Speaker #0Tous les enfants ne sont pas aussi faciles à élever. Le jour où j'ai entendu cette maxime, j'ai failli fondre en larmes de reconnaissance et de soulagement. D'un coup, mon quotidien prenait sens. Je ne serais donc pas juste une mère en carton, comme j'ai malheureusement souvent pensé. Tout n'est pas juste une question d'éducation. Mon deuxième déclic est venu le jour où j'ai compris que plus j'étais sévère et pire c'était. J'apprendrai bien plus tard que les études ont confirmé mon constat. Mais si je ne sévis pas, alors je fais quoi ? L'éducation bienveillante, ça a l'air très joli dans les livres, mais dans la vraie vie, ça donne quoi ? Et si je devenais laxiste ? Qu'est-ce qu'on dira de moi ? Que vont devenir mes enfants ? Des tyrans inadaptés à la société ? C'est à la fois dans la guidance parentale et dans le développement personnel que j'ai trouvé les réponses à ces questions. Et c'est pour te partager ce savoir qu'est né ce podcast. Spoiler ! Il y a plein de choses à faire à part sévir, ce n'est pas plus compliqué à mettre en place en pratique, c'est juste très différent de tout ce que j'ai appris par le passé, et surtout dans mon enfance. Et mes enfants sont plutôt très sympas, extraordinairement autonomes et très, très responsables. C'est pour t'expliquer comment parvenir à ce résultat que je viens dans tes oreilles chaque mercredi, en solo ou avec un ou une invitée. Abonne-toi pour ne rien rater des pépites que je vais te partager, et on commence tout de suite avec celle du jour. Hello et bienvenue dans l'épisode 0 des Enfants Terribles. Dans cet épisode, je te raconte la jeunesse de ce podcast, pourquoi je suis là et mon histoire, puisque tu verras que les deux sont intrinsèquement liés. Ma vie de maman n'a pas toujours été comme le fleuve tranquille, loin, très loin de là. Et finalement, c'est assez indépendant de la grande taille de ma famille. Je mets grande avec des guillemets, puisque pour moi, 4, c'est finalement pas tant que ça. Beaucoup de familles et beaucoup de parents, c'est beaucoup, mais pour moi, c'est juste ma famille, c'est juste finalement mon chiffre. Pendant ce voyage, j'ai appris deux leçons principales qui m'ont engendré beaucoup d'autres leçons et beaucoup d'autres prises de conscience. Et c'est ce que je te partage aujourd'hui. Alors, on va recommencer donc par le commencement. En 2006, il y a maintenant 19 ans, je devenais maman pour la première fois, donc mon aîné qui s'appelle Vivien. J'avais 27 ans à l'époque, il se trouve que j'étais aussi sage-femme. Ça a une importance parce que malgré tout, je pense que je me sentais un peu protégée par mon diplôme qui est censé tourner autour de la maternité et donc me donner des clés. et je pense que je me sentais finalement peut-être plus armée, c'est très prétentieux, mais avec le recul je pense que c'est ça, je me sentais peut-être plus armée que les autres et là où ça a été très pernicieux, c'est que je me sentais aussi beaucoup moins légitime à me plaindre que les autres. Malheureusement, et je pense que c'est aussi lié au fait que j'avais un diplôme médical reconnu sur le thème de la maternité, alors que Au final, sur la parentalité en elle-même, un diplôme de sage-femme, ça n'apporte pas grand-chose, puisque l'on s'occupe surtout de ce qui est avant, pendant la naissance et peu de temps après. Mais malgré tout, ça a joué sur tout ce que je vais te raconter. Vivien est donc né, c'était mon premier enfant, j'avais très envie d'allaiter. La mise en route de l'allaitement a été un peu chaotique, mais finalement j'ai réussi à m'en sortir. Vivien a grandi de façon assez... fluide et facile c'est clairement c'était un enfant facile pour qui les sorties de piste étaient assez facile à recadrer avec des gros yeux en haussement de ton parfois des menaces ça m'est arrivé de le punir possiblement je pense que vivien a dû recevoir une fessée c'est possible pas tellement plus. Malheureusement, j'en suis pas fière actuellement, mais à l'époque, il me semble que c'est arrivé. C'est pas lui qui en a reçu le plus. Mais globalement, c'était pas très compliqué. J'arrivais assez peu à ce genre de pétage de plomb. J'y arrivais quand même plus ou moins. Trois ans après est née sa petite sœur, Ambre. Pour elle, j'ai pu choisir un séjour en maternité physiologique. Alors