- Speaker #0
que le corps de l'homme trahit. Il ne peut pas rester neutre. Il réagit, il se lève, il révèle ce qu'il re... Le son du désir. Salut toi. Ce soir, je suis le Nantaimori. Tu connais peut-être pas ce mot. Laisse-moi t'expliquer. Le Niyotaimori. Littéralement, présentation sur le corps d'une femme est une pratique japonaise ancienne qui remonte à l'époque Edo, au quartier de plaisir de Yoshiwara, où les courtisanes servaient le sake dans le creux de leur pubis et laissaient les hommes de pouvoir manger à même leur peau. C'était une façon de dire « mon corps est ton festin, mon corps est une offrande » . Le Nantai Mori. C'est la version masculine, rare, presque secrète, l'homme comme un plateau, comme une surface. En podcast, certaines scènes restent suggérées. En VIP sur le son-du-désir.fr, les histoires vont plus loin. Version intégrale. plus longue, plus intense, plus explicite, avec des centaines d'audio réservés aux abonnés. Retrouvez l'expérience complète sur leçonsdudésir.fr. Je répète, leçonsdudésir.fr. Ce qui change tout, ce qui rend cette version plus troublante, c'est qu'on sent malgré lui, pendant qu'on mange sur lui, sans pouvoir le toucher. C'est ça l'excitation, l'interdit et le désir qui débordent quand même, l'immobilité imposée contre le corps qui réclame. Un corps chaud sous du riz froid, c'est une tension que la porcelaine ne peut pas ouvrir. Ce soir, c'est moi. La prochaine fois, si tu veux, ce sera toi. Je suis assis d'abord sur le tabouret de l'ac. Les mains à plat sur mes genoux, nus, le dos droit. On m'a préparé, lavé, refroidi la peau avec des linges glacés pour que je devienne assiette. Je suis rasé à la lame partout. Torse, ventre, jambe, pour que rien n'intervère entre la peau et le riz. Je ne dois pas frémir, je ne dois pas parler. Je ne dois surtout pas bander, c'est la règle. Je peux encore te voir, toi, t'installer en face de moi. Je profite de ça. Depuis les autres salles du restaurant, quelque chose nous parvient. Des sons feutrés, reconnaissables, des respirations qui s'accélèrent. Un gémissement retenu. Le grincement d'une surface de bois. D'autres corps offerts, d'autres convives qui dégustent. Ce restaurant ne propose pas que des menus. Il propose des états. Elle entre, la maîtresse de cérémonie. Kimono d'encre, obis serré, pas silencieux. Elle s'incline vers toi, sa voix basse et tranchante.
- Speaker #1
« Bienvenue ! » Ce soir, dîner en cinq temps. Vous regardez, vous goûtez. Vous ne touchez pas l'homme. Sauf si je vous le demande. C'est la seule règle.
- Speaker #0
Et déjà quelque chose commence à se réveiller entre mes cuisses, que je comprime. Non, pas encore. Elle dépose les sushis sur mes genoux d'abord, deux nigiris sur mes cuisses, un maki sur le genou droit. Tu manges, là, entre mes jambes. Ta bouche à hauteur de ce que je ne dois pas garder trop longtemps. Tes baguettes frôlent l'intérieur de ma cuisse rasée à chaque prise. Je fixe un point au-dessus de ta tête, puis la maîtresse pose une main sur mon épaule.
- Speaker #1
Allongez-vous.
- Speaker #0
Je m'allonge, de sentir. Devinez ta bouche qui va monter. Elle dresse des sushis sur mon torse rasé. Riz froid contre peau chaude. Je retiens mon souffle. Un igli sur le sternum, deux sashimis sur les pectos, la fraîcheur me traverse, me contracte partout où je ne peux pas me contracter en public.
- Speaker #1
Le premier temps est le froid, la patience.
- Speaker #0
Tu cueilles le premier morceau posé sur mon cœur. Je sens le pincement léger, le retrait, ta bouche quelque part au-dessus de moi qui se referme. Le battement sous ma peau s'accélère, tu manges mon cou. Depuis la salle voisine, un long soupir traverse la cloison. Quelqu'un qui cède. Enfin, le saké chaud, elle le verse dans le creux de mon ventre. Une flaque brûlante qui ressemble à chaque souffle que je réprime. La chaleur descend, ruisselle vers mes hanches. s'infiltre dans le sillon qui descend plus bas. Je serre les poings sous le rebord du comptoir.
