- Speaker #0
On se retrouve dans Le Café by BSK, le podcast où on discute immobilier autrement. Parce qu'on ne veut pas être un énième podcast sur le sujet, mais explorer toutes les composantes de ce secteur si riche et vaste. Je suis Flora Muray et avec Elie Guerre, on vous invite à notre table pour partager un café. Alors installez-vous confortablement, on a plein de choses à vous dire. Dans ce nouvel épisode, nous allons retrouver aujourd'hui comme invité du jour, Anne-Sophie Lefebvre. Bienvenue parmi nous Anne-Sophie. Bonjour Kelly, bonjour Flora,
- Speaker #1
enchantée d'être là aujourd'hui.
- Speaker #0
Nous sommes ravies de t'accueillir et ensemble on va discuter d'un sujet qui, je pense, va intéresser le plus grand nombre. On va parler d'images, on va parler de ce qu'on dégage, on va s'adresser à tous ceux qui aujourd'hui exercent un métier qui est en rapport direct où la première impression compte et qui va vraiment permettre de mettre du poids sur ce qu'on va dire, sur les mots et qui va... pas vibrer de la même façon face à son interlocuteur, selon la façon dont on va adapter sa gestuelle ou sa tonalité de voix. Exactement. Donc, du coup, Anne-Sophie, toi, tu es consultante en images, réalisatrice, non, c'est réélectrice, pardon. Conceptrice. Conceptrice.
- Speaker #1
Complètement. En fait, j'ai un métier qui est en rapport à la scène et à l'image. Et mon but, ou en tout cas, je crois que c'est vraiment un but dans mon métier, c'est de raccorder les coulisses avec la scène. C'est une image que je vous partage, mais je trouve que ça va bien entre l'être et le savoir-être. Qui je suis finalement, qui je suis vraiment, et être en accord avec qui je suis vraiment, et comment je vais me présenter au monde, et comment je vais être à l'aise entre l'intérieur et l'extérieur. Parce qu'il n'y a rien de plus souffrant pour un être humain dans n'importe quel corps de métier quand il sent qu'il y a une dissociation entre ce que je suis et ce que j'affiche. Et c'est là où en fait... On en parlera pendant ce podcast, mais on ne crée pas la confiance lorsqu'on n'est finalement pas soi-même tout à fait.
- Speaker #0
Ok. Alors, avant de démarrer, avec Flora, il y a une question qu'on aime bien poser à nos invités. Puisque nous sommes dans le thème du café, si demain tu devais te transformer comme ça, tu devais réapparaître sous forme de café, te réincarner, c'est plutôt ça. Qu'est-ce que tu serais ? Hum... hum... Un cappuccino,
- Speaker #1
parce que déjà je suis italienne, j'ai double nationalité ukrainienne et italienne. Et le cappuccino pour la force du café, mais allégé avec du lait. Et j'adore cette force et la douceur associées. Et puis aussi parce que les baristas me font toujours un petit cœur. Et ça, c'est l'amour que je mets dans mon métier. Et le cœur aussi, pour moi, c'est le moteur de mon métier. Donc le cappuccino, c'est la boisson qui représente... Voilà, c'est la valeur sûre. Et c'est la valeur quotidienne aussi.
- Speaker #0
Voilà. Bon, mais parfait. Très bonne réponse. Alors, je vous propose qu'on passe maintenant sur notre rubrique, la crème de la crème. C'est le passage où on va vraiment rentrer dans le vif du sujet, puisqu'aujourd'hui, Anne-Sophie, on va parler d'apparence, de l'image que l'on renvoie, mais qu'on ne maîtrise pas toujours. Ce thème, il est très intéressant puisqu'il va parler à nos mandataires sur le terrain, mais pas que, vraiment à toute personne qui est en contact avec les clients et qui aimerait vraiment corriger sa posture pour mieux briller dans son activité. Donc on est à la recherche de tes meilleurs gestes et conseils. Absolument.
- Speaker #1
Ok, c'est parti, je suis là pour ça.
- Speaker #0
Alors, du coup, première question. Dans les métiers où la première impression compte énormément, donc effectivement mandataire, mais ça peut être aussi commerciaux en tout genre, Quels sont les éléments clés pour dégager tout de suite une image professionnelle et inspirer confiance ?
- Speaker #1
Alors je vais reprendre ce que j'ai dit tout à l'heure, c'est déjà accorder et se poser une question fondamentale. Est-ce que dans mon métier, je suis différent de ce que je suis dans la vie ? C'est vraiment une première question à se poser. Parce qu'il y a des gens qui ne s'autorisent pas à être eux-mêmes parce qu'ils ont l'impression qu'en étant quelqu'un d'autre, par exemple en mettant un vêtement qui va vouloir dire quelque chose, ... En fait, ils ont l'impression que c'est ça qui va générer de la confiance. Mais ce n'est pas ça qui génère de la confiance. C'est comment je suis déjà avec mon image. Si moi, par exemple, je pourrais vous demander, Kelly, Flora, comment vous voient vos amis ? Et ce serait intéressant de leur poser la question. Parce qu'ils vont vous donner, en fait, moi je te vois comme ça et comme ça. Et si c'est complètement en accord avec qui vous êtes, c'est super. Mais si quelqu'un dit, ah bon, les gens me voient comme ça ? Là déjà, on a une information. hyper importantes sur soi. Et c'est la première question à se poser. Donc à partir du moment où on raccorde les violons entre ce que je suis en coulisses et ce que je suis sur scène, c'est ça qui va générer... La première bonne impression, c'est-à-dire finalement je suis ok avec qui je suis et c'est ok pour le présenter au monde dans mon métier. Alors évidemment la première impression, les gens vont me poser des questions, mais comment je dois m'habiller par rapport au métier que je fais ? Évidemment on arrive à... alors je ne vais pas parler ici des fondamentaux comme ne pas avoir de tâches sur ses vêtements ou être suffisamment bien sapé et tout ça. Mais je pense que le plus important... C'est de se dire, ok, je me présente au monde vraiment de la manière la plus vraie possible et je suis ok avec qui je suis. Et c'est dans ces moments-là où je suis au service de mon métier. Parce que dites-vous que se cacher prend une énergie de fou.
