- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast Le 16 des leaders. Votre espace-temps pour ensemble, passez à la prochaine étape et avancez en cohérence avec les nouvelles attentes de la société. Bonjour Pierre.
- Speaker #1
Bonjour Yvan.
- Speaker #0
Merci beaucoup à vous d'avoir accepté cette invitation, ça fait plusieurs années que... que je vous suis ou que j'écoute vos conférences et j'ai un réel plaisir aujourd'hui effectivement à vous interviewer pour en savoir plus sur notre cerveau humain et effectivement toutes les avancées récentes de la neurosciences qui peuvent être utiles justement à notre organisation et à ses défis. Alors peut-être avant de commencer, je sais que vous aimez prendre le temps de vous présenter avec vos propres mots. Alors, qui êtes-vous tout simplement, Pierre ?
- Speaker #1
Voilà, alors, à la base, je suis un entrepreneur humaniste. J'ai créé une quinzaine d'entreprises dans ma vie. Pour ceux qui s'en rappellent, la dernière expérience assez passionnante, c'était la reprise de Renaud-Villevorde après ce tsunami de fermeture instantanée en 1997. Et j'ai repris l'entreprise pour y créer des centaines d'emplois en... 32 mois à peu près, et toujours avec les connaissances dont je vais vous parler maintenant et qui, en fait, ont toujours été dans mon existence une soif de comprendre l'humain, de comprendre comment on fonctionne, de savoir gérer d'abord moi-même, me gérer moi et gérer les personnes avec qui je travaillais. Donc, en deux mots.
- Speaker #0
Ok. Mais vous êtes aussi fondateur, il me semble, de l'école, de l'approche en neuro-covidivisme. Oui,
- Speaker #1
donc en fait, en tant que patron d'entreprise, je me suis intéressé aux neurosciences grâce à la rencontre avec Jacques Fradin en 1990. Et là, j'ai eu l'opportunité de voir tout l'intérêt des sciences. je dirais des sciences humaines et des sciences dures, comment on peut les allier pour comprendre mieux les comportements humains. Et ça a été pour moi une révélation. Et donc, depuis 1990, j'ai essentiellement financé toute cette recherche pour d'abord en profiter moi-même, en faire profiter mes entreprises. Et depuis une quinzaine d'années, j'en diffuse, je transfère ces connaissances en faisant... des centaines de conférences partout pour sensibiliser l'humain à ses connaissances. Et en effet, j'ai aussi créé une association qui transmet ça aux enseignants et on forme des milliers et des milliers d'enseignants aussi bien en Belgique qu'en France parce que ça leur permet de mieux comprendre comment se gérer eux-mêmes et gérer les enfants.
- Speaker #0
Ce qui n'est pas rien, effectivement, de prendre cet enjeu à bras-le-corps à travers... Le champ de l'éducation, c'est un beau terrain d'ancrage en tous les cas. Pierre, pour en venir au vif du sujet, moi, ce qui m'intéressait, c'est, at large, d'avoir votre avis sur aujourd'hui, quelles sont les grandes avancées, les avancées les plus récentes qui peuvent réellement, finalement, faire une différence dans notre monde actuel, plus particulièrement celui du travail, puisque ici, on est vraiment... à travers ce podcast beaucoup plus orienté sur cette thématique-là, et notamment toujours avec la volonté effectivement de communiquer aussi des pratiques qui soient distinctives et avant-gardistes, ne serait-ce que pour les managers, mais aussi pour les collaborateurs.
- Speaker #1
Alors d'abord, il faut bien prendre conscience qu'on est dans un monde qui change à une vitesse exponentielle, excessivement rapide. On a beaucoup parlé du monde vical, le monde est volatile, incertain, complexe, ambigu. Aujourd'hui, on va plus loin que ça. Aujourd'hui, on parle du monde fané. Le monde est de plus en plus fragile, anxiogène, non linéaire, donc imprévisible et en même temps parfois incompréhensible. Et donc, tout cela, on l'a vécu encore. violemment à partir du Covid, il y a eu des changements de comportement très importants. Et lorsqu'on parle de neurosciences et des avancées des neurosciences, qui sont très importants, qui vont très très vite aujourd'hui, c'est la compréhension de comment fonctionne notre cerveau, comment il prend des décisions, pourquoi il y a tant de bugs, de stress, et qui nous empêchent d'être parfois lucides et intelligents dans nos propres décisions. Et donc, je voudrais peut-être, en quelques mots, expliquer un peu comment fonctionne le cerveau pour... monsieur tout le monde, avec des mots simples et compréhensibles.
- Speaker #0
Comme vous savez le faire si bien. Alors je vous écoute, allez-y.
- Speaker #1
Et donc, souvent, on parle du cerveau droit, cerveau gauche. Bon, c'est un neuromythe.
- Speaker #0
C'est un véridique, vous allez dire. Voilà.
