- Speaker #0
Musique de générique
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue dans les coulisses de la formation, le podcast qui plonge dans le quotidien des dirigeants d'organismes de formation. Je suis Hugo Carpentier, développeur, et aujourd'hui j'accueille David Fontanier, directeur de la Voix Formation. On va lever le voile sur la réalité du métier de dirigeant d'organisme de formation, son quotidien, ses choix, ses défis et son organisation. Mais juste avant ça, si vous êtes dirigeant d'un organisme de formation et que vous passez beaucoup de temps sur des tâches administratives, marketing ou commercial, je peux peut-être vous aider à gagner du temps et automater certaines actions. Je vous propose un appel de consulting gratuit d'une heure pour voir si je peux vous être utile. Le lien est en description et on pourra analyser vos process pour voir où vous pouvez être plus efficace. Alors pour commencer, David, est-ce que tu peux te présenter et nous dire qui tu es aujourd'hui dans ton organisme de formation ?
- Speaker #0
Je suis David Fontanier et je suis le président de La Voix Formation qui est un organisme spécialisé dans la... la prise de parole en public. On apprend à avoir la compétence que l'école a oublié de nous apprendre, c'est-à-dire de l'impact à l'oral. On apprend à construire un message, à gérer notre track, à savoir ce que le public attend de nous, d'un orateur, d'une oratrice, d'un animateur de réunion. C'est vraiment destiné à tout le monde, surtout dans le milieu professionnel. Et puis, on apprend aussi la posture, la gestuelle, le regard, placer sa voix et avoir de la répartie. Bref, tous les ingrédients, tous les outils pour réussir. à prendre la parole en public.
- Speaker #1
Ok, super. Et avant d'être un dirigeant d'un organisme de formation, qu'est-ce que tu faisais ? Est-ce que tu étais déjà dans ce domaine ? Comment t'es venu l'idée ?
- Speaker #0
Le parcours, ce qui m'a amené jusqu'ici, en fait, c'est d'abord la radio. J'ai 20 ans de journalisme radio. J'étais journaliste sur RTL2, sur NRJ, sur les antennes nationales. Il y avait 6 millions d'auditeurs le matin. Et je faisais les infos le matin. C'est là où j'ai appris à poser ma voix. Ensuite, on m'a sorti du studio, on m'a confié le micro d'événements, de gros événements, événements sportifs, du monde de rugby il y a trois ans, des fans zones avec plus de 50 000 personnes, du hockey sur glace. Je suis le speaker d'un club à Bordeaux, le hockey sur glace pour les boxeurs de Bordeaux. Les boxeurs, oui. Tu connais les boxeurs ? Oui,
- Speaker #1
j'ai été à Bordeaux, j'ai passé cinq ans là-bas, donc je connais un petit peu. Donc,
- Speaker #0
aller voir les boxeurs de Bordeaux,
- Speaker #1
ça te plaît ? Oui, carrément.
- Speaker #0
C'est moi forcément que tu as eu, puisque je le fais depuis 15 ans et c'est moi le spectateur.
- Speaker #1
Ah oui, trop drôle.
- Speaker #0
Et donc voilà, c'est l'une de mes missions. Et puis, tu vois, tout ce que j'ai appris, que ce soit gérer mon track, que ce soit poser ma voix, je me suis dit qu'il fallait que je le transmette. J'ai très envie de redonner ce que j'ai appris et donc que je le transmette à ceux qui en ont besoin, c'est-à-dire les chefs d'entreprise. Souvent, quand j'animais des événements, alors... des événements protocolaires, ça peut être des séminaires, mais ça peut être aussi des tables rondes. Je voyais que les gens ou les personnes qui montaient sur scène à côté de moi, à qui je tendais le micro, manquaient vraiment d'assurance, manquaient d'aisance et ils étaient vraiment submergés par le track. Je me suis dit que moi, je vais leur donner mes outils, mes techniques. Donc, j'ai construit une méthode qui s'appelle la méthode, la voie formation. Et du coup, cette méthode, je la transmets et je me suis dit, je vais bien le faire et je vais le faire dans un organisme de formation. C'est pour ça que j'ai voulu créer la Voix Formation. J'ai quitté la radio. Je suis toujours speaker pour les boxers et je suis toujours sur le terrain. Et j'aime bien me mettre aussi au service des auditoires qui vont me chercher. Et puis, je me suis dit, tiens, je vais créer mon organisme de formation. Je vais le spécialiser. C'est la prise de part en public. Je sais bien le faire. Et donc, je me dis, je vais bien le faire. Et puis, mon ambition, c'était vraiment de toucher un maximum de personnes. Et comme on est en France, je me suis dit qu'il y a un truc génial, c'est qu'on peut lever les freins financiers grâce à Calliope, grâce au CPF. Et donc, c'est ce que j'ai fait. Aujourd'hui, je suis certifié Calliope et mes formations sont éligibles au CPF.
