Description
Matthieu Zell entouré de la famille Schutz réfléchit à sa défense face aux accusation de l'évéque.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Matthieu Zell entouré de la famille Schutz réfléchit à sa défense face aux accusation de l'évéque.
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Transcription
Strasbourg, 1523, La réforme, une histoire de famille. Elisabeth et Jacob Schultz avaient invité Matthieu Zell pour le repas. Ils voulaient à leur façon marquer leur soutien à leur curé, suite à sa convocation devant le tribunal de l'évêque. La tablée de Jacob et Elisabeth était remplie par leurs neuf enfants, parmi lesquels se trouvait Catherine. Elle avait grandi au sein de cette grande famille et avait reçu une éducation soignée. Catherine avait appris à lire et à écrire. Elle avait également appris le métier de tapissière. Au cours du repas, Catherine expliqua combien sa relation profonde avec Dieu était importante pour elle. Elle cherchait à lui plaire. Elle avait décidé de rester célibataire afin de pouvoir servir Dieu en se plaçant au service des plus pauvres. Catherine était très appréciée de tous, mais en ce jour, elle se trouvait partagée entre un grand sentiment de joie à l'idée que Matthieu se trouve à la table familiale, mais aussi avec l'inquiétude de le savoir placer en accusation. L'évêque Guillaume habitait comme ses prédécesseurs à Saverne. En effet, en 1262, Strasbourg avait chassé l'évêque de ses murs et... Strasbourg était devenue une ville libre, dont l'avenir était alors confié au conseil de la ville seulement. L'évêque Guillaume venait donc d'écrire à l'encontre de Matthieu une longue accusation de 24 articles. Il lui reprochait d'exciter les laïcs contre le clergé, d'avoir dit du haut de la chaire que les offrandes pour les morts ne servaient à rien, d'avoir donné l'absolution à des personnes qui avaient été excommuniées, d'avoir des relations avec des anabaptistes, et d'avoir prêché que le purgatoire n'existait pas, que Marie et que les saints n'avaient pas besoin d'intercéder pour les hommes. Mais quel scandale ! L'évêque, dans sa conclusion, demandait l'excommunication pure et simple de Matthieu Zelle. Matthieu expliqua à la famille Schutz qui était à son écoute autour de la table, qu'il allait préparer sa défense et qu'il allait demander à l'Esprit-Saint de lui donner les paroles justes. Son intention n'était pas de nier ce qui lui était reproché, mais plutôt d'expliquer sa position. Il ne voulait plus cautionner ce qu'il considérait comme étant lié à la tradition humaine. Il voulait démontrer par les Écritures de la Bible que Dieu était un Dieu juste et qu'il regardait à la sincérité des cœurs et faisait grâce à ceux qui se repentaient de façon sincère. Matthieu voulait dénoncer l'hypocrisie et les abus du clergé. Soudain, il lui vint une idée brillante. Il allait répondre à l'évêque publiquement en rédigeant une apologie dédiée à tous les amis de la vérité évangélique. Les 500 ans de la réforme à Strasbourg, une histoire de famille avec l'association familiale protestante Germes d'Espoir.
