- Speaker #0
Et puis on essayera un jour de faire une grande cantine, peut-être cet hiver, gratos. Voilà. Je lance l'idée comme ça, s'il y en a qui nous écoutent et que ça intéresse, ils nous écrivent. Pour l'instant, il ne s'agit pas de mecs qui cherchent une cantine, à qui je fais appel, mais de mecs qui veulent bien la sponsorer. Voilà.
- Speaker #1
Aujourd'hui,
- Speaker #2
on n'a plus le droit ni d'avoir 20 ni d'avoir 3 C'est l'histoire d'une association, euh, normale, qui depuis sa création par Coluche en 1985, n'avait encore jamais posé ses valises à Bourgoin-Jailleux. Sans blague ! Et oui, sans blague. Malgré ses plus de 30 000 habitants, la ville ne comptait jusqu'ici aucun centre des restos du cœur. Mais tout cela est sur le point de changer. Dès le 20 novembre prochain, l'association accueillera les bergealiennes et les bergealiens les plus fragiles. dans un local de 400 m2 situé au 26B, avenue Chantraine. Un projet qui aura mis pas moins de 4 ans à voir le jour, comme nous l'expliquent Corinne et Myriam, les deux co-responsables du centre.
- Speaker #3
Il y a quand même 30 000 habitants sur la commune, et nous n'avions pas de centre au niveau de Bourgoin. Donc les personnes qui étaient en difficulté étaient obligées d'aller soit à l'île d'Abon, sur le centre de l'île d'Abon, soit d'aller à la Tour du Pain. Ça leur fait des frais, c'est compliqué pour eux. Donc ça fait trois ans et quelques qu'on cherche vraiment à s'installer sur Bourgoin, avec l'aide de la mairie qui essayait de nous trouver des locaux. Et là ça y est, ça a quand même abouti, on a réussi à trouver un local qui convenait à tout le monde, autant la mairie que nous. La structure du bâtiment nous convient tout à fait, puisqu'on a des bureaux pour pouvoir faire les inscriptions en toute confidentialité, toute discrétion. Et on a un local de stockage et on a aussi une distribution qui pourra être correcte.
- Speaker #4
Il y avait beaucoup de critères qui étaient demandés pour trouver ce local. Donc il fallait que ça soit accessible par les moyens, les transports en commun. Il fallait que ça soit en rez-de-chaussée pour l'accessibilité des personnes handicapées ou à mobilité réduite. Il fallait également que les camions puissent amener les denrées. la possibilité d'accès par camion. Il y avait vraiment beaucoup de critères et puis une surface suffisante. Voilà, ce n'était pas facile de trouver le bon local.
- Speaker #3
Non, ça fait un an et demi qu'on cherche plus particulièrement, on va dire. Celui-là a été le plus facile pour nous d'accès. Et maintenant, on est très heureux de pouvoir accueillir la population. Enfin, heureux si on peut dire, parce qu'on n'est pas heureux d'accueillir du monde. mais de savoir qu'on va pouvoir au moins aider les bergaliens.
- Speaker #2
Les personnes accueillies pourront bien entendu bénéficier d'une aide alimentaire. Pour cela, elles devront au préalable s'inscrire et justifier de ressources insuffisantes.
- Speaker #3
Effectivement, il faudra qu'ils nous amènent tous les justificatifs de ce qui touche CAF, Pôle emploi, indemnité journalière, voilà, toutes les ressources et les charges qu'ils ont en tant que loyer, chauffage, électricité, eau. Parce que maintenant, on sait que c'est des charges qui sont importantes pour les familles, qui pèsent lourd. Et en fonction de ça, on mettra tout ça dans un logiciel, en discutant avec la personne, bien sûr. Et après, en fonction de la composition de la famille, on a un barème. Et là, on verra si la personne peut être recueillie. Au niveau de l'accueil, il y aura obligatoirement café, etc. Puisque ça, c'était une volonté de Coluche d'avoir un accueil café pour que tout le monde puisse boire quelque chose et au moins avoir un endroit où se... se poser 5 minutes. Pour une personne seule, c'est l'équivalent de 7 repas. On sait très bien que 7 repas par semaine, ça ne correspond pas à tout le monde. Ça ne fait pas des repas pour tout le monde. On mange minimum 2 fois par jour. Donc nous, ce qu'on conseille, c'est effectivement d'aller voir les autres associations. La Croix-Rouge, le Cours Populaire, le Pagnon de Léontine, toutes les associations qui aident en alimentaire, de façon à pouvoir compléter. Il y a une telle précarité qui s'est installée depuis quelques années. que les associations n'y arrivent plus toutes seules. Donc il faut vraiment qu'on soit avec eux et je pense qu'ils nous attendent. Il y a de l'entraide,
- Speaker #4
avec Emmaüs par exemple, qui nous a donné beaucoup de mobilier pour aménager les locaux.
- Speaker #3
Il y a eu l'association Alpha 3A, la fondation Boissel. On a déjà eu quelques contacts et les gens, on sent qu'ils sont... Content de nous voir. On sait qu'on va avoir du soutien des autres assos et que nous on soutiendra aussi les autres assos.
- Speaker #2
Mais l'aide alimentaire ne sera pas la seule mission du centre. D'autres services d'accompagnement seront également proposés, gratuitement et sans condition de ressources.
