San Francisco, je lui dis un jour, je vais venir te voir, on fera des trucs solopreneurs. Et je lui dis, non, San Francisco, ce n'est pas trop les solopreneurs. Pas fait pour rien. entrepreneurs qui vivent là-bas. Ils vivent en slip dans le Nevada. Ils sont un peu dans la liberté géographique aussi. Alors, c'est expatrié, ça coûte cher quand même, non ? Est-ce que ça vous a forcé à avoir plus d'ambition dans votre business ? Est-ce que c'est les gens que vous avez côtoyés ici qui se sont fait step-up ? Ou est-ce que votre business, non, était déjà fort et vous avez continué à développer ici ?
- Speaker #1
Je pense que c'est un palier, en fait. Je pense qu'effectivement... En dessous de 5 000 euros par mois, ça va être compliqué de vivre à Maurice.
- Speaker #2
C'est clair.
- Speaker #1
Je pense que dès que tu gagnes plus de 10 000 euros par mois, tu gagnes de l'argent en vivant à Maurice. Ah oui,
- Speaker #0
ok.
- Speaker #1
Oui, parce que c'est le poids de la fiscalité en France. Oui, ok, c'est mieux. C'est aussi le convivial. On arrive sur le sujet de la France, vis-à-vis des entrepreneurs en France. Moi, je suis admiratif des entrepreneurs en France parce que moi, j'ai besoin de marge de manœuvre, j'ai besoin de pouvoir investir, j'ai besoin de pouvoir embaucher les gens sans me poser de questions. J'ai besoin de faire grandir mon entreprise. sans avoir à compter à la fin de l'année si il y a de la marge.
- Speaker #0
Pour la différence de fiscalité, tu peux juste faire un mini-point là-dessus, parce qu'on n'en a pas trop parlé encore dans les questions.
- Speaker #1
La fiscalité, loin brusque, quand je suis arrivé, c'était 3% sur les bénéfices. Là, maintenant, ils se sont alignés, c'est 15% pour tout le monde. On est passé à 15%. 15%
- Speaker #0
sur le résultat ? Sur le résultat,
- Speaker #1
et on a 15% de charges salariales, avec une liberté, parce qu'il y a aussi un... En France, c'est un peu une étude d'amoclès qui s'appelle l'étude d'homme. C'est-à-dire que tu peux embaucher. Moi, je n'ai pas vocation à être solo-preneur. J'ai une équipe, j'ai fait ma rétron l'année dernière, donc je suis vraiment dans une logique de développer un véritable actif. Et je vois la flexibilité que j'ai ici à recruter des gens, et même de la liberté à leur proposer un salaire qui a une vraie évolution. Moi, je donne des vraies primes avec des vraies évolutions. En France, dès que tu as une évolution de 50 euros sur ton salaire, on te dit, ne te plains pas, déjà tu as une augmentation, contrairement à 90. pour s'en tromper. Je trouve qu'il y a toute cette liberté-là qu'on a, justement, qui est liée au fait qu'on a une fiscalité qui est très basse.
- Speaker #0
Et toi, Baptiste, t'as trouvé une accélération en arrivant ici ? Ou que t'étais déjà en mode « Ok, je scale à fond » .
- Speaker #2
Moi, ça fait que six mois que je suis ici. Puis moi, dans mon cas, mon business était déjà stable, etc. J'ai d'autres activités. Donc sincèrement, il n'y a pas de grande différence. Et puis comme Florent le sait, il y a quand même beaucoup de choses quand tu es expatrié qui ne changent pas d'un point de vue fiscalité. Quand tu as de l'immobilier en France, que tu vives en France ou pas en France, tu payes autant, voire même parfois plus. Donc ça ne change pas grand-chose. Sur la participatrice en ligne, bien sûr, il y a une vraie différence. Mais dans mon cas, ce n'était pas la motivation centrale, puisque comme tu l'as très bien dit, le coût de l'expatriation est existant. Moi, je trouve quand même que le coût de la vie pour bien vivre à Île-Maurice est quand même bien inférieur à ce que... que ça te coûterait en France pour un service équivalent. Même si la vie est quand même assez chère par rapport à d'autres pays d'Asie. Si tu prends la Thaïlande ou la Bali, c'est sûr que c'est plus cher. C'est évident, ne serait-ce que le billet d'avion, etc. Mais par contre, quand je compare à la vie que j'avais par exemple dans le sud de la France, ça me coûtait deux fois plus cher pour la même chose.
- Speaker #0
Mais toi, finalement, c'était voyage d'avant aussi. Je me dis que quand tu es digital nomade six mois dans l'année, ça te coûte très cher.
- Speaker #2
Ça te coûte beaucoup plus cher que de vivre au despatrier, largement.
- Speaker #0
Et puis d'organiser un business pour que ça soit scalable, que ça soit malin, que ça soit en partie peut-être délégué. ça t'a fait changer de business aussi de te mettre dans le voyage ?
- Speaker #2
Non parce que moi en fait j'ai construit une business de sorte à pouvoir être libre même l'immobilier j'ai fait en sorte d'avoir des gens sur place pour gérer des gens sur place pour visiter, pour gérer la partie travaux parce que justement j'ai toujours eu pour objectif d'être libre, c'était pas d'être au même endroit tout le temps de travailler ça a toujours été d'avoir cette liberté que je peux mettre aussi au service de mon business parce que quand tu crées du contenu tu le vois aujourd'hui en étant ici quand tu crées du contenu à l'île Maurice, VS crée du contenu à Nantes j'ai rien contre Nantes, mais à l'île Maurice Ça fait un peu rêver, tu vois, tu rencontres des gens. Moi, j'ai fait beaucoup de contenu aussi, donc j'ai rencontré des gens partout dans le monde. Ça m'a aidé à évoluer. J'ai rencontré des gens avec qui j'ai travaillé plus tard. Donc, il y a aussi un côté utile, en fait, à ça. Et quand je suis venu à Maurice, c'était aussi dans cet objectif-là. Encore une fois, ça a beaucoup évolué en dix ans. Mais d'être avec des gens qui sont dans les mêmes sphères que moi, qui peuvent potentiellement collaborer avec moi sur certains sujets, avec qui je peux déléguer des tâches. Voilà, c'est extrêmement pratique, je trouve, d'être à l'étranger.
- Speaker #1
Clairement, aujourd'hui, je pense qu'il y a un vrai écosystème qui s'est créé à Maurice. Clairement. Nous, quand nous, on est arrivé avec Emma. et aujourd'hui ça a de la valeur moi par exemple j'organise un événement tous les deux mois qui est l'équivalent de la Mastermind où tu vas payer 20 000 euros peut-être en France parce que justement en France il faut te sortir de Nantes pour être avec d'autres entrepreneurs qui sont à peu près de ton niveau pour t'élever alors qu'ici effectivement t'as un fil trop naturel en fait en fait il y a un fil naturel qui est lié à l'expatriation qui fait qu'on est déjà dans un milieu en fait de gens qui sont de talent déjà j'ai ajouté un point mais le fait de vouloir t'installer ici aujourd'hui ça a changé récemment maintenant il faut que tu investisses 100 000 dollars dans ta société
- Speaker #2
Voilà. Donc déjà juste ça Quand tu Bah ouais C'est 5000 dollars en perso Que tu vas mettre dans ta boîte Succès en tout cas financier De ton entreprise Voilà Et puis les personnes Qui ont un peu moins de moyens On va dire Ou qui débutent plus dans la vie En tant que solopreneur Ils vont plus aller à Bali Ou en Thaïlande Ou ils vont vivre avec 1000 euros 1500 euros par mois Peut-être 2000 euros on va dire Ils vivent très bien Plutôt que venir ici Où ça va coûter le double Ou le triple peut-être Pour la même chose Et surtout les trajets En vrai ce sont quand même très coûteux Tu vois Venir à Mauritius C'est beaucoup plus cher Que d'aller en Thaïlande Largement tu vois
- Speaker #0
Hyper intéressant C'est une ville de Enfin c'est un environnement aussi Où il y a pas mal de créateurs Il y a pas mal de youtubeurs Youtube, c'est ton canal d'acquisition principal ? C'est ton business model ?
- Speaker #3
En fait, j'ai commencé avec un blog et puis j'ai enchaîné sur Youtube. Après, j'ai eu des enfants dont je me suis un peu calmée. Et puis maintenant, c'est plus Instagram et Facebook aussi.
- Speaker #0
Ouais, Instagram. TikTok.
- Speaker #3
En fait, tous les formats courts.
- Speaker #0
Et ça, vous vous entraidez entre créateurs ? Vous avez un peu ce côté, genre je me fais mon petit mastermind ici avec tous les créateurs qu'il y a. Là, on va voir d'autres Youtubers. Body Time, etc.