ça veut dire quoi ? Ça veut dire que globalement, j'étais quand même moins dérangée parce que plus autonome. C'était aussi ma deuxième, je maîtrisais un peu plus l'allaitement. J'ai beaucoup mieux vécu ce postpartum immédiat. Les trois suivants d'ailleurs. C'était vraiment une espèce de temps suspendu. J'étais dans ma petite bulle avec mon bébé. La laitance roulait, je pouvais dormir, enfin dormir entrecoupé bien sûr mais je pouvais un peu plus dormir que pour son aîné. Vivien était très cool, il était rigolo avec sa petite soeur, il l'appelait Flash McQueen, il voulait que ce soit un petit frère mais globalement c'était assez fluide. Donc pendant toute sa toute petite enfance, en plus par chance, alors au début ça m'a un peu déroutée mais Ambre t'étais très vite. En 5 minutes elle avait fini cet été alors elle dormait pas la nuit mais je passais moins de temps à la laitée donc ça avait des avantages. globalement sa petite enfance à partir des 6 premiers mois qui ont été compliqués d'un point de vue du sommeil seulement, après ça a plutôt bien roulé, elle se réveillait beaucoup plus tôt que son frère qui a toujours été une marmotte mais quand même globalement ça allait bien, ça a commencé à se compliquer vers la période qu'on connait bien de 18 mois à partir du moment où elle a commencé à parler et à marcher là ça s'est un peu puis beaucoup beaucoup compliqué j'ai commencé à galérer mais vraiment à passer mon temps à la punir. J'ai eu des comportements extrêmement violents avec elle. Avec le recul, je n'en suis absolument pas fière, mais faire comme si rien ne s'était passé, ça n'aboutira à rien. Elle a reçu des fessées, finalement pas tant que ça, mais elle en a reçu quand même plusieurs. Et je me souviens d'une fois où je l'ai mise sous la douche froide parce que je ne savais pas quoi faire d'autre en fait. Et je me souviens surtout, clairement, parce que On est arrivé rapidement à la période des 2-4 ans et donc à ce moment-là son petit frère était né. Je me souviens clairement de mon mari rentrer à la maison tard le soir parce que ce qui a joué aussi dans l'histoire c'est que mon mari travaillait beaucoup à peu près 12h par jour donc j'étais seule avec les enfants quasiment tout le temps. Et je me souviens de lui rentrer à 20h30 avec son petit frère dans le porte-bébés parce que je ne savais pas trop où le mettre autrement et fondre en larmes en lui disant je ne sais pas quoi faire avec Ambre. Je ne sais pas comment me faire obéir, elle me fait toutes les bêtises de la terre, elle ne m'écoute absolument pas, je ne sais pas quoi faire, je ne vais pas y arriver. C'est rajouté à ça ensuite, entre 3 et 4 ans, son entrée à l'école. Ça a continué après mais c'était quand même un peu moins pénible parce qu'il y avait entre guillemets plus que ça. Mais dès son entrée à l'école ça a été compliqué parce que les enseignants me faisaient des remarques systématiquement sur le comportement d'Anne, qu'elle ne savait pas se tenir. que, notamment au ECP, elle bavadait tout le temps. Alors on disait, c'est une élève brillante, elle est très intelligente, elle est très mignonne, mais elle ne tient pas en place, et puis elle papote tout le temps avec ses copines, elle n'écoute rien des consignes, enfin, c'est compliqué de la gérer, quoi. Sur les couleurs de comportement, alors chez nous, c'était des dragons, mais tu peux avoir toutes sortes d'images. En général, c'est rare qu'on n'ait pas un système de couleurs qu'on connaît tous bien. ce qui va du bleu en passant par toutes les couleurs jusqu'à la pire. Et chez nous, la pire, c'était noir. Ambre, elle revenait avec des dragons noirs. Tout le temps, on n'avait même pas rouge ou orange, on avait noir. Donc vraiment, c'était très, très, très compliqué avec Ambre. Quand elle a grandi, ça s'est quand même bien atténué. Et puis, je pense que moi, je me suis aussi ajustée. Mais globalement, pour Ambre, il y a eu un moment où ça a été très dur. Et après, ça s'est amélioré. Dans l'intervalle est né son frère, tous mes enfants ont trois ans d'écart, donc son frère Lilian est né en 2012. Alors lui, ça a été le bébé modèle puis l'enfant modèle. Maintenant, je dis souvent que Lilian, il faut qu'on fasse attention à lui parce qu'il fait tellement pas de bruit qu'on pourrait avoir tendance à l'oublier