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Coonter (Ex - Les Geeks des Chiffres)

PIRES Expériences en Cabinet Comptable, BURN-OUT et CLOSING (Avec 2 Experts-Comptables : Mohamed Chilah & Abdelhadi Bouzid)

PIRES Expériences en Cabinet Comptable, BURN-OUT et CLOSING (Avec 2 Experts-Comptables : Mohamed Chilah & Abdelhadi Bouzid)

1h41 |23/03/2025
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Description

Travailler en cabinet comptable, c’est une sacrée aventure. Entre pression des deadlines, management parfois toxique et quête de reconnaissance, beaucoup en sortent marqués… voire brisés.


Dans cet épisode, on parle sans filtre des pires expériences vécues en cabinet :


🔥 Un management oppressant et toxique

🔥 Des horaires interminables et une pression à couper au couteau

🔥 Le burn-out, comment l’identifier et surtout l’éviter

🔥 Le rôle du coaching et du mindset pour ne pas sombrer

🔥 Les clés pour réussir son closing en cabinet


Que vous soyez expert-comptable, collaborateur ou entrepreneur, cet épisode va vous parler. Venez découvrir les coulisses d’un monde aussi exigeant que passionnant ! Enjoy et c’est parti !!!


Voir la version vidéo du podcast : https://youtu.be/BCR9Rh1lYBQ


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POUR ALLEZ PLUS LOIN AVEC NOUS


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2. Trouvez un job en comptabilité et gestion : https://www.coonter.com/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Je suis tombé sur une chef de mission qui ne m'aimait pas.

  • Speaker #1

    Quand je lui ai demandé c'est quoi ce montant, elle me disait mais c'est la retraite. Arrête de me poser des questions qui ne servent à rien.

  • Speaker #2

    Rêver au bureau, t'as le chef qui est déjà là, le manager, il est frustré pour x ou y raison. Il gueule sur tout le monde, il te regarde, il est là, ouais...

  • Speaker #3

    C'est quoi cette vie ?

  • Speaker #0

    Le dossier, des bilans à sortir, alors que tu n'as jamais encore fait de bilan.

  • Speaker #1

    Donc moi, quand je suis arrivée, je suis venue, mais personne ne me connaissait déjà avant.

  • Speaker #2

    Ma croyance, c'est que le pro est au service du perso.

  • Speaker #0

    J'étais la seule personne qu'elle voyait au cabinet, dans lequel tu travaillais tout le monde.

  • Speaker #1

    C'est un cancer, point, tu vois. Il ne te prend pas les formes. Il va te dire, il y a le bureau psychologie à l'hôpital là-bas, tu peux aller le voir.

  • Speaker #0

    Quand tu es isolé dans ton bureau, tu ne saches pas trop de moi, tu es collable, tu as une nature non-préparée, reconnaissant.

  • Speaker #2

    Je ne cherche pas à être visionnaire ou à voir ce qui va se passer demain. Je cherche...

  • Speaker #3

    On a lancé plein de projets, à la fois les Geeks des Chiffres et Counter. Nous allons, dans cet épisode, comprendre quels sont les rouages de la nouvelle génération dans l'expertise comptable. Aussi comprendre parce que, Mohamed, typiquement, toi, tu as lancé ton cabinet depuis huit mois. Et puis, en huit mois, il s'est passé aussi beaucoup de choses. Toi, tu as la spécificité d'être à la fois dans le coaching, mais aussi d'être au Luxembourg. Je pense que dans cette histoire, pas mal de personnes se sont dit, est-ce que je continue la compta ou pas ? Et du coup, on est aujourd'hui dans une table ronde pour aussi apporter de la valeur à toute notre audience et tous ceux qui nous écoutent pour apporter cette masterclass. Et aussi un enjeu qui est très important, qui est la tarification dans l'expertise comptable, la scalabilité dans l'expertise comptable. Comment on arrive à maîtriser une croissance qui ne nous pète pas à la tronche et comment va se profiler le monde à venir. Bon, tout un programme. Est-ce que vous allez bien ?

  • Speaker #2

    Excellent.

  • Speaker #0

    Très, très bien.

  • Speaker #3

    Merci beaucoup d'être là.

  • Speaker #2

    Merci à toi. Merci pour l'accueil.

  • Speaker #0

    Très heureux d'être là. une grande fierté.

  • Speaker #3

    Alors les amis, je vais vous poser une question qui est très importante, déjà pour moi, c'est toi Mohamed, qu'est-ce qui t'a donné envie de rejoindre la profession comptable ? Ça vient d'où d'avoir eu comme objectif devenir expert comptable ?

  • Speaker #0

    C'est du pur hasard. Alors, moi, mon frère m'a envoyé chercher une manette de play dans sa chambre. Il y avait un livre de comptable, parce qu'il était en bac STG. J'ai ouvert, moi j'étais en seconde. J'ai ouvert, j'ai regardé, j'ai dit bon, il faut que j'y aille. Et l'année d'après, j'étais en bac STG comptable. Et j'ai fait carrière là-dedans.

  • Speaker #3

    Mohamed, comment ça se fait que tu ouvres un livre de compta et tu te dis, je vais suivre des études, je vais aller au bout, je vais aller dans l'expertise comptable. Est-ce que tu savais déjà dans quel environnement tu allais, mis à part de voir des écritures comptables dans un livre de STLG ?

  • Speaker #0

    Pas vraiment, parce que dans le bac STLG à l'époque, la compta, c'était vraiment vu d'un côté pratico-pratique. L'expert comptable, l'accompagnement, le conseil, etc. Et avec les écritures comptables. comptable qui allait avec et je me suis dit, et c'est ce que je disais ce matin, Abdel a dit, c'est que je voulais être médecin, je voulais être pompier, je voulais être avocat et l'expert comptable, ça regroupe le droit. On vient éteindre des incendies quand les clients sont dans le dur et on est reconnu comme médecin généraliste. Donc à la fois, en face du jeu, ça regroupait l'ensemble des métiers que je voulais faire dans une seule et unique profession. J'ai aimé la profession dans le futur, enfin vraiment en ayant passé des steps, etc. Mais à l'instant T, je me suis dit bon, je vais foncer sur ça et Tous les profs qui avaient à côté, avec qui j'ai changé, m'ont donné aussi envie de continuer dans la profession. Ok,

  • Speaker #3

    hyper clair. Je te poserai la question aussi sur la partie éducative des professeurs. Et toi alors, Abdelhedi, qu'est-ce qui t'a donné envie ?

  • Speaker #2

    Justement, c'est lié à la partie éducative. C'est Madame Roussel, en première STG du coup, STT à l'époque, que je remercie énormément, qui, je ne savais pas trop quoi faire, elle m'a ramené un flyer, un petit prospectus, elle m'a dit tiens, inscris-toi à ça. Et c'était le DCG, l'inscription au DCG. Et c'est comme ça que j'ai découvert. Je ne connaissais pas du tout l'environnement expertise comptable. Je ne savais pas où j'allais, en fait. Moi, tout ce que je voulais, c'est avoir le bac. Et voilà. Donc, c'est comme ça qu'un début de carrière est né.

  • Speaker #3

    Mais du coup, elle, elle t'a dit fais ça. Pourquoi tu l'as cru pour Argent Content ? Qu'est-ce qui a fait qu'elle t'a aussi convaincu de dire c'est là où je dois aller ? Parce que... entre je vais avoir mon bac et faire bac plus 8, il y a quand même une marge, tu vois.

  • Speaker #2

    Il y a deux choses. Il y a certaines personnes, elles sont déterminantes parce que tu sens naturellement cette bienveillance, cette confiance, etc. Et elles faisaient partie de ces gens-là, ces profs-là. Et c'était ma prof, donc j'ai confiance en elle. Je me méfiais de certains autres profs, mais elle avait ce truc en plus. Et j'ai su plus tard que son mari était expert comptable et elle a dû détecter quelque chose chez moi. Elle m'a dit, ton profil, je ne sais pas pourquoi, moi je lui ai rien demandé à la base. Donc ça s'est fait naturellement, je ne pourrais pas l'expliquer.

