- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast des timbres pour partager avec vous,
- Speaker #1
différemment qu'au concert,
- Speaker #2
un espace d'échange sur ce qui nous passionne et nous définit. Bonne écoute ! Le dégagement de temps là... Oui,
- Speaker #3
on est sur cette plaine de la Bièvre là, et on est en plus sur le secteur de la plaine de la Bièvre qui est encore un petit peu vallonné avec des petites... Il y a un petit peu de diversité de paysages, de... etc. Je vais essayer de vous emmener face aux montagnes.
- Speaker #1
Bonjour à tous, nous sommes aujourd'hui avec Yoko et Julien aux attelages de la Bièvre, en compagnie de notre cocher Denis Baumel et bien sûr de ses chevaux. C'est eux qui nous ont accompagnés lors de notre première tournée itinérante, Denis avec Paddy et Elf. Et qui vont revenir sur notre prochaine tournée qui ira de la vallée de la Loue, Ornans, rejoindre à pied et en attelage la vallée du Doubs à Beaumles-les-Dames.
- Speaker #2
Merci mille fois Denis de nous accueillir aujourd'hui.
- Speaker #4
Merci à vous d'être parmi nous aujourd'hui, ça me fait grand plaisir.
- Speaker #1
Alors, est-ce que tu es prêt pour qu'on te questionne un peu ?
- Speaker #4
Ah ben je suis toujours prêt !
- Speaker #1
Alors dis-nous donc, comment est-ce que tu es devenu cocher d'attelage ? Est-ce que c'était plutôt un rêve d'enfance ou une rencontre tardive avec les chevaux ?
- Speaker #4
Alors je pense plutôt que c'était une continuation d'une découverte du cheval quand j'étais jeune. J'ai découvert le cheval vers l'âge de 10 ans. Mes parents voulant me... me faire faire une activité sportive, ne trouvant pas chaussure à mon pied. Et un jour, j'ai vu passer un cavalier devant moi et j'ai dit à mes parents, j'aimerais bien faire ça. Et c'est là que je suis tombé dans le cheval. Mon père m'a pris par la main et m'a mis dans une écurie le lendemain. Et je me suis retrouvé à cheval sans trop savoir dans quoi je m'engageais. Et ça m'a passionné et je suis resté dans des centres équestres jusqu'à l'âge de 17 ans environ. Après il y a eu une petite coupure, j'ai fait mes études et quand j'ai connu mon épouse, qu'on est venu habiter dans la Bièvre, j'étais toujours un petit peu à rêver de cheval et j'ai rencontré une amie qui avait son propre cheval chez elle. Et à ce moment-là, je me suis dit, mais pourquoi on n'aurait pas nos propres chevaux ? On a cherché un terrain pour les mettre, on a cherché les chevaux. J'ai fait découvrir l'équitation à mon épouse, on est allé en centre équestre monter à cheval. On a fait après des randonnées avec les chevaux qu'on a achetés, avec une association. On s'est éclaté à faire des randonnées un peu partout. Et puis parmi les randonneurs, il y avait des calèches. Et donc, j'ai trouvé le concept très, très intéressant, d'autant que j'avais des enfants en bas âge. Et je trouvais qu'emmener ses propres enfants dans ses randonnées avec son cheval, c'était quand même un concept intéressant. On avait un de nos deux chevaux qui était censé être attelé, censé seulement. En fait, quand on a fait l'essai, on s'est retrouvé un peu, voilà, pas très en sécurité. Voilà, donc du coup, on a fait un peu machine arrière. Je me suis dit, il faut faire les choses sérieusement. Du coup, je me suis dit, si je veux vraiment faire de l'attelage, il faut que j'apprenne. Donc, je suis allé dans une école d'attelage qui se trouve dans le nord du département, qui était un endroit où on louait des roulottes pour les touristes. Mais en même temps, on apprenait aux gens à conduire des attelages avec les chevaux. Et donc j'ai commencé à apprendre à mener, comme mon propre cheval n'allait toujours pas super bien, il était plutôt du genre très nerveux, c'était un espagnol en plus, donc ça brassait de l'air. Il s'est trouvé qu'une de mes juments d'école dans cette école d'attelage était une ardennaise, qu'elle était en fin de carrière et que l'école d'attelage voulait bien me la céder. Donc ça a été ma première jument d'attelage, qui a appris à mes autres chevaux après, en père, à être conduits en attelage. Donc ça a été la première, elle s'appelait Mélanie.
- Speaker #0
Et pour toi, qu'est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ?
