Speaker #0Si tu travailles 60, 70, 80 heures par semaine et que malgré tout ça, tu as l'impression de faire du sur place. Bien, c'est peut-être pas parce que tu n'en fais pas assez. Peut-être que tu joues fort, peut-être que tu joues souvent, mais peut-être que tu joues sans crescendo. Ton entreprise fonctionne, mais en coulisses, c'est le vacarme. Si tu avances à l'intuition... Dans l'urgence et dans le bruit, alors cette émission est faite pour toi. Je suis Christian Généreux et j'aide les entrepreneurs débordés à retrouver cadence, clarté et direction. Ici, on transforme la cacophonie en vraie symphonie entrepreneuriale. Pas de recette magique, mais en reprenant la baguette, pour que tu deviennes toi aussi le chef d'orchestre de ton entreprise. Bienvenue à l'effet Crescendo. Je te parle aujourd'hui à toi qui fais tout ce qu'il faut, Tu sais, tu travailles fort, tu livres la marchandise, tu réponds, tu avances, mais en apparence. Et pourtant là, à l'intérieur, cette sensation-là étrange, celle de jamais vraiment décoller, ça ne lève pas. Comme si ta business jouait toujours la même mesure, pas fausse, pas mauvaise, juste plate, sans montée, sans tension, sans crescendo. Et dans cet épisode, je ne vais pas te dire d'en faire plus. Je ne vais pas non plus te parler de discipline, et je ne vais pas te parler non plus de motivation. Je veux juste qu'on prenne un moment ensemble pour écouter ce que ton rythme est en train de te dire. Il y a quelques mois, je discutais avec une de mes clientes C'est une fille solide, brillante et super fiable. Le genre de personne sur qui tout le monde peut compter. Elle travaillait facilement 70-80 heures par semaine. Ses clients étaient super satisfaits, les projets avançaient. Les revenus rentraient aussi de l'extérieur, tout allait bien. Mais à un moment donné, Elle me dit une phrase qui m'est restée dans la tête. Elle me dit « Christian, j'ai l'impression de courir sur un tapis roulant. Je suis épuisé et je suis exactement à la même place. » Pas de crise, pas de faillite, pas d'échec spectaculaire non plus. Juste une sensation sourde de stagner malgré un effort constant, honnête et intense. Il n'y avait pas un manque de volonté, ni un manque d'ambition. Il manquait un petit quelque chose, puis elle n'était pas capable de mettre le doigt dessus. C'est un peu comme un musicien qui joue à tous les jours. Il se pratique longtemps, il connaît toutes ses notes, il connaît toutes ses gammes. Il joue juste, ça c'est pas là le problème. Mais il joue seul, sans partition. clair, sans chef d'orchestre et sans montée. Alors chaque journée là ça ressemble à celle de la veille. C'est pas mauvais, c'est pas faux, c'est juste pareil, c'est identique. Et à un moment donné, c'est pas que c'est la fatigue qui est la plus lourde, c'est plutôt l'impression qu'on n'avance pas, qu'on ne progresse pas vraiment. Donc il Si tu te reconnais là-dedans, j'ai envie de dire une chose très clairement. C'est pas parce que tu manques de discipline, c'est pas parce que tu n'es pas assez stratégique, et c'est pas non plus parce que tu travailles pas assez fort. T'es pas paresseux, là. C'est pas que t'es pas fiable non plus. T'es pas en train de te chercher des excuses. On se comprend. Tu es probablement juste quelqu'un qui a tenu un peu trop longtemps, sans jamais vraiment avoir l'espace pour t'arrêter. Et de te demander, est-ce que mon rythme présentement, est-ce qu'il est encore bon ? Et la vérité dans tout ça, c'est que la plupart des entrepreneurs qui se taignent, ça ne manque pas d'effort. Je sais de quoi je parle. Ça manque plutôt de cadre. Pas un cadre qui est rigide, pas un cadre qui va t'étouffer. Un cadre qui te donne une direction au rythme. Parce que travailler plus fort, plus longtemps, plus souvent, sans un cadre qui est clair, net et précis, ce n'est pas nécessairement de la progression, c'est plutôt de l'endurance. Et l'endurance, c'est