- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans les coulisses de la formation, le podcast qui plonge dans le quotidien des dirigeants d'organismes de formation. Je suis Hugo Carpentier, développeur et aujourd'hui j'accueille Meïla Dobonton, directrice du pôle pédagogique de l'IFME à Paflas. On va lever le voile sur la réalité du métier de dirigeant d'organisme de formation, son quotidien, ses choix, ses défis et son organisation. Mais juste avant ça, si vous êtes dirigeant d'un organisme de formation, vous passez beaucoup de temps sur des tâches administratives, marketing ou commerciales, Je peux peut-être vous aider à gagner du temps et automater certaines actions. Je vous propose un appel de consulting gratuit d'une heure pour voir si je peux vous être utile. Le lien est en description et on pourra analyser vos process pour voir où vous pouvez être plus efficace. Alors Leïla, pour commencer, est-ce que tu peux te présenter et nous dire qui tu es aujourd'hui dans ton organisme de formation ?
- Speaker #1
Donc, d'abord bonjour.
- Speaker #0
Bonjour.
- Speaker #1
Je me suis rendue de participer à ce podcast. Donc aujourd'hui, je suis... Je suis directrice du point des formations initiales et de l'apprentissage au sein de l'Institut de formation des métiers éducatifs à Nîmes, qui est géré par une association à Pafas. J'ai intégré cet institut en 2011 suite à un stage de formateur pour adultes que j'ai fait dans le cadre d'un diplôme universitaire de formateur pour adultes. Donc voilà, ce stage a été plutôt satisfaisant, sachant que moi j'arrive de… du travail social, mais j'ai commencé, je trouve que c'est important de le dire, j'ai commencé par entrer dans ce métier par la petite porte. Dans le travail social, il y a plusieurs niveaux de formation, et moi, au regard, à l'époque, de mon parcours et de mon vécu personnel, effectivement, arrivant des quartiers populaires, avec un environnement, j'étais issue de l'immigration, donc je n'avais pas toutes les bonnes conditions pour pouvoir m'engager dans de longues études. Mais je savais quand même que je voulais m'engager dans les métiers de la relation d'aide. Et donc, j'ai eu la chance, après un parcours même, on va dire, chaotique, avec des orientations pas très bonnes, j'ai eu la chance de faire un contrat à l'époque en alternance d'aide au médicament psychologique.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Dans une grosse association dans l'Épiterrois, que j'ai bien envie de nommer parce que j'ai fait mes premiers pas chez eux.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
À l'époque. Donc, un petit clendel. qui m'a accueillie en 97.
- Speaker #0
Ça s'appelle comment, pardon ?
- Speaker #1
Pardon ?
- Speaker #0
Ça s'appelle comment ? Pour les nommer, je n'ai pas entendu.
- Speaker #1
Alors, c'était l'association L'Inapéutrente sur le site de Montflores. Donc, je suis les premières années là-bas, de 1997, ça fait un peu plus. J'ai 50 ans aujourd'hui. Les gens comprendront pourquoi je dis ça.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et voilà, c'était aux années 2000 et j'ai fait ma formation dans les médicaux psychologiques dans un institut de formation à Montpellier. Et aujourd'hui, c'est très étonnant, les gens disent, mais elle dirige un organisme de formation en travail social, alors qu'elle a le premier niveau d'études en travail social. Donc, j'ai fait 15 ans sur le terrain, un foyer de vie pour personnes en situation d'indicat mental. Donc, j'ai accompagné principalement ce public-là durant une quinzaine d'années. Et puis, en 2011, j'ai choisi de ne pas arrêter parce que c'est des métiers qui usent. On est très, très impliqués. Ceux qui sont le plus impliqués, qui portent les premiers, souvent, on dit. Et je souhaitais ne rien faire de tout ce que j'avais acquis auprès de ce public qui m'avait beaucoup appris du point de vue, surtout personnel, et professionnellement dans un second temps aussi. Donc, voilà, j'ai passé un concours pour entrer en formation pour un DU, de formateur pour un TULT. Et c'est comme ça que j'ai connu. L'IFME, donc j'ai fait mon stage de deux mois et mes interventions auprès des étudiants ont eu beaucoup de succès puisque toutes mes interventions durant des années se sont basées sur un savoir expérentiel, mais articulées quand même avec des connaissances théoriques parce que l'accompagnement, ça se pense. Il faut pouvoir avoir fait un travail important d'introspection.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Je vais te tenir là-dessus parce que comment je suis arrivée, bon, après j'ai... J'étais vacataire, j'ai fait des missions ponctuelles de formateur occasionnel. Ensuite, j'ai fait un long remplacement. Après, j'ai fait des responsabilités, responsable de domaine de formation. Responsable de formation, donc j'ai eu la chance d'ouvrir la formation AES, accompagnée éducative sociale, qui était le nouveau diplôme qui remplaçait celui que j'avais passé 15 ans avant.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà. Et ensuite, j'ai été chef de pôle des filières infravacs. Et puis, depuis 2021, je dirige le... pôle des formations initiales d'apprentissage qui comprend tous les diplômes d'état en travail social, infrabac et post-bac.
