- Speaker #0
Depuis 2017, j'accompagne et côtoie des entrepreneurs à succès. Chaque rencontre est unique et permet d'identifier ce qui crée la réussite. Je suis Alec Henry, l'initiateur du mouvement Entrepreneurs.com et dans ce podcast, j'ai l'opportunité d'échanger avec des personnalités inspirantes qui ont su créer la différence. Avec le déclic,
- Speaker #1
je vous offre une perspective unique afin que vous puissiez à votre tour faire la différence.
- Speaker #0
Avant de commencer le podcast, si vous voulez passer de la théorie à l'action avec l'IA, on organise avec mon équipe un atelier 100% gratuit en direct le 8 mars à 20h. On vous montre comment implémenter l'IA dans votre entreprise, peu importe votre secteur. Réservez votre place gratuitement en cliquant sur le lien en description. Hâte de vous retrouver le 8 mars à 20h. Et maintenant, c'est parti pour l'épisode du jour. Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Le Déclic. Encore une fois, bien accompagné, je suis avec Kevin. Comment tu vas ?
- Speaker #1
Ça va très bien et toi Alec ?
- Speaker #0
Eh bien écoute, ça fait. extrêmement plaisir de t'avoir ici avec nous. Kevin Miry de l'agence Imos. On va en parler. Tu es agent immobilier depuis près de 12 ans. Tu as commencé dans un des plus grands réseaux nationaux et très vite, tu n'étais pas contenté d'être juste bon. Tu es entré dans le top 10 des meilleurs agents immobiliers de France. Plusieurs années consécutives qui plisaient. Là où de très bons agents ont considéré, on peut considérer qu'ils sont performants à 150 000 euros de chiffre d'affaires annuel. Toi, tu tournais en moyenne à 400 000 euros par an. Mais ce qui te distingue, ce n'est pas seulement la performance, c'est aussi ton état d'esprit entrepreneurial. Tu as toujours repoussé tes limites, testé, innové, structuré différemment, à tel point que tes méthodes ont contribué à faire augmenter le prix au mètre carré de toute une ville pendant plusieurs années. On pourra en parler éventuellement. Et surtout, en 2020, tu quittes le confort d'un grand réseau avec ton binôme, Ismaël, qu'on salue ici, qui nous écoute certainement, pour lancer votre propre agence indépendante sans franchise. Vous vous installez dans une rue où 33 agences sont déjà présentes. Deux ans plus tard, vous devenez l'une des plus performantes du secteur. En 2024, vous frôlez le million d'euros de chiffre d'affaires. Vous passez de 50 m² à 140 m² et vous construisez une équipe de 10 personnes. Mais aujourd'hui, ton vrai terrain d'innovation, c'est aussi l'IA. Tu as intégré des agents intelligents dans ton quotidien. Vous avez automatisé énormément de process. Vous êtes sorti progressivement de l'opérationnel. Et dans cet épisode, on veut comprendre une chose. Comment l'intelligence artificielle peut transformer une entreprise traditionnelle et faire passer une agence immobilière artisanale à ultra performante ? Bienvenue Kevin sur le Déclic.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Rapidement, du coup, refaisons ton parcours. Tu arrives dans l'immobilier presque un peu par hasard et quelques années plus tard, tu es dans le top 10 des agents en France. Tu as plus ou moins 400 000 euros de chiffre d'affaires annuel en moyenne. Encore une fois, c'est un super score. Qu'est-ce qui fait que… Tu te retrouves dans l'immobilier et surtout, qu'est-ce que tu faisais différemment des autres pour atteindre de tels scores ?
- Speaker #1
Concernant mon entrée dans l'immobilier, effectivement, c'était un pur hasard parce que je m'en rappelle, j'avais à peu près 21-22 ans, je ne savais pas trop quoi faire. J'avais déjà commencé le travail depuis mes 18 ans et j'ai enchaîné un peu quelques boulots en alternance, mais toujours dans le domaine de commercial. Et à chaque fois que je passais quelque part, j'arrivais à… à me démarquer un petit peu, notamment des autres alternants qui étaient dans la même boîte. Et en fait, c'est là où je me suis rendu compte que j'avais un vrai talent pour faire une carrière en tant que commercial. Et je me suis retrouvé par pur hasard dans l'immobilier parce que je ne savais pas quoi faire à la fin du BTS MUC que j'avais fait et que j'avais raté d'ailleurs. Parce qu'aujourd'hui, je n'ai même pas de BTS. J'ai eu, pour te donner un ordre d'idée, un bac pro technicien d'usinage parce que je ne savais vraiment pas quoi faire de ma vie. Et quand je me suis dit, je vais postuler pour continuer peut-être mes études en alternance, alors que j'avais raté le BTS, mais je voulais quand même passer une licence parce que du coup, ça me permettait de rattraper le BTS que j'avais raté, plus valider un bac plus 3. En fait, j'ai déposé mon CV partout, absolument partout, un peu à l'arrache d'ailleurs. Et par pur hasard, je me suis retrouvé dans un entretien avec Century 21 qui, eux, ont vu… que je ne savais vraiment pas quoi faire de ma vie et ils m'ont dit, écoute, au vu de ton profil, je pense que tu peux être bon dans l'immobilier, je te propose de quitter ce que tu es en train de faire parce que j'avais été accepté dans une autre école et je cherchais une alternance du coup. Ils m'ont dit, quitte ton école et rejoins notre entreprise et nous, on va te former avec le siège de Centurie 21 et derrière, une fois que tu auras fini ta formation, tu pourras commencer ton travail et ta carrière. En fait, dans l'espace de un mois, je suis tombé amoureux de ce métier, vraiment littéralement amoureux du métier d'agent immobilier. Et je dirais que ce qui a fait un peu la différence, c'est là pour le coup un peu mon état d'esprit depuis que je suis tout jeune, ma personnalité. C'est-à-dire qu'il n'y a pas grand-chose que j'aimais faire dans la vie. Par contre, les seules choses qu'à chaque fois que j'ai aimé faire, j'y suis allé à 300 %. Pour moi, il n'y avait aucun monde où je pouvais être dans les derniers ou être un peu mid dans les performances que je pouvais faire. Du coup, c'est ça qui a fait que ma détermination, d'ailleurs, j'ai toujours poussé plus, Le vrai déclic que j'ai eu dans mes performances, c'était ma rencontre avec Ismaël en tout début d'année 2017 quand il a rejoint l'agence dans laquelle j'étais déjà.
- Speaker #0
je rebondis justement, on va en reparler de cette rencontre parce que c'est clair que quand tu trouves ton binôme ton associé complémentaire, ça change absolument tout, mais je rebondis sur un élément que tu viens d'évoquer il n'y a aucun monde dans lequel je peux être moyen ou je ne sais pas quel terme t'as évoqué, d'où te vient cette volonté de performance je sais aussi que tu as un esprit et tu le dis parfois très critique envers toi-même tu dis aussi que tu as accompli que 30% de ce que tu veux faire D'où te vient justement cette volonté constante d'être meilleur, d'être le meilleur, de performer, de se remettre en question, d'aller chercher plus derrière chaque chose que tu mets en place et que vous mettez en place ?
