Speaker #0Pourquoi, lorsque l'on va voir, par exemple, un psychologue, nous allons très souvent nous sentir pleinement écoutés, pleinement entendus, pleinement compris, au point que cela nous fasse un bien fou, et que très paradoxalement, avec des personnes beaucoup plus proches de nous, comme par exemple un partenaire de vie, des amis ou des membres de votre famille, vous pouvez parfois ne pas du tout vous sentir compris. C'est ce que l'on va voir aujourd'hui, ce petit truc qui fait toute la différence et qui permet d'améliorer drastiquement vos relations. Parce que si ce petit truc-là n'est pas présent, eh bien nous allons voir que cela peut créer des tensions, fragiliser certaines de vos relations, surtout quand il y a de la répétition. Aujourd'hui, on va parler d'écoute active. Alors attention ! L'écoute, ce n'est pas juste se taire, mais ça va être un outil ultra puissant de communication pour justement, dès demain ou dès que vous aurez fini ce podcast, améliorer vos relations et créer de la vraie connexion avec votre interlocuteur. Donc finalement, je vais vous proposer un plan en trois étapes. Ça va être assez classique pour ce podcast. Tout d'abord, nous allons voir c'est quoi l'écoute active. Et puis, à quoi ça sert ? Et pour finir, j'aime beaucoup les choses qui sont concrètes et efficaces, et notamment donner des petits outils après de la théorie. Je vais vous proposer trois outils concrets pour vous mettre en mode écoute active la prochaine fois que vous parlerez à quelqu'un. Je suis Juliette, formée à la programmation neurolinguistique, ou PNL, à l'hypnose ericksonienne et ancienne interne en psychiatrie. Je suis passionnée depuis toujours par le fonctionnement de la psyché humaine et par tout ce qui influence notre manière de communiquer. Dans ce podcast, je parle de PNL et de stratégie de communication. Je vous partage mes réflexions et ainsi que des astuces ou exercices concrets à tester. Si ce podcast vous plaît et que vous pensez qu'il pourrait inspirer ou aider un proche, n'hésitez pas à le partager. Vous pouvez également laisser un commentaire si vous le souhaitez pour soutenir ce podcast. Très bonne écoute ! Donc finalement, on va commencer par voir qu'est-ce que l'écoute active. Et pour pouvoir vous parler de l'écoute active, je vous propose de commencer à parler de ce qu'on risque de faire quand on est en mode pilote automatique. Le pilote automatique, et ça peut nous arriver à chacun de nous, c'est qu'au lieu d'avoir un véritable échange où un interlocuteur va parler et l'autre va pleinement écouter pour... comprendre et accueillir son expérience pour que l'autre se sente entendu, compris. Ça va plutôt être un monologue côte à côte. Je ne sais pas si vous allez sentir la nuance, mais en fait la différence c'est que dans le monologue côte à côte, en fait on va écouter juste dans l'intention de répondre derrière. Et parfois même, ce n'est même pas juste dans l'intention de répondre derrière, c'est qu'on le fait automatiquement et malgré nous. En fait, qu'est-ce qu'il se passe automatiquement ? Quand on écoute quelqu'un, c'est jamais dans le vide. Il y a toujours l'expérience de l'autre qui nous ramène à nos propres filtres, nos propres expériences, nos propres croyances. Imaginons que quelqu'un nous parle d'un film qu'il a adoré et que nous l'avons vu aussi. On va avoir une partie de notre cerveau qui va l'écouter, mais on va aussi avoir spontanément une autre partie de notre cerveau qui va se dire « Ah mais moi aussi je l'ai vu ce film » . Moi, je l'ai trouvé plutôt comme si, je ne suis pas d'accord avec toi là-dessus. Tout ça, on est d'accord, c'est ce qui va se passer dans notre tête. En fait, à l'intérieur, nous allons réagir à travers nos filtres, nos expériences et notre vécu propre. Le risque, c'est que si on ne fait pas attention, sans s'en