- Speaker #0
Ok, super, donc c'est un beau parcours, tu as bien gravi les échelons. Et quand tu as démarré, justement, comment tu imaginais ton quotidien de dirigeante et en quoi la réalité est un peu différente aujourd'hui, si elle l'est ?
- Speaker #1
Alors, moi, je ne l'ai pas imaginé parce que je n'ai jamais eu l'ambition de faire ces postes-là. Et ça s'est imposé en moi de façon naturelle. Et donc, effectivement, je n'avais pas forcément de formation dans le management. J'ai passé un master en sciences de l'éduc, mais j'avais l'extérieur à ce terrain quand même. J'ai évolué durant toutes ces années auprès d'équipes, avec des personnalités différentes, avec des enjeux différents. Et je pense que ça a été à ce niveau-là que j'ai pu développer des compétences. Et puis, aujourd'hui, je pense que pour pouvoir diriger, le fait d'avoir occupé tous les postes. J'occupe aujourd'hui mes formateurs. Ça me donne une certaine légitimité parce que quand ils me parlent de leur quotidien, je sais de quoi ils parlent puisque je l'ai vécu moi-même, je l'ai prouvé. Et donc, c'est ainsi qu'aujourd'hui, j'occupe ma fonction de management, surtout dans un management totalement participatif. Les décisions se prennent ensemble. Je suis, je pense... En écoute de mes formateurs, je suis type de manager, par exemple. Là, j'ai fermé ma porte du bureau exceptionnellement pour vous répondre. Mais ma porte de bureau au quotidien est grand ouvert. Et je ne montre jamais si je suis débordée, si quelqu'un a besoin de m'interpeller pour me parler. Je fais en sorte d'être totalement disponible.
- Speaker #0
OK, c'est beau. Mais en même temps, c'est vrai que quand on a occupé tous ces postes, au final, on est plus à même de comprendre les formateurs. Et c'est ça qui est bien dans le domaine de... de la formation, je trouve, c'est souvent des formateurs qui, après, montent leur organisme de formation. Et en fait, je pense que c'est plus simple de comprendre la réalité du terrain. Et justement, est-ce que tu aurais une première vraie difficulté à partager, donc là, en tant que dirigeante et non plus simple formatrice, si je puis dire ?
- Speaker #1
Alors, effectivement, je n'ai pas totalement répondu à la question précédente, mais c'est le côté administratif. Oui,
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Il nous a envahis, puisque nous, les institutions de formation en travail social sont majoritairement financées par des subventions régionales. Donc, il faut pouvoir rendre compte de ce qu'on fait. Donc, c'est beaucoup d'administratifs, des dossiers d'agrément, des enquêtes, des call-opies aujourd'hui, qui nous demandent de… Alors, moi, je trouve que c'est bien de formaliser notre pratique, parce qu'on est dans des métiers… Beaucoup d'entreprises sociales ont été des métiers, on va dire, de l'oralité, mais tout trop, les procédures. Et là, ça nous oblige, nous, en tant que dirigeants, de penser des process, mais de façon à toujours préserver la dynamique d'une équipe et de ne pas user cette équipe-là.
- Speaker #0
Effectivement.
- Speaker #1
Donc, ça nous plaît vraiment de leur en parler, prendre le temps. Aujourd'hui, il y a une consultante qui accompagne nos équipes.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et pour que ça marche, ça marche bien, du coup. Oui, le quotidien. Et c'est vrai que j'ai découvert la charge mentale. En tout cas, qui était différente. Pour tes formatrices, puisqu'on est dirigeante, on a plusieurs casquettes à la fois. Et on doit être opérationnel sur plusieurs fronts.
- Speaker #0
Oui, c'est ça la vraie différence. Et avec le recul, est-ce que tu as une décision ou une erreur qui t'aurait appris dans ton parcours de dirigeante que tu voudrais... transmettre, je ne sais pas si tu penses à une erreur que tu aurais pu commettre, ou une décision ou quelque chose que tu n'aurais pas fait pareil si c'était à refaire ?