- Speaker #1
Je dirais qu'il y a deux choses. La première, c'est un peu mon histoire de vie, c'est-à-dire que je suis iranien, je suis né en Iran. Mes parents, ils ont tout quitté, tout ce qu'ils avaient construit là-bas quand ils avaient dans la trentaine. Donc, c'est à peu près l'âge que j'ai. pour venir vivre en France et moi me proposer du coup une meilleure vie. Donc j'avais deux ans à cette époque-là. Et en fait, j'ai vraiment, vraiment connu la galère, c'est-à-dire les appartements qui étaient complètement pourris. Je me rappelle très bien, pour manger, je me rappelle qu'on allait au McDo et on prenait un cheeseburger et moi je mangeais la viande et mes parents pouvaient manger que le pain. Donc on a vraiment, vraiment connu des moments comme ça au tout début quand on est arrivé. Et en fait, quand j'ai vu mes parents... vraiment souffrir et galérer dans cette vie pour nous offrir ce qu'on a aujourd'hui avec ma sœur, parce que ma sœur est née un petit peu plus tard ici. C'est ça, on va dire, un peu ma vengeance personnelle et ma soif de réussir. Et c'est pour ça que pour moi, à partir du moment où j'ai un objectif en tête, il n'y a personne qui peut faire en sorte que je vais échouer. Je peux tomber, mais je vais toujours me relever, en tout cas, ça, c'est sûr. Et je pense que déjà, la première chose, ça vient de là. la seconde. La seconde, je dirais que ma mère me disait toujours que j'ai une capacité à être toujours beaucoup plus mature pour mon âge. Elle me voyait quand j'avais notamment 7, 8, 9 ans. J'avais déjà à cet âge-là des réflexions d'une personne qui avait peut-être 15, 16 ans. Et à chaque fois, c'était proportionnel quand je grandissais. Et du coup, j'ai vite compris que la remise en question de soi était un élément les plus importants. autant dans le perso mais aussi dans le pro. Et c'est ça, je pense, qui a fait que je pouvais atteindre des sommets, chose que j'ai fait même dans d'autres domaines, même dans les jeux vidéo. J'ai été coach sportif sur Call of Duty et j'ai atteint l'élite et le niveau que quasiment personne n'a pu atteindre. Mais en fait, tout ça, je l'ai fait parce qu'à chaque fois que j'atteignais une première étape, je me remettais en question, alors que je sais que de manière générale, Les gens vont avoir un égo un peu surdimensionné sur le moindre chose qu'ils vont réussir à faire et ils ne vont pas forcément chercher à aller voir plus loin. Et moi, à chaque fois que j'arrive à ce sommet-là, je me remets direct en question et je me dis qu'est-ce que je peux faire de plus ? Et c'est ça qui a fait un peu ma personnalité et le personnage que je suis aujourd'hui.
- Speaker #0
Et à quel moment justement tu comprends ou vous comprenez avec Ismaël que pour passer au niveau supérieur, vous devez devenir chef d'entreprise, le capitaine de votre propre navire ?
- Speaker #1
Ça, c'était un peu particulier parce que ça s'est un peu fait au hasard aussi. C'était vraiment à la fin du Covid, car nous, en fait, on était des exécutants, des bons producteurs dans notre ancienne agence. Et la chance qu'on a eue, mais à l'époque, on ne le voyait pas forcément comme une chance, c'est qu'Ismaël, il est arrivé vraiment en janvier 2017. Et six mois après, notre patron nous quitte et nous lâche complètement. Il nous quitte et il nous lâche complètement. Il va dans une autre agence. Et du coup, on se retrouve à gérer tous les deux de nous-mêmes une agence entière sur la transaction. Alors qu'on n'a pas de manager, on n'a rien. Et en fait, on s'est directement mis dans un état d'esprit où on devait gérer ça un peu comme si c'était notre propre boîte. Et ce qui s'est passé, c'est que très vite, quand on arrive vers la fin du Covid, donc quatre ans après, on ne se sent plus bien. dans l'entreprise et l'ADN et la force d'un commercial c'est de se sentir bien là où il est, c'est de se lever avec le sourire tous les jours et c'est ça qui faisait qu'à un moment donné on s'est dit on est plus bien là où on est et notamment pour plein de raisons notamment notre patron nous devait pas mal d'argent, il avait changé des règles et on s'était fait un petit peu duper par rapport à ça du coup on est parti et quand on est parti c'est une fois qu'on est parti Merci. qu'on s'est dit qu'est-ce qu'on fait ? Et pourtant, à l'époque où on part, on est en CDI et on gagne, alors c'est un variable, mais entre 7 et 12 000 euros net par mois. Donc, on a le courage de quitter un CDI pour du coup se mettre à notre compte et commencer notre propre chemin.
- Speaker #0
Justement, quand vous décidez de vous lancer, qu'est-ce qui fait que vous vous dites on va se lancer ? Dans une rue où il y a 33 agences, parce qu'on l'a évoqué très rapidement dans la présentation, mais je ne me rends pas compte moi du marché, vous êtes à Paris aujourd'hui, je ne me rends pas compte si dans toutes les rues il y a 33 agences, c'est quelque chose de gros, pas gros, anodin, pas du tout. À quel moment est-ce que vous en aviez conscience ? Est-ce que vous dites on met en place une stratégie de différenciation ? Ça peut être intéressant d'avoir votre vision des choses à ce moment-là, parce qu'en plus de ça, c'est, sauf erreur, la première fois aussi où vous vous lancez dans une aventure entrepreneuriale.
