- Speaker #0
Hello ! Entre et installe-toi, bienvenue au Café du Market ! Axel Kaetka, freelance en inbound marketing B2B et on est ici entre nous. Alors prends le temps d'une petite pause et débriefe avec nous les méthodes de base comme les dernières tendances en marketing en compagnie des meilleurs experts du sujet. Inbound marketing, demand gen, création de contenu, branding, SEO. Tout va y passer pour que tu puisses reproduire chez toi ce qui marche le mieux pour les autres. Si le podcast te plaît, n'hésite pas à le partager à tes collègues en me taguant sur LinkedIn ou en laissant 5 étoiles sur Apple Podcast ou Spotify. Et maintenant, détends-toi, prends ta boisson préférée et surtout, si tu entends des discussions intéressantes, serre-toi, c'est offert par la maison. Pour ce podcast, j'ai l'honneur d'être soutenu par ma solution de marketing automation préférée, c'est Pledi. Si je t'en parle, c'est parce que je l'ai utilisé à titre pro et que j'en ai été pleinement satisfait. On le sait, quand on fait du marketing automation, ce qui est compliqué, c'est d'entretenir constamment des workflows de nurturing et de les mettre à jour avec de nouveaux contenus. Là où Pledi est très fort, c'est qu'ils ont développé une campagne intelligente qui est capable de pousser automatiquement le bon contenu au bon moment à la bonne personne, en fonction de ce sens de l'intérêt et du stade de maturité du lead. Ce qui ne gâche rien, c'est qu'ils ont une équipe au top avec un service CSM dédié qui est là pour t'aider à mener à bien ton projet. Mais assez parlé, passons à l'épisode. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue au Café du Market. Aujourd'hui, on va parler d'un levier qui est bien connu des marketeurs B2C, c'est l'influence, mais c'est beaucoup moins utilisé en B2B. Justement, on va essayer de voir aujourd'hui comment Shine s'en est servi dans sa stratégie marketing avec Juliette Defayet, qui est Lead Community Content et Influence chez Shine et qui a justement mis en place cette stratégie. Bonjour Juliette.
- Speaker #1
Salut Axel. Merci de m'avoir invité.
- Speaker #0
Eh bien écoute, c'est un plaisir de t'avoir sur le podcast, déjà parce que je suis client, et en plus parce que je regarde un petit peu tout ce que vous faites chez Shine et il y a pas mal de choses que j'aime bien, donc je suis ravi de pouvoir discuter de ce sujet-là avec toi.
- Speaker #1
Moi aussi.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, tu as écrit un article très sympa sur le sujet que je mettrai en description pour ceux qui veulent aller le consulter. Pour commencer cette interview, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots s'il te plaît ?
- Speaker #1
Bien sûr. Alors moi, j'ai 32 ans. je vis à Barcelone depuis l'été dernier donc j'ai le droit de travailler en full remote chez Shine et je fais partie de l'équipe depuis bientôt 4 ans, donc pour ceux qui ne le savent pas Shine c'est un compte professionnel pour les entreprises et les indépendants et moi j'ai rejoint initialement l'équipe dans l'équipe partenariat et je fais maintenant partie de l'équipe brand et je pense qu'on verra un peu dans notre échange que mes années côté partenariat ont pas mal influencé ma manière de travailler avec les créateurs de contenu Merci.