rendre compte, si on est en mode pilote automatique, le risque, c'est de couper la parole, intervenir, recentrer la discussion sur soi. Pourquoi ? Parce que notre cerveau n'aime pas. La dissonance n'aime pas la différence. Si quelqu'un nous dit quelque chose qui est en désaccord avec nos croyances, ou par exemple, elle a adoré le film et moi je l'ai détesté, automatiquement, mon cerveau ne va pas aimer ça et je vais vouloir réagir tout de suite et dire non, je ne suis pas d'accord, je n'ai pas aimé ce film. Ça, ça va être un peu le pilote automatique et ça va être d'autant plus fréquent que si l'enjeu émotionnel de la conversation est fort. Par exemple, les fameuses discussions autour de la politique, ça touche à des valeurs profondes chez les gens, donc finalement ce qui est le plus important pour nous. Pour le coup, si on entend un grand oncle ou une grande tante parler politique et soutenir le camp opposé au nôtre, qui a des valeurs fondamentalement opposées au nôtre, En fait, ça va être plus difficile, voire beaucoup plus difficile de prendre le temps d'écouter parce que c'est tellement en désaccord avec nos filtres à l'intérieur qu'on va couper la parole, intervenir, recentrer sur soi. Ça, c'est le mode pilote automatique lorsque l'on n'a pas vraiment d'intention d'écoute. Et ça, on va le voir ensuite, c'est que ça risque de fragiliser. nos relations à force, voire même à créer des tensions. Si on ne veut plus être en mode automatique, mais qu'on veut réellement écouter l'autre, qu'est-ce que ça donne ? A l'inverse de ce pilote automatique, l'alternative, c'est l'écoute. Alors, en fait, il va y avoir deux types d'écoute. Il va y avoir l'écoute passive, ça c'est quand on écoute, mais il n'y a pas vraiment... On va écouter, mais... On ne va pas réagir à ce que l'autre dit, on se tait. Il n'y a pas vraiment d'intention au fait d'écouter. Donc, on peut imaginer une personne qui est en train de parler de son dernier voyage et l'autre qui écoute en se taisant. Vous pouvez essayer d'imaginer ce que ça donnerait. Et puis, à l'inverse, il y a l'écoute active. L'écoute active, pourquoi en fait elle est active ? Parce que c'est une posture que l'on met en place. volontairement. C'est mettre de la conscience sur mon écoute et ce que je souhaite transmettre via mon écoute. Et en fait, avec l'écoute active, notre but, ça va être d'écouter sans répondre ou corriger, mais en considérant l'expérience que vit l'autre. Le but de l'écoute active, c'est vraiment de considérer l'expérience que vit l'autre. Donc finalement, la qualité de notre écoute ne va pas dépendre de notre audition. Donc le fait que l'autre parle et que moi juste j'écoute sans rien dire, comme ça, silencieux, en disant juste voilà je ne réagis pas, j'écoute la personne. Non, le but de l'écoute active, c'est de porter un intérêt sincère au message que l'autre nous porte. Et ça, cet intérêt, c'est un choix, c'est une intention consciente que l'on met dans son écoute. sort du pilote automatique. Donc, pour reprendre, très synthétiquement, soit on peut décider d'être en mode pilote automatique, on écoute notre meilleur ami nous raconter sa dernière dispute avec son partenaire et nous, on écoute à travers nos filtres et on est en mode automatique, donc on va avoir tendance, vraiment sans se rendre compte, de réagir tout de suite, couper la parole, dire tout de suite notre avis, dire qu'on n'est pas d'accord. ou voire même rediriger la conversation sur nous. Vous savez, le classique, oui, du coup, on a échangé ensemble et il a commencé à me dire qui me reprochait ceci, cela. Et puis nous, on va tout de suite dire, ah mais oui, mais c'est comme mon copain, la dernière fois, il m'a dit ça. Vous voyez, c'est le monologue côte à côte. L'autre est en train de nous parler quelque chose, mais nous, en fait, on va, sans même s'en rendre