- Speaker #1
Oui, clairement, c'est la première fois et je vais t'expliquer comme ça, tu vas vraiment mieux visualiser un peu les choses. Nous, en fait, quand on part à ce moment-là, déjà, on se dit qu'est-ce qu'on peut faire ? Est-ce qu'on est capable d'être agent immobilier, de travailler à notre compte de chez nous, donc en tant que mandataire ? On se rend compte très vite que non et de là, on se dit bon, on va ouvrir une agence et c'est notre projet pour vraiment apporter notre vision et notre ADN. Et à cette époque-là, on ne se rendait pas vraiment compte à quel point les méthodes qu'on avait mises en place, parce qu'on a été formé au siège, mais on a pris toutes ces méthodes-là et on les a un peu remodelées à notre image et dans notre façon de faire. Et c'est ça qui a fait un peu notre succès au fil des années et qu'on a fait partie vraiment des meilleurs agents immobiliers de France, parce qu'on ne faisait pas à la lettre ce qu'eux nous apprenaient. On faisait vraiment ce qu'ils nous apprenaient, mais version Kévin et Ismaël et tout le temps adaptée à la conjoncture et au marché. Et c'est d'ailleurs ça, je reviendrai un peu plus tard dessus. qui a fait qu'on a réussi à augmenter, on était à l'origine de l'augmentation du prix au mètre carré de la ville entière dans laquelle on travaillait. Quand on part de notre agence, on a plein de propositions, parce que dans le monde de l'immobilier, c'est un petit monde et tout le monde se connaît, on a plein de propositions, notamment d'agences de notre secteur, sur laquelle on avait performé, et nous, on avait refusé pour se lancer nous-mêmes, et on s'est dit, on va se challenger, on a envie de sortir de cette ville qui était une ville… Proche Paris, Première Couronne. Et nous, on avait toujours une envie, c'est d'être dans Paris. On a toujours adoré être dans Paris. Et même avant l'immobilier, mon rêve, c'était toujours de finir à travailler vraiment dans Paris même. Et Ismaël, c'était la même chose. Et du coup, de là, on a commencé à regarder un petit peu dans quelle zone on aurait préféré aller. Et le 18e, c'est vraiment la zone sur laquelle on a eu un coup de cœur. Parce qu'en fait, on retrouvait un peu aussi l'état d'esprit de l'ancien secteur sur lequel on était. dans la mesure où... Le 18e, c'est l'un des rares arrondissements où tu peux avoir autant de logements qui peuvent se vendre à 12, 13, 14 000 euros du mètre carré comme des logements qui peuvent se vendre à 4, 5, 6 000 euros du mètre carré en fonction des quartiers. Et du coup, c'est ça qu'on adorait, c'était vraiment la diversité pour pouvoir toucher plusieurs types de logements et plusieurs budgets différents. Et pour donner un indicateur, ce qu'on appelle l'âge d'or de l'immobilier, c'était entre 2015-2016 jusqu'à 2022. enfin 2021-2022 grosso modo et pendant cet âge d'or là quand on a fait notre business plan on s'est rendu compte que dans la rue dans laquelle on voulait ouvrir, il y avait effectivement déjà 33 agences de présente et pour la plupart les meilleurs chiffres d'affaires qu'ils faisaient c'était dans les 650-700 000 euros hors taxes à l'année alors que on était encore une fois sur l'âge d'or de l'immobilier donc les taux étaient très bas et le nerf de la guerre c'est d'obtenir le mandat mais une fois qu'on avait le bien en vente les acheteurs ça venait tout seul Merci. Et du coup, on s'est dit, nous, c'est dans cette zone-là qu'on veut être. Et c'est dans cette zone-là qu'on veut vraiment arriver et casser les codes. Et c'est ce qui s'est passé. C'est que la première année où on arrive, on arrivait vraiment quasiment au milieu d'année. Donc, c'était en juillet-août 2021. Donc, on n'arrive que tous les deux. On recrute notre ancienne assistante commerciale dans notre ancienne agence qui était arrivée au moment où nous, on était présents. Et c'est nous qui l'avions formée. Donc, quand elle a su qu'on partait et qu'on ouvrait notre agence, elle a voulu nous rejoindre directement. Et à partir de là, on a fini l'année 2021, je dirais en l'espace de 4-5 mois d'activité, on fait à peu près 200 000 euros de chiffre d'affaires, ce qui était déjà très bien pour une agence, encore une fois, indépendante qui arrive dans une rue où personne ne les connaît. Et la première année pleine, donc 2022, on fait 475 000 euros de chiffre d'affaires. Et l'année 2023, donc là, la crise commence et c'est là où nous, on a une hypercroissance. donc on fait 650 000 euros de chiffre d'affaires donc Pourquoi je t'explique ce chiffre d'affaires-là ? Parce que du coup, ça représente ce que d'autres agences faisaient pendant l'âge d'or de l'immobilier et non pas en période de crise. Et c'est là en fait où on s'est rendu compte que, en réalité, nos méthodes, à chaque fois qu'ils s'adaptaient en fonction de la conjoncture, étaient vraiment très réfléchies, très poussées. Et après, ça a continué. En 2024, on a frôlé le million et c'est là où justement, on rejoint entrepreneurs.com et après, la suite, tu la connais.
- Speaker #0
Oui, et justement, tu l'as évoqué, je suis super content de faire cet épisode. plusieurs raisons la première on a déjà eu l'occasion d'échanger j'adore votre énergie avec ismaël votre parcours est vraiment admirable vous allez un peu aux antipodes de tout ce qui se fait dans l'industrie avec une vraie volonté d'innover on parlera aussi d'il ya d'intelligence artificielle de sortie de l'opérationnel d'automatisation et puis même de vos stratégies de vos méthodes que vous partagez aussi à d'autres agents immobiliers aujourd'hui mais en plus de ça vous avez fait le choix d'être accompagné par entrepreneurs ce point comme Sur les 12 derniers mois, il s'est passé énormément de choses. dans votre entreprise, parce que ça fait environ une année qu'on travaille ensemble. Pour autant, votre boîte, elle était plutôt bien lancée, rentable, sur une phase ascendante. Et c'est assez intéressant parce que souvent, on a l'impression qu'une entreprise comme Entrepreneurs.com qui accompagne des TPE, des PME dans tous les domaines, dans toute la francophonie, on a besoin... de faire appel à ce genre de boîte et d'y aller, un peu comme quand on va chez le médecin, c'est-à-dire, bonjour, ça ne va pas ici, j'ai mal là, faites un diagnostic, aidez-moi. Alors que vous, vous n'étiez pas forcément en mauvaise posture, vous étiez plutôt en phase de croissance. Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit, à ce moment-là, on a envie, on a besoin de se faire accompagner ?
- Speaker #1
Le mot que tu as utilisé, c'est à cause de la croissance, parce qu'on peut se dire que quand on est en croissance, c'est bien. Oui, c'est bien parce que le chiffre d'affaires augmente, mais le volume de travail augmente aussi. Et à un moment donné, quand tu ne sais pas et tu n'as pas appris à être chef d'entreprise, tu es obligé de mettre des process en place. Alors nous, on avait déjà un minimum de choses qui étaient en place, mais c'était vraiment pour et adapté pour une entreprise à taille humaine, avec deux, trois personnes dans l'équipe. dès qu'on commençait à... à recruter un petit peu plus, c'est là où on voyait directement que c'était compliqué. Et en fait, ça rejoint un peu ce que je disais avant, parce que du coup, moi, mon état d'esprit, il est tel quel, il s'est développé comme ça, c'est-à-dire tout le temps se remettre en question. Ismaël, c'est exactement la même chose. Et c'est pour ça que lui et moi, en fait, on match énormément aussi dans notre travail. C'est qu'aujourd'hui, on est capable systématiquement de se remettre en question sur chaque chose, alors qu'on sait, lui et moi, la valeur qu'on vaut, chacun. Et c'est ça qui a fait que... On a voulu être accompagnés parce qu'on commençait à se dire « Ok, là on va atteindre un plafond de verre, on a trop de boulot, on a trop de volume. Il faut qu'on fasse en sorte de mettre des process bien cadrés en place et qu'en plus de ça, on s'adapte encore plus au marché d'aujourd'hui, notamment avec l'IA, parce que l'IA, ça faisait déjà un ou deux ans que ça venait de vraiment être démocratisé. Nous, on l'utilisait, mais on savait qu'on avait besoin aussi d'une vraie formation là-dessus. » Et derrière, c'est tout ça qui a fait qu'on s'est dit qu'il faut qu'on se lance et qu'on se fasse accompagner. Parce que si on ne le fait pas, c'est sûr dans quelques mois, voire dans un an, on va être vraiment dans une situation un peu compliquée. Et là, ça sera beaucoup plus complexe à se sortir de là. C'est que de l'anticipation.