- Speaker #0
Carrément, effectivement, co-marketing, partenariat, il y a pas mal de choses à faire aussi en termes de contenu de ce côté-là. Justement, rentrons tout de suite dans le vif du sujet. Est-ce que tu peux expliquer un peu du coup comment est venue cette idée d'inclure une stratégie d'influence dans notre stratégie marketing ? Dans quel but ça a été fait et comment c'est arrivé ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Alors, initialement, on a testé l'influence comme source d'acquisition client. Maintenant, c'est une stratégie qui s'applique très bien aussi à des stratégies... plutôt pour la notoriété, du positionnement et de la préférence de marque. Donc, pour un peu la jeunesse, comme je te le disais en intro, moi, je m'occupais des partenariats d'acquisition et je travaillais notamment avec des plateformes de mise en relation entre des indépendants et des entreprises ou des particuliers, les plateformes de freelance, les plateformes pour les artisans, les plateformes pour les coachs, etc. Et l'avantage de travailler avec ces plateformes, c'est qu'elles ont énormément de clients. En revanche, elles ont un pouvoir de prescription qui est relativement faible. Et c'est normal parce qu'elles connaissent mal l'outil, elles n'ont pas d'intérêt particulier à le pousser. Et le deuxième constat, c'est qu'on avait toujours eu, depuis les débuts de Shine, une très forte recommandation de la part de nos clients. Pendant les deux premières années, je dirais que bouche à oreille, ça représentait vraiment une énorme part de l'acquisition. Et c'est comme ça que j'ai commencé à m'intéresser aux créateurs de contenu. et d'ailleurs même aux créateurs de confus qui étaient déjà clients chez Shine donc qui avaient déjà une audience sur les réseaux pour faire de l'acquisition donc on voyait vraiment ces créateurs comme des partenaires et des ambassadeurs de la marque avec lesquels on travaillait sur le long terme donc c'est comme ça que ça a commencé et en fait, pourquoi comme toutes les entreprises c'est aussi un moyen de diversifier ses sources d'acquisition pour ne pas dépendre classiquement de la publicité Google, Facebook, dont on ne maîtrise surtout pas les coûts, qui vont drastiquement augmenter. Et donc petit à petit, on s'est rendu compte que certains contenus fonctionnaient très bien pour nous, et on a commencé à avoir l'influence dans un scope... plus large, typiquement dans le go-to-market d'une fonctionnalité par exemple on va aller faire la stratégie pub payante, RP, réseaux sociaux et influence. De la même manière si on veut aller chercher un nouveau marché et donc aller plutôt créer de la notoriété sur une nouvelle cible, par exemple chez Shine on va dire les avocats qui nous connaissent pas très bien mais pour lesquels notre produit est tout à fait adapté on peut aller aussi faire de la stratégie d'influence sur cette cible. Donc c'est vraiment un point maintenant supplémentaire dans le go-to-market différent qu'on fait chez chaîne.
- Speaker #0
Ok, tu vois, c'est vachement intéressant parce que on en parlait avec Erwann Gauthier de Folk dans un épisode qui a été diffusé quelques semaines avant le tien, enfin qui sera en tout cas, avant mon enregistre. Je ne l'ai pas encore vu. Les quatre échelles de temps, je suis perdu. Mais effectivement, ou justement, c'est ce qui est... Il parlait un petit peu des mêmes choses que toi, ou dans le sens où d'abord, en fait, ils ont identifié effectivement des gens qui avaient de l'attachement à leurs produits, dans leur base de clients, et après, du coup, se rendant compte qu'il y en a qui ont de l'audience, peuvent activer ce système-là. Mais c'est vraiment l'attachement au produit, au final, qui vient déclencher un petit peu la chose, en tout cas, qui permet, j'ai l'impression, qui est un petit peu à l'origine de cette stratégie, ou en tout cas, de la possibilité de le faire. Et après, tu relèves un autre point aussi, où au final, ça te permet d'aller cibler aussi des marchés qui sont très spécifiques. Tu parles avec les avocats, par exemple, où tu vas pouvoir cibler des influenceurs qui parlent aux avocats. Et c'est pareil, ils relevaient le même point sur... Ils prenaient l'exemple de marketeurs en Australie, ou au Brésil, où ils avaient identifié des gens qui parlaient vraiment à ces communautés-là. Et ça permettait de tester des marchés très spécifiques sur des segments très spécifiques.
- Speaker #1
Oui, absolument. Puis tu as aussi des marchés sur lesquels les stratégies classiques fonctionnent moins. Typiquement, nous, des prescripteurs qui sont hyper importants. pour Shine sont les experts comptables. Ce ne sont pas nos clients directs. Pour avoir un compte Shine, d'ailleurs, ce ne sont pas nos clients directement. Aujourd'hui, tu ne peux pas, ça ne fonctionne pas très bien d'aller targeter des experts comptables avec de la publicité sur Facebook, typiquement. Je ne veux pas du tout généraliser la profession comptable, mais il y en a beaucoup qui sont assez réfractaires aux banques en ligne parce qu'ils ne comprennent pas comment ça fonctionne, est-ce que l'argent est en sécurité. Et c'est vrai que d'avoir ce pouvoir de recommandation de la part d'un média indépendant plus loin. podcast, en blog spécialisé, etc. C'est très efficace pour aller justement faire de l'inbound plutôt que... Après, tu peux toujours faire les choses classiques, d'aller dans un salon, d'aller sur de la presse spécialisée. Mais ça peut être aussi très intéressant aussi sur le format.
