Speaker #0Bienvenue dans Le pervers narcissique par Pascal Koudel. Je suis psychologue clinicien et psychanalyste avec 35 ans d'expérience. Depuis 2005, j'accompagne les victimes de manipulations, d'emprises et de relations toxiques. J'ai consacré 15 années à créer une œuvre unique, 8 livres totalisant 2000 pages et 50 heures d'audio pour vous aider à comprendre, vous protéger et vous reconstruire. L'intégralité de cette collection est disponible sur pervers-narcissique.com. Ensemble, comprenons et agissons. Bienvenue dans ce nouvel épisode consacré au pervers narcissique. Aujourd'hui, nous allons parler de Le pervers narcissique face au deuil de sa victime. Vous venez de perdre un parent, un ami proche, un être cher. Vous êtes submergé par le chagrin, fragile, vulnérable. Dans ces moments, On s'attend à ce que notre partenaire soit notre refuge, notre soutien, notre encre dans la tempête. Mais si ce partenaire est un pervers narcissique, la réalité est tout autre. Votre deuil ne suscite pas sa compassion. Il provoque sa jalousie, son agacement, parfois sa rage. Le mort devient un rival. Votre douleur, une concurrence insupportable. Et là où vous aviez besoin d'être soutenu, vous vous retrouvez à devoir gérer l'emprise en plus du deuil. Depuis plus de 30 ans, mon équipe de psychologues spécialisés et moi-même avons accompagné des milliers de victimes de pervers narcissiques partout dans le monde, grâce à la vidéoconsultation. Continuez à nous suivre sur cette chaîne et sur www.pervers-narcissique.com. Rendez-vous le 3 octobre pour la sortie d'événements de cette collection. L'incapacité structurelle du pervers narcissique à soutenir le deuil. Pour comprendre le comportement du pervers narcissique face au deuil de sa victime, il faut revenir à ce qui fonde sa pathologie. L'absence d'empathie authentique. Le manipulateur peut simuler la compassion quand cela sert ses intérêts. Mais face à une douleur réelle, profonde, qui ne le concerne pas directement, sa capacité d'accompagnement s'effondre. L'empathie absente. Quand vous pleurez un être cher, vous avez besoin que quelqu'un comprenne votre douleur, pas qu'il la résolve. Personne ne peut ramener les morts, mais qu'il la reconnaisse, qu'il la valide, qu'il soit présent dans ce moment de souffrance. Le pervers narcissique est structurellement incapable de cette présence. Il peut entendre vos mots, voir vos larmes, constater votre effondrement. Mais il ne peut pas ressentir ce que vous ressentez. Votre douleur reste pour lui abstraite, incompréhensible, voire agaçante. Ce défaut d'empathie se manifeste de façon particulièrement cruelle dans les moments de deuil. Le manipulateur dit les mots qu'il faut dire « je suis désolé » , « c'est terrible » . Mais ces mots sonnent creux. Il manque de la chaleur, de la sincérité, de la profondeur qui les rendrait réconfortants. La victime sent confusément que quelque chose ne va pas, que le soutien qu'elle reçoit n'en est pas vraiment un. La frustration narcissique. Au-delà de l'incapacité à soutenir, le deuil de sa victime frustre le pervers narcissique sur un plan fondamental. Le manipulateur a besoin que l'attention de sa victime soit focalisée sur lui. Or, le deuil détourne cette attention vers le défunt, vers la douleur, vers le passé. Cette frustration peut sembler absurde, Qui serait jaloux d'un mort ? Mais pour le pervers narcissique, toute attention qui ne lui est pas destinée constitue un vol. Quand vous pensez à votre parent décédé, vous ne pensez pas à lui. Quand vous pleurez votre ami disparu, vous ne vous occupez pas de lui. Cette situation lui est insupportable. La frustration narcissique se transforme souvent en agacement, puis en hostilité. Le manipulateur commence à manifester son mécontentement. de façon de plus en plus explicite. Il soupire quand vous parlez du défunt. Il change de sujet. Il exprime plus ou moins ouvertement que vous en faites trop, que vous devriez passer à autre chose. L'incompréhension du lien. Le pervers narcissique ne comprend pas véritablement ce qu'est l'attachement. Ses propres relations sont utilitaires. Les gens sont des sources d'approvisionnement narcissique, des objets qu'on