- Speaker #0
J'accompagne mon père que ce soit pendant les opérations, dès l'âge de 7 ans, ou même en rural pour l'accompagner pour les vélages et autres. Je suis vraiment né dans ce côté véto, je mangeais véto, je me levais véto. Moi, le burn-out, je voyais ça vraiment quelque chose d'abstrait, je ne pensais pas en faire un. Le vidéaste qui était avec moi, qui me suivait sur tous les reportages, me disait « Les conseils que tu donnes en consultation, ça serait bien de le mettre sur les réseaux sociaux. » Alors que moi... Perso, j'avais pas d'insta, pas de TikTok.
- Speaker #1
Bonjour à tous et bienvenue sur le podcast de Speed Véto. Ici, on vous parle du monde vétérinaire, on vous dévoile les coulisses avec des interviews, des astuces et surtout, on vous donne la parole. Tout ça sans filtre et avec beaucoup d'humour. Aujourd'hui, j'ai la chance d'être chez Nico Véto. ou Nicolas Desvartes en Normandie ou même là-bas, la canicule a réussi à arriver, il fait une chaleur horrible. Donc moi ce que je voulais un peu en t'interviewant Nico, si tu veux bien, c'est en fait présenter le Nicolas. C'est celui que je connais, avec qui j'ai été en colloque, avec qui on a vécu des choses...
- Speaker #0
On va peut-être pas tout dire aujourd'hui.
- Speaker #1
On va peut-être pas tout raconter effectivement. Donc bon, parle plutôt de toi alors du coup, parce que t'es quand même fils de véto. Tu as commencé à bosser dans la clinique vétérinaire de tes parents, j'aimerais que tu me parles un peu de ce démarrage dans la vie professionnelle.
- Speaker #0
Comme tu le disais, moi je suis né dans une clinique vétérinaire, mais vraiment né dans une clinique vétérinaire. Mes parents avaient le cabinet au sous-sol et puis l'habitation juste au-dessus. Et donc je faisais tout le temps les allers-retours, du moins je montais, je descendais dans la clinique. Donc j'accompagnais mon père que ce soit pendant les opérations, dès l'âge de 7 ans, ou même en rural pour l'accompagner pour les vélages et autres. Donc je suis vraiment né dans ce côté véto, je mangeais véto, je me levais véto. Et du coup,
- Speaker #1
tu t'es toujours dit, depuis que tu es petit, tu t'es dit je vais faire véto comme mon père.
- Speaker #0
C'est ce que je voulais faire en fait. C'était une évidence. Mes parents n'étaient pas forcément chauds que je devienne vétérinaire. En plus, je n'étais pas forcément le premier de la classe. Mais je savais que j'allais être vétérinaire. C'est bizarre, mais dès le début.
- Speaker #1
Et du coup, quand tu démarres tout de suite dans la clinique vétérinaire. On sait que ce n'est pas une bonne idée de travailler avec sa femme. Est-ce que travailler avec ses parents,
- Speaker #0
c'est une bonne idée ? C'est encore pire. Je me faisais tout le temps gueuler. Des choses qui peuvent passer avec les autres, quand c'est ton père, il te met la pression tout le temps. Il faut que ça soit bien et c'est normal quand c'est bien. Par contre, quand ce n'est pas bien, tu le sens. J'étais autant ASV que véto avec mon père. Il prenait vraiment comme l'assistant. Il était un peu comme un chirurgien véto.
- Speaker #1
Du coup, quand il part à la retraite,
- Speaker #0
tu te retrouves tout seul et là tu décides de partir sur un projet entrepreneurial tout de suite c'est à dire que je reprends la clinique j'étais juste avec une ASV et puis après j'avais des collègues donc on a commencé à grandir pour finir à la fin à 12 vétos et 15 ou 17 ASV et
- Speaker #1
12 structures et du coup c'était un projet qui te correspondait plus que ce que faisait ton père à l'époque tout seul avec les gardes 7 jours sur 7
- Speaker #0
J'aspirais quand même à un peu plus de confort et puis oui, ce côté entrepreneurial, pas stagner, mais vraiment grandir un maximum. Et c'est même pour ça, ça me paraissait d'être une évidence de passer le diplôme de management véto à Toulouse.
