Speaker #0Bonjour à toutes et à tous, je vous retrouve aujourd'hui pour un nouvel épisode qui va être sur le thème de la communication non-verbale. Je suis Juliette, formée à la programmation neuro-linguistique ou PNL, à l'hypnose ericksonienne et ancienne interne en psychiatrie. Je suis passionnée depuis toujours par le fonctionnement de la psyché humaine et par tout ce qui influence notre manière de communiquer. dans ce podcast je parle de PNL et de stratégie de communication. Je vous partage mes réflexions et ainsi que des astuces ou exercices concrets à tester. Si ce podcast vous plaît et que vous pensez qu'il pourrait inspirer ou aider un proche, n'hésitez pas à le partager. Vous pouvez également laisser un commentaire si vous le souhaitez pour soutenir ce podcast. Très bonne écoute ! Alors pourquoi je vous parle de ça aujourd'hui ? Tout simplement parce que c'est un sujet qui a piqué ma curiosité, qui m'intéresse énormément, qui me passionne, et que je trouve hyper important lorsque l'on veut améliorer ses compétences en communication. Alors pourquoi ? Tout simplement parce que la communication non-verbale fait partie de ces invisibles, de ces imperceptibles qui ont un impact dans vos communications, lors de vos échanges. Pour imager un peu ça, on pourrait imaginer que... Quand on est en relation avec quelqu'un, quand on est en train d'échanger, c'est un peu comme s'il y avait un iceberg. On a la partie émergée au-dessus de l'eau de l'iceberg, qui sont les mots que vous utilisez, les phrases, tout simplement en fait le contenu de vos propos. Mais il y a souvent, et on a tendance à l'oublier alors que l'impact est majeur, il y a toute cette partie immergée de l'iceberg qui va interagir aussi malgré vous. parfois, dans vos communications, et qui vont impacter vos relations. Par exemple, il y a l'intention avec laquelle on arrive dans l'échange. Que ce soit l'un ou l'autre interlocuteur, ça n'est pas dit, c'est imperceptible, mais ça va avoir un impact. Il y a aussi la posture ou l'énergie dans laquelle on arrive aussi, où l'on se place dans cet échange. Par exemple, si on se place au-dessus de l'autre, c'est quelque chose qui est imperceptible. Mais bien évidemment que ça va modifier la teneur de la communication. Il y a aussi le modèle du monde de chacun des deux interlocuteurs. Ça, c'est pas perceptible et pourtant ça joue énormément. Et il y a la communication non-verbale. La communication non-verbale, c'est, vous savez, ce truc imperceptible mais que votre inconscient capte quand même. dans le sens où quand vous avez quelqu'un qui vous paraît C'est souvent, on va le remarquer en fait, souvent on ne va pas le remarquer du tout, que ça joue et qu'en fait on capte quand même ce genre de truc. Mais là où on va le remarquer, c'est quand la personne devant nous, elle n'est pas cohérente. C'est-à-dire que, par exemple, elle vous dit que oui, oui, tout va bien et qu'elle sourit et que machin. Mais on sent qu'elle est tendue, par exemple, ou qu'elle est énervée. Tout dans le contenu, en fait, des mots dit que ça va, mais vous sentez que ça ne va pas. Qu'est-ce qui fait qu'on perçoit ce truc-là ? Alors bien évidemment, j'ai oublié de vous dire dans la partie immergée de l'iceberg, il y a aussi le paraverbal, qui est encore autre chose. Le paraverbal, c'est le ton, par exemple, de comment on va parler. C'est tout ce qui est la manière dont on parle, sans parler du contenu, donc des mots. Donc c'est encore autre chose, mais la communication non-verbale, c'est vraiment, c'est tiens, tous les signaux que je capte. du corps de l'autre, qui me donne des indices sur ce qui se dit, comment il est en ce moment, ce qu'il ressent, que je capte inconsciemment, j'ai l'impression de capter des trucs, mais j'ai du mal à expliquer vraiment, j'ai du mal à dire vraiment ce qu'il ressent, c'est un peu bizarre, j'ai l'impression quand même que ça m'aiguille, mais je ne sais pas trop bien quoi en faire. Et ça, ça m'a énormément intéressée, parce qu'on s'est tous déjà dit ce truc-là. Tiens, je sens qu'il y a un truc, je sens que... Par exemple, je sens que celle-là, elle ne m'aime pas. Je sens que celui-là, il ne m'aime pas. Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Pourtant, il me fait des grands sourires et tout, mais il y a un truc qui ne va pas. Eh bien, parfois, on pourrait lire ça, entre guillemets, dans le corps. Et si on mettait un peu de conscience là-dessus, ça pourrait devenir un peu plus clair. Donc voilà, aujourd'hui, l'idée de cet épisode, c'est de... vous parlez un petit peu de ça et peut-être vous donner quelques premières bases du langage non-verbal pour peut-être, je l'espère, vous donner envie d'en savoir plus. Alors déjà pour commencer, comment moi j'en suis venue à m'intéresser à ce truc-là ? Comme je vous l'ai dit, c'est quelque chose déjà qui m'intéresse de base, mais c'est vrai que lors de mon internat en psychiatrie, où j'étais en stage, je voulais justement améliorer mes compétences en communication. Je voulais m'améliorer pour que les personnes que j'accompagne, les patients que je vois, se sentent pleinement entendus, accueillis, considérés. Quand on travaille dans ce milieu du soin ou de l'accompagnement, c'est intéressant de travailler ces compétences relationnelles et de communication. Et euh... Et ce truc-là, ben voilà, ça m'a intéressée. Tiens, ces trucs que je semble sentir quand je parle à quelqu'un, je sens des trucs, mais je ne sais pas trop comment l'expliquer, puis je ne sais pas trop, je sais un peu ce que ça veut dire, mais je ne sais pas trop, enfin voilà, ça m'a intéressée. Et du coup, j'ai lu un premier livre, donc peut-être pour ceux que ça intéresse, c'est de Joe Navarro, donc ces gestes qui parlent à votre place, et ça m'a fascinée, ça m'a fascinée, et j'ai essayé tout de suite, en fait, de le mettre en pratique, entre guillemets, c'est d'observer et de voir si ça collait. Je me suis dit, OK, on va aller voir sur le terrain. On va aller voir. Et c'est vrai que je me rappelle d'une anecdote qui m'a marquée vis-à-vis de ça. C'est toujours en stage de psychiatrie, on avait l'habitude le lundi matin de faire une visite. Une visite, c'est aller voir dans leur chambre l'ensemble des patients du service. Pour faire un point avec eux, voir comment ça va, et puis voir un petit peu les choses à faire sur la semaine, et voilà. Et en fait, c'est le chef qui menait les entretiens, donc qui échangeait avec le patient. Et je me suis intéressée, je me suis mise à observer le chef. Et en fait, il y a quelque chose, alors là on est dans un podcast, alors je vais essayer de vous faire visualiser la scène, mais quand quelqu'un est en échange avec... une autre personne et qu'elle est pleinement dans l'échange et qu'elle est vraiment présente, souvent ces pieds vont être orientés vers la personne. Les pointes des pieds sont orientées vers l'interlocuteur. Et puis, lorsque la conversation... Donc là, on imagine deux personnes qui sont debout face l'une et l'autre. Et puis, quand un échange se termine, se clôture, les pieds vont avoir tendance à se décaler, donc ne plus pointer vers l'interlocuteur, mais par exemple pointer vers l'endroit où la personne veut partir, par exemple vers la porte de la chambre, pour sortir de la chambre. Et ce qui est intéressant, c'est que nos gestes sont inconscients. La plupart du temps, on ne contrôle pas tous nos gestes, mais ils ont un message à apporter. Et ce qui était hyper intéressant, c'est que... 15-20 secondes en avance, en observant bien le chef, je voyais que ses pieds commençaient à se décaler, voire même un petit peu son corps. Il restait dans l'échange, il était encore en train de parler avec le patient. Mais c'est comme si du coup j'arrivais à lire dans les pensées du chef, entre guillemets, à ce moment-là en disant « Ah tiens, là, dans quelques secondes, il va mettre fin à l'échange et on va sortir de la pièce pour aller voir quelqu'un d'autre. » Et ça marchait à chaque fois. Quand je voyais les pieds se décaler, alors que la conversation semblait se poursuivre, 10 secondes après, 15 secondes après, 20 secondes après, l'échange se terminait et on sortait. Et ça, ça m'a amusée de voir ça. Ça m'a fascinée aussi de me dire « Ah, mais c'est vrai qu'il y a quand même... Ces gestes du corps parlent. Ces gestes du corps parlent. » Et par exemple, ça peut être hyper intéressant quand on... Quand on est en train de parler à quelqu'un et qu'on remarque que cette personne commence à se décaler, au niveau des pieds par exemple, ça