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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Bonjour et bienvenue sur Le Lien, parlons de la santé mentale de nos ados, un podcast co-réalisé par PSSM France et Parentalité Adolescence. Vous êtes proche d'un adolescent et vous vous posez des questions sur sa santé mentale, ses émotions, son comportement, son mal-être ou tout simplement sur la manière de mieux l'accompagner, ce podcast est fait pour vous. Au fil de 12 épisodes courts, Olivier Canseil, spécialiste de la santé mentale des adolescents et des jeunes adultes et membre du conseil scientifique et pédagogique de PSSM France, répondra aux questions que se posent les adultes autour de la santé mentale des adolescents. Aujourd'hui, on retrouve Olivier Canseil pour parler de la dépression chez les adolescents et apprendre à repérer les signes et à les accompagner. Bonjour Olivier.
Bonjour Sarah.
Alors... Comment reconnaître la dépression chez un adolescent, surtout quand les signes peuvent être discrets ou confus, avec de la simple tristesse ?
Question complexe, parce que ce n'est pas que chez l'adolescent que c'est difficile. En effet, parce que souvent les signes sont discrets, ne sont pas forcément en rupture avec un fonctionnement habituel, et c'est plutôt la question de l'intensité. qui va nous guider parce qu'il y a un continuum entre une tristesse circonstancielle et les signes de la dépression. Donc c'est une tristesse en fait pathologique. Alors elle devient pathologique quand elle prend une intensité inhabituelle ou une constance inhabituelle, qu'elle s'associe aussi à d'autres signes qui sont surtout la perte d'intérêt de plaisir, parce que ce qu'on appelle en termes techniques l'anédonie, c'est-à-dire la perte de la capacité à éprouver du plaisir. qui va être un symptôme vraiment déterminant. Parce que la dépression, c'est aussi la perte de l'élan vital. C'est-à-dire comme s'il n'y avait plus d'essence dans le moteur. C'est-à-dire qu'on arrive encore à parcourir quelques mètres avec un réservoir un peu vide, mais il y a un moment où on n'y arrive plus. Et c'est vraiment ce sentiment d'ennui, de vie, de perte de désir, qui est plus que la tristesse elle-même, qu'éprouvent beaucoup d'adolescents. Et puis il y a d'autres signes qui s'en mêlent, plus évocatifs. qui sont vraiment les problèmes de concentration, de mémorisation, la fatigue dès le réveil, ou un ralentissement, même dans les processus pour répondre aux questions, ou des discours, bien sûr, alors après les discours de dévalorisation, péjoratif de l'avenir, des expressions de sentiments de honte ou de culpabilité, et puis bien évidemment les idées noires, les idées suicidaires, mais bon, elles sont... On les trouve très fréquemment chez les adolescents, et ce n'est pas toujours de la dépression, ça peut être bien d'autres choses. Mais dans la dépression, on a des idées bien évidemment suicidaires auxquelles il faut prêter attention. Alors bien évidemment, la tristesse, des fois, elle peut être masquée par de l'agressivité, de l'irritabilité, et elle n'apparaît pas au premier plan, ce qui rend les choses plus difficiles à diagnostiquer.
Donc, la façon qu'on peut avoir de la reconnaître, ça va être plutôt d'analyser, d'observer un petit peu le comportement du jeune, devoirs. Si ça perdure ?
Si ça perdure, et puis toujours, ce qui est important, c'est la rupture avec l'état antérieur. C'est-à-dire, si on arrive à repérer un avant et un après, ça signe quand même en général le fait qu'on a changé de dimension.
Ok, très bien. Alors, vous en avez parlé un tout petit peu avant, mais quel est l'impact de la dépression sur le quotidien et le comportement du jeune ?
Alors, bien évidemment, comme ça va altérer les fonctions cognitives, donc la capacité de réflexion et tout ça, ça va se traduire par... Une baisse du rendement scolaire, des pertes de mémoire, de motivation. Enfin, perte de mémoire, je veux dire des choses qui ne se fixent pas, plus la mémoire. Et puis, sentiment d'incompétence, difficulté à se projeter dans l'avenir. Dans les cas sévères, ça peut aller jusqu'au décrochage scolaire. Mais l'idée, c'est quand même de pouvoir repérer et d'intervenir avant, bien évidemment. Donc la tristesse persistante, la perte d'intérêt, ça finit par avoir des repercussions sur la relation sociale, sur la relation familiale, sur tout. Avec un repli et un isolement, et quelqu'un qui finira par ne plus sortir de sa chambre.
Ok. Alors comment les parents peuvent-ils accompagner leur ado sans aggraver son mal-être, et quand faut-il envisager une aide professionnelle ?