- Speaker #1
D'accord. Et là, donc, deux cliniques, autant de vétos. Et là, c'est un peu tout bascule, entre guillemets. Alors moi, je ne l'ai pas su à l'époque. C'est vraiment quand j'ai vu ta vidéo que tu avais publiée sur ton compte. Facebook, à l'époque, tu n'étais pas encore ni sur Instagram ni sur TikTok, tu étais un vieux de Facebook. Et franchement, j'avais été vraiment touché parce que tu témoignais un peu sur ton burn-out, enfin sur tes même deux burn-out, et c'est vrai que moi, je ne m'en étais pas rendu compte. Je ne m'étais pas intéressé, je ne t'avais pas demandé et je me suis dit, mais en fait, il a été mal tout seul. Alors, je pense que tu avais d'autres gens qui étaient là pour toi. Mais je me suis dit, tiens, pourtant, Nico, c'est quand même un mec, je veux dire, solide. Je ne te voyais pas du tout dans ce cadre-là. Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu comment ça s'est passé ?
- Speaker #0
Tu vois, même moi, le burn-out, je voyais ça en fait vraiment quelque chose d'abstrait. Je ne pensais pas en faire un.
- Speaker #1
Même, tu te dis presque, c'est les faibles qui font des burn-outs.
- Speaker #0
C'est un peu l'idée qu'on fait passer. Et puis moi, mes parents travaillaient 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Je prenais jamais de vacances, donc pour moi, ma normalité, c'était aussi ça, d'en chier au boulot. Et je n'ai pas vu le lien, en fait, c'est mon corps qui allait vraiment laisser tomber. J'ai fait comme une crise d'impadicite. à 35-40 balais et donc j'étais hospitalisé et c'est là que les médecins m'ont dit j'avais tous les symptômes plutôt d'un burn-out. Donc ils m'ont demandé de vraiment lever le pied ou sinon je ne ferais pas de vieux os.
- Speaker #1
Et maintenant que c'est passé, maintenant que ça va mieux, est-ce qu'il y avait des signaux que tu aurais pu identifier ou tu es passé à côté ?
- Speaker #0
Oui je suis passé à côté des ulcères de l'estomac à répétition, je prenais tout le temps des cachets. des médocs pour me soulager. Je dormais très peu, je dormais 2-3 heures par nuit, je faisais du bruxisme, donc tout ça en fait faisait que... et puis j'arrêtais pas de penser, penser, penser tout le temps. C'était rare que je pense à rien. Donc tous ces symptômes-là en fait, il faut faire attention.
- Speaker #1
Et qu'est-ce que tu aurais comme conseil à donner là aujourd'hui à quelqu'un justement qui... C'est pas facile parce que moi je vois en fait dire à ses associés qu'on va pas bien, c'est un peu montrer un signe de faiblesse, moi je le vois un peu comme ça et c'est vrai que c'est dommage parce que quand on voit certaines personnes qui en arrivent même... Dans ta promo, tu me disais que tu avais eu des suicides. Je trouve qu'on ne parle pas assez dans le monde véto. Qu'est-ce que tu aurais à dire sur quelqu'un qui, justement, ne se sent pas bien ou voit des premiers signes ?
- Speaker #0
En parler en famille, ce n'est pas du tout une faiblesse. Au contraire, je pense que c'est une force de parler quand ça ne va pas, de ne pas se mettre la pression vis-à-vis du boulot, c'est-à-dire de se laisser les plages juste pour soi, s'imposer ces plages-là. parce qu'on a toujours tendance à remplir avec nos obligations vétérinaires et si jamais on pouvait avoir des journées de 36 heures, on le ferait, on remplit, on remplit. Mais pas pour ce qui est important, les gros cailloux, que ce soit la famille, que ce soit les amis, que ce soit les loisirs, tout ça. ça doit être, je ne vais pas dire au moins 50%, mais c'est important. Sinon, à un moment, on est complètement cassé et tout se détruit.
