- Speaker #0
La victoire au bout du pied et la barre en défilé, l'ennemi de nos emparés, nous vaincrons tous secondes les premiers, allez trinquant
- Speaker #1
Dans cet épisode, il ne sera évidemment pas question de football, encore moins de trinquant. Aujourd'hui, direction les terrains de rugby à la rencontre du club le plus emblématique de Bourgogne-Jailleu, le CSBJ.
- Speaker #2
La saison 2026-2027 marquera les célébrations de ses 120 ans,
- Speaker #1
12 décennies d'histoire, des premiers titres de champion de France de deuxième division aux épopées européennes, en passant par les grandes heures du top 16. Autant de souvenirs qui ont fait vibrer des générations de supporters et tout un territoire.
- Speaker #3
L'hymne du club, on peut le réciter par cœur aujourd'hui à Bourgois. Toute une ville était à sa joie, les pétards ont éclaté fort tard dans la nuit. Vous allez voir que sur un terrain de rugby, il a mêlé parfois l'ivicile, mais pour rentrer hier soir à la salle des fêtes, c'était un petit exploit.
- Speaker #4
Le CSBJ, ainsi poussé par son public, n'a pas cessé de progresser depuis une dizaine d'années. Sous la houlette de son entraîneur Michel Couturasse, Ancien entraîneur d'agent, le Hébert Jalien se sont construit un beau palmarès avec entre autres une couronne européenne et une finale de championnat de France.
- Speaker #1
L'amicale des anciens du 16BJ Rugby n'a pas attendu le coup d'envoi des festivités pour rattraper le ballon en vol. Dès 2022, l'association débute un travail de collecte d'archives pour raconter la grande histoire du club de la manière la plus simple possible. Petit retour en arrière avec Jacques Vivian, membre de l'association.
- Speaker #5
Il y a beaucoup de joueurs, d'anciens joueurs qui sont de toutes générations. qui se retrouvent à boire le café régulièrement. Et un jour, il y a eu un joueur qui amène deux albums photos, des photos de rugby de l'époque. Et là, j'ai cru voir une mêlée, on aurait dit « France All Black » . Les gars, ils s'arrachaient, ils s'arrachaient les albums. Et à ce moment-là, on s'est regardé avec Roland Malen, et on s'est dit « mais il faut qu'on fasse quelque chose » . Et donc, en réunion du bureau de l'Amicale, en mars 2022, on dit qu'il faut qu'on trouve un support média pour valoriser toute cette historique, parce qu'il y a toujours beaucoup d'envie derrière. Et l'idée, elle était toute simple, et c'était aussi en fonction de nos compétences. C'est-à-dire que j'arrivais à faire un peu more point.
- Speaker #6
Qu'est-ce que c'est que le cinéma ? Bon, c'est rien. Que veut-il être ? Tout. Que peut-il être ? Quelque chose.
- Speaker #1
Un simple powerpoint qui s'est finalement transformé en véritable œuvre du 7ème art. La rencontre avec l'agence Voilà Voilà a marqué un tournant. C'est elle qui a soufflé à l'amicale l'idée de concevoir un documentaire. Après trois années de travail, Ancien Légrenat est enfin né. Co-réalisé par Nicolas Gallet et Bastien Bertheil, le film retrace près d'un demi-siècle d'histoire du CSBJ de 1965 à 2012. Un choix loin d'être anodin comme l'explique Philippe Belloni, président de l'association.
- Speaker #7
On est resté donc sur... L'épopée du CSBJ, beaucoup de monde. L'évolution, une évolution. On n'est pas allé jusqu'aux années 2026 qu'il y a aujourd'hui, parce que 2012 marque la fin d'une époque. C'est marqué par des hommes qui ont fédéré autour d'eux. On commence avec l'époque, Jackie Bouquet et Ivanov, le président. et puis... Un grand entraîneur, c'est André Pagès. Et puis ensuite, Serge Dunais va prendre l'équipe pendant pas mal d'années, puisqu'il arrive en 72 à 79.
- Speaker #5
Voilà,
- Speaker #7
exactement. C'est pareil, un entraîneur-joueur, capitaine entraîneur-joueur, qui marque son époque, qui fait vraiment évoluer le jeu du CSBJ et qui va lui former ensuite. Des joueurs qui vont entraîner le club jusqu'à l'arrivée de Michel Couturasse. Donc après, il y a Gérard Bonnet dans les élèves de Dunais, comme on les appelle à l'époque. Mais il y a aussi François Hanne, René-Benoît Guérindon, Henri Ivrard, il y en a eu un paquet.
- Speaker #3
Le capitaine Serge Dunais, ancien lourdais, conduisait ses troupes. Toute une population était sur le pied de guerre. Chose extraordinaire, l'apéritif était gratuit.
- Speaker #5
Déjà, c'est le cosme. pour un autre période. On a connu, malheureusement ou heureusement, vu notre âge, L'époque, j'ai quibouqué, donc c'était notre idole. Comme on est parti de l'intérieur, il fallait encore trouver des gens qui puissent parler de l'époque. Donc c'est sûr que trouver des gens qui parlent de 1930...