- Speaker #4
Alors je dirais que c'est un métier où on rencontre beaucoup de personnes. C'est vrai qu'on s'est spécialisé, moi à l'origine mon métier c'était instituteur. J'ai arrêté d'être instituteur pour développer cette activité d'attelage, surtout destinée au milieu du handicap. J'avais parmi mes parents d'élèves, quand j'étais instituteur, des parents d'élèves qui étaient éducateurs en milieu d'éducation spécialisée auprès d'enfants handicapés ou d'adultes handicapés. Et donc ça a été mes premiers clients, entre guillemets, qui m'ont emmené des groupes. Et donc on a beaucoup beaucoup oeuvré dans le handicap, en rencontrant d'abord des éducateurs. Et après, le métier d'attelage nous a ouvert d'autres opportunités de rencontres, autant au niveau du cinéma, du milieu du spectacle. Et on a rencontré des gens que moi-même, je n'aurais jamais rencontrés dans mon travail d'instituteur, de toute façon, qui est assez sclérosé. On n'a que des collègues et des parents d'élèves, voilà, en vis-à-vis. Et donc, voilà, c'est la rencontre des autres. Et surtout, c'est faire une activité autour du cheval attelé et présenter le cheval sous un autre aspect.
- Speaker #2
Donc c'est une rencontre finalement plus que quoi que ce soit d'autre qui guide ton choix. On pourrait dire une rencontre avec le cheval, entre le cheval et toi, une rencontre entre toi et le public, une rencontre entre le public et le cheval. et Et comment est-ce que tu peux susciter des rencontres justement sur tous ces niveaux-là ? Comment est-ce que ça se passe quand tu as des gens qui viennent pour faire justement une promenade en calèche, pour avoir toutes ces rencontres qui se passent ?
- Speaker #4
Alors c'est un peu compliqué pour répondre à cette question. En fait, la rencontre, elle est... elle se fait dans la calèche quand les gens arrivent et viennent faire une promenade. Et pendant cette rencontre, ça peut susciter d'autres ouvertures vers d'autres rencontres encore. C'est un peu le bouche à oreille, ce qu'on peut appeler le bouche à oreille. Mais il y a une visibilité qui se fait à partir du moment où on est dans un attelage, on est dans un état de visibilité. Les gens qui rencontrent un attelage, que ce soit dans la rue, dans la campagne, sur un chemin, etc., ils sont toujours dans un état un peu d'ébahissement et de contemplation. Ça suscite des rencontres, ça suscite des interventions. On a rencontré tout à l'heure quelqu'un dans un chemin. Je n'ai pas compris ce qu'il m'a dit, mais en fait, il m'a adressé la parole quand je suis passé à côté de lui. Je n'ai pas pris le temps de lui répondre. On était ensemble, mais en tout état de cause, souvent, je m'arrête. Et je discute avec les gens qui sont au bord du chemin, même s'ils n'ont rien à voir avec la balade que j'ai organisée, d'autant plus s'il y a des enfants, parce que j'aime bien leur faire caresser le cheval, et leur faire découvrir le cheval même s'ils ne sont pas dans l'activité, et pour susciter aussi la rencontre entre les passagers et les gens qui sont sur le chemin. C'est-à-dire qu'en fait, qu'il y ait aussi des fois une interaction entre... J'aime beaucoup cette idée de susciter justement les discussions, les rencontres. On travaille beaucoup en EHPAD et mon grand plaisir en EHPAD c'est de faire mes prestations autour de la maison de retraite au moment de la sortie des écoles. Et donc je vais ostensiblement à 11h30 me planter devant l'école avec la calèche qui est pleine de papis-mamies. Et automatiquement il y a des petits qui s'approchent du cheval et puis qui s'approchent aussi des papis-mamies. C'est le cheval qui sert toujours d'eux. de pivots, de liens, et qui suscitent la rencontre entre les humains.
- Speaker #3
Où tu vas là ? Recule ! Arrière, encore !
- Speaker #0
Tu nous as raconté que tu étais un instituteur avant d'être un coaché et combien de temps faut-il pour être comme un métier de coaché ?
- Speaker #4
Ah, alors, en fait, en même temps que j'étais instituteur, quand j'ai commencé l'attelage, j'étais toujours instituteur, mais je faisais de l'attelage pour mon propre plaisir, entre guillemets. Donc, grosso modo, on va dire que j'ai commencé l'attelage dans les années 2000. 1999, j'ai passé mon diplôme en 99. Et du coup, j'étais toujours instituteur jusqu'en 2012. Donc pendant toutes ces années où j'étais instituteur, c'était une passion que j'exerçais le mercredi, le samedi, le dimanche, pendant les vacances. mais bon c'est une passion qui vous attrape par le petit doigt et qui vous mange le bras. Donc d'un attelage on est passé à deux attelages, de deux attelages on est passé à trois attelages, de trois attelages on est passé à six attelages, avec des voitures de collection, avec un peu plus de chevaux, puis des poneys parce que les enfants étaient petits, ils voulaient des poneys, etc. On s'est retrouvé pratiquement avec dix équidés, voire douze équidés, donc ça faisait quand même des choses à gérer. On a essayé de continuer à partir en vacances pendant nos vacances scolaires en emmenant nos chevaux avec nous. Donc on visait des centres de vacances où il y avait un pré à côté et on débarquait dans le centre de vacances avec la bétailière. Voilà, donc c'était des vacances un peu particulières, mais on profitait de nos chevaux pendant que nos enfants profitaient du club enfant dans le centre de vacances. Et puis petit à petit, avec cette histoire d'attelage... On s'est mis, quand vous avez un attelage, on vous demande de faire un mariage le samedi, on vous demande de faire une promenade le mercredi, puis une promenade le dimanche, et ainsi de suite. Et on finissait par ne plus jamais arrêter de travailler entre l'école et l'attelage. Donc tout ce temps, ça a été un temps d'apprentissage pour moi, parce que j'ai découvert plein de choses pendant ce temps-là. Je me suis formé petit à petit, mes chevaux m'ont formé, moi j'ai toujours tendance à dire que c'est mes chevaux qui m'ont appris le métier. À un moment donné, il fallait faire un choix. C'est-à-dire que je me suis mis à mi-temps en tant qu'instituteur. Je me suis aperçu que je passais plus de temps sur les attelages qu'à préparer ma classe. Puis voilà, il fallait à un moment donné décider de faire quelque chose. Donc on a voulu changer.
