Speaker #0Hello ! Je suis trop contente de vous retrouver pour un nouvel épisode solo. Alors j'ai une théorie, et chaque année, je peux vous dire qu'elle se confirme. La plupart des gens ne ratent pas leur rêve parce qu'ils manquent de talent. Mais ils ratent leurs rêves parce qu'ils les reportent. Je ne sais pas si vous, c'est quelque chose qui vous concerne, mais souvent, on a tendance à reporter les choses à deux moments de l'année. À la rentrée, donc au mois de septembre, et au mois de janvier, parce que la nouvelle année, les bonnes résolutions, etc. Mais il y a aussi ce truc de dire, oui, je verrai après les vacances, je verrai après cette période de vie qui est compliquée, ou parce que là, en ce moment, c'est compliqué au travail, je verrai une fois que les enfants seront plus grands. Je vais rire une fois que j'aurai économisé un petit peu plus d'argent, etc. Ça s'arrête jamais, il y a toujours un après. Et en fait, le truc, c'est qu'à force de vivre dans le plus tard, il y a beaucoup de personnes qui finissent clairement par passer à côté de leur propre vie. Et ce qui me frappe aujourd'hui, c'est qu'on est déjà au mois de juin. La moitié de l'année est derrière nous. La moitié, je ne sais pas si vous vous rendez compte. Et je ne veux pas que vous vous disiez ça en mode, « Waouh, ça fait flipper ! » Ce n'est pas du tout ça. Vous allez voir pourquoi j'insiste sur le fait qu'on est à la moitié de l'année. Et que c'est important de le prendre en considération, mais pas en mode je vis dans la peur, mon Dieu, j'ai perdu la moitié de l'année. Pas du tout. C'est plutôt qu'est-ce que je peux faire de cette deuxième moitié de l'année ? Et je ne sais pas pour vous, mais moi, cette phrase, elle me fait toujours quelque chose. Parce que si elle m'oublie d'aller me poser une question, et c'est ce que je vous disais un petit peu, est-ce que je suis en train, là tout de suite maintenant, de construire la vie que je veux vraiment ? Et c'est exactement cette question que vous devez vous poser. Et encore une fois, je vous le redis, l'idée, ce n'est pas de se dire, oh mon Dieu, est-ce que je viens de perdre six mois de mon année ? pas du tout ce qui nous intéresse, c'est ce sur quoi vous avez le contrôle, donc sur la suite de l'année. Ou alors, ce que vous pouvez vous poser comme question, c'est est-ce que je suis en train de remettre les choses à plus tard ? De remettre cette vie que j'ai envie de construire à plus tard. Et aujourd'hui, j'ai envie qu'on parle justement de cette période très particulière qui arrive, l'été. Parce que je crois sincèrement que les prochains mois peuvent devenir un tournant. Attention, je parle pas de la magie des vacances qui pourraient résoudre tous vos problèmes, etc. Mais justement, parce que pour la... première fois depuis longtemps, vous allez peut-être avoir l'espace mental nécessaire pour regarder votre vie en face. Et ça, croyez-moi, c'est rare, parce qu'on est souvent pris justement par le tourbillon de la vie. Il y a peu de moments où on fait un arrêt sur image, etc. Donc je trouve que c'est important, pendant l'été, de prendre ce temps et d'avoir des moments où on est vraiment, on switch off et on est dans le moment présent et on kiffe. Et oui, on est un petit peu dans ce truc d'échappatoire du quotidien, des problèmes, de la vie réelle, mais parce que ça fait du bien aussi de juste kiffer. de juste prendre du bon temps, de juste vivre. Et je pense qu'il faut quand même le faire. C'est super important l'été de prendre ce temps-là pour profiter et juste être dans le plaisir en fait. C'est super important. Mais l'un n'empêche pas l'autre. On peut prendre du plaisir et aussi se poser les bonnes questions. Je ne sais pas si vous avez déjà dit ça. Je vais profiter de l'été et je réfléchirai à ça en septembre. Ça, c'est un truc que j'entends depuis des années, de plein de personnes différentes. Et le problème, c'est qu'on sait très bien que septembre, ça ne transforme personne. janvier non plus, lundi non plus. Parce qu'en fait, ce ne sont pas les dates qui changent une vie. Ce sont les décisions. Et très souvent, derrière le « je verrai à la rentrée » , en réalité, il se cache un truc. C'est que je n'ai pas envie d'affronter ce sujet maintenant. Et ça, c'est super important aussi que vous en ayez conscience. Parce qu'en fait, affronter certaines vérités, c'est super inconfortable. Reconnaître qu'on n'est plus épanoui dans son travail, que peut-être on s'ennuie, qu'on a envie