peut être un indice de « Ah, cette personne a peut-être envie de mettre fin à la conversation. Peut-être que là, il faut que je m'arrête de parler. » Est-ce que ça vous est déjà arrivé de parler avec quelqu'un qui est hyper bavard, qui est hyper pipelette, Et vous, vous essayez... on essaye gentiment d'indiquer qu'on a envie d'arrêter de parler mais on ne sait pas trop comment faire, on serait bien content que la personne en face capte ces signaux parfois corporels de se dire qu'on a envie d'arrêter de parler bref, je m'égare mais voilà ça m'avait vachement intéressée à ce moment là et du coup j'ai toujours gardé un intérêt et une curiosité pour la communication ou le langage qu'on appelle non-verbal. Voilà, et du coup, qu'est-ce que je pourrais vous transmettre comme base, base, base du langage non-verbal ? Je suis en train de faire une formation actuellement, spécifiquement là-dessus, c'est passionnant. Donc pour ceux que ça intéresse aussi, je donne les sources. C'est Olga Siesko, que vous pouvez aller voir sur son Instagram. Et alors, ce qu'on apprend, c'est qu'en fait, il y a pas mal de choses à regarder. Lorsque l'on commence à s'intéresser à la communication non-verbale, on va apprendre par exemple à décoder les croisements, les postures du corps, les expressions du visage, les touchers du visage. Vous savez, c'est ce qu'on appelle les micro-démangeaisons. En fait, de manière complètement inconsciente, on va se toucher le visage environ 500 fois par jour. Je ne sais pas si vous vous rendez compte. Ça, c'est quelque chose que vous pouvez peut-être déjà commencer à observer, mais 500 fois par jour. On va comme ça se gratter, se toucher, se caresser, entre guillemets, le visage. Et ces micro-démangeaisons qui sont imperceptibles sont souvent en fait déclenchées par une émotion qui nous traverse. Donc par exemple, si j'ai envie d'en savoir plus sur quelque chose, j'ai une ouverture à ce qu'on me dit en face, je peux avoir tendance à voir une micro-démangeaison, par exemple, sous l'œil. C'est hyper intéressant. Alors là, l'idée dans cet épisode, ce n'est pas que je rentre dans les détails, mais c'est de vous donner un petit peu le contexte et les grandes bases. Quand on s'intéresse au langage non-verbal, on va s'intéresser à tout ça. Croisement, posture, micro, démangeaisons. Ce qu'il faut aussi savoir, et ça c'est hyper intéressant, et ça peut-être vous pouvez déjà l'observer, c'est que globalement, quand quelqu'un se sent bien, se sent heureux, se sent sans stress, il va avoir tendance à se dérouler, nous dit Olga. Il va prendre de la hauteur et de l'ampleur. Vous pouvez imaginer quelqu'un... C'est le fameux V de la victoire, lever les bras en l'air quand on est super content. On prend de la hauteur et on prend de l'ampleur. Quelqu'un qui est hyper à l'aise, par exemple en réunion, c'est quelqu'un qui va prendre de la place. Et à l'inverse, quelqu'un qui est gêné, qui a peur, qui se sent stressé ou en insécurité, le corps va se rétrécir, il va s'enrouler. Alors attention, petite nuance, si nous on est bien, mais que l'ambiance est lourde autour de nous, ou peut avoir aussi tendance à se rétrécir. On va s'adapter à l'ambiance. Mais je trouve ça hyper intéressant. Déjà, vous savez, quand vous sentez que quelqu'un n'est pas forcément bien, est-ce qu'il a tendance à avoir le corps déroulé ? Ou alors, est-ce qu'il a tendance à être plutôt dans un rétrécissement de lui-même qui peut indiquer qu'il y a quelque chose de pas top pour lui, qu'il se joue à l'intérieur ? Ça, c'est hyper intéressant. Et vous voyez, quand je vous dis, « Ah, attention, si l'ambiance est lourde, mais qu'on se sent bien, on va peut-être avoir tendance à se rétrécir. Ça, c'est aussi quelque chose que je souhaite vous partager. C'est qu'il faut faire très attention quand on se met comme ça à décoder certains gestes. Il n'y a pas de vérité exacte. Si je me gratte comme ça le nez, ce n'est pas égal à tatatata. En fait, il faut prendre l'étude du langage non-verbal comme des clés pour nous donner un horizon de sens. un aperçu de ce que peut peut-être ressentir la personne. Il n'y a pas de réponse exacte ou de vérité. Ce sont en fait juste des indices à interpréter avec prudence et toujours évidemment prendre le contexte