- Speaker #0
Depuis 2017, j'accompagne et côtoie des entrepreneurs à succès. Chaque rencontre est unique et permet d'identifier ce qui crée la réussite. Je suis Alec Henry,
- Speaker #1
l'initiateur du mouvement Entrepreneurs.com et dans ce podcast, j'ai l'opportunité d'échanger avec des personnalités inspirantes qui ont su créer la différence. Avec le déclic, je vous offre une perspective unique afin que vous puissiez à votre tour faire la différence.
- Speaker #0
Si votre entreprise a besoin de votre énergie consciente 24h sur 24 pour avancer, vous finirez par saturer. Vous avez besoin de créer une structure qui prend le relais à votre place. C'est notre métier chez entreprenance.com. Nous sommes le partenaire de référence pour l'accompagnement des TPE et PME dans toute la francophonie. Notre rôle d'associé stratégique est justement de vous aider à construire une organisation qui ne dépend plus de votre seule force de travail. Si vous voulez comprendre concrètement comment mettre cela en place, rejoignez-nous pour l'atelier rentabilité. C'est un événement 100% en ligne. totalement gratuit que l'on organise pendant trois soirs aux côtés de kelly massol jonathan guelhove et plein d'autres entrepreneurs nous allons travailler concrètement sur votre entreprise pour identifier les leviers de marge et sortir de l'urgence opérationnelle ça se passe les 16 17 et 18 février prochain à 20 heures précises le lien pour s'inscrire et dans la description et c'est maintenant bonjour et bienvenue dans ce même épisode du podcast le déclic encore une fois bien accompagné je suis avec johan van engel comment tu vas et
- Speaker #1
bien écouté en
- Speaker #0
pleine forme comme à chaque fois. Je suis hyper content de t'avoir ici avec nous pour un épisode du podcast des clics. J'ai plein de questions à te poser mais avant ça, je vais rapidement te présenter. Tu as commencé à 16 ans en organisant des bus de lycéens vers les stations de ski. Tu as transformé une simple envie en une opération qui a amené 5000 personnes par week-end et créé l'un des plus gros ski club de France. A 17 ans, tu fondes et diriges ta première agence de voyage dépassant 1 million d'euros de chiffre d'affaires dès la première année. avant de devenir même partenaire officiel d'Euro Disney dans le sud-est. Tu innoves dans la distribution de forfaits de ski, tu passes à la télé, émission capitale, et tu touches un public national à 28 ans. Tu connais un énorme succès, puis un burn-out sévère, on va en parler, marqué par des pertes personnelles et professionnelles. Ça te force à tout remettre en question. Tu te diriges vers le management, puis deviens directeur commercial à Tignes. C'est là que tu découvres un marché en pleine croissance, la conciergerie haut de gamme en montagne, fondateur de Yes Conciergerie. Tu développes un modèle riche, innovant et rentable, puis tu le structures en franchise avec succès et fier de rappeler que tu fais partie des entrepreneurs accompagnés chez entrepreneurs.com, que tu as rejoint pour accélérer ta croissance et structurer tes opérations. Dans cet épisode, on va comprendre comment créer un business rentable et les vraies règles pour scaler son entreprise. Bienvenue Yoann sur le Déclic.
- Speaker #1
Merci Alec, merci de ton invitation.
- Speaker #0
Alors, écoute, c'est moi qui te remercie parce que certes, tu fais partie des entrepreneurs qu'on accompagne avec entrepreneurs.com, mais surtout comme très nombreux d'entre eux. Aujourd'hui, c'est plus de 1000 entrepreneurs actifs dans les programmes chez entrepreneurs.com au quotidien, chaque jour qui passe. Mais tu as un parcours absolument fabuleux, dingue. On pourrait même se demander finalement de l'extérieur, qu'est-ce qu'un mec comme toi vient chercher chez entrepreneurs.com ? Est-ce qu'on doit encore se former ? Est-ce qu'on doit encore être accompagné ? même à ton âge, même avec ton expérience, même quand tu as 17 ans, on crée déjà sa deuxième boîte si j'ose dire et qu'on fait un million de chiffres d'affaires en un an. C'est la première question que j'ai envie de te poser parce que bravo d'être en capacité de te remettre en question. Je sais qu'en un an, il y a plein de choses qui ont changé chez Yes Conciergerie, notamment au travers de notre accompagnement, mais tout ça n'aurait pas été possible si tu n'avais pas eu l'humilité de te dire « Ok, je vais de l'avant, je me fais accompagner et on met en place des choses concrètes » .
- Speaker #1
Oui, écoute, c'est clair que déjà, c'est incroyable d'entendre le résumé de sa vie comme ça, une partie de sa vie, c'est toujours rigolo. Bien sûr qu'il faut se remettre en question, et ça, c'est sans cesse. Sinon, je pense qu'un entrepreneur, il n'y a pas d'école de manière de l'entreprenariat, ça change sans cesse, ça évolue à une vitesse incroyable. Donc, si on ne veut pas être des dinosaures, il faut absolument sans cesse revenir revenir sur le banc de l'école et rencontrer des gens comme chez vous, chez Entrepreneur, où il y a vraiment des spécialistes par activité. Ça fait toute la force que j'ai découvert chez Entrepreneur, c'est-à-dire cette capacité à avoir des personnes par secteur qui sont en mesure que ce soit de l'IA, que ce soit du marketing, que ce soit n'importe quel secteur. Vous avez chaque fois la bonne personne. Et oui, tout va tellement vite et encore plus quand on a mon âge. Moi, comme tu dis, ça fait 35 ans que je suis dans l'entrepreneuriat. Et tu imagines bien qu'il y a 35 ans, moi, je suis arrivé, c'était la fin du Telex, le début du Fax. On avait encore le Minitel, les machines à écrire. Tu vois où on en est aujourd'hui. Donc, forcément, il faut se remettre à jour sans cesse.
- Speaker #0
Oui, clairement. Revenons sur le parcours. Justement, à 17 ans, vous réalisez un million de chiffres d'affaires avec votre agence de voyage. Comment tu fais quand tu démarres sans expérience, sans équipe structurée ? aussi jeune.