- Speaker #3
Toute la question de l'attelage, c'est la manière dont on les dirige. Et l'attelage, c'est quand même... Une discipline d'une confiance partagée avec le cheval, ce qui veut dire qu'en fait le mort a peu d'importance dans l'idée où on a peu d'action dessus. Quand on dirige un cheval, on commence toujours par lui donner un ordre à la voix. Et en fait, la main ne fait que confirmer l'ordre donné. Et elle vient en légèreté sur la bouche du cheval, jamais en tirant. Donc des fois, il y a des polémiques sur le mort à prendre en attelage. Mais moi, j'ai toujours dit, d'abord, en confiance avec le cheval. Après, le mort le plus doux possible, mais toujours en sécurité quand même, avec un mort qui permette de retenir si jamais quelque chose se passe de travers.
- Speaker #2
Tu parlais du nombre de chevaux que tu as eu, que tu as encore. Combien de temps faut-il pour créer une vraie relation de confiance avec un cheval d'attelage ? D'autant que j'imagine que les chevaux ont aussi chacun des personnalités différentes, que ça ne doit pas être être pareils avec l'un, avec l'autre. Comment ça se passe, cette formation du cheval, ou la tienne, comme tu disais ?
- Speaker #4
Le cheval, c'est un animal un peu particulier, qui, à mon avis, se donne complètement à l'humain qui l'accompagne, à partir du moment où il y a une relation de confiance totale entre l'animal et l'homme. Je l'ai appris au fur et à mesure de mes pérégrinations en attelage, qui ont été émaillées d'incidents divers et variés, qui sont toujours formateurs, et qui m'ont toujours montré qu'en fait les problèmes de relation avec le cheval surgissent toujours quand il y a une situation de stress, où on perd la confiance dans l'animal. Donc il faut toujours rester maître de son équipage. On a des moyens pour ça, c'est-à-dire qu'il y a des sécurités, il y a des harnais qui sont réglés d'une certaine manière, etc. Mais pour moi, le plus important, ça a toujours été cette confiance mutuelle entre le cheval et l'homme. Et le temps qu'il faut pour qu'un cheval soit en confiance dépend beaucoup de son tempérament. Il y a des animaux qui sont plus méfiants que d'autres. Il y a des animaux qui ont besoin de cette relation avec l'homme. ce besoin en eux en fait, il y en a d'autres qui sont beaucoup plus distants, c'est variable mais je dirais que globalement un cheval un peu facile on va dire qu'il y a quand même une certaine facilité à venir vers vous en un mois ou deux on a quand même déjà un fonctionnement qui est relativement confiant après beaucoup vous disent Ils diront que moi j'ai un naturel très confiant, même vis-à-vis des humains. Donc je suis toujours un peu allé vers les autres et à leur faire confiance a priori. Et cet état de fait fait que je pense que vers l'animal c'est la même chose. C'est cet a priori de confiance vis-à-vis de l'animal et qui l'amène à être confiant vis-à-vis de moi et ça s'installe très vite. Mais après, chacun est différent. Mais c'est vrai que j'ai vu, on a été école d'attelage, c'est-à-dire que nous-mêmes, on a formé des meneurs, des gens qui ont voulu apprendre pour différentes raisons, pour du loisir comme pour du professionnel. Donc il y en a quelques-uns qui sont passés à côté de moi pour que je leur montre un peu ce que je savais faire et comment il fallait le faire. Bon, je ne suis pas la science infuse, moi j'ai des défauts aussi, mais j'ai beaucoup vu... Selon le tempérament de la personne que j'avais à côté de moi, l'attitude du cheval qui changeait du tout au tout. C'est-à-dire qu'en fait, selon la personne qui a les guides, le cheval le sait, l'entend, le sent, et du coup on n'a plus du tout le même fonctionnement quand la personne est très stressée ou tendue, et j'ai même dû des fois intervenir et reprendre les guides d'autorité parce que ça montait en... Sans monter en cacahuète quoi.