- Speaker #0
Super. Anticipation, c'est un super point. D'ailleurs, merci de le citer. Tu vois, j'ai failli te couper et tu fais bien de rajouter ce point-là. parce que trop d'entreprise, je ne sais pas comment tu le vois toi-même dans ton domaine, dans l'immobilier, ne sont pas du tout dans l'anticipation, sont dans la réaction. On a du retard, les autres mettent ça en place, j'ai vu que, comment faire pour rattraper le retard ? Purement de la réaction, vous étiez tout de suite dans l'anticipation. Beaucoup parlent d'IA de plus en plus. Aujourd'hui, alors vous, c'était il y a déjà un an, deux ans que vous vous y intéressiez. Aujourd'hui, alors ce n'est plus uniquement les LLM, donc type Tchad, GPT, Clos, des gens passent. Il y a même des agents, il y a des automatisations. complexe dans certains cas, moins dans d'autres. Vous, vous l'avez implémenté partout, assez rapidement. Qu'est-ce qui fait que vous avez décidé d'y aller à fond ? Parce qu'il y a aussi beaucoup de gens qui, peut-être, ont certaines réticences. Et surtout, à quel moment, que ce soit toi ou Ismaël, vous comprenez que l'IA, ça va devenir un réel levier stratégique ?
- Speaker #1
Alors, déjà, nous, l'IA, on l'a compris vraiment au tout début. quand on a vu la puissance et le potentiel de la machine, parce que ça nous a directement fait rappeler l'époque où Internet est arrivé. Alors à cette époque-là, on était très petits. Moi, je me rappelle, j'avais peut-être 7, 8, 9 ans, quelque chose comme ça. Et lui, à peu près dans les mêmes âges. Mais par contre, il y a un truc qu'on s'en rappelle. et qu'on a appris aussi avec le temps, c'est vraiment la vitesse de croissance qu'ont mis les entreprises qui ont directement su utiliser Internet à sa sortie versus les commerçants physiques qui, eux, continuaient à miser sur la clientèle physique sans pour autant avoir une portée digitale. Et nous, en fait, c'était un peu le même virage à prendre. Et ce virage-là, on ne voulait pas le rater. parce que ce n'est pas quelque chose qui arrive 15 fois dans une vie. La dernière fois que ça s'est produit, c'était quand Internet est arrivé. Je parle d'une époque, maintenant il y a plus de 20-25 ans. On s'est dit la même chose avec l'IA et au final, ça n'a pas loupé parce qu'aujourd'hui, quand on voit la différence des entreprises qui ont vraiment implémenté l'IA, et je ne parle pas juste de demander à rédiger ou de simplifier un mail sur ChatGPT, je parle vraiment des agents IA qui tuent énormément. de tâches chronophages qui peuvent nous prendre beaucoup de temps, on voit les résultats et ça n'a strictement rien à voir. Et aujourd'hui, moi, quand je parle avec d'autres dirigeants d'agence, avec notamment mon statut de formateur, en dehors des dirigeants d'agence qui sont dans le groupe Entrepreneurs.com, parce qu'on est tous en contact, en fait, ils se rendent compte à quel point ils sont en retard et à quel point on leur met une vitesse déjà sur la facilité d'exécution, sur... rien que les tâches chronophages moi personnellement je gagne en moyenne 20h par semaine sur tout ce que je fais grâce à l'intelligence artificielle donc c'est tout ça qui fait que on s'est vite rendu compte qu'il fallait vite se mettre dedans et pas rater le virage alors attends
- Speaker #0
justement je vais rebondir sur ces 20h par semaine parce que bon on sait qu'en France t'as le 35h mais un entrepreneur en réalité il est plutôt entre 50 et 70h 20h par semaine ça équivaut à on va dire si on tape au milieu 30% de ton temps que tu as récupéré et que tu gagnes instantanément. Je ne vais pas dire que tu travailles moins, c'est-à-dire que tu travailles plus intelligemment et sur des tâches à plus haute valeur ajoutée. Concrètement, qu'est-ce que tu as mis en place ? Je sais que vous avez même développé des agents IA en interne. Ça vous permet aussi de faire monter en compétence les collaborateurs beaucoup plus facilement. Ça permet de faire du suivi et d'apporter une meilleure expérience à tous vos clients. Il y a tellement d'exemples, mais concrètement, si tu devais en citer un, deux ou trois, qu'est-ce que vous avez mis en place ? qui a littéralement changé votre façon de travailler et qui t'a fait gagner des heures entières, voire peut-être des dizaines d'heures par mois instantanément, que ce soit à toi ou à Ismaël ?
- Speaker #1
Alors, le premier exemple que je peux te donner, c'est simple, c'est le suivi de la performance de mes commerciaux, tout simplement. C'est-à-dire que moi, je m'en rappelle à l'époque où j'étais commercial et même agent immobilier dans mes débuts. Pour m'améliorer, je devais avoir un feedback. du rendez-vous que je venais de faire. Donc la bonne technique à l'ancienne, c'était quoi ? C'était de s'enregistrer via un dictaphone, de réécouter une heure, une heure trente de rendez-vous, d'essayer de voir les mots noirs, d'essayer de voir ceci, cela, et d'ajuster pour le prochain rendez-vous, etc. Et en fait, rien que ça, tu as plein de systèmes. Alors tu as Plot, tu as Hauteur. Alors nous, on utilise Hauteur, par exemple, qui est déjà synchronisé avec les agendas de chaque agent qu'on a, enfin chaque commercial, pardon. qu'on a et quand l'un de mes gars arrive en rendez-vous d'estimation par exemple, il lance le record sur hauteur, donc lui il n'a même plus besoin de prendre des notes ou quoi, il a juste besoin de se concentrer sur ce rendez-vous en respectant le script que nous on lui a donné. En parallèle du coup, on a un agent IA qui lui est vraiment formaté avec non seulement le script qu'on lui a mis en place, mais aussi tout ce qu'il y a un peu dans notre cerveau avec Ismaël, notamment sur le son casse aussi du client. le son casque du client ça parle à quasiment tout le monde mais c'est la personnalité du client qui est détectée et du coup une fois qu'il finit son rendez-vous et qu'il arrête le record ça envoie automatiquement grâce au mot-clé qui est sur son agenda ça envoie automatiquement à notre agent IA qui analyse le rendez-vous via le script et moi ça m'envoie le compte rendu directement par mail avec non seulement la description entière en texte et aussi orale. Et ce qui fait qu'au lieu de prendre sur chaque rendez-vous qui en moyenne dure 1h, 1h30, 1h30 d'écoute et d'analyse, rien que ça, ça me prend littéralement 10 minutes. Pourquoi 10 minutes ? Parce que j'ai le scoring avec tout ce que moi j'ai mis et tout ce que je veux qui soit respecté parce que c'est personnalisable en fonction de ce que toi tu veux aussi. Et derrière, ça me permet de voir aussi à certains moments du rendez-vous, donc par exemple, je ne sais pas, à moins de 25 minutes 06, il y a ça qui ressort, alors qu'il aurait plutôt fallu rebondir sur ça, et du coup ça me permet de prendre juste ce passage-là et de le réécouter à ce moment-là, donc grosso modo, au lieu de 1h, 1h30, ça prend littéralement 10 minutes pour analyser un rendez-vous, et même... Pour le commercial, en fait, il apprend beaucoup plus vite et il devient performant beaucoup plus vite aussi parce qu'il n'est plus sûr de devenir performant à cause du volume qu'il va faire, mais grâce à la qualité des rendez-vous qu'il va pouvoir apporter, mais aussi récupérer comme data pour se perfectionner. Et aujourd'hui, nous, on le voit non seulement dans notre agence, mais aussi quand on forme des agents immobiliers à travers notre organisme de