Speaker #0Si tu te sens brûlé, c'est peut-être pas parce que t'en fais trop. C'est peut-être parce que tout joue trop fort. On va baisser le volume ensemble. Ton entreprise fonctionne, mais en coulisses, c'est le vacarme. Si tu avances à l'intuition, dans l'urgence et dans le bruit, alors cette émission est faite pour toi. Je suis Christian Généreux et j'aide les entrepreneurs débordés à retrouver cadence, clarté et direction. Ici... On transforme la cacophonie en vraie symphonie entrepreneuriale. Pas de recette magique, mais en reprenant la baguette pour que tu deviennes toi aussi le chef d'orchestre de ton entreprise. Bienvenue à l'effet crescendo. Tu dis souvent que t'as plus de temps, mais que tu cours après tout, que tout est urgent tout le temps. Ça te dit-tu quelque chose ça ? Parce que... Moi aussi, j'ai cru que plus je travaillais, plus j'allais avancer. Mais j'ai fini par comprendre une chose, c'est pas le travail qui m'épuisait, c'était le désordre. Et parce que quand tout joue trop fort, même les bonnes idées deviennent du bruit. Et puis là, tu finis par t'épuiser à improviser. à la va comme je te pousse comme on dit donc aujourd'hui on va remettre du rythme pas pour en faire plus mais pour recommencer à jouer juste et pour commencer je vais te raconter une petite histoire d'un de mes clients que j'ai accompagné l'an dernier c'est un gars super brillant il est créatif il est toujours débordé et Chaque fois qu'on se parlait, il me disait « Je ne comprends pas Christian, je travaille tout le temps, tu sais, je suis débordé, mais j'ai l'impression d'avancer nulle part. » Parce que tout était dans sa tête, ses projets, ses suivis, ses idées, même ses échéanciers. Il vivait dans un concert permanent de rappels mentaux. Et la première chose qu'on a fait, c'est pas d'ajouter un nouvel outil. C'est d'écrire tout. Donc ses projets, ses priorités, les étapes. On a fait ça noir sur blanc. Bon, c'est sûr qu'au début, il trouvait ça comme lent comme processus. Il trouvait ça inutile. Mais deux semaines plus tard, il m'a envoyé un petit message sur Messenger et il m'a dit « Hey Christian, j'ai dormi 8 heures pour la pause. » première fois depuis des mois. Parce que quand tout a été posé sur papier, son cerveau a enfin pu respirer et son entreprise a enfin commencé à jouer juste. Imagine un orchestre sans partition. Chaque musicien se souvient à peu près de sa partie. Certains jouent trop fort, il y en a d'autres qui ne rentrent pas vraiment au bon moment. Et au milieu de tout ça, tu as le chef d'orchestre qui essaie de tout corriger en même temps. Alors le chef d'orchestre s'énerve, il est agité, parfois il peut peut-être même lever le ton un peu, mais surtout il est épuisé. Et à la fin de la journée, tout le monde sort de la répétition crevée. complètement vidés, sans jamais vraiment savoir ce qu'ils ont joué. C'est exactement ce que tu fais quand ta structure reste dans ta tête. Ton entreprise devient un peu comme une orchestre qui improvise à chaque répétition et tu peux avoir les meilleurs musiciens du monde, mais sans partition, personne ne peut te suivre. Et le pire dans tout ça, c'est que toi-même, tu finis par perdre ton propre tempo. Tu t'endors avec plein d'idées dans la tête, puis tu te réveilles, puis tu te sens déjà en retard. À chaque matin, c'est la même affaire qui revient, la même partition en fin de compte, tu veux avancer, mais tu passes ta journée à éteindre des feux. Puis là, tu te dis, comme bien du monde d'ailleurs, que tu as besoin de plus de temps. Mais dans le fond, ce n'est pas du temps qui te manque. Ce qui te manque, c'est de l'espace mental. Parce que tout est dans ta tête. Des projets, les suivis, les idées, même tes notes vocales. Puis là tu penses