Speaker #0Quand ta partenaire, ton partenaire refuse de se remettre en question, c'est le sujet de l'épisode 104 du podcast Les Chemins du Couple. Bienvenue sur le podcast Les Chemins du Couple. Je suis Céline Domecq, thérapeute et conférencière, experte dans la relation de couple depuis 2009. J'ai aidé et accompagné des milliers de personnes, que cela soit en ligne ou en cabinet. Ma mission est de vous aider à vivre une relation de couple sereine et épanouie. Être heureux en couple, c'est possible pour tout le monde. Donc si vous cherchez à améliorer votre relation amoureuse, vous êtes au bon endroit. Mon objectif dans ce podcast est de vous apporter un nouveau regard sur la relation amoureuse, plus de connaissances, d'informations et surtout des conseils. Ce podcast hebdomadaire sera un soutien pour tous. transformer vos difficultés en opportunités de vivre la relation amoureuse que vous méritez. Je vous souhaite de passer un très bon moment, démarrons ensemble ce nouvel épisode. Alors aujourd'hui on va parler d'une situation qui revient sans arrêt dans les demandes, les prises de contact, voire même dans les accompagnements, les séances que j'ai avec les personnes et qui est peut-être aussi la raison pour laquelle tu n'as encore rien commencé. Et tu vas te dire, ok mais comment veux-tu que ça change ? Ma partenaire, mon partenaire, ma conjointe, mon mari, ma femme refusent de se remettre en question. Et tant que tu te dis ça, tu ne bouges pas. Tu attends qu'il ou elle bouge. Tu attends l'autre pour pouvoir commencer toi-même. Et est-ce qu'on est bien d'accord que ça peut durer des années. Alors... Aujourd'hui, je vais te proposer de regarder cette phrase avec un autre œil, un autre regard. Parce que ce que tu peux prendre pour un refus n'en est peut-être pas un. Et parce qu'à la fin de l'épisode, tu vas voir une chose qui change tout. Tu n'as pas besoin de l'autre, pas du tout, pour transformer ce qui se vit entre vous dans la relation de couple. Aujourd'hui, je vais parler encore une fois homme-femme, féminin-masculin. Et à nouveau, on parle d'énergie et on ne fait pas la guerre, on essaye d'aller chercher ce qui se passe en nous, dans quelle énergie je me trouve et où est-ce que je me reconnais le plus pour pouvoir mieux me comprendre. Donc, pour comprendre, je vais m'appuyer sur des recherches à nouveau qu'on n'entend pas assez, je trouve. C'est Patricia Love et Steven Stonsy. Ça a loupé. Tozni, deux thérapeutes qui ont écrit un livre qui dit déjà tout, Comment améliorer ton couple sans en parler. Et eux, ils défendent une thèse que j'aime beaucoup, à contre-courant. Plus tu veux parler du problème avec ton conjoint, plus tu obtiens l'inverse de ce que tu espères. Et puis, on va aussi aller creuser l'approche de Michelle Weiner-Davis, qui est une grande spécialiste mondiale aussi du couple, qui a documenté pendant 30 ans deux choses très importantes. un scénario que te conjoint avec ne voit pas venir et la preuve aussi qu'une personne peut transformer un couple. Donc on va voir ces deux aspects. Et tu vas voir que finalement ces deux voix se rejoignent sur un point très simple qui, j'espère, va te redonner du pouvoir là où tu as l'impression que tu ne peux rien faire. Il ou elle refuse de se remettre en question. Alors cette phrase, comme je le disais, je l'entends presque chaque semaine, chaque jour et à chaque fois je la reçois. avec beaucoup de douceur parce que je sais ce qu'il y a en dessous. Une femme épuisée qui a déjà essayé beaucoup de choses, qui a déjà parlé, expliqué, redemandé et qui s'est retrouvée à chaque fois face à une porte fermée. Et quand elle finit par poser cette phrase, c'est pas une analyse clinique, souvent c'est un cri. C'est la traduction d'années de tentatives qui n'ont pas marché. Le problème, c'est que cette phrase... Dès qu'on se la formule à soi-même, ça ferme le dossier. Une fois qu'on a posé cette étiquette sur son conjoint, on a fini de chercher à comprendre. Il refuse, point. Il n'y a plus qu'à