- Speaker #1
Alors c'est une question difficile, des erreurs, on en fait tous. Moi je fais partie des managers qui n'ont pas de soucis pour ça, pour les reconnaître et prendre ma part quand il faut que je la prenne. Peut-être au départ, dans le souci, peut-être que j'avais peut-être eu un problème de légitimité au départ. C'est un drôle d'imposteur, donc je le confie. Parce que je suis sûre que beaucoup de dirigeants, on est beaucoup de dirigeants à le vivre, même si c'est des fois très inconscient, et à vouloir répondre à tout prix.
- Speaker #0
Ok. Non, mais c'est une bonne...
- Speaker #1
Pouvoir se sentir reconnu, et je pense que dans notre profond inconscient, de se sentir aimé aussi. Je pense que c'est quelque chose de ça qui se joue. Il faut prendre du recul avec ces questions-là, parce que je pense que c'est le contraire qu'on produit. Donc maintenant, je prends plus le temps d'écouter, mais de différer mes réponses. Et l'erreur, c'est qu'on est sur tous les fronts. On va tout faire. Pour mon informateur, j'ai de la chance, certains rigolent.
- Speaker #0
Quand on est dans l'ensemble, il y a de la bienveillance. Ça, c'est super. OK, c'est vrai que des fois, plus on essaye de produire un effet, au final, ça fait l'inverse. Il faut arriver à prendre du recul. Ce n'est pas forcément évident. Est-ce que tu as changé quelque chose dans la structuration ou le développement de ton organisme, où tu as pu voir un impact ? Là, tu disais que, par exemple, tu te faisais accompagner au niveau Calliope. Je ne sais pas s'il y a d'autres changements que tu recommandes ou dont tu es contente dans ton organisme.
- Speaker #1
Alors déjà, juste pour préciser, c'est que ce n'est pas mon organisme. Moi, je dirige un pôle, j'ai un directeur général, et je suis Yannick Mouraud, qui a fait grandir cette école ces trois dernières années. Voilà, aussi, pour répondre à une des questions, c'est qu'on organise une formation, il ne faut pas rester dans l'entre-soi. Il faut pouvoir s'ouvrir à l'extérieur et développer des projets. On est dans un secteur très concurrentiel, ce qui n'était pas le cas il y a quelques années. On a un grand manque d'activité. Les nouveaux profils ne s'engagent pas dans des métiers comme ça. Ils réfléchissent plus longtemps. Ils ont plutôt envie de vivre leur vie que de s'engager dans des formations ou dans des métiers. Et donc, il faut aller faire la promotion dans nos formations et leur donner envie de venir. Donc ça, je trouve que c'est important de se le dire, parce que nos métiers ont changé.
- Speaker #0
Ok, c'est vraiment nouveau.
- Speaker #1
C'est très important.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
C'est très important. Et donc, moi, je suis aussi la directive de mon directeur général, même si on est dans un véritable travail de collaboration, mais c'est quand même lui qui prend les grandes décisions de cette étape. C'est ça, je tiens à le dire. Et j'ai oublié... votre question ?
- Speaker #0
Non, c'était ça. Qu'est-ce qui a le plus d'impact sur le développement de l'organisme ? Et c'est peut-être justement de s'ouvrir pour justement attirer plus de monde dans ce domaine, parce que c'est vrai que c'est plus compliqué aujourd'hui.
- Speaker #1
Il faut être vigilant parce que le fait qu'on doit se développer, il faut que les équipes suivent. Le changement, ça produit aussi de l'inconfort et donc de la résistance. Et ça peut les mettre dans des situations compliquées. Et l'idée, c'est que si on se retourne et qu'il n'y a que la moitié de l'équipe qui suit, en fait, ça n'aura pas son effet au final. Donc voilà, c'est d'être précautionneux. C'est d'accompagner les équipes au changement. Et ça, je crois que c'est là où moi, j'ai beaucoup à travailler parce que je ne maîtrise pas tout ça et qu'on doit répondre. Des fois, il faut aller vite, malheureusement. Et à la fois, tout en présentant les équipes, je crois que c'est la chose la plus difficile à faire.
- Speaker #0
Ok, ouais. Donc, effectivement, accompagner les changements et essayer d'entraîner un petit peu tout le monde dans ces changements. Non, ça ne doit pas forcément être évident. Et là, actuellement, qu'est-ce qui te prend le plus de place dans ta tête à ce poste de direction actuellement ?