  • Speaker #3

    Et toi Soumaya, aussi quelque chose sur lequel je milite, on milite aussi et qui a beaucoup de valeur en tout cas dans l'industrie, c'est de se dire... Les doubles compétences, on a une connaissance très bonne en comptabilité et gestion, on peut devenir un professionnel du chiffre aguerri. Et puis aussi, de cette compétence, on peut en faire autre chose. Toi, qu'est-ce qui t'a ramené dans la filière comptable et financière ? Moi,

  • Speaker #1

    je me suis trompée, en fait. Moi, je me suis complètement trompée. Moi, j'étais forte en maths et j'ai cru que la compta, c'était des maths. Donc, je me suis dit, la compta, c'est des maths. Ma pote, elle va faire un BTS CGO à l'époque, c'était CGO aujourd'hui. Je vais faire comme elle. Et je n'ai pas trouvé d'alternance. parce que j'avais fait un bac US, mais je suis partie en DCG, à l'école publique, au lycée public. Et en fait, premier cours de compta, cours sur les emballages. Je me suis dit, où je suis ? Moi, j'ai cru que c'était des maths. Ce qui m'attirait, c'était par rapport à ce que j'ai fait de l'économie, c'était de donner des bonnes décisions, des bonnes stratégies aux entreprises. C'était plutôt ça qui m'attirait, du contrôle de gestion en réalité. Je ne savais même pas qu'il y avait des contrôles de gestion en DCG. Je l'ai vu ça après. Et quand tu es jeune... et que tu vas quelque part et que tu n'as jamais redoublé, qu'est-ce que tu veux faire ? Tu veux y arriver, même si tu n'aimes pas. Donc moi, j'ai continué. Je fais DCG et j'ai continué. Ensuite, je fais DSCG pour faire le master. J'ai fait du cabinet et j'ai vu que ce n'était vraiment pas fait pour moi. En fait, ce qui est important, c'est d'apprendre à se connaître. Mais quand tu as 17 ans, tu ne te connais pas. Je n'ai pas eu un frère ou une sœur qui étaient en compta pour voir un livre ou je n'ai pas eu une prof qui m'a dit ce que c'était que la compta. C'était vraiment, moi, un pur hasard. Mais j'ai eu mon DSEG quand même et je me suis dit qu'est ce que je fais après ? Ce que je me suis dit c'est que j'ai un master, qu'est ce que je fais ? Je me réoriente, j'ai fait un test de personnalité, on m'a dit qu'il faut que je travaille dans l'humanitaire, dans l'enseignement, c'est pas la comptabilité alors je me suis dit comment est-ce que je peux faire pour recycler ça ? Et on s'est dit avec Nico bah tiens, toi t'étais un bon pédagogue à l'école, et si on créait une entreprise, et si on créait l'enseignement en comptabilité ? C'est comme ça que j'ai pu mixer la compta et l'enseignement.

  • Speaker #3

    Là où c'est important, le professeur ou le mentor, il a ce rôle capital. Le coach, on en parlera, parce que toi, tu as développé aussi une partie coaching dans ton activité, ce qui est aussi assez singulier, parce que comme tu es face à des entrepreneurs tous les jours qui ont des problèmes, Ok, opérationnel, mais dans la tête, comment ça se passe et comment ça se débugue, c'est très important dans son chemin d'avoir quelqu'un qui peut te guider. Qu'est-ce qui a fait que les professeurs, c'est ça, il a eu quelque chose ou elle a eu quelque chose de singulier qui t'a motivé à poursuivre et tu répondras aussi à cette question.

  • Speaker #0

    Il y a la confiance qui est accordée dès le départ. Donc, tu as des profs qui viennent, qui te parlent du métier en toute transparence, qui te disent c'est 8 ans si tu veux aller jusqu'au bout. Toi, tu ne sais pas ce que c'est 8 ans. donc tu te dis ok il fait 2 ans, ensuite 2 ans ensuite 3 ans et voilà et c'est des profs qui étaient également experts comptables, bouddha, etc. donc qui te parlaient plus métier que théorie donc on t'apprenait pas à apprendre des définitions tout au long etc. on te parlait vraiment du métier du coeur du métier et tu te disais ok c'est là que je veux aller mais tu sais pas ce qu'il y a après le bac STG par exemple, bon moi j'ai fait un BTS pour le coup parce que j'étais pas encore certain d'aller au bout, j'ai fait un DCG et en fait à chaque fois les profs qu'on a eu nous ont donné une pleine liberté, c'est à dire vous pouvez rigoler, vous pouvez jouer mais par contre dès qu'on bosse, on bosse quand il faut s'entraider, on s'entraide et l'objectif c'était nous on vous met nos bacs plus vite on vous accompagne même de loin, aujourd'hui je suis toujours en relation avec eux, on se voit une fois par an il y a des réunions qui sont dans l'ancien lycée public où j'étais du coup j'ai fait des études, j'ai leur numéro on s'appelle souvent, il y a des points par moment sur la fiscalité, je peux les appeler pour poser deux trois questions et je pense que c'est cette confiance là dès le départ qui a créé l'envie d'aller jusqu'au bout.

  • Speaker #3

    Hyper intéressant Et aussi, ça veut dire que toi, tu mentionnes quelque chose dans ton histoire. C'est que je ne savais pas si j'allais aller au bout. Donc, je me suis dit étape par étape, je vais quiller chaque step du cursus sans me dire si j'irais jusqu'à là. Parce que pourquoi c'est intéressant, ça, c'est que c'est pas parce que tu rentres dans la filière comptable et financière que tu te dois forcément de dire tiens, je vais aller au bout. Si je ne le sais pas, l'avantage, c'est que j'ai quand même des paliers que je peux aller atteindre.

  • Speaker #0

    En fait, il y a des paliers, il y a plein de choses qui peuvent te faire sortir ou rester dans ce domaine. Comme tu disais, à 17 ans, tu ne sais pas ce qu'on peut faire ni où est-ce qu'on veut aller. Moi, j'ai fini mon bac, tous mes potes sont allés dans le dot filière. Je me suis dit, autant je vais là. Finalement, c'est une prof, Madame Grognard, qui m'a dit, non, tu restes en comptabilité, tu fais un BTS. J'ai fait le BTS. C'est Madame Jouvenel, une prof de FISCA, qui m'a accompagné tout le long, qui m'a dit « tu vas en DCG » . C'est elle qui a mis mon dossier en DCG pour aller là-bas. Et ensuite, j'ai des profs, du coup, sur plein de matières, qui m'ont dit « non, mais tu fais le DCG » . Moi, j'ai eu envie d'arrêter 50 fois, parce que c'est long, parce que la théorie, j'aime pas ça, je suis plus dans la pratique, parce que l'alternance, quand je l'ai entamée, ça s'est un peu mal passé. J'étais pas fan, je me suis dit « je veux pas vivre ça » , etc. Mais au final, c'est eux qui sont là. Nous, on les appelait « père et mère » , entre guillemets. C'est eux qui étaient là à te gronder, à te dire non mais tu vas y aller, tu n'as pas le choix, limite c'est moi qui te l'impose, alors qu'ils n'ont pas cette obligation, etc. Mais ils sont derrière toi à te dire tu le fais et tu n'as pas le choix, parce que tu as les capacités potentiellement, parce que tu as des bonnes notes, parce que tu peux faire de belles choses, mais on te l'impose.

  • Speaker #1

    Mais d'ailleurs, ils ont imposé ça qu'à toi dans la classe ?