- Speaker #2
D'où un cercle vicieux j'imagine, parce que la personne qui tient les rênes du coup commence à stresser d'autant plus. Mais donc j'imagine qu'il y a aussi l'effet inverse, c'est-à-dire le cercle vertueux de la confiance mutuelle entre le cheval et le cocher qui s'entretient de plus en plus et où on finit par pouvoir faire faire des choses de plus en plus compliquées, de plus en plus facilement aussi aux chevals que l'on mène.
- Speaker #4
Exactement. En fait, le cheval, à partir du moment où il est en confiance totale, on s'aperçoit qu'on prend même des libertés qui ne sont pas recommandées. Normalement, quand vous apprenez à conduire un cheval, on vous dit qu'il faut tenir les guides tendus, qu'il faut être à même de parer à toute éventualité, à toute erreur de trajectoire, etc. etc. Il faut être hyper vigilant, etc. C'est très dangereux. Bon, quand on vous dit ça, si vous êtes quelqu'un de stressé, vous arrêtez tout de suite. Mais si vous êtes quelqu'un d'un peu confiant, prenez les choses en considération. Mais à partir du moment où vous installez cette confiance, vous vous apercevez que finalement, il n'y a pas besoin d'être... Hyper tendu sur les guides, d'avoir les mains cramponnées sur les guides. Il faut faire confiance au cheval et puis être vigilant pour parer à toute éventualité si le cheval débite sa trajectoire. Ça m'est arrivé des fois de discuter avec les passagers, d'être trop confiant et que le cheval tourne à droite au lieu d'aller tout droit. Alors je voulais aller tout droit, j'ai oublié de lui dire, mais c'est ma faute. Je n'ai pas averti, donc il a pris sa décision et il est à droite. Je vais à droite. Et du coup, je m'en suis aperçu et du coup, j'ai rectifié tout de suite. Mais c'est vrai qu'on se met à voir des comportements du cheval qui anticipent de plus en plus ce qu'on ne lui dit pas. C'est-à-dire qu'en fait, il prend des décisions des fois pas forcément heureuses, mais il... Il peut même arriver à être plus parfait que parfait dans des prestations, parce qu'il comprend dans quelle activité il est. Alors là, je parle de prestations, où il y a des arrêts longs, où il y a des choses un peu particulières. Pour parler de Père Noël et de Mère Noël, on en parlait tout à l'heure. pour jouer mon rôle de Père Noël dans le centre commercial. Je fais mon cirque, comme on dit, en faisant les ho-ho-ho qui vont bien. Et le cheval, il est dans une ambiance qu'il ne connaît pas, parce que tous ces ho-ho-ho, ça pourrait dire hola, ça pourrait dire... Non, il n'en tient pas compte, c'est dans le contexte, donc il n'a pas de réaction négative par rapport à tout ce bruit. Et puis, des fois, je m'amuse à faire une mise en scène en disant, bon, le Père Noël va monter sur sa calèche et il va dire à son fier destrier de partir. Et puis, je dis à mon cheval, à qui je dois dire que Guss marchait, je dis, fier destrier, en avant ! Et le cheval, d'un seul coup, se met à marcher. Alors que c'est pas le bon ordre, mais il anticipe le contexte, il est dans son rôle et il comprend le rôle que je tiens. Il y a toute cette interaction qui se passe et c'est assez bluffant. Des fois on en rigole, j'en rigole tout seul, un peu dans ma barbe parce que... Parce que je me dis, punaise, quand même, là, il est fort, quoi. Mais je ne vais pas l'expliquer aux passagers, parce que, voilà, c'est trop long à expliquer. Mais là, j'ai senti, et on parlait tout à l'heure du cheval qui a envie d'être dans une activité, parce que ça, c'est aussi une chose du cheval. C'est que moi, j'ai perçu tout au long de ces 20 années, 25 années, que les chevaux avaient envie de faire. C'est pas, contrairement à ce que beaucoup disent, le cheval il est pas heureux dans un pré à rien faire, même avec des congénères, il y en a certains qui ont des envies d'activité, et j'avais donc ce cheval qui s'appelait Cugus et qui, de son pré, quand il m'entendait parler, même dans cette salle ou dans la cour, m'appelait.
- Speaker #0
C'est-à-dire qu'avec son cri particulier, du fond de son pré, il entendait ma voix et il m'appelait. Pour me dire quoi, je ne sais pas, parce qu'on ne saura jamais. C'est l'interaction entre le meneur et le cheval.
- Speaker #1
C'est magique.
- Speaker #0
Elégante, c'est enregistré ton pet, pour la postérité. On ne pourra pas dire que tu n'en as pas fait.
- Speaker #1
Comment est-ce qu'on leur apprend à tirer une voiture et aussi à travailler en équipe ?