et ça a été comme ça depuis le départ. Il a fait ses nuits très tôt, à un mois et demi. Il a été propre jour et nuit à deux ans, deux ans, deux ans et demi. tout était cool avec lui, tout était facile et alors lui il n'y avait rien besoin de faire, il suffisait de lui dire non et ok c'est non c'est non quoi il y avait juste besoin de ça. Il était tellement tellement facile Lilian c'était du coup forcément ça m'a aidé ou peut-être ça m'a laissé plus focus sur Ambre qui continuait à être compliquée, ça m'a peut-être aidé aussi à ne pas me déclencher enchaînée sur les quatrièmes puisque du coup Trois ans après, donc en 2015, est né mon dernier, un troisième garçon, un quatrième enfant, Renan, qui est donc né en août 2015. Pour lui, la période du postpartum était effectivement assez cool parce qu'encore une fois, j'étais toujours dans un service très physio où je gérais mon bébé toute seule. Le seul gros inconvénient, c'est que j'ai fait une... Je te la fais courte, mais j'ai fait une incompatibilité de groupe, ce qui fait que mes enfants étaient progressivement de plus en plus ictériques. Donc, Renan était très jaune et il a dû avoir un traitement de la jaunisse assez précoce, mais sorti de ça... Globalement ça se passait bien, l'allaitement se passait bien, il a dormi assez bien rapidement, il a fait ses nuits peut-être un peu plus tard que Lilian mais à trois mois rien de catastrophique. Il a eu la mauvaise idée pauvre petit chat d'avoir une laryngite très tôt, avant un an, ce qui fait que la laryngite l'a forcé à oublier sa tétine donc j'avais même plus de gestion de tétine et pas de questions à poser pour lui retirer sa tétine. Parce que ça a quand même été un sujet pour les autres, sauf pour Lilian qui suçait son pouce, mais globalement ça a été un sujet. Donc avec Renan, tout se passait bien, et puis encore une fois à quatrième, t'es quand même plus habituée, tu le trimballes partout avec tous les autres. J'ai souvenir d'être allée au resto toute seule avec mes quatre enfants et mon bébé en bandoulière. Bon, tout le monde me regardait avec ses yeux d'alien, mais moi je trouvais ça assez fluide. Renan a grandi, est arrivé... la même période que sa sœur, 18 mois, 2 ans. Et là, pour sa sœur, ça a été compliqué. Pour lui, ça a été un level encore au-dessus. Finalement, en termes de comportement inapproprié, c'était pas plus difficile. C'est juste que lui, ses comportements inappropriés, c'était qu'il tapait. Et il tapait pas nous, il tapait les autres. Il tapait les enfants, les autres enfants. Ça s'est matérialisé quand il est arrivé à la crèche à 2 ans. D'une part, ils ne parlaient pas à la crèche alors qu'ils parlaient plutôt bien à la maison. Tous mes enfants parlaient relativement tôt. Il y a plein d'autres choses qu'ils n'ont fait pas très tôt. Renan, qui a 9 ans, vient d'apprendre à faire du vélo pour te dire. Mais ils ont tous parlé dans un délai, on va dire, raisonnable. Donc à 2 ans, ils parlaient tout à fait bien. Ils faisaient déjà des phrases. Et à la crèche, ils ne disaient pas un mot. La crèche a été très surprise. Au bout de 2 mois, quand Renan, dans mes bras, me raconte sa journée, de me dire « Ah mais Renan sait parler ! » Ah oui, plutôt bien d'ailleurs, parce qu'avec nous il décroche pas un mot. Effectivement, ça peut potentiellement être problématique. Rapidement, la crèche s'est rendue compte que, quand il a commencé à parler quand même à la crèche, la crèche s'est rendue compte que Renan, quand il tapait, ne parlait pas et quand il parlait, ne tapait pas. Donc on s'est vite rendu compte qu'il y avait un problème au niveau de la communication mais on n'avait encore pas tout à fait déroulé la plot. Parallèlement à ça, moi je commençais depuis la naissance de l'union à m'intéresser à d'autres formes d'éducation que la mienne parce que moi clairement j'avais une éducation très autoritaire. Tu fais ce que je te demande et si tu fais pas c'est punition et si tu vraiment t'insistes ça va aller plus loin encore. C'est pour ça que malheureusement j'ai reçu des fessées et même une douche froide parce que je savais pas quoi faire d'autre. Moi c'est ce qu'on m'avait appris. Si ton enfant se comporte pas bien bah tu sévis et donc c'est ce que je faisais. Je commençais à m'intéresser à d'autres formes d'éducation. Je