Description
La corporation des jardinniers est la plus nombreuse de la ville. Ils aiment venir écouter les prédications de Matthier Zell à la cathédrale.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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La corporation des jardinniers est la plus nombreuse de la ville. Ils aiment venir écouter les prédications de Matthier Zell à la cathédrale.
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Transcription
Strasbourg, 1523, la réforme, une histoire de famille. Maître Matisse venait tout juste de terminer son office. Il vit au premier rang que les maraîchers étaient venus nombreux. Strasbourg comptait alors une vingtaine de corporations, mais les maraîchers étaient les plus nombreux de toutes les corporations. Parmi les bateliers, les tonneliers, les pêcheurs, les bouchers, les drapiers et tant d'autres, chacune des corporations avait son poêle, un syndic et son tribunal de police. Le poêle était le centre des discussions. Les sujets y étaient abordés avec beaucoup de fougue. C'était un lieu chauffé où l'on pouvait se retrouver pour manger ensemble. En Alsacien, les poêles étaient appelés les ch'toubes. La corporation des jardinières représentait la classe laborieuse et ils se sentaient étouffés par les taxes de plus en plus nombreuses qui étaient demandées par un clergé corrompu. La Bible, traduite en allemand, avait commencé à circuler dans la ville depuis déjà une génération, grâce à l'imprimeur strasbourgeois Jean Mantelin, qu'il avait édité en 1466. Mais cet ouvrage de grand prix était réservé à la classe supérieure. Eux, les jardiniers, il n'y avait que très peu accès. Mais, en 1518, ils avaient vu les thèses de Luther qui avaient été affichées à la cathédrale de Strasbourg. Ils avaient bien compris que Luther dénonçait les indulgences et le purgatoire et qu'il déclarait qu'il valait mieux donner aux pauvres que d'acheter des indulgences qui ne servaient à rien car Dieu sauve les hommes par pure grâce. Cela suscitait depuis de longs mois déjà beaucoup de débats dans la conforation. Clément Ziegler était au centre de ces débats. Il était lui-même maraîcher et louait le jardin du couvent de Saint Nicolas aux Ondes. Il connaissait l'évangile et possédait une bonne connaissance biblique. Il déclarait connaître aussi les frères Morave et bien sûr l'ensemble des écrits que Luther avait déjà publiés. Il était impatient de voir une réforme radicale. Parmi la foule, il s'écria « Remercions Dieu de nous avoir permis de vivre ce temps merveilleux où la grâce de Dieu surabonde. C'est maintenant que nous est envoyé le Consolateur, l'Esprit Saint qui nous rappelle et nous enseigne toutes choses. » Mais un murmure s'éleva soudain dans la foule. Une nouvelle venait d'arriver. L'évêque Guillaume venait d'écrire 24 articles d'accusation à l'encontre de Maître Matisse. Il demandait son excommunication et il demandait à ce qu'il soit déchu. Les maraîchers présents en nombre précisèrent tout de suite leur soutien et leur prière. Mais quel a-t-il à devenir de Maître Matisse ? Les 500 ans de la réforme à Strasbourg, une histoire de famille, avec l'association familiale protestante Germes d'Espoir.