- Speaker #1
Ok, c'est hyper intéressant parce qu'on a tous croisé des speakers sur des événements et moi, ça m'a toujours fasciné parce que je me suis toujours dit, comment ils font pour arriver à… savoir de quoi parler, à bien se faire entendre. En fait, ça paraît naturel parce qu'on a l'habitude d'en entendre, mais c'est vrai que c'est un vrai métier. Et avant de faire tout ça, comment tu imaginais le quotidien d'un dirigeant d'organisme de formation ? Parce qu'en fait, c'est quand même, j'imagine, deux choses bien différentes d'avoir les compétences, de pouvoir transmettre et puis de diriger, de monter son propre organisme de formation.
- Speaker #0
c'est euh c'est Tu as raison, c'est deux métiers différents. En fait, avant d'être le président de mon organisme de formation, je suis d'abord le formateur. En fait, c'est moi qui transmet, c'est moi qui anime mes formations. Je le suis encore, je suis toujours formateur. J'ai besoin de ça. D'abord, j'aime le faire, c'est ma mission. Et puis, aujourd'hui, je le déploie. Je change de casquette et je deviens le gestionnaire d'un organisme de formation. Aujourd'hui, je transmets ma méthode à d'autres formatrices et formateurs que j'accompagne. Certains ne sont même pas formateurs et formatrices, ils ont le même bagage que moi, ils viennent de la radio. ou son speaker, je leur dis, je vais vous donner les outils pour former à ma méthode et vous allez vous aussi transmettre votre expérience en vous appuyant sur le parcours que je vous propose, le parcours pédagogique. Et vous allez le faire dans les entreprises ou pour des personnes que vous rencontrez dans vos réseaux. Et donc aujourd'hui, je le déploie en France. Il existe à Bordeaux, c'est là où il a été créé. Et aujourd'hui, on va toucher Marseille, Nantes, Paris. On est en train de développer ces villes-là. L'idée, c'est qu'on développe aussi une dizaine de villes partout en France. On est déjà en discussion sur Lyon, sur Toulouse. On a déjà des approches avec des formateurs qui sont sur place. Parce que moi, l'ambition, c'est de m'appuyer aussi sur ceux qui sont en local. On mise énormément sur le présentiel. C'est super important pour nous, le présentiel, apprendre la prise de parole à distance. On a peu de temps, mais on est moins efficace à distance, t'imagines. Et puis aujourd'hui, on va le déployer aussi hors des frontières de la France. On va aller toucher... on est en discussion avec le Québec on discute aussi avec l'Afrique du Nord donc voilà les pays francophones on parle français aussi oui,
- Speaker #1
les pays francophones est-ce que tu as déjà c'est vraiment par hasard, par curiosité mais est-ce que tu as déjà pensé à le déployer pour d'autres langues je ne sais pas si tu maîtrises ou il y a des formateurs qui maîtrisent d'autres langues parce que j'imagine qu'il y a peut-être des conseils qui peuvent qui peuvent ce... s'appliquer sur différentes langues, en fait. C'est pas forcément inhérent au français.