- Speaker #0
Alors c'est une formation qui est essentielle. Tous les chevaux ne sont pas aptes à être attelés. Parce qu'il y a des chevaux qui ont une certaine méfiance naturelle, un manque de confiance. et pour forger cette cette confiance, on a besoin de chevaux qui sont réceptifs et qui sont calmes. Donc déjà, il y a le choix du cheval. On parle d'une confiance mutuelle. Cette confiance mutuelle, il y a des chevaux. Je suis persuadé que certains chevaux que je connais, je n'arriverai peut-être pas à l'installer. Ou alors sur du très long terme, mais ce serait difficile, ce serait un peu un challenge, mais ce n'est pas mon but. Mon but, ce n'est pas de me compliquer la tâche, c'est de prendre des chevaux que je sens. Je vais les essayer en général, quand je les achète ou quand je les loue. Et si je sens que ça ne va pas, qu'il y a un problème particulier, je n'insiste pas. J'ai en charge du public fragile et une responsabilité de sécurité. Je ne peux pas m'amuser à avoir des chevaux qui ont un problème particulier. Ce n'est pas mon but. Le cheval, quand on veut lui apprendre l'attelage, il y a plein d'étapes à passer et il ne faut en oublier aucune. Et il y en a certains qui vont plus vite que d'autres, mais c'est des étapes très progressives de travail à pied, de travail dans le calme, sur des courtes durées. Il n'y a pas besoin de travailler pendant trois heures avec un cheval, un quart d'heure ça suffit. On travaille par étapes avec le souci de toujours terminer sur quelque chose de réussi. Même si ce n'est pas l'objectif de la séance, il faut que la chose soit réussie. Donc si on voit que l'objectif est trop ambitieux, on descend d'un cran pour avoir quelque chose de réussi sur quelque chose de moins ambitieux, pour laisser réfléchir le cheval et repartir le lendemain sur l'objectif qui était fixé. Et comme ça, d'étape en étape, travail à pied, travail en longe, dans un rond de longe, après travail avec un pneu qu'on tire derrière. pour lui faire sentir la traction. Avant le pneu, on se fait aider de deux personnes qui résistent tout doucement et progressivement sur les traits pour lui apprendre à tirer. Donc toutes ces étapes, il ne faut en oublier aucune. À l'heure actuelle, malheureusement, l'attelage est très populaire, très en vogue. Il y a beaucoup de gens qui veulent faire de l'attelage. Il y a beaucoup de gens qui vendent des chevaux attelés, mais qui des fois n'ont pas eu le dressage qu'il faut. Et on s'en aperçoit quand on les a à la maison et qu'on les utilise. Et là, à ce moment-là, on s'aperçoit qu'il manque quelque chose. Et souvent dû à des étapes qui ont été bâclées trop vite. On a dit, c'est bon, maintenant il sait, on passe à l'étape suivante. Donc il faut prendre son temps. Et quand on sent que toutes les étapes sont réussies, après il faut faire des kilomètres et des kilomètres et des kilomètres. Pour que le cheval, dans toutes circonstances, se sente en confiance et sache que c'est une activité qui sait faire maintenant et qui peut la faire sans appréhension.
- Speaker #1
Et en équipe ? Alors,
- Speaker #0
l'attelage, il y a deux façons de l'apprendre pour le cheval. Soit vous travaillez, comme je viens d'expliquer, en simple, c'est-à-dire en apprenant au cheval toutes les étapes les unes après les autres. Et une fois qu'il est attelé en simple, vous pouvez l'atteler à côté d'un autre. Et en général, ça se passe relativement bien. Ils ne peuvent pas se taper mutuellement, ni arriver à se mordre éventuellement. Mais en général, ça se passe relativement bien, surtout si les deux chevaux en question vivent dans le même troupeau, parce que là, ils ont réglé leurs problèmes auprès. Au travail, c'est autre chose. Donc du coup, quand le cheval est attelé, on le met en paire, il n'y a pas de problème. Après, il y a d'autres personnes qui, justement, ont tendance à brûler les étapes en apprenant au cheval qui ne sait pas à être attelé en l'attelant à côté d'un cheval qui est attelé. C'est-à-dire qu'en fait, on prend le cheval, on lui fait faire deux, trois bidules à tirer, deux, trois bruits. On le décolle et puis on lui met le harnais sur le dos, etc. Bon, ça va, il accepte le harnais. Hop, on le colle au timon avec un autre cheval et puis on le fait travailler avec l'autre cheval. Et très souvent, ce qui arrive à ce moment-là, c'est que le cheval ne sait pas tirer. C'est-à-dire qu'en fait, il n'a pas été assez attelé tout seul pour tirer correctement et savoir ce que c'est que de tirer correctement. Donc très souvent, ça fait un peu un cheval comme Elf. Pourtant, Elf, ce n'est pas son cas, mais il a tendance à ne pas vouloir tirer, à laisser tirer l'autre. Voilà, donc en général ce qu'il faut faire à ce moment-là, c'est