- Speaker #3
Alors, on est tous à peu près... On se connaît tous. On est plus ou moins amis. C'est vrai qu'avec Florent, on se connaît depuis super longtemps. On se connaissait même d'avant, Maurice. Body Time, on est devenus par la force des choses amis. Mais bon, après... C'est-à-dire que le problème du... Le webbing, je vais venir une fois de temps en temps et je vais faire une fois de temps en temps des déjeuners, etc. Mais j'essaye de le faire le moins possible parce que moi, mon but dans la vie, c'est de pouvoir créer le maximum. Et après, d'être avec mes enfants, avec le rythme de l'école, etc. Si je commence à dire oui à tous les déjeuners, ça va être compliqué d'avancer. Et ça, c'est un petit peu aussi, je pense, le truc où il ne faut pas tomber ici à Maurice. C'est qu'il y a beaucoup de sollicitations, mais il faut quand même garder le cap. Parce que si tu dois produire tous les jours, moi, je produis tous les jours. et je poste quotidiennement, il y a quand même un rythme soutenu à garder et il y a des moments pour s'amuser, il y a des moments pour... Je sens à Maurice qu'il y a un peu ce côté apéro de vacances. Non, mais c'est super.
- Speaker #2
Le côté sollicitation, c'est un truc de fou. Vraiment, moi, je n'attendais pas à ça.
- Speaker #0
Il faut se méfier aussi parce que tu ne peux pas venir avec que l'idée de grandir ton business et après, tu tombes un petit peu dans les soirées. Et ça,
- Speaker #2
j'ai envie de dire, c'est un peu dans... toutes les destinations où il y a des entrepreneurs et des expatriés. Parce que tu te retrouves, les gens n'ont pas leur famille forcément autour d'eux. Vous avez des enfants, etc. Quand tu n'as pas d'enfants, tu arrives, il n'y a pas tes parents, il n'y a pas tes amis d'enfance. Tu es un peu tout seul. Donc, tu vas faire des choses avec d'autres entrepreneurs comme toi. Et donc, tu tombes vite dans une sphère comme ça.
- Speaker #0
C'est tournante, mais du coup, moi, je suis tranquille. Je n'ai pas le fourmouille des soirées parisiens. Je suis tranquille. Quand je dis que je suis tranquille, j'ai été méga concentrée. Et je pense que pendant les 2-3 premières années de mon business,
- Speaker #3
ça m'a aidée à passer à l'entente.
- Speaker #0
et voilà je suis chez moi je suis tranquille après c'est une ville où il y a beaucoup beaucoup de freelance donc aussi au début ça m'a énormément aidé et après bon pour la partie solo-preneur un petit peu moins mais j'en rencontre de temps en temps je fais des épisodes je vous mettrai les liens avec des solo-preneurs mentés on sait qu'on fait des tournages maintenant sur place et tout donc voilà le business en ligne n'a pas de frontières et clairement les gens ils préfèrent avoir une meilleure qualité de vie donc ils vont pas forcément rester à Paris dans un T2 surtout quand t'as des enfants Bon, allez, super intéressant d'avoir eu votre point de vue sur l'expatriation. On voit que ce n'est quand même pas non plus que business et tout ça.
- Speaker #3
Non.
- Speaker #0
Mais bon, vous voyez bien que quand même dans les entrepreneurs qui sont ici, il y a des traits de caractère qui, je pense, sont communs. Il y a une forme de mindset particulier parce que vous avez pris des risques aussi. Vous avez osé partir de chez vous, vous avez osé vous installer, vous avez osé un peu remettre en question le status quo, etc. Donc, on va plonger un petit peu dans le vif de... Est-ce que les entrepreneurs français ont des défauts ? Comment les surmonter ? Comment muscler aussi son mindset pour rentrer dans le game du business en ligne, on va dire international, et monter en termes de chiffre d'affaires, de statut, d'audience, pas rester comme ça dans un petit marché, dans un petit business qui peut être aussi le défaut parfois des Français ? Allez, c'est parti, on va voir tout ça. Allez, pour tester votre mindset prise de risque. Et peut-être aussi, justement, débattre de ce qui fait le côté, le caractère un peu franco-français. Ça, parfois, les entrepreneurs qui, parfois, les limitent aussi. On va jouer un petit jeu. Vous allez pouvoir prendre vos drapeaux. Allez. Donc, cap ou pas cap ? Facile.
- Speaker #2
Ouais.
- Speaker #0
Cap ou pas cap ? Je vais vous donner des petites affirmations. Donc, cap, violet. Pas cap ? Jaune. C'est bon ? Ouais.
- Speaker #2
Allez.
- Speaker #0
Allez. Bon, facile, la première. Cap ou pas cap ? Mais non, mais ça pourrait être une prochaine fois pour vous, cap ou pas cap, changer de pays pour réussir. Yes. Vous vous verriez partir comme ça pour un deuxième développement de business ?
- Speaker #3
On ne parle pas de ce que vous avez déjà fait comme move. Ah, OK, OK,
- Speaker #2
OK, dans ce sens-là. Moi, ça fait que six mois, c'est dur.
- Speaker #3
Vous avez trouvé votre petit paradis. C'est clair. C'est compliqué de trouver une meilleure destination. Si ça change et qu'à un moment, on se sent obstrué, je pense qu'on partirait quand même.
- Speaker #2
Oui, complètement.
- Speaker #1
Je suis d'accord. On a été challengé par le Covid.
- Speaker #3
On a hésité. Moi, j'ai hésité.
- Speaker #2
La solitude, l'isolement, c'est quoi ?
- Speaker #3
Non, le côté... Je pense... de ne pas avoir de visibilité sur ce qui allait être mis en place par le gouvernement. Il y avait des écoles qui étaient complètement à l'arrêt pendant très longtemps.
- Speaker #1
On voit facilement des jours en maïs.
- Speaker #3
Ok, oui.
- Speaker #1
Oui, capable d'encaisser, ça se change. Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Cap ou pas cap, vous lancez en anglais.
- Speaker #3
Ah bah carrément.
- Speaker #0
C'est anglophone.
- Speaker #2
Ah non, attends, c'est que... C'est rose, cap.
- Speaker #1
Ah oui, cap. Oui, cap.
- Speaker #2
Alors, chat.
- Speaker #0
Qui va se lancer là ? Parce que c'est ça aussi une possibilité de s'aider, de ne pas que être en train. Depuis une semaine, j'ai téléchargé une IA qui me parle en anglais.
- Speaker #1
Elle me parle en anglais et ça va de fou.
- Speaker #2
Tu progresses beaucoup,
- Speaker #1
tu sens. Fluently. J'avoue, c'était scotché. Déjà, je trouve que leur tunnel était bien fait. Il a bien débattu sur la base.
- Speaker #0
Le basse pourrait être client. Si leur tunnel était bien fait.
- Speaker #2
C'est vrai.
- Speaker #1
C'est très proche de ce que moi je fais. J'avoue, ça m'a parlé. Il était bien designé. Et puis, ouais, donc pour 44 euros, je paye trois mois de discussion continue.
- Speaker #2
C'est des cours d'anglais, vraiment, comme si tu parlais à un...
- Speaker #1
C'est que moi, je lui parle de ce que je veux. Ah, tu discutes avec lui. Elle me répond.
- Speaker #3
Psychologie aussi, en même temps, tu fais ta thérapie.
- Speaker #1
Tu racontes tes grammaires et après, elle me relance sur le sujet. Trop bien.
- Speaker #0
Je m'étais dit que j'allais demander à Chad GPT en mode, tu sais, étudiant, de me faire bosser aussi pour être...
- Speaker #2
Tu peux le faire avec Chad GPT. Tu peux discuter avec lui en anglais. Marche.
- Speaker #0
Toi tu te prépares à quoi ? A lever des fonds ? Rencontrer des clients ?
- Speaker #1
A lever des fonds et effectivement pour aller chercher plus de profondeur de marché sur le marché de l'investissement on est face à une frilosité quand même des Français bien sûr et donc il y a un niveau de maturité sur les produits financiers qui est plus important dans les marchés anglophones Et clairement, si mon objectif, c'est de monter à 1 milliard de capital solution, ça va être compliqué de faire ça avec le marché français. Et donc, du coup, effectivement, il y a cette vocation à aller chercher ça. Et je n'ai pas trouvé le lieu pour parler de mon produit.
- Speaker #2
Et tant que tu en parles,
- Speaker #0
j'avais noté cette stat, la France, c'est 67 millions d'habitants, les US, 330. Donc, c'est sûr que c'est un peu le syndrome du petit marché aussi. Oui, quand tu piques. Et notamment, c'est encore plus exacerbé pour la prise de risque, les investissements et tout. Je ne sais pas si vous avez déjà ressenti.
