- Speaker #0
Elles sont aspirantes, ambitieuses, expertes et puissantes. Bienvenue sur le podcast, les Corésiennes. Je m'appelle Pauline Chassin et aujourd'hui je vous emmène à la découverte du questionnaire des Corésiennes de Cécile Lousselin, notre ingénieure, nutritionniste et comportementaliste. On va découvrir ses Corésiennes inspirantes et pourquoi elles le sont et son principal trait de caractère. Merci Cécile d'avoir joué le jeu, je vous souhaite une bonne écoute. Bonjour Cécile, bonjour Pauline, on se retrouve pour le questionnaire des Corésiennes, un questionnaire façon Proust revisité à la sauce des Corésiennes. Et je vais commencer par te demander la vertu que tu préfères.
- Speaker #1
Alors la vertu, en tout cas la qualité, ou ce serait peut-être même un ensemble de qualités, ce serait l'intelligence de cœur. Alors ça c'est un terme qu'utilisait ma mère, l'intelligence de cœur. Cette capacité à comprendre l'autre avec toute la part intuitive que ça comprend, avec des qualités d'empathie, de bienveillance, de laisser toute la place à l'autre. Voilà, mais avec vraiment cette acuité intuitive. Voilà, ce serait ça, c'est un autre cœur suprême.
- Speaker #0
Suprême. D'accord.
- Speaker #1
Qui empêcherait toutes les guerres, finalement.
- Speaker #0
Je faudrais l'apprendre à l'école, quoi.
- Speaker #1
Je permettrais d'excellentes communications entre les individus.
- Speaker #0
Oui, c'est ton côté un petit peu rêveuse. Oui, c'est vrai. Et ton principal trait de caractère ?
- Speaker #1
Oui, je la trouve très dure, cette question. Donc, je me suis dit, pour répondre à ce genre de questions, je vais me placer, je vais me mettre à la... J'essaie de me remémorer ce que les autres disent de moi. Et ce qu'on m'a dit plutôt de manière récente. Et en fait, mon ostéo, s'il m'écoute, me voit comme une guerrière, comme une athéna. Alors encore une fois, tu vois, moi ce que j'ai essayé d'obtenir, je ne le vois pas comme une lutte infernale, laborieuse, où j'ai transpiré. Je le vois juste comme une volonté, une pugnacité. certainement ça fait partie d'un de mes caractères, de ne pas lâcher.
- Speaker #0
Ça aurait fait partie du portrait que j'aurais fait de toi aussi, effectivement. Qu'est-ce que tu apprécies le plus chez tes amis ?
- Speaker #1
Quand ils ont cette intelligence de cœur, des personnalités affirmées, qui ont l'audace de leur idée, du courage. J'ai des amis qui sont très différents. Là, on dirait qu'ils sont tous comme ça, mais j'ai des amis de tout âge, avec des personnes avec des différences, certains d'humour, d'autres moins. Je les aime.
- Speaker #0
Le pays où tu aimerais vivre ? Toi qui aime les voyages.
- Speaker #1
Oui, le pays où j'aimerais vivre, j'en ai eu une expérience pendant 3-4 mois au cours de mes études, où je suis allée faire un stage au Québec. Ce serait le Québec, mais en numéro 2, parce que la France est quand même un pays absolument exceptionnel, dans lequel je me sens très bien. Mais le Québec, j'ai trouvé, alors à l'époque, une société très tournée sur le loisir et la personne, l'individu. Voilà, et les Québécois sont très attachés à leurs cousins lointains. C'est, voilà, alors que nous, ils oublient complètement, quand est-ce qu'on entend parler du Québec, voilà. Ce qui fait qu'ils sont hyper affables avec nous, c'est-à-dire dès que tu montes dans l'avion, ils sont à venir jusqu'à toi, quand ils ont repéré que tu étais français, bon, ça se repère vite avec l'accent, et à te demander, bah, tu te souviens, tu es d'origine dans tel pays, le S.A.A. Et moi, j'ai fait ce stage et ils m'ont aidé à m'installer, ils m'ont aidé à... J'étais étudiante à trouver un vélo pour venir jusqu'au centre où je faisais mon stage. Ils ont occupé toutes mes soirées à m'inviter à des soirées. C'est incroyable. Et la question du « qu'est-ce que tu fais dans la vie ? » Ce n'est pas le premier de leurs soucis. En France, c'est la première question qu'on te pose. « Qu'est-ce que tu fais ? » La première question que pose un Québécois, c'est « as-tu un chum ? » C'est « qui est ton homme ou ta femme ? » C'est ça le plus important. avec les Québécois. Le bébé bus, ça surprend quand un Français ne la pose pas tout de suite. question. Ma mamie m'avait arrêtée. On va te poser la question, ne t'inquiète pas, ne prends pas ça. Forcément, pour de la drague, on va te demander tout de suite si tu es un chum. Donc, le Québec, voilà, c'est cette simplicité dans les relations. Il n'y a pas de sujet tabou. Je me souviens de discussions autour du sexe, où plusieurs couples se racontaient ce qu'ils faisaient au lit. C'est tout simplement.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
En France, gros tabou. Et voilà, les loisirs avaient des journées de travail qui s'arrêtent très tôt dans l'après-midi. Et ce qui laisse l'espace à une vraie soirée où on se réunit, où on se rencontre, où on s'organise des choses dans le lien social. Et ça, j'ai adoré. Ça a vraiment pris le contre-pied avec l'esprit très boulot-boulot du français. Voilà, il me faudrait six mois de Québec, six mois de France.