- Speaker #0
Ok. Ouais, effectivement, au final, c'est un levier de recommandation comme tu le dis. Du coup, rentrons justement un petit peu dans le détail de... de comment vous le faites, parce qu'au final, quand on parle d'influence, t'as parlé de podcast, il y a les réseaux sociaux, il y a plein de leviers différents, il y a plusieurs façons d'en faire, du coup. C'est quoi le type d'action que vous menez sur ce levier-là, du coup ?
- Speaker #1
Je ne sais pas si je suis assez experte pour te donner tout l'éventail de ce qui existe en termes d'influence, mais je vais te parler déjà de ce que moi je fais et de ce qu'on ne fait pas pour le moment, mais que je connais. L'influence que Merci. Tout le monde arrive à peu près à se représenter, notamment en B2B, c'est le sponsoring. Sur un podcast, ça prend la forme d'un host read, c'est l'animateur qui va présenter pendant une minute le sponsor du moment ou de l'épisode, en général au début. Sur YouTube, c'est à peu près la même chose, sauf que tu peux ajouter du visuel. Ça peut aussi très bien fonctionner sur un format newsletter, voire l'événementiel. Et le sponsoring... le contenu de la vidéo ou de l'épisode n'a pas forcément besoin d'être en lien avec le message du sponsor. Donc c'est très bien pour tout ce qui est notoriété et préférence de marque. L'idée, c'est plutôt d'aller chercher une cible assez large et de faire passer ton message au maximum de personnes. Ensuite, ce qui est l'étape numéro deux, je dirais, c'est ce qu'on appelle un peu le placement de produit. Donc dans le cadre d'un placement, l'idée, c'est plutôt pour l'entreprise d'intégrer sa solution. au contenu de la vidéo, bref, peu importe le contenu. Dans le cas de Shine, par exemple, ça pourrait être une vidéo d'un freelance qui explique comment facturer ses missions, et le créateur peut donner ses recos pour ne rien oublier sur sa facture, à quel moment est-ce qu'il les envoie, est-ce qu'il demande un accompte ou pas, comment il relance un client, et à un moment de la vidéo, il va montrer qu'il fait ses factures depuis son application Shine, dire que c'est vraiment un outil génial pour plein de raisons, mentionner potentiellement une promo s'il y en a une. Donc ça, c'est très bon pour des campagnes plutôt tournées acquisition, parce qu'on va être sur des gens assez intentionnistes qui veulent savoir comment faire des factures, et on va leur recommander un outil qui est en lien directement avec cette problématique. et ensuite ce que j'appellerais le step encore au-dessus c'est ce qu'on alors je sais pas comment on appelle ça moi j'appelle ça une de la co-création des collabs ici l'idée c'est de venir vraiment profiter pleinement de la communauté du créateur de contenu pour donner un exemple moi ça fait trois ans qu'on organise avec le média Tribu 1D un événement sur quatre jours qui s'appelle les Breaks 1D et c'est un événement sur quatre jours avec plein d'experts qui viennent donner leur conseil aux indépendants Par exemple, dans le cadre d'un sponsoring, on serait sûrement mentionné en chaque début de journée, le logo serait présent sur la landing page, etc. Ici, nous, on est vraiment co-organisateurs. C'est-à-dire que moi, je co-anime chaque live, on réunit vraiment les deux communautés, et c'est beaucoup plus fort en termes de branding. C'est-à-dire que là, c'est vraiment excellent en termes d'engagement ou de préférence de marque, mais... là c'est sur un exemple d'événement mais on peut penser aussi à des contenus écrits des études, des séries vidéo qui sont diffusées de chaque côté, l'important pour ce type de format c'est vraiment de sentir qu'il y a une grosse collaboration et pas juste un logo entre guillemets posé contre rémunération sur le B2C c'est assez commun d'avoir des collabs comme ça entre des influenceuses et une marque de cosmétiques qui vont créer une teinte, un design un peu spécifique mais ça existe aussi en B2B donc Merci.
