LaetitiaEt si votre intuition était la clé d'une vie plus fluide et alignée ? Bienvenue dans le pouvoir de l'intuition, le podcast qui va vous aider à écouter, à comprendre, à utiliser l'intuition au quotidien. Je suis Laetitia André, je suis thérapeute intuitive et hypersensible et je vous embarque avec joie dans un voyage au cœur de votre intuition. Dans ce podcast, on va rendre l'intuition plus concrète, plus vivante, plus accessible. On va apprendre à lui faire confiance et aussi à l'intégrer avec simplicité dans notre vie, dans nos décisions. dans les relations, dans notre bien-être. Alors, est-ce que vous êtes prêts à réveiller ce super pouvoir et à transformer votre quotidien grâce à votre intuition ? Si oui, alors c'est parti ! Quand on se sent coupable de prendre des distances. Il y a une situation que je vois assez souvent, c'est la volonté de prendre de la distance dans les relations. Alors, ça se passe souvent dans les relations familiales. On n'a besoin pas forcément de couper, on n'a pas forcément envie de fuir, on a juste besoin d'un temps pour respirer. Alors du coup, on va le faire, on répond moins, on va annuler une visite, un café, enfin voilà. On ralentit les messages, on prend du recul. Et là, souvent, il y a un truc qui arrive, très souvent même. C'est cette notion de culpabilité. C'est un truc hyper lourd, un truc un peu collant, qui nous colle comme ça à la peau, presque physique. Comme si prendre soin de soi, c'était en fait une attaque vis-à-vis des autres. Et je ne parle pas de fuite ici, je ne parle pas de gens qui fuient. Je parle vraiment de cette sensation où on a besoin de distance, où c'est important dans une relation avec l'autre. Il y a vraiment deux choses. Il y a la notion de fuite, c'est-à-dire que dès que ça devient trop intense, on fuit, on a peur. Là, ce n'est pas du tout ça dont je veux parler. Je veux parler des relations où parfois on sent qu'il y a besoin de cette distance. On n'a pas peur, on a juste besoin de respirer un peu. Et c'est vrai qu'en accompagnement, je le vois souvent dans la sphère familiale. Alors, pas que, évidemment, mais c'est très souvent dans la sphère familiale, avec les parents. avec les frères et sœurs, ou parfois avec les amis, mais c'est vrai que parfois avec les amis, c'est un peu moins compliqué de prendre un peu de recul. C'est beaucoup plus compliqué, impactant, culpabilisant parfois dans la famille, parce qu'il y a tout un truc autour de la famille, où on doit être là, c'est important, etc. Et du coup, il y a ce truc-là, ce truc qui arrive, cette culpabilité qui arrive, ce truc lourd dingue, et qui nous pousse du coup parfois à nous justifier, même dans notre... peut-être, de se dire « mais n'importe quoi, t'exagères, allez, fais un effort, c'est peut-être moi le problème, finalement. » Et j'avais envie, dans cet épisode, de parler de ça, de cette culpabilité quand on prend de la distance. Et c'est vrai que c'est important aussi de dire ça dès le départ, la culpabilité, très souvent, c'est pas un signe qu'on est méchant, qu'on est quelqu'un de pas bien, mais c'est un ancien réflexe de survie relationnelle. Et quand on comprend ça, je pense qu'on peut Merci. enfin apprendre à prendre de la distance beaucoup plus saine, sans se trahir, sans se fermer, sans se battre contre soi-même en se disant que « Oh là là, mon Dieu, on est vraiment quelqu'un de pas bien » . La culpabilité, c'est quoi ? Alors, on confond beaucoup de choses. La culpabilité, ce n'est pas toujours « J'ai fait quelque chose de mal et je m'en veux » , etc. Parfois, la culpabilité, c'est juste « Je suis en train de faire quelque chose de