- Speaker #0
Quand j'ai créé mon organisme, la Voix Formation, je me suis donné une règle, c'est de rester ouvert à toutes les opportunités. Et donc, je ne mets aucune barrière à le développer sur d'autres langues. Par contre, moi, j'ai la barrière de la langue. Moi, je suis... Alors, l'anglais, j'arrive à parler l'anglais, mais je n'arrive pas à le comprendre. Je sais demander mon chemin, je ne sais pas où aller. je sais que je peux m'appuyer sur des formatrices sur des formateurs qui adorent transmettre la prise de parole et qui parlent cette langue là après je sais pas si j'aurai autant de succès que je peux avoir en France je sais pas si j'en aurai autant aux Etats-Unis où ils ont déjà une bonne pratique tu vois de la prise de parole où ils ont déjà beaucoup de confiance parce qu'ils l'apprennent à l'école et nous on l'a pas appris donc je sais qu'il y a des pays où on a plus de facilité à transmettre la prise de parole que dans d'autres
- Speaker #1
Il y a un vrai besoin en France. C'est vrai que moi, je ne l'ai jamais appris non plus, que ce soit en école d'ingénieur ou même après en entreprise. Enfin, voilà, ça peut s'apprendre en entreprise via des formations, mais ce n'est pas quelque chose qui est à l'école. Est-ce que tu regrettes ça ? Bon, c'est aussi ce qui fait ton succès et la demande. Mais est-ce que tu aimerais que ce soit transmis parce que ça ferait gagner du temps aussi aux gens, aux dirigeants, aux entreprises, tout ça ?
- Speaker #0
Ça tuerait mon business. Oui,
- Speaker #1
c'est bon, c'est bon.
- Speaker #0
Mais bien sûr. Non, mais évidemment, Hugo, évidemment que ça serait une formidable matière dans l'emploi du temps, pas toutes les semaines, mais tous les mois, tous les 15 jours, avoir une heure de prise de parole en public, mais vraiment une heure où on apprend à prendre la parole. Parce qu'en fait, ce qui se passe à l'école, c'est qu'on te fait pratiquer, mais sans jamais t'apprendre. Exactement. En fait, on te... pousses dans l'eau, Anthony, vas-y, nage. Et en plus, je te note, mais jamais on t'a appris à nager. Donc l'idée, c'est vraiment d'aller dans les écoles et je vais, moi, dans les écoles. Je vais dans les écoles de CM1. Je vais voir des classes de CM1. Je donne de mon temps aussi pour aller voir des élèves de 3e. On a le brevet qui arrive. Donc là, je vais passer des journées entières. Je vais voir 200 élèves pour les rassurer d'abord énormément sur leur oral. leur donner quelques tips pour parler avec les mains, pour regarder le jury, pour faire des silences, pour respirer aussi avant, donc pour gérer le track. Donc voilà, je vais dans les écoles et j'adore ça. J'adore ça,
- Speaker #1
je trouve ça super. C'est hyper intéressant parce qu'en fait, ton public, il est varié. Il passe par tous les âges, toutes les professions. Et je rebondis un petit peu sur ce que tu disais. C'est vrai que la prise de parole à l'école, ça... Ça résonne en nous comme une notation, un exposé, quelque chose plutôt un examen que prendre plaisir vraiment à le faire. Et c'est pour ça aussi que ça stresse pas mal de gens parce qu'ils ont toujours ce souvenir de c'était forcé en fait. On a pratiqué, mais on ne nous a jamais appris. Donc non, c'est vrai que c'est intéressant.
- Speaker #0
À chaque fois qu'on prend la parole, on a l'impression qu'on va être noté. On pense qu'on va être noté parce qu'à chaque fois à l'école, on était noté quand on prenait la parole. Donc, quand on est professionnel, c'est la même chose. On a cette peur du jugement à chaque fois.
- Speaker #1
Et du coup, si je reviens sur ton parcours, quelle a été ta première difficulté en tant que dirigeant, justement, quand tu es passé un petit peu de l'autre côté de la barrière ? Tu en as eu une, non ? J'en ai eu une, j'en ai eu plein.