attendre qu'il change ou à partir. Mais entre les deux, on a plus aucune, on croit, on a plus aucune marge de manœuvre. On n'a plus qu'à porter la relation, le couple, toute seule, en espérant qu'un jour, quelque chose le réveille. Et ça, c'est vraiment important parce qu'il faut comprendre ce qui se passe vraiment chez l'autre. Et pour moi, il faut commencer par accepter une chose qui peut être aussi difficile à entendre et qui pourtant change tout. Quand tu dis... notamment à l'homme. Il faut qu'on parle, il n'entend pas la même chose que toi. Pour toi, cette phrase veut dire j'ai besoin qu'on se rapproche, qu'on comprenne ensemble ce qu'il se passe, qu'on prenne soin de notre lien. Et c'est un signal d'amour, presque un appel. Pour lui, dans la majorité des cas, cette phrase déclenche quelque chose de très différent. Elle déclenche une alarme très précise, une alarme qui dit ouais ok tu vas me dire que je suis un mauvais mari encore une fois et je ne saurais pas comment te répondre. Patricia Love et Steven Stosny ont passé des années à étudier cette mécanique. Et dans le livre qui a fait beaucoup de bruit, « Comment améliorer ton couple sans en parler » , leur thèse, c'est que pour beaucoup d'hommes, parler du problème ne rapproche pas. Parler du problème enfonce. Et j'avoue aussi que je vois beaucoup ça dans ce style de croyance, chez les hommes en particulier. Et donc, il faut comprendre que... Quand ils pensent ça, c'est pas parce que les hommes sont fermés ou indifférents, c'est parce qu'ils sont sensibles à une honte très précise, qui n'a pas vraiment d'équivalent en plus chez les femmes. Donc, ils expliquent que la grande peur intime de beaucoup d'hommes, ce n'est pas d'être quittés, c'est de ne pas être à la hauteur. Et que celles qu'ils aiment le voient. C'est la honte d'être un homme insuffisant. Pour beaucoup d'hommes, perdre l'estime de leur partenaire est presque plus terrible que la perdre, elle. Et quand tu lui demandes une vraie conversation sur ce qui ne va pas dans le couple, même très doucement, son corps capte un seul message en arrière-plan, elle va me dire que je ne suffis pas. Et quand cette alarme se déclenche, il se passe une chose physiologique très concrète. Dans ces moments-là, on appelle, on voit le floating, la submersion. Le cœur s'accélère, le corps se met en alerte, l'esprit se ferme pour se protéger. Et là, même s'il a très envie de t'écouter, il n'y arrive plus, littéralement. Patricia et Steven le résument autrement. Tu lui parles, mais tu ne parles plus à un homme adulte qui réfléchit, tu parles à un système nerveux qui est en train de gérer une menace. Donc, quand tu insistes, quand tu reviens à la charge, quand tu fais le point une nouvelle fois, ce n'est pas qu'il refuse de t'entendre, c'est qu'il a à l'intérieur tellement de bruit qu'il n'arrive plus à recevoir le signal. Et plus tu insistes, plus le bruit monte. Et plus le bruit monte, plus il se ferme. Tu parles pour rapprocher et tu obtiens malgré toi l'inverse exact. Et là, il y a un détail qui change tout dans ta façon de l'entendre. Lui, quand il te répond « non mais ça va, non » , ce n'est pas un mensonge, ce n'est pas une provocation. C'est sa façon de fermer la porte sur la honte pour ne pas s'y retrouver une fois de plus. Pour lui dire « ça va » , c'est sa manière maladroite de protéger le peu d'image qu'il a encore d'être un mari assez bon. Je repense à une femme que j'ai accompagnée, la cinquantaine, ils sont en couple depuis 22 ans, ils ont deux ados, son conjoint est cadre dans une grosse entreprise, il a fait toute sa carrière au même endroit, homme respecté, qui ramène, qui est présent les week-ends, qui s'occupe des enfants quand il faut, et pendant des années elle a essayé de lui dire qu'elle se sentait seule, qu'elle aimerait qu'on parle, qu'on retrouve quelque chose. Et à chaque fois c'est la même scène. Lui qui se fermait, qui répondait par des phrases Merci. courte et qui finissait par dire « Mais on parle là, je ne