Pour commencer, écouter, savoir écouter. C'est-à-dire éviter les injonctions, surtout bouge-toi, qui ne font que renforcer la culpabilité et qui ne font que couper le dialogue et même renforcer les symptômes. Donc il ne faut pas chercher à réparer non plus ou penser qu'il y a une cause simple qui produit ça. En général c'est beaucoup plus complexe et il n'y a pas une simple raison univoque. Mais le simple fait de pouvoir en parler, déjà ça soulage. Donc il faut vraiment pouvoir ouvrir le dialogue, montrer qu'on est disponible, sans pression. Vraiment, je suis là si tu veux parler, à ton rythme. Il faut valoriser les émotions, les valider, accueillir la tristesse, la colère, l'ennui, sans les minimiser, sans les réprouver, sans dire, surtout pas dire, mais tu as tout pour être heureux. C'est vraiment le truc à ne pas dire parce que ça ne sert absolument à rien. Je vois que tu ne vas pas bien et c'est important pour moi de le savoir et qu'on puisse en parler ensemble parce que je m'inquiète. Maintenir un cadre sécurisant, ce sera toujours un peu le leitmotiv pour protéger aussi le jeune, lui offrir un environnement sécurisant. Au niveau des horaires, de l'alimentation, de la vie à la maison. Et puis essayer d'encourager, bien évidemment, les activités. Parce qu'elles font du bien, on sait que faire de l'exercice, ça fait partie de l'arsenal thérapeutique pour traiter la dépression. Alors c'est très très difficile de se mettre en route, de se mettre en marche, d'initier une action quand on est plutôt déprimé. Mais faire avec, accompagner dans, ça aide à le faire. Et après, on en retire du bien-être. Aller marcher ensemble, ça peut faire partie des choses qu'on peut faire. Et puis, consulter un professionnel, c'est quand on commence à être inquiet, quand ce qu'on essaye de faire n'entraîne pas de résultat. Et puis, qu'il y a des conséquences sociales, scolaires, relationnelles, familiales, évidentes. Là, il ne faut vraiment pas tarder.
Très bien, on arrive à la dernière question, celle qui concerne le répondeur qu'on a mis en place avant l'enregistrement de ces épisodes, qui ont permis à des parents ou à leurs proches de poser des questions sur la santé mentale de leurs jeunes. Je vous en propose une.
Bonjour, je vous appelle car notre fils traverse une période très compliquée en ce moment. Nous sommes très inquiets avec mon mari. Depuis plusieurs semaines, en fait, il ne veut plus voir ses amis, alors que d'habitude, ils passent beaucoup de temps ensemble. Il ne va plus à son club de foot, ce qui n'est vraiment jamais arrivé, en fait. Même quand il est malade, il veut toujours y aller. Et là, le problème, c'est que c'est très difficile de communiquer avec lui, car déjà, il parle à la base rarement de ses émotions, mais alors là, ajouté à la... En période de l'adolescence, on est vraiment face à un mur. Il mange moins que d'habitude, je trouve qu'il a maigri, mais c'est pareil, c'est impossible de communiquer là-dessus sans le braquer complètement. Voilà, nous sommes vraiment désemparés, on est inquiets avec son père. Si vous avez des conseils à nous donner, on les prend avec grand plaisir. En tout cas, merci pour votre écoute.
Vu l'intensité de la situation décrite, je pense que l'accompagner c'est surtout l'accompagner vers un professionnel de santé au point où la situation en est, sinon avoir recours un petit peu aux recettes aux petits conseils que j'essayais de donner en réponse à la question précédente en tout cas toujours essayer d'avoir un dialogue et de ne pas juger, d'être à l'écoute de valider les émotions de les aider à les repérer, les nommer Merci. ni de minimiser, ni de dramatiser. Voilà, être un partenaire, être de dialogue.
Là, on parlait justement de passion. Est-ce que c'est intéressant d'essayer de lui redonner goût à quelque chose qu'il a aimé précédemment, ou le mieux, c'est d'aller vers carrément une nouvelle chose ?
Je pense que quand on est déprimé, ce ne sera ni l'un ni l'autre qui sera une bonne... une bonne réponse puisque c'est le goût et l'énergie pour le faire qui manque avant tout. Par contre, faire avec, accompagner dans, ça peut être tenter, mais plutôt peut-être dans ce qui faisait plaisir avant. Sauf si ce qui faisait plaisir, c'était l'excellence d'une performance qui ne sera pas atteignable parce qu'on est déprimé. Mais si c'est l'expression artistique, si c'est quelque chose comme ça... Ça peut être bien.