nouveau et mon système intérieur est en panique parce qu'il ne connaît pas cette chose nouvelle que je n'ai jamais fait » , prendre de la distance, par exemple. Donc, j'ai jamais pris la distance, par exemple, je réponds toujours oui à tout dans la famille ou avec les amis, je sais pas dire non, je sais pas, poser des limites, et là, d'un seul coup, j'en ai foncièrement besoin. Et du coup, mon système intérieur ne sait pas faire, puisqu'il n'a jamais dit non, il n'a jamais posé de limites, du coup, il est en totale panique, et du coup, c'est la culpabilité qui arrive. Parce que si dans votre histoire, prendre de la distance par exemple, était associé à être jeté, être critiqué. Être puni, être privé d'amour, faire de la peine à l'autre, déclencher un conflit aussi parfois. Alors votre corps a enregistré un message hyper simple. De la distance, c'est un danger dans mes relations. Et donc, dès que vous allez prendre de la distance, votre corps va vous envoyer une alarme. Pas parce que vous faites mal, mais parce qu'il croit qu'on va perdre un lien qui est vital. Parce qu'il va se recâbler sur des choses anciennes. Alors, pourquoi c'est un réflexe de survie relationnelle ? Quand on est enfant, on a besoin des autres. pour survivre, ça c'est sûr, c'est compliqué de vivre quand on est enfant, tout seul, de se nourrir, etc. C'est juste très basique. Et donc, on apprend très tôt à préserver le lien. Et en plus, si vous êtes grandi dans un environnement où il fallait être gentil pour être aimé, il y avait des conditions d'amour, il fallait éviter les conflits, il fallait faire plaisir, il fallait prendre sur soi, il fallait être facile, il fallait gérer l'humeur d'un parent peut-être un peu plus compliqué, alors on a pris une stratégie, je m'adapte. Et comme ça, je suis en sécurité. Après, l'être humain est un être très facile d'adapter parce que justement, il sait que si pour vivre en tant que bébé, en tant qu'enfant, il faut qu'il réponde à une injonction de l'adulte. Du coup, il faut qu'il soit gentil, il faut qu'il trouve l'amour en l'autre. Et du coup, il faut qu'il s'adapte à l'autre pour être aimé et pour être nourri. Donc, on est quand même des êtres adaptés dès le départ. Mais là, c'est je m'adapte comme ça. Du coup, je suis en sécurité. Le problème, c'est que cette stratégie... elle continue à nous suivre à l'âge adulte. Donc, quand on prend des distances, ce n'est pas juste une décision, c'est tout notre système intérieur qui entend « attention, tu vas perdre l'amour, attention, tu vas être rejeté, attention, tu vas être le méchant ou la méchante » . Et là, la culpabilité arrive. Et évidemment, c'est décuplé en fonction de ce qu'on a vécu enfant, en fonction de ce qu'il fallait faire pour avoir de l'affection ou de l'amour. Si on a vécu dans un environnement très sécure, ou même quand on prend de la distance, on est toujours apprécié, aimé, ou il n'y a pas de problématiques, ou même quand on n'est pas très sympa parfois, ou on fait des colères, on a des émotions particulières, eh bien ça ne gêne pas les autres, on nous laisse s'exprimer ces émotions. Évidemment que de prendre de la distance ne va pas vous culpabiliser plus que ça. Par contre, si vous avez vécu dans une famille avec des gens pour qui les émotions étaient compliquées à gérer, etc., Bien évidemment, vous êtes formaté par rapport à ça et il y a de la culpabilité qui va arriver quand vous allez poser un acte qui est important pour vous. Alors, moi j'ai noté, et je trouve ça important de le dire, plusieurs formes de culpabilité. Je vais vous juste donner ici les quatre formes de culpabilité les plus