compte, rediriger la conversation vers nous. Donc ça, c'est la première option. La deuxième option, ça va être d'être en mode écoute passive. Ok, je vais me taire, je vais vraiment écouter ce qu'elle me dit, mais voilà, il n'y a pas vraiment d'intention claire, je me tais. Je suis passif, ok, c'est déjà mieux, mais on va dire que ce n'est pas le top pour améliorer la connexion dans vos relations. Le top du top, c'est d'être en mode écoute active. Et on va voir comment on va faire, mais... on va se mettre dans une intention de vraiment s'intéresser à l'autre et de considérer l'expérience qu'il vit. Dal Carnegie disait l'objectif n'est pas de briller soi-même mais de faire briller l'autre. Pour ceux qui ne connaissent pas, Dal Carnegie c'est un écrivain et un conférencier qui a écrit en 1936 le livre Comment se faire des amis, qui est un best-seller en fouquet. qui est un livre assez connu que je vous encourage à lire si ce type de thématique vous intéresse, mais qui donne des outils pour améliorer nos relations aux autres. Et donc finalement, à quoi ça sert l'écoute active ? On a vu que notre but avec l'écoute active, c'était de ne pas répondre ou corriger l'autre, mais de considérer l'expérience qu'il est en train de vivre. Pourquoi c'est si important ? Et finalement, à quoi ça sert tout ça ? Eh bien, tout simplement parce que... Quand on se sent entendu dans l'expérience que l'on vit, nous avons tendance à nous sentir pleinement existés et considérés. En fait, quand on va valider... par l'écoute, l'expérience de l'autre, et on va voir comment on fait, il va se sentir pleinement existé. L'idée que l'autre défend, c'est en fait une expérience. Par exemple, cet ami qui s'est disputé avec son partenaire, ce n'est pas une idée ou une opinion, c'est une expérience qu'elle a vécue. Et une expérience, dans son monde à elle, c'est quelque chose qui est fondamentalement vrai. Elle peut avoir raison ou tort. vis-à-vis de la situation, mais en tout cas, elle a vécu cette expérience de cette dispute. Et tout l'intérêt de l'écoute active, ça va être de recevoir cette expérience, de considérer cette expérience, et l'autre va du coup sentir qu'il a de la valeur, que son vécu, ses émotions, ses besoins comptent. Et ça, c'est une richesse inestimable. En fait, la considération... Ça va être de montrer à l'autre qu'il compte. La considération, c'est tout simple. L'écoute active va vous permettre de considérer l'autre. L'art de la communication, c'est l'art de la considération. Quand on considère quelqu'un, que l'autre plutôt se sent considéré, ça va créer de la confiance dans la relation. Ça va apaiser les tensions. Ça va renforcer la sécurité émotionnelle. Ça va éviter les malentendus. ça va vous permettre d'améliorer drastiquement vos relations. C'est donc finalement ça, le mot-clé pour moi qu'il y aurait à retenir, c'est que quand je me mets en mode écoute active, je vais considérer pleinement ce que l'autre me dit. Et en fait, c'est cette considération-là qui va transformer une interaction en vraie relation. Et donc, comment on fait pour écouter activement ? On a vu que... On souhaitait que l'autre se sente pleinement écouté, pleinement entendu, pleinement compris. Je reprends mon introduction, les psychologues, par exemple, ont cette faculté à nous sentir pleinement entendus, pleinement compris. Ça fait un bien fou. En fait, si je reprends les mots que je viens d'utiliser juste avant, on se sent considéré, on se sent compris. On a l'impression que notre ressenti compte. Et c'est ça qui fait vraiment du bien quand on va voir quelqu'un qui a cette véritable comp... compétence d'écoute, des techniques d'écoute et même plus globalement des techniques de communication, il y en a plein. Mais aujourd'hui je vais vous parler de trois techniques qui suffisent à améliorer 95% de votre