utilise et qu'on jette. L'idée qu'on puisse pleurer sincèrement la perte de quelqu'un, continuer à l'aimer après sa mort, garder un lien vivant avec un disparu, lui échappe. Cette incompréhension colore son attitude face à votre deuil. Il ne voit pas pourquoi vous souffrez autant, pourquoi vous ne passez pas à autre chose, pourquoi vous avez besoin de temps. Pour lui, le mort n'est plus utile. Il devrait donc être oublié. Votre attachement persistant lui semble pathologique, excessif, incompréhensible. La compétition avec le mort. quand le défunt devient un rival. L'une des manifestations les plus troublantes du comportement du pervers narcissique face au deuil est sa tendance à entrer en compétition avec le défunt. Le mort devient un rival, un rival d'autant plus dangereux qu'il ne peut plus être vaincu par les moyens habituels. Le dénigrement du défunt. Face à l'élévation naturelle du défunt dans le cœur de l'endeuillé, Le manipulateur réagit souvent par le dénigrement. Il rappelle les défauts du mort, ses erreurs, ses faiblesses. Il minimise son importance, la qualité de la relation que vous aviez avec lui, la légitimité de votre douleur. Citation. Il me répétait que mon père n'avait jamais été là pour moi, qu'il ne méritait pas mes larmes, comme si ça m'empêchait d'avoir mal. Ce dénigrement peut prendre des formes subtiles ou brutales. Remarque. déguisée en réalisme. Il faut voir les choses comme elles sont. Ta mère n'était pas parfaite. Rappels opportuns de conflits passés. Tu te souviens comme elle t'avait fait de la peine à Noël dernier ? Comparaison défavorable, moi, au moins, je suis là pour toi, contrairement à elle qui t'a abandonné en mourant. Ce dernier type de remarque, qui fait du mort un coupable de vous avoir abandonné, illustre parfaitement la logique perverse. Le manipulateur retourne la situation pour se positionner en sauveur, en seul soutien fiable, face à un défunt qui vous a trahi en mourant. L'appropriation du deuil. Une autre stratégie du pervers narcissique consiste à s'approprier votre deuil. Soudain, c'est lui qui souffre le plus de cette perte. Lui qui avait une relation privilégiée avec le défunt. Lui qui comprend vraiment ce que cette mort signifie. Cette appropriation peut sembler paradoxale. Le manipulateur qui dénigrait le mort devient celui qui le pleure le plus bruyamment. Mais la logique est cohérente. Il s'agit toujours de récupérer l'attention. Si vous êtes le centre du deuil, il est dans l'ombre. S'il devient lui-même un endeuillé, plus endeuillé que vous, idéalement, il retrouve sa place centrale. Pour la victime, Cette appropriation est doublement douloureuse. Elle se voit voler son deuil par quelqu'un qui, elle le sent bien, ne souffre pas vraiment. Elle doit parfois consoler le manipulateur au lieu d'être consolée. Elle perd le droit à sa propre douleur. La jalousie rétrospective. Le pervers narcissique peut aussi développer une jalousie rétrospective envers le défunt. Jalousie de la place qu'il occupait dans votre vie. Jalousie des souvenirs que vous chérissez. Jalousie de l'amour que vous lui portiez et continuez de lui porter. Cette jalousie se manifeste par des questions insidieuses. Tu l'aimais plus que moi ? Tu ne m'as jamais regardé comme tu le regardais lui ? Si tu devais choisir entre nous deux, tu aurais choisi qui ? Questions absurdes. On ne compare pas un partenaire vivant à un parent mort, mais qui révèle la profondeur de l'insécurité narcissique du manipulateur. Face à cette jalousie, la victime se retrouve dans une position impossible. Elle ne peut pas diminuer son amour pour le défunt pour rassurer son partenaire. Elle ne peut pas non plus accepter la comparaison grotesque qui lui est imposée. Elle est piégée dans une logique où son deuil est devenu une offense envers son conjoint. La précipitation a passé à autre chose. Le deuil est un processus qui prend du temps. Les spécialistes parlent de mois, parfois d'années, pour traverser les différentes étapes et retrouver un équilibre. Le pervers narcissique, lui, n'a pas cette patience. Il veut que sa victime passe à autre chose, le plus vite possible, idéalement, immédiatement. L'intolérance à la durée du