- Speaker #1
Bois, bois direct.
- Speaker #0
Ta bouche au bord de mon nombril. Ta langue qui recueille l'alcool tiède. Ah ! mes abdominaux trahissent seuls, se durcissent contre ta joue qui effleure ma hanche. Hum ! Ah ! puis elles dressent, juste au-dessus de l'os du pubis, deux pièces avec précision, violets sombres, dont les ventouses reposent contre ma peau lisse, là où j'enfle déjà. L'uni, ensuite. Oursin crémeux, orangé, obscène, qui tremble à chacun de mes souffles.
- Speaker #1
L'uni se mange près de la source. Il amplifie le désir. Le taco ? Le taco rappelle ce que l'on voudrait sentir en soi.
- Speaker #0
Ta respiration change. Ta bouche descend jusqu'à la lisière de mon bas-ventre et l'oursin fond sur ta langue à un centimètre de ce qui se tend, qui commence à soulever les sushis, posé là. Un bouillon sombre qui réveille autre chose. Un plat pensé pour faire circuler le sang.
- Speaker #1
Celui-ci ne se sert qu'à une convive en état de désir, avant de le goûter. Touchez-vous.
- Speaker #0
La maîtresse vient de se placer derrière toi. Sa voix descend, intime.
- Speaker #1
Glissez la main sous votre kimono. Posez-la à plat sur votre ventre, d'abord. Sentez la chaleur.
- Speaker #0
Je t'entends obéir.
- Speaker #1
Maintenant, plus bas. Un doigt, d'abord. Le long de la fente. Juste effleurer.
- Speaker #0
Un souffle court. Le tien.
- Speaker #1
Bien. Écartez les genoux.
- Speaker #0
Lance. Tu te touches. Un souffle cassé en deux. Depuis une autre salle, un gémissement monte. Long. Culminant. Puis le silence. Quelqu'un vient de jouir contre une cloison de papier.
- Speaker #1
Maintenant, deux doigts, entrez en vous, profondément.
- Speaker #0
Tu mouilles. Tes sons changent de nature. Devièrement contre le bord d'une doigt se pose sur ma peau. Enfin, premier contact de la soirée. Un incendie depuis les pieds jusqu'à la gorge. Tu traces une ligne de mon ventre vers le bas, lentement, et ma queue se soulève, franchement, visible, indéniable. Elle fait b... Autour de mon sexe dressé, elle referme les doigts et commence. Hum, lentement, pièce. Vos deux souffles qui s'accordent. Je ne peux rien faire. Ah, Sa main s'accélère. Puis s'arrête.
- Speaker #1
Pas encore.
- Speaker #0
Lent. Rapide. Lent. Trois fois elle me mène au bord. Trois fois elle recule. C'est exactement ce qu'il fallait. Elle prépare la sauce devant toi. Dans un bol à l'émail craquelé, elle verse en nommant chaque ingrédient la sauce soja sombre, salée, profonde, le yuzu, acidité florale qui te monte au nez, le mirin, doux, qui équilibre, un trait de vinaigre de riz. Une lamelle de kombu, algues séchées, souffle d'océan.
- Speaker #1
Il manque l'ingrédient secret, celui qui donne sa vie au ponzu.
- Speaker #0
Elle se tourne vers toi.
- Speaker #1
Venez, c'est vous qui allez l'obtenir.
- Speaker #0
Alors, ta bouche descend sur mon sexe. Enfin. Et je retiens tout pour... Ne pas finir tout de suite. Tu suces lentement. Là, là, là. Reste là, contre le bois tiède. Le festin est terminé, la nuit non. Les histoires vont plus loin. Version intégrale. Plus chaude, plus intense, plus explicite. Avec des centaines d'audios réservées aux abonnés. Si vous aimez le son du désir, laissez un commentaire et 5 étoiles à ce podcast. Cela compte énormément pour nous, pour la visibilité. Retrouvez l'expérience complète sur lesondudésir.fr et abonnez-vous en 3 clics.