  • Speaker #0

    À certaines personnes, pas tous, mais en fait je pense qu'ils voient chez certaines personnes la possibilité d'aller ou pas loin. Nous, on était beaucoup dans l'entraide, c'est-à-dire que si on était en capacité de comprendre des éléments. On a le droit de pavarder, entre guillemets, donc se retourner, aider les autres, les accompagner. Et ils ont poussé en fait une équipe, une team pour que du BTS, entre guillemets, jusqu'aux fins des SCG, on soit tous ensemble. Et c'est aussi une clé de réussite. Pour le coup, je pense que notre réussite, elle dépend de plein de facteurs. Mais le fait qu'on s'est constitué une team, l'été, on révisait ensemble. Dès qu'il y avait une galère, on était là. Des absents, il avait les cours automatiquement scannés, etc. Ça nous a forgés pour aller jusqu'au bout.

  • Speaker #3

    hyper clair. Très important aussi d'avoir son réseau. Tu vois, ça commence dès les études, mais ce réseau qui va te tirer vers le haut, ça apporte beaucoup de valeur. Et toi, Abdelhedi, du coup, qu'est-ce qu'elle a décelé, la prof ou le prof chez toi ? Tu l'avais mentionné,

  • Speaker #2

    c'était madame je ne sais quoi. Que j'étais un génie. Désolé.

  • Speaker #3

    D'ailleurs, c'est pas celui qui a inventé la lumière, comment il s'appelle ?

  • Speaker #2

    Je ne sais pas.

  • Speaker #3

    Non, celui qui a inventé la lumière.

  • Speaker #1

    Il a inventé la lumière ?

  • Speaker #3

    Pas la lumière. Mais non, pas inventé la lumière. Mais celui qui a... Oui, je crois.

  • Speaker #2

    Je ne sais plus.

  • Speaker #3

    Eh bien, lui, son histoire, c'était un enfant qui s'est fait exclure par son prof. Et il a écrit une lettre à sa mère en disant, je ne peux plus l'accepter, lui. En fait, parce qu'il est nul,

  • Speaker #2

    en gros.

  • Speaker #3

    Et donc, elle l'a ouvert la lettre. Et quand elle l'a lue devant lui, elle a dit, il ne peut plus t'accepter à l'école parce que tu es un génie.

  • Speaker #2

    Ah, exactement. Elle l'a conditionné.

  • Speaker #3

    Et donc, elle l'a conditionné.

  • Speaker #2

    Non, non, ce n'était pas le cas pour moi. Je n'ai rien inventé du tout. Non, non. En fait, ce qu'elle a détecté, c'est quelque chose que j'ai, on va dire, dans mes bulletins depuis longtemps, potentiel à des capacités non exploitées. Et donc, je pense qu'au vu du potentiel détecté et du travail que je pouvais accomplir, Elle a estimé que c'était pertinent pour moi. Je pense, après, moi, je ne la remercierai jamais assez. Je passerai la voir chez elle. C'était une prof qui... C'est pour ça que le côté éducatif, pour moi, il est primordial, bien avant même de se positionner sur son... Qu'est-ce que je vais faire plus tard ? C'est se connaître son... Mais c'était une prof qui prenait du temps sur elle les mercredis après-midi pour donner des cours de soutien quand on n'avait pas cours du tout. aux élèves volontaires, donc elle prenait sur son temps personnel. Donc elle était passionnée par ça, en fait, par l'éducation, parce qu'il y a eu beaucoup de chance.

  • Speaker #3

    Là, maintenant, vous avez tous les deux votre cabinet. J'aimerais qu'on fasse un espèce de petit retour en arrière succinct. Dans la filière comptable et financière, il y a une mutation qui se passe, à la fois sur la partie technologique, mais aussi à la fois sur l'expérience collaborataire. La vie dans un cabinet, le job dans un cabinet. Il y a une histoire d'avant, il y a une histoire qui perdure, et puis il y a aussi les besoins intrinsèques des gens qui travaillent aujourd'hui. C'est quoi le besoin des générations ? Comment s'est passé, toi, ta vie de salarié en cabinet ? Et inversement, je te poserai la question à toi, Mohamed. En gros, qu'est-ce que cette école t'a appris, mais quelles ont été les expériences que t'as vécues qui ont été aussi difficiles, qui mériteraient aussi d'être apportées pour montrer aussi un message à ceux qui n'ont pas toujours la bonne attitude, tu vois ?

  • Speaker #0

    Je commence. Vas-y. Quand j'étais salarié, j'avais une vision un peu biaisée de l'expertise comptable. Moi, je suis un passionné de la compta. Vraiment, je suis vraiment passionné. Je confirme.

  • Speaker #3

    Trop bien.

  • Speaker #0

    Et moi, mon objectif, c'était de toujours dire que le salarié, on a tous une âme d'entrepreneur. On veut prendre des initiatives, on veut faire développer le cabinet avec les dirigeants actuels, etc. Sauf qu'on est bloqué sur pas mal de choses. Quand tu veux prendre des décisions, on te bloque. Quand tu veux former des collabs, on te bloque puisqu'il y a un manque de temps, etc. Moi, dans mon parcours, quand j'ai commencé en 2016-2017 en alternance, je suis tombé sur une chef de mission. qui ne m'aimaient pas. Clairement, elles ne m'aimaient pas. Donc il y a eu du harcèlement un peu pendant une longue période, jusqu'au jour où j'ai pris la décision de parler. Moi j'étais vraiment sur mes dossiers, je produisais, etc. J'étais sur Avignon, et en quelques mois, mon nom circulait déjà en fait sur Avignon. Il y a un petit jeune qui fait déjà des bilans en six mois d'alternance. Si tu veux, en alternance, j'avais un rôle de chef de mission quasiment. Donc c'était assez particulier, mais sauf que je le vivais extrêmement mal. Parce que j'avais une chef de mission qui, elle, me mettait une pression de dingue.

  • Speaker #3

    Mais du coup, harcèlement, ça veut dire quoi ? Concrètement, comment ça se passe dans la vraie vie ? Est-ce que c'est des deadlines qui sont impossibles à faire ? Est-ce que c'est une attitude d'irrespect ?

  • Speaker #0

    Ouais, c'est une attitude d'irrespect. C'est, t'imprimes, bon à l'époque, on imprimait les relevés bancaires pour s'assurer qu'il y ait le bon solde. Donc, l'impression de ce relevé bancaire-là, je me prenais une tournante pas possible. Pourquoi t'écris sur un relevé bancaire ? On me donnait des dossiers. impossible à faire avec des deadlines impossibles à tenir donc c'était vraiment dur entre guillemets mais je suis un acharné du travail je peux venir à 6h du matin partir à 23h juste pour te montrer que si tu me dis que ça doit être terminé je vais te le terminer et que demain je repars sur une feuille blanche et je fais autre chose par exemple c'est quoi les deadlines qu'on te donnait ? je donnais un bar tabac qu'on recevait le 16 à 16h il fallait faire la TV à le soir même ah oui par exemple des dossiers des bilans à sortir alors que tu n'as jamais encore fait de bilan. Donc, on te dit ce soir, il faut tel bilan posé sur mon bureau à traiter.

  • Speaker #1

    Elle avait conscience en fait que tu n'avais jamais fait de bilan ?

  • Speaker #0

    Non, elle n'en a pas eu conscience. Si tu veux, il y avait aussi une jalousie de sa part. C'est qu'elle passait le DSCG. Quand moi, je passais le DSCG, elle se prenait des 2-3 sur des matières à chaque fois et que nous, quand on arrivait, on s'est tapé des 16-17 sur plein de matières. Donc, ça a créé une fausse jalousie comme ça. Et si tu veux, au bout de deux ans, moi, je suis parti là-bas en disant écoute, on m'a proposé un de ces 10, mais je ne resterai pas. Parce que c'est... impossible de rester dans cette forme-là de travail. C'est pas sain pour tout le monde. Et elle a ouvert les yeux à ce moment-là. Par exemple, j'étais la seule personne qu'elle voyait au cabinet, alors qu'elle tutoyait tout le monde.

  • Speaker #1

    Et quel âge par rapport à toi ?

  • Speaker #0

    Elle avait 45 ans, 46 ans peut-être.