deuil. Quelques jours après le décès, parfois quelques heures seulement, le manipulateur commence à manifester son agacement face à votre douleur persistante. Tu pleures encore ? Tu vas être triste combien de temps ? Il faut que tu te reprennes, la vie continue. Cette impatience n'est pas de la maladresse ou de l'incompréhension. Elle reflète l'incapacité fondamentale du pervers narcissique à tolérer que l'attention soit détournée de lui pendant une période prolongée. Chaque jour que vous passez à pleurer, le défunt, est un jour où vous n'êtes pas disponible pour le servir, l'admirer, vous occuper de lui. Le manipulateur présente souvent son impatience comme de la bienveillance. Je dis ça pour toi, ce n'est pas sain de rester dans cet état. Il faut que tu penses à toi. que tu ailles de l'avant. Mais cette pseudo-bienveillance ne trompe pas. Elle vise ses intérêts, pas les vôtres. Le sabotage du processus de deuil. Au-delà de l'impatience verbale, le pervers narcissique peut activement saboter votre processus de deuil. Il vous empêche de vous recueillir, de parler du défunt, de regarder des photos. Il jette ou cache des objets souvenirs. Il critique vos rituels de commémoration. Il vous empêche d'aller sur la tombe. Ce sabotage peut prendre des formes plus subtiles encore. Programmer des activités aux dates anniversaires pour vous distraire. Inviter du monde quand vous auriez besoin de solitude. Créer des conflits qui vous forcent à vous occuper de lui plutôt que de votre douleur. Le résultat de ce sabotage est un deuil impossible. La victime ne peut pas traverser normalement les étapes de la perte. Son chagrin reste coincé, non résolu, compliqué par les obstacles constants que lui impose son partenaire. Elle porte un deuil qui ne peut pas se faire et qui s'ajoute à toutes les autres blessures de l'emprise, l'utilisation du deuil comme arme. Paradoxalement, tout en voulant que vous passiez à autre chose, le pervers narcissique peut utiliser votre deuil comme arme contre vous. Vos larmes deviennent la preuve que vous êtes... instable. Votre tristesse démontre que vous n'êtes pas capable de gérer vos émotions. Votre besoin de temps révèle votre faiblesse. Cette utilisation du deuil contre vous s'inscrit dans la stratégie plus large de gaslighting. Le manipulateur pathologise votre réaction normale à la perte. Il vous fait douter de la légitimité de votre douleur. Il vous fait croire que quelque chose ne va pas chez vous, plutôt que d'admettre que vous êtes que quelque chose ne va pas chez lui. Les réactions du PN selon l'identité du défunt, le comportement du pervers narcissique face à votre deuil, varient selon l'identité de la personne décédée. Chaque type de perte suscite des réactions spécifiques, toutes révélatrices de la pathologie du manipulateur. La mort d'un parent. Quand vous perdez un parent, le pervers narcissique voit disparaître une figure qui souvent lui faisait concurrence. Votre père ou votre mère recevait une partie de votre attention, de votre amour, de votre loyauté. Le manipulateur peut secrètement, ou pas si secrètement, se réjouir de cette disparition. Si le parent défunt était critique envers le manipulateur, s'il avait vu clair dans son jeu, s'il vous encourageait à prendre vos distances, sa mort est particulièrement bienvenue. Le pervers narcissique perd un adversaire, un témoin gênant, quelqu'un qui aurait pu vous aider à vous libérer. Mais même si le parent défunt était en bon terme avec le manipulateur, la situation reste complexe. Le deuil d'un parent vous renvoie à votre enfance, à vos racines, à une identité qui existait avant le manipulateur. Cette connexion avec votre passé lui échappe, et cela l'inquiète. La mort d'un ami proche. La perte d'un ami proche révèle souvent l'isolement dans lequel le pervers narcissique vous a maintenu. Si vous aviez encore des amis proches, malgré l'emprise, leur disparition vous prive d'un soutien précieux, et le manipulateur le sait. Face à la mort d'un ami, le pervers narcissique peut manifester une indifférence particulièrement blessante. Ce n'était qu'une amie, pas de la famille. Vous n'étiez plus si proche que ça ces dernières années. Tu en fais