Très bien. Merci beaucoup, Olivier. Merci d'avoir écouté cet épisode. En complément des ressources partagées par Olivier Cancey, nous vous invitons à consulter les carnets du secourisme en santé mentale disponibles sur le site PSSM France. Vous pouvez également vous former au secourisme en santé mentale et plus particulièrement le module PSSM Jeune.
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Bonjour et bienvenue sur Le Lien, parlons de la santé mentale de nos ados, un podcast co-réalisé par PSSM France et Parentalité Adolescence. Vous êtes proche d'un adolescent et vous vous posez des questions sur sa santé mentale, ses émotions, son comportement, son mal-être ou tout simplement sur la manière de mieux l'accompagner, ce podcast est fait pour vous. Au fil de 12 épisodes courts, Olivier Canseil, spécialiste de la santé mentale des adolescents et des jeunes adultes et membre du conseil scientifique et pédagogique de PSSM France, répondra aux questions que se posent les adultes autour de la santé mentale des adolescents. Aujourd'hui, on retrouve Olivier Canseil pour parler de la dépression chez les adolescents et apprendre à repérer les signes et à les accompagner. Bonjour Olivier.
Bonjour Sarah.
Alors... Comment reconnaître la dépression chez un adolescent, surtout quand les signes peuvent être discrets ou confus, avec de la simple tristesse ?
Question complexe, parce que ce n'est pas que chez l'adolescent que c'est difficile. En effet, parce que souvent les signes sont discrets, ne sont pas forcément en rupture avec un fonctionnement habituel, et c'est plutôt la question de l'intensité. qui va nous guider parce qu'il y a un continuum entre une tristesse circonstancielle et les signes de la dépression. Donc c'est une tristesse en fait pathologique. Alors elle devient pathologique quand elle prend une intensité inhabituelle ou une constance inhabituelle, qu'elle s'associe aussi à d'autres signes qui sont surtout la perte d'intérêt de plaisir, parce que ce qu'on appelle en termes techniques l'anédonie, c'est-à-dire la perte de la capacité à éprouver du plaisir. qui va être un symptôme vraiment déterminant. Parce que la dépression, c'est aussi la perte de l'élan vital. C'est-à-dire comme s'il n'y avait plus d'essence dans le moteur. C'est-à-dire qu'on arrive encore à parcourir quelques mètres avec un réservoir un peu vide, mais il y a un moment où on n'y arrive plus. Et c'est vraiment ce sentiment d'ennui, de vie, de perte de désir, qui est plus que la tristesse elle-même, qu'éprouvent beaucoup d'adolescents. Et puis il y a d'autres signes qui s'en mêlent, plus évocatifs. qui sont vraiment les problèmes de concentration, de mémorisation, la fatigue dès le réveil, ou un ralentissement, même dans les processus pour répondre aux questions, ou des discours, bien sûr, alors après les discours de dévalorisation, péjoratif de l'avenir, des expressions de sentiments de honte ou de culpabilité, et puis bien évidemment les idées noires, les idées suicidaires, mais bon, elles sont... On les trouve très fréquemment chez les adolescents, et ce n'est pas toujours de la dépression, ça peut être bien d'autres choses. Mais dans la dépression, on a des idées bien évidemment suicidaires auxquelles il faut prêter attention. Alors bien évidemment, la tristesse, des fois, elle peut être masquée par de l'agressivité, de l'irritabilité, et elle n'apparaît pas au premier plan, ce qui rend les choses plus difficiles à diagnostiquer.
Donc, la façon qu'on peut avoir de la reconnaître, ça va être plutôt d'analyser, d'observer un petit peu le comportement du jeune, devoirs. Si ça perdure ?
Si ça perdure, et puis toujours, ce qui est important, c'est la rupture avec l'état antérieur. C'est-à-dire, si on arrive à repérer un avant et un après, ça signe quand même en général le fait qu'on a changé de dimension.
Ok, très bien. Alors, vous en avez parlé un tout petit peu avant, mais quel est l'impact de la dépression sur le quotidien et le comportement du jeune ?
Alors, bien évidemment, comme ça va altérer les fonctions cognitives, donc la capacité de réflexion et tout ça, ça va se traduire par... Une baisse du rendement scolaire, des pertes de mémoire, de motivation. Enfin, perte de mémoire, je veux dire des choses qui ne se fixent pas, plus la mémoire. Et puis, sentiment d'incompétence, difficulté à se projeter dans l'avenir. Dans les cas sévères, ça peut aller jusqu'au décrochage scolaire. Mais l'idée, c'est quand même de pouvoir repérer et d'intervenir avant, bien évidemment. Donc la tristesse persistante, la perte d'intérêt, ça finit par avoir des repercussions sur la relation sociale, sur la relation familiale, sur tout. Avec un repli et un isolement, et quelqu'un qui finira par ne plus sortir de sa chambre.