reprendre la partie traction avec le cheval en simple. Avec Mélanie, je ne sais pas si je vous l'avais raconté l'anecdote, c'est la première fois que je suis allé... c'est une jument de roulottes donc en fait je l'ai acheté chez un roulottier donc elle a tiré toute sa vie des roulottes d'une tonne et demie avec des familles sur des routes goudronnées en faisant des circuits de 10 kilomètres ça a été sa vie tout le temps et quand elle a eu 18 ans le roulottier en question il les emmène à l'abattoir donc moi c'est là où j'ai appris l'attelage là-bas, c'était aussi une école d'attelage donc on apprenait sur les faux roulottiers on apprenait à conduire un cheval Merci. Et quand j'ai su que Mélanie avait 18 ans et que ça allait être la fin de sa carrière définitive, j'ai demandé au gérant des roulottes, allez, yep yep, de me la confier parce que j'avais eu une mauvaise expérience avec mon cheval qui était soi-disant débourré, qui finalement s'est révélé être débourré comme moi je suis moine. Donc... Donc une jument qui était aussi bien mise que cette roulotière et qui marchait au pas tranquille, ça m'allait bien avec ma vieille calèche, avec mes enfants couchés à l'arrière sur un matelas, tranquille, tranquille, on allait comme ça là, au pas. Ça m'allait bien. Donc j'ai récupéré Mélanie. Et puis quand j'ai récupéré Mélanie, moi j'ai un collègue dans le village à côté qui faisait des concours d'attelage. Des concours d'attelage avec des chevaux de sang, galopés, etc. Moi, je savais bien ce que c'était qu'un concours d'attelage, mais j'avais aucune idée de jamais en faire. Et puis surtout avec Mélanie, qui était une jument qui ne me faisait que du pas. Donc, je me suis dit... Alors, il m'appelle, il me dit, tu ne voudrais pas venir concourir avec ton chien ? Alors, j'étais encore un stit à l'époque. Un stit de l'école d'à côté, du village d'à côté encore. Donc, je lui ai dit, non, non, mais moi, Mélanie, elle ne fait pas ni trotter, ni galoper. mais je viendrai voir si tu veux pour m'amuser en famille on vient en attelage et puis on vient voir ton concours voilà donc nous voilà partis sur ce chemin là pour rejoindre le village de la frette avec Mélanie et ma vieille carriole en bois voilà genre petite maison dans la prairie le matelas à l'arrière de la carriole voilà Mélanie et mon chat l'amant S'avançant tout doucement vers les chemins de la frette, et j'arrive aux alentours de la frette. Et là, aux alentours de la frette, évidemment un concours d'attelage, c'est des haut-parleurs, c'est de la musique, c'est des bruits de chevaux qui hennissent. Et je vois ma Mélanie qui dresse les oreilles, qui se redresse et qui part au trot. Alors là je me dis, mais attendez, qu'est-ce qui se passe ? Je rattrape mes guides, je me mets au carré, qu'est-ce qui se passe ? Et me voilà arrivé sur le terrain du concours, avec les pieds relevés, la tête en l'air, etc. Bon, vous ne connaissez plus mon cheval. J'arrive et puis je vois le responsable du concours qui me dit on en est à la maniabilité. C'est dans une sorte de terrain de foot, tu as 16 portes qui sont sur des cônes, c'est des cônes un peu inclinés qui sont espacés de 15 cm de plus que la largeur de la tâche et où il y a des balles de tennis et il faut enrouler ces 16 portes en moins de 3 minutes sans faire tomber de balles. Et souvent elles sont en plus en quinconce, enfin bon, voilà. Et elles sont numérotées de 1 à 16. Il me dit, à la fin de tous les concurrents, je te ferai essayer le circuit. Alors je dis, ah mais tu crois, j'ai jamais fait ça. Moi je veux bien, mais bon. Alors... Il dit, mais écoute, tu regardes, tu regardes comment ils font, et puis on te mettra aussi quelqu'un qui te donnera la direction qu'il faut prendre. Bon, ok. Je me mets à la liste du concours, mais là, ni la tête qui regardait tous ces congénères qui faisaient des circonvolutions dans ce terrain. Et puis arrive le moment où, à la fin du concours... Le gars il dit, et voilà M. Baumann qui va venir avec Mélanie pour essayer le terrain. Alors là j'entends tous mes élèves qui étaient sur le bord de la liste qui viennent, Ah il y a Denis, il y a Denis ! Et d'abord que je me remoutonne un peu là. Et puis voilà que je me mets, donc je rentre sur le terrain de concours, je me présente devant le juge, parce qu'il y a un juge, il y a un jury, et il faut se découvrir. comme ça donc je me présente devant c'est comme ça j'ai à peine eu le temps de remettre le chapeau sur la tête que Mélanie elle est partie comme une bombe pour enquiller la première porte et elle t'a fait un parcours mon pauvre j'ai rien pu faire moi j'étais là avec l'aigle je suivais la collègue qui était à côté de moi elle avait même pas le temps de me dire où