noble, il n'y a pas de problème avec ça, sauf que ça ne crée pas de crescendo. Une couple d'années, j'ai découvert quelque chose d'inconfortable. Je travaillais fort, j'étais occupé, j'avais toujours quelque chose à faire. Et pourtant, je prenais même du recul. Je n'arrivais pas à dire clairement où je m'en allais. Mes journées étaient pleines, mes semaines se ressemblaient l'une à l'autre. J'avais vraiment l'impression d'être utile. mais sans vraiment être intentionnel. Puis c'est là que j'ai compris que ce n'était pas un manque d'effort, loin de là. C'était plutôt un manque de cadre pour orienter mon énergie. Autrement dit, je jouais beaucoup de notes, mais je n'avais pas encore écrit la pièce. Un crescendo, ce n'est pas un accident. Dans un orchestre, ça ne se produit pas parce que les musiciens jouent plus fort. On se comprend. Ça se produit quand il y a quelqu'un qui a décidé. Ici, on monte. Ici, on retient. Ici, on respire. Et ici, on explose. Et sans cette intention-là, chacun des musiciens peut donner leur meilleur de lui-même. Mais pourtant, le morceau, la pièce va rester plate. Et ce n'est pas un problème de talent. C'est plutôt l'absence d'un cadre commun qui transforme l'effort individuel en mouvement concerté. Donc, voici ce qui se passe concrètement. Quand une business fonctionne surtout à l'effort, oui elle avance, mais uniquement à la vitesse déterminée. de la personne qui pousse. Tant que tu réponds, tant que tu travailles fort, tant que tu comprennes, ça tient. Mais ça ne monte pas parce que la progression réelle, ça ne vient pas de l'intensité, ça vient surtout de la direction. Parce qu'un effort sans cadre, c'est comme accélérer mais sans savoir vraiment où tu vas. Tu brûles du carburant, tu fais du bruit et tu te crèves à la tâche. Mais le paysage ne change pas. Et plus le temps passe, plus tu dois forcer pour maintenir le même niveau. Et c'est là que la stagnation devient invisible. Pas parce qu'il n'y a rien qui bouge. mais parce que tout repose encore sur toi. Tes journées sont pleines, mais tes semaines se ressemblent l'une après l'autre. Tu règles constamment des urgences que tu n'as jamais vraiment choisies. Tu travailles beaucoup dans ton entreprise, mais rarement sur ton entreprise. Quand tu lèves ta tête, par exemple, tu n'es pas vraiment certain de la direction exacte d'où tu t'en vas. tu avances à l'instinct en espérant que ça finisse un moment donné par s'aligner. Tu as l'impression d'être clairement indispensable partout et tu compenses par l'effort, ce qui n'est pas encore structuré. Puis là, tu te dis souvent « quand ça va se calmer, je vais m'organiser » . Puis là, tu maintiens le niveau mais tu sens qu'il n'y a pas de montée. Puis au bout du compte, tu es fatigué sans éviter. vraiment pouvoir expliquer pourquoi. Alors, arrête-toi un instant et regarde ton rythme, pas ton effort. Observe où ton énergie est absorbée par la compensation. Prends vraiment conscience de ce que tu repousses toujours à plus tard et accepte que la stagnation n'est pas un échec, mais plutôt un signal. Et surtout, donne-toi la permission de ne pas avoir la solution tout de suite. Donc, cet épisode-là, n'essaie pas de mieux t'organiser, n'essaie pas non plus d'optimiser, puis n'essaie surtout pas d'en faire plus. Prends simplement 30 minutes cette semaine, pas pour jouer, mais pour écrire ta partition. Mets noir sur blanc ce qui mérite vraiment ton énergie cette semaine et décide ce qui doit être joué maintenant et ce qui peut attendre. Et là, observe ce qui se passe quand tu arrêtes d'improviser parce que la structure, comme je te l'ai déjà dit, ça ne te ralentit pas. Et quand le bruit tombe, le rythme, lui, devient super clair. Et dans le prochain épisode, je vais te montrer comment jouer cette partition-là dans la vraie vie. Même quand la pression revient, même quand les urgences réapparaissent, mais sans retomber dans le chaos.