fréquentes. Peut-être que ça vous aidera à reconnaître la culpabilité qui vient le plus quand vous posez un stop, quand vous posez un petit peu de distance dans une relation. La culpabilité numéro un, ça va être le « je suis trop » , « je suis trop sensible » , « je suis trop dans le ressenti » , « je devrais être beaucoup plus cool » . Et elle sert à quoi cette culpabilité-là ? Elle sert à minimiser notre signal intérieur pour rester en lien avec l'autre. C'est-à-dire que c'est moi qui ai un problème, ce n'est pas l'autre. Donc je minimise du coup mon besoin pour me dire que finalement c'est l'autre qui a raison et que mon besoin à moi est moins important du coup que celui de l'autre. Ensuite, il y a la culpabilité. culpabilité de « je leur dois quelque chose » . « Je leur dois bien ça quand même, après tout ce qu'ils ont fait pour moi. » Ou « je ne peux pas les laisser comme ça, il faut que je fasse quelque chose » . Donc, elle apparaît souvent quand on a été le pilier ou le soutien, ou en tout cas la personne responsable vis-à-vis des autres de la famille. Donc, « je leur dois bien ça » . Ou peut-être que des fois, vous avez entendu aussi le « après tout ce que j'ai fait pour toi » . Alors ça, il n'y a rien de pire dans cette culpabilité-là. Il y a une forme d'être redevable à quelqu'un, à quelque chose. Je dois quelque chose, ils ont tellement fait pour moi que je leur dois ça. Et du coup, c'est très difficile de passer au-delà de ça, parce qu'on se sent redevable de quelque chose. Ensuite, il y a la culpabilité de « je vais blesser les gens que j'aime » ou « je vais blesser mes proches » . « Je vais lui faire de la peine, je vais le décevoir » . Et là, on glisse doucement vers un vieux réflexe, porter la responsabilité émotionnelle de l'autre. C'est-à-dire que, émotionnellement, je suis responsable émotionnellement de l'autre. Je suis responsable de « il va bien ou il va pas bien » . C'est-à-dire que si l'autre ne va pas bien, c'est de ma faute parce que je l'ai déçu ou c'est de ma faute parce que je lui ai fait de la peine. Je suis responsable du bien-être et du mal-être de l'autre. Et ça, on le voit très souvent aussi comme je leur dois quelque chose, comme je suis trop. C'est quelque chose qui revient très souvent dans les accompagnements. C'est « je porte la responsabilité émotionnelle de l'autre » , c'est-à-dire que l'autre ne peut aller bien que parce que que moi je fais quelque chose qui fait qu'il va aller bien ou que je fais quelque chose qui va le rendre heureux. Là, c'est l'horreur. Au niveau culpabilité, on atteint les sommets là aussi. C'est parce que du coup, on ne peut plus faire quelque chose qui nous viendrait vraiment à cœur sans penser à que vont penser les autres. Est-ce que si j'agis comme ça, les autres vont aller bien ? Et du coup, on parle plus des autres que de nous dans cette façon d'agir là. Du coup, la quatrième culpabilité... aussi pas mal, c'est le « je suis égoïste » . Du coup, bah oui, je prends soin de moi, donc je suis égoïste. Du coup, on se trahit complètement pour rester la bonne personne. Sauf que prendre une distance saine, c'est pas être méchant, c'est vraiment se respecter. Mais ça aussi, ça fait partie un peu des croyances qu'on a. C'est-à-dire que prendre soin des autres avant de prendre soin de soi, c'est quelque chose de très judéo-chrétien. Et du coup, pousser à l'extrême, ça veut dire... que si je prends soin de moi en priorité, eh bien, je passe pour quelqu'un d'égoïste, je passe pour quelqu'un qui n'est pas quelqu'un de bien. Alors, maintenant, avec tout ce qui est développement personnel, c'est vrai que c'est un peu plus, on l'entend