- Speaker #1
Et il faut savoir faire un peu comme tu as fait, c'est-à-dire se dire à un moment ce n'est plus la vie que je veux. Même si c'était quand même la clink familiale, tu as revendu quand même tes parts. Tu avais tes parents qui l'ont vu. Et heureusement, tu as réussi à rebondir sur d'autres projets. Comment tu l'as vécu, toi, ce fait ? Comment tu t'es dit, tu as eu le déclic du jour au lendemain ou ça a été vraiment un cheminement ? Non,
- Speaker #0
ça a mis quand même un cheminement. J'avais un poids vis-à-vis de ma famille et autres. J'ai partagé sur l'inconnu, même si jamais avec notre diplôme, on arrive à faire pas mal de choses. Mais je voyais moins de sens en fait et puis j'avais besoin... besoin de me lever le matin quand même avec une vision et pas seulement avec un job qui était alimentaire. Et j'étais passionné, je le suis toujours, par rapport à la profession, mais là, j'avais moins de sens, en fait, dans ce que je faisais.
- Speaker #1
Et c'est là où tu as démarré le projet Véto. au plus, pour ceux qui ne connaissent pas, et qui est quand même à une époque où la vidéo et les réseaux sociaux étaient quand même beaucoup moins développés qu'aujourd'hui. Et comment ça s'est passé ? C'était quand même un projet très innovant.
- Speaker #0
Le projet, c'était vraiment, par rapport à ce que tu en parlais, la vague de suicides. Moi, j'ai eu 3-4 personnes qui sont suicidées de la même promo. Et puis, dans d'autres promos, il y avait déjà aussi des tentatives de suicides et autres. Et je pense qu'on ne les entendait pas. Et surtout, il n'y avait rien qui était fait. Au revoir. pour changer les choses. Donc, moi, je me disais qu'il faut aller remettre du lien, en fait, au sein de la profession. Et quoi de mieux, en fait, d'aller à la rencontre et faire parler les gens. Donc, aller dans les écoles vétérinaires, que ce soit étrangères, en Roumanie, en Belgique, on a été aussi en France, on a été dans les structures vétérinaires, on a été écoutés. Et puis, quand tu laisses un peu le micro même en off, les gens ont tendance à beaucoup parler. Et là, tu entends, en fait, des fois, certaines souffrances, incultes au sein des étudiants qui disaient on a fait des stages mais bon c'est pas ça que je m'attendais et je ne comprends pas avec la nouvelle génération et de l'autre côté pareil dans les cliniques vétérinaires en disant on leur déroule le tapis rouge mais on se comprend pas non plus on a l'impression qu'ils veulent pas bosser une paire de sens en disant aussi même eux de leur côté ils ont tendance à tirer la langue mais il voit pas que la génération future en fait est là pour les aider donc tout ça en fait moi je vous je voulais les remettre ensemble pour pouvoir entendre, se faire entendre et mieux communiquer. Il y a quoi de mieux que la vidéo, en fait ?
- Speaker #1
C'était un peu un laboratoire, finalement, cette expérience. Alors, ce n'était pas forcément le modèle économique que tu attendais. Ça a été plus difficile que ce que tu pensais. Mais finalement, je pense que ça a été un peu un laboratoire de rencontres, de connaissances un peu de tout le monde, des jeunes, des plus anciens. Et c'est ça aussi qui t'a permis de réfléchir à Speed V3. tout Parce que c'est vrai qu'on échangeait comme ça un été par téléphone et je te disais ouais j'ai des copains, ils ne recrutent rien mais en même temps est-ce qu'ils se donnent vraiment les moyens ? Est-ce qu'aujourd'hui il existe des solutions qui sont vraiment pertinentes pour recruter ? Et c'est là que toi tu m'as dit en face moi j'ai plein de candidats, quand je les écoute c'est pareil, ils n'ont pas envie de chercher, il n'y a rien qui leur plaît, ils ne savent pas s'ils doivent postuler dans une clinique. Et c'est là que... En échangeant, on s'est dit, est-ce qu'il y aurait pas un truc à faire ? Là,
- Speaker #0
il fait vraiment la version light parce qu'on a fait plutôt des soirées arrosées. On s'est mis à délirer aussi et de dire qu'est-ce qui serait le monde le plus parfait, en fait, pour pouvoir que les deux, en fait, travaillent mieux et la main ensemble, en fait. Et c'était partie de ça. Et puis, toi, tu me disais, voilà ce que tu disais, c'est-à-dire que sur le terrain, en fait, les professionnels des cliniques n'arrivaient pas à trouver les perles vétérinaires alors qu'ils... ils étaient là. Et moi, de mon côté, je me disais c'est dommage parce qu'il y a des gens qui sont hyper motivés, mais de rencontrer ou de commencer à travailler dans des structures qui ne les correspondent pas, en fait, c'est créé à l'échec et puis même dans le futur d'un véto, ça démoralise. Et c'est là où on est parti de se dire faisons comme si jamais c'était une application avec de la vidéo parce que la vidéo, c'était ce qu'on se disait. Oui,
- Speaker #1
c'était un peu notre moteur pour montrer ce qui se passe dans les cliniques, pour montrer, laisser les vidéos. Pour nous, c'est la base du recrutement, c'est en fait de voir ce que tu vas avoir.