formation, on arrive à rendre un agent immobilier. immobilier débutant, opérationnel en l'espace de 6 mois grâce à l'IA versus un an en moyenne avant sans l'intelligence artificielle. Voilà, donc ça c'est un exemple que je peux te sortir parmi tant d'autres. L'autre exemple que je peux te donner, alors ça c'est pas grand chose, mais c'est le système de relance qu'on a mis en place avec notamment on catégorise les projets des clients. Un projet A, c'est un vendeur qui doit vendre dans les 3 mois à venir. Un projet B, c'est entre 3 et 6 mois. Et un projet C, Merci. un projet C c'est au-delà de 6 mois et par exemple là on a mis une séquence de mail automatique avec des messages WhatsApp aussi qu'on a programmé et en fait il suffit que dans le CRM notre commercial enregistre un client, le catégorise en A, B ou C en fonction de son projet et derrière en fait il va avoir des relances qui sont travaillées parce qu'encore une fois c'est nous qui décidons des textes que nous voulons mettre donc c'est des relances qui sont travaillées de manière automatique ce qui est ajoutent quelque chose de complémentaire aux relances manuelles qu'eux, ils vont faire dans le bon timing. Et en fait, la relance automatique, on peut se dire, ouais, même s'il ne va pas calculer, ce n'est pas grand-chose. En fait, si, parce que tu sais, c'est l'exemple que j'aime bien utiliser en formation quand je forme des agents immobiliers, c'est que de manière générale, un agent immobilier, quand il prospecte dans les boîtes aux lettres, c'est pourquoi ? C'est quoi la raison ? Elle est toute simple, c'est que le jour où un client ouvre sa boîte aux lettres et qu'il a un projet, là, il va… calculer et prendre en compte le flyer qu'il a dans sa boîte aux lettres. C'est un peu le même principe, et ça t'est sûrement déjà arrivé, je pense, dans le passé, à n'importe qui aussi, c'est que tu rentres chez toi, tous les jours, tu as des flyers, tu les jettes, tu les jettes, tu les jettes. Un jour, tu ne sais pas pourquoi, tu as envie d'un japonais ou tu as envie de manger une pizza. Et en fait, quand tu vas voir ta boîte aux lettres, tu vas juste bugger, t'arrêter même 5-10 secondes sur le flyer en lien avec une pizza que tu peux acheter. Ça ne veut pas dire que tu vas commander chez lui, mais c'est juste que, comme à l'instant présent, tu as cette envie-là, tu vas t'arrêter sur le flyer. Et bien, un agent immobilier, c'est la même chose. C'est-à-dire que, Il doit être présent au moment où le projet va commencer à se dessiner dans la tête de son prospect. Donc, c'est pour ça que le boîtage, c'est hyper aléatoire, mais ça peut rester efficace, mais c'est hyper chronophage aussi. Sauf que là, en fait, c'est la même chose, sauf que c'est dans la boîte mail, c'est visible tout le temps, c'est automatique. Et derrière, quand nous, on va faire une relance manuelle et que lui, en plus de ça, il s'est mangé pendant six mois, un an, tous ces trucs-là dans sa boîte aux lettres, entre guillemets, du coup, c'est ce qui va permettre la transformation. du client pour obtenir un mandat supplémentaire et une vente supplémentaire.
- Speaker #0
Justement, c'est un super exemple parce que paradoxalement, beaucoup de gens pensent que l'IA vient casser la relation client, casser la relation humaine, alors que dans ton exemple, ça vient au contraire l'améliorer, l'amplifier, la personnaliser, éviter de perdre des leads bêtement, si j'ose dire, parce qu'on le sait, l'argent est dans la liste, mais pour autant, c'est hyper compliqué, parfois aussi chronophage, de demander à tous ces agents ou même pour... tout autre type de métier, parce que là on parle d'une agence immobilière mais tout ce que tu as partagé depuis le début ça s'adapte aussi à n'importe quel cas de contexte et n'importe quel cas d'usage toi comment tu as perçu ça est-ce que tes clients les prospects, les gens avec qui tu interagis te font des remarques à ce sujet, s'en rendent pas compte ou au contraire ils aiment ce côté, cette personnalisation ça peut être intéressant d'avoir ton point de vue parce que vous avez quand même un certain recul aujourd'hui alors
- Speaker #1
Le peu de retours que j'ai pu avoir, et quand je te dis peu, je dirais une bonne quinzaine, c'est des clients avec qui j'aime bien poser des questions et avoir un feedback sur un peu leur parcours. Et généralement, ça arrive justement à la fin quand on a conclu la vente pour essayer de comprendre justement ce qu'on pourrait améliorer effectivement et les raisons aussi qui ont fait que derrière, ils nous ont choisis. Et il y a un truc qui revient souvent, c'est… En fait, quand j'ai fait l'estimation de mon bien, vous étiez la seule agence qui continuait à m'envoyer des choses alors que je n'avais pas de projet de vente tout de suite. Et ça, je sais qu'au moment où mon projet s'est débloqué, j'ai directement pensé à vous parce que je me suis rendu compte et c'est la sensation que j'ai eue. quand les autres agences
- Speaker #0
ont compris que je ne voulais pas vendre mon bien tout de suite et que c'était plutôt un projet sur du moyen à long terme, derrière, ils ne m'ont plus trop calculé. Ils m'ont juste appelé par rapport à l'information que je leur avais donnée, par exemple dans six mois, pour savoir où est-ce que j'en étais dans mon projet et si la vente allait commencer. Mais il n'y avait pas ce côté vraiment suivi qui était un peu personnalisé. Parce que du coup, nous pareil, dans la manière dont on fait ces relances-là, ça peut être perçu comme quelque chose qui est personnalisé au client par rapport à son timing de projet. Et c'est pour ça qu'en fonction de la catégorie A, B et C, en fait, ça change. Et nous, on est même allé encore plus loin. C'est-à-dire que si quelqu'un rentre en étant A, il ne va se manger que la rafale du A. Mais si quelqu'un rentre en étant C, il va se manger toute la rafale du C pendant six mois et ensuite, il va basculer en B et du coup, il va manger toute la rafale du B et ensuite, il va basculer en A. Et ce qui fait que chaque message, en fait, est personnalisé et travaillé par rapport au timing du projet, du client, parce qu'on sait quoi dire à quel moment. Et c'est ça qui fait que derrière, avec le feedback qu'on a eu, c'était que les gens se sentaient vraiment beaucoup plus, je dirais pas considérés, mais tu sais, c'est un peu cette sensation de « Ah, ben, j'ai rien à vendre, tu vas rien gagner avec moi. » pas eu cette sensation-là. Et dis-toi que ça, c'est un truc, c'était déjà une force que j'avais avec Ismaël quand on était nous agents parce que du coup, imagine-toi, on faisait des relances à la main en tapant chaque mail, en le travaillant, tout sortait de notre cerveau. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui avec l'IA, en fait, c'est tellement facile pour nous de l'automatiser parce qu'on a une vraie expertise et tout sort de notre cerveau, tout est personnalisé de notre cerveau et ça a la même puissance qu'à l'époque. La seule différence, c'est que Merci. s'est adapté à aujourd'hui et du coup, notre force de frappe est beaucoup plus puissante parce qu'on peut le multiplier par 10, 15, 20, 100 et toucher plusieurs clients en même temps alors qu'avant, c'était un vrai boulot et on avait des plages dans notre agenda qui étaient bloquées que à ça. Enfin, c'était quelque chose où ça nous prenait beaucoup de temps.