un peu plus, prendre soin de soi, c'est important, mais entre le dire et le faire réellement, et arriver à faire switcher en soi... Ces croyances qui sont là, qui sont vraiment comme des choses ancrées en nous, comme des marquées au fer à l'intérieur de nous-mêmes, même si on sait intellectuellement que ce n'est pas bon, il va falloir aussi le travailler. Alors, juste clarifier un petit truc avant de continuer. Prendre de la distance, ce n'est pas forcément couper non plus les ponts. Il y a plusieurs façons de prendre de la distance. Ça peut être évidemment une distance très froide, genre tu disparais, tu évites, tu coupes sans dire. Un mot, tu fais le mort, en gros, parce que souvent, d'ailleurs, on fait ça quand on n'a pas osé poser de limites claires dès le départ. Et du coup, on arrive parfois au pied du mur. Et la seule façon, c'est de... C'est une vraie fuite, d'ailleurs, dans ce cas-là. On ne sait plus comment faire. Du coup, c'est très froid. C'est terminé. Mais là, dans ce cas-là, ni nous, ni l'autre sommes bien. Ce n'est pas toujours bien pour soi non plus de couper. de cette façon très froide, parce que les choses n'ont pas forcément été dites, donc ce n'est pas forcément bon, non plus émotionnellement. Et puis, il y a la distance beaucoup plus saine, avec respect, plus de clarté, c'est-à-dire qu'on reste dans ce côté humain, mais on se protège, on réduit l'accès à l'autre, on peut parler aussi, on ajuste, on met un cadre, et on dit les choses. La distance saine, que j'ai envie de dire, ce n'est pas « je te punis » , mais c'est « je me protège » . une révolution pour beaucoup de personnes. Parce qu'en fait, souvent, on pense que mettre de la distance, c'est on va être obligé de couper les ponts, on n'ose pas dire les choses et du coup, c'est une sorte de fuite. Alors qu'en fait, on peut très bien mettre de la distance avec les autres tout en expliquant pourquoi on le fait et du coup, les choses se passent beaucoup mieux comme ça. Sauf qu'on n'ose pas parce qu'on a toutes ces culpabilités qui nous arrivent et qui font en fait qu'on ne va pas oser. mettre des mots sur le fait de vouloir prendre un petit peu plus de distance. Par la peur de blesser, etc. Tout ce qu'on a vu tout à l'heure. Comment savoir si on a besoin et si on a raison aussi de prendre de la distance ? Eh bien, maintenant que vous me connaissez peut-être, c'est toujours qu'on va passer par le corps de ce qu'on ressent quand on est en lien avec quelqu'un et que, par exemple, on sent notre énergie qui va chuter. On va sentir que dès qu'on est avec cette personne, on est complètement à plat. Ou alors, on se sent beaucoup plus tendu. C'est-à-dire qu'avant de voir la personne, ça va, mais les minutes qui nous rapprochent du moment où on va voir cette personne, on se sent de plus en plus tendu. On est hyper tendu quand on est avec elle. Et puis après, une fois qu'on est parti, soit la tension continue, soit elle rechute d'un coup. Et là, on se rend compte à quel point on a eu de la pression, en fait. Soit on se suradapte, c'est-à-dire qu'on va se rendre compte quand on est avec la personne, à quel point on n'est pas nous-mêmes. On en raconte, on fait n'importe quoi, on dit des trucs qu'on n'aurait jamais dit. On va dire des oui alors qu'on pense non, etc. C'est la suradaptation totale. Ça peut être un autre signe aussi, cette sensation d'être complètement petit avec l'autre, c'est-à-dire d'être un peu comme un enfant. L'idée d'être l'enfant face à l'autre adulte et on lui laisse du coup du pouvoir. Ça peut être aussi de ruminer après, c'est-à-dire qu'on va voir la personne et après, comme on n'a pas su