comprends pas ce que tu manques. » Elle est arrivée en me disant « Mais il refuse de se remettre en question. » Au fil du travail, en regardant les choses autrement, elle a compris que ce n'était pas du refus. Elle m'a dit un jour « En fait, à chaque fois que je voulais qu'on parle, je ne lui parlais pas. Je parlais à un mur qui se dressait à toute vitesse. » Et je croyais qu'il ne voulait pas, mais en fait, il ne pouvait pas. Cette phrase, je veux vraiment que tu la gardes parce qu'elle change complètement ce que tu peux décider de faire. à partir d'aujourd'hui. Avant d'aller voir la suite, si cette situation, ce sentiment de porter ton couple toute seule, tout seul, pendant des années est quelque chose que tu as l'impression que ça te parle, alors sache que c'est l'un des trois saboteurs invisibles que je déroule dans une série de vidéos gratuites. Tu t'inscris, le lien est et dans la description de cet épisode, la série des 3 saboteurs invisibles de ton couple. Une série de 4 vidéos courtes. Tu mets ton prénom, ton email et tu reçois la première vidéo immédiatement. Je t'en reparle un petit peu plus à la fin. Donc, pour aller plus loin dans cette idée, je vais te décrire aussi quelque chose que Patricia et Steven Stosny développent beaucoup et que tu vas peut-être reconnaître. Beaucoup d'hommes et beaucoup de femmes, sans le savoir, parlent. deux langues d'amour très différentes. Pour beaucoup de femmes, aimer, c'est se relier, c'est partager ce qui se passe à l'intérieur, c'est parler, c'est ressentir ensemble, c'est se demander des nouvelles de l'âme, de l'autre, de l'intérieur. Les anglo-saxons appellent ça l'emotional engagement, l'engagement émotionnel. Si je devais le dire simplement, c'est aimer en mots et en ressenti. Pour beaucoup d'hommes, aimer, c'est faire, c'est être là, c'est assumer, c'est protéger, c'est construire, c'est résoudre. Les mêmes auteurs appellent ça le doing, c'est-à-dire aimer. en actes plus qu'en mots. Et ce ne sont pas des défauts, ce ne sont pas des excuses, ce sont deux langues. Le problème, c'est que sans le savoir, vous croyez parler la même et vous parlez tout à fait autre chose. Je vais te montrer cinq endroits où cette asymétrie de langue se rejoue, presque dans tous les couples qui durent. Tu vas reconnaître certaines de ces zones et tu vas comprendre pourquoi vos conversations finissent si souvent en malentendu. Première zone, la présence. Pour toi, être présent dans un couple, c'est être disponible à l'intérieur. C'est écouter vraiment, c'est partager ce qui se passe dans la tête et dans le cœur. Pour lui, être présent, c'est être là physiquement. Faire ce qu'il y a à faire, rentrer le soir, être au rendez-vous du quotidien. Et quand tu lui dis « tu n'es pas vraiment là » , il ne comprend pas. Parce qu'il est là, il rentre tous les soirs. Mais vous ne parlez pas de la même présence. Deuxième zone, l'effort. Pour toi, faire des efforts dans un couple, c'est se questionner. ensemble. Accepter de regarder ce qui ne va pas. Accepter de bouger. Pour lui, faire des efforts, c'est bosser, ramener, construire la maison, payer les vacances, être solide. Quand tu lui dis tu ne fais aucun effort, il a presque envie de rire de rage parce qu'il a l'impression de ne faire que ça depuis des années. Vous ne parlez pas du même effort. Troisième zone, le problème. Pour toi, quand il y a un problème dans le couple, on en parle, on l'identifie, on cherche à le comprendre, On prend du temps. Pour lui, quand il y a un problème, on agit. on règle, on passe et on classe et on passe à autre chose. Si tu veux passer trois heures à parler de ce qui s'est passé samedi dernier, lui dans sa langue a l'impression que tu rumines. Vous ne parlez pas du même problème. Quatrième zone, la proximité. Pour toi, être proche, c'est partager ce qui se passe à l'intérieur, ressentir l'autre, se sentir relié, même quand on ne parle pas. Pour lui, être proche, c'est partager le quotidien, faire les choses ensemble, se savoir l'un à côté de