- Speaker #0
Ne pas jouer un rôle. Ne pas jouer un rôle,
- Speaker #1
exactement. Lorsque l'on joue un rôle, on ne peut ni être à l'écoute de son client, ni être à l'écoute de son interlocuteur, parce qu'on passe son temps à vouloir se... Faire croire et faire croire à l'autre qu'on est quelqu'un d'autre. Et c'est là où le cercle de confiance peut ne pas se générer. Parce que moi, ce que j'appelle la relation inter-inconsciente, c'est-à-dire, on est en train d'échanger, vous ressentez quelque chose de moi, mais il y a aussi ce qui se passe au-dessus de nos têtes, ce qu'on appelle la relation inter-inconsciente. Et là, si je suis dans un rôle, finalement, les gens vont dire, bon, on n'adhère pas parce qu'elle n'est pas vraiment elle-même. Mais je peux vous assurer que dans la vie,
- Speaker #0
Je ne suis pas du tout différente en fait, je suis vraiment la même. Tu crois que ça te rattrape au bout d'un moment si jamais tu joues un peu un rôle, que tu n'es pas soi-même face à tes clients ?
- Speaker #1
Oui, complètement, parce que le non-verbal va vous trahir. On en parlera un peu plus tard, mais quand on n'est pas soi-même, on est trahi par son corps.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
C'est pour ça qu'en criminologie, les gens se régalent parce qu'ils regardent autant les mots
- Speaker #0
mais ils écoutent beaucoup ce que le corps dit et le corps parle. D'accord. On parle aussi souvent, donc là on parlait d'inspirer confiance, d'entrée de jeu. Mais alors, est-ce que c'est vrai ou faux ? Je te pose la question aujourd'hui. Mais apparemment, dans la poignée de main déjà, on peut ressentir beaucoup de choses. Bien sûr. Mais apparemment, effectivement, la poignée de main... Ça en dit trop sur la personne. C'est drôle ce que tu dis parce que quand on s'est serré la main tout à l'heure, Anne-Sophie, j'ai senti que toi, tu avais une vraie poigne, que c'était affirmé. Je sens que déjà, ça fait partie justement de l'assurance. Alors, vous voyez, la poignée de main, elle parle de beaucoup de choses. Le contact avec l'autre, déjà. Je rentre dans un contact de peau à peau. Donc, il y a des gens, ils ne sont pas à l'aise avec ça. Donc,
- Speaker #1
c'est déjà se questionner. C'est toujours, tiens, est-ce que je suis à l'aise de toucher la peau de l'autre ? Fantastique ! C'est des choses où il faut vraiment se poser la question. Après, il y a des gens, ils vont se dire, si je touche la main, il va voir que j'ai la main moite. Donc, je n'ose pas prendre la main. Donc, j'ai une espèce de main molle. Vous voyez ce que je veux dire ? Oui,
- Speaker #0
je vois tout à fait.
- Speaker #1
Et d'être vrai, c'est par exemple d'avoir une poignée de main dynamique, mais de dire, excusez-moi, j'ai les mains moites. Je crois que je suis un peu impressionnée par ce rendez-vous. Et être en vérité, c'est aussi parler de ses émotions.
- Speaker #0
C'est vrai, c'est attachant aussi.
- Speaker #1
C'est attachant. Et il n'y a pas de problème à parler de ça. Par exemple, dans le cadre de vos métiers, quand vous rencontrez quelqu'un, ce n'est pas non plus lui briser la main. C'est la manière, on est partenaire, on est ensemble, je te tiens là, je te prends la main, tu prends la mienne, parce que ce n'est pas seulement l'un et l'autre. Normalement, c'est vraiment dans cette notion de poignée de main, du win-win. Et quelque part, la personne va ressentir si la relation va être win-win, gagnante-gagnante. C'est pour ça qu'elle est importante. Se poser la question sur le toucher et de dire qu'est-ce que j'en vois dans ce premier geste, ce premier contact. Tu peux te trahir dès le début en fait. Oui,
- Speaker #0
c'est ça. Une bonne poignée de main, c'est un regard franc et une main absolument franche.
- Speaker #1
Et si on n'y arrive pas, donc le dire. Le pâtement. L'assumer. Et complètement. Parce qu'il y a des gens qui ne sont vraiment pas à l'aise avec ça. Vous pouvez avoir un regard très ouvert et dire bonjour, enchanté. Et que votre corps soit en ouverture. mais pas forcément aller vers cette poignée de main si vous sentez que c'est compliqué. Et malheureusement, le Covid a coupé un peu le contact. La période du Covid a coupé le contact. Donc maintenant, les gens se saluent sans forcément être en contact, en proximité. Donc c'est savoir comment je rentre en contact avec l'autre. S'il n'y a pas la poignée de main, ça peut être un regard. Bonjour, enchantée Flora, je suis ravie de vous rencontrer pour ce premier rendez-vous, sans qu'il y ait forcément un contact demain. D'accord, très clair.
- Speaker #0
Anne-Sophie ? Tout le monde n'est pas charismatique dans la vie. Est-ce que tu as des conseils ? Est-ce qu'il y a des exercices qu'on peut faire finalement pour développer sa présence et quelque part occuper l'espace ?