- Speaker #1
Tout s'est fait assez naturellement, sans vraiment qu'on le voit venir. Je suis issu d'un milieu plutôt modeste, je suis fils d'un ouvrier, et j'avais un beau-père qui m'a tout de suite initié au sport. Je suis né entre Lyon, la Savoie et l'Isère, donc si tu veux, la montagne chez moi, ça a vraiment été quelque chose d'essentiel, le sport m'a pris très jeune. On est rentré dans le sport, la montagne, la glisse. tout de suite et j'ai même failli faire ma carrière dans ces univers-là, du ski et du sport. Je devais être même en équipe de handball, en sport et tu. Le sport, c'était mon truc, sauf qu'on n'avait pas vraiment d'argent et qu'on a une fédération française en France de ski qui n'est pas très riche. Et du coup, on s'est dit, tiens, j'ai eu une idée, j'ai dit on va proposer, on avait un circuit de compétition à terre, on partait skier. toutes les semaines faire des courses. Et je me suis dit, on va mettre des cars au départ du lycée. Et on était dans la région lyonnaise. Et on va faire en sorte de proposer à nos copains de réserver leur sortie de ski. Donc, on gagnait 5 francs. J'imagine, on était encore en franc à l'époque. On gagnait 5 francs par passager. Et on se disait, si on fait 50 personnes dans le car, on gagnera 50 balles 20 fois dans l'année. ça nous fera toujours, on gagnera 250 fois moins, ça fait 5000 francs. Avec ça, on pouvait se payer le fart, on pouvait se payer un peu de matos. Donc, c'était vraiment, c'est parti naturellement. Et ce qui se passe, c'est qu'un an après, on a 45 lycées qui ont adhéré à nos sorties de ski. On fait partir 100 cars par week-end et on emmène 5000 personnes. Et on devient, comme tu dis, le premier ski club de France. Et là, on se dit, OK, on tient quelque chose. on va... commencer par une association. Donc, on crée vraiment un ski club. Ça part de Lyon tous les samedis, tous les dimanches à 6h du matin. On part à La Plagne, on part à Sarchevalier, on part à Tignes. D'ailleurs, c'est rigolo parce que 25 ans après, je deviendrai le directeur de cette station de Tignes. Et les copains suivent le parcours de nos compètes. On se dit, si on a une course à Tignes, on vous emmène tous à Tignes. Et ça fonctionne. Et c'est ainsi que, c'est comme ça que tout a commencé. On ne parlait même pas de business plan, on était vraiment dans un modèle. Alors forcément, ça marchait, puisque tu imagines bien qu'on faisait des dizaines et des dizaines de milliers de personnes par an. Donc, on n'avait pas de soucis particuliers. Au niveau des anecdotes, j'en ai pas mal à raconter. Il faut voir qu'on avait fait ça, on avait, comme tu dis, moi j'ai commencé, j'avais 15-16 ans quand j'ai fait ça. On était dans un lycée. Moi, on avait négocié avec les surveillants du lycée de ne pas décrocher le téléphone en disant le nom du lycée. Donc, ils ne devaient pas dire lycée Jean-Paul Sartre, bonjour. On leur disait, s'il vous plaît, je vous en prie, dites juste allô. Parce qu'on avait des directeurs de station, on avait des commerciaux qui nous appelaient et on leur avait donné le numéro de téléphone du lycée parce qu'à l'époque, il n'y avait pas de portable, il n'y avait rien. Donc, pendant qu'on était en cours, les pions, quand il y avait un appel pour Johan, ils disaient, il est en rendez-vous, il est en extérieur. Dès que c'était la récré, on redescendait. courant, on allait voir les bureaux des surveillants on disait est-ce qu'on a eu un appel, ouais alors j'ai noté tes messages, bon ça nous a coûté quelques dizaines de portraits pour se faire pardonner mais tout le monde faisait ça, c'était les années 90, il y avait un autre état d'esprit et ça se passait naturellement et voilà et on passait nos commandes avec le fax du lycée tout le monde trouvait ça sympa, la directrice nous encourageait mon prof d'éco à l'époque trouvait ça absolument génial, il me disait tu verras Ça va vous apprendre énormément. C'est mieux que mes cours, etc. Et il n'avait pas tort. Ça a été une super école.
- Speaker #0
Et justement, qu'est-ce qui se passe pendant 10 ans ? Parce que tout à l'heure, on a parlé de la télévision, on a parlé de Disney, on a parlé de plein de choses. De 17 ans à 28 ans, tu continues d'entreprendre, tu as une vie à 100 à l'heure, tu innoves, tu fais plein de choses. Quand on raconte l'histoire comme ça à posteriori, après des années, plusieurs dizaines d'années d'entrepreneuriat, ça paraît être un long folio tranquille, alors qu'en réalité, il n'en est rien. C'est des hauts, des bas, des remises en question, des décisions, des sujets. Comment s'est passé ces 10 premières années d'entrepreneuriat ? Si à postériori, tu devais le raconter.
- Speaker #1
C'est par tranche, c'est vraiment par période. C'est-à-dire que de 17 ans à 23, les 5 premières années, on n'a rien vu passer. C'est passé en un éclair. Tout nous semblait possible, rien ne nous surprenait. En fait, on était désespérément optimistes et ça marchait. Et aujourd'hui, c'est quelque chose que je transmets à mes franchisés, qui aillent à ce conciergerie, je leur dis toujours que la chance, ça se provoque et que c'est dans l'action, vraiment, qu'on crée les opportunités. Et nous, on ne faisait que ça, on était dans l'action sans cesse. On n'avait absolument peur de rien parce qu'on était insouciants, on était inconscients, mais en même temps, on était quand même très organisés. Et je me rappelle, par exemple, quand on a contacté, la première fois que j'ai appelé à l'époque, il s'appelait Jean-Denis Lagarde, le directeur de Val d'Isère. Donc, imagine, Val d'Isère, c'est quand même là une des plus belles stations au monde. Tout chiffre d'affaires se fait à la semaine, avec de la clientèle VIP. On arrive, on leur dit, on va vous monter des étudiants, il faut nous faire 50 % sur votre forfait. Bon, le gars, il a été poli, mais en gros, il m'a fait comprendre que mes forfaits à la journée, ça ne l'intéressait pas. Et c'est là où on avait une... Des choses qu'on a revues d'ailleurs avec Entrepreneurs il n'y a pas si longtemps, cette manière de, voilà, on vous ferme la porte, vous passez par la fenêtre et on trouve des arguments. Et moi, je m'en rappelle, je disais, mais attends, vous n'avez pas compris, mais les clients que je vous amène aujourd'hui, c'est des étudiants et c'est vos VIP de demain, c'est vos