  • Speaker #1

    Malheureusement, la comparaison excessive, ça peut faire aussi beaucoup de problèmes en cabinet.

  • Speaker #0

    Ouais. Tu vois,

  • Speaker #1

    tu es victime de ça.

  • Speaker #0

    Je l'ai hyper mal vécu. Moi, j'ai voulu arrêter l'alternance et le DSCG pour ces raisons-là. Mais j'ai eu des potes qui m'ont dit non mais... Si tu arrêtes...

  • Speaker #1

    C'était une décision émotionnelle,

  • Speaker #0

    en fait. Mais c'était dur à vivre, donc tu n'avais pas le choix de dire... C'était vraiment... J'avais des expériences un peu à côté. L'été, je bossais dans un cabinet pas très loin de chez moi parce que la fille de l'expert comptable passait le DSG, donc j'étais en CDD pour la période, etc. Mais cette première expérience, elle m'a beaucoup forgé pour la suite. C'est-à-dire qu'après, je ne me suis plus laissé faire. Je suis arrivé dans des cabinets où j'imposais. ma façon de faire, ce que je voulais, ce que j'attendais. Et ça a rapidement pris, parce que je suis rapidement passé de chef de mission, responsable de bureau, directeur de cabinet, etc. Jusqu'au jour où, pour passer le deck, j'ai fait le chemin inverse. J'ai voulu repartir dans un tout petit cabinet pour finaliser mon deck. Je venais d'avoir mon premier enfant, etc. Donc il fallait que je me reconcentre sur plein de choses. Et tu te dis que tu redescends un peu dans un niveau de cabinet, tout va bien. Mais au contraire, on te remet toutes les responsabilités sur ton épaule. On te bloque pour partir et créer ton cabinet. Moi, ça a été une guerre pendant trois mois, par exemple, pour partir avec tous les accords qui pouvaient y avoir, etc. Mais c'est des choses que je n'ai pas envie de faire vivre à la nouvelle génération.

  • Speaker #3

    Justement, quel est le message qu'on pourrait leur donner aujourd'hui à des jeunes qui sont dans des cabinets qui ne sont pas ouf ? Alors, je précise, et ça, ce n'est pas un procès que je suis en train de faire là maintenant. Il y a des très, très bons cabinets et ça, on sait très bien les identifier. Il y en a qui sont un peu moins bons, mais c'est de se dire comment on aide aussi des collaborateurs qui sont peut-être parfois en souffrance à pouvoir sortir de ça. Ça a été quoi aujourd'hui avec le recul ? Qu'est-ce que tu aurais fait immédiatement, justement, pour pas que ça se passe comme ça ?

  • Speaker #0

    L'entretien que je fais la semaine dernière pour un chef de mission que je recrute, c'est que la première phrase sur laquelle on a échangé, c'est que je veux être entrepreneur. C'est que malgré que je sois salarié, je veux prendre des initiatives, je veux mettre en place des éléments en étant en accord avec l'expert comptable. Et je pense que ça, c'est hyper important. Moi, je fonctionne beaucoup par confiance et liberté. Les collaborateurs, ils ont des horaires flexibles, etc. Ils ont la liberté de mettre en place des éléments sans que je leur impose des choses. Et ça, c'est hyper important et ça leur plaît. La confiance également, je ne suis pas là pour contrôler, je suis là pour accompagner. Et beaucoup de jeunes étudiants aiment ça. enfin eux leur seul truc c'est d'être bien accueilli d'être accompagné mais d'avoir cette liberté aussi de pouvoir être créatif dans le fonctionnement, le job qu'ils ont à faire et moi je suis assez ouvert sur ça tant que ça tombe, tant que tout fonctionne bien, par exemple nous on a une pointeuse mais j'explique rapidement que la pointeuse n'est pas faite pour contrôler vos heures, elle est faite juste pour que dans une histoire d'équité vos heures sub soient rémunérées. Je m'en fous que t'aies passé 5 heures sur un bossier. Ça, c'est un échange entre toi et moi pour voir pourquoi tu mets du temps. Mais c'est simplement sur les heures sub faites, t'es rémunéré là-dessus.

  • Speaker #1

    D'un point de vue légal, en fait.

  • Speaker #0

    Oui, vraiment. Je ne veux pas que la personne fasse 42 heures, qu'elle rentre chez elle et qu'elle soit hyper frustrée de dire « mais j'ai extrêmement bossé, il n'y a pas de remerciement » .

  • Speaker #1

    Ou alors, il y a la prime de bilan,

  • Speaker #0

    mais qui n'est pas du tout adaptée. C'est tous les mois, période fiscale ou pas, si t'as fait des horaires, ce qui doit te revenir, te revient. Bon.

  • Speaker #3

    Hyper clair. Et toi alors ?

  • Speaker #0

    Tu peux répondre ?

  • Speaker #2

    On l'a perdu.

  • Speaker #3

    Vous pouvez répondre à la question ?

  • Speaker #2

    Non, mais j'étais...

  • Speaker #3

    Non, et toi alors, dans tes expériences quand tu as été salarié, est-ce que tu peux nous faire un retour aussi de ça ?

  • Speaker #2

    Oui, j'ai eu deux moments clés. Ma première expérience, donc j'étais comptable junior dans une grosse fiduciaire à Luxembourg. Moi, toute ma carrière, je l'ai faite à Luxembourg, j'habite à la frontière. Donc j'étais comptable junior, ça se passait bien, j'avais une belle équipe, un bon manager qui m'a appris l'anglais, l'anglais business. Et tout se passait bien. J'ai été élu, donc c'est une boîte de 400 personnes, président de la délégation du personnel. Donc mon boulot, c'est réel, mon boulot, mon portefeuille comptable, on va dire mon portefeuille de client, c'est divisé en deux. Donc je gérais que la moitié et puis le reste de mon temps, je gérais les relations humaines entre le staff et le management. Et j'ai fait ça pendant 2-3 ans. J'ai adoré. Et c'est là que je me suis découvert une passion pour l'humain. Je suis passionné par l'humain. Mais à l'époque, je ne savais pas mettre les mots là-dessus. C'était juste mon quotidien. Et j'ai raconté ça ce matin à Mohamed. Quand j'ai changé de job, je suis parti dans une autre fiduciaire. Donc c'est 40 heures semaine à Luxembourg, le temps de travail normal. Et bien là, je n'avais plus cette casquette de délégué du personnel ou de management. C'est produit et tais-toi. Et là, j'ai pris une belle claque. J'ai été surpris en fait par la masse de travail qu'on attendait de moi et j'étais censé atteindre ce niveau, donc c'était senior comptable. Je devais rentrer dans les clous tout de suite, il n'y avait pas de phase d'apprentissage. Je voulais partir après deux semaines, je suis resté parce que je me suis, par orgueil peut-être, je ne sais pas, je voulais me challenger. Je suis resté un an, la plus dure année de ma vie, mais aussi la plus formatrice. À refaire, je referai les choses différemment. Et c'est ce que je voulais dire au début, c'est que bien identifier qui on est, ce qu'on aime et vers quoi on veut tendre, pour ne pas être surpris parce que j'ai fait un an plein à me demander mais qu'est-ce que je fais là ? C'est nul votre truc, ça ne m'intéresse pas en fait. Donc j'ai continué dans ce schéma jusqu'à ce que j'ai pu identifier ce qui me plaît. Et là, le coaching est... J'ai mis un mot sur tout ça, ça s'appelle le coaching.

  • Speaker #3

    Mais qu'est-ce qui t'a donné envie de devenir délégué du personnel ? Pourquoi en fait tu as voulu faire ça ? Et aussi, déjà, pour quelle raison as-tu voulu faire ça ? Et quel a été ton premier mois dans cette fonction ? Qu'est-ce que tu as découvert ? J'imagine peut-être que tu as fait un audit social ou j'en sais rien.