communication en termes d'écoute. Et donc si vous les utilisez à la suite de ce podcast qui va vous permettre de drastiquement améliorer vos relations. En fait, ces techniques vont transformer votre écoute passive en écoute active. Donc on ne va plus se laisser juste porter par ce que dit l'autre, mais on va s'engager avec l'intention de comprendre ce qu'elle dit et de considérer son expérience. Technique numéro 1, donner du feedback. L'humain a besoin de feedback. Comment on peut donner du feedback dans une conversation où on est censé juste écouter ? C'est tout simple, ça va être de donner une réaction visible, un retour, un signe à l'autre qu'on est vraiment avec lui, qu'on est en train de le suivre, qu'on est en train de l'écouter. Tout simplement, ça peut être un regard qui est soutenu, on le regarde quand il nous parle, un petit hochement de tête. Donc ça, vous connaissez, ce n'est pas des nouvelles choses que je vous apprends, mais c'est quand l'autre me parle, je hoche la tête, oui, je suis en train de te suivre. Ça va être des petites interjections, comme par exemple « Ah oui, je vois » ou « Hum hum hum » . Voilà, c'est « Je t'écoute et je te donne du feedback. Je suis active dans mon feedback. Je te montre que je t'écoute vraiment. » Et même parfois, un silence attentif, alors ça va passer par le regard du coup, va être un bon feedback. Pas besoin de faire des « Hum hum hum » à chaque fois. Donc ça va passer par le non-verbal et puis par le verbal avec certaines interjections. Ça vous est sûrement déjà arrivé, enfin tout le monde a déjà vécu ça, vous êtes par exemple en train de parler à quelqu'un qui est sur son téléphone. Cette personne ne vous regarde pas, cette personne ne réagit pas à ce que vous dites, elle est en train de faire quelque chose d'autre. En fait, tout simplement, elle ne vous donne aucun feedback et ça, si vous l'avez vécu, comme moi, ça m'est déjà arrivé, c'est très désagréable. On a l'impression que l'autre ne nous écoute pas du tout. On pourrait se mettre à dire n'importe quoi, on a l'impression qu'ils ne verraient même pas la différence. Parfois, on peut même ressentir, ça peut être vraiment très subtil, on peut vraiment sentir quand le feedback n'est pas bien ajusté. Parce qu'encore une fois, l'idée, ça ne va pas être de donner du feedback de robotique. Ah oui, je vois. Ça va être vraiment de mettre l'intention, l'intention de comprendre ce que dit l'autre et de montrer que l'on suit. Et donc, par exemple, si on est au téléphone tous les deux et que nous sommes en train d'échanger sur quelque chose, et que là, notre interlocuteur ouvre son ordi en même temps et est en train de lire un mail ou de lire un truc, son feedback, c'est comme s'il allait y avoir un micro-décalage dans son « hum hum » ou dans son « ah oui » et en fait, on va tout de suite sentir qu'il ne l'est pas vraiment avec nous. Vous voyez ? Donc, dès que notre attention va être attirée vers autre chose et que finalement, on n'écoute plus vraiment, La qualité de notre feedback va être moindre et l'autre va tout de suite ressentir et va se sentir moins entendu, compris, considéré. Parce que l'humain adore le feedback. Donc la première technique, vraiment, qui est assez simple, c'est de mettre de la conscience sur le feedback que vous donnez à l'autre. Finalement, pour en terminer avec cette première technique, si vous souhaitez améliorer vos relations, la première chose à faire, la toute Première chose à faire, cela va être d'augmenter votre niveau de feedback. Nous sommes en mode écoute active, nous voulons pleinement considérer l'autre, accueillir son expérience. On met en place du feedback pour lui montrer qu'on suit ce qu'il nous dit, qu'on est vraiment avec lui. La deuxième technique, elle va nous permettre de montrer à l'autre que l'on s'intéresse vraiment à ce qu'il est en