- Speaker #0
Parce que des fois, tu te déplaces, tu vas faire 400, 500, voire plus de kilomètres pour aller dans une structure. En photo, c'était pas mal, ça vendait du rêve. Par contre, voilà, c'était pas du tout la réalité.
- Speaker #1
Il y a pas d'ambiance, les gens sont pas sympas.
- Speaker #0
Alors que c'est ce que tu disais, c'est qu'une vidéo, en fait, on peut pas mentir. Tu peux pas mentir sur toute la vidéo, tu peux pas montrer des sourires, ça se voit en fait. Tu souris pendant cinq minutes, mais là, tu... peux, avec une vidéo, montrer toute la structure vétérinaire, mettre en valeur la clinique vétérinaire, même l'équipe, et bien ça permet de se projeter en fait. Et ça, c'est un truc qui était important pour toi. Moi, de mon côté, c'était plutôt le côté matching entre les besoins des deux côtés. Est-ce que je veux vraiment ? Est-ce que je veux un CDI ? Est-ce que j'ai besoin de ça en fait pour pouvoir travailler ? Et que les deux, plutôt que d'avoir des faux espoirs après, des mauvaises rencontres, mais un peu comme dans les applications de rencontres en fait.
- Speaker #1
Pour la petite histoire d'ailleurs, je dois reconnaître que tu avais raison. Parce qu'en fait, moi, je voyais plutôt ça comme un mythique du recrutement. Et tu m'as dit, mais mythique, c'est vraiment vieux. Aucun jeune ne va s'intéresser. Et tu m'as dit, c'est Tinder. J'ai dit, non, arrête, Tinder, c'est pas un truc de rencontre. C'est un truc pour...
- Speaker #0
Ah, super. Moi, je te l'ai dit, c'est plutôt droit au but.
- Speaker #1
C'est droit au but. Et en fait, tu avais raison. Parce que quand on parle aux jeunes... et qu'on leur dise c'est le Tinder du recrutement, là, hop, tu as les yeux qui s'allument, ils comprennent tout de suite comment ça marche, ils ont tous le sourire. Et c'est ça qu'on veut, c'est que ça soit un outil facile pour eux, qu'ils l'utilisent comme ils veulent, ils sont dans leur canap', ils ont leur téléphone, ils regardent les annonces. Et en fait, je pense que c'est important que les gens s'intéressent à leur futur job. Il faut quand même se dire que tu passes plus de la moitié de ton temps dans ton job. Donc si tu le prends au hasard, ton premier job... C'est les meilleures raisons d'arrêter et d'abandonner sur ton premier job si tu ne t'y intéresses pas assez. J'espère que maintenant, grâce à SpeedVeto, ils vont trouver le job de leurs rêves et ils vont s'épanouir comme ils font.
- Speaker #0
En tout cas, on l'a fait avec vraiment tout ce qu'on voulait. Le côté un peu la carte, de savoir aussi se projeter, les vidéos, les photos, que ce soit simple, qu'on puisse naviguer à l'intérieur de l'application juste avec un doigt. Trouver le job de ses rêves, c'était un peu notre promesse. Trouver le job de ses rêves en moins de cinq minutes. Et puis aussi de l'autre côté, c'est-à-dire au niveau des recruteurs, faire les choses simplement et puis de pouvoir montrer tout ce qu'on peut faire derrière. Franchement, c'est vrai que ça a duré, ça a mis du temps.