- Speaker #2
Pour compléter déjà sur le fait de se lancer en anglais, cap oui évidemment. Après, moi je trouve qu'il y a des avantages sur ce petit marché. Dans le sens où, tu vois, je sais qu'on va venir sur le sujet des Etats-Unis par la suite, parce que c'est souvent la comparaison et normalement on se compare au-dessus de soi, c'est bien normal et c'est très bien. Néanmoins, il y a quand même beaucoup d'avantages à entreprendre en France, en tout cas sur un public français. Bon, évidemment la langue qui est beaucoup plus simple à toucher, parce que même si tu apprends avec une IA, tu ne seras jamais native, sauf si tu passes par une IA qui va te traduire toi, etc. Donc, il y a cette complexité-là. Et surtout, la concurrence sur le marché français est beaucoup plus... légère.
- Speaker #0
Petite concurrence.
- Speaker #2
Oui, pas toujours. Très belle maturité sur le marketing. Moi je trouve qu'aujourd'hui, en tout cas, je parle en 2026, après peut-être qu'en 2030 ce sera différent, il y a encore un gros avantage en tant que français assorti sur le marché français. Il y a des spécificités culturelles aussi qui font qu'un américain ne pourra difficilement s'adapter au marché français. S'il veut se traduire en français, ça va être plus complexe pour lui parce qu'il n'aura pas forcément les subtilités culturelles, la compréhension du marché et des gens. Donc pour toutes ces raisons, je pense qu'il y a quand même encore un très gros edge sur le marché français, même actuellement.
- Speaker #0
Ouais, puis se lancer dans une autre langue, c'est pas juste traduire son produit, c'est parfois créer un autre produit.
- Speaker #2
Non, non, c'est adapter à la culture, clairement, surtout sur le marketing.
- Speaker #0
Maturité et tout ça. Emma, toi qui... Oui,
- Speaker #3
alors moi, en plus, je parle très bien l'anglais vu que je suis partie à 16 ans aux Etats-Unis, au Kansas, c'était sympa. Il n'y avait pas de français, donc j'ai appris vite. Pas le choix. Pas le choix. Et du coup, c'est la technique de ma mère qui s'est dit, non, mais c'est quoi ce niveau d'anglais de ma mère ?
- Speaker #2
En France ? Surtout quand tu viens de tuer à quoi ?
- Speaker #3
En France, qui était choquée. du coup en tant que suédoise elle dit bah Si vous voulez, je viens dans votre école donner des cours d'anglais, parce que même moi, en tant que suédoise, je parle mieux l'anglais que tout le monde.
- Speaker #2
Les suédoises parlent bien l'anglais, je pense. Les suédoises parlent très bien l'anglais.
- Speaker #3
Elle a vu que le niveau était nul, elle m'a envoyé à 16 ans aux Etats-Unis. Moi, j'ai le truc de bien parler déjà, et je me pose souvent la question de est-ce que je ne performerais pas mieux sur l'anglais, plus en plus avec le côté parisien-français. C'est ce que j'allais te dire, c'est pas un style. Toi, dans ton cas, c'est hyper pertinent. Mais je pense que parfois... le mieux, il est mis du bien et qu'on trouve toujours des prétextes, on se dit ah ouais, ça serait mieux si je fais ça non mais en fait, publie tous les jours bosse bien ton contenu, répète ce qui marche il y a déjà beaucoup à prendre en France je pense, voilà donc c'est un bon marché, ouais il y a quand même il y a du pouvoir d'achat tu as ce modèle derrière,
- Speaker #0
tu vends des guides alors je vends des guides,
- Speaker #3
je vends des formations et donc du coup, et puis je fais aussi beaucoup de collab avec les marques maintenant
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #3
il y aurait aussi... La stratégie du solopreneur que je pratique aussi.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Manger exactement. Faire payer pour créer son contenu. Comme ici. Mais affiliation.
- Speaker #3
En fait, affiliation, gifting, et puis contenu, bien sûr, intégration YouTube, contenu dédié, etc. Mais ouais, je me dis juste, en fait, là, c'est juste parfait comme c'est dans l'état des choses. Et est-ce que je vais pas un peu me compliquer la vie ? Parce que c'est quand même double de travail. Même si je parle bien l'anglais.
- Speaker #0
ton côté objet brillant de sauter d'une branche à l'autre moi c'est pareil je réfléchissais en préparant cette émission En vrai, moi, le soloprenariat, ça peut être un sujet complètement international. Déjà, moi, j'ai mon asset principal qui est en français. C'est intraduisible parce qu'il y a l'esprit français et tout. C'est le podcast. Et surtout, je n'en ai pas besoin en vrai parce que je faisais mes comptes. Je ne sais pas si j'ai 500 clients à 2000 euros. Je paie mon million et j'ai déjà 300 clients dans l'incubateur. Je suis déjà bien. Et 500 freelance top niveau sur 1 million de freelance en France, ce n'est rien du tout. C'est très français ce que tu viens de dire.
- Speaker #1
On emploie... Non,
- Speaker #0
mais bien sûr. Après, tu vois, on peut toujours dire Sky is the limit. Non,
- Speaker #1
mais c'est dans le sujet, c'est bien.
- Speaker #0
Si je fais un million complètement solo, ce qui est mon cas, tu vois, on n'est pas si mal rapport au...
- Speaker #2
C'est pas une connexion. Mais oui, clairement.
- Speaker #3
Ce que tu veux dans la vie, j'ai envie de dire. Moi, en fait, aujourd'hui, je suis très bien. J'ai un mari qui gagne bien sa vie et qui fait le même métier que moi, mais qui envoie du lourd. Moi, à côté, là, j'ai fait 470 000 euros l'année dernière. J'ai doublé mon business et je me dis, mais en fait, j'ai du temps pour mes enfants. Je peux partir en vacances et je gagne bien ma vie. Et puis, je fais des choses que j'aime. Est-ce que ce n'est pas déjà assez ? Tu vois, il y a ça aussi.
- Speaker #0
En tout cas, c'est une conversation que je voulais aborder. Parce que dans le « est-ce qu'on est nul ? » et « pourquoi on n'est pas aussi bien que les Américains ? » il y a ce côté « toujours plus » . Et des fois, tu as envie de te dire, mais si tu prends tes armes aussi, qu'on a nous, les entrepreneurs français. et qu'on est content de la vie qu'on a vécue, parce que toi, tu t'es construit cette vie.
- Speaker #3
C'est ça.
- Speaker #0
Ce que tu dis, c'est ça. Ça a mis du temps.
- Speaker #3
Ça a pris du temps à arriver à un espèce d'idéal. Donc, quand tu l'as, j'ai un peu peur de tout détruire pour aller chercher quelque chose en plus et qu'en fait, ça fasse tout tomber, tu vois.
- Speaker #1
C'est peut-être une peur. Non, non, je suis assez d'accord. Mais je pense que vraiment, pour le coup, on met le doigt sur le cœur du sujet, qui est en fait la différence entre un proveneur français et étranger, a fortiori américain, c'est justement le niveau d'ambition. Et les Français, les Européens en général, on est un peu placé lifestyle. Tu te balades à Paris, tu te balades à New York, c'est pas la même vibe du tout. Mais après, qui est plus heureux ? Je sais pas. Je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui envient les Français, l'esprit en tout cas français, parce qu'on est un peu quand même assez axé sur le bien-vivre, etc.
- Speaker #0
J'ai un petit peu mon côté lifestyle business. Là, je lisais le dernier bouquin de Daniel Priestly que j'aime bien. Je suis un peu dans cette vibe. Lui, 8 à 12 personnes max, après c'est la vallée de la mort. T'es bien.
- Speaker #1
Ouais, ouais, je comprends.
- Speaker #0
Tu te mets bien, moi je parlais, j'ai des ans. enfants jeunes, je vois les 4 ans, je les vois tout le temps, j'en profite bien.
- Speaker #1
Du coup, les enfants d'enfance ne sont pas si nuls. D'un point de vue lifestyle, on est plutôt bons. On a répondu. Si c'est de l'argent, on est plus nuls que dans d'autres pays, mais sur le lifestyle, je pense qu'on est pas mal.
- Speaker #0
Ça, c'était avant de vous rencontrer. Après, on se met au niveau d'éducation financière vis-à-vis d'Américains et Let's Go. Alors, cap ou pas cap, prendre un coach américain à 10 000 balles par mois ?
- Speaker #2
J'ai pas si chaud de taille.
- Speaker #0
Moi aussi. Ah, c'est marrant. intéressant moi je me disais bon allez enfin j'ai failli attends c'est pas mon américain c'est en anglais Olly Richards que j'aime bien un gars que je suis dans les business en ligne et tout ça pourquoi vous avez dit non ?
- Speaker #1
attends pourquoi t'as dit oui toi ? alors que tu dis que tu veux attendre ton million et que t'es bien pourquoi tu prendrais un coach à 10 000 ?