trouvais ça magnifique notamment parce que ça parlait beaucoup de connexion avec les enfants et moi j'avais... déjà très clairement l'impression d'avoir un peu raté le coche avec ma fille et je commençais à nourrir ce regret d'être passé à côté de son enfance d'être surtout passé pendant son enfance dans un tunnel avec des œillères parce que parce que c'était l'enfer en fait tous les jours il fallait que je galère donc je savais pas comment connecter avec ma fille très clairement donc je commence à m'intéresser à ça mais en même temps autant ça me paraissait joli dans les livres autant moi sur le papier enfin dans la vraie vie je me dis mais comment je fais ça en fait comment je fais quand ils ont des comportements insupportables. Et puis, typiquement pour Renan, comment je fais quand il tape ? Je veux dire, il est violent avec les autres, alors je ne peux pas le taper, c'est sûr, parce que d'une part, ce n'est pas validé, et ensuite, ça ne va pas l'aider à ne pas taper. Mais comment je fais ? Ce qui fait que pour Lilian, qui était très facile, et pour Renan, Renan n'a jamais eu de punition de mémoire, et surtout jamais eu de coup. Heureusement pour lui, malheureusement pour ses frères. Ça n'empêche que ses comportements au départ étaient quand même un petit peu compliqués. Il est allé à l'école forcément à 3 ans. Et c'est pendant ses années de maternelle que ça ne s'est pas amélioré. Ça s'est plutôt empiré. Et surtout, en fait, ça s'est empiré à l'école. À la maison, moi je commençais vraiment à prendre plusieurs clés, à les tester. Je voyais qu'il y avait des choses qui marchaient super bien. D'autres qui ne marchaient pas du tout. Je ne savais pas si c'était moi qui les utilisais mal ou si c'est que ça ne marchait pas sur Renan. Mais en tout cas, je commençais à voir que, ben oui, en fait, je ne suis pas obligée de punir, et quand je ne punis pas, en plus, ça marche. Ce que j'ai aussi remarqué au fur et à mesure, c'est que plus Renan était puni à l'école, parce que parfois il était puni à l'école, et parfois il était puni deux, trois fois de suite, et pire ses comportements étaient. C'est-à-dire que je le récupérais à la maison, quand il avait été puni deux ou trois fois de suite, c'était l'enfer sur terre. Il était... insupportable, il faisait des crises à répétition il piquait des colères pas possibles et il commençait à nous taper nous enfin me taper moi surtout et ça s'est après reporté sur son frère du dessus, surtout les autres étaient grands et potentiellement inaccessibles pour Renan, mais Lilian a quand même beaucoup morflé, d'autant plus comme je te le dis que c'était un enfant vraiment sympa donc il avait tendance à se laisser grignoter par son frère qui lui répondait à la moindre frustration par des coups par des cris Oui. Donc ça a commencé à devenir vraiment, vraiment compliqué. On est arrivés en 2020 et au confinement où là je me suis retrouvée avec mes quatre enfants à l'école, à la maison, toute seule du soir au coucher. Plus tous les antécédents, plus le fait que souvent je ne savais pas comment faire, plus mon hyper exigence. Bon bah clairement je suis arrivée droit dans le mur, j'ai fait un burn out et là je me suis dit bon bah c'est plus possible, je ne peux pas continuer comme ça, il faut que je me fasse aider. et j'ai commencé à... en mettre un pied dans le coaching en développement personnel déjà, et en même temps dans le coaching parental. Et j'ai commencé à appliquer certaines clés, j'ai trouvé ça absolument magique. J'ai réussi à sortir de mon burn-out déjà, et rien que ça, ça me changeait la vie, parce que j'étais vraiment dans un état de fatigue, ça faisait deux ans que je ne dormais pas suffisamment. Je dormais, on va dire, cinq heures par nuit, mais pas parce que je n'arrivais pas à dormir, parce que je mettais mon réveil plus tôt pour essayer de... démarrer ma journée avec un maximum de choses de faites parce qu'après je savais que j'allais pas toucher terre donc ça faisait deux ans que je dormais pas en tout cas pas du tout suffisamment pour moi là j'ai recommencé j'ai arrêté cette bêtise j'ai recommencé à dormir je me suis reposé j'ai arrêté de m'exiger tout un tas de résultats j'ai lâché du lest bref le def perso m'a vraiment fait un bien fou Le coaching parental, je commençais à toucher du doigt