- Speaker #0
Écoute, tu peux t'organiser, pourquoi pas ? Le meilleur conseil qu'on t'ait donné dans ta vie privée ou professionnelle ?
- Speaker #1
C'est tout simple, tu vas y arriver. J'ai été élevée à la sauce maternelle de tu vas y arriver. J'ai été hyper renforcée, boostée par une maman qui n'a surtout pas voulu que je sois introvertie comme elle et qui au contraire m'a vendu l'image. des scandinaves qu'elle voyait dans les auberges de la jeunesse quand elle était jeune et qu'il est regardé se doucher toute nue devant tout le monde sans complexe voilà elle a voulu que je devienne cette femme un peu libérée indépendante tu vois voilà donc donc quand je doutais quand j'avais des moments de baisse de confiance en moi et ben c'était c'était les paroles que je pouvais entendre quoi tu vas y arriver j'ai confiance en toi t'as pas les deux pieds dans J'en m'aime ça beau. Je pense que c'est ça. C'est le questionnaire qui m'a permis de le ressortir parce que je n'aurais pas pu répondre spontanément ou je t'aurais répondu, je ne vois pas.
- Speaker #0
Oui, tu vois. C'est intéressant aussi de se permettre de faire un peu le point et de mettre le point sur ce que tu détestes le plus éventuellement.
- Speaker #1
Alors, ce que je rejette, c'est ce qui est de l'ordre de la lâcheté.
- Speaker #0
Pas assumer ses actes.
- Speaker #1
J'ai du mal, tu vois. J'ai du mal. Pas avoir le courage de... La lâcheté, parfois, c'est... En fait, l'autre est tout simplement en train de se mentir. Donc, c'est pas vraiment de la lâcheté, tu vois, mais...
- Speaker #0
On doit pas te la faire à l'envers.
- Speaker #1
Ok, je peux entendre. C'est... Voilà. Mais ça demande le courage de dire. Au-dessus.
- Speaker #0
je me mets à la place de l'autre dans ce cas là ah tiens on va parler d'un sujet intéressant aussi c'est tes chorésiennes inspirantes et pourquoi elles le sont alors mes chorésiennes inspirantes elles
- Speaker #1
sont bien autour de moi mes chorésiennes inspirantes là aussi je remontais à l'enfance j'avais une tante parce qu'elle est décédée il y a bien longtemps maintenant qui était pharmacienne, très indépendante, célibataire. Dans les années 60-70, je pense que les femmes à la tête d'une officine, elles ne devaient pas être très très nombreuses, tu vois. Elles passaient beaucoup de temps à voyager, c'est-à-dire que ça devait être une, même peut-être plutôt deux voyages, et des beaux voyages par an. En fait, elle avait réussi, elle n'avait besoin d'aucun bonhomme, parce que quand je lui disais, mais pourquoi tu ne te maries pas ? Elle me disait mais qu'est-ce que tu veux que je m'embête avec un homme ? Elle me faisait des réponses comme ça alors que toutes les femmes cherchaient à construire un couple. Elle me disait ça, moi je devais avoir 8 ans, 9 ans, 10 ans. Et j'allais dans cette officine, elle me laissait l'accès au gomme, elle me laissait l'accès au bouillie infantile, elle me laissait dans un appartement qui était un vrai souk avec toutes les choses qu'elle avait ramenées de l'étranger. petites pépites du Mexique, des étoiles d'un, des robes de... Et ça a été un peu l'icône de la femme libre, indépendante. Tu vois, donc elle a été à ce moment-là la période enfance, adolescence. Et après, aujourd'hui, ressortir une figure aussi forte que ça, il n'y a pas. En revanche... Quand j'y réfléchis, je trouve de l'inspiration dans plein de personnes que je rencontre, y compris toi, Pauline. Dans la façon que tu as d'engager les femmes autour de toi, pour moi, c'est très inspirant.
