Speaker #0Hello, hello, c'est l'Aurore, sexothérapeute, thérapeute de couple, coach de l'intime. Aujourd'hui, dans cet épisode numéro 5 de la saison 4 du Phare Intérieur, on va parler pour les hommes, des hommes, mais aussi pour les femmes, pour qu'elles comprennent mieux leurs hommes. Aujourd'hui, on va parler du silence, le silence parfois des hommes. On va s'interroger si c'est une protection ou plutôt une prison. Alors oui, c'est pas simple, on va parler de ce phénomène tellement fréquent en séance que j'ai parfois l'impression qu'il va être remboursé par la sécu, le silence masculin dans les moments importants. Tu vois la scène, la conversation commence tranquille, puis ça monte, puis ça devient important, puis ça touche quelque chose de sensible, et là, silence radieux. Un silence tellement massif que même Google Maps ne pourrait pas te sortir de là. Et ce silence n'est pas vie. En tout cas pas vide de sens. Il est plein de choses. Il a de la peur. Il a de la confusion. Il a de la surcharge. Il a du « je veux bien faire mais je sais pas trop comment » . Pendant ce temps, sa partenaire, elle, vit un tout autre film. « Bon, il s'en fout en fait. Il m'abandonne. Il n'est pas là avec moi. Je parle toute seule encore une fois. » Et c'est là le début du tango émotionnel. Elle monte en intensité. Lui se fige encore plus. Elle pleure. Il panique. intérieurement, elle se sent seule, il se sent nul et tout le monde finit les 10 v. Aujourd'hui on va décortiquer ce silence avec humour, avec tendresse, avec vérité et avec des outils concrets pour en sortir sans perdre ton identité. Alors pourquoi tu te tais et ce que ça dit ? On va aller voir un peu ça. Le silence masculin dans les moments intenses c'est rarement un manque d'amour. C'est une stratégie de protection. Une stratégie apprise souvent très jeune, souvent très utile, mais pas toujours adaptée à la vie de couple. T'as dû remarquer. En gros, c'est... Si j'ouvre la bouche, je vais empirer des choses. Donc, c'est la peur des maladresses, la peur de dire un mot de travers, la peur de déclencher un tsunami émotionnel. En thérapie, j'entends souvent « Je préfère me taire plutôt que dire un truc qui va la blesser. » Sauf que ce silence... Il blesse aussi, juste différemment. Parce que l'autre va surinterpréter, tu as bien remarqué. Alors, le silence, c'est aussi comme une sorte de contrôle émotionnel. Si je commence à parler de ça, je ne sais pas où ça va finir. Pour beaucoup d'hommes, parler, c'est perdre le contrôle. Et perdre le contrôle égale danger. Donc le cerveau, il fait quoi ? Il fait « Friends » , statue de sel, mode avion émotionnel. Le silence aussi, c'est vu comme un anti-conflux. Si je me tais, ça va peut-être passer. Bon, spoiler, t'as dû remarquer, ça ne passe pas. Tu vois ? Ça empire, ça fermante, ça gonfle. Et ça ressort plus tard, version volcan. Le silence aussi, c'est comme une protection de la vulnérabilité. Si je dis que je ressens vraiment, vraiment, qu'est-ce qu'elle va penser encore de moi ? C'est la peur centrale, la peur d'être jugée, la peur d'être vue, la peur d'être... insuffisant et là on touche à quelque chose de profond qui est le silence comme une armure. Paradoxe c'est que cette armure utilisée pour protéger la relation devient souvent ce qui la fragilise le plus parce que ta partenaire ne voit pas la protection elle voit l'absence et l'absence en couple ouah c'est un mini séisme et puis il y a le silence ponctuel il y a le silence installé celui qui devient un mode de vie ce silence là C'est une prison sans barreau. Tu n'y souffres pas moins, tu souffres juste en sourdine. Et c'est comme si ce silence-là devient une identité. Certains hommes finissent par croire qu'ils ne sont pas faits pour parler, qu'ils ne savent pas exprimer, qu'ils ne sont pas émotionnels. C'est faux. Ils ont juste appris à ne pas montrer. Donc après, il y a ce petit dialogue intérieur en nous qui fait que en doute. Est-ce que je vais trouver les bons mots ? Est-ce que ça va être bien entendu ? Mais ce silence, il l'isole. Les hommes silencieux ne souffrent pas moins, ils souffrent autrement, de façon invisible. Ils se sentent seuls dans leurs relations. Incompris, bien souvent, transparent, coupé de même. Et commence par le travail, le sport, les écrans, les jeux, tout est compensé en fait. Tout ce qui permet d'éviter le vide intérieur. Bon alors vous avez remarqué qu'on a une espèce de cercle vicieux qui est poursuivant, fuyant. La partenaire ressent la distance, elle essaie de se rapprocher, trouver des solutions, il recule, elle insiste et se ferme encore plus. C'est un classique. Un épuisement mutuel, un malentendu permanent, et la prison du silence n'est pas confortable. Elle est juste familière. Et ce qui est familier, le cerveau adore, même si ça fait mal. Comment faire pour sortir tout ça ? Je ne te demande pas de devenir un poète émotionnel, quoique, avec un des clients, il s'est mis à la poésie, et ça lui a fait