se protéger, comme on n'a pas su dire les choses, etc. et qu'on n'a pas su mettre de la distance, BIP on va ruminer pendant des jours et des jours la rencontre. On va voir toutes les choses les plus négatives. On va se dire, on va passer un temps fou, une énergie folle à ruminer tout ça. Mais c'est une horreur parce qu'en fait, ça prend beaucoup de temps à faire ça. Et ça nous bouffe une énergie pas possible. Et puis, ça va être aussi de se sentir complètement vidé. Alors c'est ça, l'énergie qui chute. Mais la sensation d'être vidé après aussi. pas que dans le moment, mais après aussi la rencontre. Et ce n'est pas que dans votre tête, c'est vraiment votre corps, dans ce cas-là, qui vous dit, attention, prendre la distance, dans ce cas-là, c'est hyper important pour ton toi. Et ce n'est pas un jugement sur l'autre non plus, parce que l'autre, il fait bien ce qu'il peut, parce que c'est comme ça, on s'en fout, ce n'est pas l'idée de juger l'autre, de se dire, il est comme ci, il est comme ça, c'est lui le problème, c'est face à lui, peu importe qui il est, moi, Comment ? Je décide d'agir et comment je fais pour me protéger. Donc c'est vraiment une action pour soi-même. Le piège dans ce cas-là, c'est que la culpabilité, elle ne vient pas juste nous embêter de temps en temps. Elle vient te faire revenir, te ramener dans le connu, parce que ton système intérieur préfère une relation qui n'est pas idéale, mais stable, à une distance saine, mais inconnue, qui peut te faire perdre la personne, même si cette personne ne te convient plus. Et donc, qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là ? On va reprendre contact. même si on sait que c'est pas bon, on va s'excuser, on va se justifier, on fait comme si de rien n'était, et après... on se sent à nouveau vidé. Et c'est un cycle. Mais comme on se dit... Alors après, on se dit, ah non, il faut vraiment que je coupe. Ce n'est plus possible, en fait. Donc là, hop, la culpabilité arrive. On a l'impression qu'on doit se justifier de tout, etc. Et c'est un vrai cycle. C'est vraiment le cycle de se dire, bah merde, je suis obligée de me justifier. J'ai mis un peu de distance. Mince, j'ai été obligée de me justifier parce que ce n'est vraiment pas sympa. Et du coup, ah oui, en fait, j'ai mis de la distance. Non, non, mais ce n'est pas ça, en fait. J'étais très occupée, trempée. compte, etc. Alors que j'ai juste envie de ne plus l'avoir, de prendre la distance sur un temps. Mais tu n'as pas réussi, du coup, tu es mal, parce que du coup, ah mais viens, du coup, pendant que ça va mieux, prends un café. Donc tu y vas, tu te forces et du coup, tu n'es pas bien parce que tu te forces et ainsi de suite. Et ça revient en fait, sans un nouveau vidé, etc. C'est un vrai cycle. Et du coup, la culpabilité nous fait revenir. C'est la culpabilité qui nous fait revenir beaucoup trop vite dans la relation. Sans cette culpabilité, évidemment, on ne reviendrait pas dans la relation ensuite, on prendrait vraiment le temps de se poser. et de prendre de la distance. Donc, ce qui est important, très important même de comprendre, c'est qu'on n'a pas besoin de se justifier cent fois. Une distance saine, c'est simple. Ce n'est pas un procès, ce n'est pas un débat, ce n'est même pas une négociation d'ailleurs. C'est un choix et on a le droit. Même si l'autre n'est pas d'accord, même si l'autre ne comprend pas, on a le droit de prendre de la distance. Et même si l'autre le prend mal, Parce que notre bien-être ne dépend pas de la compréhension de l'autre. Ouais, je sais, ça pique un peu vu comme ça, parce qu'on se dit « Ah ouais, mais le pauvre, non, notre