Speaker #0Romété est déboussolé. Lui, le titan pourtant si réfléchi, si sage, a dupé les dieux pour prendre le parti des mortels. Depuis ce mauvais tour, on sacrifie les bêtes pour en consommer les parties nobles et on laisse comme offrande aux divinités la carcasse et les tendons. Tel a été le choix des dieux lorsque... lorsque Prométhée, par un habile stratagème, a fait choisir à Zeus le contenant que l'homme devrait lui offrir comme tribu après chaque libation. Le sort en est jeté. Et puisqu'il en est ainsi, le dieu Égide leur confisque le feu, cet élément pourtant primordial à la vie de mortel, et décide qu'à partir de cet instant, l'homme devra travailler pour se nourrir qui aurait la sagesse suffisante pour écouter prometté avec attention patience et prendre les meilleures décisions c'est naturellement auprès d'athéna la fille de zeus déesse de la guerre mais aussi de la sagesse que ce dernier a la plaider sa cause Athéna aura plus d'une fois l'occasion de démontrer sa passion des hommes, et elle fut touchée par son plaidoyer. Zeus a puni les hommes de manière disproportionnée pour un crime qu'ils n'ont pas commis. Le titan devait se racheter auprès d'eux en permettant à l'espèce de survivre. « Comment ? » demanda la déesse, en leur restituant le feu. Athéna accepta. et tandis que le voile de nix plongeait gaïa dans les ténèbres noires propices au repos des dieux et des mortels elle introduisit discrètement le titan dans l'olympe qui déroba le feu divin à l'aide d'une torche qu'il offrit aux hommes Eos, déesse des aurores, vêtue de sa robe rose satinée, éveille le monde. Avec elle, une odeur agréable de pain chaud monte dans les airs. Zeus, d'abord ravi, suit les douces émanations sans toutefois y trouver le refuge de son origine. Il se penche vers la terre, voit une fumée sortir d'une chaumière en contrebas, et déchante aussitôt. Les hommes s'étaient bien adaptés à leurs nouvelles conditions, et ils cultivaient le blé avec soin. et savait déjà en travailler la matière brute pour en faire une farine et la cuir comment était-ce possible tzeu se pencha un peu plus pas de doute les mortels avaient récupéré le feu cet élément même qu'il avait confisqué à ces derniers il y a quelque temps pour faire payer leur arrogance leur avait été restitué fureur de Zeus éclate. Il sait que c'est Prométhée qui leur a rendu le bien. Ce titan devenait décidément ingérable, et ce nouvel affront allait être châtié à la hauteur de son insubordination. Il retrouva vite le bienfaiteur des hommes. Ce dernier n'opposa aucune résistance. Il l'avouait même. C'est bien lui, Prométhée. qui s'était glissé dans l'olympe pour voler le feu sacré ce gardien bien dévoqué sa complice la propre fille de zeus sans laquelle il n'aurait jamais pu s'y immiscer le dieu de la foudre bouillonnait tellement qu'il n'y songea même pas il saisit prométhée de sa force démesurée et lui demanda avec un sourire narquois As-tu trouvé ce splendide bœuf sacrificiel pour cette cérémonie que tu as savamment bâclée ? Prométhée lui raconta alors son voyage dans ces terres occidentales exotiques. Une cité érigée en la gloire de Zeus, enfermée entre cinq collines au pied des montagnes rocheuses, était en expansion, surplombant un fleuve tari. Là, des hommes y travaillaient le textile et plus loin à l'ouest, il y avait des éleveurs de bétail. Mais je t'en conjure, dit Prométhée, ne fais pas de mal à ces hommes qui ont une foi inébranlable en toi et qui fabriquent les plus beaux tapis, les plus belles toiles comme récits de tes exploits. Ils sont ton sang et ta chair, puisque de crête ils sont venus pour prêcher ta toute puissance, ô Zeus, dans ces terres fertiles, cette Viena, car c'est le nom qu'ils lui donnèrent qui t'est consacré. Zeus, sans dire un mot, entraîne l'infortuné dans les lieux qu'il décrit. Et en effet, la belle Viena qui se trouvait là, comme indiqué par le Titan, vaquait à ses activités de jeune cité, sans prêter gare aux deux êtres primordiaux invisibles à leurs yeux mortels. Le dieu emmena Prométhée plus à l'ouest, sur le mont Pila, et l'enchaîna sur une roche. voici titan les représailles qu'il t'en coûte de m'avoir trompé et abusé de ma générosité à ton égard le sort que je te réserve tu le découvriras toi-même dans un éternel cycle de là vois ce que je réserve aux hommes tes créations et médite tes méfaits depuis ton roc vienna sera ton repère pour tous ceux qui par ton arrogance et la leur ont volé les divinités et seront punis tu n'as plus qu'à attendre zeus partit dans l'heure qui suivit un aigle massif majestueux s'approcha du titan enchaîné il le lacéra de ses griffes sur les veaux de ses côtes et de ses hanches pour s'y agripper et de son bec affûté lui fit une césure à l'estomac le volatile déverra le foie prométhée y avait beau se débattre hurlait comme un dément l'aigle continuait à lui arracher les entrailles le soir venu l'oiseau s'envolait reput et prenait grand soin de lui en laisser un morceau ainsi chaque nuit le foie de prométhée se reconstituait et chaque jour Le rapace revenait lui dévorer l'organe dans d'horribles souffrances. Malgré ces atrocités, ce supplice était une satisfaction pour le titan. Une victoire contre le dieu de la foudre dont l'ego avait été touché au vif. Aussi, levant la tête vers les nuages en direction du dieu de la foudre, défiait-il ce dernier avec jubilation. Néanmoins... Les mots de Zeus résonnaient encore dans sa tête. Il avait en ligne de mire Viena, en proie au sort que la divinité lui réservait, ainsi qu'à tous les mortels de la planète. Sachant que Prométhée le provoquerait, ce châtiment n'était qu'un hors-d'œuvre. Zeus eut un plan des plus cyniques pour se venger. Puisque Prométhée avait créé l'homme à l'image des dieux, lui-même créerait des mortels. À l'image des déesses, la femme. Alors, dans les forges de Héphaïstos, à partir d'argile, les dieux façonnèrent tous ensemble leurs créatures.