- Speaker #1
Oui, complètement et ça t'a permis aussi d'automatiser énormément de tâches chronophages, factures, classements et j'en passe également. Si demain, tu devais conseiller à un entrepreneur, alors dans l'immobilier ou pas, qui débute avec l'IA, tu lui dirais de commencer par quoi ? Parce qu'aujourd'hui, il y a pléthore d'outils, il y a pléthore de solutions. Pour autant, on le sait, 99% des entrepreneurs terrain n'ont pas encore adopté l'intelligence artificielle réellement. Du coup, on peut se perdre, on peut se dire qu'on a envie de mettre en place une usine à gaz alors qu'en soi, des petites actions simples pourraient nous faire gagner énormément de temps, énormément d'énergie et aussi énormément d'argent. Toi, ce serait quoi ton premier conseil ? Là, un entrepreneur te croise dans la rue à Paris. La semaine prochaine, il te dit « Kevin, j'ai adoré ton épisode sur le déclic. Je ne sais pas quoi mettre en place dans ma boîte à l'égard de l'intelligence artificielle ou de ces outils d'automatisation dont tu as parlé. Qu'est-ce que tu me recommandes ? »
- Speaker #0
Alors, la première chose que je recommande, c'est de prendre de la hauteur sur toutes les tâches de ton entreprise. C'est-à-dire que tu sais que tu es dans ce domaine-là, tu sais à quoi ressemble une semaine de travail, un mois de travail, tu connais les tâches de tous tes collaborateurs, tu connais tes propres tâches. Et du coup, en fait, c'est d'avoir une vision d'ensemble et de la hauteur sur l'ensemble de toutes les tâches. possible et imaginable dans ta boîte. Ça, c'est la première étape. Comme ça, ça te permet de voir, OK, ça, ça prend du temps, ça, ça prend du temps, de quelle manière je peux automatiser. Maintenant, je pars du principe que tu n'as aucune expérience et tu ne connais rien en IA et même du potentiel de l'IA. Déjà, juste de faire ce travail-là, de prendre de la hauteur et vraiment d'analyser tout ça. Ensuite, la deuxième étape, c'est de rencontrer quelqu'un qui, lui, effectivement, est un expert en automatisation parce qu'aujourd'hui, il y a une réalité, c'est que... Si tu te prends un peu la tête et que tu touches un peu à l'informatique, tu peux automatiser certaines choses, mais il y a une limite. À un moment donné, il y a une limite. Il y a des personnes qui sont vraiment formatées et qui vont mettre ces choses-là en place. Moi, c'est ce que j'ai fait. Il y a des choses que j'ai mis moi-même en place et d'autres choses où j'étais obligé de passer par un prestataire parce que ça devenait trop technique. Et je lui dirais de faire un call avec un expert en IA, de lui présenter sa boîte avec toutes les tâches. qui sont possibles et imaginables et de la faire un point avec cet expert-là pour voir tout ce qui est possible à automatiser. Et là, je suis sûr et certain qu'il ne se rendra même pas compte de la puissance et du potentiel qu'il va avoir sous les yeux pour éliminer 10, 15, 20 heures de travail, que ce soit pour lui ou même pour ses collaborateurs. Aujourd'hui, moi, mes collaborateurs et mon équipe, ils sont ravis qu'on ait mis tout ça en place parce qu'encore une fois, et surtout, j'ai des gens... qui ont connu le avant-après, donc c'est no man's pour eux. Vraiment, ils sont trop, à l'aise et trop bien et ils savent l'expliquer aussi, ils comprennent aussi le fonctionnement et c'est important de le comprendre mais en tout cas, c'est ce que moi, je conseillerais à n'importe quel entrepreneur qui veut se lancer et automatiser ses tâches.
- Speaker #1
C'est un super conseil effectivement, donc prendre de la hauteur, voir toutes les tâches qui pourraient l'être d'une certaine façon et faire un call avec un expert. Nous, c'est ce qu'on fait souvent, on propose de faire un call avec un expert, un appel avec un expert, une visio de façon à avoir de la visibilité sur comment on pourrait scaler, comment on pourrait avancer, comment on pourrait améliorer. Et cet appel, vous l'avez fait avec ton associé Ismaël. Je l'ai fait. Il y a de ça maintenant une année environ. Exactement.
- Speaker #0
Et c'est grâce à ça qu'on a mis tout ça en place. C'était grâce au call avec entrepreneurs.com, effectivement.
- Speaker #1
Et justement, et merci pour tes mots, ça fait hyper plaisir surtout aussi de voir les résultats, de voir tout ce qui a changé. Je sais que maintenant, vous êtes sur l'acquisition en plus d'un nouveau local, d'une nouvelle agence. Il y a plein de choses qui se sont passées. C'est assez dingue. Mais en même temps, ton année chez entrepreneurs.com, tu la qualifies comme la pire. et la meilleure dans le même temps. Pourquoi ?