chirurgiens, c'est vos avocats, c'est vos clients de demain. Donc, on retient toujours la station où on a eu un vrai moment d'émotion. Nous, ce qu'on leur vend, c'est du bonheur. Ils vont passer des journées incroyables et dans huit ans, quand ils sortiront avec leur diplôme de médecin, La première chose qu'ils ont envie de faire, c'est de venir skier à Val d'Isère. Et je me rappelle de ce que m'avait dit le directeur de Val d'Isère. Il m'avait dit, combien de médecins et d'avocats tu veux m'envoyer ? Et je lui ai dit, 5 000. Et là, le gars, il m'a dit, 5 000. C'était sérieux. Il m'a dit, si tu me mènes 5 000 forfaits, je te fais 50 %. Et on pensait que c'était du culot. Et on a débarqué avec nos 105 ou 110 cars. Et on lui a rempli sa station, on lui a envahi sa station. Ça a été une révolution parce qu'il y avait des jeunes de partout. Mais voilà. Et si tu veux, c'était une école de l'apprentissage incroyable parce qu'on se frottait à des gens qui étaient en place. D'ailleurs, c'est assez rigolo parce que quand moi, je suis arrivé à la direction de Thine, lui partait à la retraite et on s'est retrouvés. C'était mon homologue. Et on a bien réuni de cette expérience-là parce que même quand je suis arrivé, la première fois que je suis arrivé dans son bureau pour récupérer les 5 000 forfaits, il m'a vu arriver, il m'a dit, et à... pourquoi Johan Van Den Gijl n'est pas venu ? Et je lui ai dit, mais c'est moi. Il m'a dit, mais tu es un gamin. Il m'a dit, honnêtement, si je t'avais rencontré avant, je n'aurais jamais signé un deal à plus de 100 000 euros comme ça. Parce que ça lui semblait, lui, en tant qu'adulte, inconcevable. Et moi, du haut de mes 18-20 ans, c'était complètement logique puisque ça arrivait progressivement. Et c'est vrai que ces premiers millions d'euros de chiffre d'affaires, deuxième, troisième, on ne les a pas vraiment vu venir. On a eu... énormément de chance aussi mais comme j'ai dit, cette chance on va la chercher, on reste pas assis à l'attendre quand on a eu Disneyland qui est arrivé ça, ça a été un gros gros tournant aussi de notre progression, c'est-à-dire que là on parle quand même à l'époque ça s'appelait même Euro Disney et ce que j'expliquais c'est que C'est un concours de choses qui s'enchaînent. Par exemple, à l'époque, il n'y avait pas de train entre Lyon et Marne-la-Vallée. Ça passait tout en train Lyon-Paris. Et nous, on faisait nos centaines et nos milliers de bus toutes les semaines avec nos étudiants. Et j'ai dit, attendez, on va proposer à nos étudiants d'aller à Disney en bus. On va leur réserver un hôtel. Donc, on avait progressé. Tu me demandais comment on avait évolué. Là, on était passé du stade de ski club au stade de société. De société, on est devenu une agence de voyage. On a recruté une personne qui avait les compétences pour pouvoir avoir nos licences, pour être vraiment une agence officiellement. Et là, on a commencé à faire du marketing direct. On n'avait pas de CRM à l'époque. Enfin, on ne parlait pas de CRM. Mais j'ai dit, attendez, on va faire des flyers. On va les mettre dans les bus de ski. Et puis, tous ces skieurs qu'on a entre les mains, ils sont là. C'est une data finalement incroyable. On va leur proposer nos sorties à Disney. Et c'est ce qui s'est passé. Et ça a cartelé parce qu'encore une fois, on vendait un produit accessible, original et adapté. C'était vraiment une offre qui correspondait à l'attente. Et cette année-là, on avait fait, la première année, je crois qu'on a emmené 7500 personnes à Rodislay. Et on franchit la barre de plus de 3 millions d'euros. Et là où on a vraiment ce facteur chance, parce que ça, c'est une histoire complètement incroyable. À l'époque, le boss... de Disney qui s'appelait Robert Fitzpatrick, c'est un américain. Quand il est arrivé en France, il a découvert qu'il a créé Eurodisney et il avait bien entendu un département groupe et il a découvert qu'il y avait un marché un peu exclusif en France, c'est le marché des comités entreprises. Savoir que c'est des comités entreprises, c'est vraiment une particularité française, c'est-à-dire qu'on est le seul pays où tu cotises pour aller en vacances, etc. Et ils avaient un service groupe pour les maïs, pour le team building, mais ils n'avaient pas ce qu'il fallait. pour les CE. Donc ils ont dit, le mec il a dit, bon là écoute, il faut absolument qu'en attendant qu'on réorganise notre service, parce que là, c'est des centaines de millions d'euros qui sont en jeu, il faut absolument qu'on ait quelque chose. Donc, vous allez me prendre la France, vous me la coupez en cinq, nord-sud-est-ouest et puis zone parisienne, et vous me prenez la première agence qui fait le plus gros volume par secteur. Et il se trouve que cette année-là, nous, on avait fait 7500 entrées et le deuxième, qui était quand même Avas, Avas, à l'époque, c'était juste le monstre. numéro 1 qui vendait le Club Med, etc., avait dû en faire peut-être 7400. On parle de 50 ou de 100 places. Et on s'est retrouvés comme ça à être le partenaire officiel de Disney qui nous a appelés en disant « Est-ce que vous êtes dimensionnés pour gérer, si on vous envoie tous les comités d'entreprise pendant 6 mois à 1 an, est-ce que vous êtes prêts à gérer ça ? » Alors tu parles, toi tu as 20 et quelques années, bien sûr, pas de problème, on y va, on trouvait ça complètement évident. Et on ne réalisait même pas à ce moment-là l'opportunité qui se présentait à nous. Et puis, ça a fonctionné. Là, j'ai en sort plein d'anecdotes, si tu en veux, par rapport à Disney. Mais voilà comment se passent les choses. C'est un enchaînement qui est généré, qui est créé par une énergie, par une dynamique.
- Speaker #0
Cet enchaînement, finalement, fait que les choses avancent, les choses s'accumulent, etc. Et à 28 ans, tout s'écroule. Décès, burn-out, divorce, perte de direction. qu'est-ce qui a été le plus dur et quel a été peut-être l'élément déclencheur à posteriori ? Si tu refais l'histoire, même si c'est toujours facile de refaire l'histoire, qu'est-ce que tu aurais peut-être changé pour les entrepreneurs qui nous écoutent et qui pourraient peut-être tomber dans le piège de la vie à 100 à l'heure et de l'entrepreneuriat et de plein de choses à posteriori ? Qu'est-ce que tu en retires et qu'est-ce que tu pourrais nous partager sur cette phase ?
