- Speaker #0
Alors on va parler des neuroatypies. Beaucoup, beaucoup de personnes se sentent concernées parce qu'à chaque fois j'ai plein de questions. Comment tu fais pour que ton business respecte ta vie ? Qu'est-ce que vous avez changé concrètement dans vos offres, dans vos produits, dans votre rythme ?
- Speaker #1
Ah bah moi je travaille que le matin donc... Moi je travaille pas le mercredi et je travaille que l'après-midi.
- Speaker #0
Je sais pas. Antisystème. Bah non. Bah non,
- Speaker #2
c'est ça qu'il fallait répondre.
- Speaker #0
Moi, j'aime bien, je suis extravertie, mais j'adore mon moment, mon me-time. Donc viens pas me faire chier si je pars faire mon footing ou écouter mon podcast sur la plage pendant une heure. Si j'étais pas comme je suis, j'aurais plus d'argent.
- Speaker #2
Je choisis de faire du design uniquement sur des journées sprintées. De fait, ça me retire la possibilité de travailler avec pas mal d'acteurs qui... ont d'autres process, tu vois, genre qui travaillent sur des temps longs. Et s'ils savent pas, par exemple, prendre une décision en une heure, en fait, ils peuvent pas bosser dans mes conditions.
- Speaker #0
La dernière question que j'ai à vous poser, c'est une question un peu provoque. Est ce que vous avez tiré quand même des avantages de votre incapacité à être dans le moule en termes de performance au global ? Le monde du travail a un sérieux problème. Le salariat t'a vendu le présentéisme, les open space et la productivité qui seraient censées être égales du lundi au vendredi de 8h à 18h. Et l'entrepreneuriat t'a vendu la hustle culture, le fait de se réveiller à 5h du mat pour être plus productif et la croissance à tout prix. Deux modèles, zéro sens. Et les entrepreneurs qui ont le mieux flairé l'arnaque de ces modèles, c'est ceux pour qui c'est pas facile de faire semblant dans le modèle établi. Et aujourd'hui sur ce plateau, je vais vous en présenter trois. Mélanie Hong qui vient de découvrir son autisme et son TDAH. Cyrielle Soulbieux qui compose avec le TDAH de son enfant et le sien et Manon Verbeck qui est maman solo et solopreneur. Comment entreprendre quand le système t'a dit que t'étais pas fait pour ça ? Ou toi qui nous écoutes et qui te sens atypique ou qui a peut-être juste envie de profiter de la vie et d'exprimer ta singularité dans l'entrepreneuriat, sache que tu n'es pas seul. Nous sommes des millions, nous sommes une nation. Nous sommes la Solonation et l'épisode commence maintenant. Allez les filles, merci beaucoup pour votre présence aujourd'hui. Merci infiniment aussi pour la part de vulnérabilité que vous acceptez de partager avec vous. Parce que je sais que vous avez plutôt l'habitude de parler de votre business, de votre vie d'entrepreneur, de vos gros chiffres, de vos belles réussites, de vos grosses audiences. Enfin bref, tout ce qu'on a l'habitude de partager en tant qu'entrepreneur, notamment quand on fait des masterminds et tout. Et là, je suis hyper contente qu'on puisse parler de ce sujet. Je pense que le sujet, il touche vraiment plus largement. Alors, on va parler des neuroatypies, mais en fait, beaucoup, beaucoup de personnes se sentent concernées parce qu'à chaque fois, j'ai plein de questions. Comment tu fais pour que ton business respecte ta vie, etc. Et donc, vous allez nous guider aussi à travers ça et on va voir comment nous, le commun des mortels, peut-être que ça ne nous convient pas non plus ce système. Donc, on va s'inspirer de vous aussi qui avez osé un petit peu être les pirates. Les pirates dans ce business, c'est un peu le thème avec la Solo Nation, le drapeau qu'il y a derrière toi, les drapeaux. Pour faire ça, on va commencer par un petit jeu, ça vous dit ? On se met à l'aise ? Let's go ! Allez, vous prenez vos drapeaux et on va prendre deux drapeaux. On va prendre le violet et le noir. Et on va jouer au jeu du système. Donc on va avoir un drapeau violet qui est « je suis le système » , « je me conforme dans le système » et un drapeau noir, le drapeau pirate, anti-système. Je ne fais pas ça, je ne fais pas ça et je ne le ferai plus jamais. Ok, vous êtes prêtes ? Allez, c'est parti pour le jeu anti-système. Alors, travailler de 9h à 18h du lundi au vendredi. C'est facile, c'est là pour se chauffer. Une réaction, t'as éclaté de rire direct toi, Cyrielle.
- Speaker #3
Ah bah moi, je travaille que le matin, donc c'est complètement noir de chez noir.
- Speaker #0
Ok, moi je travaille, bizarrement, je pensais que j'allais faire la semaine de 4 jours et pas du tout. Je fais plus la semaine de six jours. Mais pareil, je bosse plutôt par demi-journée. Et le week-end, j'aime bien travailler aussi, si je veux, quand je suis inspirée, mais je ne fais pas des trucs chiants. Mélanie, c'est quoi ton rythme ?
- Speaker #1
Moi, je ne travaille pas le mercredi et je ne travaille que l'après-midi.
- Speaker #0
Ah ouais ? On peut vous mettre en... Et toi, Manon ?
- Speaker #2
Moi, je fais plutôt la semaine de six jours aussi, en fait. Avec un rythme, genre, garde alterné, comme avec les enfants.
- Speaker #0
Ouais, ok. On va en parler aussi parce que t'as raison, c'est pas que la semaine. Moi, j'ai aussi une activité ultra saisonnière dans l'année. Voilà. Alors, assertion numéro 2, être disponible pour ses clients en temps réel. On est asociales en fait.
- Speaker #2
Et ça marche quand même.
- Speaker #0
Voilà, alors comment vous faites pour à la fois délivrer un bon client, un bon service client ? Parce qu'en fait, il s'avère, j'ai juste pas testé tes services, parce que je n'étais pas concernée, mais j'ai travaillé avec Manon et avec Mélanie, donc je peux dire que vous faites un service premium et trop stylé. Toi aussi, tu es cliente de l'incubateur et tout, mais comment on maintient un bon niveau de service quand on n'est pas disponible à la merci de ses clients en temps réel ? C'est quoi votre système ?
- Speaker #1
Chut ! Il y a toute la partie asynchrone. Je pense que la partie la plus importante, c'est de bien connaître son client, de bien faire une offre qui est hyper adaptée. On a tout préparé en amont, la personne elle a ce qu'il faut, que ce soit de la création de contenu, pour toi le graphisme, et on a mis des choses en place, des méthodes pour que les clients soient ok et qu'ils communiquent comme il faut tous leurs besoins et du coup il n'y a rien qui dépasse et nous on n'est pas encadrés par ce type de...
- Speaker #0
En effet, je pense qu'on avait un match de compatibilité entre clients et prestataires, ça c'est hyper important. Par exemple, nous on est très WhatsApp, machin, écrit, machin, surtout ne me dérange pas. Et si tu tombes sur un client qui veut t'appeler tous les quatre matins pour un genre horrible, et toi, tu as fait un format d'offre qui est parfait. C'est le VIPD,
- Speaker #2
c'est pour cantonner ta charge mentale. Oui, ça me permet de... En fait, le designer, le travail du designer, quand tu es prestat, tu as plutôt 5 ou 6, voire 10 clients en même temps, en parallèle, qui sont on ou off en fonction des allers-retours et compagnie. Moi, ça me pourrissait le cerveau et je n'y arrivais plus. Et donc, le fait de les cantonner à une journée, une journée, un client, mon cerveau est hyper content.
- Speaker #1
Grave. Je me suis inspirée de ton VIP day d'ailleurs. Je fais un VIP day podcast.
- Speaker #2
Et tout ce qui est off, ce n'est pas moi qui fais. Je ne suis pas très capable. Tu disais comment tu fais quand je délègue à Inès.
- Speaker #0
Tu t'es mis en binôme aussi. C'est hyper intéressant. Troisième situation. Poster du contenu tous les jours pour l'algorithme. Ah alors il y a des dissidences ! Alors on est trois à poster tous les jours pour ceux qui nous écoutent en audio. Venez nous voir quand même sur la chaîne YouTube parce que c'est plus sympa. On voit vos têtes et les drapeaux. Cyrielle ?
- Speaker #3
Oui bah déléguée.
- Speaker #0
Ah ok, pareil. En fait t'es pas tous les jours en train de tourner, monter une vidéo. C'est ça qu'il faut rappeler je pense derrière la vie. Parce que toi c'est sur Instagram, tu fais des reels tous les jours. C'est super impressionnant, on pourrait se dire d'accord super. Elle parle de rythme de vie et tout, mais en fait, elle publie toujours. Comment tu t'organises pour tes vidéos ?
- Speaker #3
Moi, je fais une journée tous les mois ou tous les deux mois où je batch tout mon tournage de Reels. Et j'envoie ça à Charlotte, ma menteuse, qui programme aussi. Et c'est elle qui gère, en fait. Une fois que j'ai tourné, je n'en entends plus parler pendant un mois ou deux mois.
- Speaker #0
Trop bien, trop efficace. Toi aussi, tu fais ça pour tes posts LinkedIn ?
- Speaker #2
Ah non, mais je suis... vraiment une bonne décidente de ça. Moi, j'adore écrire pour LinkedIn. Donc en fait, je le fais moi-même et même souvent, je le fais le jour même ou la veille au soir parce que ça me fait kiffer en vrai. Et à chaque fois que j'essaie de faire un calendrier de publication ou de déléguer, je me tiens. Mais de fou ! C'est-à-dire que je me fais un calendrier, genre j'ai trois semaines de prête et puis après, je suis là genre non, je vais changer !
- Speaker #0
Je vais changer dans un nouveau produit. Donc au final,
- Speaker #2
le seul moment où j'ai délégué, c'est pendant mon congé maternité. On pourra en reparler.
- Speaker #0
Ok, hyper intéressant. Moi, j'avoue, j'aime bien. Je suis à l'ancienne, je le fais aussi tous les matins. Mais je crois que c'est mon petit me-time. C'est mon petit machin, mais c'est moins pénible que des vidéos. Parce que là, pareil, là, on batch, en fait. On fait quatre émissions dans la journée. Parce qu'on est beau, on est belle, on est dans un beau studio. Donc, on profite. Autre situation. Avoir une productivité identique tous les jours.
- Speaker #3
Ouf ! Ah ouais,
- Speaker #0
c'est ton pire boss ? En fait, c'est pas ça. Je suis pas toxique, mais je trouve que même dans les pires jours, moi, j'avais lu cette notion qui m'a beaucoup plu. Il y a la brain dead list. En fait, c'est la brain dead list, c'est des activités qui sont pas du tout reloues, que tu peux faire vraiment, même si t'es épuisée. Alors, je dis pas que si vous êtes épuisée, allez vous reposer, allez dormir, faites une sieste. Me faites pas dire ce que j'ai pas dit. Je suis pas en mode culture toxique à fond, burn out. Mais tu vois, c'est plus... Moi, les journées où j'ai un peu la flemme, mais je ne suis pas non plus méga fatiguée, et de toute façon, je ne dormirai pas parce que j'aurai un peu de charge mentale, mais j'ai ces petites activités qui ne me prennent pas trop de temps et que je vais faire. Par exemple, ça va être écrire un petit mail à un sponsor, écrire un petit machin. Et au moins, ça me rend fière. Et à la fin de la journée, je suis là, j'ai au moins fait ces trois trucs importants. Donc vous, vous ne prenez pas le chou, vous ne faites pas d'objectifs à la journée ou des trucs comme ça ?
- Speaker #3
Oui, moi, je fonctionne beaucoup en off. Et j'ai des jours off que j'ai appris à accepter. J'ai beaucoup lutté contre ça pendant des années avant de mieux me comprendre et mieux comprendre mon fonctionnement. Et du coup, je résistais.