- Speaker #0
En fait, la pire, je vais te dire pourquoi la pire, parce que c'est le moment où tu te prends une grosse gifle, mais vraiment une grosse claque, et que c'est comme si tu es face à un miroir, tu te mets une claque à toi-même et tu te dis, OK, mon pote, en fait, tu n'as quasiment rien compris à la vie pour le moment. Tu pensais avoir compris, mais tu ne l'as pas compris. Parce que, tu sais, au début, quand on se lance à notre compte, direct, on a des grands rêves et on se dit… je vais pouvoir avoir une équipe, je vais pouvoir profiter un peu plus de ma famille, je vais pouvoir faire ceci, cela. Tu t'imagines que le rôle et la vie d'un patron, c'est qu'à un moment donné, tu vas pouvoir lever un peu le pied et du coup profiter un petit peu plus. Mais ce n'est pas le cas. Ce n'est pas le cas et c'est même pire que ça. C'est le piège. C'est-à-dire que quand on se lance à notre compte, on est au four et au moulin, on doit tout gérer de A à Z. On doit égérer la production pour générer du chiffre, sinon la boîte, elle coule. on doit aussi recruter pour à un moment donné réaliser son rêve, on doit déléguer, on doit faire tellement de choses qu'on ne s'en sort plus. Et c'est aussi cette raison-là à un moment donné qui nous a fait sauter le pas pour rejoindre l'entrepreneur.com. Mais encore une fois, pourquoi je dirais la pire ? Parce que c'était vraiment l'année où je me suis remis le plus en question depuis que je me suis lancé à mon compte en tant que chef d'entreprise. Parce que je me suis rendu compte qu'en réalité, j'étais très, très bon avec Ismaël en tant qu'agent immobilier, mais agent immobilier pur sur les process d'agent, sur le parcours client, sur la transformation. Mais par contre, en tant que chef d'entreprise, c'était vraiment catastrophique. C'était vraiment, vraiment catastrophique. Alors, il y a des choses qu'on a fait, qu'on est en train de revenir dessus. Il y a des choses qu'on ne peut pas changer. par-là dans le nom d'un un management qui est très paternel, on est très proche de nos collaborateurs, mais je me suis rendu compte que ce n'est pas non plus quelque chose qu'il faut faire avec tout le monde et qu'il faut faire de manière générale aussi, parce que c'est important quand même de laisser une certaine distance par rapport à plein de raisons. Et c'est pour ça que je dis que c'est la pire, parce que j'ai vraiment appris à être un vrai chef d'entreprise, j'ai vraiment appris ce métier-là, et c'était une grosse claque, parce que quand tu fais les chiffres que j'ai faits, Quand tu as le parcours que j'ai eu, encore une fois, à un moment donné, tu as un peu cet égo-là qui te dit « Ok, commercialement, tu es chaud et qu'est-ce que tu vas aller chercher encore plus ? » Et c'est là où tu redescends, tu dis « Ok, tu étais chaud en tant qu'agent immobilier, mais tu n'étais pas si chaud que ça en tant que chef d'entreprise, en tant que leader. Et derrière, tu dois faire en sorte de ramener tout le monde avec toi. » Là où j'ai eu de la chance avec Ismaël, c'est qu'on s'est rendu compte qu'on était des très bons stratèges, des bons... Des bons leaders, oui, mais on n'était pas des bons managers. Vraiment pas des bons managers. Parce qu'un manager, ça suit de manière hebdomadaire son équipe, chaque membre individuellement. On n'était pas du tout des bons managers. Et ça, Ismaël a mis plus de temps que moi à le comprendre et à l'accepter. Je peux te dire, tu sais, il l'a accepté quand ? Il l'a accepté quand on est revenu de notre dernière immersion de Dubaï en décembre. C'est à ce moment-là qu'il l'a accepté. Mais avant ça, je n'arrêtais pas de le répéter. Il me disait, non, moi, je ne suis pas d'accord. Je pense qu'on est des bons managers. Et là, il s'est rendu compte que non. Et du coup, c'est pour ça que moi, je qualifierais cette année comme la pire et la meilleure parce que c'est aussi l'année où, au final, on a réussi à commencer à tirer le plein potentiel de chaque collaborateur dans l'agence, qu'on a vraiment eu le courage de se retirer complètement de l'opérationnel et que le chiffre d'affaires puisse quand même être réalisé. Donc, c'est pour ça que j'ai utilisé ces deux adjectifs-là sur mon année 2025.
- Speaker #1
Oui, et merci aussi, tant que je lise un autre, le courage. Parce qu'il faut aussi avoir du courage pour sortir réellement de l'opérationnel. Beaucoup d'entrepreneurs pensent, et très souvent à juste titre, qu'on se le dise, qu'ils sont les locomotives de l'attraction de l'entreprise et donc qu'ils sont en incapacité de pouvoir sortir de l'opérationnel. Mais quand tu as mis en place les systèmes, les bonnes personnes, que tu as une vraie grille de lecture sur ta capacité à performer, que c'est quelles sont tes forces, quelles sont tes faiblesses, il faut aussi oser lâcher un petit peu prise et laisser la place aux équipes. Il y a plein de choses que vous avez mis en place justement pour commencer à piloter votre entreprise au lieu de simplement essayer de vendre plus. Aujourd'hui, en termes de chiffres, entre 470 000 euros en 2022, presque 1 million en 2024, est-ce que tu peux nous partager un peu les chiffres peut-être 2025 ? Est-ce qu'il y a eu des changements aussi en termes de… de marge en termes de temps gagné ? C'est quoi les projections 2026 ? Je ne sais pas si c'est quelque chose que vous communiquez, mais ça peut être intéressant de voir à quel point il y a eu un impact aussi là-dessus.
- Speaker #0
Bien sûr. En fait, dis-toi 2025, on a fini en termes de chiffre d'affaires quasiment au même chiffre que 2024, donc quasiment proche du million. La seule différence, c'est que là, on n'était plus vraiment à la production. On l'était, mais en supervisant. Donc, elle est là la différence, on n'était plus du tout sur le terrain. Mais on intervenait quand même sur les stratégies. Donc, tout ça, c'est des choses qui nous prenaient beaucoup moins de temps que de gérer forcément le client lui-même. Et donc, on a fait ces chiffres-là sur la fin de l'année 2025. Et surtout, la seule différence qu'il y a entre 2024 et 2025, c'est qu'on a beaucoup plus de marge sur l'année 2025, notamment parce qu'on a été aussi accompagnés sur les KPI financiers. comment faire en sorte d'augmenter sa marge. Moi, j'ai fait plein de trucs que Ismaël n'était pas d'accord au début, mais il m'a laissé la main et il m'a fait confiance pour piloter ce genre de choses. Finalement, il s'est rendu compte qu'effectivement, c'était bénéfique et que ça faisait la différence de commencer à vraiment regarder et se dire un euro, c'est un euro parce qu'on avait tous les deux un état d'esprit où on pouvait dépenser et investir sur… plein de choses différentes sans vraiment trop regarder mais en tout cas là, on a complètement changé de mindset et 2026, en fait la dernière immersion qu'on a fait début décembre 2025, nous a vraiment rajouté pas mal de choses en plus qu'on avait déjà mis en place mais là c'était vraiment des choses où il y avait encore un autre tournant et c'était plus sur l'aspect managerial là pour le coup et là on est quasiment fin février au moment où on fait ce podcast et en l'espace de deux mois on est en train de déjà réaliser près de un peu plus de 350 000 euros de chiffre d'affaires chose qui ne nous est jamais arrivée avant et j'en suis intimement convaincu que c'est grâce à tout ce qu'on a mis en place avec l'accompagnement depuis début d'année 2025 parce que quand tu additionnes toutes les choses qu'on a pu mettre en place que ce soit le capiaï financier que ce soit le style managerial que ce soit les agents IA pour automatiser les tâches chronophages enfin tout ça additionné Merci. fait qu'aujourd'hui, on a beaucoup plus de temps et beaucoup plus de place pour se concentrer sur faire rentrer de l'argent différemment et pas perdre du temps deux heures par-ci, une heure par-là, trente minutes par-ci, trente minutes par-là, à devoir faire ça, ça, ça, ça, ça, qui à chaque fois nous tue du temps et qu'on a du mal à un moment donné de scale comme on veut parce que ça devient compliqué en termes de temps. Et là, on est persuadé qu'on va finir l'année 2026 à 1,5 million, donc potentiellement 500-600 000 euros de plus que les deux dernières années. Et pour autant, avec une meilleure marge, et pour autant en étant quasiment plus dans l'opérationnel, on l'est encore, mais sur des clients importants. Ismaël l'est un peu plus que moi, on s'est aussi réparti un peu ces deux rôles-là. Par exemple, les clients importants qu'on va avoir lui et moi en commun, notamment sur des hôtels particuliers, sur des gros terrains de vente, sur des choses un peu atypiques. qui sortent de l'ordinaire et sur lesquels il y a des commissions en une vente à base de 200 000 ou 300 000 ou 500 000 euros sur une seule vente derrière c'est lui qui va plus les gérer mais ça représente à peine je dirais 10% 15%
- Speaker #1
de l'opérationnel qu'on faisait avant sur toute l'agence sur n'importe quel type de bien assez dingue et merci d'ailleurs de spécifier un point parce que aujourd'hui on veut tout vite on veut tout tout de suite on veut tout que soit facile rapide et simple alors qu'en réalité on le sait ça ne l'est pas dès lors que tu entreprends, c'est te réveiller avec un problème, t'endormir avec trois, mais avoir réussi à en résoudre huit dans la même journée. Et aujourd'hui, ça permet effectivement environ un an plus tard de réussir à aller chercher ce type de résultat. Moi, je suis certain que un, vous allez dépasser le million de chiffre d'affaires cette année. Deux, vous allez réellement avoir augmenté vos marges. Et trois, surtout, vous aurez réussi à sortir de l'opérationnel pour pouvoir vous concentrer sur la partie stratégique. stratégiques et faire en sorte de poser les briques des 2 millions de chiffres d'affaires l'année suivante, des 3 millions de chiffres d'affaires l'année suivante, etc. Il y a cette vision et cette volonté de croissance. Mais sans changement de paradigme, même dans sa posture en tant qu'entrepreneur, qui était le premier point que tu as évoqué, finalement, apprendre à devenir entrepreneur, ce n'est pas possible en fait parce qu'on reste dans le mode artisan, si j'ose dire.