que tu vas pouvoir t'en souvenir jusqu'à ce que tout devient un bruit de fond permanent. Et à force de vouloir garder ça dans ta tête, eh bien tu portes un orchestre complet tout seul. Pas étonnant que t'arrives épuisé avant même d'avoir commencé ta journée. Le problème, c'est pas ton horaire, c'est pas ton équipe, c'est pas non plus ton ambition. Le vrai problème, c'est que t'as rien d'écrit. Tout est dans ta tête. Et tant que ça reste là, ton cerveau, lui, il va jouer le rôle de gestionnaire, d'agenda, de planificateur, de coach et de pompier en même temps. Ha ha ! Alors, dis-toi que tu n'as pas besoin de plus d'énergie. Tu as besoin plutôt d'un système qui pense à ta place. Parce qu'un chef d'orchestre sans partition, lui, il va toujours finir par frapper à côté du tempo. Le bordel, le chaos comme on dit, il ne vient pas de ton manque d'effort. Il vient du manque de structure visible. Tant que tu mets rien noir sur blanc, ton entreprise ne jouera jamais deux fois la même chanson. Moi aussi j'ai longtemps cru que de travailler plus c'était d'avancer plus. Je portais 10 projets en même temps, je répondais à tout le monde. J'étais fier aussi de pouvoir dire « Hey, je gère » . Sauf qu'en vrai, je ne gérais absolument rien. Je couvre. je courais d'une urgence à l'autre et à chaque fin de semaine, je me disais toujours la même affaire. Lundi, je vais remettre de l'ordre dans mes affaires, mais le lundi arrivait, puis devine quoi ? Ça recommençait. La fameuse roue qui tourne. Puis là un jour, j'ai eu un déclic assez brutal. Ça m'est rentré dedans comme un coup de deux par quatre. C'est que je venais de passer une journée complète à faire, mais incapable de dire ce que j'avais vraiment accompli. Tu sais, il n'y avait rien de clair, rien n'était écrit. C'était juste du bruit en fin de compte, bading badang, comme des souliers dans la sècheuse. Vous allez voir, j'aime beaucoup dire cette expression d'ailleurs, elle va revenir souvent. Donc, ce soir-là, j'ai décidé d'ouvrir un document vierge, une page blanche complètement. Puis là, j'ai vraiment... tout sorti de ma tête. J'ai sorti mes projets, les clients, les tâches, les idées. Donc, tous les post-it que j'avais un peu partout et les notes que j'avais un peu partout, je les ai toutes regroupées ensemble. Je l'ai mis ça noir sur blanc. Et là, il y a quelque chose qui s'est passé. L'anxiété, le chaos que j'avais dans ma tête, eh bien, il s'est calmé. Pour la première fois depuis très longtemps, J'ai pu vraiment, là, enfin respirer. Je voyais où je m'en allais. Je pouvais diriger au lieu de survivre. Et puis, depuis ce jour-là, là, eh bien, j'ai complètement arrêté d'improviser. J'ai commencé plutôt à composer. Il y a beaucoup d'entrepreneurs qui voient la structure comme une cage, comme si écrire, planifier ou même documenter, c'était pour les enfermer, les emprisonner. Mais en musique, la partition, ça n'enferme personne, ça libère. Parce que cette partition-là, elle donne un cadre à ton talent, un rythme à ton inspiration et une direction à ton énergie. Sans structure, tu vas passer ta vie à improviser et même les plus grands virtuoses du monde vont finir par perdre son propre tempo lui-même. Mais avec une partition, tout devient fluide. Tu sais où tu es, tu sais où tu t'en vas et surtout, tu peux enfin exécuter en pleine conscience. La structure, ce n'est vraiment pas ton ennemi. C'est ta scène, en fin de compte. C'est ce qui te permet de performer, mais sans te brûler. Parce que quand tout reste dans ta tête, tu fonctionnes en mode improvisation mixte qui a pour titre. Tu passes tes journées à jouer des notes isolées sans jamais entendre la mélodie complète. Puis là, le jour où tu décides de structurer par écrit, tout change. Parce que