- Speaker #1
C'est un vrai neuromythe. Aujourd'hui, les scientifiques n'acceptent plus du tout cette conception, malgré qu'on a bien sûr, je dirais... Un cerveau qui a un hémisphère droit, un hémisphère gauche, c'est une réalité avec des substrats cérébraux différents. Mais ce qui est important aujourd'hui et capital à comprendre, c'est qu'on a, pour faire simple, un avant et un arrière dans le cerveau. L'arrière du cerveau, pour être tout simple, c'est en fait, je dirais, une clé USB de nos connaissances, de nos savoirs. C'est un film de notre existence. où s'inscrivent nos émotions, nos apprentissages, nos motivations, tout ce qui en fait est le fil de notre vie et qui est différent d'une personne à une autre et qui est bien utile parce qu'il nous permet de prendre des milliers de décisions par jour de façon rapide et efficace.
- Speaker #0
Est-ce que Pierre, ça serait le limbic ?
- Speaker #1
C'est le mode limbique, le paléolimbique, oui, absolument, qui prend 80% de la masse du cerveau, grosso modo.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et cette partie-là est très utile parce que ce sont nos acquis. On pourrait dire que c'est une forme d'intelligence acquise, auquel on fait appel tous les jours sans devoir réfléchir parce qu'on possède les choses, on les connaît. Voilà, on a une efficacité dans nos décisions, mais qui se limite uniquement à ce qu'on connaît et ce qui est simple. Donc, on se rend bien compte que dans un monde qui change si vite, on est de plus en plus souvent placé devant des situations nouvelles, qu'elles soient des situations humaines, des situations techniques, des situations changeantes. Cette partie du cerveau arrière n'a pas cette capacité de répondre à l'inconnu. Il ne stocke que ce qui est connu. Et c'est là qu'on peut utiliser l'avant du cerveau, ce qu'on appelle le néocortex préfrontal, qui est petit à la naissance mais qui est déjà bien présent et qui va grandir biologiquement jusqu'à l'âge de 25 ans, 30 ans à peu près. sur le plan biologique, mais qui, expliquons tout de suite quand même, que cette partie du cerveau peut s'exploiter jusqu'à 120 ans et se développe, nous permet de développer des capacités à l'infini, si on pourrait dire. Ce n'est pas pour ça qu'on va l'utiliser à l'infini, mais c'est cette capacité que le cerveau avant, le néocortex préfrontal, peut en fait... s'adapter à toutes sortes de situations et trouver des solutions alternatives. On va appeler ça, pour la simplicité, l'intelligence adaptative. Et donc, je dirais que le vrai défi de nos sociétés, de nos entreprises, de nous-mêmes, de nos foyers, de nos éducations, c'est de développer de plus en plus Cette capacité d'intelligence adaptative qui a des qualités que l'arrière du cerveau n'a pas. En deux mots, l'arrière du cerveau, il est plutôt routinier, il aime la routine, il est plutôt persévérant, il est dichotomique, c'est blanc, c'est noir, c'est rouge ou vert, c'est bon ou mauvais. Il a des certitudes. Et l'avant du cerveau ? précisément qui est beaucoup plus lent d'ailleurs, puisqu'il a cette notion de la curiosité. Il est curieux, il veut comprendre le pourquoi, le comment. Il a une forme de souplesse, il sait nuancer les choses, il sait prendre du recul. Il peut réfléchir à des choses qu'il ne connaît pas encore. Et donc, on se rend bien compte que dans la vie courante, ce qui est très important, c'est bien sûr de faire appel à ce qu'on connaît déjà pour être efficace et rapide, mais il y a tellement de situations dans nos journées qui sont neuves, auxquelles il faut s'adapter, et c'est là qu'il faut savoir shifter. entre l'avant et l'arrière, ce qu'on appelle nous une bascule mentale, pour permettre de résoudre des situations qui sont plus complexes que ce qu'on connaît d'habitude. Et donc, pour rendre les choses simples, lorsque nous nous trouvons devant des situations nouvelles, L'avant du cerveau, il aime cela, il a une capacité, il a un plaisir presque à découvrir, à connaître. C'est une zone d'exploration, alors que la zone de confort est plutôt à l'arrière du cerveau. Et cette zone d'exploration nous est utile de plus en plus devant ces changements de comportement, ces changements de situation, ces changements de nos sociétés. Une chose très importante à comprendre, c'est qu'entre l'avant et l'arrière, il y a régulièrement des conflits.
- Speaker #0
Ces conflits viennent d'où, Pierre ?