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Strasbourg, 1523, la réforme, une histoire de famille. Maître Matisse venait tout juste de terminer son office. Il vit au premier rang que les maraîchers étaient venus nombreux. Strasbourg comptait alors une vingtaine de corporations, mais les maraîchers étaient les plus nombreux de toutes les corporations. Parmi les bateliers, les tonneliers, les pêcheurs, les bouchers, les drapiers et tant d'autres, chacune des corporations avait son poêle, un syndic et son tribunal de police. Le poêle était le centre des discussions. Les sujets y étaient abordés avec beaucoup de fougue. C'était un lieu chauffé où l'on pouvait se retrouver pour manger ensemble. En Alsacien, les poêles étaient appelés les ch'toubes. La corporation des jardinières représentait la classe laborieuse et ils se sentaient étouffés par les taxes de plus en plus nombreuses qui étaient demandées par un clergé corrompu. La Bible, traduite en allemand, avait commencé à circuler dans la ville depuis déjà une génération, grâce à l'imprimeur strasbourgeois Jean Mantelin, qu'il avait édité en 1466. Mais cet ouvrage de grand prix était réservé à la classe supérieure. Eux, les jardiniers, il n'y avait que très peu accès. Mais, en 1518, ils avaient vu les thèses de Luther qui avaient été affichées à la cathédrale de Strasbourg. Ils avaient bien compris que Luther dénonçait les indulgences et le purgatoire et qu'il déclarait qu'il valait mieux donner aux pauvres que d'acheter des indulgences qui ne servaient à rien car Dieu sauve les hommes par pure grâce. Cela suscitait depuis de longs mois déjà beaucoup de débats dans la conforation. Clément Ziegler était au centre de ces débats. Il était lui-même maraîcher et louait le jardin du couvent de Saint Nicolas aux Ondes. Il connaissait l'évangile et possédait une bonne connaissance biblique. Il déclarait connaître aussi les frères Morave et bien sûr l'ensemble des écrits que Luther avait déjà publiés. Il était impatient de voir une réforme radicale. Parmi la foule, il s'écria « Remercions Dieu de nous avoir permis de vivre ce temps merveilleux où la grâce de Dieu surabonde. C'est maintenant que nous est envoyé le Consolateur, l'Esprit Saint qui nous rappelle et nous enseigne toutes choses. » Mais un murmure s'éleva soudain dans la foule. Une nouvelle venait d'arriver. L'évêque Guillaume venait d'écrire 24 articles d'accusation à l'encontre de Maître Matisse. Il demandait son excommunication et il demandait à ce qu'il soit déchu. Les maraîchers présents en nombre précisèrent tout de suite leur soutien et leur prière. Mais quel a-t-il à devenir de Maître Matisse ? Les 500 ans de la réforme à Strasbourg, une histoire de famille, avec l'association familiale protestante Germes d'Espoir.
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Strasbourg, 1523, la réforme, une histoire de famille. Maître Matisse venait tout juste de terminer son office. Il vit au premier rang que les maraîchers étaient venus nombreux. Strasbourg comptait alors une vingtaine de corporations, mais les maraîchers étaient les plus nombreux de toutes les corporations. Parmi les bateliers, les tonneliers, les pêcheurs, les bouchers, les drapiers et tant d'autres, chacune des corporations avait son poêle, un syndic et son tribunal de police. Le poêle était le centre des discussions. Les sujets y étaient abordés avec beaucoup de fougue. C'était un lieu chauffé où l'on pouvait se retrouver pour manger ensemble. En Alsacien, les poêles étaient appelés les ch'toubes. La corporation des jardinières représentait la classe laborieuse et ils se sentaient étouffés par les taxes de plus en plus nombreuses qui étaient demandées par un clergé corrompu. La Bible, traduite en allemand, avait commencé à circuler dans la ville depuis déjà une génération, grâce à l'imprimeur strasbourgeois Jean Mantelin, qu'il avait édité en 1466. Mais cet ouvrage de grand prix était réservé à la classe supérieure. Eux, les jardiniers, il n'y avait que très peu accès. Mais, en 1518, ils avaient vu les thèses de Luther qui avaient été affichées à la cathédrale de Strasbourg. Ils avaient bien compris que Luther dénonçait les indulgences et le purgatoire et qu'il déclarait qu'il valait mieux donner aux pauvres que d'acheter des indulgences qui ne servaient à rien car Dieu sauve les hommes par pure grâce. Cela suscitait depuis de longs mois déjà beaucoup de débats dans la conforation. Clément Ziegler était au centre de ces débats. Il était lui-même maraîcher et louait le jardin du couvent de Saint Nicolas aux Ondes. Il connaissait l'évangile et possédait une bonne connaissance biblique. Il déclarait connaître aussi les frères Morave et bien sûr l'ensemble des écrits que Luther avait déjà publiés. Il était impatient de voir une réforme radicale. Parmi la foule, il s'écria « Remercions Dieu de nous avoir permis de vivre ce temps merveilleux où la grâce de Dieu surabonde. C'est maintenant que nous est envoyé le Consolateur, l'Esprit Saint qui nous rappelle et nous enseigne toutes choses. » Mais un murmure s'éleva soudain dans la foule. Une nouvelle venait d'arriver. L'évêque Guillaume venait d'écrire 24 articles d'accusation à l'encontre de Maître Matisse. Il demandait son excommunication et il demandait à ce qu'il soit déchu. Les maraîchers présents en nombre précisèrent tout de suite leur soutien et leur prière. Mais quel a-t-il à devenir de Maître Matisse ? Les 500 ans de la réforme à Strasbourg, une histoire de famille, avec l'association familiale protestante Germes d'Espoir.