- Speaker #1
Alors je pense qu'à l'époque... quand moi j'ai fait mon burn out déjà on voit pas venir c'est vraiment quelque chose dont tu attends pas c'est à dire que j'étais à l'apogée 1 c'est à dire que comme tu as dit tout à l'heure tout me réussissait ça devait dix ans que j'allais de succès en succès et je pense que les échecs c'est la meilleure une très bonne école d'ailleurs aux us ont choisi des managers qui en général ont vécu ont vécu un échec parce que c'est juste tu en tire des leçons moi ça devait voilà depuis l'âge de 16-17 ans, tout s'enchaînait naturellement. Donc, je trouvais normal qu'on fasse 4, 5, 10 millions d'euros de chiffre d'affaires. Et j'avais décidé de partir. J'avais quitté la région lyonnaise pour m'installer à Gordob. J'avais remonté une nouvelle boîte. Donc ça, ça fait partie aussi de l'évolution. C'est-à-dire qu'au moment où on était au top sur Lyon, j'avais envie de rejoindre un peu les montagnes parce que c'est quand même mon truc, l'alpinisme, tout ça. Et je me suis rapproché de Gordob. J'ai donc recréé une boîte. J'ai remonté la même chose. Je suis arrivé à Grenoble, qui est quand même à 20 minutes des premières stations de ski. Donc un Lyonnais qui vient, même si je suis dans la compète de ski, qui vient expliquer aux Grenoblois comment on va aller au ski, c'était quand même déjà un peu culotté. Mais bon, comme je te dis, à l'époque, tu n'as peur de rien. Et là, ça marche. Ça marche à nouveau, c'est reparti. Et je pense qu'à ce moment-là, peut-être le fait de ne pas avoir d'associer vraiment avec moi toute cette pression, a fait que j'ai commencé à avoir une surcharge mentale. Alors, j'ai quand même eu une associée après, puisqu'on a vraiment grossi. Mais je pense que, d'abord, c'est tout l'enchaînement personnel, tout ce qui m'est arrivé d'un coup sur la figure, qui a fait que j'ai pris une onde de choc tellement violente que je n'ai pas pu l'absorber. mais clairement, moi ce que je vois avec mes franchisés aujourd'hui, j'en parle très régulièrement avec eux, ça fait vraiment partie de notre programme de croissance, c'est anticiper votre progression même aujourd'hui tu vois on connait une croissance quand même qui est assez fulgurante avec nos franchises, on est en train de se renforcer, on renforce notre staff on se prépare à l'arrivée de la lame de fond parce qu'on sait que ça va être puissant, donc vraiment anticiper beaucoup plus délégué j'avais pas les bonnes stratégies là-dessus Merci. je pense que je ne déléguais pas assez donc j'avais une surcharge mentale permanente j'étais je pensais que j'avais pris cette habitude d'intervenir partout et c'est très compliqué pour des équipes quand on a un manager qui fait absolument tout de pouvoir savoir où est-ce qu'ils peuvent intervenir aujourd'hui tu vois typiquement le business model que l'on a chez Yes Conciergerie tout est délégué clair. Moi, j'ai encore une ou deux conciergeries qui font presque un million d'euros de chiffre d'affaires avec un salarié. Un salarié manage 15 prestataires. Mais on est sur un modèle où tout est clarifié, on sait qui fait quoi, tout est organisé, automatisé. Et elle peut tout déléguer parce que chaque prestataire sait où trouver les informations, où aller les chercher. Il n'y a pas besoin de passer par le manager. Et c'est extrêmement important, ne serait-ce que dans une perspective un jour de scaling ou de revente, parce que tu devins un patron qui fait tout. sa boîte elle vaut rien parce que si demain quand il s'en va le château de cartes c'est cool bah t'as beau avoir un gros chiffre d'affaires et à l'inverse si le gars il a su s'organiser que tout est délégué que quand le patron n'est pas là la tour la boîte elle tourne parfaitement que tout est rodé bah ton entreprise elle a de la valeur elle est plus facile à vendre et puis elle est plus facile à multiplier parce que si tu as un modèle avec un seul manager peut tout faire t'as juste à prendre une personne par nouveau site et puis tu multiplies à l'infini C'est ce que moi j'avais fait quand j'ai créé une douzaine de conciergeries en l'espace de 6 ans, une douzaine de sites, quand j'ai commencé il y a 8 ans. Et à chaque fois, le modèle, on le dupliquait et ça fonctionne.
- Speaker #0
Ouais, clairement. Et justement, parlons-en, Yes Conciergerie, tu découvres le monde de la conciergerie en 2024, tu crées Yes Conciergerie, puis tu franchises. Quelle est pour toi la différence entre créer un business et créer un business qui se réplique avec succès ? les choses que peut-être tu as appris dans le monde de la franchise au global. Tu as une conciergerie, tu l'as dit, avec plus de 70% de marge, c'est quasi automatisé, c'est profitable. Qu'est-ce qui fait que tu t'orientes vers ce modèle ? Quels conseils, quels éléments tu peux partager à ceux qui nous écoutent qui voudraient s'intéresser soit au modèle de la conciergerie, soit surtout au modèle de la franchise ?
- Speaker #1
Au moment où moi j'ai pris conscience vraiment qu'il y a ce conciergerie, on avait un modèle incroyable en tant que les mains c'est à dire que moi j'ai fait presque huit ans de conserverie donc j'ai déjà je connais le métier ça c'est la base c'est à dire que avant de dupliquer il faut le connaître moi j'ai des exemples de gars qui ont monté des franchises même dans les conserveries qui se sont cassés la figure parce que derrière c'est juste un fonds d'investissement et mec ils se sont dit c'est c'est facile, ça fait beaucoup d'argent, on y va. Moi, aujourd'hui, j'avais vraiment touché à tout. C'est-à-dire du ménage au marketing, aux réseaux sociaux, au développement commercial, etc., au recrutement. Je suis passé par tous les postes, toutes les étapes, et je les ai améliorés à chaque fois. Et ce que j'avais constaté, c'est que chaque fois que je rencontrais, on l'a dans notre social proof avec le gars d'une station de ski à la Ozark, cette personne, je l'avais recrutée pour faire les ménages. bon il avait une petite conciergerie il bricolait et ça faisait 3-4 ans qu'il faisait 50 000 euros de chiffre d'affaires et quand il est comme lui bossé chez nous au bout de 2 ans même pas 2 ans il vient me voir il me dit je ne sais pas comment vous faites vous avez des magnifiques jeeps Wrangler les derniers modèles vous êtes de partout vous développez et en gros c'est moi qui fais le boulot et toi derrière c'est toi qui gagnes l'argent et je lui avais expliqué comment ça fonctionnait je lui dis bah oui mais normal tu prends mal ton modèle n'est pas le bon et ça a été un petit peu le modèle hybride qui a lancé nous première conserverie en franchise, c'est-à-dire que je lui ai amené le modèle, je lui ai dit écoute, voilà, si tu appliques ça à la lettre, voilà ce qui va se passer, tu vas exploser. Et ça n'a pas raté, il le dit dans le témoignage, il a fait x5 en deux ans, il est passé de 50 000 à 250 000 euros, simplement en devenant yes et en mettant en place ce modèle. Parce que les gens souvent s'y prennent mal. Soit ils imaginent que de tout faire soi-même, on va faire des économies d'échelle, donc on se dit je ne vais pas sous-traiter, je vais le faire moi. Et puis ils ont la tête dans le guidon, ils s'épuisent à ramasser des billets de 5 euros. d'aller chercher les billets de 500 euros qui sont 3 mètres plus loin. Ils n'ont pas le temps de se concentrer sur l'essentiel, c'est-à-dire qu'ils sont dans l'opérationnel à fond et pas assez dans le développement, dans la croissance. Donc, je pense qu'il faut une maîtrise du métier. Ça, c'est indispensable. Il faut un modèle qui soit parfaitement clair et facile à transmettre. Si tu n'es pas capable de pitcher sur ton produit, sur ton offre en l'espace de… de 30, de 15 secondes, c'est que tu ne le maîtrises pas. Et il faut aussi être capable de déléguer énormément pour pouvoir se concentrer sur la croissance, parce que c'est essentiel. Aujourd'hui, je le vois avec vous, grâce à Entrepreneurs, j'ai acquis des notions de marketing, de VSL, de landing page, les KPIs, toutes ces bases qui sont aujourd'hui essentielles pour une croissance. Il n'y a que le boss qui peut s'en occuper. Et puis après, bien sûr, tu partages ça avec ton board, tu organises. Mais il y a un moment, il faut que tu saches où tu vas et que tu aies l'esprit à ça. Si tu n'as pas un mindset qui te permet de te concentrer sur ta croissance, que tu n'as pas l'esprit clair, libre pour te concentrer là-dessus, tu es constamment dérangé par l'opérationnel. en fait, tu ne progresses pas. Et c'est souvent ce qui arrive à des gens qui ont des conciergeries par exemple.