- Speaker #4
La priorité pour les Restos du Coeur au niveau national, c'est de faire l'accompagnement des personnes dans la précarité. Donc l'accompagnement à tout niveau, ça peut être du soutien scolaire, apprendre le français. apprendre à se débrouiller avec l'informatique. Du retour à l'emploi,
- Speaker #3
ça peut être la vestiaire aussi qu'on aura.
- Speaker #4
Ce sont des vêtements d'occasion qui sont proposés gratuitement aux personnes accueillies. C'est sans condition. Alors que l'aide alimentaire est soumise aux conditions de ressources, il faut s'inscrire avec des justificatifs.
- Speaker #3
Il y a plein de partenariats avec d'autres associations qui font des animations sportives ou des choses comme ça. Ça, ça pourrait être organisé aussi. tout type de choses qui peuvent être faites pour de l'estime de soi aussi. On est à la recherche de quelqu'un qui serait d'accord pour venir faire de la coiffure, parce qu'une personne accueillie n'a pas forcément les moyens d'aller chez un coiffeur. Donc ça peut être une chose qui peut être faite et organisée ici. Rien n'est fermé, on peut faire toute activité, en respectant des règles bien sûr nationales qui nous sont données par les Restos du Coeur. Mais à partir du moment où on monte un projet, on peut voir tout ce qui peut être fait. On a fait un calcul où il y avait à peu près 150 familles qui se déplacent jusqu'à l'île d'Abo. Sur les autres communes, autant la Tour du Pain que Villefontaine, on va dire qu'il y a une dizaine de familles. Donc on va essayer déjà de faire que ces personnes puissent venir chez nous pour éviter les déplacements. Mais on sait qu'à terme, on sera entre 400 et 500 familles.
- Speaker #2
Des missions qui seraient impossibles à mener sans l'engagement des bénévoles. Et certains n'ont pas attendu l'ouverture du centre pour répondre à l'appel. Une trentaine de personnes se sont déjà mobilisées, à l'image de Bébête, Patrick et Robert.
- Speaker #5
Pour être utile, il y a l'ouverture de Restos du Coeur à Bourgois-Jallion, donc c'était l'occasion d'aider aux gens.
- Speaker #6
Ça me fait plaisir de faire partie un petit peu du commencement de ce projet et puis de pouvoir apporter peut-être des choses que j'ai faites dans d'autres associations aussi. Là, on découvre d'autres personnes, c'est une structure un peu différente de celle que j'ai connue auparavant, mais l'idée, c'est toujours d'apporter quelque chose aux personnes qui sont dans le besoin. Un petit peu dans l'idée initiale de Coluche.
- Speaker #7
Je me suis retrouvé en maladie, en invalidité. J'aurais aimé aider les gens, déjà, pour commencer. Et puis m'investir, c'est l'ouverture. J'aimerais bien commencer avec une nouvelle base. Je suis très heureux de participer. Je vais faire plusieurs postes, essayer un peu tout.
- Speaker #2
Mais pour assurer le bon fonctionnement du centre, les Restos du Coeur auront besoin de... plus du double de bénévoles, un renfort indispensable notamment pour permettre une ouverture le vendredi de 10h à 20h et le samedi matin.
- Speaker #3
On n'en a jamais assez des bénévoles. Là je dirais qu'on en est à une trentaine, un peu plus d'une trentaine, sachant qu'il nous en faudrait le double. Il y a des périodes qui vont être un peu difficiles comme décembre où on est aussi réquisitionné entre guillemets sur Cultura Bourgoin puisqu'on va faire des paquets cadeaux à Cultura. qui rapporte de l'argent au niveau de l'association départementale, ce qui permet d'aider les centres à s'équiper ou avoir par exemple une chambre froide qui tombe en panne ou une banque réfrigérée, cet argent servira aussi à racheter du matériel. Et puis on a aussi les collectes qui vont se faire, donc une collecte nationale au mois de mars et après une autre collecte au mois d'octobre que l'on fera nous en local. Donc des bénévoles, même ponctuels, on en a besoin. Après on en a besoin le soir aussi et le samedi matin puisqu'on s'est rendu compte que la précarité est sur beaucoup de familles aussi qui travaillent qui malheureusement n'arrivent pas à payer leurs charges et on a énormément de bénévoles qui travaillent aussi et
- Speaker #4
qui ont envie de s'impliquer dans l'association d'où le fait qu'on ouvrira le vendredi soir et le samedi matin En plus des bénévoles nous avons besoin de donateurs, des entreprises privées pour des dons financiers et puis les commerçants pour des dons d'invendus parce que nous avons des besoins d'une part d'un utilitaire pour aller faire les ramasses dans les commerces qui seraient volontaires pour nous donner leurs invendus donc le vendredi matin et le samedi matin
- Speaker #2
Vous souhaitez donner un peu de votre temps et rejoindre l'aventure ? Rendez-vous sur le site restauducœur.org ou sur les pages Facebook et Instagram des Restos 38. Et si vous souhaitez bénéficier de l'aide alimentaire, contactez le 09 70 04 52 56 pour prendre rendez-vous lors de la permanence d'inscription prévue le 10 novembre au centre de Bourgoin-Jailleux. Cet épisode est désormais terminé. Retrouvez le micro local sur toutes les plateformes. Formes d'écoute et notre chaîne YouTube Ville de Bourgogne-Jaillot.