- Speaker #0
à réfléchir et il y a de plus en plus de créateurs qui proposent ce genre de collaboration maintenant ok ouais donc c'est vachement intéressant pour le coup c'est bien détaillé tu donnes bien les différents cas donc t'as le sponsoring où au final c'est une pub entre guillemets on va dire où tu vas apposer moi typiquement je le fais avec le podcast avec Péddy où effectivement tu vas avoir le petit slogan entre guillemets ou en tout cas le petit pitch sur le sponsor Ou à poser un logo, comme tu dis, on le voit dans les newsletters aussi, avec les petits bandeaux, machin. Le placement de produit. Donc là, effectivement, pour le coup, t'as donné un super exemple. Et je pense que c'est très puissant en termes d'acquisition. Et puis après, du coup, la co-création, au final, en tout cas, ou le co-branding d'événements ou de contenus, quoi.
- Speaker #1
Exactement. Il y a d'autres choses qu'on n'a pas encore trop tentées, mais qui peuvent être pas mal, s'il y a certaines personnes qui ont des... des communautés très engagées et beaucoup d'actu à partager, c'est ce que j'appelle un peu l'ambassadora. L'idée, c'est de créer un programme un peu ambassadeur. Ça n'a pas forcément besoin d'être des gros créateurs de contenu, pour le coup, ça peut être des grands fans. Si vous arrivez à identifier, par exemple, des personnes qui partagent hyper régulièrement vos actus sur Twitter, c'est typiquement le genre de bon profil pour un ambassadeur. Et en fait, tu animes ce programme, soit via... un chaîne Slack dédié, soit via une newsletter, peu importe. Et du coup, ils peuvent poster toutes les news que tu souhaites avec un mini-kit de com. C'est peut-être aussi l'occasion de demander des UGC, des User Generated Content, que tu peux reposter. Je ne sais pas exactement comment fonctionne d'un point de vue rémunération, mais j'imagine que tu peux soit rémunérer un forfait annuel et les ambassadeurs s'engage à poster toutes les news que tu envoies ou alors avoir une petite rem pour chaque action menée donc c'est pas quelque chose qu'on a trop testé parce que les personnes avec qui on travaille sont hyper différentes tu peux pas vraiment demander une nouvelle vidéo YouTube à chaque micro moment mais ça peut être intéressant pour
- Speaker #0
certaines marques en tout cas je pense carrément et vous faites de l'affiliation du coup aussi ?
- Speaker #1
ben justement en fait comme j'étais au partenariat avant on avait pas mal de partenaires type blog spécialisé comparateur qui est en affiliation et du coup effectivement les premières collaborations qu'on a faites avec des créateurs c'était sur Youtube et c'est vraiment la plateforme idéale pour faire de l'affiliation que ce soit pour vous ou pour le créateur d'ailleurs parce que des vidéos qui sont sorties il y a 3 mois sont encore rémunérées 3 ans après donc c'est hyper intéressant et ça peut permettre de se lancer euh... en étant un peu safe, c'est-à-dire que si la campagne ne fonctionne pas du tout, vous avez un peu protégé votre budget. Donc voilà, ça dépend un peu aussi des envies des créateurs. Il y en a qui sont assez réfractaires, parce qu'ils vont y passer beaucoup de temps, ils n'ont pas forcément fait beaucoup de collaborations avant, donc ils ne savent pas trop. Mais c'est toujours intéressant à proposer, quitte à proposer d'ailleurs un mix. Ça arrive de proposer un fixe juste pour la création de la vidéo et ensuite de l'affiliation. Mais ça peut être une bonne manière effectivement d'aborder euh... dans un premier temps en tout cas, les sujets d'influence.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
ok.
- Speaker #0
C'est vrai que ça sécurise le budget, toi, en tant qu'annonceur, l'affiliation, tu payes si ça fonctionne, quoi,
- Speaker #1
donc ça peut être intéressant. Ouais, absolument. Après, il faut que la plateforme aussi s'y prête bien. Typiquement, je pense que si on fait de l'affiliation sur une story, Insta... Je pense que le créateur s'y retrouve pas forcément.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Parce que c'est très instantané, donc faut aussi choisir le bon support pour que ce soit intéressant. L'objectif, c'est que ce soit un win-win de chaque côté.