- Speaker #0
Complètement. Un autre point, c'est que tu as réussi à rendre également ton offre justement sexy. Alors certes, avec ce type de avant-après dont tu parles, tu refuses jusqu'à cinq candidats par semaine. Sur quoi tu te bases justement pour sélectionner un franchisé prêt ? Parce que ça, je pense que c'est une notion très, très importante. Quand tu es franchiseur, le but, ce n'est pas d'avoir une quantité de franchisés très rapidement, c'est d'avoir avant tout la qualité et après ça devient exponentiel pour qu'ils puissent justement développer. Pourquoi ce niveau d'exigence ? C'est un levier de croissance et surtout de durabilité.
- Speaker #1
Alors, tu as complètement raison. Aujourd'hui, on reçoit plus de 100 demandes par semaine. Alors, il y a du tout des gens qu'on essaye de filtrer. D'ailleurs, là aussi, que ce soit au niveau du setting ou du closing, c'est des choses qu'on a vues ensemble. Vous nous avez apporté énormément de richesses là-dessus. donc c'est vrai qu'on arrive à éliminer quand même une grosse partie de gens qui n'ont pas compris qui n'ont pas le budget qui ne sont pas prêts à investir ou c'est pas pour tout de suite mais en général il m'arrive par semaine alors c'est pas chaque semaine mais il m'arrive de refuser 4-5 personnes qui elles sont prêtes à signer c'est-à-dire quand je parle de 4-5 qu'on refuse vraiment c'est des gars qui demain viennent et signeraient la franchise mais il y a des choses qui ne vont pas ça peut être malheureusement ils ne parlent pas du tout anglais et on va lui dire écoute commence par apprendre l'anglais parce que demain, il faut voir une chose, c'est que nous, nos franchises, elles s'ouvrent partout dans le monde, dans les plus belles destinations du monde. Partout où il y a du Airbnb, partout où il y a du booking, il y a besoin d'une conciergerie.
- Speaker #0
Donc, on a ouvert à La Réunion, on va ouvrir en Guadeloupe, on est à Mallorque, on est à Val d'Isère, on est au Portugal. Toutes les belles destinations, on va ouvrir en Asie, bientôt en Thaïlande. Toutes les très belles destinations motivent, parce qu'on est dans une période de reconversion où il y a énormément de gens qui ont envie de changer de vie, qui ont envie d'aller vers soit le choix, la volonté de créer leur entreprise, mais qui ont peur de le faire seul, et ça, c'est compréhensible. soit vraiment changement complet, changement radical de vie et les gens ont envie d'aller vers une délication de rêve avec un modèle qui marche, qui apporte d'un gros ROI et qui permet réellement de générer du business. Mais il y a une notion de valeur qui est très essentielle pour moi. D'abord parce que je me suis entouré, là encore une fois, j'ai pris des gens autour de moi. Il y en avait un d'ailleurs de chez Entrepreneurs qui m'a très bien conseillé à l'époque, qui était un coach de chez vous qui a eu un très gros réseau de franchises et qui m'avait dit, le plus dur, c'est les 10 premières franchises. Alors donc, nous, on en a moins d'un an, on en est à un peu plus d'un an, on en est à une douzaine, on en a fait 12 ou 13 à l'époque. Donc, on a facilement traversé ce plafond vert, donc c'est une bonne chose. Mais c'est essentiel, pourquoi ? Parce que les candidats… La plupart, la première chose qu'ils vont faire, ils vont contacter des franchisés, ce qui est normal. Et moi, je suis totalement transparent là-dessus. D'ailleurs, je leur dis lors des entretiens, j'en ai la meilleure chose que vous pouvez faire. Et je préviens mes franchisés, je leur dis, vous allez être à votre tour contactés par des candidats. N'oubliez pas qu'il y a six mois, c'était vous qui étiez de l'autre côté. Donc, soyez naturel, transparent, honnête. Dites ce que vous pensez réellement, mais par contre, prenez le temps. Parce que cette personne-là, parfois, elle s'engage pour un projet de vie. C'est du sérieux. et ils jouent à fond le jeu parce que justement ma sélection a été faite sur ces valeurs-là et quand les gens appellent, discutent avec les franchisés, ils se sentent rassurés parce qu'on recrute vraiment des gens qui sont de vrais ambassadeurs pour nous des personnes qui se sentent bien on est à taille humaine on a énormément de coffee call on échange beaucoup, on partage plein de choses encore tout à l'heure il y en a un qui m'a proposé une idée qui est absolument géniale je lui ai dit situation c'est top, prochain coffee call, on en parle avec toute l'équipe, etc. Donc, si tu veux, c'est un vrai partage, c'est un cerveau collectif. Pour moi, plus on est nombreux, plus on est intelligent. Et tu vois, ça, c'est typiquement une leçon que j'ai prise de mon burn-out, c'est-à-dire que je pensais pouvoir tout faire seul et que j'étais le meilleur. Et aujourd'hui, plus je délègue, je suis vraiment dans une stratégie horizontale, je ne suis plus du tout dans une stratégie verticale, je mets tout le monde au même niveau et quand on discute, chaque idée est aussi importante que la mienne. Et c'est là-dessus qu'on avance. Et c'est cette valeur, je pense, que les gens ressentent. Nous, c'est ce qui revient à chaque fois quand je leur dis « Mais pourquoi vous avez décidé de signer chez Yes Conciergerie ? » Les gens nous disent « Mais c'est toute la valeur, tout ce que vous nous avez offert. » Et ça, je l'ai appris chez toi. Je veux dire, c'est toi le responsable, Alec. C'est toi qui dis sans cesse et qui répète qu'il faut donner de la valeur, il faut donner de la richesse aux gens. il faut leur délivrer avant on était là on gardait on disait si tu veux voir il faut payer maintenant c'est l'inverse on donne on donne et on redonne et c'est ce qui s'arrive quand on va dans tes immersions on en prend c'est incroyable on ressort on est gonflé à bloc et là moi c'est ce que je fais juste avant toi j'avais un entretien avec un gars dans le Périgord on a passé 45 minutes ensemble et derrière avec l'IA on lui envoie un récapitulatif avec un état local de marché parce qu'on automatise tout Merci. Et le gars, il en prend énormément. Et il se dit, moi j'en ai qui m'ont dit, mais il n'y a pas une seule franchise avec qui on a eu un entretien aussi riche et qui en plus derrière nous a quasiment délivré un DIP. C'est-à-dire que si la personne s'en va avec sa soupe bras, on lui a fait 50 ou 60% du boulot. Mais ce n'est pas grave, on joue le jeu, on prend le risque. Ça fait partie du jeu.