- Speaker #1
Ces conflits viennent du fait que lorsque nous sommes devant des situations nouvelles, on devrait normalement utiliser l'avant de son cerveau, le néocortex préfrontal, pour comprendre, pour saisir, pour s'adapter. Régulièrement, l'arrière de notre cerveau, qui est assez, je dirais, automatique, souvent, il veut résoudre des choses dans lesquelles il n'a pas vraiment la capacité totale à les résoudre. Et ce qui se passe à ce moment-là, c'est qu'il tourne en rond. C'est comme dans l'ordinateur, lorsque vous cherchez quelque chose et que vous voyez le petit trou qui tourne, c'est parce que En fait, dans la clé USB, il n'y a pas la solution. Et ce qui se passe, c'est que l'arrière du cerveau se mettant, je dirais, en recherche de quelque chose qu'elle ne possède pas, va entraîner du stress. C'est ça qui est très important à comprendre. Et les neurosciences aujourd'hui nous montrent l'intérêt de comprendre d'où vient le stress. Le stress vient toujours d'un conflit. entre l'avant et l'arrière, c'est-à-dire que c'est l'arrière qui veut prendre possession de la situation pour la résoudre alors qu'il n'en est pas capable. Et l'avant du cerveau en est capable, mais comme il est plus lent, à la limite il nous dit « j'ai envie de parler, j'ai envie de parler » , mais l'autre prend toute la place. Non, non, mais en fait ce qui est intéressant c'est que Le stress a une signification très précise. Lorsque nous stressons, et on va parler du stress un tout petit peu, lorsque nous stressons, c'est en fait l'avant de notre cerveau qui nous montre simplement qu'on n'est pas dans ce bon mode mental, qu'on n'est pas dans le mode mental du préfrontal pour trouver des solutions. Et c'est en cela que... Nous devons, de façon de plus en plus intelligente et consciente, mettre des mots sur nos stress. Ce sont des émotions. Les stress, c'est quoi ? C'est une émotion. Ça peut être une émotion de peur, d'angoisse, ça peut être une émotion de colère, d'énervement, d'agacement, ou alors une émotion du style démotivé, je vois les choses en noir, je déprime. ce sont trois types de stress bien différents, mais qui de toute façon signalent à l'humain, et c'est pour ça qu'il est important de mettre des mots sur nos émotions, de pouvoir s'arrêter sur nos émotions, les reconnaître, et se dire « ok, là je suis en stress, là je m'énerve, là j'ai peur, là je suis angoissé » . Et lorsqu'on met des mots sur nos stress, on peut commencer à s'apaiser, en essayant de trouver la racine de notre stress. Parce que derrière notre stress, il y a toujours, il y a toujours, toujours, en fait, je dirais une racine ou en tout cas un déclencheur qui est souvent dans nos pensées. Derrière nos émotions, il y a toujours des pensées. Alors je vais prendre un exemple très simple. Je suis parent. J'ai un fils qui a un désordre fou dans sa chambre. Et ça, ça m'énerve chaque fois que je rentre dans sa chambre.
- Speaker #0
Je connais bien ça.
- Speaker #1
Et donc, qu'est-ce qui se passe ? Je m'énerve. Donc, à ce moment-là, je suis déjà en stress. Qu'est-ce que je vais faire ? presque naturellement, je vais commencer à lui reprocher ça, ne pas être content, va m'énerver, ou alors je pourrais m'angoisser en me disant « il a des désordres, il ne va jamais retrouver ses affaires » . Donc là, j'ai un stress. Et donc ? La racine de mon stress, c'est quoi ? La racine de mon stress, c'est le désordre. Donc le désordre crée en moi un stress. Ça peut être au bureau, lorsque je vois des bureaux qui sont négligés, ou il y a plein de piles de papier alors que moi j'aime bien l'ordre. Et donc toutes ces situations de désordre... m'énerve en fait, me met en stress, peu importe quelle situation, ça peut être dans la cuisine, ça peut être au bureau, ça peut être dans la chambre de mon fils. Et donc cette notion de désordre... Il faut pouvoir mettre des mots dessus, des mots sur mes émotions. Mes émotions, tiens, moi j'ai chaque fois une émotion lorsque je vois du désordre, ou j'ai chaque fois une émotion quand je vois de l'irrespect, ou quand je vois de la lenteur, ou quand je vois de l'inefficacité. Et ce qui est intéressant, c'est que plus je m'énerve face au désordre, Moi, je suis capable de communiquer, de gérer, de gérer la personne, de gérer la situation, parce que dans un état de stress, je ne vais pas avoir une communication qui permet réellement d'aider l'autre ou de régler la situation de façon harmonieuse et sereine.
- Speaker #0
Là, vous allez avancer sur le terrain de la communication non-violente, Pierre ?
- Speaker #1
On peut faire les liens avec beaucoup de méthodes. C'est certes vrai. Ce que je voudrais peut-être donner, c'est comment on peut gérer ça ? L'important, ce n'est pas de dire simplement « je stresse » . Je vais prendre un exemple simple. Quelqu'un qui dit « moi, le désordre, ça m'énerve » . Eh bien, qu'est-ce qu'il va avoir dans sa tête ? Moi, ma valeur, c'est l'ordre. Et le désordre, c'est une aversion, c'est une antivaleur. Et plus... J'ai la certitude que le désordre, c'est vraiment pas bien, moins je saurais la gérer vraiment. Ou en tout cas, faire partager à l'autre le goût de l'ordre.