- Speaker #0
Et donc, j'ai resté pour mon ordinateur à tout prix pour travailler comme il se doit et tout,
- Speaker #3
tu vois, bien correspondre à ce qu'il faut. Et en vrai, après, je me suis détachée de ça et j'ai accepté. En fait, quand c'est une journée off, c'est une journée off. Une vraie.
- Speaker #0
Et t'arrives du coup à être détendue par rapport à ça.
- Speaker #3
Parce que je l'accepte qu'il n'y a plus de culpabilité, mais ça a été un long process.
- Speaker #0
Moi, j'ai quand même ce côté culpabilité, donc ça ne va pas. Tu vois, quand tu te sens coupable, c'est comme si l'école buissonnière, mais tu n'en profites pas parce que tu te sens coupable. Mélanie, comment tu gères ça ?
- Speaker #1
Moi, je trouve que c'est hyper difficile parce qu'on a cette culture de la productivité. Du coup, je suis comme toi, je pense. Et je n'ai pas encore fait tout le chemin pour ne pas culpabiliser. Mais tous les jours, je travaille. Et les jours où je ne travaille pas, j'ai tendance à culpabiliser. Mais peut-être qu'on en reparlera avec ce diagnostic d'autisme. Je comprends que des fois, tu ne peux juste pas. Ton cerveau n'est pas là. Et du coup, il faut accepter que c'est OK, tu n'as pas le choix et ne pas rattraper le lendemain pour en faire deux fois plus. Plutôt dire non, en fait, il faut organiser son temps pour que des fois, une fois par jour, par semaine, tu peux avoir un jour off et c'est comme ça. Et des fois, c'est juste un truc qui saute et ta journée, elle est foutue parce que ça t'a mis dans une situation d'émotion qui fait que tu ne peux plus travailler.
- Speaker #0
Mais je trouve que ce qui est très mauvais, en fait, c'est notre organisation à la journée. Je ne sais pas, ce n'est pas du tout naturel. Moi dans ma semaine, je sais pas, le mercredi je suis crevée en fait, j'ai tout cramé, tous mes lundis, mardis, je suis au bout de ma vie. Alors je m'occupe même pas des enfants l'après-midi mais j'ai plus envie de travailler. Donc je pense qu'il faudrait aussi qu'on se laisse des cycles qui soient différents que la semaine ou que la journée. Bon c'est peut-être le reliquat du salariat aussi. Alors, mesurer sa valeur à son nombre d'heures travaillées. C'est quoi oui et non déjà ?
- Speaker #2
Je sais pas moi, je sais pas.
- Speaker #0
Antisystème.
- Speaker #2
Non, bah non. Bah non, c'est ça qu'il fallait répondre.
- Speaker #0
Non, mais il faut rien, mais c'est vrai que... T'as pas dit au CA, t'as dit au nombre d'heures. Au nombre d'heures. Mais moi, j'ai beaucoup eu le truc de faut pas vendre son temps, et en même temps, j'avais encore ce reliquat de faut quand même travailler dur pour réussir. Et après, je me suis dit, en fait, ce que tu dis à tes incubés, en fait, des fois, tu le fais toi. Et donc, ça veut dire aussi, je trouve, reconfigurer. Moi, le plus dur pour moi, ça a été de reconfigurer mes produits, au lieu de rajouter toujours plus. de one-on-one, d'illimité, de machin, me dire attends, c'est quoi la juste dose ? Pour que les clients aient ce qu'il faut, ils appliquent vite, et que toi tu ne sois pas à compenser une absence de système ou une absence de méthode par plus de temps humain. Et ça malheureusement je le vois beaucoup, tout le monde me dit je ne peux pas faire de collectif, je ne peux pas faire un, c'est du sur-mesure, c'est machin, et je lui dis tant que tu es dans le sur-mesure, ça veut dire que tu as une absence de système. Je ne sais pas comment vous gérez vous ce côté... Volume d'heures de travail, vous travaillez beaucoup, pas beaucoup ? C'est quoi votre critère ?
- Speaker #1
Je travaille presque plus. C'est très bizarre de dire ça. C'est marrant. Mais en fait, j'ai fait ton bootcamp il y a un moment maintenant. Et plus les années passent et moins je travaille. Et en fait, j'ai utilisé ton système pour scaler mes produits, créer de nouveaux produits et scaler les prix notamment. Pas pour gagner plus et en faire plus, mais pour travailler moins.
- Speaker #0
Trop bien. Du coup, je gagne autant,
- Speaker #1
mais je travaille de moins en moins.
- Speaker #0
Mais non, mais ça, c'est hyper pertinent. Tout le monde croit que c'est pour gagner plus de thunes, mais pas obligé.
- Speaker #1
Donc le nombre d'heures, je ne le compte même pas, parce que ça serait honteux de le dire.
- Speaker #0
Allez, on est sans filtre, on est dans la civilization, t'inquiète. Travailler en co-working.
- Speaker #3
Alors, des fois oui quand même, parce que des fois j'aime bien, mais alors une fois toutes les...
- Speaker #0
Toutes les années bisextiles ?
- Speaker #3
Non, une fois toutes les deux semaines on va dire, et le reste du temps en coworking c'est... Pour moi c'est un no-go total,
- Speaker #0
c'est un enfer, mais toi Manon ?
- Speaker #2
J'ai mis noir, et puis en fait pendant que tu parles, je viens de me rappeler que une à deux fois par an j'accueille un ou une stagiaire, et c'est vraiment quelque chose qui est très important pour moi. Sauf que jusqu'ici, je l'avais souvent fait en distanciel. Et depuis que j'ai des bureaux qui permettent d'accueillir un stagiaire, je l'ai fait chez moi. Parce que ça semble logique. Et en fait, je me suis rendue compte, aux dernières périodes de sage, que je me suis cramé ma batterie sociale, mais genre d'une puissance.
- Speaker #3
Ah ouais. D'avoir quelqu'un chez toi toute la journée ?
- Speaker #2
Ouais. Parce qu'en fait, j'ai eu mes bureaux au rez-de-chaussée chez moi. Est-ce que du coup, de fait, je me suis imposé des choses que je ne m'imposais pas avant ? Parce que je me suis imposé du 9h-17h. Enfin, pas 9h-17h, mais 9h30-16h30, tu vois. et que je ne m'imposais pas avant. Donc, il a fallu qu'à un moment donné, je me fasse un petit coup de fouet toute seule et me dire, non, en fait, ce que tu prônes et ce que tu montres à ta stagiaire, il faut lui montrer. Donc, du coup, je lui ai demandé de faire au moins un jour de télétravail par semaine pour qu'elle travaille de chez elle et de s'autoriser à ne pas venir si c'était pas OK. Et moi aussi, tu vois, de me dire des fois, ben non, en fait, là, tu peux venir au bureau, mais moi, je ne bosse pas.
- Speaker #0
Comment reconnaît-on un solopreneur ? C'est celle qui bosse moins que son stagiaire. Par rapport au corporate. Moi, je trouve que ce que j'aime bien, ce que je tolère, C'est les, tu vas rigoler, mais c'est là qu'on s'est rencontrés, c'est les séminaires qu'on fait ensemble. Donc Mastermind, ça j'aime bien, parce que du coup, niveau batterie sociale c'est cool, parce que tu vois les gens, si t'as envie de partir dans ta chambre faire une sieste, voilà. Et puis c'est pas, on n'est pas 8h dans une salle quoi.
- Speaker #3
Mais parce que le format qu'on a choisi, le format de Mastermind très cool qu'on a choisi, qui allie un peu les deux justement, le social et puis aussi apprendre des choses en conférence, mais pas toute la journée.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #3
je suis d'accord avec toi c'est très condensé sur quelques jours donc moi je sais que typiquement avant d'aller au mastermind je vais essayer d'avoir un rythme un peu cool les 2 ou 3 jours précédents et pareil quand je vais rentrer je vais être naze quand je vais rentrer chez moi après le mastermind je vais vraiment être batterie off pour autant je vais avoir kiffé le mastermind pendant 3-4 jours je vais m'être donnée à fond quand je suis avec les gens je suis à fond mais après je sens que je suis down et c'est très bien Merci.
- Speaker #0
Non mais c'est très bien, c'est juste un peu compliqué en couple parce que tu rentres d'un truc, tu es à la piscine... Après tu disais, je suis crevée. Chérie, tu peux t'occuper des enfants.
- Speaker #3
Communication. Patrice,
- Speaker #0
tu es à plat. J'adore. Dans la même série, est-ce que vous allez faire du networking ? Est-ce qu'on peut, quand on est, par exemple, noa typique, faire des événements ? Là, on va organiser la free party à Nantes, la grosse taf, etc. Est-ce que c'est des événements qui, toi, te vident, t'énergisent ? C'est quoi le rapport à ça ?
- Speaker #1
En fait, je pense que c'est vraiment un sujet d'énergie. C'est-à-dire que c'est pas j'aime, j'aime pas, moi j'aime bien, j'apprécie les rencontres avec les autres personnes, le networking, etc. Tu vois, je peux parler toute une journée avec plein de monde. Par contre, ça me vide totalement de mon air. Du coup, si je sais que soit c'est pas nécessaire dans mes objectifs business, soit j'ai eu d'autres choses, d'autres événements la même semaine, c'est pas possible.
- Speaker #0
Tu peux pas en faire un. Enfin,
- Speaker #1
c'est possible, mais je ferai un burn-out, et ce que j'ai déjà fait. Et quand tu te connais et si t'as envie de préserver un petit peu tes batteries, tu te dis bon, je fais cet événement. Un mois plus tard, j'ai un autre événement. Si on m'en propose deux, je dis non. Et du coup, maintenant, je dis non. C'est la première fois l'année passée que je dis non à des événements, alors que j'ai envie de soutenir les personnes. J'ai envie d'être à des sorties de livres, des choses comme ça. Et en fait, c'est pas que je ne veux pas, mais je ne peux pas. Donc je dis bravo. Oui,
- Speaker #0
puis tu as ton business et tu as ta vie associative. Parce que tu es présidente ou comment on dit ?
- Speaker #1
J'ai fondé l'association et je suis aussi présidente d'Asiatitude.
- Speaker #0
Et du coup,
- Speaker #1
là, pour le coup, j'organise des événements avec beaucoup de monde, des tables rondes, etc. Alors... c'est pour ça que beaucoup de monde je pense seront très étonnés que je sois là aujourd'hui parce qu'ils ne savent pas que je suis autiste mais en fait ça me vide totalement j'adore mais après pendant j'ai remarqué que c'était pas normal par rapport aux autres il y en a le lendemain ils sortent ils font un resto moi pendant un mois je ne sors plus de chez moi j'ai
- Speaker #0
plus de batterie ok bah non mais hyper intéressant et c'est pour ça que moi je trouve ça cool aussi des fois de déménager moi de déménager de Paris à Nantes non mais c'est con mais en fait au début j'avais peur d'avoir le faux mot et en fait du coup tu l'as à part de fait, non. Il y a go entrepreneur, go machin, go tout. Est-ce que tu y vas ? Non, je n'y vais pas et je suis très bien. Même si moi, je suis extravertie et j'aime bien les événements, ça m'épuise comme tout le monde. Et du coup, des fois, ce n'est pas toujours hyper utile aussi. Le networking, je trouve à la papa quand tu es solopreneur. Moi,
- Speaker #2
je me suis pas mal forcée au début à faire ça. De la même manière qu'aujourd'hui, on dit qu'il faut publier. À l'époque, on disait qu'il fallait networker. Et franchement, j'en faisais un par semaine. Et des fois, vraiment, j'enfilais mon rouge à lèvres comme j'enfilais une tenue de combat. Ouais, j'étais là genre... « Allez, go,
- Speaker #3
il faut y aller ! »
- Speaker #2
Après, j'ai rencontré plein de gens merveilleux, qui sont devenus mes associés, des collègues merveilleux et tout, mais clairement, c'était...