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Strasbourg, 1523, La réforme, une histoire de famille. Elisabeth et Jacob Schultz avaient invité Matthieu Zell pour le repas. Ils voulaient à leur façon marquer leur soutien à leur curé, suite à sa convocation devant le tribunal de l'évêque. La tablée de Jacob et Elisabeth était remplie par leurs neuf enfants, parmi lesquels se trouvait Catherine. Elle avait grandi au sein de cette grande famille et avait reçu une éducation soignée. Catherine avait appris à lire et à écrire. Elle avait également appris le métier de tapissière. Au cours du repas, Catherine expliqua combien sa relation profonde avec Dieu était importante pour elle. Elle cherchait à lui plaire. Elle avait décidé de rester célibataire afin de pouvoir servir Dieu en se plaçant au service des plus pauvres. Catherine était très appréciée de tous, mais en ce jour, elle se trouvait partagée entre un grand sentiment de joie à l'idée que Matthieu se trouve à la table familiale, mais aussi avec l'inquiétude de le savoir placer en accusation. L'évêque Guillaume habitait comme ses prédécesseurs à Saverne. En effet, en 1262, Strasbourg avait chassé l'évêque de ses murs et... Strasbourg était devenue une ville libre, dont l'avenir était alors confié au conseil de la ville seulement. L'évêque Guillaume venait donc d'écrire à l'encontre de Matthieu une longue accusation de 24 articles. Il lui reprochait d'exciter les laïcs contre le clergé, d'avoir dit du haut de la chaire que les offrandes pour les morts ne servaient à rien, d'avoir donné l'absolution à des personnes qui avaient été excommuniées, d'avoir des relations avec des anabaptistes, et d'avoir prêché que le purgatoire n'existait pas, que Marie et que les saints n'avaient pas besoin d'intercéder pour les hommes. Mais quel scandale ! L'évêque, dans sa conclusion, demandait l'excommunication pure et simple de Matthieu Zelle. Matthieu expliqua à la famille Schutz qui était à son écoute autour de la table, qu'il allait préparer sa défense et qu'il allait demander à l'Esprit-Saint de lui donner les paroles justes. Son intention n'était pas de nier ce qui lui était reproché, mais plutôt d'expliquer sa position. Il ne voulait plus cautionner ce qu'il considérait comme étant lié à la tradition humaine. Il voulait démontrer par les Écritures de la Bible que Dieu était un Dieu juste et qu'il regardait à la sincérité des cœurs et faisait grâce à ceux qui se repentaient de façon sincère. Matthieu voulait dénoncer l'hypocrisie et les abus du clergé. Soudain, il lui vint une idée brillante. Il allait répondre à l'évêque publiquement en rédigeant une apologie dédiée à tous les amis de la vérité évangélique. Les 500 ans de la réforme à Strasbourg, une histoire de famille avec l'association familiale protestante Germes d'Espoir.
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Strasbourg, 1523, La réforme, une histoire de famille. Elisabeth et Jacob Schultz avaient invité Matthieu Zell pour le repas. Ils voulaient à leur façon marquer leur soutien à leur curé, suite à sa convocation devant le tribunal de l'évêque. La tablée de Jacob et Elisabeth était remplie par leurs neuf enfants, parmi lesquels se trouvait Catherine. Elle avait grandi au sein de cette grande famille et avait reçu une éducation soignée. Catherine avait appris à lire et à écrire. Elle avait également appris le métier de tapissière. Au cours du repas, Catherine expliqua combien sa relation profonde avec Dieu était importante pour elle. Elle cherchait à lui plaire. Elle avait décidé de rester célibataire afin de pouvoir servir Dieu en se plaçant au service des plus pauvres. Catherine était très appréciée de tous, mais en ce jour, elle se trouvait partagée entre un grand sentiment de joie à l'idée que Matthieu se trouve à la table familiale, mais aussi avec l'inquiétude de le savoir placer en accusation. L'évêque Guillaume habitait comme ses prédécesseurs à Saverne. En effet, en 1262, Strasbourg avait chassé l'évêque de ses murs et... Strasbourg était devenue une ville libre, dont l'avenir était alors confié au conseil de la ville seulement. L'évêque Guillaume venait donc d'écrire à l'encontre de Matthieu une longue accusation de 24 articles. Il lui reprochait d'exciter les laïcs contre le clergé, d'avoir dit du haut de la chaire que les offrandes pour les morts ne servaient à rien, d'avoir donné l'absolution à des personnes qui avaient été excommuniées, d'avoir des relations avec des anabaptistes, et d'avoir prêché que le purgatoire n'existait pas, que Marie et que les saints n'avaient pas besoin d'intercéder pour les hommes. Mais quel scandale ! L'évêque, dans sa conclusion, demandait l'excommunication pure et simple de Matthieu Zelle. Matthieu expliqua à la famille Schutz qui était à son écoute autour de la table, qu'il allait préparer sa défense et qu'il allait demander à l'Esprit-Saint de lui donner les paroles justes. Son intention n'était pas de nier ce qui lui était reproché, mais plutôt d'expliquer sa position. Il ne voulait plus cautionner ce qu'il considérait comme étant lié à la tradition humaine. Il voulait démontrer par les Écritures de la Bible que Dieu était un Dieu juste et qu'il regardait à la sincérité des cœurs et faisait grâce à ceux qui se repentaient de façon sincère. Matthieu voulait dénoncer l'hypocrisie et les abus du clergé. Soudain, il lui vint une idée brillante. Il allait répondre à l'évêque publiquement en rédigeant une apologie dédiée à tous les amis de la vérité évangélique. Les 500 ans de la réforme à Strasbourg, une histoire de famille avec l'association familiale protestante Germes d'Espoir.