- Speaker #0
Ouais, carrément. Et j'allais dire, du coup, alors concrètement, comment est-ce que ça se passe ? Comment est-ce que tu construis une campagne d'influence en termes d'objectifs, d'identification ? T'as des bons influenceurs, t'as un petit peu donné des clés, mais la construction d'action, tu vois, comment ça se passe, une campagne d'influence, du coup ?
- Speaker #1
Alors... Pour commencer, moi, je n'ai jamais vraiment fonctionné par campagne, c'est-à-dire que je n'ai pas un concept chaque trimestre avec un message spécifique, et je l'envoie à des créateurs qui ensuite le reprennent, et ça fait une grosse vague pour que mon message passe. Moi, j'ai plusieurs personas à adresser chez Shine. D'ailleurs, mon budget, il est dédié à l'influence, il est dédié entre ces trois personas qui sont globalement dits les indépendants, les petites entreprises. et tout ce qui est segment de niche. Donc, comme je le disais un peu tout à l'heure, les avocats, les experts comptables, etc. Et du coup, chaque persona a un objectif différent. Sur les indépendants, typiquement, notre objectif, c'est plutôt de faire de la conversion et de la préférence de marque. Pourquoi ? Parce qu'en grande partie, ils nous connaissent déjà. Donc, en fait, il leur manque juste une petite dernière reco avant de souscrire ou ils éditent entre nous et un autre acteur. Et tu sais que c'est l'opération qui fera un peu pencher la balance de notre côté. Du côté des entrepreneurs, c'est plutôt, pour l'influence, l'enjeu de positionnement. Souvent, ils ont déjà entendu parler de Chine, mais ils connaissent mal nos offres, les fonctionnalités, est-ce que ça va être adapté à leur activité. Et sur les d'Unis, ça va plutôt être la notoriété. Ils n'ont jamais entendu parler d'eux. Donc en fait, pour moi, la campagne, elle part de là. C'est-à-dire, quelle est vraiment ma cible et donc mon objectif d'influence qui est associé. Et à partir de là, il faut choisir le format, les créateurs et le réseau qui est le plus opportun pour chaque objectif. Parce que des fois, on se dit, ce créateur, il est parfait en termes de communauté, mais il a certainement un compte Insta, une chaîne YouTube, etc. Et où est-ce que c'est le plus pertinent selon mon objectif d'aller ? Un conseil que je peux donner, c'est qu'en général, plus les communautés sont micro, plus ce sont des micro-influenceurs, plus les communautés sont engagées. Donc plus elles sont adaptées à des campagnes de conversion. On en parlait un peu tout à l'heure, en termes de plateforme, YouTube c'est génial, car beaucoup de personnes l'utilisent vraiment comme un moteur de recherche. Donc on atteint des personnes qui sont parfois très intentionnistes. Typiquement, on tapait Adishine ou Comment créer mon entreprise. Donc aller chercher des micro-influenceurs sur YouTube, sur ce type de requêtes. Là-dessus, c'est... slam dunk pour aller chercher de la conversion. En revanche, si mon objectif c'est d'aller chercher de la notoriété auprès d'une cible qui nous connaît vraiment très peu, ce qu'il faut c'est favoriser la répétition et un message beaucoup plus top of funnel par exemple. Donc plutôt d'aller promouvoir un contenu, pas forcément directement une page de vente parce que les gens ne sont pas du tout réceptifs à ce moment-là. Et donc voilà, ça peut être une campagne. pour être régulièrement sur un podcast, pour être top of mind quand c'est le bon moment pour l'auditeur de choisir son compte pro ou votre produit en particulier. Donc, pour résumer, je dirais que l'objectif, vraiment, de bien définir ses objectifs en amont et en fonction de bien choisir les créateurs, les plateformes qui ont du sens et de concevoir les bonnes campagnes. Alors, concevoir les bonnes campagnes, c'est difficile. Aujourd'hui, il y a beaucoup maintenant de créateurs qui viennent nous voir avec une idée. Ensuite, on n'a plus qu'à affiner pour que ça colle bien avec nos objectifs et nos messages. Parfois, ils ont moins d'idées et c'est peut-être à nous aussi de driver le format en fonction de ce qui a bien marché auparavant. C'est pour ça que c'est bien de tester beaucoup de formats en amont et ensuite de récupérer un peu les best practices, de dire « tiens, cette vidéo a hyper bien marché, pourquoi ? » de faire un peu un feedback aussi avec le créateur. donc ça peut être intéressant la dernière chose je dirais que sur le B2B moi j'ai pas travaillé avec des agences pour aller en identifier j'ai la