- Speaker #1
Et lundi mi-...
- Speaker #0
Oui, l'administratif, toujours.
- Speaker #1
Non, mais on se dit que bon, maintenant, ça y est, le dossier est bouclé, je vais pouvoir prendre plus de temps avec les équipes et il y a un nouveau dossier qui arrive parce que la région nous demande d'envoyer un bilan intermédiaire. Alors, les dossiers, je les fais avec les formateurs. Le problème, c'est que je leur demande du coup plus de travail. Oui,
- Speaker #0
bien sûr.
- Speaker #1
Ils peuvent rendre compte sur la partie pédago. Donc, l'administratif, ce qui est terrible, c'est les mails.
- Speaker #0
Oui, le traitement des mails.
- Speaker #1
Ah oui, les mails, on passe en versant dans ses premières listes et puis il y a les autres qui arrivent derrière. Ça a des effets sur la charge mentale.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr.
- Speaker #1
Parce que j'ai l'impression de ne pas être bon en fait, de faire que de l'opérationnel. Et on a envie de faire autre chose quand on est dans ce métier-là, on veut prendre le temps de rester ici.
- Speaker #0
Surtout dans la formation. C'est vrai que le traitement des mails, c'est devenu vraiment… Heureusement, il y a des solutions pour… pour automater tout ça. Mais c'est vrai que ça prend du temps et puis on a toujours envie de répondre rapidement. Ça prend beaucoup de temps. Et là, si on ouvrait un petit peu les coulisses de ton agenda, à quoi ressemble une semaine type pour toi aujourd'hui ?
- Speaker #1
Réunion.
- Speaker #0
Réunion.
- Speaker #1
Alors moi, je suis contre la réunionique. Moi, j'ai vécu une période où il y avait beaucoup de réunions, mais c'est comme ça. Et donc, j'ai supprimé beaucoup de réunions. Donc, j'en ai peu, moi, avec mes équipes. J'en ai tous les deux mois, avec la grande équipe. Moi aussi, j'en ai beaucoup au quotidien, des petites réunions. Donc, voilà, mon quotidien dans les réunions, c'est des échanges avec les formateurs sur les situations d'étudiants. Donc voilà, on rencontre beaucoup de situations parfois complexes et très diverses où mon point de vue est nécessaire parce que ça peut avoir des effets ou des impacts derrière. Donc mon quotidien, c'est les mains, les lignes et les échanges avec les formateurs, les équipes pédagogiques et administratives. Voilà, et heureusement, je ne me laisse pas avec les personnes administratives et pédagogiques. On donne du sens à notre travail quand même.
- Speaker #0
Bien sûr. Et tu arrives à prioriser. Comment on fait pour prioriser, justement, quand on est un peu sur tous les fronts, on a pas mal de choses à gérer. Est-ce que tu aurais des conseils à donner à ce sujet-là ?
- Speaker #1
Alors, moi, un conseil, je ne suis pas sûre que je serais très bonne en conseil, mais de dire, en tout cas, moi, comment je priorise les choses, c'est que ma priorité, c'est les étudiants et les équipes, en premier. Donc, je m'oblige. En tout cas, pour moi, c'est évident que je dois répondre d'abord à ça. Même si j'ai un dossier important sur mon ordinateur, ça ne doit pas primer sur la situation dont le formateur, pour lui, est nécessaire, là, dans l'urgence, ou pas, d'en parler.
- Speaker #0
Ok, super. C'est bien. Et selon toi, si tu... Qu'est-ce que les futurs dirigeants d'organismes de formation sous-estiment un peu avant de se lancer, ou en tout cas à des postes de direction ? Tu parlais de l'administratif. Est-ce qu'il y a d'autres choses qu'on pourrait sous-estimer en tant que formateur ?
- Speaker #1
La présence.
- Speaker #0
La présence, ok.
- Speaker #1
C'est vrai que moi, c'est une règle que j'applique, mais ça coûte quand même. Je crois que pour être un exemple, il faut déjà appliquer les choses pour soi-même. Effectivement. Si on demande à ses salariés de... D'être dans une bonne dynamique, d'être présent, d'être au travail. De ne pas être tout le temps en télétravail, par exemple, alors que je suis totalement pour le télétravail.
- Speaker #0
Il faut donner du temps.