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Strasbourg, 1523, La réforme, une histoire de famille. Elisabeth et Jacob Schultz avaient invité Matthieu Zell pour le repas. Ils voulaient à leur façon marquer leur soutien à leur curé, suite à sa convocation devant le tribunal de l'évêque. La tablée de Jacob et Elisabeth était remplie par leurs neuf enfants, parmi lesquels se trouvait Catherine. Elle avait grandi au sein de cette grande famille et avait reçu une éducation soignée. Catherine avait appris à lire et à écrire. Elle avait également appris le métier de tapissière. Au cours du repas, Catherine expliqua combien sa relation profonde avec Dieu était importante pour elle. Elle cherchait à lui plaire. Elle avait décidé de rester célibataire afin de pouvoir servir Dieu en se plaçant au service des plus pauvres. Catherine était très appréciée de tous, mais en ce jour, elle se trouvait partagée entre un grand sentiment de joie à l'idée que Matthieu se trouve à la table familiale, mais aussi avec l'inquiétude de le savoir placer en accusation. L'évêque Guillaume habitait comme ses prédécesseurs à Saverne. En effet, en 1262, Strasbourg avait chassé l'évêque de ses murs et... Strasbourg était devenue une ville libre, dont l'avenir était alors confié au conseil de la ville seulement. L'évêque Guillaume venait donc d'écrire à l'encontre de Matthieu une longue accusation de 24 articles. Il lui reprochait d'exciter les laïcs contre le clergé, d'avoir dit du haut de la chaire que les offrandes pour les morts ne servaient à rien, d'avoir donné l'absolution à des personnes qui avaient été excommuniées, d'avoir des relations avec des anabaptistes, et d'avoir prêché que le purgatoire n'existait pas, que Marie et que les saints n'avaient pas besoin d'intercéder pour les hommes. Mais quel scandale ! L'évêque, dans sa conclusion, demandait l'excommunication pure et simple de Matthieu Zelle. Matthieu expliqua à la famille Schutz qui était à son écoute autour de la table, qu'il allait préparer sa défense et qu'il allait demander à l'Esprit-Saint de lui donner les paroles justes. Son intention n'était pas de nier ce qui lui était reproché, mais plutôt d'expliquer sa position. Il ne voulait plus cautionner ce qu'il considérait comme étant lié à la tradition humaine. Il voulait démontrer par les Écritures de la Bible que Dieu était un Dieu juste et qu'il regardait à la sincérité des cœurs et faisait grâce à ceux qui se repentaient de façon sincère. Matthieu voulait dénoncer l'hypocrisie et les abus du clergé. Soudain, il lui vint une idée brillante. Il allait répondre à l'évêque publiquement en rédigeant une apologie dédiée à tous les amis de la vérité évangélique. Les 500 ans de la réforme à Strasbourg, une histoire de famille avec l'association familiale protestante Germes d'Espoir.
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