- Speaker #7
C'est pas possible, seulement dans l'idée.
- Speaker #5
Donc, et après, il y a une période 2012, on a voulu éviter. C'est un document qui est plus basé sur le sportif. C'est l'esprit si elle est grenade, plutôt que politique.
- Speaker #7
Quelque chose qu'on a constaté, mais on le savait. dans le fil conducteur du film, c'est que les entraîneurs, ils ne restaient pas un an au club. Ils restaient, ils travaillaient, c'était sur la durée que les choses se sont bâties. Maintenant, après une certaine époque, on a vu des entraîneurs arriver, c'est arrivé avant 2012, mais les entraîneurs restaient un an, deux ans, grand maximum. difficile de bâtir quelque chose de solide.
- Speaker #5
Le fil conducteur, il existait déjà pour le PowerPoint. On avait déjà défini cinq périodes qui, pour tout ancien bergealien qui connaît le rugby, étaient évidentes. On a commencé à vouloir récupérer des photos, des articles de journaux. Donc, on a fait des demandes au sein de l'habical. On a demandé à nos connaissances. Moi, j'avais écrit saison par saison. Je faisais un résumé saison par saison, j'avais récupéré avec Louloupiland sur des documents qu'il a fallu rechercher tous les résultats du 16 VJ quand ils étaient notamment en première division, donc les victoires à la maison, victoires ou défaites à la maison et à l'extérieur et les phases finales. Donc tous les résultats année par année, on les avait.
- Speaker #1
Pour qu'un film fonctionne, il faut évidemment un bon casting. Aux côtés des bénévoles, des dirigeants et des anciens joueurs, plusieurs figures emblématiques du CSBJ ont accepté de partager leurs souvenirs et de raconter leur histoire.
- Speaker #5
C'est l'avantage d'être un des anciens du CSBJ, c'est de dire qu'on les a tous connus, on a joué avec eux, on a été entraîné avec eux, et que... Après, il a fallu faire un choix. Le film, il a du succès par son scénario, par le casting. Parce que d'avoir Chabal, Savoy, les internationaux, c'est un casting énorme.
- Speaker #7
Ce n'est pas évident d'aller faire les interviews, d'aller les rencontrer. Il y en a qui sont venus sur Bourgoin. Guy Savoy est interviewé chez lui, dans son restaurant. Pierre Martinet, on est arrivé à le faire à... revenir au stade. Il n'y était pas revenu depuis de longues années. On a contacté Chabal, Sébastien. Il a dit oui tout de suite. Ça, c'est quelque chose aussi d'énorme. C'est quelqu'un qui, et il le dit dans le film, le CSBJ restera dans son cœur à jamais. Donc, c'était notre ambassadeur, on va dire, mais tout comme Julien Frié, Jean-Pierre Gullier, qui lui a vécu Merci. l'époque Dunais et l'époque Couturasse. Il a traversé les années, Jean-Pierre Gullier, et qui est un bergealien de 7 ans et demi. Il a signé à l'école de rugby à 7 ans et demi jusqu'à ses 35 ou 36 ans où il a été arrêté, mais il n'a connu qu'un seul club.
- Speaker #1
Mais les grands noms ne suffisent pas à faire un bon film. Derrière chaque témoignage, les réalisateurs cherchaient avant tout à capter une émotion.
- Speaker #5
Le résumé, c'est créer de l'émotion à travers l'effet marquant du 16 bijis. Et donc... Moi je posais des questions sur les actions de rugby, sur le type de rugby, le rugby panache et tout ça, et Nicolas Gallet reprenait l'été en disant « mais alors comment, qu'est-ce que vous avez ressenti, quel était l'esprit dans les vestiaires ? » Voilà, pour chercher l'émotion chez le joueur ou l'interviewer.
- Speaker #7
Ce qui m'a vraiment ému, c'est Couturasse. Même si toutes les autres époques sont marquantes, j'ai aimé la gouaille de Michel Couturasse, qui, dans son interview, parle vraiment... Son rêve, c'était de créer le club de la région. Il y est quasiment arrivé. Mais moi, c'est ce qui m'a marqué.
- Speaker #5
Avec passion.
- Speaker #7
La passion de l'homme.
- Speaker #5
Michel Couturasse a vécu de nombreuses années à la commanderie. Il s'installait là-bas au bout du bar, sous la télé. Et donc, on l'avait installé, les caméras étaient fixées, justement sous cette télé, assis sur un tabouret. L'interview a duré 30-40 minutes. Au bout d'un moment, il s'est levé du tabouret, après il est venu s'accouder au bar, et il a fini l'interview à 80 cm de la caméra. Eh ben ça, ça vous transporte.
- Speaker #8
On dit qu'à Bourgoin, il y a 20 000 personnes, mais il faudra refaire les comptes, je crois qu'il en va avoir deux fois plus. Il va y en avoir deux fois plus !