- Speaker #0
Je vais prendre peut-être un exemple. Oui, allez-y.
- Speaker #1
Je vais prendre un autre exemple qui va parler. C'est par exemple la lenteur. Non, je vais prendre un autre exemple. Je vais prendre l'exemple de l'irrespect. Voilà, ça c'est quelque chose qui touche beaucoup de gens. Si je n'aime pas l'irrespect et que j'en ai une aversion et j'aime bien le respect, qu'est-ce qui va se passer ? c'est que face à l'irrespect, je risque de me fâcher, je risque de passer en stress, de m'énerver. même à la limite d'engueuler les gens. Et moi qui n'aime pas l'irrespect, je le deviens. Je le deviens en engueulant les gens, en n'étant pas content, furieux. Et cette antivaleur, cette aversion de l'irrespect devient pour moi... Je dirais presque un écueil pour gérer le respect. Et c'est là que je voudrais peut-être donner déjà un petit exercice aux auditeurs pour leur dire comment... Avec la neuroplasticité du cerveau, j'explique en deux mots ce que c'est. La neuroplasticité du cerveau, c'est la capacité de l'humain, par certains exercices, de changer les circuits neuronaux dans sa tête. Et ça, on peut le faire tous les jours. Parce qu'un autre neuromythe, c'est de croire que notre cerveau est fixe, qu'on ne peut pas le changer. Et ça, c'est une très fausse idée, totalement fausse. Nous pouvons chaque jour changer des circuits neuronaux et développer notre capacité, notre potentiel de nous améliorer.
- Speaker #0
D'ailleurs, juste pour rester dans cette continuité, puis on va revenir sur votre exercice que j'ai déjà fait et lorsque j'étais à une de vos cours, conférence et j'ai adoré et j'utilise beaucoup dans mes coachings. Ça prend combien de temps pour recréer justement un circuit neuronal neuf ? Comment on se défait ? Ça prend combien de temps pour se défaire d'une croyance qui finalement peut être limitante, comme le finalement, il faut être le meilleur, il faut faire vite. Et puis ça, effectivement, on a tous tout un bagage en nous qu'on a hérité de notre histoire, de notre éducation. Alors dites-moi Pierre, combien de temps ?
- Speaker #1
Combien de temps ? Alors tout dépend de chacun, tout dépend de chacun bien sûr et de l'ardeur qu'on y met pour changer les choses et aussi je dirais presque de l'intensité que ça représente chez chacun. quelqu'un pourrait ne pas aimer les respects à un degré X, puis un autre à un degré beaucoup plus fort. Mais ce qui est intéressant, c'est que ça peut aller assez rapidement de diminuer très fort par certains exercices. Bon, je peux peut-être le donner là, simplement le fameux pack aventure que vous devez connaître.
- Speaker #0
Mais oui, tout à fait. Alors allons-y, partagez votre bel exercice.
- Speaker #1
Voilà. Et c'est un exercice qui est très puissant et qui nécessite une prise de conscience de soi-même. Donc, la première chose à faire, c'est 1. Reconnaître que telle et telle aversion, ça peut être le désordre, l'inefficacité, le non-professionnalisme, peu importe, repérer Les éléments qui régulièrement, dans diverses situations, nous mettent en stress parce qu'on a une aversion sur cette antivaleur. On va appeler ça une antivaleur, une aversion. Une fois qu'on l'a repérée, on se fait une belle feuille blanche et on se consacre le temps nécessaire. Ça peut être 30 minutes, ça peut être 40 minutes. minutes, ça peut être 20 minutes, ça dépend d'une personne à l'autre. Et on trace quatre colonnes, d'accord ?