Ok. Alors comment les parents peuvent-ils accompagner leur ado sans aggraver son mal-être, et quand faut-il envisager une aide professionnelle ?
Pour commencer, écouter, savoir écouter. C'est-à-dire éviter les injonctions, surtout bouge-toi, qui ne font que renforcer la culpabilité et qui ne font que couper le dialogue et même renforcer les symptômes. Donc il ne faut pas chercher à réparer non plus ou penser qu'il y a une cause simple qui produit ça. En général c'est beaucoup plus complexe et il n'y a pas une simple raison univoque. Mais le simple fait de pouvoir en parler, déjà ça soulage. Donc il faut vraiment pouvoir ouvrir le dialogue, montrer qu'on est disponible, sans pression. Vraiment, je suis là si tu veux parler, à ton rythme. Il faut valoriser les émotions, les valider, accueillir la tristesse, la colère, l'ennui, sans les minimiser, sans les réprouver, sans dire, surtout pas dire, mais tu as tout pour être heureux. C'est vraiment le truc à ne pas dire parce que ça ne sert absolument à rien. Je vois que tu ne vas pas bien et c'est important pour moi de le savoir et qu'on puisse en parler ensemble parce que je m'inquiète. Maintenir un cadre sécurisant, ce sera toujours un peu le leitmotiv pour protéger aussi le jeune, lui offrir un environnement sécurisant. Au niveau des horaires, de l'alimentation, de la vie à la maison. Et puis essayer d'encourager, bien évidemment, les activités. Parce qu'elles font du bien, on sait que faire de l'exercice, ça fait partie de l'arsenal thérapeutique pour traiter la dépression. Alors c'est très très difficile de se mettre en route, de se mettre en marche, d'initier une action quand on est plutôt déprimé. Mais faire avec, accompagner dans, ça aide à le faire. Et après, on en retire du bien-être. Aller marcher ensemble, ça peut faire partie des choses qu'on peut faire. Et puis, consulter un professionnel, c'est quand on commence à être inquiet, quand ce qu'on essaye de faire n'entraîne pas de résultat. Et puis, qu'il y a des conséquences sociales, scolaires, relationnelles, familiales, évidentes. Là, il ne faut vraiment pas tarder.
Très bien, on arrive à la dernière question, celle qui concerne le répondeur qu'on a mis en place avant l'enregistrement de ces épisodes, qui ont permis à des parents ou à leurs proches de poser des questions sur la santé mentale de leurs jeunes. Je vous en propose une.
Bonjour, je vous appelle car notre fils traverse une période très compliquée en ce moment. Nous sommes très inquiets avec mon mari. Depuis plusieurs semaines, en fait, il ne veut plus voir ses amis, alors que d'habitude, ils passent beaucoup de temps ensemble. Il ne va plus à son club de foot, ce qui n'est vraiment jamais arrivé, en fait. Même quand il est malade, il veut toujours y aller. Et là, le problème, c'est que c'est très difficile de communiquer avec lui, car déjà, il parle à la base rarement de ses émotions, mais alors là, ajouté à la... En période de l'adolescence, on est vraiment face à un mur. Il mange moins que d'habitude, je trouve qu'il a maigri, mais c'est pareil, c'est impossible de communiquer là-dessus sans le braquer complètement. Voilà, nous sommes vraiment désemparés, on est inquiets avec son père. Si vous avez des conseils à nous donner, on les prend avec grand plaisir. En tout cas, merci pour votre écoute.
Vu l'intensité de la situation décrite, je pense que l'accompagner c'est surtout l'accompagner vers un professionnel de santé au point où la situation en est, sinon avoir recours un petit peu aux recettes aux petits conseils que j'essayais de donner en réponse à la question précédente en tout cas toujours essayer d'avoir un dialogue et de ne pas juger, d'être à l'écoute de valider les émotions de les aider à les repérer, les nommer Merci. ni de minimiser, ni de dramatiser. Voilà, être un partenaire, être de dialogue.
Là, on parlait justement de passion. Est-ce que c'est intéressant d'essayer de lui redonner goût à quelque chose qu'il a aimé précédemment, ou le mieux, c'est d'aller vers carrément une nouvelle chose ?
Je pense que quand on est déprimé, ce ne sera ni l'un ni l'autre qui sera une bonne... une bonne réponse puisque c'est le goût et l'énergie pour le faire qui manque avant tout. Par contre, faire avec, accompagner dans, ça peut être tenter, mais plutôt peut-être dans ce qui faisait plaisir avant. Sauf si ce qui faisait plaisir, c'était l'excellence d'une performance qui ne sera pas atteignable parce qu'on est déprimé. Mais si c'est l'expression artistique, si c'est quelque chose comme ça... Ça peut être bien.