- Speaker #0
moi j'aime bien justement j'adore et je pense que c'est pour ça que j'ai un podcast aller me confronter à des entrepreneurs bien que moi prendre les idées c'est très très open sur toutes les après ça veut pas forcément dire c'est plus de curiosité en fait C'est beaucoup de curiosité intellectuelle et souvent, ça m'aide à avoir quelques années d'avance sur comment je veux construire mon business plus tard. Parce que tu sais, tu as un peu la tête dans le guidon. C'est bien de faire du chiffre d'affaires, mais moi, je suis obsédée par l'effet de levier, la scalabilité, construire le meilleur business possible pour ne pas non plus m'épuiser. Et je trouve que quand un gars qui l'a fait, qui a déjà fait 10 millions, 20 millions d'un an, tu parles avec lui, ça t'élève un peu aussi. Et autant, je ne dirais pas prendre un coach mindset qui vit sur le mindset, mais autant un autre entrepreneur. un peu stylé qui a fait ça sur des plus gros marchés, ça pourrait me plaire. Pas forcément 10 000 balles par mois, mais tu vois, un mastermind. Et aussi, je suis dans une communauté en ligne où ce n'est que des entrepreneurs américains. Ce n'est pas le même niveau de conversation.
- Speaker #2
Tu m'étonnes.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Ça revient à ce qu'on disait juste avant. C'est la culture.
- Speaker #2
C'est la culture à la différence. Je ne sais pas dans quel niveau vous étiez. Oui, c'est clair. Moi, j'ai fait de l'enseignement à plusieurs mille mois. Moi, enfin... J'ai participé à beaucoup de masterminds, je fais beaucoup de coaching.
- Speaker #0
C'est toi qui factures du kibble par heure ?
- Speaker #2
Oui, quand j'ai fait mon propre mastermind, je facturais 36 000 euros à l'année.
- Speaker #0
C'est international ou juste français ?
- Speaker #2
Non, français. Et en fait, je pense que moi, j'ai vu assez de choses. Alors, c'est peut-être un manque d'humilité, mais maintenant, je pense qu'aller au niveau où je suis, ça passera par des coachs hyper spécifiques sur des thématiques, peut-être même plus des prestataires. qui vont le faire parce que moi j'ai plus le temps il n'y a pas vraiment moi j'ai compris ce qu'il fallait faire mais je pense que ça dépend du niveau de match que tu as dans le business et ce que tu as un petit peu vécu donc moi je pense que ça va faire un petit tour alors tiens pour scanner encore à des niveaux supérieurs,
- Speaker #0
cap ou pas cap, intégrer un associé
- Speaker #3
ça dépend en quelle proportion je n'aime pas travailler avec les autres c'est insupportable en fait j'adore j'admets que je suis bien seule alors après j'ai un salarié que je partage avec Alex qui est un monteur, cadreur, photographe mais ça me suffit j'ai pas besoin d'avoir quelqu'un intéressant t'as des associés déjà sur le business ?
- Speaker #2
j'ai déjà eu le par le passé des associés Moi, pareil, je suis quelqu'un, je travaille tout seul. Donc, en fait, j'ai une équipe. Maintenant, effectivement, j'ai des associés, mais il y a des investisseurs qui sont rentrés dans le capital à autant que 10% de la boîte.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #2
il y a du levée de fonds. Et j'ai gardé des parts pour les superposes de direction. Donc, CTO et directeur opérationnel. Mais par contre, c'est moi qui vais prendre les décisions et je suis le seul maître à bord. Moi,
- Speaker #1
j'étais dans la même team que vous avant. Vraiment, j'étais... toujours aimé travailler seul, j'ai toujours créé mes premiers business seul, et j'adorais ça, justement en me disant pareil que je n'aimais pas travailler avec d'autres personnes. Et en fait, je pense vraiment que l'associer, c'est à la fois le pire choix que tu puisses faire dans ta boîte comme le meilleur. Et je pense que vous avez raison, dans la plupart des cas, il faut pas prendre le risque. Parce que si t'as une boîte qui tourne déjà, qui fonctionne, prendre quelqu'un et prendre le risque de défoncer ta boîte parce que d'un côté, l'autre personne peut effectivement t'aider positivement, mais si elle t'aide négativement, toi ça va te démotiver aussi. Et vu que tu dis je partage ça avec quelqu'un d'autre. Est-ce que j'ai envie de me donner à fond en sachant que la personne, elle ne fait pas le taf ? Tu vois, c'est très compliqué. Donc voilà, à ce moment-là, je comprends le point de vue et j'ai le même. Par contre, quand tu choisis bien que tu tombes sur la bonne personne, moi j'ai un super associé avec qui je travaille depuis des années. Et au début, on n'était pas associés justement. Il a bossé avec moi en tant que « presta » et après on est devenus associés. Il travaillait avec moi pendant plusieurs années comme ça, en tant que presta, etc. Et puis vraiment, on s'est vraiment associés. Et là, c'était pour moi le meilleur catalyseur de croissance, mais parce que j'ai vraiment pris le temps de le faire. Et je pense que beaucoup de personnes s'associent un peu, peut-être par affinité. J'ai un ami, on s'associe 50-50, etc. Il faut vraiment le voir comme une vraie décision business, bien réfléchi, les pourcentages doivent être bien étudiés. Il faut être aussi, même parfois, de restructurer ses deals avec les associés. Mais en tout cas, de mon expérience, c'est le plus gros levier de croissance que tu peux aller chercher, encore une fois, avec le bon choix.
- Speaker #0
Intéressant. Et c'est intéressant aussi parce que parfois, tu es en mode « je veux croître » et donc tu vas te lancer dans la recherche d'un associé, mais je pense qu'il faut aussi attendre le bon moment. Exact.
- Speaker #1
Ouais, carrément.
- Speaker #0
Parce que, tu vois, c'est pas un truc que tu peux vraiment décréter ou tu vas te mettre en... Enfin, tu peux le faire, mais chercher un associé comme tu recruterais un collaborateur. Et ça, là, ça peut être un jeu.
- Speaker #2
C'est vraiment un mode de fonctionnement. Délicat. Soit c'est compatible, soit c'est pas compatible.
- Speaker #3
C'est de l'humain, donc c'est toujours... C'est complexe.
- Speaker #2
Le niveau de ce qu'il faut faire déjà avec ma femme.
- Speaker #3
Bah oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #2
Et ça, c'est que le week-end. Et quand on se croise, on tient une H24 avec un associé.
- Speaker #1
Je ne partage pas ce propos.
- Speaker #2
Les associés que je connais, ce sont des jumeaux. Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Ça irait quand on les connaît aussi.
- Speaker #2
C'est sûr qu'ils iront toute leur vie comme ça. Les autres...
- Speaker #1
et moi ceux que j'avais connus avant ils étaient vraiment très très proches c'était les meilleurs amis du monde je crois que ça a été un chou et justement pour moi il ne faut pas mêler les deux s'associer par amitié je ne pense pas effectivement que ce soit une bonne idée de manière générale ce n'est pas le bon sujet et surtout je pense que le meilleur moment pour le faire c'est quand ça se passe bien justement quand ton business il est déjà à un bon niveau là tu peux faire rentrer un dossier comme tu n'as fait qu'une levée de fonds c'est une autre manière de faire mais voilà si tu le fais dès le début en disant ouais ça ne marche pas on est au début de l'aventure on s'associe on n'a pas forcément les skills et on va voir c'est là où ça crée forcément des problèmes
- Speaker #0
Je trouve que là, pour le coup, le mindset français, il est un peu limité à... Il faut forcément recruter ou il faut forcément s'associer pour faire grossir une boîte. Moi, je joue énormément sur l'effet de communauté. Moi, mon business, il est communautaire. C'est un membership. Ma communauté, elle m'aide à trouver des clients. C'est des affiliés. Mes invités de podcast, c'est aussi des experts dans l'incubateur. Et ils deviennent clients. En fait, j'ai un effet de... Ça dépend de... Tout le monde m'aide, en fait. Tu vois, là, c'est un peu l'exemple de ce qu'on a fait cette semaine. En fait, j'organise le truc toute seule, mais je ne suis pas toute seule. Vous m'avez aidée, tout le monde m'a aidée, etc. C'est un village, en fait. C'était un effet de village. Et je pense qu'on peut construire des façons un peu plus modernes d'entreprendre.
- Speaker #1
Ça dépend de ton ambition, après. Franchement, tu dis que tu veux faire un million, c'est un énorme chiffre. Et toute seule, le faire, c'est très, très rare de réussir à le faire. Donc, c'est génial. Après, si tu veux viser 4, 5, 10, il y a très peu de chances que tu y arrives. Sur Amisès, je parle de formation, je connais très bien ce sujet-là. Toute seule. Enfin, tu peux le faire, mais c'est extrêmement complexe. Il faut être... très très très solide.