- Speaker #4
15 000 pour un match de phase finale, plus de 20 000 pour une finale de championnat ou de Coupe d'Europe. Les supporters du club de rugby de Bourgois-Jallieu vouent une véritable... passion à leur équipe. Presque un paradoxe quand on sait que Bourgouin, petite ville de 30 000 habitants, est quand même bien loin des grands centres du rugby français. Pourtant, la ferveur est là, elle existe depuis longtemps et elle n'est pas prête de s'éteindre.
- Speaker #1
Un pari qui a payé. Ancien Légrenat est parvenu en seulement 8 projections à raviver la ferveur des supporters. Plus de 2000 spectateurs se sont donnés rendez-vous au Kinépolis et au Ciné-Été pour vivre ou revivre les plus grands moments de l'histoire du 16BJ rugby. Un succès qui a surpris jusqu'aux membres de l'amicale, désormais mobilisés pour faire découvrir le documentaire au plus grand nombre.
- Speaker #7
On sait que le CSBJ est toujours dans le cœur des bergaliens, c'est encore vivace, mais à ce point-là, non.
- Speaker #5
Beaucoup de gens qui, à travers le film, découvrent. Toute cette évolution, pour beaucoup, c'est du neuf.
- Speaker #7
Ah oui, tout à fait. Ils plongent dedans, ils plongent et puis ils en ressortent secoués. On a des demandes remarquables. On a eu un mail d'une animatrice cinéma d'un Ehpad sur Bourgogne-Jalieu parce qu'elle a de nombreux anciens supporters qui souhaiteraient voir le film.
- Speaker #5
On veut donner une suite à ce succès et satisfaire le grand nombre de personnes qui veulent le voir. Là, on tombe dans le domaine public et donc on veut l'amicale, on ne veut pas prendre de risque au niveau de l'amicale. Donc on doit respecter l'aspect technique et aussi l'aspect juridique. Donc on travaille dur dessus, on se renseigne, on cherche, on a besoin de compétences.
- Speaker #9
J'ajouterai que concernant mes honoraires, frais notariés plus frais d'agence généalogique compris, la somme ne s'élève qu'à 13 250 francs. Allez, on dit 113 000, on ne va pas chiquer tout. Voilà, vous signez là.
- Speaker #10
Excusez-moi, est-ce que j'ai pas compris, les 13 000, c'est tout ce qu'on touche ?
- Speaker #9
Euh... Non, non, ce sont les émoluments compensatoires.
- Speaker #10
Excusez-moi, parce que... L'héritage, il est où ?
- Speaker #1
Plus qu'un succès public, ce qui compte avant tout pour les 157 adhérents de l'association, dont la mission est de soutenir les équipes de jeunes du club et d'en préserver l'héritage, c'est d'avoir créé l'une des rares œuvres capables de transmettre sa mémoire et ses valeurs, et qui sait, peut-être d'inspirer les futurs recrues.
- Speaker #5
C'est une nouvelle génération. Il faut qu'ils soient au courant. Le film sera une trace. Mais effectivement, il y a des valeurs du CSBJ que l'amical veut transférer.
- Speaker #7
Oui, c'est sûr. Ce film, dans un club, il y a deux choses. Il y a les titres de champion de France qui marquent tout un club, tout un peuple, le peuple bergalien. et puis ce film on souhaite que Ils rentrent en fait, que ça soit une mémoire garant de l'héritage Ciel et Grenat. On a quelque chose qui est gravé dans le marbre, gravé dans la pellicule, on va dire, maintenant. Aujourd'hui, des joueurs qui arrivent au club qui ont 25 ans, c'est les années 2000. Bourouin était encore au plus haut niveau, puisqu'ils ont joué encore deux demi-finales après 1997, en 2003 et 2004. Et ces joueurs-là, ils ne connaissent pas. s'ils arrivent de l'extérieur. Ils n'ont pas les parents qui peuvent leur raconter ce qu'il en est du CSBJ. Ça fait depuis quelques années qu'on n'avait pas été sollicité pour animer, en quelque sorte, de la transmission aux nouveaux joueurs qui arrivaient ou au centre de formation. Et cette année, à deux reprises, on a participé à ce type de manifestation. Je l'ai dit dans plusieurs interviews, un grand club ne meurt jamais. Ça c'est sûr, on l'a déjà constaté avec des Béziers ou Narbonne même, qui ont connu le pire. Et un jour, les planètes s'alignent et puis ça peut repartir. Est-ce que l'effet jeune, voulu depuis deux saisons par Stéphane Gla notamment, mais aussi le staff dirigeant va jouer ? Peut-être. En tous les cas, nous on a un support. Ils peuvent s'en servir pour aller retrouver ces valeurs, cet esprit CSBJ, parce qu'on le constate bien sur les différentes époques. Tout part, tout part d'hommes qui fédèrent autour d'eux et Stéphane, Pascal, ils savent ce qu'ils ont à faire.
- Speaker #1
J'ai 100 ans et je suis bien content Cet épisode est désormais terminé Retrouvez le micro local sur toutes les plateformes d'écoute Et notre chaîne Youtube Ville de Bourgogne-Jaillot C'est dire si je contemple rien