Speaker #0Bonjour et bienvenue, je suis Margot Disquin et je suis ravie de te recevoir sur le podcast Le Bonheur en Question. A chaque épisode, je te parlerai du travail de Baringhetti, une démarche simple et radicale de déconstruction systématique de nos pensées stériles, stressantes et limitantes. Le travail ou the work mène à de profondes prises de conscience. une meilleure connaissance de soi et permet de goûter à plus de clarté, de joie et de paix dans sa vie. Bienvenue dans cet épisode post-Saint-Valentin de notre podcast. Alors que les vitrines des magasins se dépouillent de tous leurs artifices romantiques, on va explorer ensemble qu'est-ce qui se trame en coulisses de notre désir d'amour. L'amour, ce trésor si convoité mais aussi si mal compris qui torture nos esprits et confond les cœurs. Aujourd'hui, nous allons plonger au... au cœur de ce que l'amour est vraiment, au-delà des idées reçues et des contes de fées à travers le prisme du travail de Beren Ketty, bien sûr. Et comme chaque semaine, je t'ai préparé une fiche où je te donne des pistes d'exploration qui te permettront d'aller creuser le sujet. Je te donnerai tous les détails sur comment la trouver en fin d'épisode. Mais entrons dans le vif du sujet. L'amour, ah l'amour, ce mot qui fait battre les cœurs plus fort. Le sujet qui a sans doute fait couler le plus d'encre de toute l'histoire de la littérature, qui remplit nos vidéothèques et qui surtout occupe nos pensées. Tout le monde en parle, avec des étoiles dans les yeux ou un soupçon de cynisme dans la voix. Mais au fait, c'est quoi exactement l'amour ? Tu as une définition à me proposer ? C'est une des questions que je pose souvent aux personnes que j'accompagne. Et la plupart du temps, elles sont bien normales de me répondre. Définir l'amour, c'est comme essayer d'attraper un nuage avec une épuisette. C'est là, palpable et pourtant insaisissable, non ? Malgré ça, notre vie tout entière peut tourner autour de cette quête éperdue de l'amour parfait. Comme si on nous susurrait à l'oreille « Trouve l'amour et ta vie sera complète » . Mais entre nous soit dit, la réalité est bien souvent tout autre. Les belles roses rouges aux pétales de velours ont des épines. se fanent et les chocolats, ça fait grossir. Et l'amour semble parfois nous couler entre les doigts. Alors comment ce truc aux saveurs aigres douces peut-il accaparer nos esprits à ce point ? Ça commence très jeune. Quand j'étais une petite fille, je rêvais de rencontrer le prince charmant et d'être ainsi heureuse pour toujours. Je passais des heures à l'imaginer, à quoi il ressemblerait, comment il s'appellerait, ce qu'il porterait, et surtout... Surtout, comment il s'occuperait bien de moi ? Le genre de cadeau qu'il me ferait ? Bref, la vie éternellement idyllique à deux. Je voulais déjà tout ça, à l'âge de 7 ans, et avec la conviction inébranlable que c'était juste au coin de la rue. Je suppose qu'on n'est jamais trop jeune pour croire que le moyen d'obtenir enfin le bonheur parfait est là et nous attend. Ce n'est qu'une question de temps et comme une bonne partie de cache-cache. Et c'est ainsi que débute la quête. C'est avec un sourire bienveillant que je repense à celle que j'étais alors. Celle qui avait cru innocemment les films et les livres et leurs ânes léchantes promesses. Des histoires qui laissaient entendre que trouver l'âme sœur serait la garantie à la vie de ne plus jamais se sentir seule, abandonnée et perdue. Mais avec le temps et un soupçon d'expérience et de sagesse gagné ici et là, j'ai commencé à comprendre que le bonheur parfait n'est pas un objet. perdu qu'on retrouve dans une relation romantique, que l'élu de notre cœur ne détient pas l'élixir magique qui apaisera à jamais mon insécurité affective. Je me suis penchée avec un bras de malice sur ce que j'aime dans l'amour romantique. Et voilà le petit inventaire que j'ai dressé. J'aime avoir quelqu'un qui m'écoute. Pas seulement entendre le son de ma voix, mais vraiment m'écouter. Quelqu'un qui me regarde. Avec un regard qui me voit, qui capte l'essence de mon être. J'aime avoir quelqu'un qui se soucie de moi avec tendresse, qui sait me choyer, oui, comme une reine dans son château de confiance. Il me rassure, non pas avec des mots creux, mais avec la solidité d'une forteresse. Il m'encourage, pas seulement dans mes succès, mais