l'autre. Quand tu lui dis tu me manques alors qu'on vit ensemble, il est perdu. Pour lui, vous vivez ensemble donc vous êtes proches. Vous ne parlez pas de la même proximité. Cinquième zone, et c'est peut-être la plus douloureuse, l'amour. Pour toi, être aimé, c'est être choisi chaque jour. C'est sentir qu'il a envie de toi, qu'il te regarde encore. Pour lui, t'aimer, c'est être là, ne pas partir, assumer dans la durée. Et si tu lui demandes tu m'aimes encore, il va te répondre sincèrement, mais bien sûr que je t'aime, je suis là. Et toi, tu sens bien que tu ne reçois pas la réponse à la question que tu as posée. Vous ne parlez pas du même amour. Et tu vois, ce sont cinq petits malentendus. Ce sont cinq endroits où vous croyez parler de la même chose, mais vous parlez de choses complètement différentes. Et tant que tu lui demandes de te prouver l'amour, la présence, l'effort dans ta langue à toi, tu lui demandes de parler une langue qu'il n'a pas apprise. Et lui, sans la parler, te l'exprime tout le temps. mais dans sa langue à lui, que tu ne reconnais plus parce que tu attends la tienne. Et ça, c'est comme dans les épisodes de la dépendance affective. Regarde ces épisodes, j'en ai écrit deux, un pour les hommes, un pour les femmes, parce que c'est une asymétrie de langue et c'est important de regarder ce qui se passe. La peur en dessous. Quand on arrive à cette phrase, il refuse ou elle refuse de se remettre en question, elle est presque toujours doublée d'une autre phrase encore plus paralysante. Et c'est l'objection que j'ai envie d'amorcer avec toi aujourd'hui. Cette phrase c'est « je ne peux pas avancer sans lui, sans elle » . Ou encore « comment veux-tu que je travaille sur le couple si lui ne veut rien faire ? » « Si je commence seule, j'ai l'impression de trahir d'avancer avant lui » . Ça, je l'entends tous les jours, je la comprends. Parce qu'elle dit en creux quelque chose de très beau. Elle dit « j'aime ce couple » . Je veux que ça se règle ensemble et je ne veux pas faire ça toute seule. Alors c'est légitime. Mais elle dit aussi, et c'est là que ça te bloque, quelque chose d'autre. Elle dit, pour pouvoir changer quelque chose dans ma vie de couple, il faut que lui d'abord m'autorise ou elle d'abord m'autorise, que lui ou elle se mette d'abord en mouvement. Et tant que l'autre ne bouge pas, toi tu ne fais rien. Tu attends, tu portes, tu t'épuises. Et c'est là que j'ai envie de te parler de quelque chose qu'a documenté Michel... Weiner Davis hum et Elle a observé un phénomène très précis qu'elle a nommé le Walk-Away-Wife-Syndrome. Alors, mon anglais, je sais qu'il n'est pas top, top, mais voilà. Le syndrome de la femme qui s'en va. Et son observation, c'est celle-ci. Quand une femme passe des années à porter seule le poids émotionnel du couple, à essayer de communiquer, à attendre que son conjoint voit ce qu'elle vit, il se passe quelque chose à l'intérieur d'elle. Une lente érosion. J'en parle régulièrement. Pendant longtemps. elle continue à donner, à expliquer, à essayer. Et puis, à un moment donné, en fait, sans crier gare, quelque chose lâche. Pas dans la colère, mais plutôt dans cette fatigue. Calme. Elle ne se bat plus, elle ne demande plus, elle ne se met plus en colère. Elle s'éteint, en silence. Et un jour, six mois ou deux ans plus tard, elle s'en va. Et pour elle, ce départ n'a rien de soudain. C'est l'aboutissement logique d'une longue patience. Pour lui, c'est un séisme, parce qu'il pensait sincèrement que ça allait. Il n'a pas vu venir. Il dit d'ailleurs, mais on ne parlait jamais de problème. Je croyais qu'on était bien. Et c'est vrai. Vous ne parliez plus de problème parce qu'à un moment donné, tu as cessé d'en parler. Parce que tu allais mieux. Parce que tu avais cessé d'espérer. Et Michel Weiner-Davis dit que ce scénario, c'est l'une des trajectoires les plus fréquentes et les plus douloureuses dans les couples qui durent. Et je confirme que c'est exactement là-dessus que j'accompagne. Et il a raison. pour