- Speaker #2
Où est ton rôle et où tu as valeur ajoutée ? Moi, je sais que ma valeur ajoutée, c'est de marcher 3h le matin sur la plage. C'est la réflexion. Je réfléchis à la prochaine stratégie, au prochain développement.
- Speaker #0
Tu me prends une énorme perche pour la dernière affirmation. Cap ou pas cap de travailler 80h par semaine pendant 2 ans pour tout exploser. Ah non, il n'y a que Baptiste Il y a que Baptiste qui va nous créer des vidéos Non bah après,
- Speaker #1
ouais c'est ça
- Speaker #0
Je ne suis pas si jeune
- Speaker #1
Je ne suis plus si jeune Bah oui j'ai déjà fait déjà Donc c'est ok Si je me retrouve dans une situation C'est clair qu'aujourd'hui j'ai une vie assez confortable Mais si je devais me remettre à zéro Et me dire ok il faut que tu réussisses Ça resterait mon objectif, il faut que tu te mets dedans
- Speaker #3
De zéro je le fais aussi je suis grosse bosseuse et tout mais dans le confort de vie que j'ai aujourd'hui ouais moi aussi c'est un vrai projet qui me plairait je vais sacrifier ma vie pour le travail 80 heures c'est beaucoup et pas non plus tant que ça à la fois 78 t'as dit ?
- Speaker #2
allez c'est bon elle accepte 78 bien sûr mais t'es obligé t'as l'énergie du démarrage je l'ai pas fait mais ça m'a pris 12 ans c'était plus lent Ouais,
- Speaker #1
mais bon... Après si c'est 70h à marcher sur la plage avec Florent ça va tu vois C'est cool hein Si ça c'est bossé c'est cool tu vois J'adore 10h de plus-value Non mais après Je sais pas pour vous mais moi dans mon cas Même si je suis pas derrière mon ordi Comme le dit Florent et l'exemple de la plage est un peu rigolo Tu vas au sport, tu penses à ton business Tu vas marcher sur la plage T'es pas en train de regarder les coquillages Et la mer et les vagues T'es aussi toujours en train d'y penser Déjà avec ton mari
- Speaker #0
Exactement Merci.
- Speaker #1
D'où les problèmes de coordination de Florent. Il pense à autre chose en même temps.
- Speaker #0
Pour faire un petit débrief, souvent les gens s'imaginent que les gens les plus successifs sont les plus occupés. Évidemment que c'est faux. Parce que c'est des gens qui protègent leur temps, qui délèguent etc. Tu vois, moi typiquement, on s'est contactés, on s'est tous envoyés des evocos, des machins. Tout le monde me répondait, les petits oiseaux derrière. Là, on est lundi après-midi. alors le podcast quand tu veux c'est un bon exemple on est lundi après-midi t'as passé ta journée à faire des podcasts c'est fluide tu vois et oui et tout le monde avait calé son truc je sais pas ce que vous avez prévu sans doute t'avais pas bourré à craquer et donc ça je pense que c'est aussi une bonne leçon on avait trouvé un épisode que je vous invite à voir si vous voulez regarder aussi la partie rôle modèle et tout ça sur l'expatriation en fait c'était trois solopreneurs expatriés dans d'autres pays alors c'est je sais plus je crois que c'était Maroc Miami en Floride et Suède C'est un peu ces powerpacks arrière qui sont là-bas.
- Speaker #3
Ah bah oui, ça me titille.
- Speaker #0
Parce qu'on voit aussi comment un pays change ton mindset. Ça influe sur vous. Ça influe peut-être aussi positivement ou négativement sur les Français qui restent en France. Et en tout cas, c'est assez cool de voir si on peut soit voyager... Non mais t'as raison, c'est un vrai sujet.
- Speaker #1
Chaque pays a un peu une onde, une vibe propre. Et après, je trouve que c'est bien de trouver quelque chose qui est complémentaire. Moi ça s'entend sûrement, je suis assez speed. Donc Maurice me permet de me calmer un peu, tu vois.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, toi tu vas bien.
- Speaker #1
Non, non, tu vas au Etats-Unis, ça va être chaud, tu vois.
- Speaker #2
Par exemple en tête, le gars ne pouvait pas rester là, parce que les gens, ça n'allait pas s'y mettre pour lui. Il fallait qu'il aille à Dubaï. Ouais, peut-être,
- Speaker #1
effectivement.
- Speaker #3
Moi, en vivant à Maurice, à chaque fois que je vais en Suède, je suis estomaquée. Et Alex aussi, on est là. Qu'est-ce qu'ils sont performants ? Qu'est-ce que c'est structuré ? Qu'est-ce que c'est droit ? Ils sont à l'heure. Ils sont beaux. Ils sont bien déformés. C'est bon. Tout est bon. On est là. Non, mais franchement, c'est quoi ce pays ? Parce qu'après, Maurice, c'est absolument la chéprise. Et au début, quand tu es Parisien, c'est insupportable. Pendant un an, c'est dur au début. Et en fait, à la fin, tu te dis, mais qui a raison ? Parce que toi, tu es en train de...
- Speaker #2
C'est sûr.
- Speaker #3
Tu vois, tu bourrines après le temps, mais en fin de compte, ça ne va pas plus vite que ça. Et eux, ils prennent leur temps, ils sont toujours bien, toujours d'humeur égale. Il y a quand même...
- Speaker #1
Peine à problème.
- Speaker #3
Peine à problème. Il y a quand même une leçon derrière tout ça. Et je pense qu'on l'apprend quand on vit ici. Oui,
- Speaker #0
j'adore.
- Speaker #1
Très belle phrase.
- Speaker #0
Bon, écoutez, on a fait ce petit tour d'horizon. Donc, s'expatrier pour s'élever aussi, élever son niveau. Qu'est-ce qu'on est prêt à faire aussi pour élever son niveau et les risques qu'on est prêt à prendre, les trades-off ? On va regarder maintenant qui copier, qui sont les meilleurs. entrepreneurs ennuis du monde. Est-ce qu'il faut forcément qu'on copie les Américains aussi pour être toujours plus fort, toujours plus haut, toujours plus de chiffre d'affaires ? Allez, c'est parti. Nos invités vont nous partager leurs inspirations du moment et vous ne voulez pas les rater parce que sans doute, ils ont des gens assez intéressants dans leur radar. Let's go ! Bon, bref, vous en pensez quoi ? Est-ce qu'il faut forcément copier les Américains pour réussir ? Est-ce que vos modèles... C'est vrai qu'on est dans le business en ligne, donc je n'ai l'impression que tout vient de là-bas. Les funnels de vente, la content creation, Hormosy, tout ça. Il y a des vagues comme ça, et après, ça arrive comme ça, une petite onde chez nous.
- Speaker #3
Après, ils ont le défaut de leur qualité. C'est-à-dire qu'il faut bien les connaître, les Américains, ils bourrinent à fond. Je pense que si tu recrées exactement les mêmes contenus que les Américains, ça ne passe pas sur le marché français. Donc, il faut toujours adapter. Par contre, d'une manière générale, moi, il est clair que je m'inspire de créateurs, je dirais plutôt anglo-saxons. C'est peut-être plus intelligent dans mon cas d'aller voir du côté de l'Angleterre parce qu'il y a ce fond européen.
- Speaker #1
Sur la mode et tout, oui.
- Speaker #3
assez similaire à ce que nous on est plutôt que le côté américain parce qu'à chaque fois j'écoute des podcasts et tout américain je me dis mais tu dirais ça dans un podcast français tu serais senti genre je sais pas parler de tu sais maintenant il y a les activations tu vois ce que c'est ? non ben moi j'ai acheté en plus à fond genre je suis hyper friande de ça les activations c'est pas de la méditation tu fais des activations et donc du coup tu peux le faire t'as pas besoin d'être en train de méditer tu t'arrêtes pas tu fermes pas les yeux Merci. tu peux l'écouter tu vois ah c'est un audio non voilà c'est des activations énergétiques et donc ça active ça reprogramme ton cerveau et tout j'ai écouté ça en venant genre je me dis bon bah je vais le faire je vais essayer ça coûte rien quoi ouais ça coûte rien la fille est hyper belle des boucles d'oreilles pas possible le brushing à l'américaine elle a son tel le style est là la voix est incroyable l'application est folle le marketing derrière aussi donc moi j'achète mais J'en parlais avec Alex dans la voiture, je me disais mais ça non en France tu fais ça, t'es...
- Speaker #0
Tu t'es conçue.
- Speaker #3
Une fois, une fois. Là-bas, eux, c'est genre des stars américaines. C'est hyper cool. Donc il faut adapter, il faut adapter un minimum. En tout cas dans mon cas, il faut adapter un minimum. Vraiment,
- Speaker #1
je suis d'accord.
- Speaker #0
Mais quand même, dans le YouTube game, tu peux presque, pas copier-coller, mais les formats qui cartonnent et tu les adaptes à ta...