  • Speaker #2

    J'ai découvert, je ne savais même pas ce que c'était délégué du personnel. C'est juste que j'avais un bon relationnel avec les gens. Tu connais les codes couleurs. Moi, je suis jaune à fond. et ce côté relationnel s'est fait naturellement et donc quand on a reçu les mails à tous en disant les élections vont avoir lieu et qu'ils se présentent j'ai fait ça en blague en fait et ils l'ont pris au sérieux et

  • Speaker #3

    les gens m'ont dit ouais bah vas-y présente-toi et donc en fait j'ai été soutenu donc toi ton rôle à ce moment là c'est être le lien entre la direction et les membres et le staff et du coup ... Est-ce que tu joues le rôle de médiateur ? Est-ce que tu participes à des réunions pour leur remonter des feedbacks ? Tu t'es rends en mode, ça, ça ne va pas. Est-ce qu'il y a des choses qui ont été mises en place au sein du cabinet ?

  • Speaker #2

    C'était exactement ça. C'était vraiment le tampon médiateur, on peut appeler ça comme on veut, mais entre le staff, parce qu'il faut savoir que c'était un management pas dur, mais imposant, impressionnant. C'est une équipe de Hollandais qui sont là, c'est une boîte internationale. Et on n'est pas là pour blaguer. Donc, les gens n'osent pas prendre la parole et s'exprimer sur ce qui va, parce qu'il ne va pas. Et j'ai été ce qui leur permettait de faire ça, de s'exprimer en fait.

  • Speaker #3

    Et c'est quoi justement ? Est-ce qu'il y a des éléments qui sont remontés ?

  • Speaker #2

    Oui, on a jamais des rendez-vous, des réunions avec les managers toutes les semaines. Ok.

  • Speaker #3

    Mais est-ce que toi, tu les saoules pas, les managers ? Tu vois, avec cette vision très froide, en mode on n'est pas là pour rigoler. Et toi, t'es là avec toutes les doléances, tu vois. Oui, oui. Et comment tu fais passer le message aussi ?

  • Speaker #2

    Ils ont affaire à des humains, donc ils doivent assumer leurs responsabilités. Et eux-mêmes sont humains. Il y a des RH. Mais c'était encore un rôle séparé. C'était encore un rôle séparé. les RH avaient leur fonction claire mais de par la loi de toute façon la délégation du personnel devait être désignée et donc moi dans le management et en fait ils ont été très intelligents parce qu'ils m'ont utilisé aussi à leur fin c'est à dire j'ai pu aussi expliquer aux gens certaines décisions qu'ils ont prises qui auraient pu poser problème et donc j'étais dans entre les deux feux on va dire et c'est très très intéressant et justement est-ce que c'est pas trop de pression pour toi à ce moment là ?

  • Speaker #3

    Moi j'ai fait ça aussi, je viens de m'en rappeler à l'instant quand j'avais 22 ans, j'étais délié du personnel mais je voulais chez Citroën, je me rappelle parce que personne ne voulait se présenter du coup moi je l'ai fait Non j'étais avec Pichir en fait c'était quelqu'un qui l'a fait Ma question c'est,

  • Speaker #0

    t'es perçu comment par le management et par les équipes parce que t'es dans un entre-deux il y a bien un côté qui va pas t'aimer et l'autre côté qui va t'aimer Non non,

  • Speaker #2

    j'ai jamais ressenti ça jamais ressenti ça j'étais pas seul, on était une équipe de 10 Oui Mais c'est moi qui représentais la délégation aux réunions management. Tout le monde travaillait. Moi, en tout cas, je l'ai très bien vécu et je pense, après je n'ai pas eu de feedback direct, mais que les gens, parce que le retour était positif, ils venaient nous voir. Ils osaient en fait, ils n'hésitaient plus à venir voir. Ouais, Abdelhadi, j'ai une question. Et puis, ça peut être tout et n'importe quoi. Ouais, il n'y a pas assez de fruits le mardi. Il y a des sujets, mais je dois le remonter. On m'a donné un dépôt, on m'a donné une mission. On va dire dis-le, je le dis.

  • Speaker #3

    Du coup, c'est quoi les demandes où tu sens que ça, c'était fondamental pour le bien commun et les trucs un peu nice, tu vois, qui créent un peu de la friction, de l'inertie pour rien, quoi ? Un corbeil de fruits.

  • Speaker #2

    Ça, c'était concrètement un truc en plus. Il n'y a pas besoin de gratter plus. Mais par contre, là où c'était pertinent, c'est les licenciements. Parce que licenciement, le salarié a le droit de se faire accompagner par un membre de la délégation pendant l'entretien. Et moi, j'allais challenger naturellement les directeurs. Et alors, je pense que c'était de l'inconscience ou de l'insouciance parce que j'étais jeune et je n'avais pas encore pris la mesure de ce que je faisais. Mais j'allais directement dans les bureaux de directeurs et puis on m'a dit mais ça ne se fait pas ce que tu fais. Et je leur disais droit dans les yeux. Mais je ne sais pas si j'ai le même courage aujourd'hui.

  • Speaker #1

    Tu les tais bien les salariés ?

  • Speaker #2

    En tout cas, avec une bonne intention, je le faisais vraiment. Avec sincérité, je disais non, mais ça ne se fait pas, c'est grave. Et puis après, de toute façon, ça reste leur décision. Moi, je n'ai pas de pouvoir. Moi, juste, j'ouvre les discussions. Et après, ils prenaient une décision ou pas. Mais il y a eu plusieurs personnes qui, via ce biais, ont juste changé d'équipe, ont juste... On a trouvé d'autres solutions. Ce n'est pas grâce à moi, mais c'est le système qui fonctionnait bien.

  • Speaker #3

    Oui, hyper clair. Et toi, Soumaya, alors, ton expérience en cabinet, est-ce que aussi tu peux apporter ce que tu as vécu et ce que tu as appris ?

  • Speaker #1

    Moi, quand j'ai commencé en cabinet, je n'avais pas d'expérience professionnelle en compta. J'étais juste comptable fournisseur. Du coup, faire les bilans, je ne connaissais pas. Pourtant, j'avais un DCG. Donc en DCG, tu apprends quand même les écritures d'inventaire sur l'UE9 comptabilité. Mais en réalité, quand tu arrives en cabinet, la réalité, elle est toute autre. La compta du DCG, en fait, ça ne t'arrange pas non plus pour le bilan. Donc moi, je suis arrivée en cabinet en janvier, en période fiscale, avec un portefeuille de 35 clients. Et je devais faire des reporting en anglais. Je devais faire des bilans et je n'avais que quelques mois. Donc quand j'ai commencé... Je devais remplacer une chef de mission, mais j'étais comptable assistant. Au début, c'était dur. Moi aussi, au bout de deux semaines, j'avais envie de partir. Parce que l'expert comptable a dit à l'équipe, je vais prendre quelqu'un. Mais il n'a pas dit à l'équipe que c'était quelqu'un qui n'avait pas d'expérience en bilan. Donc il y avait directement une friction entre moi et le reste de l'équipe. Et entre moi et cette personne que je devais remplacer. Parce que je devais faire un reporting en anglais. Il fallait vite que je comprenne tout, alors que moi, je ne savais pas c'était quoi une provision pour congé payé, tu vois. Et quand je lui demandais c'est quoi ce montant, elle me disait mais c'est la retraite. Arrête de me poser des questions qui ne servent à rien. Mais moi, je n'avais jamais enregistré la retraite, quoi, tu vois. Même les écritures de paye, faire des payes, ça, je ne savais pas faire. Parce qu'en DCG, on ne te l'apprend pas forcément. Même si tu as une petite écriture de paye, ce n'est pas la vérité, tu vois. Je suis quand même restée deux ans et demi, peut-être aussi pour le challenge. Et à la fin, je me suis dit, c'est là que je me suis dit que la compta, ce n'était pas fait pour moi. J'ai appris à me connaître et j'ai compris qu'en fait c'était plutôt l'enseignement, ce côté-là qui pouvait me plaire et qui a fait que je suis partie, tu vois. Par contre, ça m'a formée et à tous nos étudiants, on dit chez les geeks des chiffres.