- Speaker #1
Complètement. À plusieurs reprises, tu as évoqué justement ton expérience avec entrepreneurs.com. Dans quelle mesure ? tu as rejoint entrepreneurs.com c'était en juillet 2025 qu'est-ce qui a changé pour toi aujourd'hui mais surtout qu'est-ce qui fait que tu t'es dit go j'y vais je ne sais même pas d'ailleurs comment tu nous as découvert ça peut être intéressant que tu m'expliques comment tu nous as découvert et qu'est-ce qui fait que tu t'es dit allez j'y vais alors écoute on
- Speaker #0
était en juillet par exemple j'avais 5 francs Gilles à l'époque on était à peu près à 100 000 euros de chiffre d'affaires ça devait un peu à peine un an qu'on avait ouvert. Donc, bon, voilà. Il faut voir que j'avais quand même investi tout ce que j'avais gagné avec mes franchises. Ça coûte très cher, avec mes conciergeries, ça coûte très cher de créer une franchise. D'ailleurs, franchiseurs, les gens ne s'en rendent pas compte, mais ça peut coûter des centaines et des centaines de milliers d'euros parce qu'il faut des conseillers, il faut des avocats, il faut une stratégie marketing. Moi, j'ai pris une fille qui sortait d'HEC pendant un an, qui m'a tout structuré, etc. Et on commençait à... Voilà, on avait cinq franchises, ça démarrait, on avait signé avec Bocuse. Bocuse, de... qui nous permet de livrer des repas d'exception dans les AirBnB avec lesquels on travaille. Je sentais que ça s'amorçait, mais je me disais, le moment de booster est venu, il va falloir faire quelque chose. Et là, c'est simple, je te trouve sur les réseaux sociaux, je prends une première claque, je te vois faire une présentation, et je me dis, waouh, ce gars, putain, il envoie et tout, il y a vraiment de l'inspiration, c'est carré, c'est organisé. J'ai suivi tes podcasts, c'est inspirant, c'est motivant. Je me suis dit, bon, allez, je rejoins, j'y vais, je prends le risque. Alors bon, il y avait plusieurs programmes. Il y a le programme 6 mois, 9 mois, 12 mois. Donc bon, je suis quand même un Savoyard. Donc j'ai pris le 6 mois, j'ai pris le moins cher. J'ai resté prudent. Mais bon, j'ai payé pour voir. Je me suis dit, écoute, j'y vais, je vais voir ce que ça donne. Et puis tant pis, c'est de l'argent foutu en l'air parce que c'est vrai qu'on est tellement sollicité partout par plein de trucs, d'obtenir des millionnaires en deux mois sur les réseaux sociaux. mais bon là ça me semblait quand même beaucoup plus sérieux beaucoup plus carré, il y avait des intervenants qui avaient de la vraie valeur, j'y suis allé et là deuxième claque, monumental là je découvre que clairement je suis entouré des meilleurs je redécouvre un univers que je pensais connaître et maîtriser et en fait pas du tout je vois que le temps est passé j'ai une super coach on participe à des immersions de fou on en ressort complètement galvanisé Merci. et on prend une énergie de malade et en 6 mois c'est un accélérateur franchement je pense qu'il faut le vivre pour pouvoir le comprendre c'est un accélérateur qui transforme tout c'est à dire qu'il casse tous les anciens modèles on sort des règles que j'avais en tête et je passe de 5 franchises en juillet à aujourd'hui on en a une vingtaine le CA on est quasiment à 500 000 donc on fait x5 en 6 mois là il y a une quinzaine de franchises qui sont dans le pub qui vont arriver il y a des mois comme en décembre on signait une franchise par semaine donc c'est clair que on apprend parce que pour chaque thème qu'on veut aborder, vous avez les meilleurs c'est à dire qu'il y a un spécialiste par secteur quelles que soient les questions qu'on a qu'on aborde l'IA, qu'on aborde du CRM, qu'on veuille parler de site internet avec de la landing page, qu'on parle VSL, etc., à chaque fois, vous avez les bonnes personnes, et du coup, c'est comme ça qu'on progresse. On en avait parlé lors de l'immersion, là, je disais, en fait, être entrepreneur, c'est avoir les lettres de l'alphabet, mais d'un alphabet qui... qui ne s'arrête jamais, qui grandit sans cesse. C'est-à-dire qu'il y a 26 lettres, mais l'année d'après, il y en a encore plus. Et pour avoir une bonne lecture du marché, il faut avoir ces lettres. Et Entrepreneurs est vraiment là pour nous apporter toutes ces lettres pour pouvoir être parfaitement opérationnels. Et moi, il m'en manquait. Et c'est normal, après 35 ans d'entrepreneuriat, le temps passe tellement vite. Et là, j'ai eu en face de moi des gens qui m'ont apporté énormément, que ça soit Axel pour le côté commercial, que ça soit... Je veux dire, à chaque fois que j'ai eu des immersions, que j'ai eu des échanges avec vous, j'en ai pris à Nice, sur le côté mindset qui m'a vraiment permis de lever la tête du guidon, prendre conscience qu'il fallait se relever, il fallait regarder à l'horizon. Arrêtez d'être constamment la tête dans le guidon. Chang, qui m'avait énormément conseillé sur l'approche de la levée de fonds, puisqu'à un moment, on se demandait ce qu'il fallait faire. Donc, quelles que soient les thématiques, et puis toi, bien entendu, toi, tu me rappelles un jeune homme avec bien moins de succès et tu es certainement beaucoup plus raisonnable que moi, mais tu me rappelles un jeune homme de 28 ans qui n'est pas si loin que ça. et ouais cette richesse elle est incroyable elle est incroyable
- Speaker #1