est ce qu'il Il fallait aller comme il était déjà. Et on a fait les 16 portes, donc à toute allure. On n'a pas fait tomber une balle. Et sur les dernières portes, on a fait au galop. Elle m'a tout fait au tronc et les dernières portes au galop et à la fin elle s'est arrêtée et alors j'ai le chef de piste qui est venu vers moi en courant et il m'a dit c'est la première fois que vous faites ça mais il faut continuer alors j'ai dit mais c'est pas moi et alors après j'ai appelé le... Le gars qui m'avait vendu Mélanie, j'ai dit mais j'ai rien compris là. Parce qu'alors après le concours d'attelage, Mélanie elle s'est mise à trotter et galoper. C'est-à-dire qu'en fait elle ne faisait plus des balades que au pas. Dès qu'elle avait l'occasion, elle partait au trot, elle partait au galop, elle se faisait plaisir. Alors, à 18 ans, et de les garder jusqu'à 28 ans. Et du coup... Et du coup il m'a dit, ah mais je ne t'avais pas dit, en fait Mélanie elle a fait du concours d'attelage jusqu'à l'âge de 8 ans et à 8 ans on l'a acheté et elle a fait des roulottes, d'accord, voilà donc elle avait retrouvé ses concours d'enfance
- Speaker #2
Oui donc tu parlais de ce moment où le cheval a un peu disparu et puis de cette... tendance où il reprend un peu du poil de la bête, si j'ose dire. Est-ce que tu crois que c'est aussi en partie pour des aspects écologiques qu'on peut avoir, par exemple, je ne sais pas moi, des chevaux qui font la collecte de poubelles, je sais que ça se fait dans certains endroits ou des choses comme ça, une utilisation, une remise au goût du jour, on va dire, par ce biais écologique, est-ce que tu crois que c'est une chose Merci. qui est importante, qui peut changer ? Ou est-ce que c'est plutôt anecdotique ?
- Speaker #0
Alors, je pense qu'en effet, le cheval peut avoir encore sa place dans la société moderne. Il a sa place. Il faut simplement bien prendre en considération ses besoins et son bien-être. Ne pas faire n'importe quoi sous aspect et... écologique, on a vu pas mal de choses ces dernières années qui étaient un peu, on va dire, du greenwashing plus que de l'efficacité proprement parlée. Il y a eu beaucoup de communes qui ont voulu imaginer aussi le transport scolaire en Calèche. Alors dans certaines communes c'est très efficace parce qu'il y a très peu d'élèves, le paysage est plutôt plat, la distance entre les maisons et l'école n'est pas très longue. On ne peut pas imaginer ça dans des villes avec des pentes abruptes, pour différentes raisons. Il y a la force de traction du cheval, l'endurance, et puis le timing, souvent, qui ne correspond pas, parce qu'il faut que les élèves soient à l'heure à l'école, il ne s'agit pas de s'égarer dans les champs. L'utilisation du cheval, elle peut se faire, elle doit se faire, moi je pense que c'est important qu'il soit là. Parce qu'il met du sens dans la vie des gens. Justement, ce sens qui a été perdu pendant cette coupure, je pense que sa présence apporte quelque chose de plus. Et cette présence, elle peut être dans le ramassage des poubelles, c'est quand il est bien conçu, dans le transport de personnes, dans le débordage dans des zones naturelles sensibles. il a son utilité dans des endroits où l'homme ne peut pas pas intervenir avec des machines ou... Quand les machines sont tellement dévastatrices qu'elles demandent à l'homme de penser autrement pour gérer ne serait-ce que la forêt, avec un cheval vous pouvez aller chercher l'arbre au milieu de la forêt qu'il faut abattre, sans avoir à abattre tous les arbres qui sont devant. Donc on peut faire de la coupe raisonnée, on peut faire plein de choses qui permettent justement d'être plus efficaces, plus respectueux de l'environnement nous-mêmes. Tout en faisant fonctionner un animal qui a un fort rapport de sympathie vis-à-vis du public. Les gens sont admiratifs. J'ai un ami qui a fait, je pense qu'il l'a fait encore cette année, et maintenant il a été à la retraite, il a donné le chantier à un autre ami, la mairie de Vaux-en-Velin, ou Tassin-la-Milune, une commune de Lyon. plutôt populaire, qui avait une grande surface en herbe qui faisait tondre habituellement, et qui la font faucher par le cheval, sous les immeubles qui sont plutôt des HLM. Et mon collègue me disait, mais c'est un événement où les gens descendent des immeubles, se parlent entre eux, et on recrée du lien social là où rien ne pouvait le faire jusqu'à présent. Donc là, on est sur une utilisation raisonnée du cheval, tout en laissant pousser l'herbe quand il faut la laisser pousser, tout en la coupant quand on peut la couper, sans abîmer le sol, tout en créant du lien social. On est au top.
- Speaker #2
Et on retrouve cette notion de rencontre qui était au tout début.
