Speaker #0La jalousie, vérifier, contrôler, surveiller, c'est l'épisode 98 du podcast Les Chemins du Couple. Bienvenue sur le podcast Les Chemins du Couple. Je suis Céline Domecq, thérapeute et conférencière, experte dans la relation de couple depuis 2009. J'ai aidé et accompagné des milliers de personnes, que cela soit en ligne ou en cabinet. Ma mission est de vous aider à vivre une relation de couple sereine et épanouie. Être heureux en couple, c'est possible pour tout le monde. Donc si vous cherchez à améliorer votre relation amoureuse, vous êtes au bon endroit. Mon objectif dans ce podcast est de vous apporter un nouveau regard sur la relation amoureuse, plus de connaissances, d'informations, et surtout des conseils. Ce podcast hebdomadaire sera un soutien pour transformer vos difficultés en opportunités de vivre la relation amoureuse que vous méritez. Je vous souhaite de passer un très bon moment, démarrons ensemble ce nouvel épisode. Alors, il y a certains gestes que beaucoup de personnes font, parfois plusieurs fois par jour, et qu'elles n'oseraient avouer à personne. Ce geste, c'est peut-être d'attraper le téléphone de l'autre pendant qu'il est sous la douche et faire défiler ou regarder l'heure de la dernière connexion ou compter les minutes de retard le soir, l'après-midi, en imaginant déjà ce qu'il ou elle est en train de faire et avec qui. Aujourd'hui, j'ai envie d'apporter ce sujet qui est celui de la jalousie. Alors, on n'est pas en train de parler de la grande jalousie de cinéma. Celle qui crie, celle qui claque les portes. J'ai envie de parler de celle du quotidien, celle qui vérifie, contrôle, surveille, souvent en silence, et qui peut user le couple à petit feu, voire même soi-même. Avant d'entrer dans le sujet, je veux juste rappeler une chose qui me tient à cœur. Je vais décrire la jalousie sous la forme du féminin puis du masculin, sous l'angle de l'homme et de la femme, parce que ça ne prend pas forcément la même forme selon les... personne. Et à nouveau, je le répète et je le redirai toujours, quand je dis femme ou quand je dis homme, je parle en réalité de l'énergie masculine et de l'énergie féminine. Tu peux très bien être une femme et te reconnaître dans le portrait de l'homme et tu peux très bien être un homme et te reconnaître dans le portrait féminin. Prends ce qui te parle et laisse le reste. Mon but n'est pas de dire qui est le plus jaloux des deux. Je ne crois pas et je ne veux pas nourrir la guerre des hommes contre les femmes ou des femmes contre les hommes. Mon but, c'est que tu reconnaisses ta façon à toi de fonctionner pour pouvoir la regarder avec plus de douceur et commencer à t'en libérer. Ou peut-être que grâce à ça, tu comprendras peut-être ton ou ta partenaire. Donc aujourd'hui, je vais te montrer cinq choses. D'abord que la jalousie, ce n'est pas forcément une preuve d'amour, mais c'est très souvent l'expression d'une peur. Ensuite, comment ça s'exprime quand on porte une énergie plutôt féminine, plutôt masculine. Après, Pourquoi vérifier et contrôler, loin de te rassurer, va même nourrir la peur, l'entretenir et abîmer ta relation de couple ? Enfin, comment tu peux en sortir, pas en te forçant à faire confiance d'un coup, mais en construisant petit à petit ta propre sécurité intérieure ? Alors, la jalousie, ce n'est pas l'amour, c'est la peur. On entend souvent dire qu'un peu de jalousie, c'est la preuve qu'on aime. Alors, oui. Un peu de jalousie, un peu de titiller l'autre. Même moi, en étant très honnête, je le fais de temps en temps. Mais on n'est pas dans ce côté de surveiller, de contrôler, de vérifier. Par exemple, aller titiller l'autre. Ah oui, mais bon, on sait que t'aimes bien draguer les femmes. On sait que, voilà, des petites remarques. Quand c'est vraiment dit avec à l'intérieur de soi beaucoup d'amour, est-ce que c'est vraiment de la jalousie ou est-ce qu'on a juste envie de titiller un peu ? Donc, on va regarder un petit peu différemment. La jalousie pour moi, et vraiment je ne suis pas la seule, c'est que ce n'est pas la mesure de ton amour. Souvent, c'est la mesure de ta peur. La peur de perdre l'autre, la peur d'être trahi, et souvent en dessous, la peur de ne pas être assez, de ne pas faire le poids face à quelqu'un d'autre. La