Déjà, merci beaucoup pour tes mots et puis surtout bravo pour tes résultats. Moi, c'est la plus belle des récompenses. J'ai créé entrepreneurs.com avant tout pour contribuer, impacter et permettre aux entrepreneurs comme toi de réaliser leur mission. C'est ça notre mission et d'améliorer leur quotidien et reprendre le contrôle justement de leur boîte plutôt que de se faire piloter par leur boîte. Concrètement, parce que tu as évoqué plein de choses et autres. Concrètement, s'il y avait un, deux ou trois trucs Merci. que tu as pu mettre en place grâce à notre accompagnement, que tu ne connaissais pas, que tu ne maîtrisais pas ou que tu ne pensais pas pouvoir mettre en place dans ton entreprise. Encore une fois, je suis hyper content de pouvoir te poser ces questions, Johan, parce que tu as 35 ans d'entrepreneuriat derrière toi. Tu as rencontré des centaines et des centaines d'autres entrepreneurs qu'on accompagne dans le cadre de nos immersions. Tu en as parlé rapidement. Et effectivement, la moyenne d'âge, On est entre 35 et 55, voire parfois plus. Chaque fois, ce sont des entrepreneurs qui ont plusieurs années de bouteilles, certains plus de 10 ans de bouteilles, certains comme toi, plusieurs décennies de bouteilles derrière eux. Désolé, je te donne peut-être un petit coup de vieux, mais je sais que dans ta tête, dans ton esprit, tu as encore 18 ans. Mais oui, c'est hyper important pour peut-être ceux qui nous écoutent et qui se disent concrètement. Qu'est-ce qu'il raconte lui, Charlo ? Dans quelle mesure ça peut révolutionner ma façon d'entreprendre à moi ? Deux, trois trucs concrets que tu as mis en place, ça pourrait être intéressant pour ceux qui nous écoutent.
- Speaker #0
Tout d'abord, la perspective mondiale. C'est-à-dire que moi, au début, je créais des conciergeries pour ouvrir en France. Et assez vite, on a parlé international avec vous, on a parlé scaling, on a parlé croissance. Et tu vois, aujourd'hui, plus de 50% de nos conciergeries, elles ouvrent à l'étranger, que ce soit en Asie, que ce soit… bientôt aux Antilles, que ça soit l'île de la Réunion l'île de la Réunion c'est la France mais on est quand même assez loin de chez nous donc ça ce que tu veux déjà, ce mindset cet état d'esprit en disant t'as un outil magique entre les mains les gars ils vont cartonner avec par contre ne te limite pas ouvre les chakras et vas-y, donc ça déjà cette approche à laquelle je m'attendais pas ça a été un point important Après, il y a le côté vraiment stratégique, c'est-à-dire refonte complète du site Internet, mise en place de landing page, tout ce qui est VSL. Là, on est en train de tourner tous les jours des VSL pour pouvoir préparer des social proofs, pour pouvoir préparer des outils, même pour moi, pour aller chercher des franchisés, mais pour mes franchisés, pour aller chercher les propriétaires Airbnb. Donc, toute une stratégie vraiment commerciale avec un véritable tunnel de vente. Et ça, c'est des choses que vous nous avez bien expliquées et qui fonctionnent, puisqu'on les a mises en route il y a trois semaines. Et si je te montre les chiffres, tu vas halluciner. Donc ça, c'est vraiment efficace. Il n'y a rien à dire là-dessus. Le côté savoir aussi dépenser pour gagner, avec notamment le méta-ads, arrêter de vouloir tout faire soi-même, ça, c'est des choses que vous nous avez vraiment expliquées et c'est une évidence. Là, quand je vois l'équipe, gèrent, parce que là maintenant j'ai 11 personnes qui bossent pour moi en s'appuyant d'ailleurs sur votre stratégie de freelance etc c'est à dire que c'est pas des gens qui sont salariés mais c'est des gars qui consacrent parfois 20 heures par semaine pour nous et typiquement le méta ads avec toute la stratégie de communication qu'on a pu mettre en place et quand je vois ce que ça nous ramène aujourd'hui c'est juste phénoménal, c'est ce qui fait qu'on atteint ces progressions et ça vous nous avez apporté les bons outils. Et puis, tout le côté aussi, structuration, c'est-à-dire définir clairement les KPIs et être en mesure de savoir où on va, quelles lignes on doit suivre, qu'est-ce qu'on gagne tous les jours. Ce n'est pas tout de jeter un œil sur son compte en banque, c'est réellement avoir un vrai prévisionnel pour savoir où est-ce que je suis aujourd'hui, où est-ce que je vais dans six mois et dans un an et quels outils on doit utiliser pour ça. Et puis, je terminerai par l'IA parce que c'est juste de... Tout le monde en parle, mais c'est juste un quotidien maintenant pour moi. Je passe deux à trois heures, voire quatre heures par jour avec des outils totalement incroyables qui me font gagner un temps phénoménal. Et ça, c'est pareil, c'est des choses… En fait, ce qui est essentiel chez vous, c'est que vous avez déjà tous les partenaires qu'il faut, tous les outils qu'il faut, et on y a accès très facilement. Alors, on a une petite remise au passage, c'est toujours bienvenu, ça fait plaisir, mais surtout, vous avez sélectionné pour nous les meilleurs. Et c'est ce que moi je fais aujourd'hui, et ça me parle énormément, parce que moi mes franchisés, je leur dis, je vous fais gagner un à deux ans, quand vous allez signer chez S-Conciergerie, vous allez être dans 4-5 mois, là où vous seriez peut-être tout seul, mais dans deux ans, vous gagnez du temps. Et avec entrepreneurs.com, c'est exactement ce qui s'est passé, c'est-à-dire qu'on arrive, si j'ai besoin d'aller chercher un agent IA, si j'ai besoin de... vous allez tout de suite me dire, attends, là, toi, l'utilisation de SEMD, c'est tout bête, mais chaque fois qu'on fait une visio, on a un résumé, c'est automatisé. Bon, on met ça sur Gainspark, ça nous fait une mise en page de dingue. Un travail qu'il faudrait, qu'une personne, un secrétaire, mettrait peut-être 5 heures à faire, se fait en 30 minutes. Mais si je n'ai pas les bons outils, si je vais les chercher tout seul, je n'y arriverai pas. Ou alors, je vais passer un temps phénoménal. Et là, c'est tout de suite efficace.