train de dire. et qu'on cherche même à alimenter ce qu'il nous dit pour vraiment mieux comprendre, pour préciser certains aspects, pour vraiment entendre son expérience au complet. Et cette deuxième technique, ça va être la technique de relance. Et pour cela, il y a deux manières de faire. La plus facile, on en verra une plus facile et ensuite une plus subtile. Le plus facile pour relancer une personne qui est en train de nous parler, c'est de... reformuler la fin de la phrase. Ça donnerait quelque chose comme ça. Ah, tu sais pas quoi ? Samedi dernier, j'ai testé un nouveau restaurant. Tu as testé un nouveau restaurant ? Là, la personne va répondre oui, j'ai testé ce nouveau restaurant. Tu sais, celui qui est à Venue Charlemagne, c'est un restaurant qui vient d'ouvrir, qui est super. Voyez, cela va permettre de relancer la conversation, d'aller approfondir certains points. Ça pourrait être autre chose, par exemple. « Ah, je t'appelle, là, je suis vraiment énervée, je viens de m'engueuler avec Marine, on sort de réunion et elle m'a encore fait le même coup que d'habitude. » Elle t'a encore fait le même coup que d'habitude ? Mais oui, en fait, elle a pris la parole pour dire que... Et vous voyez, cette technique de relance va permettre de montrer qu'on s'intéresse vraiment à l'autre et d'aller approfondir ce qu'elle est en train de nous expliquer. Donc, La technique de reformulation de la fin de la phrase, c'est une super technique qui est très bien, qui peut parfois faire un petit peu effet perroquet. Donc c'est pour ça que je vous présente une deuxième technique qui est un petit peu plus subtile. C'est la technique cliquer sur un mot. Donc qu'est-ce que ça pourrait donner ? Ça pourrait donner « Oui, hier soir, j'étais en train de regarder un film et je me suis sentie vraiment triste et je me suis dit qu'il fallait que je t'appelle. » Et là, nous, nous pourrions répondre triste. Et là, la personne va dire « bah oui, en fait, ça m'a fait repenser à tel truc, à tel machin » . Donc, ça va permettre aussi, de manière un petit peu plus subtile, parce qu'on clique sur un mot, d'approfondir la relation, d'approfondir l'échange, de préciser l'échange, de montrer qu'on s'intéresse. Attention avec cette technique, parce que, en fonction du mot sur lequel on clique, ça va pas du tout donné la même réponse. Par exemple, oui, hier, j'étais en train de regarder un film et je me suis vraiment sentie triste et je me suis dit qu'il fallait vraiment qu'on échange par téléphone. Triste, donc là, on peut imaginer la suite de la réponse. Ou alors, oui, j'étais en train de regarder un film hier, je me suis sentie triste et je me suis dit qu'il fallait vraiment qu'on s'appelle pour échanger. Un film ? Vous imaginez bien que la discussion ne va pas du tout aller dans la même direction. Donc, si on fait juste attention à cela et qu'on clique sur les bons mots... Ces deux techniques de relance vont vraiment permettre à l'autre de sentir qu'on s'intéresse vraiment à ce qu'il nous raconte et qu'on cherche même à préciser, à comprendre vraiment son vécu, son expérience. Et puis, la troisième technique, ça va être le moment finalement où on reformule le fond du message de l'autre avec une intention de vérifier qu'on a bien compris. Ça peut être des débuts de phrase. phrase tout simplement de alors si je comprends bien ce que t'es en train de me dire c'est que ou alors du coup ce que tu ressens à ce moment là c'est que et là ce qui va être très important à checker c'est que à ce moment là l'autre si on a vraiment bien reformulé et validé ce qu'il nous a dit c'est qu'il va y avoir un acquiescement de l'autre Ça peut même être dans le corps, ça peut être verbal aussi. Il va y avoir un oui qu'on appelle un oui physiologique. C'est vraiment ce oui c'est ça, oui c'est ça que je suis en train de te dire, oui c'est