sensation, mais peut-être que je me trompe que quand ça fait quelques mois que tu t'es vraiment plongée dans Youtube dans Spotify pour les podcasts dans Instagram etc, les créateurs ou sur LinkedIn d'ailleurs parce que ça se développe aussi l'influence LinkedIn tu les identifies tu... t'arrives à voir un peu ce qui existe, à les mapper, etc. Alors, il y a plein d'infos que t'as pas, donc, un peu comme pour les partenariats, moi, je parle à énormément, énormément de créateurs. Il y en a à qui je parle depuis plus d'un an, on n'a toujours pas fait de collab, mais... je connais bien leur communauté, je connais bien les projets qu'ils vont développer prochainement et je sais du coup les activer quand c'est le bon moment. Donc, important aussi d'avoir une vraie bonne relation avec chacun d'entre eux et de savoir, parce qu'une communauté ça fait un peu, enfin une audience, souvent, ce qui est difficile avec les entrepreneurs en plus, c'est que tu peux pas savoir qui est entrepreneur dans ton audience. Tu peux savoir un peu le genre, l'âge, la région, etc. Voilà, donc, voilà, je crois que j'ai plus de... Je crois que j'ai répondu à la question, dis-moi si j'ai oublié un...
- Speaker #0
Carrément,
- Speaker #1
non,
- Speaker #0
c'est vachement intéressant, tu vois, ton approche,
- Speaker #1
effectivement,
- Speaker #0
en fonction de l'objectif, pour le coup, tu l'identifies bien, si tu vas chercher de la conversion, du coup, plutôt des micro-influenceurs, parce que les communautés sont plus engagées, sur des réseaux très intentionnistes, au final, aussi, donc plutôt YouTube, tu vois, je trouve ça vachement pertinent, et puis c'est intéressant comme approche. Et puis effectivement, du coup, sur la notoriété, tu peux aller chercher plutôt des canaux de grande diffusion. C'est vachement intéressant. Donc, venons-en un petit peu au but et à la fin à ce qui nous intéresse. Mais est-ce que ça marche ? C'est quoi les indicateurs que tu suis ? Et du coup, c'est quoi ? Bon, si vous continuez à en faire, j'imagine que c'est que vous êtes satisfait. Mais voilà, qu'est-ce que tu observes ?
- Speaker #1
Alors, est-ce que ça marche ? Soyons transparents, faire une première collab avec un créateur de contenu, c'est toujours un pari. Donc, il y a des campagnes qui fonctionnent. il y a des campagnes qui fonctionnent moins et c'est pour ça que je me répète un peu mais si vous démarrez dans la stratégie d'influence testez différentes plateformes testez différents messages, différents formats différents créateurs plutôt que de foncer vers la plus grosse communauté possible et d'y mettre tout son budget ensuite sur le tracking ce qui est délicat c'est que pour pas mal un peu comme t'aurais des campagnes télé ou des campagnes métro il y a certains impacts qui sont difficiles à mesurer et il faut comprendre qu'il y a des campagnes qui payent dans le temps. Je sais aujourd'hui qu'il y a des créateurs avec lesquels on travaille qui sont suivis par énormément d'étudiants en design par exemple. Pour l'instant, ils sont en études, mais beaucoup dans six mois vont vouloir se lancer en freelance. Ils se rappelleront peut-être plus exactement de Shine, mais ensuite quand ils vont taper compte pro freelance, ils vont voir sortir Shine et à ce moment-là, ils se diront « Ah oui, je me souviens, cette personne me l'avait recommandé, ça a l'air génial. » Donc il y a des choses qui ne sont pas mesurables. C'est aussi pour ça que je suis passée dans l'équipe Brand. Mais on essaye. Donc les KPIs, ils dépendent aussi vraiment de la campagne. Pour certaines, il y a quand même des choses qui sont facilement trackables. Le trafic sur une page qui est dédiée. Si c'est de la conversion, ça va être vraiment un nombre d'ouvertures de comptes. Si on fait un contenu un peu tampon entre le créateur et Shine, ça va être le nombre de leads générés sur ce lead magnet en particulier. et alors c'est plus difficile à suivre mais je conseille vraiment d'essayer de ne pas le négliger surtout ce qui est campagne de préférence de marque c'est important de regarder le ton des commentaires, de demander à l'influenceur s'il a reçu des messages en rapport avec la collaboration ça peut être hyper fort de voir que certaines campagnes sont très très bien reçues parce que justement on est finalement quelqu'un qui soutient un média indépendant quelqu'un qui produit gratuitement du contenu pour son audience Merci. Et donc, parfois, c'est hyper intéressant de s'associer à un créateur selon la manière dont c'est présenté. Il y a un vrai attachement à la marque qui se crée. Donc, il y a des choses mesurables, des choses un petit peu moins. Mais j'invite quand même à ne pas se dire de toute façon, c'est pas mesurable et on n'y réfléchit pas trop.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