- Speaker #0
C'est ça. Et puis, je vais compléter un peu ce que tu dis dans le sens où, moi, il y a un truc que je me suis rendu compte. Et pour toutes les personnes qui vont nous écouter, c'est vraiment la réalité. C'est-à-dire que quand on fait une analyse sur les chefs d'entreprise… qui ont pu réussir, qui ont pu scale à un moment donné, on se rend compte que la majorité, c'est apparemment des années et des années de pratique. Et il y a un truc que je me suis rendu compte aussi, c'est qu'au final, un chef d'entreprise, comment il apprend à devenir chef d'entreprise ? En fait, c'est de un, en se plantant lui-même dans sa propre boîte sur certains échecs, ce qui va lui permettre d'apprendre, mais surtout, le réseau qu'il va développer avec le temps et la comparaison qu'il va faire avec d'autres boîtes et les systèmes qu'ils ont mis en place. pour le refléter sur sa boîte. Et quand on est entrepreneur, très souvent, en tout cas les premières années, on est un peu isolé. On peut avoir 2, 3, 5, 10 contacts par-ci, par-là. Et moi, j'estime que, par exemple, rien que l'année 2025, ce qu'on a fait, j'ai vraiment pris au moins 5, 6, 7 ans d'avance d'apprentissage, de réseau, de tout ça, ce qui m'a permis aujourd'hui de faire ça avec Ismaël. Je suis intimement convaincu que j'aurais pu y arriver même seul, mais ça m'aurait pris 7, 8 ans. Et au final, c'est le temps. que j'ai gagné parce que j'ai rattrapé cette expérience-là, j'ai rattrapé ce temps-là avec notamment le réseau que j'ai développé parce que quand on a intégré aussi l'accompagnement, on est rentré dans un réseau de quasiment 1000 personnes, 1000 entrepreneurs un peu partout qui se faisaient aussi accompagner. Sur ces 1000-là, on est devenu très proche où il y a des discussions, il y a même des fois des meetings qui se font, des restos sur Paris avec au moins 150-200 entrepreneurs dans plein de domaines différents. Alors, on a notre groupe effectivement de dirigeants d'agence, on est une 40-50e, je crois, mais on a aussi tellement d'autres secteurs qu'on connaissait. Moi, je ne savais même pas que, limite, ça existait. Et c'est ça aussi qui fait la puissance de la croissance pour un chef d'entreprise, parce que tu te rends compte qu'en discutant et en networkant avec d'autres personnes, en fait, tu prends aussi de l'expérience sur les échecs que lui, il a pu vivre, sur les choses qu'il a mis en place et en fait, tu fais le reflet sur ton sur ton entreprise à toi et ton business et tu dis en fait moi ça pourrait marcher en le faisant de cette manière là et du coup c'est comme ça que tu vas beaucoup plus vite clairement,
- Speaker #1
merci Kevin pour tout ce que t'as partagé, c'était vraiment un plaisir de t'avoir ici en ligne sur le Déclic, d'ailleurs si vous avez eu autant de plaisir à nous écouter comme à chaque fois faites le nous savoir en mettant 5 étoiles sur votre plateforme préférée, on fera un post LinkedIn aussi, donc partagez-le à un maximum de personnes, on mettra les liens de Kevin, de Inmos que tu développes avec Ismaël. En tout cas, j'ai eu énormément de plaisir à animer cet épisode. J'ai une toute dernière question pour toi que tu connais, tu en as écouté beaucoup des épisodes. Est-ce que tu peux, s'il te plaît, me partager le déclic qui a fait toute la différence dans ta vie pro comme perso ? Ça peut être une anecdote, ça peut être une simple phrase, ça peut être une situation, ça peut être une frustration, peu importe, tu as carte blanche pour le mot de la fin.
- Speaker #0
Alors, ce serait plus une anecdote. Et je m'en rappelle, c'est quand j'avais 19 ans. et que je venais de travailler dans ma première entreprise en alternance. Je me suis battu avec mon responsable, mais vraiment, on en est arrivé aux mains. Et ma mère m'avait sorti ce conseil-là qui est resté gravé dans ma tête. Elle m'a dit « Mais pourquoi tu as fait ça ? » Et moi, je lui ai dit « En fait, il m'a trop mal parlé et je n'accepte pas ça. Moi, il n'y a personne qui me parle de cette manière-là. » Et du coup, je ne me suis pas retenu. Et derrière, elle m'a dit « Oui, mais tu dis toujours que tu veux réussir, tu veux réussir et tu veux toi-même. » à un moment donné devenir chef d'entreprise, mais tu dois d'abord apprendre tous les codes et tu dois d'abord comprendre le système. Et ça passe par faire dos rond et prendre sur toi. Et au moment où tu seras prêt, tu pourras te lancer et voler de tes propres ailes. Et à ce moment-là, j'ai dit à ma mère, écoute, maman, je me donne 10 ans, pas plus, vraiment 10 ans pour apprendre tout ce que j'ai à apprendre avant de me lancer. Et au final, j'avais 19 ans et j'ai lancé Emos quand j'avais 29 ans. Donc, c'était 10 ans pile poil. Ce n'était même pas fait exprès parce que comme je t'ai raconté, ça s'est fait comme ça. Mais en tout cas, c'était le déclic que j'ai eu que je devais dépendre de personne et que je devais vraiment compter que sur moi et que je devais créer de la valeur.
- Speaker #1
Merci Kevin.
- Speaker #0
Merci à toi Alec pour le podcast.