des outils et je me disais mais pourquoi j'ai pas su ça avant, ça a l'air magique le truc. Et comme je te l'ai dit, à la base moi j'étais sage-femme, j'avais grâce à ce diplôme et grâce à ma formation scientifique et médicale accès à des formations un peu pointues en termes de psychologie de l'enfant, de neurophysiologie et notamment à la formation Barclay sur la guidance parentale. et donc plutôt que de... continuer la guidance parentale pour moi je me suis dit quitte à faire je vais me former pour aider les autres parents d'abord parce que les formations en vrai j'adore ça et ensuite je me suis dit si jamais je peux utiliser ça pour les autres parents allons-y c'est banco et donc je me formais la guidance parentale et là je découvre un monde et je découvre notamment que la science les études ont bien prouvé depuis longtemps avec force de chiffres que plus la stature parentale est coercitive et plus les comportements des enfants seront problématiques. Et quand j'ai lu ça, je me suis dit, ah oui, merci les gars, je l'avais bien remarqué, figurez-vous. Je l'ai bien vécu avec mon fils. Je me suis dit, mais comment c'est possible que personne ne sache ça ? Comment c'est possible que j'accède à cette info-là qu'en faisant une formation qui est quand même très spécifique ? et pas forcément accessible à tout le monde. Alors je ne dis pas que c'est très compliqué et que je suis plus intelligente que les autres, c'est juste qu'il y a des notions, notamment de neurophysiologie de l'enfant, qui sont quand même extrêmement complexes, et pour ça il faut avoir un bagage médical que j'avais déjà. Et donc je me dis comment c'est possible que ces infos-là ne soient pas accessibles à tout le monde, qu'on n'explique pas ça à tous les parents du monde. Parce que du coup, ça veut dire très clairement, moi ce que j'avais entendu, Est-ce que tu as... Très très probablement entendu, c'est plus les comportements sont problématiques, plus tu dois sévir. Et donc ce que j'étais en train de lire, noir sur blanc, sur les études et dans cette formation, c'est ce que tu fais depuis des années, c'est tire-toi une balle dans le pied. Ok, super. Et comment c'est possible que tous les parents ne sachent pas ça ? Ça m'a rendu absolument dingue. Et donc c'est pour ça que j'ai voulu commencer à aider d'autres parents et c'est aussi pour ça que j'ai voulu lancer ce podcast. Qu'est-ce que j'ai appris pendant toutes ces années ? La première chose, c'est ce que je te disais, tous les enfants ne sont pas aussi faciles à élever et toutes les périodes ne se valent pas. T'as très probablement déjà entendu « petits enfants, petits soucis » ou alors « à chaque âge ses avantages » ou alors « ça passera » . Spoiler, tout ça, c'est du bullshit. Alors oui, on est bien d'accord, toutes les contraintes sont différentes. Mais qui ? peut sincèrement dire que ne pas dormir de la nuit, c'est moins pire que de s'angoisser pour Parcoursup. Enfin, en vrai, il n'y a pas de level. On ne peut pas balancer ça. On ne peut pas dire qu'il y a un truc plus dur que l'autre. Ce n'est pas possible. Et là aussi, c'est pareil. C'est clairement démontré d'un point de vue neurophysiologique. Il y a clairement deux phases de l'enfance, de l'évolution de l'enfant, où il y a beaucoup plus d'opposition. Ce sont des phases qui sont définies. d'un point de vue physio-neurologique. C'est la période qui commence entre 18 mois et qui finit à 4 ans. Aka, la fameuse période du terrible tu. Et ça passe, ça descend. Ça, j'ai bien vu avec Ambre. Et ça revient à peu près avant l'adolescence. Alors par chance, moi, je n'ai pas eu la crise d'adolescence que beaucoup de parents vivent et qui a tendance à se tasser à l'entrée au lycée, donc vers 16-17 ans. Mais parce qu'entre-temps, j'avais mis en place plein de choses qui m'ont permis d'éviter ça. Donc, ces périodes-là, elles sont clairement définies par la science. et la plupart des parents la ressentent très bien. Donc qu'on n'aille pas me faire croire qu'à chaque période, il y a des difficultés. Non, clairement, il y en a deux qui sont identifiées comme plus difficiles et il y a aussi des enfants qui sont plus opposants que les autres. Pas à se mentir. Ce serait faux d'aller essayer de crier le contraire. Il y a des caractères qui sont plus faciles que d'autres et il y