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Quatre colonnes, mais divisées en fait en deux groupes. Il y a le groupe de gauche et le groupe de droite. Donc il y a deux colonnes dans le groupe de gauche, deux colonnes dans le groupe de droite. Et dans le groupe de gauche, on note son aversion. Alors prenons l'exemple, l'irrespect. L'irrespect, c'est quelque chose qui ne me va pas du tout. Donc dans la colonne de gauche, à ce moment-là, on met le respect. Donc respect et respect, on va les confronter. Dans la colonne respect, on commence, il y a deux petites sous-colonnes. La première, c'est quels sont tous les avantages du respect ? Alors en principe, notre mode arrière qui est éduqué dans ce sens-là. On va trouver assez facilement une dizaine, une quinzaine d'avantages au respect. Le respect, ça crée de la convivialité, ça crée de l'ordre. Et on va trouver 10, 15 avantages au respect. Qu'est-ce qui fonctionne à ce moment-là ? C'est l'arrière de notre cerveau, puisque ça fait partie de nos acquis. Et puis, on va travailler sur la colonne d'extrême droite. Tous les inconvénients à l'irrespect, c'est la vulgarité, c'est le désordre, c'est du n'importe quoi, etc. Et on va trouver une dizaine, une quinzaine d'inconvénients à l'irrespect. Jusque-là, c'est l'arrière de notre cerveau qui va fonctionner puisque ce sont des acquis, ce sont des choses. dont on est persuadé. Et puis pour déconstruire, justement, pour déconstruire cette aversion à l'irrespect, pour précisément pouvoir le gérer, parce que tant qu'on a une aversion à l'irrespect, j'ai bien montré qu'on ne sait pas le gérer, on va engueuler les gens, on va devenir soi-même irrespectueux. Et donc à ce moment-là, on reprend la colonne, enfin la... la colonne de gauche, et on va trouver un maximum de désavantages ou d'inconvénients au respect. Alors là, ça choque les gens parce que non, le respect, c'est du respect, il n'y a pas d'inconvénients au respect. Mais si on pousse les choses un peu loin, on se rend compte que l'irrespect peut entraîner beaucoup, beaucoup, beaucoup de souffrance, que le respect poussé à l'extrême peut entraîner beaucoup de souffrance. On commence à réfléchir, tiens, le respect poussé à l'extrême, ça peut entraîner quoi ? Ce sont des moutons, ça a créé 60 millions de morts pendant la Deuxième Guerre mondiale, et on se rend compte que le respect poussé à l'extrême nous entraîne parfois à perdre notre liberté, à ne pas être... Et donc, ce travail ne pourra se faire qu'en... en sortant de nos croyances et en imaginant, en faisant parler notre cortex préfrontal pour imaginer plein de situations où le respect est vraiment négatif.
- Speaker #0
Et Pierre, juste petite question, quand on fait cet exercice, c'est toujours assez difficile finalement de trouver des idées, etc., puisqu'on va travailler avec notre cerveau avant dans l'inconnu. Alors... Quelles sont peut-être les questions qu'on peut se poser pour justement faciliter ce travail ?
- Speaker #1
Voilà, alors merci pour la question parce qu'en fait, pour arriver à faire ça, il faut sortir de ses propres images mentales et on peut se dire, tiens, qu'en penserait par exemple, qu'en penserait un mérovingien sur la situation ? Et quand on serait... un martien qui arrive sur la Terre, qu'est-ce que je vais penser de cette situation dans dix ans, dans vingt ans ? Et c'est là qu'on sort de nos a priori, de nos façons étriquées de regarder les choses, et on ouvre le spectre des possibilités, et c'est là que le cortex préfrontal commence à devenir très ingénieux, il va nuancer les choses, il va être... curieux, de voir d'autres situations.
- Speaker #0
Donc ça, c'est une façon finalement de déconstruire une croyance qui peut être limitante, associée à une valeur ou à une antivaleur, et du coup d'avoir cette interprétation au monde qui est différente, et donc de générer des émotions aussi différentes, j'imagine, et donc des actions différentes.
- Speaker #1
Exactement, mais là, il faut continuer l'exercice et à un certain moment se dire... Je vais essayer de trouver, dans la colonne de droite, je vais essayer de trouver un maximum d'avantages à l'irrespect. Ouh là Donc, trouver des situations où l'irrespect peut, par exemple, sauver des vies, où l'irrespect peut permettre d'être créatif, de sortir des règles, de trouver un nouveau process, de changer les situations. Ça peut créer des évolutions, des révolutions qui sont parfois très nécessaires dans un monde qui est figé.
- Speaker #0
On pourrait être effectivement jugé.
- Speaker #1
Et donc, ce qui est important de retenir de cet exercice, lorsqu'on le fait de façon consciente et qu'on va vraiment jusqu'au bout du bout, et qu'on ne s'arrête pas à deux ou trois avantages et inconvénients, c'est qu'en faisant cet exercice Ce qui se passe dans le cerveau, c'est qu'on se rend compte, enfin on ne s'en rend pas compte réellement, mais c'est ce qui va se passer, c'est qu'on crée des nouveaux circuits neuronaux pour prendre de la hauteur, pour nuancer nos notions d'aversion, de respect, de valeur, d'antivaleur, et on va prendre de la hauteur de sorte que dans les situations identiques, qui vont se représenter par après.
- Speaker #0
on sera déjà beaucoup plus serein pour les aborder. Peut-être pas la première fois, mais si on refait deux ou trois fois l'exercice…
- Speaker #1
On peut changer le discours interne, déjà face à effectivement un stresseur de ce que j'entends, et donc changer potentiellement aussi les actions qui peuvent être mises en place.