- Speaker #1
Alors, c'est une question que je me pose encore. Est-ce que le charisme, effectivement, il y en a qui l'ont naturellement. Comment ça se travaille ? Alors, pour des gens qui voudraient vraiment le travailler, c'est-à-dire comment je développe mon aura ? Pour moi, il y a le travail vraiment, c'est-à-dire cours de chant, cours de théâtre, c'est-à-dire on va travailler l'extraversion, le rapport à la scène, le rapport au corps, c'est-à-dire on rentre dans quelque chose de très ludique mais qui va nous apprendre. Écouter des conférences inspirantes. Anthony Robbins, je pense à lui par exemple, qui est vraiment, on l'aime, on ne l'aime pas, ça c'est discutable, mais en tout cas, c'est un leader d'inspiration. Vous pouvez écouter aussi sur Netflix, il y a Bruny Brown, que j'adore, et aussi tous les formats TEDx. Les formats TEDx se regardent très bien en plus. Ça se regarde très bien et là, ça nous donne vraiment l'idée de ce que pourrait être quelqu'un de charismatique. Comment ça se travaille ? C'est travailler aussi, aujourd'hui on a les téléphones, ils font tout, caméras et tout ça. Pour ceux qui s'entraînent, c'est de se filmer. Voilà. Et de voir comment on travaille le charisme. Tiens, quand je dis bonjour, quand j'ai un échange... Donc chez soi,
- Speaker #0
tu peux dire chez moi ou tu peux dire dans le miroir.
- Speaker #1
Et ça, c'est vraiment un travail qui va nous faire voir nos tics de langage, la manière dont on pose un regard sur quelqu'un d'autre, la manière dont on travaille son regard. Parce que moi, par exemple, quand je fais travailler à mes orateurs le regard, je crois que c'est la chose la plus... compliqué pour les gens. Pourquoi ? Parce que symboliquement, le regard symbolique symbolise, on va me regarder de l'intérieur et je vais regarder l'autre de l'intérieur. C'est comme une mise à nu, en fait. Et l'autre jour, je travaillais avec un orateur et je lui dis voilà, regarde-moi. Regarde-moi simplement. Il s'est mis à me regarder, mais avec des yeux très fixes. Alors je lui dis, voilà, il faut essayer de trouver cette notion de poser un regard sur l'autre. Sans être intrusif, sans être serial killer, sans faire peur. Et c'est vraiment toutes ces petites choses qui, fur et à mesure, vont construire votre charisme naturel. Et souvent, ce que j'aime bien, c'est par exemple, les gens très timides me disent « Non mais c'est une horreur, je suis timide, je ne sais pas comment aborder les gens. Du coup, j'ai l'impression que personne ne me voit dans une foule. » Je suis dans un réseau d'affaires, par exemple, voilà, moi je ne brille pas et tout ça. Alors, je leur dis, de votre timidité, faites-en un charme. Il y a des femmes, des hommes qui sont charmants par leur timidité. Et en fait, c'est travailler ce qu'ils pensent, ce qu'on leur a dit depuis des années, que ce sont des travers alors que ça peut devenir des forces.
- Speaker #0
Vous voyez,
- Speaker #1
c'est l'histoire de se grimer. Ne demandez jamais à un introverti d'être un extraverti, ça va sonner faux. Mais par contre, un introverti peut travailler sa timidité pour en faire une force. Ça, ça peut se travailler au théâtre, ça peut se travailler dans la projection de la voix. Par exemple, ne serait-ce que, voilà, on va monter un peu le degré du volume de la voix. Tout d'un coup, on va entendre plus la personne. Elle restera une timide ou il restera un timide. Mais tout d'un coup, on l'entendra davantage.
- Speaker #0
Le débit de la voix sera plus audible.
- Speaker #1
Et tout d'un coup, la personne aura donné de la valeur à ce qu'elle considérait être comme une entrave. Et c'est ça qui fait toute la différence. C'est pas parce que t'es timide finalement que tu peux ne pas avoir d'assurance en fait. L'un va pas sans l'autre. L'un peut être dissocié de l'autre. Moi j'ai vu des dirigeants qui avaient peu de mots, mais quand ils parlaient c'était juste. qui étaient discrets, mais qui avaient naturellement un impact parce qu'on attendait leurs paroles. Un peu comme vraiment le mot attendu. Le mot juste. Le mot juste, voilà. Ce n'est pas le débit et le poids des mots. On n'achète pas un pitch au poids. Vous voyez, c'est vraiment...
- Speaker #0
Sur la portée.
- Speaker #1
Voilà, complètement. Mais le charisme, le charisme se travaille. Je vous parle à vous, le charisme se travaille. Et ne pensez pas... que vous n'êtes pas parce que vous pensez ne pas l'être ou parce qu'on vous a raconté que vous ne l'étiez pas, vous ne l'êtes pas. On peut à chaque moment de sa vie se raconter une autre histoire sur soi. Vraiment, je vous invite à réfléchir là-dessus. Et excusez-moi, je fais cet aparté parce que quand on a 25, 30 ans, 35 ans, on a un récit déjà de soin. qui nous fait penser que l'on est ou que l'on n'est pas.
- Speaker #0
Bien sûr, dans l'enfance, ça se construit à ce moment-là,
- Speaker #1
en fait. Ça se construit complètement et ça perdure parfois. Parce que ça a été entretenu à l'école.
- Speaker #0
Quand on te présente et qu'on te dit, tiens, il est timide, il est timide. Oui, il est timide,
- Speaker #1
voilà. Et c'était cette croyance.