- Speaker #1
On a passé des soirées, des journées à bosser dessus. Et on continue encore. Et on continue encore. Bientôt le remplacement, ça va être vraiment un beau projet. Et c'est vrai que c'est un peu juste après que tu as démarré Nico Vétho. parce que Speed Veto, première à VAC, on s'éclate, c'est super sympa, on a un super accueil. Et juste après, ça démarrait pratiquement en même temps. Et c'est fou parce que c'était un projet, j'aurais jamais pensé que tu partirais dans un projet comme ça.
- Speaker #0
Moi non plus.
- Speaker #1
Et comment ça s'est passé du coup Nico Veto ?
- Speaker #0
J'étais en Belgique, c'était en novembre 2023. où tout allait mal en fait. Donc ma femme venait juste de me quitter, j'avais donc la maison à racheter, j'avais un problème d'assurance, donc beaucoup de choses à payer. Rien sur mes comptes en fait, rien n'allait en fait. C'était les choses les pires. Donc, que ce soit au niveau de timidité ou autre, j'aime pas parler devant une caméra, m'entendre, me voir. Donc, en fait, et j'avais peur aussi du jugement, en fait, de nos pères, les autres vétos. Donc, tout ça, en fait, j'avais que des red flags. Et lui il m'a dit C'est comme si jamais tu étais devant une chouine colline Et puis le mec te dit vas-y saute Sans parachute il va me dire tu vas voir c'est génial
- Speaker #1
Et tu vas aimer Après ça aurait pu être ça T'aurais pu t'écraser là-bas
- Speaker #0
Ouais mais j'avais rien à perdre
- Speaker #1
de toute façon. Et c'est vrai que ce qui est fou, c'est qu'en plus, ça a tout de suite marché. C'est-à-dire que tu as des gens qui restent sur les réseaux, qui vont publier pendant un certain temps et ça finit par payer parce qu'ils publient régulièrement, parce que le contenu est sympa et tout. Et toi, je ne sais pas, c'est la première vidéo qui a marché ? Deuxième,
- Speaker #0
troisième vidéo, oui, qui a très bien marché. Et là,
- Speaker #1
tout de suite, on a dépassé un nombre de vues hallucinant. Et il faut se dire quand même qu'à l'époque, parce que là, on voit le marché aujourd'hui. Aujourd'hui, il y a énormément d'influenceurs qui font des vidéos. Mais à l'époque, il y en avait peut-être un ou deux vétérinaires et c'était quand même être un peu précurseur que de lancer ce genre de choses et franchement félicitations parce que ça marche bien et alors bon j'imagine que t'as pas pu tout de suite en vivre quand même enfin je sais pas je
- Speaker #0
commence seulement à gagner de l'argent depuis janvier parce que tout le monde imagine quand je parle de toi,
- Speaker #1
tout le monde imagine que tu bosses plus, que ça fait déjà deux ans que t'es plus véto presque, c'est ce que les gens disent en fait quand tu Quand tu commences à plus pratiquer, les gens ont l'impression que tu n'es plus véto. Qu'est-ce que tu as à leur répondre là-dessus ?
- Speaker #0
Moi, j'ai l'impression d'être toujours véto. Mais autrement, un des exemples que j'ai donné, c'est-à-dire que souvent, on fait 20 consultations par jour. Donc, tu vas donner à peu près 20 conseils. Et entre le moment où tu donnes le conseil et les gens quittent la clinique vétérinaire, en fait, il y a 80% de l'information qui est finie. Quand on fait une vidéo, en général, elle fait 100 000 vues par jour. Donc, 100 000 vues avec une information. Et je pense qu'elle est des fois plus retenue. Donc, en fait, c'est pratiquer, mais autrement, en fait, que pratiquer que ce soit sur l'Insta ou TikTok, mais aussi quand tu es sur une chaîne télé, que ce soit à la radio, que ce soit même quand tu fais une conférence. Pour moi, c'est on pratique, mais autrement, en fait.