Très bien. Merci beaucoup, Olivier. Merci d'avoir écouté cet épisode. En complément des ressources partagées par Olivier Cancey, nous vous invitons à consulter les carnets du secourisme en santé mentale disponibles sur le site PSSM France. Vous pouvez également vous former au secourisme en santé mentale et plus particulièrement le module PSSM Jeune.
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Bonjour Sarah.
Alors... Comment reconnaître la dépression chez un adolescent, surtout quand les signes peuvent être discrets ou confus, avec de la simple tristesse ?
Question complexe, parce que ce n'est pas que chez l'adolescent que c'est difficile. En effet, parce que souvent les signes sont discrets, ne sont pas forcément en rupture avec un fonctionnement habituel, et c'est plutôt la question de l'intensité. qui va nous guider parce qu'il y a un continuum entre une tristesse circonstancielle et les signes de la dépression. Donc c'est une tristesse en fait pathologique. Alors elle devient pathologique quand elle prend une intensité inhabituelle ou une constance inhabituelle, qu'elle s'associe aussi à d'autres signes qui sont surtout la perte d'intérêt de plaisir, parce que ce qu'on appelle en termes techniques l'anédonie, c'est-à-dire la perte de la capacité à éprouver du plaisir. qui va être un symptôme vraiment déterminant. Parce que la dépression, c'est aussi la perte de l'élan vital. C'est-à-dire comme s'il n'y avait plus d'essence dans le moteur. C'est-à-dire qu'on arrive encore à parcourir quelques mètres avec un réservoir un peu vide, mais il y a un moment où on n'y arrive plus. Et c'est vraiment ce sentiment d'ennui, de vie, de perte de désir, qui est plus que la tristesse elle-même, qu'éprouvent beaucoup d'adolescents. Et puis il y a d'autres signes qui s'en mêlent, plus évocatifs. qui sont vraiment les problèmes de concentration, de mémorisation, la fatigue dès le réveil, ou un ralentissement, même dans les processus pour répondre aux questions, ou des discours, bien sûr, alors après les discours de dévalorisation, péjoratif de l'avenir, des expressions de sentiments de honte ou de culpabilité, et puis bien évidemment les idées noires, les idées suicidaires, mais bon, elles sont... On les trouve très fréquemment chez les adolescents, et ce n'est pas toujours de la dépression, ça peut être bien d'autres choses. Mais dans la dépression, on a des idées bien évidemment suicidaires auxquelles il faut prêter attention. Alors bien évidemment, la tristesse, des fois, elle peut être masquée par de l'agressivité, de l'irritabilité, et elle n'apparaît pas au premier plan, ce qui rend les choses plus difficiles à diagnostiquer.
Donc, la façon qu'on peut avoir de la reconnaître, ça va être plutôt d'analyser, d'observer un petit peu le comportement du jeune, devoirs. Si ça perdure ?
Si ça perdure, et puis toujours, ce qui est important, c'est la rupture avec l'état antérieur. C'est-à-dire, si on arrive à repérer un avant et un après, ça signe quand même en général le fait qu'on a changé de dimension.
Ok, très bien. Alors, vous en avez parlé un tout petit peu avant, mais quel est l'impact de la dépression sur le quotidien et le comportement du jeune ?
Alors, bien évidemment, comme ça va altérer les fonctions cognitives, donc la capacité de réflexion et tout ça, ça va se traduire par... Une baisse du rendement scolaire, des pertes de mémoire, de motivation. Enfin, perte de mémoire, je veux dire des choses qui ne se fixent pas, plus la mémoire. Et puis, sentiment d'incompétence, difficulté à se projeter dans l'avenir. Dans les cas sévères, ça peut aller jusqu'au décrochage scolaire. Mais l'idée, c'est quand même de pouvoir repérer et d'intervenir avant, bien évidemment. Donc la tristesse persistante, la perte d'intérêt, ça finit par avoir des repercussions sur la relation sociale, sur la relation familiale, sur tout. Avec un repli et un isolement, et quelqu'un qui finira par ne plus sortir de sa chambre.
Ok. Alors comment les parents peuvent-ils accompagner leur ado sans aggraver son mal-être, et quand faut-il envisager une aide professionnelle ?