- Speaker #0
Tu définis quelqu'un comme ça dès le départ, en fait, finalement.
- Speaker #1
Oui, complètement. Et je rajoute, du coup, parce que tu me tends la perche là-dessus, sur les croyances limitantes. Oui, c'est ça. Tout ce qu'on a écrit de nous dans ce récit intérieur qui nous fait croire qu'on ne peut pas, on ne sait pas. Quand j'ai des orateurs qui sont timides, qui montent devant une jauge de 4000 personnes, je peux vous assurer que... Ils se disent, mais comment je vais y arriver ?
- Speaker #0
Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Ils se posent la question, mais en fait, ça se fait.
- Speaker #0
Bien sûr. Puis après, ils sont contents.
- Speaker #1
Ils sont tellement heureux. Merci, c'est passé. Ils sont tellement... Et c'est tellement... Ça guérit. Ça guérit quelque chose en soi qui s'était figé, en fait. C'est la plus belle pour moi. C'est pour ça que je vous dis, je mets du cœur sur mon café latté. C'est un métier où, quelque part, la personne se reconnecte au cœur de qui elle est, en fait.
- Speaker #0
Et puis, je pense que plus... On va apporter de la passion, on croit en son message. Forcément, l'impact, la façon dont on va l'évoquer ne sera pas la même.
- Speaker #1
Mais bien sûr.
- Speaker #0
Parce qu'on va le véhiculer avec son corps, on le voit quand on est à l'aise avec quelque chose. Forcément, ça va se ressentir. Tout se voit. Tout se voit et tout s'entend aussi.
- Speaker #1
C'est lié.
- Speaker #0
C'est vraiment la voix et l'apparence. Alors, on continue. On a tous des tics, des gestes habituels, des gestes... parasites, qu'est-ce qui peut faire que d'un coup, on va ruiner l'image qu'on s'est efforcé de construire, qui va faire que d'un coup, ces gestes vont nous trahir ?
- Speaker #1
Gâchez vraiment, arrêtez-vous quelque part. Alors, complètement. Si on reprend l'histoire que je vous partage depuis le départ, c'est si je ne suis pas en accord in et out, effectivement, tous les gestes, il y a des gestes qui vont se trahir. Donc, par exemple, le visage vers le bas. Quelqu'un, par exemple, qui dit « je veux encore rencontrer Madame Machin, ce rendez-vous, j'ai pas envie » et tout ça. Donc du coup, soit on va voir un visage, un rictus, vous savez le faux sourire. Oui, oui, oui. Cette espèce de sourire.
- Speaker #0
Et à un moment donné,
- Speaker #1
ce sourire, ça crée des crampes. Donc des fois, il y a un rictus où on se met à trembler. Enfin, ce n'est pas du tout naturel. Il y a la notion d'être en introversion. Donc ce qu'on peut retrouver aussi chez les timides, c'est-à-dire les épaules plutôt en avant, les bras fermés. Alors des fois, j'ai des gens, je serais tentée de vous le faire debout, mais tout est noué. En fait, les jambes sont croisées, les bras sont croisés, on écoute la personne, mais ça veut dire vraiment qu'au jour où tu m'intéresses. Donc tout ça, ça peut nous trahir. Cette notion aussi de fuir le regard de l'autre, de regarder sans regarder, de regarder tout d'un coup sa montre, d'être sur son téléphone. Tout ce qui nous montre qu'on n'est pas en pleine présence avec l'autre. Et ça, l'autre, tout d'un coup, qu'est-ce que ça va activer chez l'autre à votre avis ? La méfiance. La méfiance.
- Speaker #0
La perte de confiance aussi.
- Speaker #1
La perte de confiance. Et je travaille avec un... J'ai lu un livre qui a été énorme pour moi. C'est l'élément humain de Will Schultz que j'invite. Alors c'est aussi une formation que l'on peut faire. Sur l'être humain, alors que ce soit nous en tant que vendeur ou l'autre en face, a besoin de sentir trois éléments. Je me sens important aux yeux de l'autre, je me sens compétent et je me sens aimable ou valable. J'ai de la valeur. Donc, ce qui va... J'allais dire un gros mot, excusez-moi.
- Speaker #0
Pourquoi pas ?
- Speaker #1
Ce qui va niquer votre rendez-vous. Ce qui va niquer votre rendez-vous, ou en tout cas ce qui peut le ruiner, c'est plus joli. légèrement c'est que la personne ait l'impression de se faire passer pour con ou une conne en gros, c'est à dire je prends mon client de haut il n'y a pas de questions bêtes moi je me suis retrouvée des fois face à un vendeur immobilier où je posais des questions parce que je m'y connais pas du tout et la personne j'avais l'impression que ma question que je posais était débile mais
- Speaker #0
il n'y a pas de questions bêtes en fait exactement
- Speaker #1
Exactement, et ça, il faut le rappeler. Il n'y a rien de plus désagréable, d'ailleurs,
- Speaker #0
quand tu sens que la personne en face de toi te prend de haut et te prend vraiment pour quelqu'un complètement à côté de la plaque, c'est très désagréable.
- Speaker #1
Et du coup, moi, j'aime être accueillie dans le fait que si je fais appel à un conseiller, par exemple immobilier, c'est parce que je ne sais rien de ça et parce que j'ai besoin d'être aidée, que ce soit d'une question de pompe à chaleur débile. où la personne va pouvoir venir. Donc, en fait, j'ai besoin de sentir que je me sens importante, compétente et que j'ai de la valeur à ses yeux. Et c'est ça qui va éviter de ruiner votre rendez-vous. Et donc, si je me sens dans cet échange, du coup, il n'y aura pas tous ces gestes parasites.