- Speaker #0
Absolument, absolument. Je crois que vous-même, en tant que coach, je suppose, vous l'utilisez parfois.
- Speaker #1
Oui, oui, tout à fait, tout à fait, bien sûr. Et c'est un bel outil, effectivement. Et dès lors où on a une prise de conscience, finalement, on change le mécanisme de réflexion et donc, de fait, des émotions et des actions que l'on peut entreprendre. Donc, tout ça est très... Très lié. Et très lié aussi à la gestion de nos propres...
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
...émotions. Et la mise en mouvement des gens.
- Speaker #0
Voilà. Et donc, je crois qu'il est important, si on répète les choses, les phases, c'est un, reconnaître ses émotions. D'ailleurs, un, c'est savoir mettre des mots sur nos émotions. On n'a jamais appris ça à l'école. Au contraire, les hommes, on disait, lorsqu'on pleut, lorsqu'un homme pleurait, non, mais un homme ne pleure pas. Non, on a des émotions, il faut pouvoir mettre des mots dessus. Lorsqu'on a des émotions, c'est se dire, tiens, derrière cette émotion, quelle en est la racine ? Quelle est la valeur qui, chez moi, est bousculée ? Qu'est-ce qui est la version qui crée cette émotion ? Il y a toujours quelque chose derrière. Et donc, si on parvient à mettre des mots là-dessus, c'est là-dessus qu'on doit travailler. C'est sur les racines, et pas dire, oh, j'ai une émotion, OK, il ne faut pas que je l'ai. Non, ce n'est pas grave. Au contraire, faisons de nos stress un tremplin pour autre chose, un tremplin pour nous changer.
- Speaker #1
Alors moi, Pierre, et puis vous allez certainement relier ça à tout ce que vous dites et tout ce que vous connaissez, mais moi ce que je dis souvent, c'est derrière chaque émotion, il y a un besoin sous-jacent. D'où l'intérêt justement de se dire, quand on parle d'accueillir les émotions, c'est justement de ne pas les omettre, comme on peut le faire et avoir tendance justement à... à passer de côté toutes ces émotions désagréables que l'on peut vivre au quotidien, et justement prendre le temps de les lire pour comprendre finalement quel est le besoin sous-jacent et comment on peut davantage s'aligner au quotidien. Alors moi, c'est l'interprétation que je donne, mais là je vois effectivement vous renvoyer vers encore un autre cheminement qui est de se dire finalement quelle est la valeur, l'antivaleur qui est associée à ça.
- Speaker #0
Voilà, parce qu'en fait, quand vous dites qu'il faut se retourner vers son besoin, si mon besoin par rapport à mes enfants, c'est d'avoir de l'ordre partout, ok, c'est un besoin, mais je dois voir chez moi ce qui a créé mon stress face à ce besoin. Et donc je dois travailler sur mon aversion pour que mon besoin soit satisfait. par une communication tout à fait naturelle, vivante, qui permette aux gens de se l'approprier et de voir l'intérêt. Parce qu'on peut faire cet exercice qu'on vient de faire ensemble, on peut le faire avec les enfants, on peut le faire de façon plus ludique peut-être, et ça leur permet de grandir en intelligence adaptative. en maturité, je dirais presque. En fait, c'est ça.
- Speaker #1
En version simplifiée pour les enfants, parce que moi, ça m'intéresse, ça donne quoi, Pierre, en version simplifiée ? Vous avez amené à réfléchir. Allez-y, je vous écoute.
- Speaker #0
Oui, mais avec les enfants, on peut très bien faire le même exercice, mais peut-être pas de façon trop, je dirais, professorale. C'est de le faire, tiens, mais... Je ne sais pas, votre enfant vous dit, je ne sais pas, admettons qu'il ait du désordre, voilà, admettons qu'il ait du désordre, eh bien, lui dire, tiens, mais voilà, on va aller dans ta chambre qui est en désordre, et tu vas me retrouver les chaussettes vertes qu'on a achetées la semaine passée. Et alors, il a beaucoup de désordre. Et puis, vous lui dites, tu as quand même mis à peu près 25 secondes pour les retrouver. Si ça aurait été à leur place, tu aurais mis combien de temps ? Ah oui, bon, ok. Et on peut faire ça de façon très ludique. Et alors l'enfant se rend compte que, oui, c'est vrai que si je l'avais mis au bon endroit, etc., il faut être toujours ludique avec les enfants. Tout ce qui est ludique est un excellent moyen d'apprendre. D'ailleurs, c'est ce qu'on appelle la neuropédagogie, passe par la ludopédagogie.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, Pierre, parce que là, effectivement, je fais ma curieuse pour... pour les enfants, et puis là, c'est la maman qui parle, mais la coach qui parle se dit finalement, en tant que manager, on s'entend que c'est difficile de s'asseoir avec un de ses collaborateurs pour l'amener finalement à faire le pack aventure. Alors, qu'est-ce que vous préconisez pour un manager qui finalement se retrouve avec des personnes qui ont peut-être du mal à gérer leurs émotions ? ou qui finalement se doit aussi de les amener à adhérer à des changements. Et puis ça, comme vous le dites, on doit aller chercher davantage ce mode adaptatif et puis lever les résistances et donc amener les collaborateurs à voir et interpréter les situations sous un angle peut-être un peu plus large pour qu'ils aient des émotions différentes et se mettent en mouvement différemment.