a des périodes qui sont plus ou moins challengeantes. Par contre... en déduire qu'il faut serrer les dents et attendre que ça passe, selon moi, ce n'est pas une option. Et ce n'est pas une option parce que moi, c'est ce que j'ai fait avec ma fille. Je ne peux pas t'exprimer là tout de suite à quel point je le regrette, à quel point je suis triste d'être passée à côté de ma fille. J'ai vraiment cette impression là, pardon. Il y a encore beaucoup d'émotions quand j'en parle, mais j'ai vraiment cette impression de l'avoir loupé, cette période-là qui est quand même... mignonne comme tout parce qu'ils sont tout petits et qu'ils apprennent plein de choses et qu'ils sont tellement charmants. Et moi je passais mon temps à courir derrière, à la punir et à chier des bulles et des ronds de chapeau. Et si j'avais à cette période là eu toutes les clés que j'ai maintenant, ça m'aurait tellement changé la vie. Ça aurait fait de cette période un truc chouette, un truc dont j'ai des beaux souvenirs. plutôt que des souvenirs de douleurs, de difficultés et des photos de ma fille au coin, parce que j'ai même des photos de ma fille au coin, c'est-à-dire à quel point c'était compliqué. Donc j'en viens à mon point numéro 2, attendre que ça passe n'est pas une option pour moi. Déjà parce que ça dure plusieurs années les gars, et qu'à force en tant que parent, en tant qu'être humain, on s'use, mais vraiment. Pour peu que la charge ne soit pas totalement équilibrée entre les deux parents, ce qui reste quand même relativement fréquent encore en 2025, pour diverses raisons. Parce qu'on vit encore dans une société très patriarcale où la répartition de la charge parentale est encore pas égalitaire, même avec des papas qui essayent de faire tout leur possible. On manque encore pas mal d'égalité dans pas mal de couples, hétéros en tout cas, parce que il peut y avoir une garde Pas partager l'égalité, parce qu'il peut y avoir aussi des différences de charges de travail. En l'occurrence, chez moi, mon mari bosse 12 heures par jour, toute la semaine, et parfois il se rajoute un week-end d'astreinte, et donc il va bosser toute la matinée, et en général se reposer l'après-midi. Donc moi j'ai en charge la famille et la maison tout le reste du temps. Donc, avoir en charge tout le reste de la famille avec en plus ce genre de difficultés de quotidien lourd, stressant, où t'as l'impression de faire le gendarme tout le temps, où t'es obligé de négocier sans cesse pour en arriver à des crises tous les jours, mais en fait on peut pas tenir plusieurs années. N'importe quel être humain ne peut pas tenir plusieurs années en faisant ça. C'est pas possible. D'où le burn-out parental. Parce qu'ensuite... avoir un enfant difficile, ça peut avoir un impact social très fort, que ce soit pour toi ou pour ton enfant ou les deux. Ça peut être un enfant difficile à garder, et donc un enfant difficile à garder veut dire que tu as encore plus de charges, puisque tu ne peux pas souffler, tu ne peux pas le confier. Ça peut être la honte d'exprimer tes difficultés, et ça c'est un truc qu'on voit beaucoup. Moi j'ai beaucoup de parents qui viennent me voir en consultation et qui me disent mais en fait, comment ça se fait que moi je galère et pas les autres ? Et moi je leur réponds « Rassure-toi, les autres galèrent autant que toi, sauf qu'ils n'en parlent pas. » Si tu vas voir n'importe quel parent et que tu commences à leur dire « C'est dur » , je te garantis que l'autre en face va te dire « Ah ouais, non mais moi aussi j'en chie. » Exprimer ses difficultés de parent, c'est socialement tout à fait non admis, parce qu'en tant que parent, on doit tenir le cap, on doit montrer l'exemple, on doit être fort. On a une pression sur les épaules. d'un point de vue de notre parentalité, qui est juste dingue. Donc, tu peux avoir... Des difficultés à exprimer tes difficultés, c'est une espèce de honte. Et la honte, c'est l'émotion la plus désagréable des émotions négatives de l'être humain. Parce que dans notre cerveau primitif, on en reparlera beaucoup des émotions, mais dans notre cerveau primitif, honte c'est exclusion sociale et exclusion sociale c'est mort. Même si actuellement c'est plus vrai, c'est la peur qu'a ton cerveau et donc la honte va être bloquante dans pas mal de cas. Tu peux aussi avoir