- Speaker #0
La question qu'on a qui revient ou la remarque qu'on a qui revient fréquemment, ça va être « Ah ben moi, ça ne fait que six mois que j'ai démarré le métier. Du coup, je ne me sens pas hyper crédible. » Du coup, quand le propriétaire commence à me poser des questions sur lesquelles je n'ai pas les éléments de réponse, C'est fini, je me liquéfie et je sais qu'à ce moment-là, en fait, le rendez-vous est fini. Ils perdent leurs moyens et là, c'est panique à bord, etc. Et en fait, on leur dit, être vulnérable ne veut pas dire être faible. Il vaut mieux effectivement dire, écoutez, là-dessus, je ne sais pas, je préfère ne pas m'exprimer pour l'instant et revenir vers vous après, que vous dire n'importe quoi. Et là, vous gardez pied sur votre rendez-vous. donc Tu es en phase avec toi-même. C'est ça. Donc, est-ce que du coup, avant de passer à ce geste un petit peu, est-ce que toi, tu aurais un conseil à leur donner en leur disant « Attention, tu sens que tu vas perdre pied. Je ne sais pas, pince-toi. Fais quelque chose qui te permet de te reprendre ou qui te permet d'un coup, même si tu as un moment de panique, que ça ne se voit pas de l'extérieur. » Alors, qu'est-ce que tu leur conseillerais ?
- Speaker #1
Alors, déjà, travailler sur leur syndrome de l'imposteur. Si ça fait six mois qu'ils ont commencé et effectivement ils n'ont pas l'expertise de quelqu'un qui a 20 ans de métier, mais où est le problème ? Parce que moi j'ai vu des gens dont c'est votre métier qui font ça depuis six mois, mais qui avant étaient dans un autre métier où ils étaient hyper avenants et tout ça. Donc c'est déjà de capitaliser pas seulement sur l'expérience de six mois, mais sur l'expérience de tout le reste de leur carrière. Et quand ça arrive, quand ils ne savent pas, mais je crois que Kelly tu l'as très bien évoqué, cette notion de vulnérabilité... et de compétences sont complètement liées. On peut très bien dire, par exemple, on peut très bien rebondir, je sens que vous voyez ces trois questions que vous m'avez posées, elles sont importantes pour vous. Pour bien y répondre, moi j'ai besoin de me revenir vers les propriétaires pour leur poser la question ou de revenir vers vous dès demain pour vous apporter la réponse la plus juste et la plus ajustée. Et je vais vous faire un parallèle actuel. Je ne sais pas si vous avez entendu dernièrement, chaque GPT, il y a des gens qui ont organisé des vacances. avec Tchad GPT et en fait sur des histoires de passeport. Donc finalement, ils ont demandé à Tchad GPT, donne-moi le passeport. Est-ce que j'ai besoin pour entrer dans ce pays, d'avoir un passeport et tout ça ? Tchad GPT a dit non, pas du tout. Ils sont arrivés. Ils n'ont pas pu passer et on a vu ça passer sur les réseaux sociaux. Comme quoi, apporter une réponse fausse va créer dans l'instant un climat de confiance. qui va disparaître 24 heures après.
- Speaker #0
Elle décrédibilise complètement. On a le droit de ne pas savoir.
- Speaker #1
C'est mieux. J'aimerais par exemple que ChatGPT me dise, je ne sais pas, attends, ou renseigne-toi auprès de quelqu'un qui a cette compétence. Mais je fais le lien avec ça parce que c'est très d'actualité aujourd'hui et on a rarement l'occasion de faire cette première impression. Donc si quelqu'un a été en vérité, elle inspire confiance. Si quelqu'un a voulu répondre à tout. Mais en fait, c'est bien planté. Alors là, vous avez planté la graine de l'incertitude et du doute chez l'autre.
- Speaker #0
Oui. Puis en plus, je me dis aussi, tu peux effectivement dire que tu ne sais pas. Si tu dis, je reviens vers vous. Là où tu peux vraiment te rattraper quelque part, si tu sens que du coup, tu te décrédibilises un petit peu à ce moment-là, c'est dans la réactivité. En étant réactif, en revenant avec une réponse extrêmement complète finalement, et juste comme tu dis. Mais c'est ça, se laisser le temps. Nous ne sommes pas des machines. Exactement. Nous ne sommes pas des machines. Et il faut le rappeler en fait, par rapport à tous aujourd'hui, cette digitalisation, cette robotisation, c'est ça aussi qu'on amène nous en tant qu'humains. Tout ce ressenti, c'est justement cette fragilité, parce qu'en fait en face de nous, il ne faut pas oublier une chose, c'est qu'on a un humain.
- Speaker #1
Oui, mais complètement. Et l'expertise, pour moi, les bons experts, comme les scientifiques, un scientifique remet en question en permanence ses propos. pour aller plus loin dans la science. C'est pareil pour un expert ou un futur expert ou en cours d'expertise.
- Speaker #0
Dernier point, je reviens sur une petite chose que tu as dit tout à l'heure. Tu parlais du premier instant. On parle toujours des 20 premières secondes, mais on parle aussi de la première minute 30. Alors, qu'est-ce qui, pour toi, est le plus important entre les deux ? Si vraiment on doit s'attacher à ça ? Est-ce que c'est vraiment ces 20 premières secondes, les 20 premiers...
- Speaker #1
Moi j'avais même 3 secondes en tête pour te dire.
- Speaker #0
Quand tu viens pour un instant, c'est ça. Les 20 centimètres, les 20 premières secondes, etc.