- Speaker #1
Déjà, c'est d'être tous les jours là. Moi, c'est rare. Moi, j'arrive à peine à poser mes collèges, alors que je suis maître de mon projet d'art. Pour moi, c'est une règle, c'est d'être présent. Quand on me cherche, on me trouve, mon bureau est ouvert. Il faut le tenir.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr. Là, du coup, je ne me trompe pas.
- Speaker #1
Il faut le tenir.
- Speaker #0
C'est une règle,
- Speaker #1
mais en termes de changement de temps,
- Speaker #0
c'est... Oui, c'est sûr, je comprends. Et justement, est-ce qu'il y a un moment où tu t'es dit, j'arrête, c'est trop dur. Et si oui, qu'est-ce qui t'a fait continuer ?
- Speaker #1
Deux doutes. J'en ai eu. J'en ai eu... Ce qui me fait continuer, c'est que j'aime mon métier, tout simplement. J'aime mon équipe. J'aime les personnes avec qui j'évolue au quotidien. Je parle d'un amour professionnel.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
C'est important de le préciser parce qu'on peut avoir aussi dans notre équipe… Ça ne passe pas tout le temps, mais je pense que ce n'est pas de ça dont il s'agit. Il faut reconnaître les personnes. dans leur fonction.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Voilà. C'est la bonne entente. J'ai un petit travail bien. C'est ça qui me tient. Et puis le contact avec les élèves aussi.
- Speaker #0
OK. Super. Et justement, avec ton expérience, pour toi, c'est quoi aujourd'hui la vision du bon dirigeant d'organisme de formation ? Est-ce que tu en as une à donner ? Tu disais quelqu'un qui est présent pour ses équipes, pour ses étudiants. Est-ce que tu as une autre vision à partager ?
- Speaker #1
Je vais dire quelque chose de très banal, mais c'est de dire ce qu'on fait et de faire ce qu'on dit.
- Speaker #0
Oui, c'est ce que tu disais pour donner l'exemple. C'est vrai que je pense que c'est important et puis au final, ça crée de la légitimité justement.
- Speaker #1
Et de ne pas oublier d'où on vient surtout.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
De la même façon que je peux dire aux formateurs quand ils font des visites de stage en foot. en tout cas, le motif de stage, c'est que les tutors, il ne faut pas oublier qu'ils ont été un jour au même stagiaire et que leurs premiers jours, leurs premières semaines, ils ont été maladroits. Je ne dis pas moi-même que j'ai été formatrice.
- Speaker #0
On apprend avec le temps, effectivement. Et quand tu regardes les prochaines années, qu'est-ce qui va, selon toi, le plus challenger les dirigeants d'organismes de formation ? que Alors tu disais le manque d'attractivité, donc la visibilité. Est-ce que tu penses à d'autres éléments ?
- Speaker #1
Je crois que ça, c'est l'essentiel, de faire face. Tout ça, c'est pouvoir pérenniser les emplois, mais pour les pérenniser, M. Mouraud serait plus clair que moi. C'est d'abord la question qui s'attend lui, et c'est bien en parler. C'est comment on pérennise nos emplois tout en faisant face à la concurrence, entre guillemets. Du coup, pour faire face, il faut faire plus. C'est une vraie tension. Comment on fait ?
- Speaker #0
Ok, effectivement. Et là, c'est un... C'est un dirigeant d'organisme de formation ou quelqu'un à des postes de direction écoute cet épisode et traverse une période compliquée. Qu'est-ce que tu aimerais lui dire pour finir sur une note un petit peu positive ?
- Speaker #1
C'est de faire forme de créativité, de stratégie. Il faut prendre en compte. Je ne serai pas à l'aise sur ces conseils-là. d'être stratégique, d'être réactif, de penser bien au bon moment, c'est super important. Tout en ayant une éthique professionnelle. Attention, je ne parle pas de... Comment on peut contourner ce problème-là et comment on peut nous anticiper.
- Speaker #0
Ok, super. Merci d'avoir écouté cet épisode des coulisses de la formation. Si vous êtes dirigeant d'un organisme de formation et que vous voulez... Optimisez vos process pour libérer du temps chaque semaine. Pensez à réserver votre appel gratuit. Le lien est en description. On mettra aussi le lien de ton organisme de formation, là où tu travailles, le site internet. Restez connectés pour découvrir d'autres parcours, expériences et conseils pratiques qui vous aideront à mieux gérer et développer votre organisme de formation. A très bientôt et encore merci Leïla.
- Speaker #1
Merci à vous. C'était très agréable.
- Speaker #0
Voilà, merci.