honte des comportements de ton enfant en public, des comportements de ton ado. Ça peut aussi avoir des répercussions scolaires. J'ai beaucoup de parents d'ado qui galèrent avec la scolarité de leurs ados. Et ça peut même avoir des conséquences plus dramatiques. Un enfant clairement tyrannique, violent à la maison, des problématiques de fugue, bref. Des problématiques, on peut en avoir plein, plein, plein, plein, plein. Et attendre que ça passe. ne sert à rien, ça ne passera pas si tu ne fais rien. Et enfin parce que le temps passe tellement vite. Alors oui, moi je te dis ça, j'ai un aîné qui a 19 ans, donc je suis bien placée pour te dire que le temps passe trop vite. Et que ce temps de connexion avec nos enfants, c'est ce qu'on a de plus précieux. Et avoir de la connexion avec un enfant quand ses comportements sont totalement inadaptés, c'est très difficile, voire pas possible. La fameuse crise d'adolescence pendant laquelle on se prend la tête avec nos ados, moi ce que je trouve extrêmement douloureux et dommage c'est que après l'adolescence il y a le départ du jeune adulte. Donc on n'a pas le temps de retrouver la connexion avec notre enfant que déjà il s'en va, que du coup on a passé plusieurs années à en chier. D'autant que cette connexion qui n'a pas été... travailler, qui n'a pas été solide parce que ça a été difficile, c'est d'autant de relations futures avec nos enfants quand ils seront plus là qui peut potentiellement être endommagée. Donc attendre que ça passe n'est absolument pas une option, d'autant qu'il y a plein d'autres choses à faire. Et enfin, mon troisième point, l'éducation autoritaire ça marche beaucoup mieux avec un enfant facile. C'est tellement facile de d'avoir cette posture très autoritaire et de dire c'est moi qui décide, avec un enfant qui se laisse faire. Avec un enfant qui est très opposant et à qui tu te dis c'est moi qui décide et qui droit dans les yeux te dit non. Tu fais quoi en fait ? Et bien, plus l'enfant va s'opposer, plus tu vas essayer de sévir et il va y avoir un moment donné où tu vas avoir que deux solutions. Pas 40 000, deux. La première c'est céder. et quand tu cèdes, tu ne sais pas ce qui va se passer derrière. Est-ce que mon enfant va prendre le pouvoir ? Est-ce qu'il va comprendre les règles ? Qu'est-ce qui va se passer si je cède là maintenant ? Et effectivement, si tu cèdes vraiment de façon répétée et toujours de la même façon sur un comportement donné, le cerveau de ton enfant va enregistrer quand je fais ça, j'obtiens quelque chose que je veux, donc il va recommencer. Donc oui, tu peux potentiellement renforcer des comportements que tu ne veux pas voir en cédant. Le problème c'est que l'autre option c'est sévir plus fort. Et sévir plus fort c'est quoi ? C'est punir plus fort ? C'est parfois taper comme moi je l'ai fait ? C'est pas ce qu'on veut. Et surtout, ce que j'ai appris plus tard, c'est que les pratiques coercitives augmentent les comportements inadaptés et surtout augmentent la violence des enfants. Plus on a de comportements coercitifs et plus les enfants vont être violents. et avoir des comportements pas adaptés. La première raison à ça, c'est l'exemple. Forcément, crier sur un enfant, arrête de crier ou taper un enfant en lui disant tu sais bien que tu n'as pas le droit de taper. On est d'accord que ça ne fonctionne pas, on le sait tous et pour autant, à un moment donné, on ne sait pas quoi faire autrement. La deuxième raison, c'est la gestion des émotions. Quand on est dans une pratique très coercitive, surtout si c'est la quatrième crise de la journée, on ne va pas pouvoir prendre le temps ... d'accueillir l'émotion de l'enfant, de la nommer et de l'aider à la traverser, de l'aider à la traverser de façon plus adaptée que ses cris ou ses coups. Donc en termes de gestion des émotions, on n'apprend pas les bonnes choses à nos enfants, on n'a pas la bonne posture et c'est normal, tu ne peux pas faire les deux en même temps. Et enfin, changer les comportements de nos enfants, ça passe forcément par deux choses essentielles, la connexion avec nos enfants, or être connecté et passer du temps, avec un enfant qui est très difficile et qui a des comportements très inadaptés, c'est ultra dur. Parce qu'en vrai, on n'a pas envie. C'est compliqué de passer du bon temps avec un