jalousie qui est saine et même utile, si tu apprends que ton partenaire a passé une soirée en tête à tête avec quelqu'un et qu'il te l'a caché, Ressentir de la jalousie, c'est quand même normal, c'est un signal qui va être sain, qui te dit que quelque chose ne va pas. Les chercheurs appellent ça la jalousie réactive, qui réagit à un fait réel. Et elle va s'apaiser quand la situation va être clarifiée. Mais il y a l'autre jalousie, et c'est surtout de celle-là qu'on va parler aujourd'hui. C'est la jalousie qui n'a pas besoin d'un fait réel pour se déclencher. Un message qui arrive et qu'il regarde en souriant, une collègue dont elle parle un peu trop souvent, une réponse qui tarde, un « j'étais en réunion » que tu ne crois pas tout à fait. Cette jalousie-là, on l'appelle la jalousie soupçonneuse. Et elle ne se nourrit rarement par des faits, elle se nourrit de ton imagination. C'est elle qui te pousse à vérifier, à surveiller, à contrôler. Et c'est elle qui... petit à petit, peut prendre le pouvoir sur ton quotidien et sur ton couple. Le plus important, c'est que cette jalousie-là parle beaucoup moins de ton partenaire que de toi. Elle parle de cette peur ancienne d'être quittée, d'être trompée, de ne pas suffire. Et tant qu'on croit qu'elle parle de l'autre, des actions de l'autre, on va chercher la solution au mauvais endroit. On surveille l'autre alors que c'est à l'intérieur de toi que ça se joue. Au féminin, je vais te montrer maintenant comment cette jalousie s'exprime, en commençant par la forme qu'on retrouve le plus souvent chez les femmes ou chez les personnes qui portent cette énergie plutôt féminine. Du côté de l'énergie féminine, la jalousie passe souvent par la vérification et par l'observation. Et peut-être que tu vas te reconnaître dans certains de ces gestes. Tu regardes son téléphone quand il a le dos tourné ou pas vraiment, pas tous les jours, mais quand l'inquiétude monte. Tu regardes l'heure de sa dernière connexion. Et tu la compares à l'heure où il t'a répondu. Tu vas voir qui a aimé ses photos, qui commente, qui réagit. Tu notes le prénom d'une collègue qui revient un peu trop souvent dans ses phrases. Et puis il y a le film mental, et c'est lui le vrai moteur. Parce que la jalousie soupçonneuse déteste le vide. Dès qu'il y a un trou, un retard, un silence, une porte de bureau fermée, ton esprit va remplir ce vide. Et il ne le remplit presque jamais avec une histoire rassurante. Il le remplit avec un scénario. Il répond moins vite que d'habitude et en trois minutes, dans ta tête, tu as déjà construit tout le film entier, avec qui il est, ce qu'il ressent, ce qu'il te cache. Ce film a l'air tellement réel que ton corps y réagit comme si c'était vrai. Ton ventre se serre, ton cœur s'accélère alors qu'il n'y a pour l'instant aucun fait. Je vais te raconter une scène que je vois revenir très souvent chez les femmes que j'accompagne. Ils sont tous les deux dans le canapé, le soir tranquille, le téléphone. De son partenaire s'allume, il le prend, il lit, il a un petit sourire, il le repose, face cachée, sur la coudoie. Voilà, il ne s'est rien passé d'autre. Mais pour elle, en une seconde, tout s'enclenche. Pourquoi ce sourire ? Pourquoi face cachée ? Qui c'était ? Elle ne dit rien, mais elle n'écoute plus le film qu'il regardait. Elle est partie dans son propre film à elle, beaucoup moins paisible. Et le reste de la soirée, elle va guetter, observer, attendre une occasion de jeter un oeil ou d'aller chercher une validation de ce qu'elle croit ressentir. Lui, pendant ce temps, n'a aucune idée de ce qui se joue à 10 cm de lui, au masculin. Maintenant, je vais te montrer l'autre forme, celle qu'on retrouve le plus souvent chez les hommes ou chez les personnes qui portent une énergie plutôt masculine. C'est la même peur, la même jalousie, mais elle s'exprime autrement et souvent elle se voit un petit peu moins. Du côté de l'énergie masculine, la jalousie passe moins par la vérification discrète du téléphone Et plus par le contrôle et par la question. Tu étais où ? Avec qui ? Pourquoi tu rentres si tard ? Des questions qui ont l'air de simples questions, mais qui sont en réalité des contrôles et qui reviennent et qui se durcissent. Ça peut aller jusqu'à une forme de possessivité. Surveiller