- Speaker #0
J'ai eu des galères à passer. En fait, je crois que même si tu es embarqué par une mission, même si tu trouves ton alignement, je me sens complètement aligné avec ce que je fais par rapport à mon parcours, et tu l'as compris, ta première difficulté, c'est de trouver des clients.
- Speaker #1
D'abord,
- Speaker #0
trouver des personnes qui vont suivre. Toi, tu as créé un truc, mais tu ne sais pas si derrière, ça va marcher, si ça va plaire. Donc, un, trouver tes clients, faire en sorte que... ces clients-là soient d'abord super contents de ce que tu fais, du service que tu proposes et puis qu'ils en parlent autour d'eux. Je n'ai pas eu trop de difficultés là-dessus. Mais je vais te faire une confidence. J'ai failli couler ma boîte. La voie formation n'existerait plus aujourd'hui si je n'avais pas appuyé sur un bouton rouge. Comme les premiers clients que j'ai eus disaient du bien, j'ai... J'ai eu beaucoup de confiance assez vite dans ce que je proposais, dans mon service, dans mes formations. Et du coup, j'ai commencé à embaucher. Je me suis dit, il me faut encore plus de clients. Donc, je vais embaucher et je vais recruter deux commerciales que j'ai recrutées en CDI dans ma boîte. Et puis, il y avait deux alternantes aussi. Une qui faisait l'administratif et une qui faisait la communication. Et puis, j'ai pris une stagiaire aussi en community management. Mais comme j'avais recruté, il me fallait des locaux. Donc, j'ai pris des locaux. J'ai pris un grand bureau où on avait nos 6-7 bureaux là où on pouvait recevoir du monde et tout. Et donc, j'avais mon bureau aussi. Et donc, j'étais là-haut dans ma tour d'ivoire. La banque m'a prêté 20 000 euros parce que je me lançais. Et donc, avec ces 20 000 euros, j'ai pu commencer à payer mes premiers salaires. Et puis, au bout de trois mois, tout a fondu. Et aucun client n'était arrivé. Et en fait, j'ai perdu mon prêt, le prêt de ma banque, il a fondu. Et puis ma femme m'a tiré par la veste en me disant, « T'es sympa, mais tu bosses à côté, tu fais le speaker à côté, tu fais tes animations, et puis l'argent que tu gagnes, tu la mets dans la boîte. » Sauf qu'il n'y a plus rien dans le frigo. Et il y a quatre enfants à nourrir. Et on fait comment ? Donc, soit je quittais ma boîte, soit je signais le divorce. J'ai préféré garder mon épouse et mes enfants. Et en fait, j'ai appuyé sur le bouton rouge. J'ai sorti tout le monde de la boîte et je suis revenu tout seul. Et dorénavant, ça m'a beaucoup appris, en fait, cette manière de faire. Les salaires sont très chargés et c'est ça qui a plombé la boîte aussi. Parce que quand tu embauches quelqu'un à 2 000 euros, tu sors 4 000 de la boîte. Et donc, j'ai décidé de faire appel à des indépendants. Aujourd'hui, j'ai une équipe de 10 personnes autour de moi qui s'occupent de l'administratif, qui s'occupent du commercial. Et ces 10 personnes-là, elles sont indépendantes. Elles travaillent une demi-journée ou une journée pour la voie formation. Elles sont impliquées aussi dans mes missions. Je suis convaincu qu'elles aiment travailler à mes côtés, et puis avec souplesse aussi. Mais au moins, je sais que si demain, il y a un problème, c'est des indépendants et je peux appuyer sur le bouton rouge sans problème. Je vais juste terminer, Hugo. C'est hyper important que je transmette ça aussi. Quand tu es chef d'entreprise et que tu as des salariés, en fait, les salariés, quand ils ont un problème, ils viennent te voir, toi, chef d'entreprise, en te disant, qu'est-ce qu'on fait ? qu'est-ce qu'on fait, chef d'entreprise, on a un problème. Et toi, c'est à toi de trouver la solution. Maintenant que j'ai des indépendants, c'est moi qui ai un problème et je vais les voir eux et c'est eux qui trouvent la solution. Je dis, tiens, comment on fait pour faire ça ? Et comme c'est des pros, c'est des indépendants. Les indépendants, c'est vraiment des experts dans leur domaine et c'est eux qui trouvent la solution.