- Speaker #1
En fait, ce qui va être important, tout à l'heure par exemple, je vais prendre l'exemple. Flora est venue vers moi pour m'accueillir pour ce podcast.
- Speaker #0
Est-ce que j'ai bien fait l'exemple ?
- Speaker #1
Ce que j'ai vu en premier, c'est le soleil sur son visage. Il y avait un soleil absolu, les yeux qui brillent. Ça me fait rougir ! Ce qui est important, c'est notre capacité et notre envie, notre désir d'être en relation avec le partage qu'on transmette. Parce qu'en fait, il y a des personnes, elles se disent, bon, il faut vraiment que je dégage une... super images et tout ça, au lieu de vous centrer sur vous dans cette première 20 secondes, 7 secondes, cette première minute 30, centrez-vous sur l'autre. Avec cette notion d'être, cette envie d'être en lien avec l'autre. Et du coup, tout de vous va être en lien et l'autre va se sentir quoi ? Compétent, important, valable. Toujours cette notion de l'élément humain que j'adore. Et la personne va se sentir accueillie. Et du coup, elle va vous accueillir. Par écho. Parce qu'il n'y a rien de plus agréable. Et alors, il y a des gens qui me disent, ouais, mais quand les personnes ne sont pas souriantes et tout ça, c'est la même histoire que le fait de ne pas savoir. Ne vous laissez pas déstabiliser par le non-verbal de l'autre. L'autre peut avoir passé une sale journée qui n'a rien à voir avec vous. Il en est à sa cinquantième visite d'appartement. Il se dit, il y a encore une de plus, j'espère que je ne vais pas être déçu. Lui, il est dans son film à lui. Et quelque part, votre relation peut le faire se relâcher. Mais voilà, ne pas se sentir responsable du non-verbal de l'autre. On a déjà bien assez à faire avec le nôtre.
- Speaker #0
On va passer maintenant à notre deuxième rubrique qui s'appelle l'instant barista. D'ailleurs, ce n'est pas l'instant barista, c'est plus précisément la minute barista. C'est la question de nos auditeurs. Et là, je m'adresse à nos auditeurs justement. N'hésitez pas à nous suivre sur nos réseaux sociaux, donc sur Instagram, sur Facebook et sur LinkedIn puisqu'on va vous faire passer justement des sondages au fur et à mesure des mois pour que vous puissiez nous transmettre vos questions. questions et ces questions-là, on les pose après à nos invités. C'est parti ! Alors, on commence par une question de Mélissa dans le 38. Mélissa qui nous dit « Quand on sent la pression monter avant un rendez-vous important ou une négociation, est-ce qu'il y a des astuces simples pour garder une posture assurée et détendue ? »
- Speaker #1
Mais bien sûr !
- Speaker #0
Dis-nous-en plus ! Alors, lorsque il y a un enjeu important, on se met une pression. Donc, on va faire redescendre la pression.
- Speaker #1
Vous êtes dans votre voiture, imaginez, 5 minutes avant que le rendez-vous arrive. Vous êtes donc normalement peut-être au volant. Vous reculez le siège de votre voiture. Vous êtes bien assise. Vous faites en sorte d'avoir le dos bien calé sur le siège. Pied au sol, vous fermez les yeux. Vous mettez les mains sur vos deux cuisses et vous respirez par une respiration abdominale. En fait, parce que ce qui nous stresse, c'est la respiration thoracique. Et c'est ça qui crée les tensions et au cou et à la gorge. En fait, c'est comme si, en fait, quand on est stressé, c'est comme si on faisait ça à notre gorge. C'est pour ça qu'on a mal. Donc, respiration, vous faites ça pendant deux minutes. Alors, pas les expirations d'accouchement.
- Speaker #0
Parce que j'allais te dire, ça fait très pas mal. Non,
- Speaker #1
c'est vraiment la respiration. En fait. Et ça, le secret, c'est vraiment d'aller chercher dans le bide, là. C'est complètement là. Et en fait, au départ, il faut regarder parce que les gens, par nature, respirent comme ça.
- Speaker #0
Alors que c'est vraiment une respiration qui vient du vent, qui part du plancher pelvien. Donc c'est vraiment... C'est difficile à expliquer parce que quand tu fais justement du yoga, de la méditation, ou le pilates, souvent justement les profs au début ils te disent ça et puis moi la première je me disais mais je ne comprends pas d'où est-ce qu'il faut que je respire concrètement, mais effectivement c'est vraiment, ça part du bas du ventre,
- Speaker #1
c'est comme si c'était un voyage du bas du ventre vers le haut, donc c'est vraiment, alors bon je sais que ce podcast aussi des personnes vont l'écouter, mais sachez que ça part du bas du ventre, votre ventre se gonfle, vous pouvez mettre vos mains sur votre ventre et sur votre cage thoracique. Donc c'est une respiration globale qui va faire... Voilà, et vous restez détendu, mais surtout vous fermez les yeux. Et à l'intérieur de vous, c'est vraiment tout va bien se passer. C'est vraiment cette douceur, tout va bien se passer. Si je suis là, c'est parce que je suis au bon endroit. Et ça, en fait, ça atténue, ça baisse le taux de cortisol qui est le stress, l'hormone du stress. Et c'est les endorphines qui prennent le relais à ce moment-là. Et on ressent un apaisement. Mais je ne connais pas manière plus efficace de relâcher la pression. Donc toi, tu conseilles,
- Speaker #0
avant un rendez-vous qui vous stresse un peu, moment d'apaisement.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Parce que, pour avoir quand même... Vu beaucoup de commerciaux, il y en a aussi qui, eux, mettent une énorme musique, un peu rap ou des choses comme ça. C'est pas dans l'anxiété, ça. C'est pas dans l'anxiété. C'est des femmes. Mais il y en a plein d'autres.