- Speaker #3
Tu copies et après tu copies ce qui a marché pour toi surtout. En fait, moi je refais souvent la même vignette, le même hook.
- Speaker #0
les mêmes titres je les fais moi-même j'adore les faire c'est un concept il faut être un concept oui j'ai toujours la sur-enchaire avoir 12 minutes la créativité de la vignette c'est pas ça encore parce que je refais tout le temps mais enfin mais si ça marche c'est tout le temps le même truc qui marche c'est compliqué
- Speaker #1
ok bon américains obligatoires moi je rejoins ce que disait Emma ils ont vraiment le défaut de leur qualité c'est normal après les qualités des américains elles sont indéniables c'est pour moi la vitesse d'exécution qui est pas purement américaine, mais globalement tous les pays efficaces. Tu parlais de la Suède tout à l'heure. L'efficacité, elle passe par la vitesse. À un moment donné, tu ne peux pas faire des choses grandes si tu mets le double du temps des autres à faire une action. C'est impossible. Donc la vitesse, pour moi, c'est une très bonne inspiration américaine et en général des pays qui ont un bon niveau de business et de développement. Après, l'ambition, en fait. Tu disais, j'ai ce goal, j'ai l'affaire et c'est cool. Moi, je trouve ça très bien d'avoir cette maturité aussi, d'avoir ce recul-là, de dire là où je veux m'arrêter. Aux Etats-Unis, ce n'est pas du tout. Quand tu écoutes des podcasts américains, c'est jamais un sujet. Je ne sais pas si vous avez déjà entendu un Américain dire « Ouais, en fait, à un moment donné, t'as assez, quoi. » Ce n'est pas du tout dans la mentalité. C'est toujours « Tu vas chercher plus. » Pourquoi ? Je ne sais pas. Mais je vais chercher plus. Parce que pourquoi pas ? Tu vois, au final. Donc, pour moi, c'est une culture de la performance qui est vraiment intéressante. Et en fait, ne serait-ce que la moitié de ce que tu vois aux Etats-Unis, tu le fais en France, déjà, tu es dix fois au-dessus de n'importe quel Français.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais dire. En fait, on n'a pas besoin de tout copier. tu prends 5%
- Speaker #2
du truc et déjà c'est pour ça que le marché français est super intéressant France est mauvais quand même ça dépend aussi le point de démarrage pas mauvais beaucoup de formations beaucoup de contenus beaucoup d'e-books il y a 15 ans et on continue à faire ça là par exemple il y a Claude Code était sorti pour les agents il y a mais pour coder c'est sûr et donc du coup l'idée c'est en fait de faire de la veille et c'est vrai que d'un point de vue marketing sur les stratégies marketing les tunnels marketing Merci. Pour moi, la meilleure veille, elle s'est faite aux Etats-Unis. Après, bien sûr, tout s'adapte. Parce que tu intègres dans ton business, que ce soit l'idée de ton business et de ta communauté, pas à ton audience. Mais pour moi, la veille, elle se fait effectivement aux Etats-Unis.
- Speaker #0
Est-ce que je me posais une question ? Parce que l'autre fois, je faisais un enregistrement en live de Solo Nation en public. Et on avait un start-upper qui revenait de Chine sur le plateau. Et il m'a parlé d'une entrepreneur chinoise, j'ai oublié son nom, mais je vous retrouverai, qui a 500 000 followers sur WeChat. et qui vend des composants électroniques et qui fait des lives deux heures chaque mardi.
- Speaker #3
Ah oui,
- Speaker #0
c'est un truc.
- Speaker #1
J'ai déjà vu des live shopping en vrai. C'est drôle.
- Speaker #0
D'être obsédé par les Etats-Unis. Tu vois, un peu dans cette guerre, machin. Il n'y a pas des modèles qu'on peut choper du côté...
- Speaker #1
J'allais dire ça.
- Speaker #2
Dans la structuration du marché. Oui,
- Speaker #0
mais c'est un peu facile de dire qu'il y a un écart culturel, au final, mais dans leur technique.
- Speaker #1
Et tu te sens plus proche d'un Américain ou d'un Chinois ?
- Speaker #0
Les super apps. Non, mais je ne parle pas de... Est-ce que je suis proche ou non ? Je parle des techniques marketing, par exemple, qui s'utilisent. Oui,
- Speaker #1
mais les techniques marketing, elles sont basées sur un humain. Elles sont basées sur un humain et sur un comportement. Donc, vu qu'on est quand même plus proche d'un Américain... Enfin bon, en vrai, les Français... s'inspire des Etats-Unis, c'est ça dans ce sens-là. La culture américaine s'est imprégnée en France. De base, on a des cultures quand même très différentes, tu vois. Mais de plus en plus, un Français ressemble à un Américain dans plein d'aspects. Donc c'est pour ça que je pense que l'inspiration est naturelle. La Chine, j'y suis allé aussi, je connais un petit peu. L'Asie en général, la culture est extrêmement différente. Et tu vois, le live shopping, l'aspect communautaire est hyper important, d'où le live shopping, tu vois. Il y a une pression sociale énorme de manière générale dans la société asiatique au sens large.
- Speaker #0
C'est pour ça que des phénomènes comme ça fonctionnent ? Ouais, je...
- Speaker #1
Je pense que c'est beaucoup lié au conformisme. Il faut être très conforme. Là où les Etats-Unis et en Europe, il faut être un peu plus individuel.
- Speaker #2
T'en parles demain avec Quentin qui est en Asie.
- Speaker #1
D'ailleurs, il vit aux Etats-Unis. Quand il avait encore sa chaîne YouTube en Chine, il vivait à Los Angeles.
- Speaker #0
En tout cas, quand je fais Solo Nation Stories, c'est des histoires de solopreneurs incroyables qui ont fait l'IA d'un niveau incroyable. C'est pas évident de trouver d'autres modèles que l'Ugla Ménica.
- Speaker #2
Bah ouais ! C'est super !
- Speaker #3
Pour te donner une idée, parce que moi, mes parents vendent des bijoux. Je savais toujours très bohème, les parents font des bijoux, ils les font en plus, ils les vendent. Genre la famille des années 80, tu vois. Et en fait, ils ont vraiment un créneau, ils réussissent énormément là-dedans. Ils avaient un gros marché avant aux Etats-Unis, en B2B. Et là, maintenant, leur gros marché... C'est les Chinois. Et ma mère me disait hier, ils viennent dans le showroom, ils font des lives pendant des heures, etc. Et elle me disait, mais moi, je leur vends tout le temps les mêmes trucs. Alors que quand j'ai des Japonais, ce n'est pas les mêmes techniques de vente. Ce n'est pas les mêmes trucs qu'ils achètent. On a beau penser, c'est complètement différent. Donc, je pense que c'est vraiment intrinsèque au modèle chinois, comme tu le disais, du conformisme et de ce pays-là. Donc,
- Speaker #0
ouais. Non, mais c'est hyper cool. Et puis après, dans le côté copie, il n'y a pas toujours le côté on est nul, donc on copie. Il y a aussi le côté malin. Oui, tout à fait. Les entrepreneurs ont cartonné, parce que juste, ils ont copy-paste. Ils ont traduit. Ça,
- Speaker #3
c'est à sa limite.
- Speaker #0
Des startups en chat qui se sont fait, c'était quoi, Rocket ?
- Speaker #1
Rocket Internet.
- Speaker #0
Copier les SaaS dans un pays. Des modèles américains. Oui,
- Speaker #1
complètement. Pourquoi ? Les Allemands.
- Speaker #0
C'est un peu la poudre. Je ne sais pas ce que vous en pensez de ça.
- Speaker #3
Je pense qu'après, il faut quand même pouvoir se regarder dans le miroir. Parce que quand tu copies-colles, moi, personnellement, je trouve ça extrêmement gênant. Mes parents font des bijoux, ils ont eu beaucoup, beaucoup de... Ils se font copier à mort. Ils se font copier à mort, ils se font d'ailleurs copier toujours à mort. Et pour moi, ça, c'est genre...
- Speaker #2
Il y a la copie ou l'adaptation.
- Speaker #3
L'adaptation, oui. Mais copier-coller, t'en vois des contenus qui sont complètement copiés-collés. Moi, je trouve ça un peu gênant quand même. En plus, moi, je le vois. J'ai réadapté.
- Speaker #0
Tu imagines, tu vois un contenu qui cartonne, tu vois le même genre de chaîne sur un autre domaine, par exemple.
- Speaker #1
Mais ça, oui, mais...