bien-être dépend de nous, de nous-mêmes. » Et ça, devenir adulte émotionnellement, c'est aussi le comprendre. Et c'est aussi accepter qu'on puisse faire de la peine à l'autre, mais que ça ne veut pas remettre en cause qui on est vraiment. Évidemment, si on n'explique pas pourquoi on prend de la distance, c'est là où ça peut vraiment piquer l'autre. Mais si on dit, voilà, en ce moment, je suis vraiment fatiguée, tu m'excuseras, j'ai besoin d'un peu d'espace, ça n'a rien à voir, pas forcément avec que toi en ce moment, c'est juste, voilà, j'ai besoin d'espace, on s'appelle trop, c'est trop compliqué, etc. Mais ça peut être dit et l'autre peut l'entendre. Mais à ce moment-là, il faut aller jusqu'au bout, il ne faut pas revenir en disant, bah oui, en fait, non, finalement, j'en ai besoin. Non, si vous avez besoin de cet espace, eh bien, vous prenez vraiment cet espace. Ensuite, l'idée, ça va être aussi d'aller, d'accepter en soi qu'on a besoin de cet espace. Et de se dire, même si j'ai besoin de cet espace, je l'assume complètement. Et de se dire peut-être dans cette phrase aussi, je prends de la distance pour me respecter, pas pour punir l'autre. Et c'est vrai que dire cette phrase, par exemple, elle va affirmer un choix. Quand on explique aussi, ça évite parfois l'agressivité. Et si l'autre ne le comprend pas, il ne le comprend pas. Je veux dire, on est... aussi important quand on se dit gentiment, c'est aussi important que l'autre puisse entendre ce qu'on a à dire, sinon la relation n'est pas saine dans tous les cas. On s'appelle, je ne sais pas, j'ai besoin de mon contact en ce moment, je ne suis pas très disponible pour ce sujet que tu abordes tout le temps, moi ça me fait revenir des choses en moi et c'est compliqué. Du coup, en ce moment, je préfère mettre un petit peu de distance. Je suis vraiment épuisée, je te répondrai quand je pourrai. Ou alors, tu vois, D'abord, toujours la même problématique, mais moi, je ne peux plus parler de ça, je ne veux plus parler de ça parce que ça m'épuise, en fait. Et je ne sais pas comment y répondre, et je ne sais plus comment t'écouter. Et moi, ça me plombe à chaque fois, et c'est très compliqué pour moi. Mais le mental, lui, il adore ajouter « Ah mince, l'autre va vraiment être triste, alors que non. On peut dire « Mais t'inquiète, je t'aime, je ne veux pas te blesser, ce n'est pas forcément toi, c'est vraiment moi en ce moment qui en ai besoin. » Donc, c'est une phrase claire. et c'est plus sain. Après, la façon dont la personne le prend, j'ai envie de dire « Quand c'est dit « mais je t'aime » , mais t'inquiète pas, mais en ce moment, c'est difficile pour moi. » On ne peut pas être là toujours, tout le temps, pour les autres. Et si l'autre réagit mal, ça arrive. Si l'autre te dit « tu changes, t'es devenue plus froide ou plus froide, mais tu m'abandonnes, t'exagères » , là, t'as deux options. Soit tu répètes calmement la phrase sans justifier. « Je comprends que ce soit difficile. Je prends de la distance pour me respecter, pas de pour... » de punir, je t'aime, mais c'est compliqué pour moi en ce moment. Je ne dis pas que ça va être long, mais j'en ai vraiment besoin. Ou alors, tu es un peu plus direct, c'est, écoute, voilà, je n'ai rien à rajouter pour l'instant, je ne peux pas faire autrement, c'est compliqué pour moi et tu coupes la discussion parce que sinon tu vas retomber dans ton ancien rôle, celui qui gère l'émotion de l'autre, celui qui culpabilise et celui qui se rend responsable du mal-être de l'autre. Donc parfois, c'est aussi sain de dire les choses, mais de couper à un moment donné quand les choses sont dites. Et c'est vrai