- Speaker #0
Est-ce que je dois commenter ? Non, pas forcément.
- Speaker #1
Et puis certains de mes clients aussi, dans leur parcours de vie, dans leurs histoires, dans la façon dont ils ont traversé les choses, j'ai parlé beaucoup de leurs difficultés ici, quand on a évoqué toutes les deux les consultations en psychonutrition, mais il y a aussi des choses qui font preuve de courage, qui font preuve de loyauté, qui sont inspirantes pour moi. Donc c'est beaucoup aussi par petits... touches comme ça. Je prends ce qui m'inspire.
- Speaker #0
C'est exactement l'essence des corésiennes. C'est de se dire, notre voisine peut être inspirante pour nous. Et moi, c'est ce que je cherche à prouver tous les jours. C'est que elles sont toutes des pépites. Vraiment. Elles ont toutes... Alors, tout dépend à quel niveau elles mettent le curseur, mais elles sont tous... inspirante, ambitieuse, experte et puissante. C'est ça que je veux approuver tous les jours.
- Speaker #1
Mais c'est super de faire ce travail-là, de les mettre au-devant de la scène et de les faire connaître parce qu'elles sont toutes tellement discrètes que les coréziennes, c'est important pour moi et j'adhère à ce réseau aussi parce que j'y crois énormément et je peux t'encourager à aller dans ce sens-là.
- Speaker #0
Et bien on va le faire, exactement, on va toutes partager tout ça. Est-ce que tu as une devise ?
- Speaker #1
Je n'ai pas vraiment de devise. Je pourrais reprendre « Tu vas y arriver » , mais non, non, je n'ai pas vraiment. On va voir si l'ancrage du « Tu vas y arriver » se fait avec le temps.
- Speaker #0
« Tu vas y arriver » , c'est drôle, parce que c'est quelque chose que j'ai aussi. Le « Tu vas y arriver » , l'espoir infaillible.
- Speaker #1
Oui, je pense que c'est le truc qui alimente un peu mon combat de guerrière, peut-être aussi.
- Speaker #0
« Tu vas y arriver » , c'est... Bye. Peut-être un truc que j'ai entendu aussi, je ne sais pas.
- Speaker #1
Oser, tu vois, quelque chose sur de ça. Oser,
- Speaker #0
ose. Ose, oui, tout à fait.
- Speaker #1
Le côté vas-y, vas-y, même si c'est pas parfait, tu vois, vas-y. Il y a ça.
- Speaker #0
Et cette notion de travail aussi. Enfin bon bref, ce n'est pas mon podcast, c'est le tien. Est-ce que tu as une ressource à partager ? Un livre, un podcast ou un film ?
- Speaker #1
Alors, oh que oui, j'en aurais plein, mais je crois que tu n'as pas eu de ressources à partager dans le domaine de la danse ?
- Speaker #0
Pas du tout, non.
- Speaker #1
Voilà, donc j'en profite.
- Speaker #0
Vas-y.
- Speaker #1
Alors, je suis absolument fan du travail de Claude Brumachon et Benjamin Lamarche, qui sont la compagnie Sous la peau, donc en danse contemporaine. Mais en ce moment, j'ai un petit coup de cœur en particulier sur Johan Bourgeois. qui est un artiste issu du cirque, un danseur acrobate chorégraphe, qui a dirigé pendant cinq ans le Centre Chorégraphique National de Grenoble et qui travaille sur la proprioception, donc cette attitude qu'on a, nous, le corps, l'être vivant, mais avec les plantes aussi, à avoir la perception consciente ou inconsciente de sa place dans l'espace, son corps, la partie de son corps. Il travaille sur les équilibres, les déséquilibres, les suspensions. Il travaille sur les trampolines, il travaille sur des plateformes qui tournent où des danseurs sont dans des postures pas croyables. Et il a un solo de 7 minutes que j'adore qui s'appelle Fugue, qui est absolument hypnotique.