- Speaker #1
Mais bien sûr. De robots,
- Speaker #0
de guerriers avec des tam-tams, des trucs un peu...
- Speaker #1
Mais bien sûr. Il y a un TEDx qui est hyper intéressant, je ne me rappelle plus de l'oratrice, mais elle avait dit « prenez une posture de superwoman » . Cette notion. Parce qu'en fait, symboliquement, qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ? Le corps, vous savez, superwoman, c'était une femme qui parlait, mais on peut faire pareil, de super-héros en fait. Cette notion de le torse en ouverture, on se met en ouverture, mais aussi on se connecte à sa puissance. La puissance, qu'est-ce qui fait que je me sens puissant ? Et là, tout d'un coup, le corps, alors là pour une fois, ce n'est pas le cerveau qui parle au corps, C'est le corps qui va envoyer... des infos au cerveau. Tu es dans ta puissance. Tu es dans ta puissance. Et de le ressentir dans chaque cellule de son corps et ça, ça peut être... Là,
- Speaker #0
je me vois dans ma voiture en train de me dire toute seule, tu es dans ta puissance. Après, tu vas vivre et tu fais donne-moi la main.
- Speaker #1
Bonjour,
- Speaker #0
monsieur.
- Speaker #1
Je rajoute un truc parce que des fois, j'entends des gens dire oui, mais je ne veux pas être arrogante. C'est là où il faut faire la différence entre la puissance et l'arrogance. La puissance, c'est la capacité de savoir tout ce qui est bon en nous et qui va être au service de notre rendez-vous. L'arrogance, c'est quand justement on se grime dans quelqu'un qu'on n'est pas et qu'on risque d'être arrogant parce qu'on joue un jeu, un fake. Nous devenons le fake de soi-même. Vous voyez, c'est comme une fake news, mais voilà, un faux self. Voilà ce qu'on dit, le faux self. Il n'y a rien de pire pour générer de l'arrogance.
- Speaker #0
Qu'est-ce que je vais pouvoir leur rendre comme service aujourd'hui ? Je suis là pour les aider. Je suis là,
- Speaker #1
je me mets au service de la relation et tout va bien se passer. Cette notion un peu comme un massage intérieur, tout va bien se passer. La respiration et l'ancrage sont importants. La musique rock'n'roll est aussi importante. Ça dépend de la personne parce qu'on sait très bien qu'il y a des hyperactives qui disent la respiration, ça me gonfle. C'est dommage parce qu'ils se coupent d'une part d'eux-mêmes. C'est dommage, mais chacun va à son rythme et expérimente. On a dit qu'il fallait oser être soi. Oui, exactement. Ça fait partie des choses. Exactement.
- Speaker #0
Alors, autre question qui nous vient de Laetitia du 92. Il y a parfois des pauses où personne ne parle. Ça, c'est intéressant. Est-ce que tu as des astuces pour que ces blancs ne deviennent pas des moments gênants ? Parce qu'apparemment, la maîtrise du blanc est hyper importante dans la relation commerciale. Et effectivement, il y en a beaucoup que ça rend mal à l'aise. Alors, qu'est-ce que c'est ? Tes astuces de professionnels. Alors, la question c'est déjà de se poser à soi, pourquoi le blanc me met mal à l'aise ?
- Speaker #1
Le vide, en fait, on a tous peur du vide. Regardez, nos vies sont pleines, elles sont tout le temps pleines. Donc ce vide nous fait peur viscéralement. Donc c'est déjà de regarder ça. Quand vous écoutez de la musique, pour ceux qui aiment la musique, il y a des silences parfois. Les silences font partie des partitions, c'est ce qui donne... et renforce la puissance de la musique. Malheureusement, les hommes politiques se sont emparés de ça et ils en jouent beaucoup trop. Mais regardez-les, c'est un cours magistral de silence dans les propos. Pourquoi ? Pourquoi l'importance du silence ? Parce que c'est à ce moment-là où la personne réfléchit, où vous lui laissez l'espace pour réfléchir à ce que vous venez de lui donner comme information.
- Speaker #0
Avec un projet cumulé.
- Speaker #1
Exactement. Donc imaginez, vous transmettez quelque chose, la personne... Et dans le silence. Donc elle est en train de ce qu'on appelle l'inaction, c'est-à-dire d'engrammer ce que vous venez de lui partager. Et là, ce qui peut être chouette, c'est qu'est-ce que ça vous évoque ? Je vois que ça vous fait réfléchir. Vous laissez parler, vous laissez faire le job. Vous avez donné une information. Ou si vous sentez que c'est un questionnement genre j'ai pas compris mais j'ose pas le dire, est-ce que c'est clair pour vous ? Voilà, tout simplement. On peut peut-être aussi... Pardon,
- Speaker #0
excuse-moi. Pardon. C'est quoi le bon tempo d'un blanc ? Tu sais, on dit toujours un Mississippi, deux Mississippi, et hop, je redémarre. Est-ce qu'il y a un blanc qui est trop long et qu'il faut interrompre ? Est-ce qu'il y a un blanc qui est trop court, du coup il passe inaperçu ?
- Speaker #1
Le blanc dit quelque chose. Il se passe quelque chose dans la relation à ce moment-là inter-inconsciente. Donc je dirais que le plus important, c'est d'observer en fait qu'est-ce qui se passe sur le visage de l'autre. Si la personne vous regarde comme ça, on voit qu'il y a quelque chose qui n'est pas clair. Donc normalement, si vous êtes suffisamment connecté à l'autre, vous allez voir qu'il y a quelque chose qui n'est pas clair chez l'autre. Et ça peut être... Est-ce que vous avez besoin de précision ? Est-ce que ça évoque quelque chose pour vous, ce que je viens de vous partager ? Mais on ne sera jamais dans un silence de 30 secondes.