- Speaker #0
C'est bien, t'as été forte pour nous, Manon. Moi, je pourrais pas. Allez, dernière question. Avoir le même rythme de travail toute l'année ? Je sais pas. Non. Ok. Non, mais moi, j'ai... Tu rigoles, mais moi, j'ai une activité, je me sens méga saisonnière. Genre, en gros... J'allais dire, c'est pas être neuro-atypique ou quoi, c'est que moi déjà, il y a un peu la saison de surf qui commence. Donc par exemple, à partir de avril-mai, j'ai tous mes lundis et des fois mes vendredis bloqués en mode, si il y a des vagues, go j'y vais, tu vois, il fait beau et tout, t'as pas besoin de mettre une cagoule et tout. Plus les stages de surf, plus les machins. Ça a l'air bête, mais c'est une petite activité vite fait, mais tu vois, ça me déconcentre. Et du coup, quand j'avais un business model qui reposait sur les bootcamps, c'était relou. Parce que je pouvais pas faire de bootcamp pendant trois mois entre juin et septembre. Et je pense que ça m'a bougé aussi à avoir un business scalable, à avoir moins de lancements et tout. Ça m'a fait... Je suis un peu comme une ville balnéaire, en fait, mon activité. Sauf que c'est l'inverse, moi. Comme une ville de montagne, en fait. Je bosse au taquet l'hiver. Donc, ce n'est pas la dépression saisonnière. C'est l'inverse. Et vous, vous faites comment ? Vous avez des cycles ? Comment vous organisez ?
- Speaker #1
Moi, je suis très cyclique. Mais j'ai longtemps culpabilisé de l'être. Au début, je ne me le rendais pas compte. C'est un peu comme ce qu'on disait sur les semaines, le temps de travailler chaque jour. Je me disais qu'il faut que chaque mois, je fasse le même chiffre d'affaires, ou à peu près, tu lis un petit peu au trimestre ou à l'année. Mais j'avais des objectifs, etc. Et en fait, je me suis rendue compte. C'est quelqu'un qui me l'a dit, une personne avec qui je devais m'associer, mais du coup, on ne s'est pas associés. Et dans la non-association, elle m'a balancé un peu toutes mes quatre vérités. T'es cyclique, des fois tu ne travailles pas, etc. Et là, je l'ai un peu pris en pleine face. Ce qui m'a fait me poser des questions. Et là, je me suis dit, oui, en fait, j'ai des cycles. Et c'est OK. Il y a des moments où il y a des mois, je travaille beaucoup moins. Alors, ce n'est pas pour le surf, mais je crois que c'est beaucoup lié à la météo, à l'humeur, tu sais, l'énergie. En fait, beaucoup à l'énergie. Il y a des mois, je travaille énormément en décembre, janvier. Et puis après, ça redescend et puis ça remonte.
- Speaker #0
Et est-ce que toi, Manon, par exemple, tu avais en mode partagé ? J'en sais un, mais tu as plein de parents séparés. Est-ce que tu bosses à fond quand tu as... pas tes enfants, ou à l'inverse, tu profites à fond et du coup, tu bosses à fond quand t'as tes enfants. Je sais pas, est-ce que ça fait des semaines, des cycles comme ça, business différents ?
- Speaker #2
Ouais, il y a un peu ça. La grosse différence, elle est surtout dans les horaires. Parce qu'en fait, moi, je suis un profil, je sais plus comment on dit, la loup, je sais pas quoi. J'aime bien travailler la nuit, le soir. Et en fait, depuis que j'ai des enfants, ou la vie de couple d'ailleurs, en fait, ça fait que tu peux pas... Trop bosser. Alors j'ai un nouveau mec là, il est hyper entrepreneur aussi, il s'en fiche que je travaille le soir. Enfin voilà, on arrive à se mettre des moments comme ça. Mais globalement, tu vois, des enfants c'est 9h30, 16h30, après t'as la garderie et tout, mais moi je le fais pas. Donc ça me met des horaires sur ces jours-là. Et les jours où j'ai pas mes enfants, c'est plus freestyle. C'est-à-dire que si j'ai envie le matin de pas faire ci ou pas faire ça, de peindre un mur ou de commencer à réorganiser tout un placard, ben je peux. Est-ce que c'est pertinent ? Je ne sais pas, mais je peux. Et après, je travaille et j'adore travailler de 17h à 23h. C'est mon moment préféré. Toute seule, là, c'est mon moment préféré.
- Speaker #0
J'adore. Non, mais tu as raison. Même en couple, c'est délicat. Mon mec, moi, il est salarié. Par exemple, il ne comprend pas si je ressors mon ordi le soir. Alors que moi, j'adore. Je serai toute seule. Je bosserai la nuit, tu vois. Et bon, après, il faut emmener les enfants le matin à l'école. Cyrielle, tu as des cycles aussi comme ça ?
- Speaker #3
Oui, j'ai des cycles sur l'année. C'est ça, complètement.
- Speaker #0
Des lancements, peut-être, tu t'organises ? Alors, moi, j'ai des lancements. Du coup,
- Speaker #3
les lancements... J'en ai 3 ou 4 par an. Et je sais, maintenant, je les ai bien identifiés, à quel point ça me prenait beaucoup d'énergie. À la fois, c'est un kiff total, ces moments-là, et à quel point, après, j'ai besoin juste de pouvoir cool down. Et même, j'ai compris aussi que j'avais besoin de me détoxifier d'Internet, du téléphone en fait, vraiment du téléphone. Les notifs, les machins, les inscrits. Oui, d'avoir au moins... Tout ça, c'est déjà au quotidien, c'est enlevé, tous les notifs et tout. Mais en fait, ça ne suffit pas. J'ai vraiment besoin... L'été dernier, j'ai fait une ou deux semaines complètes sans téléphone. Et d'ailleurs, j'ai du mal à y revenir. Et l'année d'avant, j'avais fait carrément un mois total. Et c'est un tel kiff.
- Speaker #0
Mais comment tu as fait pour ton business ? Mais tu l'as délégué à quelqu'un ?
- Speaker #3
Bah oui, sur... Parce que t'as un business
- Speaker #0
100% internet quand même, c'est fou. Ouais,
- Speaker #3
mais déjà bon, en août, plutôt cool. Et j'avais le support email délégué. Et puis après, les programmations déléguées.
- Speaker #0
Et puis tu peux fermer en fait, tu vois, c'est pareil. Moi je me dis toujours, toujours plus, toujours plus. Moi j'ai dit en août, c'est bon, je ferme l'incubateur 3 semaines en fait. De toute façon personne n'est là, tout le monde fait d'autres trucs. des fois on se met des contraintes de ouf ou comme par exemple il faut répondre aux clients dans l'heure dans la journée, pas du tout, la plupart des gens pourquoi vous répondez aux emails instantanément le client s'il a une urgence il vous écrit pas un mail trop bizarre merci pour cette petite plongée dans vos vies c'est un petit appetizer, racontez nous dans les commentaires s'il y a des choses que vous faites qui sont complètement anti-système ou si au contraire vous êtes encore bouffé par le système ça vous bouffe, ça vous coûte Et justement, je vais un petit peu cuisiner mes invités pour savoir ce que se conformer dans un système normal d'entrepreneuriat leur a coûté. Et on va voir les choix qu'elles ont dû faire par rapport à leur situation atypique. Allez, c'est parti, on va connaître la vérité des prix de ne pas se conformer au système aussi. C'est parti ! Bon, du coup, on a vu un peu les situations dans lesquelles on est sorti du système. Mais qu'est-ce que ça coûte de sortir du système ? Moi, je voudrais qu'on parle un peu, qu'on dise les termes, tu vois. Est-ce que... Est-ce que vous avez perdu des clients ? Est-ce que vous avez abandonné un produit qui marchait et qu'en fait, vous vous êtes dit, non, ce n'est pas possible ? Cette liberté qu'on affiche sur Internet de construire autrement, ça a l'air tout beau, tout rose, mais on sait que derrière, il y a des concessions à faire peut-être souvent sur le chiffre d'affaires. Est-ce que vous avez un souvenir de, je ne sais pas si je te dis, Manon, quel prix tu as dû payer pour adapter le business à ta vie ? Est-ce que tu as un souvenir de ce prix ?
- Speaker #2
Je choisis de faire du design uniquement sur des journées sprintées. De fait, ça me retire la possibilité de travailler avec pas mal d'acteurs qui ont d'autres process. Tu vois, genre qui travaillent sur des temps longs, qui travaillent sur des allers-retours où ils ont besoin de valider avec d'autres personnes. Ah oui,
- Speaker #0
c'est que sur l'opreneur toi du coup.
- Speaker #2
Ouais, ou en tout cas, je leur montre ma méthodologie. Et s'ils ne savent pas, par exemple, prendre une décision en une heure, en fait, ils ne peuvent pas bosser dans mes conditions. De fait, je me coupe de tous ces projets qui sont hyper cool et que je suis très contente de renvoyer à des collègues. Mais des fois, j'ai un tout petit faux mot de « Ah, mais il avait l'air bien ce projet ! »
- Speaker #0
Surtout institutionnel, machin toi qui es pas mal engagée.
- Speaker #2
Ouais, j'ai vraiment changé ma typologie de clientèle.
- Speaker #0
T'es obligée de bosser avec des pourritures de soloproblèmes.
- Speaker #2
Les pires, les pires. En plus, ils payent toujours rubis sur l'ongle.
- Speaker #0
C'est vraiment insupportable de bosser avec eux. Du coup, les filles, est-ce que vous vous rappelez un moment de renoncement où vous vous êtes dit, bon, ça fait quand même chier ? Quand t'as été diagnostiquée, est-ce qu'il s'est passé des trucs dans ton business ? Est-ce que ça a changé ton business model ?
- Speaker #1
Moi, ce n'est pas quand j'ai été diagnostiquée parce que j'ai réalisé que j'avais... aménagé par rapport à ma façon d'être. Le diagnostic m'a fait dire c'est pour ça que je l'avais anticipé. Mais j'avais déjà fait naturellement. Mais le plus gros truc que je vois, c'est que ce n'est pas que les personnes autistes qui l'ont. Je pense qu'il y en a beaucoup de personnes qui sont neurotypiques, qui ont des valeurs et qui sont très... très engagée, etc. Mais pour moi, c'est quelque chose de fondamental que les personnes avec qui je bosse soient totalement dans mes valeurs alignées, que le sujet m'intéresse, que l'entreprise, si c'est une entreprise, n'a pas fait des choses pas éthiques quelque part. Et donc, c'est un peu se mettre des contraintes supplémentaires que personne ne te demande, mais que je ne peux pas dépasser.
- Speaker #0
Donc, tu as un client, par exemple, qui a un podcast. Parce que les podcasts, c'est la libre antenne. Il peut y avoir du bien ou du moins bien. Un podcast sur masculinisme, par exemple, tu ne peux pas leur faire une machinia.
- Speaker #1
Non, je ne peux pas. Je ne veux pas du coup.
- Speaker #0
Je crois que c'est un peu fort, forcément, mascu.
- Speaker #1
Mais ça peut être un peu plus subtil. Et souvent, c'était soit des entreprises qui... Voilà, je n'ai rien contre les entreprises. Je bosse avec plein. Mais il suffit que le sujet soit un peu propagande pour une valeur que je ne défends pas. Je vais devoir dire non et c'est ça qui m'a aussi coûté des collaborations parce que des personnes voulaient le faire, moi non. Ce qui fait qu'il y a beaucoup de chiffres d'affaires qui s'envolent mais c'est un choix au final. Je ne le subis pas puisque c'est moi qui décide, je pourrais y aller. Mais si je n'étais pas comme je suis, j'aurais plus d'argent.