enfant qui nous fait la misère tous les jours. Oui, on y arrive, mais ça demande vachement d'énergie et il y a des jours où clairement tu n'as pas envie et je te comprends à 1000%. Moi aussi, il y avait des fois où je n'avais clairement pas envie de passer du temps, que ce soit avec Ambre ou avec Renan, parce qu'ils étaient tellement difficiles. Que moi j'avais envie d'être seule en fait. De souffler, d'appeler une copine. Il y a eu même une fois où quand ma fille était petite, j'ai eu envie de partir. J'ai eu envie de prendre mes clés de voiture et de les laisser là. Et de... Par pitié les gars, comment je fais quoi ? Donc... La connexion, c'est forcément compliqué quand tu n'as pas d'autre clé avec un enfant qui a des comportements difficiles. Et l'autre clé, c'est le renforcement. Le renforcement, je t'en parlerai beaucoup, je t'expliquerai comment ça fonctionne, parce que c'est beaucoup plus facile à dire qu'à faire. Mais le renforcement, en gros, ça consiste à encourager ton enfant et à valider ses bons comportements. Sauf que valider ses bons comportements, quand tu as un enfant difficile, au début tu te dis, mais en fait, des bons comportements, je n'en ai pas. Donc, qu'est-ce que je valide ? Et moi je me suis rendu compte qu'il fallait valider déjà tout le reste, tout ce qui était validable, même si c'est pas des comportements. Parce qu'il y a plein de choses validables chez un enfant, même un enfant qui est un peu terrible, un peu bougeant. Et ensuite il faut valider la plus petite progression. Dès que c'est un tout petit peu, dès que c'est un 1% de ce que tu veux, c'est là qu'il faut valider. Or nous on a tendance à sévir et punir tant qu'on n'arrive pas au comportement. totalement validé à 100%. Et ça, c'est une erreur que j'ai comprise bien plus tard et qui fait que tu vas au contraire valider les mauvais comportements. Encore une fois, c'est balle dans le pied que tu te tires tout seul ou toute seule. Donc moi, j'ai découvert tout ça beaucoup trop tard pour la petite enfance de ma fille, mais juste à temps pour son petit frère et surtout pour leur adolescence à tous. Parce que quand j'ai commencé, mon fils, mon aîné avait 10 ans. Donc lui, il a malheureusement encore des réflexes un peu... d'autorité, notamment avec ses frères et sœurs, mais il a échappé à tout mon côté coercitif pour son adolescence, et par chance, du coup, avec lui et avec tous les autres, l'adolescence a été très fluide, très cool, ils ont commencé à être hyper autonomes et responsables et rapidement, moi, j'ai éliminé ma charge mentale x10 et j'ai pu enfin souffler. Voilà pourquoi est né ce podcast, tout ce que j'ai découvert, à la fois dans mes formations en guidance parentale et en def perso et à la fois sur le terrain, en pratico-pratique, d'abord avec mes enfants puis ensuite avec ceux de mes clients. Je vais te le partager dans ce podcast pour te donner les bonnes clés pour gérer les comportements et les phases difficiles, des clés qui sont à la fois éprouvées par la science, parce que ce sont des outils qui ont été validés, qui ont été étudiés et à la fois respectueuses de toi. et de ton enfant. Parce que l'idée, c'est pas qu'il y en ait un qui soit plus respecté que l'autre. L'idée, c'est de respecter tout le monde. C'est pour ça que tu m'entendras beaucoup parler d'éducation démocratique plus que bienveillante. Parce que pour moi, c'est vraiment tout le monde doit être sur un pied d'égalité. Tout le monde doit avoir ses besoins comblés. Le parent comme l'enfant, il n'y en a pas un qui doit avoir ses besoins plus comblés que l'autre. Sinon, on risque d'aller sur une pente très glissante dans un sens ou dans l'autre. Donc si cette aventure te tente, abonne-toi pour ne rien rater et on se retrouve tout de suite dans le prochain épisode. Voilà, c'est la fin de cet épisode. Je te remercie de m'avoir écouté jusqu'à la fin. Si tu aimes ce podcast, tu peux suivre ses coulisses sur mon compte Instagram terrible.podcast. T'abonner pour ne manquer aucun épisode. surtout, surtout, surtout, le partager autour de toi pour qu'un maximum de parents aient accès aux outils que je te partage et kiffent enfin leur parentalité. C'est mon vœu le plus cher. En attendant, prends bien soin de toi et de tes terribles et comme dirait ma babou préférée, à bien vite !