comment elle s'habille pour sortir, qui elle voit, combien de temps elle passe avec ses amis. Comme si son monde à elle devait toujours passer par lui. Et puis, il y a une autre forme, plus silencieuse. Et c'est souvent celle des hommes. la méfiance qui rumine. Il ne va pas te poser de questions, il observe, il encaisse. Et il se fait tout seul dans sa tête, le même film que la femme se faisait tout à l'heure, sauf que lui ne le dit pas. Il devient distant, froid, se renferme, il attend, en surveillant du coin de l'œil, que quelque chose vienne confirmer ou démentir ce qu'il imagine. C'est une jalousie qui ne crie pas, mais qui ronge de l'intérieur et qui met dans le couple une tension que l'autre sent, sans toujours comprendre d'où elle vient. Je vais te raconter cette scène. D'un point de vue masculin, elle est sortie dîner avec des amis. C'était prévu, il le savait. Elle avait dit, je rentre vers minuit. Minuit car, elle n'est pas là, minuit et demi non plus. Lui est dans le lit, les yeux ouverts, et il compte. Il regarde son téléphone, pas de message. Il pourrait lui écrire, mais il ne veut pas avoir l'air de celui qui surveille. Alors il ne fait rien, sauf imaginer. Quand elle rentre, À une heure, légère et contente de sa soirée, il fait semblant de dormir. Le lendemain, il est sec, distant, il répond à peine. Elle demande ce qui ne va pas, il dit rien, mais quelque chose s'est abîmé pendant cette heure d'attente, dans le noir, où il s'est raconté une histoire que personne n'a vécue. Avant de voir ensemble pourquoi vérifier et contrôler ne calme jamais la jalousie, et ce que ça va déclencher chez ton ou ta partenaire, je vais te dire un mot rapide. Si en m'écoutant tu te reconnais, ou tu reconnais même ton ou ta partenaire, que ça soit dans un portrait ou dans l'autre, j'ai préparé une série gratuite de 4 vidéos qui s'appelle Merci. se libérer de l'attente. Parce que la jalousie, au fond, c'est aussi une forme d'attente. Tu attends en surveillant la preuve que tu peux te sentir enfin tranquille. Tu t'inscris, tu reçois la première vidéo tout de suite et les suivantes arrivent dans ta boîte email. Le lien est dans la description de l'épisode et je t'en reparle dans quelques minutes. Le piège du contrôle. Maintenant, je vais te montrer quelque chose d'important. Parce que c'est là que beaucoup de personnes se trompent de bonne foi. Quand la jalousie monte, le réflexe, c'est de vérifier, de contrôler, de surveiller. Et c'est logique. On se dit que si on regarde, on saura. Que si on sait, on sera tranquille. Sauf que c'est exactement l'inverse qui se produit. Voici le premier piège. Imagine que tu vérifies son téléphone et que tu ne trouves rien. Est-ce que tu es vraiment soulagé pour de bon ? Quelques minutes, peut-être. Et très vite, une autre pensée arrive. Peut-être qu'il efface au fur et à mesure, peut-être qu'il a un autre téléphone, peut-être que je n'ai pas regardé au bon endroit. Parce que la jalousie soupçonneuse ne cherche pas vraiment la vérité. Elle cherche à calmer une peur. Et aucune peur ne calme durablement une peur qui vient de l'intérieur. Pire, plus tu vérifies, plus tu apprends à ton cerveau qu'il y a une raison de vérifier. Et plus le besoin revient plus fort. Deuxième piège, encore plus important. C'est ce que le contrôle fait à ton partenaire et à votre lien, à votre relation. Mets-toi un instant à sa place. Vivre avec quelqu'un qui te surveille, qui te questionne, qui doute de toi, c'est épuisant. Au début, l'autre se justifie. Il essaye de te rassurer. Il te monte son téléphone. Et puis, il se fatigue. Et là, il se passe une chose terrible. Il commence à cacher. Non pas parce qu'il a quelque chose à se reprocher, mais simplement pour avoir la paix. Il ne te parle plus de cette collègue, non pas parce qu'il te trompe, mais parce qu'il sait que ça va déclencher un drame. Il devient flou sur ses horaires pour éviter l'interrogatoire. Autrement dit, ta surveillance pousse l'autre à se cacher et quand il se cache, tu le sens. Et ça te donne l'impression d'avoir eu raison de te méfier. C'est ce qu'on appelle une prophétie qui se réalise toute seule. Tu crains qu'il s'éloigne, ton comportement le... pose à s'éloigner. Et son éloignement nourrit à peur. Le couple se met