carrément. Voilà. Et s'il y a une observation que j'ai faite, qui peut un peu servir à tout le monde, parce que... C'est difficile des fois de se dire ça, ça marche pour Shine, donc ça marche pour tout le monde. Je pense que c'est hyper différent d'un business à l'autre. Mais quelque chose qui, je pense, sert à tout le monde, c'est faire de la répétition et du cross-canal quand c'est possible. C'est-à-dire que chaque plateforme a ses forces et ses faiblesses. Par exemple, un host read dans un podcast, c'est une recommandation qui est hyper forte. Déjà, très peu de personnes skip les messages sponsorisés. contrairement à YouTube, en général, c'est « Ouais, ouais, c'est Nord-Pépin, ouais, ouais, ouais. » Mais en revanche, l'auditeur, il est souvent dans les transports, donc il va être marqué par le message, mais il ne va pas y avoir d'action immédiate. Il ne va pas sortir de son truc, aller sur le site, etc. En revanche, si le podcast, il a aussi une newsletter, après avoir entendu deux, trois fois le message, la personne, elle reçoit un mail, elle sera potentiellement de bien meilleure disposition pour aller consulter votre démo, votre page de vente, votre contenu. Donc voilà.
- Speaker #0
répétition et cross-canal je pense que c'est un bon conseil pour tout le monde ok top super intéressant écoute merci beaucoup j'allais dire bon du coup t'as partagé beaucoup de bonnes pratiques et de tes apprentissages mais la vie de marketeur c'est jamais tout rose c'est quoi rapidement tes trois plus gros challenges du moment du coup ?
- Speaker #1
Alors, pour rester sur l'influence, je dirais que quand on a un budget limité, le challenge, c'est de bien choisir les opportunités. Parce que c'est souvent, encore une fois, un pari de lancer une campagne. Et c'est très difficile de comparer les opportunités entre elles parce que les formats sont hyper variés. Alors évidemment, si on a juste 10 podcasts avec le même format, c'est plus simple. Mais si on part d'un contenu co-brandé qui va ensuite être partagé sur LinkedIn, du podcast, des vidéos YouTube... c'est assez difficile à faire. Donc ça, c'est un peu un challenge. Et c'est assez marrant parce que j'ai commencé à faire du coaching de personnes, de boîtes qui veulent justement se lancer dans l'influence. Et du coup, j'ai dû théoriser un peu ce que je faisais automatiquement, de pourquoi je choisissais telle ou telle chose. Et du coup, c'est un exercice intéressant de se dire « Ah, en fait, j'ai cette matrice un peu dans la tête, je vais l'écrire » pour attribuer des scores en fonction du format, de la communauté, de l'influenceur, et de le comparer au budget. Donc ça, gros... des fois assez difficile l'autre challenge alors je pense que ça va un peu changer mais moi j'ai commencé à bosser sur l'influence il y a 2-3 ans et je vais sûrement maintenant pouvoir discuter avec d'autres boîtes, notamment avec Erwin pour échanger sur les best practices mais c'était vraiment pas le cas avant c'était hyper difficile en se lançant de se dire que font les autres et essayons de répliquer parce que ça n'existait pas vraiment ouais Et c'est la même chose pour les agences, d'ailleurs. Moi, je ne suis pas con de travailler avec des agences, mais en fait, elles n'ont que des profils plutôt B2C. Et en plus, en général, elles n'ont pas d'idée, de concept qui match vraiment un SaaS B2B. Donc, il y a un peu ce truc aussi de c'est nouveau, c'est chouette, mais tu avances un peu tout seul. Carrément. Voilà, et le troisième... C'est pas vraiment propre à l'influence, mais moi ça fait 6 mois que je suis devenue manager, je manage 2 personnes, donc c'est assez nouveau. Moi du coup, tu me disais pour me présenter, mais je dirige une équipe qui s'appelle Community Content, qui n'est donc pas limitée à l'influence, mais qui comprend tout le contenu à destination de la communauté Shine. Donc il y a beaucoup de nouveaux sujets à creuser, que je ne connais pas, mais c'est aussi hyper excitant. Et de l'autre côté, le management, qui est un apprentissage continu. Donc voilà, c'est à peu près... après, le résumé de mes challenges du moment.