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Strasbourg, 1523, la réforme, une histoire de famille. Maître Matisse venait tout juste de terminer son office. Il vit au premier rang que les maraîchers étaient venus nombreux. Strasbourg comptait alors une vingtaine de corporations, mais les maraîchers étaient les plus nombreux de toutes les corporations. Parmi les bateliers, les tonneliers, les pêcheurs, les bouchers, les drapiers et tant d'autres, chacune des corporations avait son poêle, un syndic et son tribunal de police. Le poêle était le centre des discussions. Les sujets y étaient abordés avec beaucoup de fougue. C'était un lieu chauffé où l'on pouvait se retrouver pour manger ensemble. En Alsacien, les poêles étaient appelés les ch'toubes. La corporation des jardinières représentait la classe laborieuse et ils se sentaient étouffés par les taxes de plus en plus nombreuses qui étaient demandées par un clergé corrompu. La Bible, traduite en allemand, avait commencé à circuler dans la ville depuis déjà une génération, grâce à l'imprimeur strasbourgeois Jean Mantelin, qu'il avait édité en 1466. Mais cet ouvrage de grand prix était réservé à la classe supérieure. Eux, les jardiniers, il n'y avait que très peu accès. Mais, en 1518, ils avaient vu les thèses de Luther qui avaient été affichées à la cathédrale de Strasbourg. Ils avaient bien compris que Luther dénonçait les indulgences et le purgatoire et qu'il déclarait qu'il valait mieux donner aux pauvres que d'acheter des indulgences qui ne servaient à rien car Dieu sauve les hommes par pure grâce. Cela suscitait depuis de longs mois déjà beaucoup de débats dans la conforation. Clément Ziegler était au centre de ces débats. Il était lui-même maraîcher et louait le jardin du couvent de Saint Nicolas aux Ondes. Il connaissait l'évangile et possédait une bonne connaissance biblique. Il déclarait connaître aussi les frères Morave et bien sûr l'ensemble des écrits que Luther avait déjà publiés. Il était impatient de voir une réforme radicale. Parmi la foule, il s'écria « Remercions Dieu de nous avoir permis de vivre ce temps merveilleux où la grâce de Dieu surabonde. C'est maintenant que nous est envoyé le Consolateur, l'Esprit Saint qui nous rappelle et nous enseigne toutes choses. » Mais un murmure s'éleva soudain dans la foule. Une nouvelle venait d'arriver. L'évêque Guillaume venait d'écrire 24 articles d'accusation à l'encontre de Maître Matisse. Il demandait son excommunication et il demandait à ce qu'il soit déchu. Les maraîchers présents en nombre précisèrent tout de suite leur soutien et leur prière. Mais quel a-t-il à devenir de Maître Matisse ? Les 500 ans de la réforme à Strasbourg, une histoire de famille, avec l'association familiale protestante Germes d'Espoir.
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