- Speaker #0
Non mais c'est sûr, moi j'ai beaucoup de respect et il y en a que j'ai accompagné même, on va dire qu'ils sont militants etc. Ils ont pris les trucs de business model et tout ça, mais c'est vrai qu'ils doivent le filtrer avec leur valeur et c'est dur. Tu as chiffré, je ne sais pas, à la louche, combien ça t'a coûté ?
- Speaker #1
Beaucoup, je pense que je ferai double de chiffre d'affaires chaque année. Parce que toutes les personnes ou les projets qui m'ont contact, et des fois je ne réponds même pas parce que je vois que ça ne m'intéresse pas, c'est du chiffre d'affaires que j'aurais dû avoir. Mais je suis ok avec ça.
- Speaker #0
T'es ok, t'es apaisée, trop bien. Cyrielle ?
- Speaker #3
Oui, c'est clair qu'en fait, on a tellement adapté effectivement depuis longtemps que ce n'est pas forcément évident d'en avoir conscience.
- Speaker #0
Désolée de raviver le couteau dans la plaie.
- Speaker #3
Non, mais c'est intéressant de faire cet exercice.
- Speaker #0
Je pense que c'est important de dire aux gens pour qu'ils se disent, ok, ça va être le prix à payer, ça sera infime par rapport à tous les gains derrière, mais il faut quand même en avoir conscience parce qu'au moment où tu dis non à un truc à 30 000 balles, tu as les genoux qui flanchent un petit peu quand même.
- Speaker #3
Tu vois, on parlait de batterie sociale tout à l'heure, le fait typiquement de ne pas avoir une grosse équipe, alors que clairement, tous les voyants étaient au vert pour monter une équipe et augmenter carrément le CA. Mais je ne l'ai pas fait parce que je suis très bien à travailler seule et vraiment, c'est mieux pour eux et mieux pour moi. Tu as tapé ta croissance. Et les personnes avec qui je travaille, c'est des personnes qui sont très indépendantes. qui prennent des initiatives, qui me consultent. Voilà, je choisis les personnes vraiment avec ces profils-là. Hyper important.
- Speaker #0
Hyper intéressant. Et alors moi, pour ajouter une petite pièce, vous allez trouver ça bizarre, mais je ne vais pas parler d'argent, pour une fois. Moi, je vais vous raconter... Alors, moi, tout va bien. Je suis contente. J'ai créé un modèle où, en fait, je gagne de l'argent de façon asynchrone. Donc, je peux être libre de mon temps. Mais en fait, il m'est arrivé une anecdote bizarre. J'avais du temps, mes enfants étaient en vacances chez leurs grands-parents, donc je me dis, je suis solo chez moi, qu'est-ce que je fais ? Je me dis, bon ben boum, je pars à la mer et puis je vais à Pornic, machin, je me prends un petit hôtel et tout. Et en fait, je me dis, à qui je pourrais dire de venir avec moi ? En fait, je regarde autour de moi et en fait, il n'y a personne. En fait, quand vous devenez un peu un pirate, que vous avez à la fois du temps, de l'argent, une liberté d'agenda, etc., vous êtes par nature beaucoup plus seul qu'avant. Et donc moi, je trouve que le prix à payer, c'est... J'avais noté, ça me coûte mes amis. Alors, ce n'est pas que je les ai perdus, mais c'est juste que mes amis sont salariés. Je ne peux pas leur dire, viens à Pornic trois jours. Ils vont me dire, mais t'es une ouf. C'est mort. Même mes potes freelance et solopreneurs, ce n'est pas dit. Parce que certains sont en vente de temps et d'autres sont en train de surbosser. Avec des closeurs, des mages. Attends, j'ai trop de réunions. Et donc, voilà. Ce que je voulais dire, c'est que... C'est pas grave, j'ai appris à apprécier ma propre solitude et j'ai passé un très bon moment toute seule, avec moi-même. Mais voilà, il faut en avoir conscience, c'est un peu un trade-off aussi. Parce qu'évidemment que je préférais partir avec ma famille, mes potes, mes enfants. Ils sont scolarisés aussi. Tu voudrais faire des trucs avec eux, partir faire le tour du monde ou quoi, et puis tu réfléchis à deux fois parce que l'école à la maison, j'ai pas encore signé pour ça.
- Speaker #2
Moi ça m'a pas mal coûté aussi, la vie de parent, du coup de parent solo, pendant toute une période j'ai quand même eu ma fille seule. Donc un bébé. Ça m'a coûté des conférences qui étaient prestigieuses, des endroits où je pouvais gagner vraiment en notoriété. Ça m'a coûté des choses auxquelles... Finalement, j'ai dit oui à certaines choses, mais je l'ai vraiment payé au prix fort. Par exemple, j'ai participé à une très grosse vente en bundle, donc conjointe, mais vraiment au lendemain de ma reprise d'activité, en me disant c'est tout, je décale de un mois et demi le reste de mon activité parce que cet événement est important pour moi. Mais ça a été un peu vénère de reprendre Cash ou des événements, par exemple, proposés par Flavie. Donc elle, c'est compliqué pour moi de participer parce que ça veut dire trouver des gardes pour les enfants, trouver tout un système et reposer sur d'autres personnes.
- Speaker #0
C'est sûr et c'est là qu'on retombe dans le piège du système qui impose une forme de norme. En fait, si t'es pas valide, si t'as pas de garde d'enfants, si t'as pas un mec qui bosse, si t'as pas machin, en fait, tu peux pas participer. Tu vois, j'ai fait l'opération Solo Nation in Maurice. C'est vrai qu'il faut être capable de partir une semaine, laisser ses enfants, donc moi il y avait ma mère qui a gardé mes enfants, tu vois, mais c'est un privilège. Donc si t'es maman solo et que tu peux pas l'activer et tu peux pas, t'as pas des jokers illimités, bah c'est plus compliqué.
- Speaker #1
Si t'es autiste et que tu peux pas partir avec des gens que tu connais pas.
- Speaker #0
Exactement, mais tu sais que j'ai eu pas mal de personnes, comme quoi je pense dans les entrepreneurs, il y a sans doute plus de neuro-atypiques, qui m'ont dit, hop hop, moi j'adore, j'adore ce que tu fais, ta ta ta, mais moi... je n'ai pas la batterie sociale pour faire un truc comme ça pendant une semaine donc ouais je pense que je suis partie avec un peu plus de foufou que la moyenne on va dire un peu plus extravertie là on était tout le temps avec du monde et tout après je tiens à dire aussi que quand vous faites des retraites ou des mastermind il est tout à fait possible de s'isoler et on juge pas les gens qu'on va se faire une petite sieste ou si on en a marre des gens moi j'aime bien je suis extravertie mais j'adore mon moment, mon me time donc viens pas me faire chier si je pars faire mon footing ou écouter mon podcast sur la plage pendant une heure Non, je ne veux pas que tu viennes marcher avec moi. Ce n'est pas une question de... C'est juste que j'ai besoin de ma petite bulle. Du coup, racontez-nous si vous ressentez cette situation vous aussi. Si vous trouvez que c'est compliqué des fois de payer le prix d'un système auquel vous n'arrivez pas à vous adapter. Du coup, en tout cas, ce que je voulais vous demander aussi, c'est finalement, qu'est-ce que vous avez changé dans votre business ? Comment vous avez réussi à créer un business à votre image ? Parce que malgré ce prix à payer, on comprend que derrière... Il y a une qualité de vie, etc. que vous avez su adapter grâce au solo business. Donc maintenant, je veux tout savoir. Comment vous avez adapté, du coup, votre business à votre contexte ? Ça va être la partie pratique. On va vous donner des tips pour ne plus subir le joug de l'entrepreneuriat infâme qu'on nous a vendu. Non, il y a une autre voie qui est possible. Le soloprenariat. Allez, c'est parti. Alors, qu'est-ce que vous avez changé concrètement ? Là, je veux vraiment, vraiment du concret. On en a un petit peu parlé, donc on ne va pas tout redire. mais dans vos offres, dans vos produits, dans votre rythme, votre agenda, enfin voilà.
- Speaker #1
C'est tout ça.
- Speaker #0
Tu nous coupes les choses. On en a dit pas mal au début du jeu, mais est-ce qu'il y a un truc que vous avez oublié où vous vous dites, bon putain, ça je fais ça, je sais que personne fait ça, c'est la folie et ça, ça m'a aidée à gagner x ou y, ou en tout cas je me sens beaucoup mieux dans mon business. Ou alors on a tout dit, vous me dites, on passe à la partie d'après.
- Speaker #1
Je pense pas, il faut parler de la partie positive.
- Speaker #0
Ouais, voilà.
- Speaker #2
Moi je peux parler, je fais aujourd'hui 80... Non, alors les trucs que j'ai changés, on va commencer par ça. J'ai commencé à voir que j'avais besoin... Donc quand j'ai commencé à resserrer ma création d'identité visuelle sur une journée, là où d'autres designers graphiques font des identités visuelles en moyenne 3 mois, Je me suis posée sur comment en une journée je délivre un minimum viable... ...brand pour des entrepreneurs qui ont besoin d'un petit coup de polish bien sympa en une journée. Bon, après, je me suis très vite rendue compte que j'avais besoin de deux jours pour commencer à faire de la qualité vraiment bien. C'est pas une neurotypie, mais j'ai fait une dépression. Et au moment où j'ai fait ma dépression, pour en ressortir et continuer à délivrer pour mes clients, je me rendais compte que je n'étais pas capable de m'assurer, d'assurer au client que j'allais être productive ce jour-là. Il y avait des matins, je me réveillais, c'était le noir. Et donc, c'était un peu ce truc de, en fait, j'ai zéro énergie. Donc, je me suis associée avec quelqu'un. Je lui ai dit, écoute, viens, je te paye ton tarif freelance. Là, tu es à côté de moi et tu bosses avec moi. Et si moi, je ne peux pas bosser, tu fais. Le client, il est au courant. Et puis on... Donc, j'ai fait ça sur six projets, le temps de sortir la tête de l'eau. Et en fait, on est resté associés à deux. On a un contrat à deux. Et cette force-là de la méthode qu'on a encapsulée en deux jours nous fait aujourd'hui... Moi, c'est 90% de mon chiffre d'affaires qui passe sur ces méthodes de journée-là. On ne vend plus que ça. C'est incroyable. Tous mes efforts sont là-dessus.
- Speaker #0
C'est hyper... Enfin, tu vois, j'adore. Et c'est ce que je voulais dire avec cette émission aussi. Je trouve que c'est... J'aime pas les épisodes, enfin, je veux pas faire un épisode où on est en mode misérabiliste et tout, c'est pas du tout le truc, c'est montrer aussi qu'en étant, certes, contraint, mais comme on dit, la contrainte nourrit la créativité, mais en fait, t'es capable de faire des trucs malins comme ça, qui te rendent heureuse, ou tu bosses avec quelqu'un de sympa, tes clients, en fait, tout le monde y gagne à la fin, sur toute la ligne, quoi. Mélanie, tu voulais ajouter une petite pièce aussi, tu racontais ?
- Speaker #1
Il y a plein de choses que t'as mentionnées sur tous les côtés qu'on a adaptés, je pense que j'en dirai plusieurs rapidement. développer. Mais déjà, Manon, je pense que moi, je me suis beaucoup inspirée de ta méthode. Je trouve que c'est génial de se dire bon, c'est pas parce que je peux pas, que je vais pas trouver un moyen de trouver une méthode, même si personne fait ça comme ça.
- Speaker #2
C'est pas ma méthode. Les vieilles idées, du coup, c'est... Je vais redonner la parole, la balle à qui je l'ai lue. dans le livre d'Alex Martel. Et elle, pour le coup, a théorisé, enfin, remis en de la théorie bien lisible pour nous les entrepreneurs de plein de modèles de facturation. Et j'ai trouvé tellement de valeur là-dedans. Oui, c'est dans Ajoute 1.0.
- Speaker #0
Alex, si tu nous écoutes, cœur sur toi.