l'écriture, ce n'est pas un acte administratif en fin de compte, c'est un acte de direction. Quand tu écris, tu composes en fin de compte, comme un chef d'orchestre. Tu accordes. Tu accords tes outils, ton équipe, tes priorités se mettent enfin au même diapason. Et quand tout est aligné, tu peux enfin interpréter, exécuter avec intention et avancer sans t'épuiser. Donc à partir de ce moment-là, tu ne subis plus... ta business. Tu la diriges. Et c'est ça, la différence entre un entrepreneur qui travaille fort et un entrepreneur qui joue juste. Alors, avant de foncer dans ta prochaine tâche, prends un petit cinq minutes, pas plus. Pas pour en faire plus, là. Pour écrire. Donc, tu peux soit prendre une feuille ou soit tu peux ouvrir un document Word ou un document Google Docs si tu veux. Peu importe, mais vide ta tête. Pose en fin de compte tout ce que tu portes, que ce soit tes projets, tes idées, tes suivis, tes décisions, écris-les. Et dis-toi que ce n'est pas un exercice de productivité, c'est un acte de direction. Parce que à partir du moment où tu écris, tu redeviens le chef d'orchestre et c'est là que ton entreprise va recommencer à jouer juste. Et si tu veux aller un petit peu plus loin, si tu veux remettre de la structure, du rythme et du calme dans ta croissance, bien viens voir comment on peut accorder ton système ensemble parce qu'à deux... Ça joue toujours au plus juste. Donc, dis-toi que si tu n'es pas débordé, tu es désorganisé et ça, ça se règle. Ton cerveau, ce n'est pas un système de gestion, c'est un instrument de création. Et écrire, c'est diriger. Chaque mot posé clarifie ton chaos. Et ta structure, c'est ta partition. Sans elle, même les meilleures idées sonnent faux. Et finalement, la justesse doit toujours précéder la performance. Quand tu joues juste, tu joues longtemps. Donc, en premier, prends un moment pour clarifier tout ce que tu portes. Ouvre un document vierge et vide ton esprit. Écris sans filtre. tes projets, tes idées, les urgences, tes engagements. Tu ne cherches pas vraiment encore de l'ordre, mais tu cherches plutôt de la clarté. Après ça, reviens un petit peu sur ce que tu as écrit, classe-les, regroupe-les, élimine s'il le faut et décide de ce qui mérite ton attention cette semaine. Accorde tes priorités à ton énergie du moment. Ensuite, passe à l'action, mais calmement. Avec une partition claire, tu n'as plus vraiment besoin de tout contrôler. Tu diriges, tu ajustes, mais surtout, enfin, tu respires. Parce qu'un chef d'orchestre, ça ne joue pas toutes les notes. Lui, il crée le rythme. Et toi, aujourd'hui, tu peux le reprendre. Tu vois, aujourd'hui ce que tu as écouté, ce n'est pas juste un rappel de plus sur la gestion du temps. C'est une rééducation à ton propre rythme. Parce que, je te le rappelle, quand tout joue trop fort, eh bien tu finis par perdre l'essentiel, ton écoute, ton tempo. Et c'est exactement là qu'on va se retrouver épisode après épisode. Pas nécessairement pour en faire plus. mais pour redonner du sens à chaque note. Alors, prends un instant, ferme ton ordi et respire. Demain, tu vas continuer à avancer, mais cette fois-ci avec une partition claire devant toi. Et dans le prochain épisode, on va parler d'un autre piège qui est beaucoup plus discret celui-ci. C'est celui de travailler fort sans jamais sentir de montée ou de crescendo. Tu vas voir, ce n'est pas une question d'effort, c'est une question de cadre. Parce qu'un crescendo, ça ne se crée pas en jouant plus fort, ça se crée en jouant intentionnellement. Si tu as apprécié cet épisode, je t'invite bien entendu à t'abonner et aussi peut-être de partager cette épisode-là si à quelqu'un tu crois que ça pourrait servir. Alors, n'hésite pas Alors d'ici là, à très bientôt.