- Speaker #0
Exactement. Et cette notion de rencontre que moi j'ai trouvée dans l'attelage, elle est à tout moment où le cheval apparaît. J'ai le souvenir de cette première prestation que j'ai fait en 2011 à Grenoble, en plein centre-ville, place Victor Hugo, où j'étais censé transporter des gens sur le marché de Noël. Et j'arrivais avec mon camion et ma remorque, place Victor Hugo, en plein centre-ville, et je me garais. Et au moment où j'étais garé, il y avait 25 personnes qui étaient à côté du camion. et qui attendait que les chevaux sortent. Et dans ces 25 personnes, il y avait un papy qui descendait toutes les fois de chez lui. Il me voyait arriver de sa fenêtre et il descendait avec son quignon de pain pour le donner au cheval quand le cheval allait sortir du camion. Et dans ce moment-là, les gens autour du camion, qui ne se connaissaient pas, il y avait des familles avec des enfants, se mettaient à parler entre elles. Du cheval. Et là, on a de nouveau une création de liens sociaux, de communication, de rencontres entre les gens, qui se fait à ce moment-là.
- Speaker #1
Et Denis, on a l'immense chance que tu viennes accompagner notre tournée itinérante à août prochain. Et est-ce que tu peux nous expliquer, nous raconter, comment est-ce qu'on fait pour préparer un itinéraire, surtout quand on ne peut pas le repérer parce que c'est loin ? Quelles sont les contraintes ou bien les anticipations nécessaires ?
- Speaker #0
Alors, c'est un peu compliqué, votre itinéraire qui est si lointain. Parce qu'en fait, habituellement, moi, quand je fais une prestation, j'ai tendance à vouloir voir moi-même où est-ce que je vais passer pour anticiper tout. Bon, on ne peut pas tout anticiper. Il y a des lions qui nous le rappellent. Mais globalement, il y a des choses, par exemple, l'histoire de la pente raide juste avant le pont. où Elf a perdu sa chaussure, d'ailleurs, parce que Paddy lui a marché dessus. En fait, cet petit incident, il a été mineur, il n'y a pas eu de problème particulier, mais il aurait pu être anticipé si j'avais su qu'il y avait cette montée raide d'un coup. Et là, j'aurais géré les choses autrement avec mon attelage, de manière à ne pas être gêné par les piétons qui étaient devant, etc. Donc là, il y a eu un petit moment de cafouille, on va dire. Et ça, c'était un défaut de ma part de ne pas avoir anticipé, enfin de ne pas avoir vu la difficulté. Mais vous, vous ne pouvez pas la deviner, en fait, cette difficulté-là, parce que pour vous, l'itinéraire, il suit une dite. il faut avoir le côté technique de l'attelage pour l'anticiper la chose comme quand je vais faire des reconnaissances de mariage et qu'on me demande de faire des demi-tours à un endroit ou de me présenter de telle manière, j'anticipe tout je sais de quel côté doit être le marié dans l'attelage pour qu'il descende du bon côté pour aller chercher la mariée tout est pensé à l'avance par contre sur votre prestation, j'aurais tendance à faire comme pour les chevaux je vous fais confiance Donc, je sais que de toute façon, on avance doucement, que s'il y a un souci, on trouvera une solution. Et que comme vous m'avez déjà supporté une fois, vous devez connaître plus ou moins mes attentes la deuxième fois. Donc, c'est pour ça que... Mais bon, dans l'absolu, normalement, oui, je fais une reconnaissance préalable des lieux et des fois, je fais même le trajet entier avec ma voiture. Mais on ne voit pas tout, même en voiture, ça va trop vite.
- Speaker #1
Puis nous, on a appris qu'il fallait faire attention au pont en métal pour la résonance, au lion sculpté de Boublet d'âme, qu'il fallait bien baliser les lieux d'arrêt pour avoir un endroit agréable pour les chevaux.
- Speaker #0
Alors, moi, j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup apprécié la première prestation avec vous par la convivialité qui régnait. par l'ambiance, par beaucoup de choses et puis par le trajet qui était magnifique tout était parfait je ne pense pas que la préparation de l'itinérance était mal faite elle était très bien faite c'est pour ça que je vous fais complètement confiance pour la deuxième on
- Speaker #2
a encore du pain sur la planche alors Voilà que nous arrivons à la fin de ce magnifique moment de partage avec toi. Vraiment un tout grand merci. On espère que vous qui nous avez écoutés avez aussi été complètement passionnés par les chevaux, par la vie qui se dégage de cet attelage, des rencontres et de tous les échanges que ça peut susciter. Et on espère vous retrouver du coup. En notre compagnie, en compagnie de Denis et de ses chevaux, pour ce moment de rencontre, cette tournée un peu folle du 18 au 22 août dans le Doubs. Merci encore Denis.
- Speaker #1
Grand merci Denis, ça c'était tellement chouette.
- Speaker #0
C'était un merveilleux moment pour moi aussi et j'étais vraiment très très très heureux de vous accueillir chez moi, Yoko que je n'avais pas eu l'occasion d'accueillir déjà. aux Attal de la Bièvre et puis Noé aussi et puis avec une très grosse impatience pour cette nouvelle tournée de 2026 donc à bientôt à bientôt