- Speaker #1
Du coup, j'ai ce côté-là aussi où j'ai tout refondu mes offres. Donc j'ai la journée, alors c'est pas la journée, c'est deux demi-journées, pour le coup. Avant, je faisais des formations sur deux mois, trois mois pour aider les personnes à lancer leur podcast ou le faire ce qu'elle est. Maintenant, c'est deux sessions. Entre les deux, elles ont des devoirs. Après la dernière session, elles peuvent me contacter pendant 15 ou 30 jours pour des questions, etc. C'est beaucoup plus prévisible pour moi. Et en plus, les prix sont plus hauts que ce que je faisais avant en trois mois. Non,
- Speaker #0
mais c'est génial. Et d'un côté, je vous admire. Et d'un côté, j'essaie de reproduire le système chez moi. Et alors, ça marche d'un point de vue client. Mais pour moi, ça ne marche pas. C'est marrant. Parce que moi, pour le coup, le truc ultra intense sur une journée, je le fais. Et je suis bonne. Et voilà. Mais je ne peux pas le faire plus de deux fois dans le mois. Je pète un cap sinon. Et moi, j'aime bien au contraire le côté aigréné. Parce qu'en fait... Ah tiens je pense à un truc là et tout Alors que tu vois le côté tout condensé dans une journée Qui n'a plus pensé
- Speaker #2
J'arrive pas moi à plus penser au client Toi t'as plus un modèle où tu lances plein de choses T'as plein de choses Moi ça incube,
- Speaker #0
c'est pas pour rien que ça s'appelle incubateur Ça diffuse et ça dure un an Moi là je m'enlève la pression En me mettant plus de trucs Et par contre les idées elles vont à Vienne et de temps en temps T'as quelqu'un qui va se prendre une salve Tiens j'ai pensé à toi ça Après il va me répondre Non. Je ne vais pas forcément répondre tout de suite. Mais c'est vrai qu'il faut avoir les règles du jeu claires avec ses clients au départ. C'est qu'ils soient à l'aise avec cette façon de fonctionner.
- Speaker #1
Et si tu te connais et que tu sais que ça fonctionne comme ça, moi je sais que dans l'autisme, tu as l'hyper focus. D'ailleurs dans le TDAH aussi, tu as ça. Et en fait, tu peux te concentrer vraiment. Je peux travailler 10 heures, 12 heures sans problème si je suis concentrée sur un sujet et je suis beaucoup plus créative, etc. Par contre, derrière, je suis crevée et je ne vais pas travailler pendant 3 jours. Et moi, je détesterais avoir un petit peu de questions, un peu de méchants. C'est ce que j'ai eu. Je l'ai testé et c'était horrible. Et le deuxième truc que je voulais mentionner, c'était, on parlait de coworking tout à l'heure sur les questions. Et en fait, j'ai testé aussi. Je suis allée dans plein de coworking. Je me suis dit, non, celui-là, il ne marche pas. Parce que peut-être les personnes ne sont pas les bonnes. Après, j'en ai fait un autre où on était à deux. Ensuite, j'en ai pris un autre où j'avais un bureau que à moi. C'était le dernier que j'ai testé. J'avais un bureau à moi. Je me suis dit, c'est parfait parce que le midi, je peux voir des gens. Est-ce qu'on m'avait dit oui ? La solitude de l'entrepreneur, peut-être qu'il faut que tu vois des gens, etc. Donc moi, j'essaye de suivre les conseils.
- Speaker #2
Pourquoi ? Je suis censée avoir un problème avec la solitude ? Attends, je ne savais pas !
- Speaker #1
Et donc, j'ai tout fait pendant trois ans. J'ai tout testé, j'ai fait tous les co-working de Paris, vraiment. Et le dernier, où j'avais mon bureau à moi, et ensuite, le midi, je mangeais avec des gens, je me suis rendue compte que je le payais. J'y allais deux fois par semaine, voire par mois à la fin. Et quand c'était le temps du midi, voire juste pour aller chercher de l'eau, tu sais... Ça te stressait ? Ça me stressait. J'attendais que les gens passent. J'ouvrais ma porte et j'allais chercher mon thé et je revenais. Et je me suis dit, je ne vais pas payer le mois pour venir deux jours et éviter les gens. Autant rester chez moi.
- Speaker #0
Pareil sur la sociabilisation, n'écoutez pas les gens qui vous disent que vous n'êtes pas sociable parce que vous aimez votre solitude. Moi, c'est pareil, je suis arrivée à Nantes, je ne connaissais personne, je vais bosser dans un coworking. Et en vrai, je montais un podcast, c'était hyper relou d'avoir du bruit autour. Ensuite, je n'ai pas la personne parce que je n'osais pas. Et j'ai trouvé une autre façon de sociabiliser, les podcasts. Je suis beaucoup plus dans mon élément. Franchement, je suis beaucoup plus à l'aise. Par contre, tu me mets en networking, ce n'est pas ma passion. Et alors, pire, moi, coworking, voir tout le temps les mêmes personnes, mais qui ne bossent même pas dans les mêmes domaines que toi. Enfin, au secours. Mélanie, tu avais terminé ?
- Speaker #1
Oui, je crois. J'ai travaillé de chez moi. Ah oui, oui. La chute, c'était revenu.
- Speaker #0
Incroyable, cette chute. Et franchement, le meilleur truc.
- Speaker #1
Les meilleurs trucs. Et puis, les horaires, on en a parlé tout à l'heure. Et la musique. Et c'est un des trucs qui me fait me dire, je pourrais pas travailler ni encore working, ni peut-être en salariat, parce que je mets de la musique toute la journée. Et avant le diagnostic, je pensais que c'est parce que j'aimais la musique, je suis mélomane et tout. Et en fait, c'est un outil de régulation émotionnelle. Quand je me sens pas hyper bien, ou que je suis stressée, ou que j'ai besoin de me concentrer. Je mets une musique et je mets une musique en boucle. Ah bah voilà,
- Speaker #0
j'étais sûre que t'allais dire ça. Je l'attendais, moi c'est pareil. Je mets des musiques en boucle toute la journée.
- Speaker #1
Bah t'es peut-être concernée.
- Speaker #0
Je vais finir, je vais aller demander un diagnostic. En fait, c'est pas pour rien quand même que je fais cette émission, mais tu vois, on en parle tous et on a quand même tous un peu nos petites particularités, donc ça me parle ce que tu dis. Donc j'allais te demander une playlist genre bruit blanc ou machin, mais non en fait toi c'est le truc en boucle. Après ça change,
- Speaker #1
au bout d'un mois je change de chanson.
- Speaker #3
Si ça c'est pas social parce que les autres franchement s'ils aiment pas la musique, c'est compliqué.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #3
pareil je rejoins pas mal de choses qui ont été dites. Moi j'ai essayé En fait, moi, je travaille que le matin, donc je suis obligée, j'ai épuré, c'est-à-dire que c'est même, je m'en rends même pas compte, mais ça fait partie de mon hygiène de vie d'épurer tous les parasites. Et donc moi, j'ai hyper simplifié mon business, c'est toujours, j'ai un seul programme phare que je revends trois ou quatre fois par an. Donc c'est toujours la même chose. Évidemment, j'améliore un petit peu, mais je m'éparpille pas avec d'autres ateliers, d'autres... d'autres programmes qui pourraient m'intéresser mais l'énergie à y mettre j'ai essayé, je me crame donc en fait je refais la même chose à l'intérieur évidemment des programmes je fais évoluer parce que aussi moi j'ai ma sensibilité j'apprends des nouvelles choses, je me forme tout le temps donc je rajoute toujours plein de choses mais au final je m'épargne beaucoup de temps et d'énergie comme ça et aussi ça me permet de garder effectivement mon rythme de vie qui est de travailler que le matin voilà
- Speaker #0
Mais je rebondis là pour moi, je trouve que même pour les personnes neurotypiques, tu dis, c'est sain en fait de penser comme ça, parce que moi je m'éparpille pas mal, j'ai 12 000 idées, et tu vois j'ai beau les montrer à mon mentor américain, il me dit, tu vas pas y arriver de faire tout ça en même temps, mais je le fais quand même, tu vois, c'est pas sain, et moi aussi ça me fatigue. Quand je gère l'île Maurice, plus machin, plus machin, plus la free party, je suis au bout de ma vie, tu vois, et donc je trouve... je trouve ça sain pour toute personne de rester focus. Et d'ailleurs, peut-être t'as fait un peu ça, j'ai l'impression, le même mode de fonctionnement, c'est que moi, l'incubateur, ça me sert à ça, ça me fait un contenant dans lequel je mets tous mes trucs créatifs, mais je le mets dans le même contenant. Et donc, depuis que j'ai réfléchi à ça, j'étais à, ah, mais OK, c'est ça la vie.
- Speaker #2
Pareil pour mes VIPD, en fait. Mais voilà,
- Speaker #0
je mets des nouveautés dans ce contenant, mais je change pas le contenant, j'ai pas le droit. Je change pas, je vente, la façon de vendre, par contre, tous les vendredis, il y a des trucs nouveaux.
- Speaker #2
Et c'est le meilleur argument. contre à toutes les personnes qui disent oui mais moi je ne peux pas faire ce genre de choses puisque je fais du sur-mesure pour mes clients ça c'est l'argument numéro 1 qu'on a contre les bootcamps et compagnie ou bah là les gens on est VIP, en fait à l'intérieur de ce contenant on est vraiment de l'ultra sur-mesure, au contraire avec Inès on met tout en oeuvre pour que la personne vive l'expérience la plus sur-mesure possible, nous on est garant du cadre et à l'intérieur elle choisit vraiment chaque topping de sa salade, tu vois c'est l'uniformisation du Subway quand on arrive chez nous mais elle choisit chaque Merci. Mais aucun Subway dans Subway. C'est ça. Je choisis chaque fois un Subway. Pour être honnête,
- Speaker #0
un truc plus stylé que Subway parce que Subway, ce n'est pas très bon. Oui, je ne sais pas. Tu as mieux, je prends. Les petits yaourts glacés avec des toppings, justement, les trucs avec...
- Speaker #1
Un bubble tea. Tu choisis le thé. Tu choisis le bubble. Tu choisis le goût.
- Speaker #2
Juste la bulle. Chaque bulle.
- Speaker #1
Mais c'est un bubble tea.
- Speaker #0
On est parti. On sent que c'est l'heure du goûter. Alors, Cyrielle, recadre-nous. Donc, toi, tu as dépouillé ton business en mode simple.
- Speaker #3
C'est ça.
- Speaker #0
Tu as des exemples de trucs compliqués que tu faisais avant que tu ne fais plus ? Genre, je sais pas, t'as des funnels de vente compliqués et tout ça, puis maintenant tu as une technique de vente plus simple ? Non,
- Speaker #3
ce que je faisais, c'est que c'est vrai que comme il y a plein de choses qui m'intéressent, c'était par exemple, tu vois, quand je me suis lancée, je m'étais dit je fais un programme ou un atelier sur... Donc moi j'accompagne les enfants, enfin les parents d'enfants neuro-atypiqués. Donc je me disais je fais un programme sur... La confiance en soi, l'estime de soi de l'enfant, un autre programme sur les comportements inadaptés, un autre programme sur l'école, un autre programme...
- Speaker #0
Stop !