laquelle je te raconte ça, c'est pas pour te faire peur, c'est pour te donner un nouveau visage à tout ce qu'il se joue. Quand tu dis je ne peux pas avancer sans lui, sans elle, tu crois que tu choisis la fidélité, la patience, la loyauté. En réalité, sans le vouloir, tu choisis un chemin qui mène statistiquement à beaucoup de walk away waves. Parce que ce que tu n'investis plus en toi, tu finis par te retirer aussi de la relation de couple. La patience n'est pas infinie et la patience qui s'épuise ne fait pas de bruit. Elle s'éteint en silence. Donc avancer pour toi n'est ni une trahison ni un abandon, c'est même la seule chose qui peut éviter que tu deviennes, dans 5 ou 10 ans, cette femme qui part, cet homme qui part, sans qu'il ait rien vu venir. L'idée centrale de son travail à Michel Weiner-Davies, c'est que tu n'as pas besoin d'être à deux pour transformer un couple. C'est vraiment ce qu'on dit, ce qu'on dit en systémique. Par exemple, même dans les relations parent-enfant. Je fais vraiment une parenthèse, mais quand il y a des difficultés dans la relation, par exemple, parent-enfant, souvent on envoie l'enfant en thérapie. Mais en fait, le parent peut aussi bouger sans que l'enfant travaille sur lui. Et à un moment donné, quand l'attitude des parents change, l'enfant change. Donc, ce qu'il faut comprendre, c'est que ça fait partie d'un système. Mais c'est la même chose dans les couples. Si moi je change, l'autre en face va changer. Donc, Michelle Weiner-Davis, elle, elle a nommé cet aspect-là la solo mariage thérapie, la thérapie de couple à une seule personne. Et elle l'a fait avec des centaines de femmes. Moi, je l'ai fait aussi, et je le fais beaucoup, soit avec des hommes, soit avec des femmes, dont les conjoints ont refusé catégoriquement de mettre les pieds chez un thérapeute. Le résultat ? qu'elle a décrit dans son livre, vraiment, c'est qu'une seule personne peut vraiment transformer toute la dynamique d'un couple. Et pas en convainquant l'autre, en changeant soi-même. Et pourquoi ça marche ? Comme je le disais, parce qu'un couple c'est un système. Et dans tout système, il y a une règle très simple et très puissante. Si un seul élément change vraiment, le système ne peut pas continuer comme avant. Il doit forcément se réorganiser. Si toi tu changes de musique, Lui ne peut pas continuer à danser sur la musique du passé, même s'il essaye. À un moment donné, ses pas vont se décaler. Il devra trouver autre chose. C'est ça. Et faire autre chose. Quand ce que tu fais ne marche pas, ne le fais pas plus fort. Ne le fais pas mieux. Ne le fais pas plus souvent. Fais autre chose. Vraiment autre chose. Et là, tu vois comment les... tous les deux personnes, moi aussi, donc on est trois, on se rejoint vraiment sur ce même point. Arrête d'essayer de parler du problème. Ça aggrave la fermeture. Michel Weiner-Davies te dit, fais autre chose. Le système changera tout seul. Et la synthèse de tout ça, c'est très simple. Et c'est peut-être la chose la plus importante de cet épisode. Si depuis des années tu parles, tu cesses de parler. Si depuis des années tu demandes, tu cesses de demander. si depuis des années tu portes, tu cesses de porter. Et pas en claquant la porte, pas en faisant la tête, pas en silence punitif, juste en arrêtant doucement de mettre ton énergie là où elle n'a jamais produit ce que tu espérais. mais en la remettant là où elle te nourrit toi. Et si tu ne sais pas comment, et si justement tu es en train de te dire « Ouais, donc c'est bon, je dois encore faire des efforts » ou quoi que ce soit, c'est là qu'il faut se faire accompagner. Parce qu'à nouveau, tu es enfermé dans certains schémas. Et le thérapeute, moi, les personnes accompagnantes vont te faire voir d'autres choses. Là, tu t'enfermes. Quand je te parlais de la femme, que j'ai cité tout à l'heure, après 22 ans de couple, au fil du travail, elle a fait deux choses. Elle a cessé d'essayer, elle a cessé d'essayer de parler du problème parce qu'elle a compris que