Pour commencer, écouter, savoir écouter. C'est-à-dire éviter les injonctions, surtout bouge-toi, qui ne font que renforcer la culpabilité et qui ne font que couper le dialogue et même renforcer les symptômes. Donc il ne faut pas chercher à réparer non plus ou penser qu'il y a une cause simple qui produit ça. En général c'est beaucoup plus complexe et il n'y a pas une simple raison univoque. Mais le simple fait de pouvoir en parler, déjà ça soulage. Donc il faut vraiment pouvoir ouvrir le dialogue, montrer qu'on est disponible, sans pression. Vraiment, je suis là si tu veux parler, à ton rythme. Il faut valoriser les émotions, les valider, accueillir la tristesse, la colère, l'ennui, sans les minimiser, sans les réprouver, sans dire, surtout pas dire, mais tu as tout pour être heureux. C'est vraiment le truc à ne pas dire parce que ça ne sert absolument à rien. Je vois que tu ne vas pas bien et c'est important pour moi de le savoir et qu'on puisse en parler ensemble parce que je m'inquiète. Maintenir un cadre sécurisant, ce sera toujours un peu le leitmotiv pour protéger aussi le jeune, lui offrir un environnement sécurisant. Au niveau des horaires, de l'alimentation, de la vie à la maison. Et puis essayer d'encourager, bien évidemment, les activités. Parce qu'elles font du bien, on sait que faire de l'exercice, ça fait partie de l'arsenal thérapeutique pour traiter la dépression. Alors c'est très très difficile de se mettre en route, de se mettre en marche, d'initier une action quand on est plutôt déprimé. Mais faire avec, accompagner dans, ça aide à le faire. Et après, on en retire du bien-être. Aller marcher ensemble, ça peut faire partie des choses qu'on peut faire. Et puis, consulter un professionnel, c'est quand on commence à être inquiet, quand ce qu'on essaye de faire n'entraîne pas de résultat. Et puis, qu'il y a des conséquences sociales, scolaires, relationnelles, familiales, évidentes. Là, il ne faut vraiment pas tarder.
Très bien, on arrive à la dernière question, celle qui concerne le répondeur qu'on a mis en place avant l'enregistrement de ces épisodes, qui ont permis à des parents ou à leurs proches de poser des questions sur la santé mentale de leurs jeunes. Je vous en propose une.
Bonjour, je vous appelle car notre fils traverse une période très compliquée en ce moment. Nous sommes très inquiets avec mon mari. Depuis plusieurs semaines, en fait, il ne veut plus voir ses amis, alors que d'habitude, ils passent beaucoup de temps ensemble. Il ne va plus à son club de foot, ce qui n'est vraiment jamais arrivé, en fait. Même quand il est malade, il veut toujours y aller. Et là, le problème, c'est que c'est très difficile de communiquer avec lui, car déjà, il parle à la base rarement de ses émotions, mais alors là, ajouté à la... En période de l'adolescence, on est vraiment face à un mur. Il mange moins que d'habitude, je trouve qu'il a maigri, mais c'est pareil, c'est impossible de communiquer là-dessus sans le braquer complètement. Voilà, nous sommes vraiment désemparés, on est inquiets avec son père. Si vous avez des conseils à nous donner, on les prend avec grand plaisir. En tout cas, merci pour votre écoute.
Vu l'intensité de la situation décrite, je pense que l'accompagner c'est surtout l'accompagner vers un professionnel de santé au point où la situation en est, sinon avoir recours un petit peu aux recettes aux petits conseils que j'essayais de donner en réponse à la question précédente en tout cas toujours essayer d'avoir un dialogue et de ne pas juger, d'être à l'écoute de valider les émotions de les aider à les repérer, les nommer Merci. ni de minimiser, ni de dramatiser. Voilà, être un partenaire, être de dialogue.
Là, on parlait justement de passion. Est-ce que c'est intéressant d'essayer de lui redonner goût à quelque chose qu'il a aimé précédemment, ou le mieux, c'est d'aller vers carrément une nouvelle chose ?
Je pense que quand on est déprimé, ce ne sera ni l'un ni l'autre qui sera une bonne... une bonne réponse puisque c'est le goût et l'énergie pour le faire qui manque avant tout. Par contre, faire avec, accompagner dans, ça peut être tenter, mais plutôt peut-être dans ce qui faisait plaisir avant. Sauf si ce qui faisait plaisir, c'était l'excellence d'une performance qui ne sera pas atteignable parce qu'on est déprimé. Mais si c'est l'expression artistique, si c'est quelque chose comme ça... Ça peut être bien.