ça ce que j'ai vécu à ce moment-là. Et ça, ce qui est hyper important, c'est que ce n'est pas juste une approbation, c'est que c'est une reconnaissance. J'ai reconnu l'expérience de l'autre. Et c'est ça qui va créer de la considération. Et c'est ça qui fait qu'on se sent vraiment compris et qui fait tellement du bien dans une relation. Donc, je répète les trois techniques très rapidement. Donnez du feedback à votre interlocuteur. Parce que déjà, si vous n'en donnez pas, il va tout de suite le sentir. Ça va être très désagréable pour lui. Vous l'avez sûrement senti si vous alliez quelqu'un qui ne vous donnait pas de feedback. Donc, montrez à l'autre que... on le suit. Ensuite, relancer la discussion, l'échange avec des techniques, soit de reformulation ou de cliquer sur certains mots pour justement montrer qu'on s'intéresse, préciser certains aspects, vraiment montrer qu'on essaye vraiment de comprendre l'expérience qu'il a vécue. Et puis, dernière technique, à la fin, valider son expérience en vérifiant qu'on a vraiment compris ce qu'il nous disait. Donc par exemple, si je comprends bien ce que tu as vécu, c'est... Ou alors, du coup, ce que tu me dis, c'est que... Et là, l'idée c'est vraiment de sentir, de ressentir, de percevoir ce qu'on appelle un oui physiologique. Donc c'est la personne qui soit vous dit oui, c'est ça, ou alors si c'est un hochement de tête vraiment franc dans oui, c'est vraiment ça ce que je te dis là. On reconnaît l'expérience de l'autre. Attention ! On peut ne pas être d'accord avec ce que l'autre nous dit. Et ça, ça arrive très souvent. Mais on peut comprendre et reconnaître ce que l'autre vit sans forcément être d'accord. Et c'est là toute la nuance. On peut être dans une discussion à table avec un grand-oncle ou une grande-tante qui a des idées politiques complètement différentes des nôtres. Et pourtant, quand elle parle, calmement lui donner du feedback, montrer qu'on s'intéresse. à sa manière de penser, valider, vérifier qu'on a vraiment compris ce qu'elle nous a dit et juste accueillir ce qu'elle nous dit, valider son expérience sans forcément accepter et dire oui, ok, à tout ce qu'elle dit. Mais ça permettra à cette personne de vraiment s'être sentie, entendue et comprise. Et ça, ça permet, on l'a vu, de créer de la considération. Et ça, par exemple, c'est un outil fondamental pour... éviter les conflits ou alors pour sortir d'un conflit. Nous arrivons donc à la fin de ce podcast où on a un petit peu décortiqué ce qu'était l'écoute active qui est selon moi un outil ultra puissant pour améliorer vos relations tout simplement parce que vous allez apprendre avec cette écoute active à considérer et accueillir ce que vit l'autre. Je me rappelle un formateur en hypnose lors de ma formation en hypnose ericksonienne qui nous avait dit vous avez énormément de chance, vous avez le plus beau métier du monde parce que nous offrons à nos clients un espace où ils se sentent pleinement écoutés, pleinement reconnus, pleinement considérés et ça en fait c'est infiniment précieux parce que dans la vie de tous les jours, tout le monde n'a pas ces techniques-là et on l'a tous vécu, on l'a tous vécu des deux côtés, on a tous vécu le fait de ne pas vraiment écouter l'autre, pas vraiment être là, de pas vraiment accueillir ce qu'il nous disait, et on a tous vécu la sensation extrêmement désagréable de ne pas se sentir entendu et compris, alors que ça fait un bien fou. Donc finalement, c'est vraiment un espace précieux que vous offrez à l'autre quand vous l'écoutez pleinement, quand vous l'écoutez activement. J'espère vous avoir convaincu d'essayer ces petites techniques que je pense assez simples à mettre en place dans vos prochaines discussions. On arrive du coup vraiment à la fin du podcast. Je vous remercie de votre écoute et à bientôt pour un prochain épisode.