- Speaker #0
Alors là, ce que je... Je crois que ce qui est très utile pour les managers, c'est de comprendre ce qu'est de développer des questions ouvrantes.
- Speaker #1
La semaine dernière, je passais ma semaine à justement aussi former à la posture de manager coach. Alors, tout ce qui est CNV, vous voyez, on est en plein dedans et dans les questionnements. Alors, du coup, comment vous les amenez ensuite ? Quelle question ouverte, selon vous, peut faire toute la différence ?
- Speaker #0
Voilà. Alors, juste, en général, les auditeurs ont déjà tous entendu parler d'une question fermée, d'une question ouverte. Non,
- Speaker #1
pas forcément. Pas forcément.
- Speaker #0
Même pas. Alors,
- Speaker #1
pas forcément.
- Speaker #0
D'accord, d'accord. Alors, je prends un exemple. Je suis manager et Pierre vient dans… Dans mon bureau, il travaille sur une machine. Et il vient dans mon bureau et il dit, voilà, la machine est en panne. Première question que je peux poser, qui est une question fermée, quelle machine ? Et alors il va me dire, la machine B18. Ça c'est une question fermée. Et puis je vais lui poser une question ouverte. Qu'as-tu remarqué à cette machine ? et là il va me raconter ce qu'il a observé. Voilà, ça fait huit jours que chaque fois que je pousse sur tel bouton, il y a ceci et cela. Donc il va raconter ce qu'il sait déjà. Donc il va en fait dire tout ce qui est dans l'arrière de son cerveau. OK ? Tout ce qui est connu. Et puis il y a la question ouvrante qui l'oblige à faire une bascule, c'est-à-dire... à changer de l'arrière vers l'avant pour réfléchir, pour aller plus loin que ce qu'il a déjà observé et qu'il m'a exprimé. Et alors je vais par exemple lui dire, ok c'est cette machine-là, tu as observé ceci, et toi, si tu te mettais à la place du technicien qui vient faire l'entretien tous les ans, Qu'est-ce que tu ferais à sa place ? Et alors là, ça l'oblige à penser autrement, à se dire, tiens, mais oui, alors je vais chercher au fond, je pourrais peut-être aller dans tel programme, je pourrais peut-être aller voir si derrière la machine, il n'y a pas ceci, cela. Et donc, ça va l'obliger à aller plus loin que simplement raconter ce qu'il a observé.
- Speaker #1
communique souvent aux managers, c'est de dire finalement, essayez d'amener vos collaborateurs sur leurs angles morts. Et votre rôle finalement n'est pas d'amener les solutions et les aider à résoudre la problématique, vous allez davantage les aider et les faire grandir si vous les amenez finalement à voir ce qu'ils ne voient pas et que vous voyez de par votre expérience. Et là, c'est gagné. Et là,
- Speaker #0
c'est gagné et pour un Pour un manager, c'est très important parce qu'on a une tendance à vouloir tout de suite donner la solution pour gagner du temps. Alors que... Savoir perdre du temps pour en gagner, c'est très important.
- Speaker #1
Et ce qui fait la différence, effectivement.
- Speaker #0
Ce qui fait la différence, parce que le fameux mécanicien, la prochaine fois, il réfléchira avant de venir vous déranger et peut-être qu'il va trouver la solution lui-même.
- Speaker #1
Alors, je trouve que cet exemple était très intéressant, notamment sur toute la partie de la gestion de changement, finalement, comment on amène l'autre à... avancer aussi, à lever ses résistances, c'est finalement en l'aidant à voir ce qu'il ne voit pas, en lui posant des questions ouvertes, ce qui va lui permettre d'avoir des émotions différentes par rapport à sa façon d'analyser le monde et donc de se mettre en mouvement différemment aussi. Et on a parlé tout à l'heure de stress, et c'est vrai qu'aujourd'hui, les managers sont aussi très confrontés à ça. Vous parliez d'anxiété, de ce terrain anxiogène dans lequel finalement l'entreprise peut potentiellement nous plonger. Donc quelque part, en tant que manager, comment on peut faire face à ça ? Qu'est-ce que la neurosciences finalement nous offre comme outil pour aller au-delà et puis quelque part cultiver un peu un terrain un peu plus serein au niveau de ces équipes ? Si on s'en tient déjà sur cette notion, cette équation du stress que j'aime beaucoup, que vous utilisez dans vos conférences, le stress c'est le stresseur, donc le désordre potentiellement, et le facteur de stressabilité, c'est bien ça si je ne me trompe pas ?