- Speaker #1
En tout cas, moi, je suis très impressionné. Ça me fait vraiment plaisir que tu aies réussi à rebondir comme ça dans une situation où je t'avais au téléphone. Effectivement. c'était pas c'était pas très drôle de t'avoir au téléphone et puis en plus comme je suis très mauvais pour consoler les gens bah moi j'ai essayé de faire des petites blagounettes de temps en temps et je sais pas si ça marchait bien non non pas du tout bah écoute super fier de ce que tu fais merci beaucoup pour le temps que tu nous as accordé aujourd'hui j'aurais juste un petit truc à faire avant de terminer maintenant il y a une tradition chez Speed Veto c'est on pose une dizaine de questions d'accord on va réfléchir ok tu réponds du tac au tac du coup excusez-moi est-ce que tu es plutôt chien ou chat ?
- Speaker #0
Je suis plutôt chat quand même.
- Speaker #1
Si tu n'avais pas été vétérinaire, tu aurais fait quoi ?
- Speaker #0
Soit dans l'armée, soit au niveau des urgences.
- Speaker #1
Est-ce qu'aujourd'hui, tu es plus à l'aise avec un stéthoscope autour du cou ou devant une caméra ?
- Speaker #0
Stétho.
- Speaker #1
Le burn-out pour toi, il faut en parler ou il faut mieux le garder pour soi ?
- Speaker #0
Il faut en parler à 100%.
- Speaker #1
Véto Plus, Speed Véto ou Nico Véto ?
- Speaker #0
Quand même Nico Véto.
- Speaker #1
La vidéo dont tu es le plus fier ?
- Speaker #0
La vidéo dont je suis le plus fier, c'est celle où je parle de mon sac en mat. J'ai eu beaucoup de témoignages après d'étudiants qui étaient motivés après pour faire un peu plus d'études, mais même de témoignages de médecins, d'architectes, de gens qui expliquaient que les maths, ce n'était pas leur truc. Et pourtant, malgré ça, ils ont quand même réussi.
- Speaker #1
Une qualité qui t'a permis de rebondir ?
- Speaker #0
Résilience.
- Speaker #1
Mathieu Jalibert ou Romain Ntamak ?
- Speaker #0
Romain Ntamak.
- Speaker #1
Pas du tout. Est-ce que c'est déjà arrivé que tu te censures sur une vidéo ?
- Speaker #0
Alors, je dirais que je ne me censure pas, que ce soit l'argent ou autre. Je pense que là où c'est plus moi, mais j'ai une vidéo, elle est faite, mais je n'ai pas encore tout le script est bon, mais c'est sur la souffrance des vétérinaires. Mais celle-là, j'ai vraiment du mal à la filmer.
- Speaker #1
La dernière, il y a dix ans, quel projet ? On t'aurait dit, t'aurais dit mais impossible et donc maintenant t'es quand même fier.
- Speaker #0
J'en ai plusieurs mais s'il y en a un, je dirais l'écriture d'un livre. C'est vrai que c'est toujours un rêve. Personne n'aurait pensé que t'écrirais. Ah non mais pas du tout, surtout mes profs de français je pense. Mais non c'était vraiment, j'y avais pensé 15 jours avant et puis il y a une... une maison d'édition qui m'appelle, alors j'ai cru que c'était une blague, et ils m'ont annoncé qu'ils voulaient écrire un livre, qu'ils me proposaient d'écrire un livre, mais surtout que j'avais carte blanche pour pouvoir le faire. Donc ça, c'était vraiment...
- Speaker #1
Et surtout, j'ai appris que même il y avait le deuxième qui arrivait.
- Speaker #0
Il y a le deuxième qui arrive parce que le premier a très bien marché.
- Speaker #1
On a hâte de le voir. Merci à toi, Nico. Merci à tous de nous avoir écoutés. Si vous avez aimé le podcast ou la vidéo, n'hésitez pas à liker. Et on revient avec plein d'interviews. À bientôt sur Speed Véto. Bisous. Bisous. Merci beaucoup d'avoir passé ce moment avec nous. N'hésite pas à t'abonner et à partager si l'épisode t'a plu. Et si tu cherches la bonne clinique ou le bon candidat, jette un oeil sur Speed Véto. On se retrouve très bientôt. Bisous !