trop, c'est disproportionné. Il minimise le lien, minimise la perte, minimise votre droit à souffrir. Si l'ami défunt était quelqu'un qui avait perçu la toxicité du manipulateur, qui vous encourageait à partir, qui représentait une possibilité de vie ailleurs, sa mort peut même soulager le pervers narcissique. Un allié de moins pour vous, une voix de moins pour vous dire la vérité. La mort d'un enfant ou... d'un ex-partenaire. Certains deuils sont particulièrement complexes. La perte d'un enfant d'une union précédente, d'un ex-partenaire avec qui vous aviez gardé des liens, d'un membre de votre famille d'avant. Face à ces deuils, le pervers narcissique peut manifester une hostilité ouverte. Ces personnes appartenaient à une vie qu'il n'a pas contrôlée. Elles représentent une partie de vous qui lui échappe. Leur mort devrait, selon sa logique, Être l'occasion de tourner définitivement la page sur ce passé, pas de le pleurer. « Tu vas pleurer ton ex maintenant ? C'était le fils d'un autre. Pourquoi ça te touche autant ? » Ces remarques d'une cruauté inouïe révèlent la déshumanisation à laquelle procède le manipulateur. Pour lui, ces personnes n'auraient jamais dû compter. Leur mort ne devrait pas vous affecter. les conséquences dévastatrices sur la victime. Vivre un deuil aux côtés d'un pervers narcissique laisse des traces profondes. La combinaison de la perte et de l'absence de soutien, voire de la maltraitance active, crée des blessures spécifiques qui peuvent compliquer durablement le processus de reconstruction. Le deuil compliqué. Les spécialistes du deuil parlent de « deuil compliqué » . quand le processus normal de la perte est entravé par des circonstances particulières. Vivre avec un pervers narcissique pendant un deuil crée précisément ces circonstances. La victime ne peut pas pleurer librement. Elle risque les critiques, les reproches, les représailles. Elle ne peut pas parler du défunt. Le manipulateur change de sujet ou dénigre le mort. Elle ne peut pas prendre le temps dont elle a besoin. On la presse de... passer à autre chose. Elle ne peut pas s'appuyer sur son partenaire. Il est source de souffrance plutôt que de réconfort. Ce deuil entravé peut se chroniciser. Des années après la perte, la victime n'a toujours pas fait son travail de deuil. La douleur reste vive, non traitée, compliquée par la culpabilité de n'avoir pas pu pleurer convenablement, de n'avoir pas pu honorer le défunt comme il le méritait. L'isolement aggravé. Le deuil est normalement un moment où le réseau social se mobilise. Familles, amis, collègues viennent soutenir l'endeuillé. Mais le pervers narcissique a souvent, avant le deuil, procédé à l'isolement de sa victime. Ce réseau de soutien n'existe plus, ou n'est plus accessible. Le décès lui-même peut aggraver cet isolement. Si le défunt était l'une des dernières personnes qui vous reliaient au monde extérieur, sa disparition vous laisse plus seul encore. Le manipulateur devient alors véritablement votre seul interlocuteur, position qu'il recherche et exploite. La double peine traumatique. Les victimes qui traversent un deuil avec un pervers narcissique vivent ce qu'on pourrait appeler une double peine traumatique. D'un côté, le trauma de la perte, la douleur universelle de voir mourir quelqu'un qu'on aime. De l'autre, Le trauma de l'emprise, la souffrance spécifique d'être maltraité par celui qui devrait vous soutenir. Ces deux traumas s'alimentent mutuellement. La perte vous fragilise, vous rendant plus vulnérable aux manipulations. L'emprise vous empêche de faire votre deuil, prolongeant et compliquant la souffrance de la perte. Le syndrome de stress post-narcissique se mêle au deuil pour créer un tableau clinique particulièrement complexe. Se protéger et traverser le deuil malgré l'emprise. Comment faire son deuil quand on vit avec un pervers narcissique ? Comment se protéger tout en traversant cette épreuve ? Des stratégies existent, même si elles demandent une force que la victime n'a pas toujours. Chercher du soutien ailleurs. Si le partenaire ne peut pas être un soutien, il faut en trouver d'autres. Familles élargies, amis d'enfance, collègues, voisins. Toute personne