beaucoup de bien, puisqu'il ne trouvait pas les mots. Et la poésie lui a fait du bien. s'évadent aussi, qui voyagent et qui puissent trouver des mots également. Tu ne vas pas te demander d'être un conférenciant de ta dicte, de tes ressentis. Je te demande juste d'ouvrir une petite porte. Une petite porte. Un, deux. C'est la phrase magique. Là, je n'ai pas les mots. Je suis là. Donne-moi un moment. C'est simple, c'est honnête, ça change tout. Parce que, en fait, ça dit je ne suis pas partie. Je ne t'abandonne pas. Je suis en train de processer, de traiter. Et demander à l'autre du temps, c'est déjà mieux que de ne rien dire. C'est vraiment puissant. C'est aussi dire les choses imparfaites. La nuit du silence, ce n'est pas l'éloquence, c'est la peur de mal faire. Mais vraiment, tu peux t'autoriser à dire, je ne sais pas comment dire ça, je suis maladroit, je vais essayer, je sens un truc, mais je n'arrive pas encore à le formuler. Ces phrases créent de la connexion, pas du chaos. Je m'adresse plutôt aux femmes là, aux hommes pardon, mais les femmes aussi, on a du mal avec les mots. C'est pour ça que je voudrais faire quelque chose de mix. Alors, ce que je vous conseille aussi, c'est de choisir votre terrain. Si les conversations intenses, en temps réel, te bloquent, propose un autre moment. J'ai besoin de réfléchir, on en parle demain matin. Alors par contre, on y revient vraiment, en tout cas. Souvent on reporte, mais on n'y revient pas. Ce n'est pas fuir, c'est s'organiser pour mieux se montrer. Le silence peut rester un choix, mais un choix conscient, temporaire, communiqué. Bon, maintenant, on va venir à trois astuces concrètes. Oui, trois astuces qui me semblent essentielles. Version terrain, pas version Instagram. Premièrement, je te propose de créer un post-it de survie à l'heure relationnelle. Écris une phrase refuse dans ton téléphone. Cette phrase, c'est un peu toujours la même. Par exemple, ça peut être « je suis là, j'ai besoin d'un moment pour trouver mes mots. Laisse-moi un peu de temps, tu vas revenir. » Quand tu bloques, tu la sors. C'est ton parachute émotionnel. Et l'autre comprend. « Ok, il va revenir. » Ou elle va revenir. Mais vous revenez vraiment. Ça veut dire que peut-être vous avez passé par des mots écrits dans un premier temps. Oralement c'est compliqué, on repasse par l'écrit, on repasse par l'oral plus tard. L'idée c'est pas que d'être dans le cri, parce que parfois dans le cri on a le manque de maticone. Alors maintenant on va créer un autre rituel qui est le 3-2-1. Quand tu sens, parce que tu le sens en fait, que tu vas te figer, il y a, mets en place pour toi, dans ton corps, trois respirations lentes et profondes. deux sensations dans ton corps que tu peux nommer. Et puis, peut-être une phrase simple que tu offres. Je remets la respiration. J'ai mal au ventre, je me sens pas bien. J'ai mal à l'aigle, deux sensations dans mon corps que je nomme. Une phrase simple que tu offres. Je ne peux pas te répondre parce que je suis un peu aigre. Je veux que je me calme, que je me ressente. ça te remet dans ton ex, ça te ramène dans ton corps et ça te sort du mode freeze. Donc c'est ce qu'on dit, vraiment, et tu prends le temps. Moi j'ai fait quelques minutes, quelques minutes, mais vraiment tu prends le temps qu'il faut. Quitte à dire à l'autre, j'ai eu une mise en ligne, j'ai besoin de me retrouver, j'ai envie. Après, l'idée c'est d'apprendre et de mettre en place régulièrement un rendez-vous émotionnel, je pense hebdomadaire, une fois par semaine. Allez, on est sur 15 minutes par semaine, pas plus, pas moins. Un moment où chacun dit ce qui a été facile, ce qui a été difficile dans la semaine et ce dont il a besoin. ça évite les accumulations qui exposent. Ok, si cet épisode t'a parlé, si tu t'es reconnu, si tu t'es dit « ok ça c'est moi » ou « c'est mon conjoint, ma conjointe » , alors tu es exactement la personne pour qui j'ai créé le code de l'intelligence sensible, peut-être pour tes amis aussi. Un espace mixte, d'où, sans jugement, on apprend vraiment l'intelligence émotionnelle, pas en mode citation dorée. En mode comprendre ce qui se passe en soi, l'habiter, le dire, le vivre. L'intimité émotionnelle, ça ne tombe pas du ciel. Ça se construit. Et tu n'as pas à le faire tout seul. Le lien est en description. Je t'attends de l'autre côté. Si tu veux, je peux maintenant aller un peu plus loin dans la prochaine session, dans le prochain épisode. On va parler de plein de petites choses qu'il va y avoir, épisode 6. Continuez à rester présent. Faites passer tout ça autour de vous. et puis je vous dis à très vite prend bien soin de toi vraiment ça va être l'essentiel tu vois je te donne des petites astuces des petits tips pour que ça bouge pour toi évidemment on peut aller un peu plus loin en consultation n'hésite pas à me contacter pour des consultations et je me permets de te souhaiter une belle journée ou une belle soirée je ne sais pas où tu en es à très vite