- Speaker #0
C'est marrant, tu vois, mais le management, le recrutement, la gestion des équipes, c'est le truc qui revient tout le temps, quoi. Et c'est vraiment, c'est vraiment, je pense, tu vois, dans la construction d'une entreprise ou même d'une équipe, c'est vraiment, l'humain, c'est vraiment ce qui est le plus difficile, au final, à gérer, quoi.
- Speaker #1
Ouais, et puis, moi, je le prends hyper à cœur en me disant, ok, j'essaye de vraiment bien comprendre les profils un peu de chacun et qu'est-ce qui les drive et comment de... comment arriver à faire entendre la voix de tout le monde. Mais c'est hyper intéressant. Et c'est chouette aussi. Je ne voulais jamais manager avant. Je m'étais dit, vraiment, ce n'est pas pour moi. J'aime bien faire mes trucs dans mon coin. Et finalement, c'est assez chouette aussi d'aller plus loin avec d'autres personnes.
- Speaker #0
Carrément. Écoute, on demandera leur avis à ton équipe. Est-ce qu'ils le vivent aussi bien ? J'espère. Trop cool. Écoute, merci pour tout ça. tous tes apprentissages. C'est vrai que tu le dis, tu défriches un petit peu un sujet en B2B qui n'est pas super documenté et pas super pratiqué. Donc, c'est vachement riche tout ce que tu as partagé là. Si tu devais retenir un conseil, une chose à mettre en avant du coup, de tout ce qu'on s'est dit, tu dirais quoi ?
- Speaker #1
Je vais un peu me répéter, mais je dirais de prendre son temps, de commencer petit, de tester plusieurs concepts. Moi, ça me paraît assez évident, mais quand on se lance, par exemple, en stratégie d'acquisition sur Facebook Ads, on teste plein de créas, de messages, de ciblages. En fait, c'est exactement la même chose. Donc, voilà, je dirais tester et comprendre ce qui marche un peu pour vous. Pensez aussi à l'après, parce qu'il y a beaucoup de marques qui font une campagne hyper notoriété puis ensuite se disent « j'ai pas de conversion » . Donc, en fait, il faut aussi bien définir quels sont les objectifs et construire des campagnes en fonction et se dire que l'influence c'est du long terme, que ça s'adapte à plein de projets différents donc de l'utiliser en tant qu'outil au quotidien ça peut être hyper chouette
- Speaker #0
Ok, top, bah écoute encore une fois merci beaucoup pour tout ça, si jamais il y a des petites questions pour toi on peut te trouver dans quel coin ? Sur LinkedIn Parfait, c'est effectivement le canal privilégié des marketeurs
- Speaker #1
J'ai pas encore créé de...
- Speaker #0
de plateforme pour exprimer mon savoir écoute très bien, LinkedIn alors ça marche écoute encore une fois merci pour tout Juliette et maintenant qu'on est arrivé au bout je te souhaite une bonne journée
- Speaker #1
Avec plaisir. Merci beaucoup, Axel.
- Speaker #0
Salut. A tous ceux qui ont tenu jusqu'ici, déjà, merci beaucoup. Et j'imagine que le sujet vous a plu. Donc n'hésitez pas à envoyer de bonnes ondes à notre invité. Pour ceux qui le souhaitent, le meilleur moyen de soutenir le podcast, ça reste d'en parler autour de vous et de laisser 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute préférée. Je compte sur toi. Dans tous les cas, à bientôt pour un prochain rendez-vous au Café du Market.