- Speaker #1
C'est hyper intéressant, justement. J'allais te demander qu'est-ce que tu as changé qui t'a permis de mieux structurer ton organisme et je crois que là, tu y as répondu. Et c'est hyper intéressant la différence entre embaucher des indépendants et avoir des salariés qui sont... C'est vrai que salarié des gens, ça coûte très cher et ça peut plomber un organisme ou une entreprise. Donc c'est hyper intéressant. Et aujourd'hui, qu'est-ce qui te prend le plus de place dans la tête en tant que dirigeant d'organisme de formation maintenant que tu as réussi à t'entourer d'indépendants et d'experts ?
- Speaker #0
Qu'est-ce qui me prend le plus de place ? Qu'est-ce qui occupe mon esprit ? Je suis aujourd'hui attaché à la qualité de ce qu'on propose. La partie certification est une partie qui prend beaucoup de place dans mon esprit. On veille à garder notre certification, on veille à ce que tous nos process soient réglés, on veille, et ça te parle, à l'automatisation. à ce que ça roule, à ce que l'engrenage se passe bien. Ce qui valide aussi nos... C'est un concept, mais nos process de qualité. Ça veut dire que si les convocations de nos formations pour nos apprenants sont bien envoyées, on valide des process. C'est hyper important en fait, ça. Au début, on le fait de manière très artisanale. Là, aujourd'hui, c'est hyper réglé. Quand tu reçois un texto, quand on te donne l'adresse... de là où tu dois te présenter. Ce texto, tu l'as une fois, mais si tu reçois le mail aussi qui va, qu'il y a une heure avant, tu reçois le texto, ça valide encore plus. Mais je sais que c'est des choses qui te parlent. Voilà ce qui occupe mon esprit. Il y a une deuxième chose qui occupe mon esprit, c'est que je lance un podcast. Je suis en train aussi de rassembler autour de moi des personnes que j'interview.
- Speaker #1
C'est pour ça que je suis très content de te voir aussi.
- Speaker #0
Beaucoup.
- Speaker #1
Ça marche. Et si on ouvre un petit peu les coulisses ? De ton agenda, à quoi ressemble une semaine type pour toi aujourd'hui ?
- Speaker #0
Déjà, il n'y a plus de place sur mon agenda.
- Speaker #1
C'est complet.
- Speaker #0
Il n'y a plus de place sur mon agenda. Il y a beaucoup de couleurs d'abord, c'est beaucoup de couleurs. Une semaine type, c'est marrant, je vais te donner les deux prochaines semaines. La semaine qui se déroule en ce moment, c'est une semaine... Là, par exemple, toute cette journée, c'était du podcast. J'ai fait interview de potes. podcast, j'ai lancé des invitations pour mes prochains podcasts, donc voilà la partie podcast. Demain matin, par exemple, j'ai une réunion avec des chefs d'entreprise, je suis beaucoup dans des réseaux d'entrepreneurs aussi, donc là aussi, ça occupe une partie de ma semaine. Et chaque semaine, c'est un rendez-vous que je ne manque pas avec une quarantaine de chefs d'entreprise où on partage nos réseaux. C'est une très bonne manière aussi de trouver des clients et de développer son business. Demain soir, j'anime une cérémonie de remise de prix. Je serai encore sur le terrain demain soir pour une école, pour l'EFAP, ici à Bordeaux. Il y a 200 lauréats qui vont lancer les chapeaux. Et puis, dans ma semaine, j'ai deux heures de padel ou de course à pied. Donc, il y a aussi du sport. C'est important pour moi aussi d'être... d'être en forme. Parce que pour attaquer des semaines comme ça, il faut être en forme. Et puis, il y a forcément une demi-journée ou une journée de formation. Parce que je suis sur le terrain et je continue à former mes personnes. Il y a une part d'administratif aussi. Ça, c'est pour cette semaine de l'interview, du travail de fond, de la gestion, du suivi de chiffres. Il y a tout ça sur la semaine. Et ça demande une sacrée organisation. Et puis, la semaine prochaine. La semaine prochaine, il n'y a rien. Il y a quelques coups de fil, mais il y a surtout une semaine consacrée aux enfants. Et comme les enfants sont aux vacances, papa aussi prend des vacances. Et moi, je travaille sur 8 mois, enfin sur 8-9 mois. Mais c'est vrai que j'ai toujours un œil sur mon PC. Mais voilà aussi l'équilibre que j'ai dans ma vie pro et ma vie perso.