- Speaker #0
Oui, alors le stress est égal au stresseur multiplié par la stressabilité. Et donc peut-être une chose importante c'est que... les auditeurs, c'est que lorsque nous stressons, l'avant du cerveau, le néocortex profondal, en fait, il ne parle plus. Tout se passe à l'arrière, et donc ça chauffe à l'arrière, mais sans avoir vraiment les réponses. Et donc, le stress est un inhibiteur d'intelligence adaptative, et il dépend du stresseur. Ça peut être l'autre, ça peut être une situation sur laquelle on n'a parfois pas d'action. multiplié par la stressabilité, c'est-à-dire moi je suis stressable par rapport au désordre de quelqu'un alors que mon voisin n'est pas du tout stressable et lui, pour lui, il passe à travers sans problème alors que moi je suis bloqué. Donc la stressabilité, c'est travailler sur nos racines de stressabilité, ça peut être, comme on a vu tout à l'heure, l'incompétence, la bêtise. les respects, etc.
- Speaker #1
Donc finalement, si je résume, parce que c'est ça qui est intéressant, c'est de se dire, finalement, il y a des choses sur lesquelles on ne peut pas changer. C'est-à-dire qu'il y a le stresseur qui est le désordre, mais en revanche, en tant qu'individu et ou en tant aussi que manager, on a quand même ce pouvoir, finalement, de changer ce facteur de stressabilité et quelque part de la moindrir, voire de le mettre à zéro, si...
- Speaker #0
on essaye de travailler notre niveau d'interprétation finalement d'une situation voilà c'est ça le but c'est de le travailler plus on le travaille 2, 3 ou 4 fois il y a des changements de comportement qui s'installent même sans rendre compte et ce qui nous énervait très très fort il y a 3 semaines après quelques exercices on va tempérer les choses Et on sera beaucoup plus serein. Et donc, on sera en capacité de gérer la situation, alors que trois semaines avant, on était mauvais. On était mauvais pour gérer la situation.
- Speaker #1
C'est sûr qu'effectivement, une simple prise de conscience peut quand même changer toute une vie. Et c'est vrai que cet exercice du Pâques-Aventure, qui est aussi l'héritage de tous les travaux de Jacques Fradin, de ce sujet. est vraiment un exercice clé pour faire des belles prises de conscience et changer notre façon d'agir, notamment sur nos drivers, nos croyances limitantes, et donc nous mettre en mouvement différemment au quotidien. Pierre, avant de se quitter, peut-être, moi ce que j'aime faire, c'est finalement demander à la personne de... que j'invite d'aider nos auditeurs à faire un tout petit premier pas, peut-être, sur le sujet sur lequel on avance. Et puis aujourd'hui, finalement, si vous aviez un petit conseil ou une action que vous pourriez préconiser à nos auditeurs. Notamment pour changer leur rapport au monde, lever une croyance ou quoi ? Qu'est-ce que vous recommandez ?
- Speaker #0
Alors, un tout petit exercice qui est très très chouette à faire, qui peut être très rapide, c'est par exemple, je suis dans une situation stressante, qui me stresse, c'est de m'arrêter. quelques secondes, et de trouver, par rapport à cette situation, un avantage, ou deux avantages, ou trois avantages. Et ça paraît bizarre, prenons un exemple, voilà, mon fils est excessivement lent, ça m'énerve, ok. Et donc, ça m'énerve à chaque fois, parce que quand il mange, il prend un temps fou, quand il s'habille, il prend un temps fou. Eh bien, je trouve quelques avantages. Au fond, il mange lentement, mais c'est excessivement bon pour sa digestion. Et rien que de penser à ça, je me dis au fond, il n'a pas toujours tort. Il s'habille lentement, mais il est excessivement coquet. Et donc, à partir de n'importe quelle situation, j'ai quelqu'un dans mon entreprise, un collaborateur qui est assez lent. Est-ce que je me rends compte qu'il est quand même assez créatif parce que de temps à autre il vient avec une idée totalement différente qui change la vision sur les choses et il est très créatif. Il est lent mais il est créatif, il amène des choses que d'autres qui sont très rapides sont toujours dans leur routine. Et donc trouver chaque fois un ou deux avantages sur quelque chose qui nous énerve et on va voir très très rapidement que wow quoi. on est plus serein. Je ne dis pas qu'on a la solution. Ce n'est pas la solution qu'il faut chercher. C'est d'abord la sérénité. La solution vient toujours après.
- Speaker #1
Merci, merci, merci encore beaucoup. C'était vraiment très intéressant. Alors, merci pour ce partage, Pierre, et votre généalogie.
- Speaker #2
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