- Speaker #3
Stop en fait, parce que ça... En fait, stop pour moi. Stop pour moi. Parce qu'il y en a au contraire, ça va les stimuler de se relancer dans des... Et c'est très bien. L'important c'est de trouver ce qui fonctionne pour soi. Et c'est vrai que je me disais souvent, tu vois par exemple Antoine BM... Il était vachement sur plein de petits produits Et je le trouvais très pertinent Mais moi ça ne me convenait pas du tout Donc voilà
- Speaker #0
Et c'est marrant parce que justement Il a oublié une vidéo qui était très intéressante Que j'avais regardée en préparant Où justement lui tu sens que Finalement son TDAH l'a poussé à faire des choses Discontinues et de pas rester Sur le même sujet en ultra focus Comme quoi il y a plein de profils différents On peut pas du tout faire de généralité
- Speaker #3
Et puis après si t'as un TDAH qui qui... se contrebalance avec un TSA. Tu vois, l'autisme, c'est plus... On est focus sur une passion ou un intérêt en particulier et on ne s'éparpille pas trop. Le TDAH, potentiellement, tu vas un peu plus t'éparpiller. Mais pour autant, il y a plein de profils, tu vois, même à l'intérieur du TDAH. Donc, il faut savoir aussi sortir de ça. Et puis, il y a d'autres influences que les neuroatypies. Il y a ton tempérament. Il y a ton environnement, il y a ton vécu, tes blessures, etc. qui viennent colorer tout ça.
- Speaker #0
De toute façon, nous, on n'est pas là pour faire des généralités. Non, bien sûr. Nous, on vous dit ce qu'on fait, on vous raconte la vraie vie. Et après, vous disposez, mes chers viewers, auditeurs, auditrices. Du coup, qu'est-ce que je voulais vous dire ? Moi, je voulais vous dire que j'ai failli faire une énorme connerie de scaling de produits qui ne me correspondaient pas du tout. En fait, quand j'étais en mode, je suis au taquet avec mon bootcamp. 250 000 euros par an, mais j'avais mon nombre maximum de participants, 36 personnes, et je ne pouvais pas faire plus parce que c'était sollicitation permanente, WhatsApp, illimité. J'avais mal cadré, c'était de ma faute, mais bon. Et j'ai failli faire comme font tous les infopreneurs, scaler en recrutant des coachs à ma place. Donc, je me dis, bon ben, j'ai quatre piliers, il faut que je trouve quatre coachs. Mais après, je me dis, putain, mais c'est le bordel. Aucun va savoir maîtriser à la fois dans le pilier média, newsletter, podcast, YouTube, etc. Alors que moi, je fais tout ça, mais moi, je vais devoir prendre combien de coachs ? Donc là, je commence à ajouter des coachs, des coachs, des coachs dans ma tête. Je me dis, ce n'est pas la bonne méthode. Tu vas arrêter de faire ce que tu aimes, tu vas devoir manager des gens, ça va être horrible. Et là, en fait, j'ai réfléchi et je me suis dit, en fait, l'incubateur... va me permettre de former les gens sur les quatre piliers. Et j'ai juste découpé ça en live du vendredi, donc des lives d'une heure, des modules d'une heure. Et là, c'est beaucoup plus facile de déléguer un module d'une heure à un expert parce que c'est hyper précis. Par exemple, là, on avait un live du vendredi. vendredi, c'est écrit le script de ta page de vente vidéo. Tu prends un expert VSL et c'est lui qui fait le live. Et là, il est meilleur que moi, obligé, parce que moi, je ne peux pas être bonne sur tout. Et donc, vous voyez, des fois, il y a des options de scaling qui vous paraissent OK, parce que tout le monde fait ça, mais réfléchissez à deux fois si c'est votre mode de fonctionnement. Et du coup, moi, je suis beaucoup plus à l'aise à manager en transverse 50 experts qui vont intervenir chacun une heure avec des guidelines etc. Comme j'étais manager transverse dans ma vie d'avant. Oups, je recycle. Alors que par contre, manager 4 coachs au quotidien et être responsable d'eux, ça ne me plaisait pas. Donc voilà, comme quoi aussi, des fois, on croit qu'on est coincé parce qu'on est dans tel business model, mais je ne pense pas. Et donc, je ne sais pas, soyez attentifs aussi à ce que votre business model, dès que vous le lancez, vous réfléchissez à ce que ça va avoir comme impact sur votre vie. Tu vois, si tu n'aimes pas voir des gens en live, si tu n'aimes pas être sollicité, tu vois, on en parlait un peu, c'était Bootcamp versus VIP Day, par exemple.
- Speaker #3
Oui, carrément. Moi là par exemple, je viens d'intégrer, et j'ai mis beaucoup de temps à le faire, ça fait dix ans que je suis à mon compte, et là je viens d'intégrer une coach, je l'appelle coach mais en fait une ambassadrice plutôt en réalité, qui a suivi mon programme l'an dernier. Elle est maman aussi d'enfants neuroatypiques, donc elle a suivi mon programme en tant que maman. Et en fait, je voyais qu'elle était hyper réactive, hyper pertinente à chaque fois quand elle venait soutenir les autres membres, etc. Merci. Et en fait, là, je l'ai contactée et comme ça match de fou avec elle, qu'elle correspond à cette indépendance, cette autonomie. Et en vrai, ça correspond complètement à ce dont j'avais besoin et surtout ça rejoint. J'avais déjà essayé de travailler avec d'autres, par exemple, une autre coach et je sentais qu'il n'y avait pas le match. Et donc, n'y allez pas. Quand vous sentez Que la vibration est là, allez-y. Quand elle n'est pas là, n'insiste pas. Moi, j'ai appris à ne pas aller, à m'écouter, à écouter mon intuition. Par exemple, tu vois, quand tu sors d'un call avec un potentiel collaborateur ou quoi, tu vois, comment tu te sens ? Tu arrêtes tout, au lieu de rationaliser, de dire, alors, il m'a dit ça, je note ma chose. Non, juste, interroge-toi sur comment tu te sens. Est-ce que tu as plus d'énergie ou moins d'énergie qu'avant de l'avoir eu au téléphone ou en visio ? Et si tu as plus d'énergie ou autant, en tout cas, go, quoi. Mais sinon, non.
- Speaker #0
Tellement d'accord avec toi. Ce que je trouve très intéressant dans vos témoignages, c'est qu'on sent aussi que vous prenez le temps d'écouter votre façon de fonctionner. Et je pense qu'il y a tellement d'entrepreneurs qui ne s'écoutent pas. Tu vois, moi, je vois, j'ai des amis qui ne font pas de sport, qui ne vont pas marcher. Je ne sais pas comment vous faites pour rester concentrés, les gars, 8 heures par jour sur un ordi et tout. Et je trouve que, pourquoi, c'est quoi, c'est une faiblesse de s'écouter, c'est une mentalité française, enfin je trouve ça bien au contraire de regarder son mode de fonctionnement et de faire avec.
- Speaker #3
On a été conditionnés aussi, tu vois, donc c'est pas forcément évident. Et je pense que c'est un apprentissage. Moi à 30 ans, je savais pas m'écouter comme aujourd'hui, donc il faut accepter aussi que c'est un français.
- Speaker #1
C'est peut-être en ayant fait les erreurs aussi, en ayant fait ces erreurs de ne pas s'écouter. Moi je me suis beaucoup pas écoutée et fait toutes les erreurs de les gens qui se sollicitent à n'importe quelle heure. J'ai vu que c'était horrible pour moi, c'est ça qui fait qu'à un moment donné tu fais ces choix. J'aurais aimé être la personne qui dit dès le début ça c'est fait pour moi. On doit se planter souvent.
- Speaker #2
Est-ce qu'on n'est pas un peu obligé de se planter par soi-même pour pouvoir comprendre les trucs ? Après, je m'écoute beaucoup mais je ne fais pas de sport.
- Speaker #0
Ah mince ! Je ne sais pas si tu sais. Je t'écoute trop. Non, je rigole. Non, je voulais dire, moi c'est sûr, quand j'étais en corporate aussi, je pense que c'est salariat, entrepreneuriat aussi pour moi, ça a été un game changer. Salariat, ton agenda il est dicté par l'entreprise. Tu n'as pas le droit de penser différemment. La réunion, elle est à telle heure. Le repas, il est à telle heure. La fin, elle est à telle heure. Quand d'un coup, tu fais tout exploser, tu es là, bon, en fait, j'ai envie de dormir, mais je n'ose pas. Si, pourquoi tu ne fais pas de micro-sieste ? Au début, on ne se l'autorise pas. Et peut-être que nous, ça fait déjà un petit moment. On a un peu d'expérience. Donc maintenant, on ne s'autorise pas.
- Speaker #2
Je pense qu'il n'y a rien de pire qu'un entrepreneur qui s'autorise. au salarié, quoi, qui est son pire boss et qui est là, genre, 9h, 17h, c'est obligatoire.
- Speaker #0
Ne soyez pas vos managers toxiques. Des fois,
- Speaker #2
je m'auto-culpabilise. Des fois, je me regarde, je suis là, genre, mais je suis en train de bosser le soir, il est 22h, qu'est-ce que je fais ? Pourquoi je fais ça ? Et puis là, je suis là, parce que j'ai envie. Parce que j'aime. Parce que c'est bien.
- Speaker #1
Parce qu'il faut s'accepter d'aimer aussi.
- Speaker #0
C'est ma liberté.
- Speaker #1
Et sur le... Je rebondis sur un dernier truc. Tu disais, est-ce que vous écoutez, pour les personnes qui sont autistes, mais qui ne le savent pas forcément, il y a quelque chose, c'est un trait autistique, qui s'appelle l'alexithymie. Et en fait, c'est de ne pas savoir ce que tu ressens. Je sais que Nina Ramen en m'a parlé sur certains postes, parce qu'elle est autiste aussi. Et en fait, c'est que tu fais les choses, que ce soit tu choisis un client, ça ne te va pas du tout. Tu choisis une certaine méthode, ça ne te va pas du tout. Et en fait, tu ne sais pas que tu n'aimes pas parce que tu ne le ressens pas. Et c'est très difficile de s'écouter quand tu ne ressens pas tes émotions. Et là, il faut faire du travail du style écriture automatique, journaling, voir dessin, des choses un peu art-thérapie, Pour se rendre compte que... Ah non mais en fait, trois mois plus tard, je déteste ce que je fais et je vais arrêter.
- Speaker #0
Hyper intéressant, mais je pense que le journaling c'est pareil, moi j'avais tendance à classer ça dans la catégorie un peu bullshit, mais je suis revenue un peu en arrière par exemple avec l'exemple d'Aline, The Beeboost, qui tenait son journal de bord tous les mois, elle faisait un bilan, notamment un peu émotionnel des mois et tout ça, donc j'ai fait ça l'année dernière vite fait dans un ocean, bon là j'ai oublié, j'ai arrêté, mais... Et du coup tu relis ton année et t'es là, what the fuck ? c'est à dire que tu te rends compte qu'il y avait un mois horrible un autre mois incroyable alors que toi à la fin d'année t'as tout lissé tu te rappelles de rien et globalement ton année elle a tel saveur pas du tout la même et franchement j'ai fait l'exercice donc faites le aussi et moi je fais les pages du matin ça m'aide énormément, je sais pas à quoi ça aide mais j'avais vu que c'était pour la créativité mais je trouve qu'aussi quand je le fais pas je perds en sérénité je commence tout de suite On enlève tout le monde. Voilà, bon, dites-nous, c'est quoi vos petites astuces pour, du coup, adapter votre business à votre vie ? Et puis, la dernière question que j'ai à vous poser, mesdames, sur ce plateau, avant qu'on clôture, c'est une question un peu provoque. C'est, est-ce que vous avez tiré quand même des avantages de votre, du coup, quelque part, incapacité à être dans le moule, dans le système, etc. ? Est-ce que ça vous a aidé d'une manière ou d'une autre ? dans votre vie, dans votre business, en termes de performance au global ? Allez, on va creuser ça. Alors, c'est difficile de parler d'avantage quand on parle d'un truc qui est un désavantage quand même. Tu vois, donc je mets des énormes guillemets, parce qu'en plus, vous avez complètement le droit de me roster en mode je ne sais pas de quoi je parle parce que je n'ai pas encore les termes, je n'ai pas encore été formée. Et bien sûr, qu'on soit clair, je ne dis pas que c'est un avantage d'être maman solo, d'être autiste ou d'être TDAH. Mais je veux dire, d'une certaine manière, est-ce que vous avez réussi à en faire une force ? Que peut-être quelqu'un de standard qui va à la force, parce que je vois beaucoup ça aussi malheureusement, des gens qui ont beaucoup d'énergie, beaucoup de force, et comme ils travaillent à la force, ils ne travaillent pas avec un effet de levier, ils ne travaillent pas avec le côté, vous savez, work smart. Ils sont dans le work hard.