aussi dans mes échecs. Il m'admire comme si j'étais la huitième merveille du monde et qu'il ne se prive pas de me le faire savoir. Quelqu'un qui sait... tout me pardonner, même mes caprices les plus extravagantes. J'aime avoir quelqu'un avec qui vivre de grandes choses, main dans la main, lors de seules aventures. Quelqu'un qui soit gentil avec moi, surtout quand moi, je n'en suis pas capable. Qui me comprenne, pas seulement mes mots, mais aussi mes silences. Qui voit en moi quelque chose de spécial, d'unique, et qui sait me l'exprimer avec poésie, juste pour moi. Oups ! Est-ce que tu as remarqué le thème central qui se dégage en écoutant cela ? Et oui, moi, le revoilà, celui-là. Moi et mes attentes, moi et mes désunirs, moi et mes besoins, comme une longue, très longue liste que l'on adresserait au Père Noël. La voilà, la définition de l'amour pour l'ego, même si on a du mal à se l'admettre. Je ne peux pas m'empêcher de sourire, car si l'amour est souvent décrit comme un don de soi, il semble que notre cher ego, lui, ait manqué cette leçon et préfère la version où le don va dans une direction, une seule. C'est soit donnant-prenant ou à la limite donnant-donnant. Vu sous cet angle, il semble que l'amour romantique ne soit qu'un autre moyen de penser à soi tout le temps. C'est une danse délicate où l'on orchestre les mouvements de l'élu de notre cœur pour qu'il soit aussi sans pression sur moi que je le suis moi-même. C'est un jeu subtil où chaque geste et chaque mot Merci. tendre attend en retour le capital investi et ses dividendes. Et cet amour-là est régi par des règles très strictes, à des niveaux variés d'intensité, bien sûr selon le degré de recul dont chacun est capable. Ces règles tacites, mais ô combien réelles dans nos esprits, s'imposent comme des commandements gravés dans le marbre des attentes romantiques. En voici quelques-unes. Si tu m'aimes, tu ne dois aimer que moi. que moi. Car mon prince doit être charmant, mais certainement pas charmeur. Tu dois me faire passer en premier, avant tes amis et ta famille. Tu dois toujours être d'accord avec moi. Tu dois m'écouter et me comprendre. Tu dois toujours voir mes bons côtés en toutes circonstances et porter un regard attendri sur mes imperfections. Tu dois savoir lire en moi comme un livre ouvert, sans jamais manquer une page ou mal interpréter un chapitre. Bref. Ma présence devient l'axe autour duquel ton monde doit impérativement tourner. Et si ce n'est pas le cas, l'amour devient amer. Je t'accuse de ne plus m'aimer, de m'abandonner, de me trahir. Et chaque maintenant est consigné à l'encre indélébile dans un petit carnet intérieur qui sera bien utile le jour des représailles. Tout ceci agrémenté de crises de jalousie, de larmes. de boudrilles, d'accusations, de menaces à peine voilées d'abandon et de revanche. Et parfois, c'est la rupture. Qu'on continue à vivre sous le même toit ou pas, d'ailleurs. La scène du théâtre peut changer, mais la pièce reste la même. Une tragique comédie où l'on joue tous les rôles. Victime, bourreau, juge et jury. Et au fait, où est passé l'amour dans tout ça ? Eh ben, c'est japoré, apparemment, dissipé comme une brume au petit matin. Ou alors, c'est tout simplement que je ne suis pas tombée sur la bonne personne, celle qui aurait su me mettre du baume au cœur pour l'éternité. Il me faut reprendre la quête. La prochaine fois, armée de patience et d'un espoir renouvelé, je trouverai peut-être celui ou celle qui m'aimera comme je suis. Et, attention, voici le mot magique, un... conditionnellement. Même si moi, je ne sais pas trop aimer comme ça. Car, comme nous le partage Baren Ketty, la personnalité n'aime pas. Elle veut obtenir quelque chose à la place. Et là réside toute la complexité de la chair. Tout ceci se résume à « Si tu me donnes ce que je veux, je t'aime. Et sinon, prends garde à toi. Tu ne sais pas m'aimer comme je le veux. Et donc, tu n'es pas le bon. » « Tu ne me mérites pas. Je vais aller voir ailleurs et ce sera de ta faute. » Mais s'agissait-il d'amour dès le départ ou d'un genre d'arrangement commercial avec ses conditions, ses dettes et ses procès pour non-respect d'un contrat tacite ? On voit aisément comment c'est la quête même de l'amour qui nous en éloigne. Comme un chien qui court après sa propre queue tournant un rond sans jamais l'attraper. Les personnalités ? séparées en apparence, ont un désir puissant de se connecter à quelque chose de plus grand. Elles aspirent ardemment à ce sentiment d'union, de fusion, à revenir à ce que nous sommes vraiment. à ce qui n'est pas séparé, à ce qui n'est pas individuel, mais abordé sous l'angle de « cela doit venir à moi pour me compléter moi » , c'est comme essayer de saisir le vent entre nos doigts. Paradoxalement, c'est impossible tant que le « moi » et mes besoins restent au centre de nos préoccupations. Et si l'amour véritable était de sortir de ce scénario égocentré ? Si pour trouver l'amour, il fallait… D'abord abandonner l'idée même de le chercher ou de lui trouver une définition qui le confine à une chose, une seule. Le travail nous aide à passer à l'amour d'un autre ordre. Baron Katie a écrit tout un ouvrage sur le sujet, intitulé « J'ai besoin que tu m'aimes, est-ce vrai ? » et le sous-titre « Comment ne plus quêter l'amour et en s'en trouver » . Dans ce livre, elle nous aide à nous dépatouiller de toutes nos croyances erronées sur l'amour. Ces croyances qui nous font nous lancer dans une quête éperdue de ce que nous avons déjà, de ce que nous sommes déjà. Elles mettent en évidence, avec une grande dose d'humour, nos attitudes et comportements à peine conscients qui caractérisent notre quête sans fin d'amour, d'appréciation et d'approbation. Traquant le moindre signe d'affection comme garantie illusoire que notre quête a atteint son but. Depuis l'âge de 7 ans, La vie m'a donné plein d'opportunités, souvent douloureuses, de me rendre compte que mon prince charmant ne resterait pas charmant bien longtemps à mes yeux, à moins que je ne change de regard. Et ça, c'est la clé. Plonger de regard. Faire des prises de conscience. Rien de plus n'est nécessaire pour commencer à percevoir une autre dimension dans les rapports humains, et enfin les vivre sans condition. Comme si on enlevait des lunettes. teinter soit de rose bonbon ou de gris souris pour voir le monde dans toute sa véritable palette de couleurs, se laisser être surpris et ébloui. Et bien sûr, le travail de Mankiti est le moyen le plus radical que je connaisse pour faciliter ses réalisations. C'est comme suivre une carte qui mène directement au trésor que l'on cherche depuis toujours. Un trésor qui n'est pas un fruit sous terre ou caché dans une lointaine contrée mais qui réside. en nous-mêmes. Enfin retrouver en soi ce que l'on a quitté en vain, parfois pendant des décennies. Je fais l'autre. C'est découvrir que l'amour que l'on cherche est déjà là, attendant simplement qu'on lui prête attention. Et alors, on se rend compte que l'amour, c'est quelque chose dont on est déjà entouré et rempli, qu'on a envie de donner, de répandre, et non de s'approprier. Ainsi, on peut se libérer des chaînes, des attentes amoureuses et goûter à l'amour véritable, un amour qui ne demande rien en retour, qui ne juge pas et qui ne s'épuie jamais. Et si tout cela sonne comme la bonne parole et te paraît utopique, tu verras que celle-là n'est bien moins que d'essayer de le pomper du cœur de l'autre. Si pour toi l'amour est une chimère, un mythe qu'on poursuit sans jamais vraiment le capturer ou arriver à le garder, peut-être que c'est ta définition de l'amour qui a besoin d'être dépoussiérée. Et pour cela, je te recommande de lire le livre de Mary-Katy « J'ai besoin que tu m'aimes, est-ce vrai ? » et de faire les exercices qu'elle propose. Peut-être que tu découvriras que l'amour ne dépend pas de cette quête extérieure, mais plutôt que c'est une affaire intérieure, une histoire entre toi et toi-même avant tout. Peut-être que tu pourras toucher du doigt sa véritable essence, sentir qu'il est déjà là, imprégnant chaque chose et chaque être, attendant passionnant qu'on arrête de le chercher pour enfin… Enfin le constat, la personne dans ta vie devient alors la cerise sur le gâteau, une chose de plus à aimer. Voilà notre exploration de ce que pourrait être l'amour véritable touche à sa fin. J'espère que cet épisode vous aura offert des perspectives nouvelles et enrichissantes. N'oubliez pas que sur mon site lebunnerenquestion.fr, vous trouverez sur la page podcast une fiche à consulter ou télécharger avec des pistes de réflexion pour appliquer. à vous-même ce que vous avez entendu aujourd'hui. Je vous souhaite une belle semaine et à la semaine prochaine.