d'autre chose, reconnaître qu'on a peur. C'est inconfortable. Et je vais vous dire quelque chose, les plus grands changements de ma vie, ils n'ont jamais commencé dans l'urgence. Au contraire, dans le calme. Mais je ne parle pas des déclics. Les déclics, je les ai souvent eus justement dans des moments où je n'étais pas bien. Ou à un moment donné, tu te dis ok, trop c'est trop. En fait, je ne peux plus supporter cette vie, je ne veux plus travailler dans cette industrie, je ne veux plus avoir ce rythme de vie-là. La vie que j'ai construite, ça me déçoit. Moi, j'en étais arrivée à un point où j'étais triste en fait. Je me suis dit mais attends, je préférerais retourner à un enfant. Et vivre dans mon enfance, que de vivre ce truc-là à mine à l'heure, cocher juste des espèces de cases, avoir un CV qui se rallonge, mais où je vais comme ça en fait ? Je vous jure, rien que d'y repenser, ça me fout la boule au ventre. Et en fait, c'est vrai que les déclics, ils ont lieu dans ces moments-là, mais les changements de vie, les décisions que j'ai prises, les actions que j'ai mises en place, ça s'est vraiment passé dans des moments de calme, où j'avais l'espace justement de le faire. Et c'est exactement ce qui arrive à beaucoup de personnes à cette période-là. période de l'année et c'est pour ça qu'il faut en profiter. Juin, ça marque souvent un ralentissement et moi, pour être honnête, j'ai justement changé de vie, deux fois au mois de juin. Mes juins, C'est exactement ça. À chaque fois, j'ai profité de cette période d'année. En plus, il fait beau, généralement. Il fait chaud, ça sent bon, il y a des fleurs. Enfin bref, c'est quand même super propice, justement, au changement de vie. C'est pas glauque, quoi. C'est une période qui est quand même assez solaire. Et donc, c'est vrai que juin, ça marque quand même ce truc de, OK, les choses ralentissent, les vacances approchent, il y a des projets qui se terminent, le rythme change, les journées, elles rallongent. Il y a des choses un peu chouettes. Il y a quand même plein de choses qui se passent. Il peut y avoir des mariages, des anniversaires, des événements, des baptêmes, des trucs comme ça. Et du coup, c'est vrai qu'on retrouve un truc qui est rare, qu'on a peu souvent dans notre quotidien, c'est du recul. Et dans ces moments-là, vous regardez les six derniers mois, les objectifs que vous étiez fixés en janvier, la personne que vous êtes devenue, et parfois, on réalise quelque chose de très inconfortable, c'est qu'on n'aime plus vraiment la vie qu'on s'est construite. Ou du moins, elle ne nous ressemble plus vraiment. Et j'aime bien cette expression de dire « ma vie ne me ressemble plus » parce que c'est ça qui est intéressant. C'est de réaliser que oui, on avait peut-être voulu quelque chose il y a quelques années, mais qu'aujourd'hui, en fonction de notre évolution personnelle, de nos désirs, de nos objectifs, etc., ça ne ressemble plus à ce qu'on veut. Et c'est totalement OK. Donc on pense souvent que procrastiner, c'est être paresseux. Je suis mitigée, c'est-à-dire que la procrastination, c'est en fait un mécanisme de protection, on repousse ce qui nous fait peur. Je ne pense pas qu'on repousse le changement de vie parce qu'on manque de motivation, mais je pense qu'on le repousse parce que notre cerveau essaie de nous protéger de l'échec, du jugement, de l'incertitude, du regard des autres, etc. Et si on croit que le problème n'est qu'un manque de discipline, je pense que du coup, on travaille peut-être sur le mauvais problème et que le vrai problème, c'est la peur. On est terrifié, quoi. On est terrifié. Après, je suis aussi d'accord qu'il faut aussi... Moi, je suis quand même de cette école, de me dire... Allez quoi, bouge-toi, bouge-toi un peu les fesses. Et donc oui, je suis d'accord que ça peut être lié, c'est un peu genre tu restes à la flemme, tu restes dans ta zone de confort par facilité. Oui, je peux avoir un discours qui est aussi beaucoup plus dur, mais il me semble peut-être plus compliqué d'obtenir des résultats en disant ça à quelqu'un, plutôt que de lui dire, regarde, en fait, le vrai problème, c'est que t'es flippé. Et peut-être que de travailler sur le côté j'ai peur, etc., c'est peut-être aussi plus intéressant et peut-être que ça va t'aider à obtenir de meilleurs résultats, en tout cas de trouver les choses à démonquer pour que tu puisses passer à l'action. Et je pense qu'il y a effectivement beaucoup trop de personnes qui se disent « je verrai ça à la rentrée » , mais soyons honnêtes, combien de fois est-ce qu'on s'est déjà dit ça ? Je vais me mettre en septembre, et puis en janvier, puis après les vacances, puis après cette période compliquée. Et pendant ce temps-là, on le sait, les années elles passent, et on le sait, c'est un fait. Et le vrai danger, c'est pas de prendre une mauvaise décision, il faut vraiment s'enlever ça du cerveau, d'accord ? Le plus gros danger, c'est de jamais prendre de décision. Mais c'est horrible en fait, de passer sa vie à être restée dans l'indécision, parce que mine de rien, c'est aussi une décision. Ne pas faire de choix, je l'ai déjà dit, c'est quand même faire un choix. On fait le choix de ne pas avancer, tout simplement. Donc je pense qu'il y a des questions que vous pouvez vous poser. Justement, profitez de ce mois de juin pour vous poser ces questions-là. Si rien ne change dans les trois prochaines années, est-ce que c'est dit me convient ? Et soyez honnête, juste soyez honnête, transparent avec vous-même. Voilà, faites preuve de transparence. Deuxième question, qu'est-ce que je sais déjà au fond de moi, mais que je refuse encore d'accepter ? Parce que souvent, clairement, la réponse, on l'a déjà. Troisième question, quelle est la plus... petite action que je peux faire cette semaine. Pas cette année, d'accord ? Pas à la rentrée. L'idée, c'est vraiment justement d'actionner quelque chose quasi dans l'immédiat. Donc cette semaine. Parce qu'on le sait, d'accord ? On ne va pas changer les choses grâce à une seule grande décision. On change sa vie grâce à une accumulation de petites décisions. Et parmi ces décisions, il y aura peut-être une grande décision. J'ajouterai une quatrième question qui me semble plutôt puissante. Si je continue comme aujourd'hui, jusqu'en juin prochain, est-ce que je serai fière de moi ? Cette question, elle est bien parce qu'elle va venir casser immédiatement les illusions. Là, on est obligé de regarder la trajectoire. On n'est pas dans l'intention de. On est obligé de se projeter et de se dire, attends deux secondes, à quoi est-ce que va ressembler ma vie de maintenant à juin 2027, si je continue exactement comme aujourd'hui ? Et ça, c'est intéressant. Donc, dans quelques jours, l'été va démarrer. Et c'est formidable, on en est toutes ravies. Et comme chaque année, certaines personnes vont utiliser cette période pour se reposer. Et comme je vous l'ai dit tout à l'heure, je pense que c'est nécessaire, c'est important. Mais je pense que l'un ne va pas sans l'autre, en tout cas l'un n'empêche pas l'autre. On peut aussi l'utiliser pour prendre du recul. Et quelques-unes vont prendre des décisions. Pas forcément des décisions de dingue, mais peut-être une décision qui changera la trajectoire des prochaines années. Peut-être que cet été ne changera rien, ou peut-être qu'il sera celui dont vous vous souviendrez dans dix ans. Et encore une fois, ce n'est pas parce qu'il va se passer quelque chose d'extraordinaire, mais c'est parce que c'est le moment où vous allez arrêter de remettre votre vie à plus tard. Donc moi, évidemment que je vous recommande de profiter de cet été pour vous reposer, respirer, etc. Mais aussi pour prendre du recul. Gagnez du temps sur la suite. Pensez justement à ces six prochains mois. À quoi vous aimeriez qu'ils ressemblent ? Est-ce que finalement, les décisions qui vous font le plus flipper aujourd'hui, est-ce qu'elles sont si flippantes que ça ? Est-ce qu'il n'y a pas des petites décisions que vous pouvez prendre et qui va justement vous permettre d'avancer vers vos objectifs sans prendre tout de suite maintenant la décision qui vous fait flipper ? Parce qu'encore une fois, je vous le redis, mais au fond, le plus grand risque, ce n'est pas d'échouer. Et vous le savez. Ça, je pense que c'est bon. Vous le savez, tout le monde en parle. C'est quelque chose, c'est une information qui doit être... acquise pour vous. Le plus grand risque, c'est vraiment de passer des années à attendre ce fucking bon moment. Ça se saurait s'il y avait un bon moment, d'accord ? Ça serait tellement plus simple. Mais moi, je pense que ce fameux bon moment, c'est nous qui le décidons. C'est nous qui décidons de déclencher, ok, là c'est bon, c'est le bon moment. J'ai décidé que c'était le bon moment et j'y vais. C'est toi qui décides que ce moment est le bon. Et donc, pourquoi ce moment, ce bon moment, eh bien, ça ne serait pas là maintenant au mois de juin. ou bien cet été.