Très bien. Merci beaucoup, Olivier. Merci d'avoir écouté cet épisode. En complément des ressources partagées par Olivier Cancey, nous vous invitons à consulter les carnets du secourisme en santé mentale disponibles sur le site PSSM France. Vous pouvez également vous former au secourisme en santé mentale et plus particulièrement le module PSSM Jeune.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Bonjour et bienvenue sur Le Lien, parlons de la santé mentale de nos ados, un podcast co-réalisé par PSSM France et Parentalité Adolescence. Vous êtes proche d'un adolescent et vous vous posez des questions sur sa santé mentale, ses émotions, son comportement, son mal-être ou tout simplement sur la manière de mieux l'accompagner, ce podcast est fait pour vous. Au fil de 12 épisodes courts, Olivier Canseil, spécialiste de la santé mentale des adolescents et des jeunes adultes et membre du conseil scientifique et pédagogique de PSSM France, répondra aux questions que se posent les adultes autour de la santé mentale des adolescents. Aujourd'hui, on retrouve Olivier Canseil pour parler de la dépression chez les adolescents et apprendre à repérer les signes et à les accompagner. Bonjour Olivier.
Bonjour Sarah.
Alors... Comment reconnaître la dépression chez un adolescent, surtout quand les signes peuvent être discrets ou confus, avec de la simple tristesse ?
Question complexe, parce que ce n'est pas que chez l'adolescent que c'est difficile. En effet, parce que souvent les signes sont discrets, ne sont pas forcément en rupture avec un fonctionnement habituel, et c'est plutôt la question de l'intensité. qui va nous guider parce qu'il y a un continuum entre une tristesse circonstancielle et les signes de la dépression. Donc c'est une tristesse en fait pathologique. Alors elle devient pathologique quand elle prend une intensité inhabituelle ou une constance inhabituelle, qu'elle s'associe aussi à d'autres signes qui sont surtout la perte d'intérêt de plaisir, parce que ce qu'on appelle en termes techniques l'anédonie, c'est-à-dire la perte de la capacité à éprouver du plaisir. qui va être un symptôme vraiment déterminant. Parce que la dépression, c'est aussi la perte de l'élan vital. C'est-à-dire comme s'il n'y avait plus d'essence dans le moteur. C'est-à-dire qu'on arrive encore à parcourir quelques mètres avec un réservoir un peu vide, mais il y a un moment où on n'y arrive plus. Et c'est vraiment ce sentiment d'ennui, de vie, de perte de désir, qui est plus que la tristesse elle-même, qu'éprouvent beaucoup d'adolescents. Et puis il y a d'autres signes qui s'en mêlent, plus évocatifs. qui sont vraiment les problèmes de concentration, de mémorisation, la fatigue dès le réveil, ou un ralentissement, même dans les processus pour répondre aux questions, ou des discours, bien sûr, alors après les discours de dévalorisation, péjoratif de l'avenir, des expressions de sentiments de honte ou de culpabilité, et puis bien évidemment les idées noires, les idées suicidaires, mais bon, elles sont... On les trouve très fréquemment chez les adolescents, et ce n'est pas toujours de la dépression, ça peut être bien d'autres choses. Mais dans la dépression, on a des idées bien évidemment suicidaires auxquelles il faut prêter attention. Alors bien évidemment, la tristesse, des fois, elle peut être masquée par de l'agressivité, de l'irritabilité, et elle n'apparaît pas au premier plan, ce qui rend les choses plus difficiles à diagnostiquer.
Donc, la façon qu'on peut avoir de la reconnaître, ça va être plutôt d'analyser, d'observer un petit peu le comportement du jeune, devoirs. Si ça perdure ?
Si ça perdure, et puis toujours, ce qui est important, c'est la rupture avec l'état antérieur. C'est-à-dire, si on arrive à repérer un avant et un après, ça signe quand même en général le fait qu'on a changé de dimension.
Ok, très bien. Alors, vous en avez parlé un tout petit peu avant, mais quel est l'impact de la dépression sur le quotidien et le comportement du jeune ?
Alors, bien évidemment, comme ça va altérer les fonctions cognitives, donc la capacité de réflexion et tout ça, ça va se traduire par... Une baisse du rendement scolaire, des pertes de mémoire, de motivation. Enfin, perte de mémoire, je veux dire des choses qui ne se fixent pas, plus la mémoire. Et puis, sentiment d'incompétence, difficulté à se projeter dans l'avenir. Dans les cas sévères, ça peut aller jusqu'au décrochage scolaire. Mais l'idée, c'est quand même de pouvoir repérer et d'intervenir avant, bien évidemment. Donc la tristesse persistante, la perte d'intérêt, ça finit par avoir des repercussions sur la relation sociale, sur la relation familiale, sur tout. Avec un repli et un isolement, et quelqu'un qui finira par ne plus sortir de sa chambre.
Ok. Alors comment les parents peuvent-ils accompagner leur ado sans aggraver son mal-être, et quand faut-il envisager une aide professionnelle ?