- Speaker #1
Et justement, dans quelle mesure ça a changé ton quotidien et ta posture d'entrepreneur ? Parce que tous ces éléments ont un impact également sur ton temps, tes tâches, ta posture. Je suis persuadé, contredis-moi si je me trompe, mais je suis persuadé que le Johan d'il y a 6-9 mois n'est pas le Johan d'aujourd'hui en termes de quotidien, de dynamique, de posture, de prise de décision. Et derrière, ça a un impact énorme, pas que sur ton business, mais même sur ta vie.
- Speaker #0
Alors, tu as complètement raison. Comme je t'ai dit, j'ai toujours été sportif de compétition. J'avais un peu délaissé ça. Et depuis 3-4 mois maintenant, j'ai repris le sport. Et c'est même quelque chose que j'ai intégré dans la culture de Yes à mes franchisés. Toi, là, on est en train de regarder avec un partenaire qui fait des systèmes en 20 minutes de sport. Ça correspond à peu près à 4 heures de séance de salle. et je veux imposer ça à mes franchisés parce que la qualité de vie ne repose pas seulement sur la réussite professionnelle mais également sur le bien-être il faut qu'on se sente bien pour se sentir bien il faut faire du sport il faut avoir du temps pour ses loisirs il faut avoir du temps pour sa famille pour les gens qui comptent pour ses proches et cet état d'esprit ce mindset c'est vraiment quelque chose on le sait tous tu as besoin personne tout le monde sait qu'il faut prendre du temps mais personne ne le fait pourquoi ? parce que si on n'organise pas typiquement tu vois Oh ! On parlait une fois dans une immersion de quelqu'un qui disait presque « je programme tout, j'en suis presque à programmer ma douche le soir après mon heure de sport » . Je ne sais pas si ce n'est pas toi qui disais ça d'ailleurs. C'est possible. Et si tu veux, c'est exactement ça. C'est-à-dire que ce qu'on ne maîtrise pas, on ne peut pas l'améliorer. Et aujourd'hui, cette façon, cette manière de cadrer, d'organiser, de déléguer me libère énormément de temps. ce temps, je le consacre à des choses beaucoup plus essentielles qui me permettent une croissance exponentielle, qui me permettent de prendre du temps pour moi, qui me permettent aussi d'accorder du temps aux gens qui comptent. Et du coup, on est dans un état d'esprit totalement serein et on se sent bien dans ça. Franchement, moi, je me sens très bien dans mon entreprise aujourd'hui. Et oui, le Johan du mois de juillet, c'était quelqu'un qui pensait chiffre business, mais pas forcément j'avais pas cette vision je pense qu'on prend du recul surtout ça permet de prendre du recul et d'observer avoir une vision d'observateur et se dire alors qu'est-ce que je peux améliorer et quand j'ai un doute surtout, j'appelle mon coach je vais voir l'entrepreneur, je leur dis bon les gars quelle est la prochaine étape comment vous voyez les choses et tout de suite vous allez me recadrer, tout de suite je vais dire attends là tu m'applique un peu vite, tu mets la chair dehors les bœufs est-ce que tu as pensé à ça et tout de suite c'est clair, on a vraiment ce conseil qui est rassurant parce que c'est Merci. Et moi, ça me parle parce que c'est ce que je fais aujourd'hui pour mes franchisés. Moi, mes franchisés m'appellent chaque semaine. On passe un quart d'heure, 20 minutes, juste pour parler, pour savoir. Et ils ont besoin de ce petit conseil. Et nous, en tant qu'entrepreneurs, et moi, je conseille ça à tous les entrepreneurs, c'est d'avoir, quitte à prendre un coach privé, si vous n'êtes pas dans un réseau comme Entrepreneurs, mais avoir des gens, des personnes qui vous écoutent et qui savent vous conseiller et que vous savez écouter aussi. Parce que... On croit tout savoir, mais en réalité, on apprend tous les jours. Il n'y a aucun doute là-dessus.
- Speaker #1
Complètement. Merci, Johan, pour tout ce que tu as partagé. J'ai une toute dernière question à te poser. Mais avant ça, pour celles et ceux qui ont eu autant de plaisir à écouter cet épisode que je n'en ai eu à l'anime comme à chaque fois, faites-le nous savoir en mettant 5 étoiles sur votre plateforme de streaming préférée, que ce soit Apple Podcast ou Spotify ou peu importe. On fera un post LinkedIn également pour partager cet épisode. On mettra le lien. de Yes Conciergerie directement sous l'épisode pour celles et ceux qui veulent aller plus loin et puis voir concrètement qui est Johan et ce qu'il fait au quotidien. Et puis, ma question pour toi, comme à chaque fois, j'aimerais que tu nous partages le déclic qui a fait toute la différence dans ta vie. Ça peut être une simple phrase, une frustration, une situation compliquée, une situation plutôt positive ou une anecdote, quelque chose de positif ou pas. Peu importe, tu as carte blanche pour le mot de la fin.
- Speaker #0
Écoute, le déclic que j'ai, c'est que je suis un enfant d'un amour de vacances. J'ai été élevé essentiellement par mes grands-parents. J'étais un peu un enfant qui arrivait par accident. Il a fallu que je gagne ma place. Ça m'a forgé mon caractère. Il a fallu que j'arrive à convaincre ma mère de m'aimer. Je peux te dire que ça, ça a été un déclic. Parce que quand tu dois convaincre quelqu'un de t'aimer et que c'est ta mère, tu peux convaincre le monde entier après d'acheter ton produit. Tu es prêt. Et mon premier déclic, je pense que je l'ai eu très tôt. J'étais encore au biberon, je pense. Et ça, ça a été quelque chose de vraiment essentiel, c'est-à-dire trouver ma place et m'imposer dès ma jeunesse pour pouvoir justifier de mon arrivée, de mon existence. Et derrière, tout m'a semblé simple parce que finalement, j'ai fait ce qui avait de plus dur très tôt.
- Speaker #1
Merci, Yohann.
- Speaker #0
Tant pris. Merci à toi, Alec.