que cette notion de culpabilité, comme elle vient de notre histoire d'enfance, elle vient... de la croyance ou de l'apprentissage que l'amour se mérite, que dire non c'est méchant, que poser une limite c'est créer un drame, qu'on doit être responsable du bien-être et du mal-être des autres, et bien du coup ce qui va être intéressant si on n'arrive pas à le changer, ça va être de le travailler. Et donc de se respecter et d'aller travailler sur cette notion de danger, cette croyance de se dire je vais être rejetée si je dis ce que je pense, je vais être rejetée si je pose une limite. Mais aujourd'hui, il faut se dire qu'on n'est plus l'enfant qui dépend des autres, on est adulte. Donc on peut survivre à la désapprobation de l'autre, on peut survivre à l'autre en face, il n'est pas content. C'est inconfortable, mais ce n'est pas mortel. Et ça, on le voit souvent. Alors moi, je le vois beaucoup en séance avec la notion mère-enfant ou parent-enfant, mais beaucoup mère-enfant. Parce que souvent avec une mère, la culpabilité, elle est encore plus forte. pas forcément parce qu'elle est toxique, je ne parle pas du tout de parents toxiques ici, mais juste parce que c'est ta mère. Et que dans notre système intérieur, il y a un truc archaïque qui dit « je dois rester relié à ma mère » . Donc, c'est comme ça. Voilà, donc on reçoit un appel, on voit son prénom s'afficher et déjà même avant de décrocher, ton corps, il sait quoi. Et parfois, ça pèse une tension dans le ventre, la poitrine est un peu serrée, un petit « pfff, mon Dieu » . Et mais on décroche quand même. Parce que c'est notre mère et qu'on a besoin, c'est important. Et voilà, votre mère va vous parler de sa journée, de ses problèmes, ce qui ne va pas. Elle va demander votre avis, peut-être vous raconter des choses, vous mettre une charge émotionnelle sur le dos importante. Et vous, vous écoutez, vous conseillez, vous rassurez, vous faites le psy, le coach, le pilier. Enfin voilà, vous êtes là. Et à la fin de l'appel, vous vous sentez vidé. Pas parce que vous n'aimez pas votre mère, mais parce que vous avez pris trop de place dans son monde. Elle vous a trop mis dans son monde à elle et plus assez dans le vôtre. Et là, vous vous dites OK. Je dois prendre de la distance. Donc, comme vous n'osez pas lui dire les choses parce que c'est votre mère, du coup, vous répondez moins. Vous la rappelez plus tard. Vous donnez un peu d'air. Mais la culpabilité, elle arrive quand même, puisque comme vous n'avez rien dit. Et du coup, il y a une phrase qui se déclenche très vite. « Ah merde, c'est quand même ta mère. Elle a que toi. Elle va mal le vivre. Je suis un mauvais fils, un mauvais fils. Je devrais quand même plus être disponible. Une mère, ce n'est pas éternel. » Et c'est là que je veux vraiment que vous compreniez un point clé. La culpabilité, si ce n'est pas la preuve que vous faites mal, c'est la preuve que vous êtes en train de sortir d'un ancien contrat invisible avec l'autre. Je dois être disponible pour être aimé. Je dois prendre sur moi pour garder la paix. Je dois porter, sinon je suis égoïste. Sauf qu'à l'âge adulte, ce contrat-là, il coûte trop cher. Et prendre une distance saine, ça peut être juste. Ça, appelez-moi souvent, mais mieux limiter la durée, ne pas répondre tout de suite, ne pas traiter tout de suite. tous les sujets, de ne pas devenir le thérapeute de l'autre, mais être juste là dans les moments en te disant « Maman, je t'aime, mais en ce moment c'est difficile pour moi, je ne me sens pas très bien, j'ai besoin d'un peu plus d'espace, donc j'ai besoin d'un peu de distance et quand tu me parles de tes problèmes, de