- Speaker #1
Oui, c'est hyper important parce que je pense qu'on peut vite se laisser déborder, surtout quand il y a de la demande et que tu peux être sollicité un peu à droite à gauche. Surtout que là, tu interviens sur plein d'événements. Les speakers, les formations, il peut y avoir pas mal de volume. Et tu arrives à prioriser quand même les demandes, tu arrives à prioriser certaines choses. Si par exemple, tu vois que ça ne rentre pas dans l'agenda, repousser certaines formations par exemple.
- Speaker #0
J'arrive à repousser certaines formations. Ça peut arriver que tu vois, on est sur une session de formation. C'est des sessions de formation que nous, on organise. On est deux personnes. Nous, on a des petits groupes. On a de cinq à huit personnes, cinq à sept personnes. On ne va pas au-delà. Et parfois, quand on n'a que deux personnes, on leur dit pour la qualité aussi de la formation. Nous, on vous invite à repousser, à reporter sur une session où il y aura… plus de personnes, ce qui peut libérer vite des plages aussi, ce qui permet aussi de faire notre travail. Et là, pour le coup, sur des formations en intra, pour ceux qui écoutent le podcast, ça veut dire que c'est des formations dans l'entreprise, là, on a déjà de la visibilité puisqu'on est en train d'installer les formations dans les entreprises pour le mois de septembre. Même mai est complet, juin est déjà complet, juillet-août, tu as compris que je ne travaillais pas beaucoup, mais de loin. Et puis septembre, On est déjà sur le mois de septembre. Ça donne aussi beaucoup de visibilité. Mais les entreprises prennent du temps.
- Speaker #1
Ok, ça marche. Et selon toi, pour les futurs dirigeants, qu'est-ce qu'ils vont avoir tendance à sous-estimer avant de se lancer ? Qu'est-ce que toi, tu n'avais peut-être pas anticipé et que tu aimerais donner des petits conseils là-dessus ?
- Speaker #0
La part.
- Speaker #1
Il y a la part des charges, par exemple, rien que les charges patronales, peut-être ne pas aller trop vite sur la partie. développement peut-être ?