bienveillante peut devenir un appui dans cette période. Même si le manipulateur a procédé à votre isolement, certains liens peuvent être réactivés, et le deuil peut être l'occasion de renouer. Les groupes de soutien aux endeuillés, les associations, les lignes d'écoute offrent aussi des espaces où parler de sa douleur sans être jugé, pressé ou culpabilisé. Ces espaces sont précieux quand le foyer ne peut pas remplir cette fonction. Un accompagnement thérapeutique spécifique peut être particulièrement utile. Un professionnel formé à la fois au deuil et à l'emprise peut vous aider à traverser cette double épreuve, à démêler ce qui relève de la perte et ce qui relève de la manipulation. Préserver des espaces de deuil. Même sous emprise, il est possible de préserver certains espaces pour faire son deuil. Des moments seuls, même brefs, pour pleurer, pour se souvenir, pour honorer le défunt. Des rituels personnels que le manipulateur ne contrôle pas. Des photos gardées dans un endroit sûr. Un journal intime où exprimer ce qu'on ne peut pas dire à voix haute. Ces espaces protégés ne remplacent pas un vrai soutien. Mais ils permettent de maintenir vivant le lien avec le défunt, de ne pas laisser le manipulateur effacer cette relation, de préserver quelque chose d'essentiel au milieu de l'emprise, reconnaître la situation. Le deuil peut être un moment de lucidité. Face à l'absence de soutien du manipulateur, face à sa cruauté dans ce moment de vulnérabilité, la victime peut enfin voir clairement ce qu'elle refusait de voir. Le masque tombe, et ce qu'il révèle est insupportable. Cette prise de conscience douloureuse peut être le début d'un chemin vers la libération. Si le deuil révèle l'incapacité absolue du partenaire à être présent dans les moments difficiles, il pose aussi la question de l'avenir. Voulez-vous continuer à vivre avec quelqu'un qui vous laisse seul face à la mort de ceux que vous aimez ? Envisagez la séparation. Pour certaines victimes, le deuil devient le déclic qui manquait pour envisager la séparation. La mort d'un proche remet les choses en perspective. Elle rappelle que la vie est courte, précieuse, qu'elle mérite d'être vécue autrement que sous l'emprise d'un manipulateur. Si le défunt était quelqu'un qui vous encourageait à partir, sa mort peut aussi être vécue comme un message, un dernier cadeau, une permission de vous libérer enfin. Il aurait voulu... que je sois heureuse n'est pas qu'une phrase. C'est parfois le moteur qui permet enfin de bouger. La séparation pendant ou après un deuil demande du soutien, de la préparation, des ressources. Mais elle est possible, et pour beaucoup de victimes, c'est le chemin vers une vie où le deuil pourra enfin se faire, et où d'autres épreuves pourront être traversées avec un vrai soutien, ou au moins sans être sabotées. Conclusion Vous avez le droit de pleurer. Le deuil est un droit fondamental. Le droit de souffrir quand on perd quelqu'un qu'on aime. Le droit de prendre le temps qu'il faut pour traverser cette souffrance. Le droit d'être accompagné avec amour et compassion dans ce passage difficile. Le pervers narcissique viole ce droit. Il transforme votre deuil en épreuve supplémentaire. Il vous prive du soutien dont vous avez besoin. Il fait de votre douleur une offense, de vos larmes une faiblesse, de votre amour pour le défunt une trahison envers lui. Cette cruauté dans le deuil révèle la nature profonde de la perversion narcissique. Une incapacité totale à exister autrement qu'au centre du monde, une impossibilité de laisser de la place à la douleur de l'autre. Une inhumanité fondamentale que même la mort ne parvient pas à ébranler. Si vous traversez un deuil avec un pervers narcissique, sachez que votre douleur est légitime, que votre besoin de temps est normal, que l'absence de soutien de votre partenaire n'est pas votre faute. Cherchez du soutien ailleurs. Préservez ce que vous pouvez préserver. Et peut-être, quand vous serez prête, envisagez une vie où vos deuils futurs pourront être traversés autrement. Vous avez le droit de pleurer. personne ne devrait vous l'enlever. Voilà pour cet épisode. 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