à tourner dans ce cercle et personne ne l'a choisi. Je pensais à ce couple que j'ai accompagné. Dès qu'elle sortait sans lui, il devenait distant. Il posait des questions l'air de rien. Il regardait l'heure à laquelle elle s'était connectée. Au début, elle lui racontait tout dans le détail pour le rassurer. Puis, elle s'est laissée. Elle s'est lassée de devoir se justifier. Alors, elle a commencé à en dire moins. à arrondir les angles, juste pour éviter les postes soirées tendus. Et lui, en voyant qu'il en disait moins, était convaincu qu'elle lui cachait quelque chose. Quand ils sont venus me voir, ils ont vraiment compris. Je sens qu'elle s'éloigne et plus elle s'éloigne, plus je surveille. Ils avaient parfaitement décrit le cercle. Ce qu'ils ne voyaient pas encore ensemble, c'était que la surveillance creusait la distance, la distance creusait la surveillance. Du coup, comment on en sort ? Mais je vais te dire ce qui ne marche pas, parce que c'est important. Ce qui ne marche pas, c'est de chercher la certitude. Tu ne pourras jamais être certain, certaine à 100% de ce que l'autre pense, ressent ou fera. Personne ne le peut avec personne. Si tu attends d'être absolument sûr pour être tranquille à l'intérieur de toi, sache que tu ne seras jamais tranquille. Parce que cette certitude-là n'existe pas. La bonne nouvelle, c'est qu'il existe autre chose que la certitude. Et là, c'est la confiance. Et la confiance, ce n'est pas savoir avec certitude que l'autre ne te trahira jamais. La confiance, c'est choisir de t'appuyer sur la relation, sur le lien, tout en sachant que tu tiendras debout même si... un jour tu te trompais sur lui ou sur elle. J'espère que tu vois bien la différence car la certitude ça dépend de l'autre et ça c'est impossible. La confiance ça dépend de toi. Et ça se construit. Et à la base de cette confiance, il y a ce que j'appelle la sécurité intérieure. Cet espace à l'intérieur de toi qui te dit que quoi qu'il arrive dans cette histoire, tu ne t'effondreras pas parce que ta valeur ne dépend pas du fait qu'on te choisisse. Tout ce que je viens de décrire, cette jalousie qui surfeille et qui contrôle et qui vient en réalité d'une peur de perdre l'autre, je la travaille depuis longtemps avec les hommes et les femmes que j'accompagne. Et je vois très souvent la même chose. La première étape, ce n'est pas de se forcer à faire confiance, c'est de comprendre ce qui se joue et d'où ça vient. C'est exactement pour ça que j'ai préparé une série gratuite de 4 vidéos qui s'appelle « Se libérer de l'attente » . Et surtout, à la fin de cette série de vidéos, tu peux aller plus loin grâce au fameux chemin aimé sans se perdre. Parce que la jalousie, comme la peur de perdre l'autre, te garde dans une attente épuisante à guetter les signes. au lieu de vivre. Pour t'inscrire, c'est très simple. Le lien est dans la description de cet épisode. Tu laisses ton prénom, ton email, tu reçois la première vidéo tout de suite et les suivantes arrivent dans ta boîte email. Cette série est gratuite. Elle s'adresse aux femmes comme aux hommes, en couple ou célibataire, qui sentent que la jalousie ou la peur de perdre en l'autre prend trop de place et fatigue encore leur relation. Si c'est ton cas, je serais heureuse de te retrouver de l'autre côté. à travers cette série de vidéos. Pour terminer, je voudrais te laisser avec une idée toute simple. La jalousie, ce n'est pas la preuve que tu aimes. C'est une peur qui essaye maladroitement de te protéger. Tu n'as pas à en avoir honte et tu n'as pas non plus à la combattre de front. Tu as juste à apprendre, petit à petit, à ne plus lui obéir et à construire à l'intérieur de toi la sécurité que tu cherchais jusque-là dans le téléphone. ou dans les réponses de l'autre. Je te laisse avec une question qui vaut autant pour les femmes que pour les hommes. Et si la prochaine fois que tu auras envie de vérifier ou de contrôler, tu commençais par te demander tout doucement « De quoi est-ce que j'ai besoin là pour me sentir un peu plus en sécurité ? » À l'intérieur de moi. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode. Vous avez apprécié le contenu de cet épisode ? Alors pensez à laisser un avis, un commentaire. 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