- Speaker #0
Tu sais, il y a une chose que je ne faisais pas et c'est un réflexe que j'ai pris. On me l'a beaucoup dit. De toute façon, c'est de suivre les chiffres, de suivre les objectifs et d'avoir une vision chiffrée. Ce qui, moi, je vais te donner ma recette secrète, elle n'est pas de moi puisqu'elle est d'un de mes indépendants, c'est mon responsable stratégique. C'est un responsable stratégique. Dans Cauchemar en cuisine, c'est le monsieur qui a l'écharpe rouge, qui regarde les chiffres, qui dit « Oh là là, ça ne va pas du tout » . Donc ça, c'est mon responsable stratégique qui s'appelle Alexandre. Alexandre, lui, c'est la vision. Je lui demande toujours de prendre un temps d'avance sur ce qui va se passer. Il m'accompagne. C'est une fois par mois que je le vois. Et en fait, grâce à lui, je gagne de l'argent. Depuis son arrivée dans la boîte, j'ai doublé mon chiffre d'affaires d'une année sur l'autre. et c'est d'avoir ça si on n'est pas, nous, capables de le faire. En fait, quand tu es chef d'entreprise, tu dois être gestionnaire, tu dois avoir plein de casquettes, comptable, tu dois avoir toutes tes casquettes. Et quand tu ne te sens pas de te former à ça, tu sais qu'autour de toi, il y a des personnes qui sont expertes là-dedans et peuvent vraiment t'accompagner. Donc, mon meilleur conseil, c'est de s'entourer de ces dirigeants qui savent et qui savent où nous emmener. Et moi, je voudrais emmener mon entreprise le plus loin possible, sauf que... je ne veux pas mourir avec, je veux qu'elle continue à prospérer une fois que je serai plus là. Et c'est pour ça que l'idée, c'est de pouvoir la vendre aussi dans une quinzaine d'années. Et mon pilote en entreprise va m'accompagner dans cette direction pour la déployer et pour sortir aussi de ma boîte. Parce que si je veux la vendre, il ne faut plus qu'il y ait David Montaigne dedans, il faut que je sois sans elle. Et puis, tu me dis, qu'est-ce que je peux dire aux dirigeants ? De toute façon, ils vont y croire tout le temps. Quand il arrive, ils vont y croire. Et même quand on va leur mettre des bâtons dans les roues, ils vont y croire. Ta question, c'était, quels pièges ils doivent éviter ?
- Speaker #1
Oui, qu'est-ce qu'ils ont sous-estimé avant de se lancer ? Mais ça peut être d'autres conseils pour tenir le cap, justement. Je pense que tu... Tu l'as quand même bien dit, de bien s'entourer au final, d'accepter de ne pas avoir toutes les compétences.
- Speaker #0
Et écrivez vos process. Écrivez vos process. Tout ce que vous êtes en train de le faire, écrivez-le parce qu'il y a ce qu'il y a dans votre tête. Et le jour où vous n'êtes plus là, il n'y a personne qui va regarder dans votre tête. Donc, mettez tout à plat, mettez tout sur papier. On a tout aujourd'hui pour faire ça.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que c'est bien. C'est la première fois qu'on parle de transmission dans le podcast. Voilà, de savoir... arriver à bien déléguer et sortir progressivement parce qu'on n'est pas immortel. Et il y a un moment, si on a envie que son organisme de formation prospère, il faut dès à présent prendre les bons réflexes. Donc c'est hyper intéressant de tout marquer, de structurer ses process et de pouvoir les transmettre. Et quand tu regardes justement les prochaines années, Qu'est-ce qui va, selon toi, le plus challenger les dirigeants d'organismes de formation ?
- Speaker #0
Ah, qu'est-ce qui va les challenger ? De plus en plus de normes, je pense. On fait attention à ce qui peut les challenger. L'arrivée de l'intelligence artificielle est déjà en train de les challenger. il va falloir qu'ils soient encore meilleurs que l'intelligence artificielle, que ce ne soit pas que des formations sur l'intelligence artificielle ou à base d'intelligence artificielle. En fait, tout le monde ne peut pas être dirigeant ou d'organisme de formation. C'est ce que fait France Compétences, où les grandes entités qui régissent l'organisme de formation, ils réduisent des budgets.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est ça. Ça, c'est challengeant. Ça c'est challengeant.
- Speaker #1
Oui, la diminution des financements publics, ça revient souvent avec le plafonnement du CPF et la limitation aussi des budgets opco. Mais je pense que c'est ça qui va vraiment...