- Speaker #2
Ils ont beaucoup de temps, beaucoup d'énergie, et du coup ils l'utilisent.
- Speaker #0
Comme quand moi je n'avais pas d'enfant, je me disais mais qu'est-ce que je foutais de mes journées ?
- Speaker #2
exactement, mais qu'est-ce qu'on foutait de nos journées tu deviens plus moi c'est un peu un unpopular opinion mais je me suis grave servie de ma maternité ma deuxième grossesse j'ai grave capitalisé sur tout le storytelling autour de cette grossesse le fait qu'elle se passe en solo, le fait que je sois séparée le fait que mon premier business ma première grossesse s'était passée pendant le Covid donc l'expérience que j'en avais Merci. C'est que toute mon activité, c'était arrêtée au point mort parce que j'étais designer de service, donc on faisait des ateliers avec des post-it. Donc tout s'est arrêté au point mort et cette première expérience-là, je ne voulais pas la revivre. Donc j'ai vraiment utilisé, mais utilisé seulement ma grossesse, ma maternité, je lui ai donné un petit nom, tout un business model qui a été public. Tous les comptes sont encore publics aujourd'hui. Et tout ce que j'ai mis en place en termes de nouveaux produits, de nouveaux services et de postes de communication a servi ma visibilité. Si j'étais appelée dans des podcasts, dans des conférences, c'était aussi pour parler de ça, asservie au fait que mes clients ne m'ont pas oubliée. Et en vrai, il y en a d'aucuns qui pourraient dire que c'était un peu sale.
- Speaker #0
Que tu as utilisé comme un argument. On va dire comment ça s'est appelé, c'était très smart moi je trouve ça. Oui, Baby Stripe. Le plan Baby Stripe. Donc comment tu as documenté en building public ta future maternité, pour aussi expliquer que tu allais manquer de chiffres d'affaires, donc tu allais changer de business model, tu allais faire ça. Moi j'adore, mais après moi je suis une adepte du building public, je ne comprends pas les gens, je vous le dis. qui viennent tracher sur les business publics, mais si ça vous fait chier, vous ne regardez pas, puis c'est tout. En fait, nous, on publie nos chiffres, ce n'est pas un appel à dire ce que vous pensez de notre travail, c'est plus open source.
- Speaker #2
Et ce n'est même pas pour montrer qu'elle est la plus grosse, parce qu'en fait, en plus, le pire, c'est que tous les chiffres sont visibles et publics. Je l'ai documenté au fur et à mesure de la grossesse, du congé maternité, et le même constat à la fin. Enfin, le dernier épisode que j'ai publié sur le sujet, c'est que mon résultat financier est négatif sur cette période-là. C'est-à-dire que financièrement, tout l'argent que j'ai créé, la valeur monétaire que j'ai créée au démarrage, au moment où j'ai su que j'étais enceinte et que j'allais devoir gérer seule, je m'en suis servie pour déléguer et construire des assets qui ont continué pour moi pendant mon congé maternité. Donc à la fin, le bilan pour moi est positif, mais ça m'a coûté à ma trésorerie d'entreprise. Néanmoins, mon activité était toujours vivante et j'avais des clients qui m'attendaient et j'ai relancé dès le lendemain.
- Speaker #0
Donc c'est un très bon exemple, voilà. Tu n'aurais pas demandé à vivre ça comme ça, tu s'en serais bien passé, mais au final, tu l'as utilisé un peu comme un levier. Un accélérateur de fou. Et pour mieux ça que rien du tout. Et toi,
- Speaker #2
grâce à ça, j'ai été connue, je suis rentrée dans des tas de bootcamps, dans des tas de trucs intéressants, des super conférences, des super prises de parole, et ça m'a forcé à très, très, très rapidement mettre en place le VIP Day. Je n'ai pas eu le choix.
- Speaker #0
Trop bien. Merci, je ne peux pas faire un exemple mieux et plus nuancé quelque part dans « ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit » , le côté... inconvénient qui devient un avantage. Mélanie, est-ce que tu l'as vécu comme ça ou peut-être c'est un peu tôt encore pour toi ?
- Speaker #1
Non, je pense que, en fait, comme j'ai mis les... j'ai fait des aménagements qui étaient dédiés à mes particularités sans savoir que c'était l'autisme, je pense que j'ai quand même du recul et c'est juste qu'à post-héroïne, je me rends compte pourquoi je l'ai fait. Mais un peu comme Manon, alors pas du coup sur la communication, etc., mais c'est surtout sur... quand j'ai compris en fait qu'en termes d'énergie, Je crois que j'avais écouté un moment dans tes épisodes qui disait, faites des blocs sur vos agendas, bloc de temps de travail pour vous, bloc de temps pour les clients, etc. Donc j'avais mis ça en place au début et je me rendais compte qu'en fait, quand les clients prenaient rendez-vous sur mon Calendly, au bout de deux, voire... trois, enfin même deux, je pense que ça suffit, rendez-vous, j'étais à plat. Et en fait, en prenant en compte ça, parce que c'est quand même un des avantages de ne pas avoir assez d'énergie pour deux rendez-vous dans la journée, je me suis dit, aujourd'hui, il faut que j'ai un rendez-vous maximum par jour et deux rendez-vous maximum par semaine. Et quand j'ai fait le compte, quand tu calcules... C'est quand même une grosse contrainte. Oui, c'est une grosse contrainte en termes d'énergie.
- Speaker #0
Ça va vite quand même, deux rendez-vous par semaine. Il faudrait être quand même malhonnête pour dire que ça va, t'es à l'aise.
- Speaker #1
Ça va très vite, mais j'en faisais entre 4 et 8 en général. Et je me suis rendu compte que j'étais cramée à chaque fois. Et quand j'ai fait le bilan en me disant, si j'ai tant de rendez-vous et que X%, on va dire 50%, convertissent, je n'ai pas assez d'argent à la fin du mois. Donc, en faisant ce constat-là, je me suis dit, je suis obligée d'augmenter mes prix. Et sans le voir de cette façon, avec cette limite, je ne l'aurais pas forcément fait aussitôt. En fait, comme j'avais cette limite-là, je me suis dit, c'est la seule solution.
- Speaker #0
T'as fait comme un oversubscribe Il est dans la bibli Je l'ai emmené le livre de Daniel Priestly Tu baisses la supply Tu baisses l'offre et tu manques les prix Comme dans une vente aux enchères Mais tu sais je voulais te dire T'es une de celles qui a le mieux réussi Les enseignements du bootcamp Sur la scalabilité Et je pense que c'est parce que t'avais une plus forte contrainte Parce que ceux qui vont à l'énergie Et qui ont une énergie débordante Ils vont mettre plus longtemps avant de se cramer Et du coup de se rendre compte De la nécessité de ne pas vendre son temps, de l'absurdité même de vendre son temps. Cyrielle, un avis là-dessus ? Tu as le droit de dire que ce n'est pas un avantage aussi.
- Speaker #3
Moi, je pense que le TDAH ou même le TSA, l'autisme, la neuro-atypie en soi, pour moi, ce n'est pas un problème. C'est un problème dans ce cadre-là, dans cette société-là, dans cet environnement qui n'est pas adapté, qui n'est pas inclusif, etc. etc. qu'on parle de l'école ou même, tu vois, au global, de la société au global. Donc, en soi, je ne pense pas que ce soit un problème, au contraire. Voilà. Et après, moi, ce que ça m'a apporté, clairement, c'est de certainement... J'ai eu aucun courage à sortir du salariat, etc. En fait, je suis sortie du salariat parce que c'était une nécessité. Et que je n'avais pas le choix. Donc, ça rejoint un petit peu ce que tu dis. C'est qu'en fait, on s'est écouté. Si ça m'avait fait peur, alors oui, ça aurait été du courage de me lancer, tu vois. Mais juste, ça ne m'a pas fait peur parce que c'était une nécessité. C'était même un vrai soulagement que de sortir du salariat et d'aller vers quelque chose surtout qui a du sens. Parce que tu en parlais un peu, d'aller vers tes valeurs. Et je pense que dans le TDAH, en fait, il y a une dérégulation de la motivation. Et donc, on a du mal à se mettre à la tâche. Et moi, dans le salariat... énormément de mal à me mettre à la tâche tellement c'était inintéressant, il y avait un manque de sens terrible, il n'y avait pas de finalité, il fallait rendre des comptes, il fallait faire plein de choses aussi, gérer des budgets que moi je ne sais pas faire bref, donc en fait il y avait trop de choses qui étaient complètement dissonants avec mon fonctionnement et de enfin me lancer dans quelque chose que j'adorais en l'occurrence la parentalité, accompagner les parents les familles etc ça a été un tel kiff et donc s'autoriser en tout cas enfin c'est même pas s'autoriser, c'est écouter mon besoin. Mon propre fonctionnement lié au TDA, c'est certainement à d'autres particularités et à d'autres choses. Voilà, d'aller vers du kiff, mettre du sens et écouter, mettre du plaisir en fait. Et du coup, ça cartonne certainement et je me sens bien certainement parce que j'ai écouté ça. Et donc c'est positif.
- Speaker #0
Je suis hyper contente. Moi, une de mes valeurs cardinales, c'est le fun. Vraiment, je le dis à demi-mot. Encore dans l'entrepreneuriat, j'ose un peu le dire, mais dans le salariat, ça ne passe pas du tout. Et ça me fait plaisir qu'on entende le mot. plaisir, tu vois, plaisir à la tâche, plaisir au travail et je pense que des fois, les entrepreneurs sont un peu dans le dur, ils croient qu'il faut rester dans le dur, ils sont dans un domaine qui est dur ils vont faire des trucs durs, genre prospecter des clients, des trucs durs au lieu de faire, ben, moi je fais des trucs plaisants par exemple, je fais mon média, j'adore ça Je pourrais faire ça toute la journée et ça m'amène des clients. Donc en fait c'est un truc kiffant et voilà donc moi aussi le côté fun, suivre ses passions ça m'a aidé. Et après ouais je disais moi j'avais vraiment envie de profiter de mes enfants tant qu'ils étaient bébés. Je me suis installée à Nantes. Ma fille avait deux ans et mon bébé venait de naître, mon fils. Et du coup, je me suis vraiment dit, putain, Flav, c'est maintenant. C'est maintenant, là. Tu ne vas pas faire freelance pendant dix ans à te vendre 40 heures par semaine. C'est con. Parce qu'après, dans dix ans, ils auront dix ans. Donc, c'est con. Tu vas rater tout cet instant-là. Et donc, oui, ma force, je pense, ça a été le côté tant asynchrone, là. Chercher les revenus asynchrones et tout. Même si c'est contre-intuitif. Même s'il faut éduquer les gens. Même s'il faut s'éduquer soi-même. Parce que moi aussi. Ça m'arrive encore, putain, je te jure. L'autre fois, je suis allée surfer un vendredi, alors que j'avais rien. Le live de l'incubateur, c'était pas moi qui l'animais, puisque j'ai mis en place un système pour... J'avais rien, mais j'ai culpabilisé. Il faisait trop beau. La session était trop bien, et j'étais là. Je suis un vendredi sur la place, je suis toute seule aussi, parce que pareil aussi, ça me faisait gamberger. Je me suis fait un resto terrasse magnifique. C'est pas évident,
- Speaker #2
quand t'as toute la société autour qui te dit que t'es censée être au travail de telle heure à telle heure, quand ?