tout ce qui est compliqué, j'y arrive plus. » Donc je ne pourrais peut-être pas t'appeler dimanche ou dans la semaine, mais je t'appellerai quand je pourrais, parce qu'en ce moment c'est plus compliqué. Voilà, les choses doivent être posées. Et même si votre mental vous dit « je suis désolée, je suis horrible, je l'abandonne, etc. » Non, vous restez sur vos phrases parce que vous êtes en train vous n'êtes pas en train d'abandonner votre mère, vous êtes en train de vous récupérer. Et parfois le plus dur, ce n'est pas de poser la limite, c'est de tenir la limite après. Parce que si votre mère insiste, parce qu'elle n'a rien compris et qu'elle vous dit « ah bon, tu n'as pas de temps pour moi, tu chantes plus comme avant » , ça peut réveiller cet enfant intérieur en soi. L'idée, c'est de revenir vraiment à soi et de voir ce que ça vient chercher en soi et de faire du coup aussi tout un travail sur soi. Et de dire peut-être, je comprends que ça te fasse quelque chose, mais je prends de la distance pour me respecter, pas pour te punir. Mais on en reparlera aussi quand ce sera le bon moment. Mais là, en ce moment, ce n'est pas forcément le bon moment pour moi. Et si d'entendre tout ça, ça réveille en toi quelque chose de très angoissant, il est important de travailler sur toi. Parce que là, je parle de la mère, mais ça peut être n'importe qui avec l'ombosse, avec n'importe qui dans tes relations. dans les relations, etc. C'est cette espèce de sentiment où on doit bien faire. Donc on va faire juste cette sensation. Reposez-vous sur cette sensation quand vous voulez poser un acte de dire stop à quelqu'un. Qu'est-ce que ça crée en vous ? Qu'est-ce que ça crée en vous quand vous imaginez que vous posez un stop ? Que vous dites là, ce n'est plus possible. Est-ce que vous vous sentez angoissé de le dire ? Est-ce que vous sentez que cette culpabilité arrive ? Qu'est-ce qui vient ? Et se dire je peux aimer l'autre sans le sacrifier. Je ne sais pas. Quelqu'un de méchant, mais je suis en train de devenir l'adulte, je ne suis plus l'enfant, je n'ai plus besoin de me suradapter. Et quand la culpabilité monte, dites-vous, je ne suis pas en train de punir l'autre, je suis en train de me protéger et mon besoin est légitime. Je peux aimer quelqu'un. et mettre aussi une distance. Et je ne suis pas responsable de la réaction de l'autre. Et respire parce qu'en fait, la culpabilité, c'est juste une vague. Et si tu ne la nourris pas avec des justifications, elle va redescendre. Ça, c'est obligé. Donc, je termine juste avec ça. La culpabilité, ce n'est pas un signal que vous faites mal. C'est souvent juste la preuve qu'on sort d'un ancien rôle. Un rôle où on doit être disponible, gentil, adaptable pour rester aimé. Mais aujourd'hui, on peut apprendre une autre forme d'amour, un amour qui ne coûte pas notre énergie. je prends de la distance pour me respecter, pas pour punir l'autre. On se retrouve très vite dans le prochain épisode. En attendant, tu peux liker cet épisode, tu peux commenter cet épisode, ça m'aide toujours à faire connaître le podcast. Et je vous dis à bientôt ! C'est déjà la fin de cet épisode, j'espère qu'il vous aura aidé à voir votre intuition autrement. Dites-moi en commentaire ce que vous en avez pensé. Et si vous voulez aller plus loin, vous pouvez me suivre sur Instagram, tous les liens sont dans la bio. N'hésitez pas à partager cet épisode si vous connaissez quelqu'un qui aurait bien besoin d'écouter son intuition un peu plus. En tout cas, on se retrouve très vite pour un nouvel épisode. D'ici là, observez, testez, faites confiance à cette petite voix intérieure. A bientôt !