- Speaker #0
Un silence peut-être complété aussi par un regard, parce que justement, tout va se transmettre à ce moment-là. Est-ce que réellement il m'a comprise ?
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #0
L'intensité du regard qui va appuyer l'argument.
- Speaker #1
Mais bien sûr, il se passe tellement de choses dans un silence. Tellement de choses. Si on m'apprend à écouter, écoute, je ne peux pas le dire mieux. Je fais court, mais j'ai du mal. « Évitez le silence. Que dit-il de cette relation dans l'ici et maintenant ? » Et les gens, en fait, c'est comme si on cherchait à taire le silence et on passe à côté de la relation. Apprenez à vous délecter de ce silence. Qu'est-ce qu'il dit de la relation ? Qu'est-ce qu'il dit de ce qui est en train de se passer ? Peut-être que vous avez dit un truc aussi, parce que des fois, on dit quelque chose. Par exemple, vous n'avez pas d'enfant. Vous êtes conseiller immobilier, vous n'avez pas d'enfant. Et vous faites une bourde concernant des gens qui ont peut-être des enfants, deux, trois enfants. Et vous dites un truc qui pourrait blesser un parent. Là, vous dites, excusez-moi, je n'ai pas d'enfant. Voilà. Et c'est là où on revient à la vulnérabilité. Mais c'est vrai que c'est important pour vous, les enfants. Bien sûr, c'est vrai que je n'en ai pas. Mais ça ne pose aucun problème.
- Speaker #0
On peut aussi jouer la carte de l'humour ?
- Speaker #1
Mais bien sûr. Mais bien sûr. Bien sûr, l'humour. L'humour,
- Speaker #0
mais si on voyait la vie avec plus d'humour en ce moment, on pourrait, je pense, déshabiller certains nœuds, en fait. Oui, laisser transposer sa vraie personnalité, qui permet de transmettre aussi l'authenticité de son message. Complètement. Donc, l'humour,
- Speaker #1
c'est là où l'humour ne doit jamais être contre l'autre. Si, par exemple, je dis n'importe quoi, il y a une porte qui est basse, on visite une maison et tout ça. Si vous dites à l'autre, bon bah vous madame, ça ne va pas vous poser de problème, pour monsieur ça va être plus compliqué. Ça, ça peut blesser. Donc il faut faire attention effectivement à l'humour qui va jouer sur le physique de l'autre. Vous voyez ce que je veux dire ? Tout à fait. Ce qui peut blesser. Donc il n'y a pas de blanc gênant,
- Speaker #0
il faut oser les blancs.
- Speaker #1
Voilà. Les blancs sont importants pour appuyer vos arguments. Exactement. Et écoutez les silences, qu'est-ce qu'ils sont en train de dire. Reformulez. Si vous êtes connecté à l'autre, le silence n'est pas un problème. Il fait partie. C'est comme une partition. Il fait partie de la partition de votre dialogue.
- Speaker #0
Quelle jolie phrase pour venir justement clôturer ce podcast qui touche malheureusement à sa fin, même si effectivement, on pourrait continuer cette conversation pendant des heures parce que je trouve que c'est un sujet qui est particulièrement passionnant et qui touche beaucoup, beaucoup de monde aujourd'hui, beaucoup de professions. Donc, j'espère en tout cas que ça vous a plu et que vous avez pris vraiment plaisir à écouter ce podcast. Nous, en tout cas, on a pris beaucoup de plaisir. à le tourner. Et avant de se quitter, on va te proposer un dernier petit tips-jeu qu'on appelle le dernier shot. Alors Flora, c'est parti. Donc c'est une question qu'on pose à chacun de nos invités dans nos podcasts. C'est la dernière question qu'on appelle du coup le dernier shot. Ausha. Quel est le rituel qui te donne confiance en toi ? C'est-à-dire, ça peut être une action, une musique, une phrase à laquelle tu penses. Qu'est-ce qui te donne la pêche avant un rendez-vous ? Est-ce que vous voulez vraiment une confession intime ?
- Speaker #1
Absolument. Attention, il faut que tu prennes la voix.
- Speaker #0
Il y a des dates de confession intime, sinon ça ne marche pas.
- Speaker #1
Bon, est-ce que je le livre ? Je viens de Lisieux. Donc pour les conseillers de Normandie, je viens de Lisieux. Donc pour ceux qui viennent de la Normandie, on sait qu'à Lisieux, il y a Sainte-Thérèse. Et je ne suis pas forcément croyante, mais je suis croyante en cette sainte parce que j'ai un rapport spécial à elle et elle est toujours avec moi. Donc, elle est toujours avec moi là. Et lorsque je vais chercher, en fait, pour être à l'aise, je me reconnecte à ma foi personnelle et je l'entends me dire tout va bien se passer.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Tout va bien se passer, mais seulement me dire quelque chose en complément, c'est si je suis là, c'est parce que je suis au bon endroit, dans l'ici et maintenant, et je suis tout à fait légitime à l'être. Donc, let's go. Voilà.
- Speaker #0
Parfait. Magnifique. Merci Anne-Sophie.
- Speaker #1
Merci. Je voulais vous dire que j'étais ravie d'avoir été avec vous, toutes les deux, et vous m'avez enchantée. Moi qui ai dansé le métier, vous m'avez enchantée par votre lumière. différentes et si complémentaires. Merci à toutes les deux. Merci à toi, Cécile. Merci.