- Speaker #0
Je me dis qu'on va être de plus en plus formés aussi, de plus en plus de personnes vont être formées. Je suis très content qu'il y ait de la formation et que ça soit quelque chose... Sur les dix dernières années, ça a quand même énormément changé. Maintenant, on accepte de se former. Maintenant, on accepte même de dire qu'on est formé à la prise de parole en public. Avant, ça ne se disait pas. Avant, nous, on était dans l'ombre et personne ne nous montrait. Maintenant, il y a des dirigeants qui disent « Oui, moi, je suis coaché. J'ai quelqu'un qui m'accompagne. » Ce qui va challenger les dirigeants, c'est le fait que les formations soient de qualité. Je pense que plus les formations sont de qualité, en fait, c'est comme des restaurants. Tu vois, tu es allé à Bordeaux pendant quelques années, pendant cinq ans. Et bien à Bordeaux, il y a... que des restaurants de qualité. Parce que les restaurants qui ne sont pas bons, tout le monde le sait et personne n'y va. Les formations, ça va être pareil. Si tu as des formations qui ne sont pas de qualité, tout le monde le saura et personne n'y va. Et donc, on va relever le niveau de qualité des formations. Voilà ma réponse. Tu as vu, c'est incisif. Non,
- Speaker #1
mais je suis d'accord parce que justement, l'IA permet ça justement, ça va faire la différence entre les formations de qualité où il y a une vraie plus-value et juste des formations où en fait, on peut se former directement avec l'IA parce que, bah, C'est des consignes, une recette de cuisine. Et c'est ça qui est bien aussi. Ça va faire vraiment une grosse différence à ce niveau-là. Je pense que ta compétence, par exemple, elle ne devrait pas disparaître, même s'il y en a. On en est loin quand même d'avoir un coaching sur la prise de parole, je pense. Donc ça, c'est cool.
- Speaker #0
Tu sais, Hugo, on forme des formateurs aussi. Beaucoup de formateurs viennent se former à nos côtés. pour avoir une qualité d'animation dans leur formation. On forme aussi beaucoup de coachs. Et nous, on est très contents aussi de dire, vous avez des formateurs qui ont de la qualité dans l'animation de leur formation. J'ai rencontré trop de salariés, de managers ou de collaborateurs qui ont été déçus de la formation par le formateur. Ils disent, j'aurais pu recevoir un mail ou une plaquette, parce que là, j'ai perdu mon temps. Je suis très remonté contre... les formations qui font perdre du temps.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr, carrément. Et pour finir sur une petite note optimiste, si un dirigeant nous écoute, il traverse une période un peu difficile, compliquée, qu'est-ce que tu aimerais lui dire pour lui remonter un petit peu le moral, garder le cap ?
- Speaker #0
On est beaucoup à traverser des périodes comme ça. J'ai deux choses à lui dire. La première chose, va dans des réseaux, va rencontrer du monde dans des réseaux. des réseaux d'entreprise qui sont très bien, des groupes d'entreprise, il y en a forcément un à côté de chez toi. Tu vas voir que tu vas partager tes problèmes avec d'autres et que ça fait du bien. On est seul quand on est dirigeant d'entreprise, dirigeant d'organisme de formation. On est seul et le podcast et la vitrine que tu me permets là de faire me permet de me sentir moins seul. Je te remercie vraiment Hugo pour ton invitation. La deuxième chose, pour ce dirigeant en difficulté, forme-toi. Prends ce temps qui fait que tu es en difficulté pour apprendre, pour te former, pour découvrir, pour t'initier à de l'acquisition avec Hugo, au tunnel de vente, si tu veux, à découvrir d'autres choses, à te former à une autre casquette qui va te permettre d'être encore plus agile dans les prochains mois. Mais va rencontrer du monde et forme-toi, tu vas voir que ça va. Prends ce temps-là pour ça.
- Speaker #1
Super, c'est un super conseil. Donc c'est la fin de cet épisode. Merci d'avoir écouté les coulisses de la formation. Si vous êtes dirigeant d'un organisme de formation, vous voulez justement optimiser certains process pour libérer du temps chaque semaine, vous pouvez réserver votre appel gratuit. Le lien est en description. On mettra aussi tous les liens de la voie formation. Restez connecté pour découvrir d'autres parcours, expériences et conseils pratiques. qui vous aideront au mieux à gérer et développer votre organisme de formation. A très bientôt et merci encore David pour cette participation.
- Speaker #0
Merci Hugo, merci à toi.