Pour commencer, écouter, savoir écouter. C'est-à-dire éviter les injonctions, surtout bouge-toi, qui ne font que renforcer la culpabilité et qui ne font que couper le dialogue et même renforcer les symptômes. Donc il ne faut pas chercher à réparer non plus ou penser qu'il y a une cause simple qui produit ça. En général c'est beaucoup plus complexe et il n'y a pas une simple raison univoque. Mais le simple fait de pouvoir en parler, déjà ça soulage. Donc il faut vraiment pouvoir ouvrir le dialogue, montrer qu'on est disponible, sans pression. Vraiment, je suis là si tu veux parler, à ton rythme. Il faut valoriser les émotions, les valider, accueillir la tristesse, la colère, l'ennui, sans les minimiser, sans les réprouver, sans dire, surtout pas dire, mais tu as tout pour être heureux. C'est vraiment le truc à ne pas dire parce que ça ne sert absolument à rien. Je vois que tu ne vas pas bien et c'est important pour moi de le savoir et qu'on puisse en parler ensemble parce que je m'inquiète. Maintenir un cadre sécurisant, ce sera toujours un peu le leitmotiv pour protéger aussi le jeune, lui offrir un environnement sécurisant. Au niveau des horaires, de l'alimentation, de la vie à la maison. Et puis essayer d'encourager, bien évidemment, les activités. Parce qu'elles font du bien, on sait que faire de l'exercice, ça fait partie de l'arsenal thérapeutique pour traiter la dépression. Alors c'est très très difficile de se mettre en route, de se mettre en marche, d'initier une action quand on est plutôt déprimé. Mais faire avec, accompagner dans, ça aide à le faire. Et après, on en retire du bien-être. Aller marcher ensemble, ça peut faire partie des choses qu'on peut faire. Et puis, consulter un professionnel, c'est quand on commence à être inquiet, quand ce qu'on essaye de faire n'entraîne pas de résultat. Et puis, qu'il y a des conséquences sociales, scolaires, relationnelles, familiales, évidentes. Là, il ne faut vraiment pas tarder.
Très bien, on arrive à la dernière question, celle qui concerne le répondeur qu'on a mis en place avant l'enregistrement de ces épisodes, qui ont permis à des parents ou à leurs proches de poser des questions sur la santé mentale de leurs jeunes. Je vous en propose une.
Bonjour, je vous appelle car notre fils traverse une période très compliquée en ce moment. Nous sommes très inquiets avec mon mari. Depuis plusieurs semaines, en fait, il ne veut plus voir ses amis, alors que d'habitude, ils passent beaucoup de temps ensemble. Il ne va plus à son club de foot, ce qui n'est vraiment jamais arrivé, en fait. Même quand il est malade, il veut toujours y aller. Et là, le problème, c'est que c'est très difficile de communiquer avec lui, car déjà, il parle à la base rarement de ses émotions, mais alors là, ajouté à la... En période de l'adolescence, on est vraiment face à un mur. Il mange moins que d'habitude, je trouve qu'il a maigri, mais c'est pareil, c'est impossible de communiquer là-dessus sans le braquer complètement. Voilà, nous sommes vraiment désemparés, on est inquiets avec son père. Si vous avez des conseils à nous donner, on les prend avec grand plaisir. En tout cas, merci pour votre écoute.
Vu l'intensité de la situation décrite, je pense que l'accompagner c'est surtout l'accompagner vers un professionnel de santé au point où la situation en est, sinon avoir recours un petit peu aux recettes aux petits conseils que j'essayais de donner en réponse à la question précédente en tout cas toujours essayer d'avoir un dialogue et de ne pas juger, d'être à l'écoute de valider les émotions de les aider à les repérer, les nommer Merci. ni de minimiser, ni de dramatiser. Voilà, être un partenaire, être de dialogue.
Là, on parlait justement de passion. Est-ce que c'est intéressant d'essayer de lui redonner goût à quelque chose qu'il a aimé précédemment, ou le mieux, c'est d'aller vers carrément une nouvelle chose ?
Je pense que quand on est déprimé, ce ne sera ni l'un ni l'autre qui sera une bonne... une bonne réponse puisque c'est le goût et l'énergie pour le faire qui manque avant tout. Par contre, faire avec, accompagner dans, ça peut être tenter, mais plutôt peut-être dans ce qui faisait plaisir avant. Sauf si ce qui faisait plaisir, c'était l'excellence d'une performance qui ne sera pas atteignable parce qu'on est déprimé. Mais si c'est l'expression artistique, si c'est quelque chose comme ça... Ça peut être bien.
Très bien. Merci beaucoup, Olivier. Merci d'avoir écouté cet épisode. En complément des ressources partagées par Olivier Cancey, nous vous invitons à consulter les carnets du secourisme en santé mentale disponibles sur le site PSSM France. Vous pouvez également vous former au secourisme en santé mentale et plus particulièrement le module PSSM Jeune.
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