chaque conversation faisait reculer son conjoint un peu plus. Elle a commencé à s'occuper d'elle, à retrouver des choses qu'elle aimait, à respirer. Elle ne se vengeait pas, elle ne le punissait pas. Elle se remettait dans sa propre vie. Le couple a vu passer plusieurs semaines, plusieurs mois, où elle a juste été présente sans rien réclamer. Et lui, au bout d'un moment, C'est lui qui est venu en séance me dire « je sens qu'il y a quelque chose qui ne va plus, je veux comprendre » . Et là, il était capable d'entendre. Parce que ce n'était plus une plainte à laquelle il se sentait obligé de répondre, c'était quelque chose de plus tranquille qu'il sentait qu'il voulait comprendre. Et le couple ne s'est pas réparé en un jour, mais quelque chose s'est rouvert. Et le bénéfice pour eux deux, c'est qu'ils sont sortis du face-à-face « tu te plains, je fais ce que je peux » qui les épuisait depuis des années. Ils sont redevenus deux personnes face à face capables de se parler. Et donc je te le redis parce que c'est vraiment le cœur de tout cet épisode. Tu n'as pas affaire à un refus. Tu as affaire à quelqu'un qui ne peut pas. Parce que la langue dans laquelle tu lui parles va déclencher une honte, une peur. Et tu n'as pas besoin de lui ou d'elle pour transformer ton couple. Tu peux aussi le faire toi seul en changeant ce que tu fais. Tu n'es pas seul à porter ce couple. Par contre, tu es seul à pousser. Et tu peux choisir de pousser autrement. Et donc tout ce que je viens de te montrer aujourd'hui, je travaille, comme je le dis, depuis des années avec des hommes et des femmes que j'accompagne, et j'ai vu souvent la même chose. Il ne suffit pas de comprendre intellectuellement qu'on porte un couple à bout de bras pour réussir à changer de stratégie. Il faut un cheminement, des repères précis, des exercices concrets, des questions à se poser. Et puis il faut surtout reconnaître aussi les saboteurs invisibles qui s'installent. presque toujours dans les couples qui durent. Et qui empêche aussi la relation de retrouver son souffle. C'est exactement pour cela que je t'ai préparé une série gratuite qui s'appelle les 3 saboteurs invisibles de ton couple. Et dans cette série, je te présente les 3 mécanismes invisibles qui s'installent dans la plupart des couples sans qu'on les voit venir et qui vont éteindre peu à peu la relation. Cette objection que tu te poses, mais je ne peux pas avancer sans lui, sans elle, fait partie de ces saboteurs. La série, elle te montre... comment ça se déploie, d'où ça vient et ce que tu peux faire pour commencer autrement. Pour t'inscrire, c'est très simple. Le lien est dans la description de cet épisode. Tu mets ton prénom, ton email, tu reçois la première vidéo immédiatement et l'essuie en vente dans ta boîte email. Cette série est gratuite. Elle s'adresse aux femmes comme aux hommes, en couple depuis quelques années ou quelques décennies. Pour terminer, j'ai envie de te laisser avec une idée qui résume quand même tout ce que je viens de te dire. Quand tu dis il ou elle refuse de se remettre en question, ce n'est presque jamais ce qui se passe vraiment. Le plus souvent, il ou elle ne peut pas parce que la langue dans laquelle tu lui parles déclenche quelque chose. Et tant que tu insistes, tu obtiens malgré toi une fermeture. Le jour où tu fais autre chose, où tu te même remets à exister dans ta vie à côté de lui, plutôt qu'on attend de lui, le système va forcément bouger. C'est mécanique. Je te laisse avec une question. Et si la prochaine fois que tu voudrais parler du problème, tu décidais à la place de faire autre chose, que ferais-tu ? On se retrouve très bientôt pour un autre épisode. Vous avez apprécié le contenu de cet épisode ? Alors pensez à laisser un avis, un commentaire. Rappelez-vous également de vous abonner afin d'être averti du nouveau contenu qui va paraître. Et enfin, si vous désirez plus de ressources, dans la description, vous avez de multiples informations pour me retrouver. Je vous retrouve très bientôt.