- Speaker #0
Alors, pour la petite histoire, elle me l'a fait découvrir et je vous le mettrai dans la barre d'informations du podcast parce qu'il faut aller voir, effectivement. Cette légèreté, cette souplesse, ce lâcher prise.
- Speaker #1
La suspension, ce truc qui a l'air tellement facile. Et alors, en fait, il demande une grande maîtrise, un grand sens de l'équilibre et de la proprioception. Mais au-delà de là-dedans, je ne peux pas m'empêcher de partager quelques ressources en termes d'ouvrages, de livres en lien avec mes activités. Alors, on a parlé de Manger en pleine conscience. C'est un best-seller, Manger en pleine conscience, qui a été écrit par le docteur Ian Chosenby. Voilà, pour en savoir un peu plus avec des audios, des guidances de méditation, d'exercice de pleine conscience. Et puis, il y en a un autre que j'aime bien qui s'appelle « Arrêter les régimes, ils font grossir » de Sophie Derame, qui est un ouvrage plus récent. Et Sophie Derame, c'est une Française expatriée qui travaille à l'université de Sao Paulo et qui est à la fois ingénieure agro-diététicienne. Tiens, on me rappelle quelqu'un.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et en fait, à la fois sur de la recherche, les activités de recherche et... des activités de consultation et elle a écrit cet ouvrage qui reprend assez bien l'esprit de la psychonutrition et puis avec un verbe un peu tonique j'aime bien c'est intéressant,
- Speaker #0
oui effectivement est-ce que tu peux nous donner ton film préféré, histoire de connaître ce livre oui,
- Speaker #1
mon film préféré c'est Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick le dernier film qu'il a fait qui est paru après sa mort pour cette ambiance pour cette ambiance, pour cette musique ça parle du couple de la fidélité avec deux acteurs exceptionnels celui-là et on en arrive au mot de la fin est-ce que tu as un mot de la fin à partager ? Alors, j'en aurais deux, j'en aurais un, c'est merci.
- Speaker #0
Avec plaisir, vraiment.
- Speaker #1
Et un autre, ce serait, alors il a dû certainement être déjà évoqué, ce fameux qu'on dit à tout bout de champ, prenez soin de vous.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais je vais ajouter la petite touche thérapie cognitive et comportementale, peut-être que je la vois. C'est-à-dire, dans le concept, ok, mais comment on fait ? Et si on le fait par petites touches et avec le plus petit pas possible vers le prendre soin de soi, ce serait dans sa journée juste suspendre. Bref, c'est la vidéo de fugue. Suspendre le temps et de se connecter à sa respiration. Quelques secondes. ça permet de prendre soin de soi puisque ça permet d'arrêter de se faire happer par une journée qui passe à toute vitesse et de se retrouver épuisé à la fin de la journée à la fin de la semaine et de juste de poser un temps suspendu et ralenti ou faire des pauses mais des vrais pot c'est à dire je vais boire un café mais je me pose sans rien faire sans parler de boulot avec les collègues ou sans me remettre sur un écran Ça fait partie du prendre soin de soi. Et je pense que quand c'est dit, la plupart du temps, c'est dit, mais avec des exigences plus larges que ça. C'est-à-dire prendre soin de soi, de s'occuper de soi, d'aller faire son sport, d'aller faire sa petite séance chez le coiffeur, etc. Et tout ça, ça prend tout de suite une demi-heure, une heure. Et du coup, en partie, on ne le fait pas à cause de ça, parce qu'on essaie de surajouter du temps à un temps qu'on n'a pas. Donc en fait, dans le prendre soin de soi, j'ajouterais cette façon de voir les choses. J'avais envie, tu vois. Par petites touches dans la nuance, l'action engagée la plus petite possible vers le soin de soi.
- Speaker #0
Eh bien, c'est un conseil qu'on va suivre. Merci beaucoup, Cécile, pour cet entretien, pour tout ce que tu nous as donné. Je mettrai toutes tes coordonnées sur la... particules d'informations du podcast. Et merci beaucoup. C'était une très, très belle découverte. À bientôt.
- Speaker #1
Merci beaucoup à toi pour ton écoute, tes questions et ton accueil. Merci.