- Speaker #0
excuse moi mais tu déposes tes enfants à l'école et que tu leur dis que tu vas au travail les enfants ils sont manichés je vais s'arrêter en tout cas je peux te dire qu'il y avait du monde au resto donc je sais pas si tout le monde est solopreneur ou chôneur ou whatever ou télétravail à Saint-Gilles-Croix-de-Ville vendredi midi mais on est bien en tout cas ce que je voulais vous dire aussi si vous vous sentez un peu comme ça atypique, on avait fait aussi une vidéo qui était trop cool et c'était la première de Solonation comme quoi on était déjà trop des rebelles à l'époque C'est comment tes défauts peuvent te rendre meilleur entrepreneur. C'était trop bien cette émission. Donc si vous vous dites, ok, j'ai plein de défauts ou j'arrive pas à m'adapter, le système n'est pas fait pour moi, c'est faux. En fait, vous pouvez sans doute vous les utiliser et c'est souvent d'ailleurs, c'est pas vos qualités qui font de vous un meilleur entrepreneur, c'est souvent vos défauts. Le truc que vous avez d'un peu atypique. Voilà, bon bah écoutez, les filles, je vais finir par une dernière question pour vous, puisque ça va être la rubrique où on va faire gagner de l'argent à la Solonation. Donc je vais utiliser vos expériences de neuro-atypie, de mode de vie, de parentalité différente du système établi, pour voir si on peut transformer ça en business. C'est parti pour... qui veut du CA. Allez, dernier moment de l'émission, on va vous faire gagner de l'argent chaque semaine, chaque mercredi. On vous donne des idées de business. Et là, je me suis dit, peut-être que vous avez des idées de business qui sont justement en dehors des sentiers battus, qui sont peut-être adaptées au neuro-atypie. Alors, je pense que c'est un peu une niche, alors je n'aime pas dire ça, mais quand même en forte croissance, on voit qu'il y a des besoins d'adaptation, soit à vos neuro-atypies, soit des clients neuro-atypiques. Est-ce que ça vous donne des idées de business ou de consulting qu'on pourrait lancer ?
- Speaker #2
La première, ce serait un espace de coworking qui permet de... Ça existe déjà, mais un espace de coworking qui prend très fort en compte les neurotypies et qui permet des environnements différents, qui permet peut-être de pouvoir réserver un bureau avec un accès, un peu des zones de sécurité et tout ça, et puis de pouvoir faire des zones où tu peux partager les bureaux. Ça, ça existe déjà, on est d'accord. L'autre truc que je me disais, c'est qu'il existe un tout un tas d'outils pour communiquer avec l'autre parent quand t'es en garde alternée, notamment quand t'as des problèmes de communication agressive. Et jusqu'à aujourd'hui, j'avais jamais été très attirée par ces outils, je trouvais que c'était très dysfonctionnel. Et je me dis maintenant, avec Lya, il y a moyen que ce soit vraiment très cool d'avoir un outil qui fait filtre une sorte de troisième personne dans les groupes.
- Speaker #0
qui fait hop je reformule j'aimerais bien moi qu'il y ait ça c'est vrai que les conflits parentaux comme ça des couples séparés c'est vrai que c'est un gros sujet aussi hyper intéressant Mélanie est-ce que t'as une idée
- Speaker #1
de business je cherche si t'en as une avant moi je t'en prie toi Cyrielle ton business c'est ça il est adapté nos trois du coup
- Speaker #3
Ah tu veux dire moi,
- Speaker #0
tu accompagnes les parents, mais je pense que du coup, est-ce qu'on peut imaginer qu'on est coach en entrepreneur ? En neuro-atypique par exemple, je pense que ça existe déjà d'ailleurs.
- Speaker #3
Ah bah bien sûr, ouais ouais.
- Speaker #0
T'en as cherché pour toi par exemple ou pas ?
- Speaker #3
Oui oui, mais enfin j'en ai pas cherché pour moi parce que j'ai d'autres ressources. J'ai d'autres ressources dans des assos etc. qui me comblent. Mais ouais carrément, enfin les neuro... En fait... Aujourd'hui, on détecte beaucoup plus facilement les neuroatypies, on les diagnostique. Ce n'est pas qu'il y en a plus qu'avant, ils étaient là avant, c'est juste qu'avant, comme on ne les détectait pas, ça se transformait en dépression, en addiction, en burn-out, en ce que tu veux. Donc, toutes les bipolarités, maniaco-dépression de l'époque, etc., cachent beaucoup de ça. Pas que, attention, mais ça cachait en tout cas souvent des neuroatypies. Donc aujourd'hui, il va y avoir effectivement, maintenant que la science a avancé, il y aura plus de diagnostics neuroatypiques et donc ça évitera certainement d'aller vers des dépressions et des addictions. Donc c'est très positif, même si on entend qu'on est en surdiagnostics, pas du tout, on est toujours en sous-diagnostics, clairement, mais très très clairement. Et donc, évidemment, il va y avoir de plus en plus de besoins. Donc si on peut avoir plus de ressources, de personnes formées... spécialisés, il y a des DU maintenant mais c'est vrai il y a de plus en plus de formations à l'université je me suis toujours beaucoup formée sur ça et encore aujourd'hui il faut toujours continuer de se former il y a de plus en plus de
- Speaker #0
formations donc allez-y si vous voulez accompagner des neuroatypiques formez-vous pour les accompagner il y aura vraiment de la demande il y en a déjà trop bien, merci
- Speaker #1
ou peut-être ça peut être un business qu'on peut faire soi-même quand on est neuroatypique qui convient bien aussi en fait je pense que ça rejoint un petit peu ce que tu dis mais je crois qu'aujourd'hui sans m'en rendre compte j'ai accompagné beaucoup de neuroatypiques parce que finalement qu'on soit autiste ou TDAH en fait créer un média c'est un truc qu'on adore, on n'est pas devant les gens on n'est pas entouré de monde et c'est très adapté aux personnes autistes de créer un média et d'être influenceur mais par contre il n'y a pas pas beaucoup de coachs qui sont dédiés au sujet donc coach soit coach business, soit coach en création de contenu aujourd'hui il y a beaucoup, toutes ces IA qui permettent de créer plein de contenu d'un coup mais en fait ça permet aux personnes neuroatypiques de batcher comme tu le fais parce qu'en fait quand on est TDAH, on n'arrive pas à être constant, moi clairement j'arrive pas et j'ai accepté je fais des saisons, des fois et là ça fait 6 mois que j'ai rien sorti et je suis ok avec ça alors qu'il y a quand même une grosse pression de poster beaucoup l'algorithme etc et en fait je pense que des personnes que ce soit des coachs en création de contenu pour les personnes neuroatypiques, pour les déculpabiliser, pour comprendre comment elles fonctionnent et pour leur dire, toi, voici ton fonctionnement et je peux te coacher comme ça. Parce qu'il y a beaucoup de coachs qui ont fait beaucoup de mal à des personnes neuroatypiques parce qu'elles ne savaient pas qu'elles l'étaient ou que ce n'était pas adapté.
- Speaker #0
Ok, d'accord.
- Speaker #1
Du coup, des personnes formées au neuroatypie, que ce soit autisme, TDAH, dyslexie, il y a plein de choses. Tu viens de me donner une idée.
- Speaker #0
Alors, moi, j'avais noté business saisonnier. Il y a un truc, je pense, avec le côté batch, saisonnier, machin. Je ne comprends pas que les entrepreneurs croient encore que l'année, elle est linéaire. Moi, je vous montre mon chiffre d'affaires, il fait comme ça, comme ça, et c'est normal.
- Speaker #2
Il y a des gens qui sont obnubilés par le fait d'avoir le même CA tous les mois. Ils me font peur. En fait, au début,
- Speaker #0
c'est normal d'essayer de passer une barre et de la stabiliser. Mais après, il faut avoir des sinusoïdes. Et d'ailleurs, il y a des gens que ça trigger. Parce que j'ai dit, j'ai fait mon premier mois à 6 chiffres, mon premier mois à 108 000 euros. Ensuite, moins. et il y en a qui disent comment tu peux faire 500 000 euros par an puisque tu as fait ton premier mois de janvier à 100 000 euros mais t'es con ou t'es con ? en fait j'ai juste pas 100 000 euros tous les mois et je suis complètement à l'aise avec ça j'ai des mois très forts et puis j'ai des mois je fais rien c'est pas que je fais rien mais je tourne des émissions enfin je fais de l'actif c'est pas pareil du capital ou du travail ou du semi de la récolte voilà j'ai mis ça sinon tiens coach de coach en neuro-ATP c'est à dire que vous vous formez tous les coachs business à la neuro-ATP voilà Oui. franchise. Et du coup, ça pourra avoir plein d'argent. Je vais finir sur un truc sordide. Je vais en faire de l'argent. Je ne peux pas m'en empêcher. Mais ça sera bien pour le monde. Parce que si tu disais que tu te faisais... Ça ne t'allait pas les conseils d'un coach qui n'était pas sensibilisé à la neuroatypie complètement.
- Speaker #2
Ne serait-ce que, tu vois, une mini-formation à destination de tous les entrepreneurs, prestataires, freelance et compagnie, pour prendre en compte les neuroatypies de leurs clients potentiels. Que tous, on soit tous des alliés un peu plus inclusifs dans nos usages, tout ça, ce serait hyper cool.
- Speaker #1
Oui, à destination de tout le monde finalement, pour prendre en compte les...
- Speaker #2
Bon bah,
- Speaker #0
qui s'y colle ? Allez, les filles.
- Speaker #2
Pour le cabinet de curiosité, ça serait cool.
- Speaker #1
Allez, on va réfléchir à ça.
- Speaker #0
Ah, intéressant. Bon, écoutez, merci beaucoup en tout cas. Moralité de cette émission, on n'est pas obligé de survivre ou de se conformer dans un système qui nous convient. Pas tout simplement, donc quelle que soit votre singularité, votre organisation ponctuelle ou permanente, parce qu'aussi ça peut être, tu parlais, tu as été maman solo pendant, je ne sais plus, tu disais 18 mois ?
- Speaker #2
14.
- Speaker #0
14 mois, voilà, après la vie change, etc. Restez pas immobile en fait, restez pas dans le fait de subir. Merci beaucoup, énormément d'avoir partagé en toute vulnérabilité tout ce que vous avez changé dans votre business et tout ça. Surtout, n'oubliez pas qu'on est solopreneur, donc on est maître de notre business, pour le meilleur ou pour le pire. On est nos propres managers toxiques, mais si on prenait le meilleur, ça voudrait dire qu'on oserait adapter nos horaires et faire des business models qui nous conviennent. Et rien, absolument rien, ne nous force à revenir dans le joug de l'entrepreneuriat sacrificiel ou du salariat. Si vous avez kiffé cette émission, vous pouvez faire plusieurs choses. Un, venez soutenir mes invités. Venez commenter, venez liker, venez taper SAV aussi pour poser vos questions. Parce que vous avez sans doute peut-être des nouveaux atipis ou des questions à poser. Comment se diagnostiquer, j'en sais rien. Je ne suis pas trop spécialisée, mais elles viendront vous répondre. Likez l'émission aussi. Abonnez-vous à la chaîne, le Board Média. Tous les vendredis, on vous fait des émissions comme celle-ci pour que des entrepreneurs singuliers que vous êtes, la Solo Nation, vous vous sentiez moins seuls et qu'on aborde ces sujets. Peut-être aussi envoyer à vos potes qui sont un peu dans l'hésitation de ce système ne me convient pas bien, comment ça peut les aider à changer des choses dans leur business. Voilà, merci beaucoup de nous avoir suivis. On vous souhaite... plein de bonnes choses et on espère que vous arriviez à construire un business qui vous convient qui soit adapté à vos vies merci beaucoup les filles d'avoir été avec moi allez suivre mes invités aussi je vais mettre tout ça dans les commentaires dans la description de l'épisode allez à mercredi prochain,
- Speaker #4
salut les solos !