- Speaker #0
tu t'inspires toujours quelque chose d'une manière ou d'une autre personne ne crée un format je vois bien tant d'âges ils vont reprendre exactement les trucs que disait ce chrono américain et juste les traduire en français sur LinkedIn et ça cartonne moi ça ne me serait pas venu à l'esprit de faire ça moi j'ai créé ma propre façon de penser mais je pense que j'ai pris des années de retard aussi c'est
- Speaker #1
encore une fois très français c'est marrant bah oui parce qu'un américain il n'a aucun scrupule à prendre le biais de son voisin qui parle la même langue et le copier-coller et le vendre mais je ne dis pas que c'est bien je ne dis pas que je le ferai je pense Merci à vous.
- Speaker #3
ça marche au début mais je pense qu'après ça se retourne contre toi et donc après t'as le syndrome de la page blanche peut-être pendant des années et tu te perds et tu sais plus quoi faire, j'en ai vu plein ça fait quand même longtemps que je fais ça, j'en ai vu plein qui ont beaucoup copié, mais copié quand tu regardes les deux pages t'es là,
- Speaker #2
genre t'es mal à l'aise quoi et en fin de compte aujourd'hui je sais pas ce qu'ils font ces gens là ou même qu'ils copient des business comme le dropshipping c'est quand même une copie tu vas chercher la thématique qui fonctionne et tu fais ton propre truc moi j'en ai vu qui ont vraiment beaucoup réussi Et à la fin, en fait, ils n'avaient plus de sens dans leur vie. Oui, exactement.
- Speaker #1
Et tu ne développes pas de compétences aussi. Donc, la recherche d'efficacité,
- Speaker #0
mais à quel prix ? Bon, les dernières questions, tour de table. Alors, c'est qui vous inspire du moment ? Qui c'est que vous, j'allais dire que vous rêverez en tant qu'entrepreneur, mais un entrepreneur que vous adorez, un peu un rôle modèle ? Peut-être que, voilà, on n'a pas tous les mêmes et tout, c'est intéressant de voir en fonction de vos différents business, vertical, où vous vivez et stade aussi de développement du moment, comme on disait, parce qu'on change. d'idoles, on fait un réseau de notre parcours.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Alors qui veut partager ? Baptiste, tu penses ? Ouais,
- Speaker #1
c'est compliqué, là, tu me fais réfléchir à mort. Mais tu vois, alors, là, comme ça, le premier qui me vient à l'esprit, c'est pas une personne qui est connue sur les réseaux du tout, c'est Bernard Arnault, pardon, pour une raison simple, c'est que c'est une personne qui a créé un écosystème, au-delà de créer simplement une boîte ou un grand chef, ce qui est déjà exceptionnel, lui a créé, on va dire, tout un écosystème au-delà de... Bon, il y a l'immobilier, évidemment, que Bernard Arnault fait beaucoup, qui, pour moi, c'est une de mes passions, donc forcément, ça me touche plus. mais au-delà de ça, il a créé une holding qui est extrêmement diversifiée sur plein de verticales différentes. Je trouve ça passionnant. La gestion de tout ça, c'est exemplaire. C'est la plus grosse boîte française. C'est une référence nationale. C'est des marques fortes.
- Speaker #0
C'est marquant de se comparer à Berthier. Ah non, je ne me compare absolument pas. De trouver ça inspirant. Je trouve que parfois, les grandes figures comme ça, tu es en mode, c'est trop de notre réalité économique.
- Speaker #1
Je comprends ce que tu veux dire et tu as raison, mais je pense que les logiques sous-jacentes sont les mêmes.
- Speaker #0
pour lui que pour nous, même à mille fois.
- Speaker #1
Mais clairement, je veux dire, une personne, je crois en Bernard Arnault parce qu'il est connu, mais il y a plein de personnes, de mini Bernard Arnault, qui ont une marque, une entreprise, qui ont à côté beaucoup d'immobiliers, qui ont créé un écosystème autour de leur boîte qui est hyper intelligent, qui ont investi dans d'autres boîtes, qui ont repris des participations d'un tas gauche, et ça je trouve ça vraiment super intéressant.
- Speaker #0
C'est écosystémique. J'ai souvent la question dans l'incubateur solopreneur, parce que j'ai une méthode de scalabilité. Et il y a des gens qui me disent, mais ça marche pour les débutants, mais ce n'est pas pareil pour les plus perfectionnés. Et en fait, si, parce que c'est la méthode de développer un écosystème et de faire un effet de levier. Donc, quel que soit ton niveau, quand tu utilises le truc, en fait, c'est la première fois que tu construis ton écosystème, tu vas grave galérer. Mais quand ça fait dix produits que tu lances, dix contenus, etc., tu vas quand même utiliser la même logique. OK. Autre inspiration, Florent ? Oui,
- Speaker #2
j'en ai eu beaucoup.
- Speaker #0
Quand tu vas marcher à trois heures sur la plage, tu écoutes des podcasts ?
- Speaker #2
On l'ose de bruit de la mer. Non, mais moi, je suis l'opposé de tout ce qui se fait. Je n'écoute aucun podcast.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #2
Et je ne veux absolument aucune charge mentale.
- Speaker #0
Tu veux nous mettre en faillite ou quoi ?
- Speaker #2
En fait, moi, je suis... Mon objectif de vie aujourd'hui, c'est de limiter au maximum ma charge mentale. Il faut être le plus direct. Alors, je canalise aussi beaucoup. Donc, voilà, je laisse faire l'univers. Tout ce qui doit m'arriver arrive et tout est parfait, quelles que soient les circonstances. Et pour arriver à... Au-delà de la loi de l'attraction, parce que la loi de l'attraction c'est que tu dois penser à l'objectif pour le manifester, moi je dis qu'il se manifestera ce qui est le meilleur pour moi. Du coup je suis dans une logique de limiter au maximum la friction.
- Speaker #0
T'influences pas l'univers.
- Speaker #2
Pour moi, dès que tu vas alimenter le mental, tu vas créer de la friction. Donc je suis dans une logique de limiter au maximum ma charge mentale. C'est marrant, je t'en parlais. Et du coup tu es déjà podcast.
- Speaker #0
Et de la musique à la rentale.
- Speaker #1
C'est intéressant. T'as peut-être une inspiration, une personne qui est comme ça.
- Speaker #2
Un peu de musique, mais vraiment la musique qui ne mentalise pas, et qui évite d'ailleurs de tomber dans l'émotionnel. Tu vois, les vieux trucs, il faut être nostalgique, mais il faut être bien émotionnel. En fait, j'ai des ancrages qui se créent, et j'ai dit, voilà, en fait, il faut un truc... Et même, maintenant, un truc que je faisais déjà, avant, quand je conduisais, il y a toujours de la musique. Maintenant, je conduis, il n'y a plus rien.
- Speaker #0
à la radio il n'y a rien c'est juste moi j'écoute des podcasts sur la musique à chaque instant de toute ma vie j'ai fait quelques expériences d'avoir les airpods pour aller de la salle de bain tu vas passer 15 jours dans le noir pour méditer tu arrives à il a fait son bunker on était là quand il est sorti ah ouais t'as pas dit sans manger c'est ça ?
- Speaker #2
ouais sans manger Il faut pas manger. tu as juste une contrainte de manger mais légère donc bon écoute ne pas écouter de musique ça va pour lui c'est facile c'est ce qu'il est en train de te dire c'est easy tu trouves des réponses en toi plutôt que dans les inspirations d'autres avant ça j'ai beaucoup beaucoup et aussi je me suis rendu compte sincèrement j'ai eu des coachings avec des personnes assez élevées notamment tu citais tout à l'heure Eric Larchevêque donc j'ai fait une journée avec lui et en fait je me suis rendu compte qu'à partir d'un certain stade c'est plus dans la technique c'est plus dans les stratégies que ça se passe Merci. c'est juste des blocages à toi des blocages que même pas quelqu'un qui va t'inspirer va débloquer en fait je crois que cette personne là va t'y débloquer mais en fait à certains niveaux de chiffre d'affaires tu es sur quelle tendance de marché tu as de la chance pour te porter il n'y aura pas un Facebook tous les jours parce qu'il y a un second back il était au bon moment, au bon endroit sur le bon marché avec l'écosystème qu'il avait autour de lui pour le porter enfin voilà Et donc maintenant, je me dis, je reviens sur l'idée de base, c'est laisse faire et le meilleur t'attend.
- Speaker #0
Ok, écoute, c'est original. On ne l'avait jamais fait celle-là. En mode, mon inspiration, c'est ce que l'univers m'a donné. C'est bien, c'est rafraîchissant.
- Speaker #1
Ce qui en sait assez aussi, c'est que tu as pris le temps avant d'accumuler toutes ces informations. C'est classique. Une personne qui débute, ce n'est peut-être pas aussi...
- Speaker #2
Il y a deux semaines, j'étais faire une interview en studio avec un interviewer professionnel et tout. Le gars s'est repris trois fois alors que...