  • Speaker #0

    aller en cabine d'expertise comptable parce que pour moi, c'est la meilleure école. Vous pouvez faire le DCG, le DSG, le BTS, le DEC, le cabinet. Et d'ailleurs, c'est pour ça que le stage d'expertise comptable, il y a deux ans obligatoire en cabinet. C'est là où vous allez apprendre à faire la vraie compta. Pour moi, ça m'a forgé complètement, tu vois.

  • Speaker #1

    C'est quoi les conseils que tu pourrais donner aussi à des experts comptables pour justement que d'autres personnes ne vivent pas ce que toi, tu as vécu ? Ça aurait été quoi la bonne manière de faire pour que... l'onboarding puisse être calibré et que aussi, à la fois pour la personne qui intègre, donc en l'occurrence toi, et puis aussi les équipes qui sont là, puissent bénéficier de la compétence de la personne, tu vois. Ça aurait été quoi les bonnes choses à faire ?

  • Speaker #0

    Déjà la communication, parce qu'en fait, tu ne communiques pas à tes équipes qu'il y a une nouvelle personne, tu ne leur expliques pas c'est qui. Donc moi, quand je suis arrivée, je suis venue, mais personne ne me connaissait déjà avant. Je pense qu'on aura pu faire un onboarding déjà avant que j'arrive. Une petite présentation peut-être en visio. Et j'explique mon parcours aux gens, et eux, ils savent à quoi s'attendre. Ils ne vont pas me demander plus que mes capacités sur le moment. J'ai réussi à me former, à faire mes bilans après, il n'y a pas de souci, mais ça m'a pris beaucoup de temps, en tout cas au bout de la deuxième période fiscale. La communication, et malheureusement cet expert comptable, il avait des problèmes de management. Il n'était pas méchant, mais peut-être trop gentil. C'est-à-dire qu'il ne disait pas les choses, il cachait les choses, pour ne pas vexer les gens. Il n'affrontait pas, il n'assumait pas les responsabilités de dire ça, ça ne va pas, ça, ça ne va pas. Et en fait, là, il y avait un vrai conflit. En fait, il fuyait les conflits. Je pense qu'il y a ça à faire, mais après, ce n'est pas évident quand ce n'est pas ta personnalité.

  • Speaker #2

    Bien sûr.

  • Speaker #1

    Du coup, les parcours d'intégration, ils sont hyper importants aussi dans les cabinets pour fluidifier, faciliter. Je vous poserai la question aussi, vous, comment vous avez fait de votre côté ? J'aimerais aussi te poser une question. On est face à des humains, des entrepreneurs aussi, l'expert comptable, comme tu l'as dit tout à l'heure, médecin généraliste. Qu'est-ce qui t'a amené au coaching, concrètement ? C'est quoi le point, le déclic qui t'a amené au coaching ? Et la deuxième question que je veux te poser, c'est comment on aide des gens à bien se connaître pour finalement créer le business qui leur ressemble, dans lequel ils ont le moins de... comment dire, de monote pour pouvoir bien gérer leur temps. Oui, exactement.

  • Speaker #3

    Ce qui m'a amené au coaching, justement, c'est cette expérience-là que j'ai partagée. Je l'ai répétée. Donc, j'ai changé de job parce que c'était début de burn-out, c'était surcharge mentale, j'étais pas aligné. Donc, j'ai changé de job. Et deux ans plus tard, dans le nouveau job, ça se passait bien. Mais j'avais toujours ce son, ce bruit de fond qui me disait, mais c'était pas ça le plan. Tu vois, je me faisais chier en fait. Pour le dire concrètement, ce n'était pas ça le plan. Ce qui m'a amené au coaching, c'est que j'ai questionné cette voie en fait. Je me suis dit, mais attends, mais qu'est-ce qui fait que je ne suis pas, qu'est-ce qui fait que je n'aime pas en fait ce que je fais ? Ce n'est pas que je n'aime pas la compta. La compta, c'est un outil, c'est neutre. Mais je n'aime pas les interactions que crée cet environnement en fait. Oui,

  • Speaker #1

    je comprends.

  • Speaker #3

    Donc, tu es arrivé au bureau, tu as le chef qui est déjà là, le manager, il est frustré pour x ou y raison. Il gueule sur tout le monde, il te regarde, il est là, « Ouais,

  • Speaker #1

    c'est quoi cette vie ? »

  • Speaker #3

    Et moi, je lui disais, j'ai toujours dit des choses clairement, je me disais, « Mais souffle, ça va pas, rentre, quoi ! » C'était mal perçu.

  • Speaker #1

    J'imagine, ouais.

  • Speaker #3

    Mais j'ai subi aussi, j'ai subi pas mal psychologiquement, j'ai pris sur moi, et quand je ne pouvais plus prendre sur moi, Je me suis questionné en mode, écoute, arrête, peut-être que la compta, ce n'est pas fait pour toi. Tu te remets en question. Et le problème, c'est que ça touche l'estime de toi. Et là, tu te remets en question humainement. Ce n'est plus seulement sur tes compétences, c'est toi qui ne vas pas. Ce n'est pas ce que tu fais. Et tu te questionnes, qu'est-ce que je peux faire d'autre ? C'est là que tu commences à rentrer en introspection. Et ça, je le recommande à tous les étudiants, mais dès le début. Dis-moi.

  • Speaker #1

    Je suis obligé de vraiment creuser. Tu parles du début de burnout.

  • Speaker #3

    tu mentionnes ça comment t'as identifié ce mot et comment tu l'as vécu intérieurement ça fait quoi en soi même je l'ai vécu c'est très simple c'est très concret je l'ai vécu un matin où je n'arrivais pas je ne voulais pas aller au boulot donc j'ai pris ma voiture donc on devait commencer vers 9h 9h30 je décolle de chez moi je n'ai pas envie d'y aller 9h15 je suis devant chez le médecin pour faire un arrêt et je reste une demi-heure devant le cabinet du médecin dans la voiture en train d'hésiter. Je vais au travail, j'y vais pas, j'y vais pas. J'ai repris la route pour aller au bureau finalement, quitte à arriver en retard. À 11h, on s'est dit je m'en fiche, au moins je suis là, j'assume. J'ai refait demi-tour, je suis retourné chez le médecin sur le trajet, j'ai dit non j'arrive pas en fait. Et quand j'en ai parlé au médecin, il m'a dit de m'arrêter tout de suite deux semaines. Il m'a dit non, vous avez besoin de souffler, il y a quelque chose qui ne va pas.

  • Speaker #1

    Et à l'issue de ces deux semaines, qu'est-ce que tu fais ? Tu reprends encore deux semaines, qu'est-ce que tu fais pendant ce travail-là ? Tu te reposes ?

  • Speaker #3

    Déjà la première semaine, c'était où j'ai vraiment débranché tout en fait. Je suis en repos. je faisais tout sauf penser au travail. Et ça fait du bien. C'est dur d'arrêter, mais ça fait du bien de juste ne rien faire. Je faisais ma vie, je n'étais pas cloué au lit. Ce n'était pas prononcé, c'était un début. Tant mieux que ça se soit fait là. Et la deuxième semaine, tu commences à réfléchir. Ok, je vais reprendre. Comment ça va se passer ? Tu commences à angoisser un petit peu. J'ai appelé le médecin, il m'a dit reprenez le travail. Si ça ne va pas, vous revenez. C'est simple. J'ai eu aussi quelqu'un qui m'accompagne. En fait, se faire accompagner par des professionnels, c'est nécessaire. Quand tu ne sais pas.

  • Speaker #1

    On n'a pas toujours l'habitude, la capacité de se lire aussi.

