Speaker #0Le vide. Rien qu'une immensité baignée dans l'obscurité la plus totale. Une singularité s'engendre pourtant, seule. la matière noire à l'origine de tout bientôt du chaos naquirent les fondateurs de ceux qui donneront la vie à toutes choses d'abord il y eut gaïa la terre Pensons 5 où l'est déjà le désir du vivant, puisque Eros, yeux de l'amour, sous un état encore chimérique, vit le jour dans la seconde qui suit. Et, afin que Gaïa puisse trouver un équilibre, une temporalité, Chaos mit au monde Ereb, les ténèbres, et Nix, la nuit, l'obscurité qui baigne Gaïa dans le noir pour son repos. de nix et héréb il eut enfin héméra le jour qui de sa lumière peigne les paysages de gaïa et la tient en éveil gaïa astre primordial esselé engendra un compagnon qui de son voile pourrait l'envelopper la lover c'est ainsi que Ouranos, le ciel, fut à son tour créé. Il enveloppa en effet de tout son être Gaïa, dont la voûte céleste veillait sur sa bien-aimée. Les millénaires passèrent, et Ouranos, très fertile, enfanta Gaïa sous les enchantements avisés de Héros, dont les pouvoirs divins de l'amour et du charnel. envoûtaient les astres. Néanmoins, Ouranos était très pesant sur sa compagne et leur nouveau-né, les titans des êtres massifs. D'ailleurs, le ciel voyait d'un mauvais œil ces enfants qui pourraient accaparer toute l'attention de Gaïa et se hisser parmi ses favoris. Aussi, Fût-il décidé, après chaque nouvelle naissance, que leur progéniture se verrait aussitôt terrée dans les entrailles de la terre, dans la plus abyssale profondeur de son être, le Tartare ? la lumière de gaïa s'affaiblit d'année en année de jour en jour elle première mère de l'univers ne pouvait élever ses enfants et les voir parcourir le monde à sa surface pourtant immense tout au plus pouvait-elle les protéger en son sein du courroux de leur père mais la terre ne compte pas en rester là pendant toutes ces centaines de milliers d'années des ressources prirent forme dans sa croûte. Qu'elles soient solides, brillantes, résistantes, elle savait bien qu'elle pourrait en faire quelque chose. Sous les conseils avisés d'experts en forge, les cyclopes, créatures ayant un unique œil sur le front, également fruit de l'union entre le ciel et la terre, Gaïa. fabriqua elle-même une arme destinée à faire tomber ouranou il s'agissait d'une faux faite d'adamante un acier divin le plus résistant et le plus coupant qui fût créé il n'en fallait pas moins pour revenir à bout de l'immensité du ciel Ne pouvant agir d'elle-même, Gaïa prit à partie ses enfants. Mais tous avaient bien trop peur d'Ouranos pour agir, excepté un d'entre eux. Il s'agit du titan, Cronos. Cronos le sait, en vainquant son père, le monde lui appartiendra. Et puisqu'aucun de ses frères et sœurs n'eurent le courage de répondre à l'appel, il règnera sans partage. sur la surface de la terre alors par une nuit étoilée tandis que la terre se reposait sous l'étreinte permanente du ciel chronos grimpa les cavernes et les tunnels des profondeurs des heures longues Il sentait son souffle plus léger, sa force croître en lui à mesure qu'il escaladait, et que la pression de sa mère lui était de moins en moins pesante. Arrivé près de la surface, une lumière, blafarde et blanche, l'éblouissait malgré le noir qui régnait au dehors. Cronos attendit là plusieurs heures. Mais il fallait se hâter. En effet, lorsque le jour viendra manifester ses premières lueurs, non seulement les yeux du titan seront d'autant plus submergés de lumière, mais il sera en plus largement exposé silhouette volumineuse parmi ces terres planes il jugea enfin bon de se déplacer malgré le regard encore flou et des sons saturés venaient encore s'ajouter à son supplice pour nous il s'agissait du vent du bruit des vagues qui s'affaissent sur la roche pour chronos un une fois au dehors sur le bord de la plus grande falaise il vit le corps de son père de tout son long étalé contre la terre oppressant et il tournoyait se glissait sur elle le membre viril d'ouranos érigé par delà les océans se présenta face au temple qui de sa peau le transcend un mouvement vif plein de force Le sexe tomba lourdement dans les océans abyssales, tandis Kouranos, hurlant de douleur, se sépara subitement de sa bien-aimée, qui, depuis trop longtemps, était devenue sa prisonnière. Il n'eut même pas une parole d'amertume ou de colère. Il se contentait depuis de la contempler du haut des cieux, et un voile léger la protège aujourd'hui encore des dangers extérieurs de l'univers. voyant les astéroïdes, renvoyant les rayons cosmiques du Soleil. Ainsi furent créées la Terre et le ciel, tels que nous les connaissions aujourd'hui.