- Speaker #0
c'était fait quoi donc effectivement je pense qu'il y a aussi une habitude du business le business se travaille non mais c'est intéressant je trouve cette idée que les entrepreneurs je pense des fois se trompent en disant il faut toujours faire le plein des fois il faut faire le vide aussi parce qu'on ah mais carrément les babypreneurs ah ils connaissent tout en mousie quoi Ouais, ils ont rien fait quoi. Enfin tu vois ce que je veux dire, à un moment... Bah ils font que consommer, tu vois. Ouvrez le mou de trucs et fais ton propre truc en fait. Parce que on vous dit, t'as beau l'avoir lu, machin, c'est pas dit que ça va marcher.
- Speaker #2
Après ça tu vois, pour revenir au sujet du podcast, c'est très français. À l'école on t'apprend à apprendre par cœur. Donc quand ils vont voir les formations, ils vont apprendre par cœur. Mais l'entrepreneuriat c'est learning by doing. Ouais. Et voir ce qui émerge, voir ce qui apparaît, voir comment tu réagis au dessus.
- Speaker #1
C'est peut-être ça finalement la différence fondamentale entre les Français et les Américains, tu vois. C'est intéressant ce que tu dis. Le fait d'apprendre en faisant, tu vois. Dans le concret, le côté très opérationnel.
- Speaker #3
L'implémentation dont tu parlais.
- Speaker #1
Peut-être. Effectivement. J'ai pas vu ça comme ça.
- Speaker #0
Pivoter mon modèle, parce qu'au départ, je m'étais dit je vais apprendre aux gens à être entrepreneur, ma méthode et ça, mais j'aimais pas trop vendre des formations. Et l'incubateur, c'est plus un espace de mise en action. En fait, mon mécanisme est simple. Tous les vendredis à 14h. tu as un expert qui vient qui te fait faire un truc dont tu as besoin pour scaler. Ça va être, je ne sais pas moi, ta page de vente, un cas client, n'importe quoi. Et en vrai, l'information, elle est partout aujourd'hui. Elle est commoditisée. C'est un espace de passage à l'action. Et finalement, ça marche bien dans l'univers où il y a encore beaucoup de formations. Allez, on finit par ça peut-être. La création, ça peut être une création aussi. Oui,
- Speaker #1
alors moi, j'ai scalé mon business en ayant beaucoup plus de vues et en faisant beaucoup plus de contenu. Chose que j'adore faire parce que je pense que j'ai une âme un peu créatrice. Et donc, je suis assez inspirée en ce moment, depuis quelques années déjà, par Valéria Lipovetsky et Gary Lipovetsky, qui sont des Canadiens américains. Ils sont un peu de toutes les nationalités et ils sont basés à Miami. Et donc là, ils sont vraiment dans de la création de contenu. Je rebondis sur quelque chose que j'avais entendu il n'y a pas longtemps, où en fait, ils disaient... il faut arrêter, c'est pas la peine maintenant pour performer sur les réseaux sociaux, pas la peine de poster autant. On a beaucoup dit qu'il fallait beaucoup poster pour réussir, etc. Une fois par jour, ça suffit. Les Américains, genre, arrêtez de poster trois fois par jour,
- Speaker #2
les gars. C'est un vrai conseil que beaucoup donnent, de poster cinq fois par jour. C'est un vrai conseil.
- Speaker #0
C'est vrai qu'en France, t'es là, quand tu dis à un mec, moi je leur dis, mais c'est le preneur qui lance un truc, un bout de compte, un truc.
- Speaker #2
Poste, vas-y, bien sûr.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
non mais ils ont beaucoup de mal.
- Speaker #0
Tu vas faire un sprint, et tu vas bourriner, de la campagne militaire, je rappelle ça, pour faire plus chic que bourriner, mais ça veut dire pareil.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et les mecs, je leur dis, vas-y, t'es chaud, tu vas faire un poste par jour pour parler de ton offre pendant un mois. Ah bon ? Deux fois par semaine,
- Speaker #1
c'est bien déjà.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'il y a de plus important que de parler ? Un poste, un mail,
- Speaker #2
plus réel, plus ça. Tu peux dupliquer. Oui, c'est toi. Bien sûr.
- Speaker #0
ton propos tu vas apprendre c'est vrai que là moi ça me désole quand je vois cette mentalité de ça fait beaucoup mais toi t'as compté le nombre de postes que t'as fait depuis que t'étais je compte pas,
- Speaker #1
mais alors moi je batch beaucoup tu vois, genre avant de venir j'ai fait 10 reels donc je sais que et donc du coup avant de publier ce soir parce que je publie tous les jours j'en ai 20 près Après, je republie aussi ce qui a marché. Oui, voilà. Il y a plein de techniques. Non,
- Speaker #2
mais tu reprends aussi des angles qui fonctionnaient.
- Speaker #1
J'ai repris que les angles qui ont marché. Mais voilà, c'est super.
- Speaker #3
Je sais que ça va faire beaucoup de mal à s'autoconditionner à travailler. Oui. Quand ils ont un patron avec qui ils doivent faire ça, ils ne comptent pas leurs heures, ils ne regardent pas ce qu'ils font au travail, ils ne regardent pas la difficulté de la tâche qu'ils font au travail. Quand ils sont face à eux-mêmes et c'est leur propre patron, moi, je vois dans beaucoup de gens qui se lancent, c'est face à la page blanche, c'est face à ta propre responsabilité, là, tu perds. Chaque truc en fait est une douleur. Oui, oui, oui. C'est dur de discipliner. Il faut faire.
- Speaker #0
Il faut faire. Alors moi, par exemple, j'ai encore eu des discussions avec des coachs mindset sur ça et tout. Je ne comprends pas. En quoi tu as besoin d'un mindset ? Tu veux faire le truc, tu fais le truc en fait. Mais pour plein de gens, c'est difficile. Ton mindset qui t'empêche d'eux, c'est juste que tu te mets à ton tour et tu fais le truc.
- Speaker #1
Il y a une citation connue, la clarté vient de l'action et non pas de la réflexion. Il y a beaucoup de gens qui, je ne sais pas, tournent le truc dans tous les sens, etc. C'est français. Si ma mère était là, elle dirait « Ah bah c'est français, de toute façon, c'est français. » Elle qui est suédoise, elle a toujours eu un… Non mais tu vois, il y a un moment… Puis même d'ailleurs, parfois, elle me le dit à table, « Vous discutez, vous discutez. » Il y a un moment, le silence,
- Speaker #2
c'est bien aussi.
- Speaker #1
Donc en fait, tu sais, tu tournes mentalement.
- Speaker #0
On va la envoyer en balade sur la plage.
- Speaker #1
Ma mère, elle a ce truc de se dire « Mentalement, vous tournez le truc trop dans tous les… » Mais c'est vrai qu'il y a… « Fermez-la et faites les trucs, quoi, tu vois. »
- Speaker #2
Mais c'est vrai qu'il y a l'art du débat en français.
- Speaker #1
Il y a l'art du débat. L'art de la discussion, du débat.
- Speaker #0
genre en fait ça va aller en ça me souce je suis là next j'ai l'action finalement c'est pas trop ce qu'on fait là c'est plus une discussion mais on aurait pu tourner ça comme un débat et c'est vrai que ça marche bien en France comme contenu on enregistre et c'est un podcast mais ouais ouais bien sûr c'est l'ambiance un peu quand on se voit entre entrepreneurs mais ouais on se fait débattre non bah non non c'est mon choix comment t'as fait là moi je voudrais bien avoir un résultat mais ça c'est un truc vraiment d'entrepreneur bon bref qu'on soit américain français suédois ou je sais plus ce que c'est toutes vos nationalités je trouve que vraiment on a un peu, entre guillemets, cette nationalité entrepreneur qui transcende, on la voit dans tous les discours. Voilà, si vous êtes chaud pour vous installer à Maurice, pour vous expatrier, vous avez toute cette bande d'expats qui vont vous répondre, qui vont vous motiver, ou juste pour voyager, pour échanger en digital nomade, venez nous voir dans les commentaires, on se fera un grand plaisir de discuter avec vous. Je pense qu'en tout cas, c'est important peut-être d'oser un petit peu se décentrer, tu vois, bouger un peu. Tu vois, moi, je ne me suis pas expatriée, mais je... J'ai quitté Paris, j'ai changé de vie, j'ai changé d'identité aussi en partant et ça m'a fait aussi un bienfait. Racontez-nous vos expériences. C'était un grand plaisir d'être avec vous. Merci beaucoup. Dans la fraîcheur du soir et tout le temps.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #0
Voilà, n'oubliez pas de vous abonner à la chaîne pour regarder toutes les aventures des autres solopreneurs et entrepreneurs en ligne de l'humoriste qui vont apparaître dans les prochains épisodes. ces huit épisodes de série limitée, hors-série, à Maurice. Merci beaucoup à tous les membres de la Solonation qui nous regardent et à très bientôt pour les prochains épisodes. À la semaine prochaine.
- Speaker #4
Salut les solos !