global de la communication. Donc ça c'est hyper important. Donc quand on remarque quelque chose, par exemple une fermeture ou un signe qui peut nous faire... percevoir peut-être beaucoup de stress, on peut se dire, ah tiens, j'ai un indice, peut-être qu'il se passe ça pour la personne, peut-être que je peux la questionner. Tiens, j'ai l'impression que pour toi, il y a un truc qui se passe. Donc voilà, l'idée, c'est d'être observateur et de ne pas être intrusif aussi quand on commence à s'intéresser à ce genre de trucs. Ah tiens, ta fissure, ça veut dire ça. Non, ce n'est pas la bonne attitude. Donc voilà, c'est ce que je voulais vous transmettre. Ce qui peut être intéressant, c'est peut-être de vous rendre compte déjà que vous vous touchez le visage tout le temps. Et que ça, en fait, c'est tout simplement des émotions, des ressentis qui passent et qui se perçoivent de manière non-verbale sur votre corps. Et puis, cette histoire de corps qui prend de la hauteur et de l'ampleur lorsqu'il se sent bien, et puis qui se rétrécit et qui s'enroule quand ça va moins bien. Et puis, pour terminer, je voulais vous parler d'un truc aussi assez intéressant. Là, on a beaucoup parlé de communication non-verbale, donc finalement, le fait que les états émotionnels influencent nos gestes, nos expressions faciales, nos postures. Eh bien, il y a une personne qui s'appelle Amy Cuddy qui a proposé une perspective inversée. Elle, elle a proposé l'idée que, tiens, finalement, nos états émotionnels intérieurs vont influencer nos gestes Et donc du coup... les gens qui nous regardent peuvent justement percevoir certains de nos ressentis internes de par nos gestes, mais en fait et si les gestes pouvaient eux modifier nos états internes ? Vous voyez, c'est l'inverse. Je ressens une émotion, de la colère et tout, je vais crisper mon visage et puis l'autre va pouvoir percevoir cette colère, par exemple. Même si j'ai un grand sourire en disant « si, si, tout va bien » . Voilà. Amy, que dit ? Elle s'est dit « tiens, et si je faisais un geste qui me permettait de ressentir quelque chose. Donc c'est hyper intéressant, elle a fait des études là-dessus et elle a retrouvé effectivement que certaines postures nous permettaient de nous sentir mieux, dans le sens où il y a certaines postures qu'elle a appelées les postures de pouvoir ou les power postures qui permettent de même avoir un impact sur nos hormones. Donc notamment... une certaine posture qui s'appelle la Superman ou la Wonder Woman, qui permettrait, si on la tient pendant deux minutes, de baisser notre taux de cortisol, donc ça c'est l'hormone du stress, donc de baisser notre taux de cortisol et d'augmenter notre taux de testostérone. Baisse du stress, plus de sérénité, mais aussi, avec l'augmentation de la testostérone, plus de sensation de présence. Et ça, c'est hyper intéressant, c'est de se dire, tiens, mes émotions vont avoir un impact sur mon langage corporel, mais mon langage corporel va aussi avoir, pourquoi pas, un impact sur la manière dont je me sens. Et du coup, voilà, elle a proposé plusieurs postures de pouvoir. Donc, je vous mettrai dans la description du... podcast le lien vers son TEDx qui a fait un carton à l'époque où elle explique ça. Si vous voulez en savoir plus sur les postures de pouvoir, je vous mets le lien. Et donc, pour terminer ce podcast, si on reprend, vous savez, l'idée que quand on se sent bien, le corps est déroulé, il prend de la hauteur, il prend de l'ampleur, et quand on ne se sent pas bien, on est tout rétréci et recrambillé sur soi-même, j'aurais tendance à dire, tiens, et si Merci. On prenait l'habitude un petit peu de nous checker dans notre journée et de voir est-ce que là je suis complètement enroulée et du coup peut-être que je ne favorise pas forcément des ressentis positifs. Qu'est-ce qui se passe si je le fais en direct là, si je remets un petit peu mes épaules en arrière, si je prends un peu plus de place, si je me déroule, est-ce que finalement ça ne peut pas me permettre de me sentir un peu mieux ? Voilà, donc j'espère que ça vous a intéressé cet épisode sur la communication non-verbale avec première petite base pour, j'espère, vous donner envie d'en savoir plus. Je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode.