Speaker #0Gaïa fit cette prédiction à son fils, Cronos. Lorsque ses enfants viendront au monde, l'un d'eux sera voué à prendre sa place souveraine. Le titan, n'acceptant pas son destin, dévora donc ses enfants. Mais Réa, sa femme, put cacher l'un d'eux, et à la place, elle offrit en pâture une roche langée à son mari. Lorsque l'enfant grandit, il fit boire une concoction empoisonnée à son géniteur qui vomit ses rochetons. Chronos rallia tous ses frères et soeurs, les titans et titanides, afin d'étouffer la rébellion. de Zeus, son fils ? Tous ? Non. Parmi les titans, certains se gardèrent bien de prendre part au combat et de se ranger aux parties de Cronos. Parmi eux, on retrouve la titanide, Rhea, la mère de Zeus, investigatrice première de cette rébellion. Mais il y avait aussi deux titans, Prométhée et son jeune frère, Épiméthée. Deux frères que tout oppose, malgré leurs liens solides. Épiméthée représente la spontanéité, celui qui agit et réfléchit après. Prométhée, quant à lui, est un titan réputé pour son anticipation et sa sagesse. La titanomachie achevée et gagnée par Zeus, ce dernier, en guise de reconnaissance, épargna Prométhée et son frère du terrible Tartare et leur permit même une faveur. Le titan réfléchit. Puis il dit. Zeus, roi de l'Olympe. Puisque tu souhaites établir un nouvel ordre, permets à mon frère et à moi-même d'insuffler les qualités des êtres mortels sur terre. Ils seront l'équilibre et la délicatesse de ton royaume prolifique et dense. Zeus, depuis longtemps déjà, s'est établi sur l'Olympe avec ses frères et sœurs olympiens. Il s'est aussi marié à l'une des déesses, sa sœur, Hera, et même plusieurs divinités ont vu le jour. La vie sur le mont Olympe coulait des jours heureux et trop parfaits, teintés de grandes tablées abondantes et des meilleurs vins. Mais il fallait bien l'admettre, les dieux s'ennuyaient. C'est donc sans grand mal que le maître de l'Olympe accepte. et met à disposition pour Prométhée les ressources nécessaires à son labeur. Ce n'est pas à proprement parler les titans qui créèrent la vie sur terre. Cette initiative vient d'Ephaistos, le forgeron, sur la demande de Zeus à l'aide d'argile, de terre et d'eau. Chaque dieu créa des espèces en fonction du milieu où les évoluaient. Zeus assigna la mission suivante aux deux frères. Il fallait peaufiner tous ces êtres. Prométhée fit même mieux que cela. C'est lui qui, en dépit de la faune déjà existante créée par le dieu du feu, décida de créer un être à l'image des dieux. Ainsi, à l'aide d'argile, de cendres tombées des titans vaincus, De terre, d'eau et de poussière d'étoiles crée-t-il l'humanité. Et il n'y aura que des hommes. Epiméthée, absolument enchantée par l'idée de répartir ses ressources parmi les êtres vivants, souhaite lui-même se charger de cette mission. Prometté, pourtant si réfléchi, ploie devant les supplications de son cadet. Il accepte. Ainsi son jeune frère se mit-il à son labeur, plein d'effervescence, dotant de toutes sortes de dons chaque espèce. Des félins, énormes, agiles, avec des griffes acérées et des crocs pointus. De gigantesques pachydermes à la peau de cuir impénétrable, avec des cornes pointues et aux muscles saillants. Des yeux perçants pour les volatiles prédateurs. Des jambes vives pour les crocs. Le jeune titan fut satisfait de son travail une fois celui-ci terminé et... il y avait de quoi tous ces animaux étaient absolument majestueux et bien pensés afin que la nature soit équilibrée mais épiméthée celui qui pense après coup a fait une erreur et pas des moindres il a oublié l'homme et il ne dispose plus d'aucune ressource les homonymes des dieux ont fière allure Ils sont parfaitement nus, sans force ni arme pour se défendre, sans poils fournis ou fourrures pour se réchauffer, sans peau de cuir ni carapace pour se protéger. Heureusement, Prométhée avait instinctivement donné à sa création le plus utile des dons, l'intelligence. Si bien que l'homme, malgré sa chétive apparence, pouvait imaginer, fabriquer des outils, construire. sociabilisés, communiqués, travaillés collectivement. Ensemble, ils créèrent des maisons, des édifices, des ustensiles pour manier le blé, le bois, couper, détailler. Ils avaient un instinct pour la chasse et la cueillette, grâce à ces cinq sens. Aussi, Prométhée n'eut pas de mal à plaider la cause de ces derniers rois des dieux. Pour que les hommes soient les semblables des dieux, en tout point, il fallait leur faire le don du feu. Zeus accepta. D'Ephaistos, il reçut sa précieuse foudre, en frappa le sommet des arbres et en fit don aux hommes qui n'eurent plus qu'à se servir. L'homme peut maintenant contenter sa joie. Avec ce don, tout lui est désormais accessible. La chaleur d'un foyer, le travail du métal et de la forge, la cuisson des aliments. Il vit quasiment à l'égal des dieux, si l'on accepte sa mortalité. Les ressources, telles que le blé ou les olives, poussent en abondance dans la fertilité du sol. Les saisons n'existent pas, si bien qu'il fait toujours doux, Hélios veillant à ce que la course du soleil soit toujours à distance raisonnable de la terre. Zeus, qui s'est pris d'affection pour ces mortels dont l'image leur est si propre, les invite même à sa table déguster les meilleurs mets. Prométhée est désormais le plus comblé des titans. L'homme, cet être qu'il créa pour les dieux, était comme il l'imaginait, créatif, intelligent, passionnant. Et tous ensemble, dieux, hommes et titans vivaient dans une harmonie des plus parfaites. Ce fut l'âge d'or de l'humanité. Et il le jurait en lui-même. Il leur serait dévoué pour l'éternité.