  • Speaker #3

    Bien sûr, je ne savais pas ce qui se passait. Moi, je prenais la voiture, j'allais, je revenais, je n'avais aucune idée de ce qui se passe sur le moment. C'est juste, lui, il m'a dit... En fait, lui, il n'était pas attaché émotionnellement au fait que je dois faire des bilans ou pas. Il m'a dit, non, non, tu ne vas pas travailler. C'est tout, c'est comme ça que ça va se passer. Et voilà, donc là, a débuté le début de la réflexion, de la prospection. Et j'ai rencontré une coach, j'ai démarché une coach, j'étais la chercher plutôt. Et c'est là que l'univers coaching, développement personnel, questionnement, en fait, c'est les questions qui ont changé ma vie. La manière de se poser des questions qui ont changé ma vie. Et là,

  • Speaker #2

    coach.

  • Speaker #3

    Incroyable. J'ai résumé.

  • Speaker #1

    Non, non, trop bien. Selon toi, pour quelle raison un entrepreneur doit être accompagné ? plutôt sur la partie à côté des chiffres.

  • Speaker #3

    Tu vois ?

  • Speaker #1

    Parce que les chiffres, on va l'aider à faire de l'optimisation fiscale, sociale, à payer moins d'impôts, devenir riche ou peu importe, tout ce qu'on veut. En quoi c'est très important d'avoir une santé mentale qui soit calibrée et qu'on puisse agir en lien avec à la fois nos valeurs, j'imagine, mais aussi nos capacités et notre vie. Tu vois, je lisais un... J'ai vu un bouquin, des fois, tu vas être un peu... Des fois, tu veux être un bon père de famille, et puis tu veux être un bon entrepreneur, et puis tu veux être un bon père, ou peu importe. Et du coup, tout ça, ça se mélange un peu. Comment toi, tu fais pour justement aider à trouver le juste équilibre auprès de tes clients ?

  • Speaker #3

    Il y a une question que je pose, et en fait, c'est même pas dans le côté entrepreneur, c'est la question vie, parce qu'il y a des mamans qui ont des charges mentales de malades. En fait, c'est... Et la question, c'est... Quel enjeu je mets sur cette Ausha ? Quel est l'enjeu derrière ce que je suis en train de faire ? Et c'est ça qui va, entre guillemets, donner la température et l'énergie des mouvements qui vont suivre derrière. Si l'enjeu est important, OK. Alors, est-ce que je me concentre sur ça ? Mais si je mets de l'enjeu partout, en fait, il faut se creuser, il faut se questionner.

  • Speaker #1

    Si tu mets un enjeu à

  • Speaker #3

    100% dans chacun de tes points ? Je ne sais pas.

  • Speaker #0

    Et comment tu fais pour aider une mère de famille ? qui travaille dans ton cabinet, comment tu fais pour l'aider à trouver l'équilibre ? Le parfait équilibre entre sa vie pro et sa vie privée.

  • Speaker #3

    Je la responsabilise. Parce que j'ai le cas actuellement, j'ai une salariée qui est mère de famille et qui passe beaucoup de temps dans le cab. Et elle a déjà mis en place des choses pour faire garder sa fille, etc. pour travailler. Je la remercie, mais ce n'est pas ce que je veux. Ce n'est pas ce que je demande. Et donc, moi, je responsabilise la personne sur cet avis. Tu as la possibilité de faire les choses comme tu l'entends. D'accord ? Donc moi, mon rôle, c'est de creuser ces sujets justement avec la personne, d'être à l'écoute. Et parce que les gens ne savent pas ce qu'ils veulent. Forcément, tu vois, tout le monde ne se questionne pas. Bah oui. Et communiquer, questionner et creuser avec les gens. Une fois que c'est creusé, c'est discuté, tu as un objectif qui est clair et une manière d'atteindre un plan. Et ce n'est pas parfait, attention. La vie fait que ça évolue tout le temps. Au moins, il y a cette quête.

  • Speaker #0

    Et tu arrives à la sonder de temps en temps, comment tu te sens aujourd'hui, pour essayer de repérer si elle n'est pas en surcharge mentale ou pas ?

  • Speaker #3

    Naturellement, ça se fait dans les échanges. Tu le vois. Tu le vois. Il faut être attentif aux gens qui t'entourent. Après, j'ai la chance d'avoir peu de gens autour de moi, donc j'ai du temps. J'ai du temps de qualité. Je peux voir si la personne est down ou pas. Tu peux poser des questions. Il faut oser en tant que responsable. Oser aller chercher ce qui va, ce qui ne va pas chez les employés, chez les collabs. C'est une démarche active. Il ne faut pas juste attendre que quelqu'un vienne se plaindre. On lui dit « ça ne va pas » . Après, on lui dit « pourquoi tu ne me l'as pas dit ? » . Ben non. La responsabilité, elle est dans les deux côtés.

  • Speaker #1

    Hyper clair. Merci beaucoup pour ce partage. Justement, toi Soumaya, pour des femmes qui sont dans la filière, comment justement tu fais pour trouver ton juste équilibre ? Alors toi, tu n'as pas créé un cabinet, mais... Je ne suis plus dans la filière. Non, mais on sert la filière, tu vois, indirectement. Comment toi, en tant qu'entrepreneuse, tu fais aussi pour trouver ce juste équilibre entre à la fois ton travail, mais aussi ta vie personnelle ?

  • Speaker #0

    Alors moi j'ai deux enfants et je suis une maman entrepreneuse, j'ai un travail, j'ai mes enfants et au début c'était très difficile. Donc en fait on va pas se cacher, au début c'est difficile, tu tombes dans un burn-out aussi et tu te dis mais qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi je suis fatiguée comme ça ? J'arrivais pas à trouver l'équilibre entre ma vie pro, pourtant j'aime beaucoup mon travail, les geeks des chiffres, et ma vie perso, je veux être bien aussi pour mes enfants et je veux pas qu'ils ressentent que je sois trop absente. J'ai fait le burn-out parental et là je me suis dit, qu'est-ce qui se passe ? Donc je me suis posée, ça a duré quatre mois. Quatre mois, je n'ai pas ouvert l'ordinateur. Les étudiants ne l'ont pas vu, donc ça c'est tant mieux, merci Nico. Quatre mois, je me dis, mais qu'est-ce que j'ai ? Et c'est là où j'ai fait cette phase d'introspection. Comme je dis, je suis allée à l'école de moi-même, où j'ai essayé de réfléchir qui j'étais, mes besoins, qu'est-ce que je veux. J'ai écrit mon manuel d'utilisation. Et c'est là que j'ai appris à me connaître. J'ai vu mes forces, j'ai vu mes faiblesses, et j'ai essayé de travailler sur ça. Par exemple, j'avais découvert que j'avais peur de l'échec. Donc j'en faisais trop. J'avais découvert que je me stresse trop vite, donc je fais des décisions émotionnelles. Donc j'ai appris à me connaître, et à me détendre, et à prendre les bonnes décisions pour retrouver cet équilibre entre ma vie perso et ma vie pro. Et là, ça a tout changé pour moi. Et là, maintenant, j'arrive à penser à moi, et à travailler. Et à penser à mes enfants parce qu'il y a aussi tes enfants, ton rôle de mère, ton rôle d'entrepreneur, mais il y a aussi toi. Il faut aussi donner un temps pour toi.

  • Speaker #1

    Masterclass, merci beaucoup pour ces éléments. Mohamed, toi, ça fait huit mois que tu as lancé ton cabinet. Vous êtes cinq personnes ou sept ?

  • Speaker #2

    Sept dans quelques jours. Voilà,

  • Speaker #1

    vous êtes sept dans quelques jours. Sept en huit mois, en partant de zéro. J'aimerais voir comment tu le vis d'un point de vue émotionnel. On parlera après de la partie business pour apporter de la valeur, comment on a fait pour aller chercher les clients, etc. C'est plus, est-ce qu'aujourd'hui, tu as le feu sacré et donc ça déroule et donc il n'y a pas de problème ? Comment tu le vis, toi, cette croissance à la fois humaine, mais à la fois business aussi ?

  • Speaker #2

    Sur la partie humaine, je pense que c'est la plus dure parce que tu as une hyper croissance qui fait qu'il faut à la fois la maîtriser. Je suis père de deux enfants, je suis marié, donc il faut aussi maîtriser ta vie de couple. C'est ce que je disais tout à l'heure à Soumeya. Je reviens de vacances, par exemple, ça fait une semaine que je n'ai pas vu mes gosses. Parce que j'ai bossé jusqu'à 1h du matin tous les jours, qu'il fallait avancer sur les dossiers, etc. Donc émotionnellement, c'est hyper dur. Mais dès le démarrage, je me suis mis en accord avec mon épouse pour dire « Ok, je vais me sacrifier sur une période de 2 ans environ, sur laquelle je vais développer au maximum le cabinet. Mais sur cette même période-là, je vais m'imposer des périodes de repos. » Par exemple, juste après le congrès au mois d'octobre, je suis parti quelques jours. Début janvier, je suis parti quelques jours. C'est un moyen aussi pour se retrouver, je me déconnecte de tout. Pour le coup, là, je suis avec Abdelaziz, mais j'ai laissé les clés du cabinet à Abdelaziz sur les parties urgentes. Je suis parti une dizaine de jours, j'ai éteint mon téléphone, je me suis retrouvé moi-même, avec mon épouse, avec les enfants. Mais émotionnellement, c'est hyper dur. J'ai atterri hier à Nice et je me suis dit, j'ai envie de tout arrêter. Parce que ce que j'ai fait les neuf premiers jours avant de partir en vacances... Et là, en cinq jours depuis que je suis revenu de vacances, c'est l'équivalent de deux mois de travail. Oui, c'est vrai. Donc, c'est hyper dur à assumer. Tu prends le stress des entrepreneurs. J'ai des entreprises qui sont en difficulté, donc tu les accompagnes, mais on est bloqué par certaines situations administratives. Tu as tes collaborateurs également qui pensent être sous pression, donc tu as aussi envie de les calmer pour revenir rapidement sur ça. Moi, je suis énormément dans la communication avec mes équipes. Ils sont libres. de fonctionner comme ils veulent, s'ils veulent être en télétravail parce que ça les arrange à ce moment-là ils le sont, ils n'ont pas besoin d'autorisation de manière formelle, etc moi je veux que tout le monde se sente bien même les entrepreneurs alors que c'est très dur donc il y a cet aspect coaching qui peut être hyper important mais j'ai des entrepreneurs qui ont énormément de stress ont énormément de pression, donc tout revient sur mes épaules je vends beaucoup de réactivité également, je pense que c'est bien mais c'est aussi un défaut parce que ça me rajoute une pression supplémentaire Et voilà. Mais émotionnellement, c'est très, très, très, très compliqué. T'as beau mettre toute une organisation en place. elle ne tiendra jamais.

  • Speaker #1

    Hyper intéressant. Pour moi, c'est aussi... Alors, quand même, tu crées des soupapes, du coup. Ça veut dire que tu t'imposes. Et un des points qui te permet aussi de faire ce que tu es en train de faire aujourd'hui, c'est que tu as créé un pacte dans ta vie personnelle qui fait que, en fait, ça te décharge mentalement de te dire, tiens, je peux le faire. Par contre, peut-être l'effet pervers de ça, c'est que du coup, comme tu sais que tu as un pacte et qu'il est timé dans le temps, Donc, du coup, tu vas en rajouter quoi. En fait,

  • Speaker #2

    tu peux le faire, mais quoi qu'il arrive, quand tu as des enfants, tu as envie de les voir. Oui,

  • Speaker #1

    c'est normal.

  • Speaker #2

    Quand tu as ta femme, tu as envie de la voir, tu as envie de passer du temps avec. Et même si, moi, par exemple, le pack, c'était est-ce que je me lance et tu acceptes que pendant deux ans, je carbure ? Ou est-ce que tu me dis, lance-toi petit, ne grossis pas. Et je le comprends aussi et je le fais. Quand tu as une vie de couple, tu n'as pas d'autre choix que de « pactiser » . Et moi, il y a eu la peur de dire OK, bon. sur deux ans, tu peux carburer, faire, etc. Mais au fond, moi, j'ai envie de voir mes gosses grandir. J'ai toujours détesté ces chefs d'entreprise qui ne voient pas leurs gosses grandir. Tu ne passes pas de temps avec eux, etc. Pour moi, c'est mes meilleurs potes. Donc, quand ils sont à côté de moi, je passe des moments qui sont incroyables. Et l'objectif, c'est que je fasse le plus de temps avec eux, point. Les clients, c'est une chose. T'es entrepreneur, c'est une chose. T'as des obligations, c'est une chose. mais rien ne t'interdit dans le fond et ça c'est vraiment un retour d'expérience que j'ai depuis que j'ai attaqué, c'est que rien ne t'interdit de terminer à 19h en fait c'est toi qui t'imposes de faire les choses entre 19h et 22h ou 1h du matin c'est toi qui t'imposes de répondre dans l'heure qui suit, c'est toi qui t'imposes de donner un rendez-vous le lendemain ou d'attendre une semaine ou 10 jours c'est toi qui t'imposes de prendre des rendez-vous pendant des périodes où il y a des TVA, il y a des bilans à sortir etc. La croissance tu dois la gérer

  • Speaker #1

    Hyper intéressant, c'est toi qui t'imposes Donc je trouve que c'est bien de le répéter. Ça veut dire que tu t'imposes, tu t'imposes, tu t'imposes. Tu peux t'imposer une règle du jeu différente, mais du coup, il faut accepter le prix de la règle du jeu que tu vas t'imposer. Je pense que c'est plutôt ça aussi qui est important.

  • Speaker #2

    Tu veux ajouter un truc ?

  • Speaker #0

    Oui, je pense qu'il ne faut pas trop que tu t'imposes des choses parce que tu vas prendre une décision émotionnelle. Tu as envie de tout arrêter.

  • Speaker #2

    Non, alors j'ai envie de tout arrêter. C'est que là, actuellement, il y a une pression qui est à la fois administrative par la part des impôts de tous les organismes qu'il y a autour, on a un temps de réponse qui est incroyable, des entrepreneurs qui ont des stress énormes et en fait tu les accompagnes, tu leur vends un service donc si tu leur vends un service, tu dois y répondre même si c'est pas de ta faute, ce que je te disais tout à l'heure, des droits d'enregistrement pour une session, à Paris c'est 3 à 4 mois, l'entrepreneur tu vas lui dire pendant un mois, ok c'est pas nous, c'est les impôts, deux mois, à la fin il va te dire mais t'es sûr t'as fait les éléments, etc il te demande des preuves, donc il remet en cause ton professionnalisme ... Et ça, c'est embêtant pour nous. Idem, les collaborateurs, ils vont recevoir de la pression de la part des clients. Ce n'est pas eux de subir cette pression-là, ni à nous en réalité. Ça doit être neutre pour tout le monde. Mais aujourd'hui, il y a un jeu de pression qui est de partout. Il faut simplement réussir à la repositionner pour mieux accompagner.

  • Speaker #0

    Et Mohamed, comment tu fais pour penser à toi dans tout ça ?

  • Speaker #2

    Moi, je ne pense pas à moi.

  • Speaker #0

    Tu ne vas pas tenir de la durée. Non,

  • Speaker #2

    non, non. C'est un grand sujet. Moi, j'ai mes parents toujours au téléphone. J'ai ma mère qui me dit « ta santé avant le boulot » . J'ai mon épouse qui me dit « la santé avant le boulot, c'est hyper important » . Mais je n'ai pas un objectif de bosser pendant 50 ans. J'ai envie de construire quelque chose qui puisse tourner tout seul et derrière faire des choses que je kiffe, que ce soit du consulting ou de l'accompagnement, etc. Et je me dis que pour ça, il faut sacrifier un peu de temps. Tout à l'heure, on parlait de burn-out. Moi, je l'ai vécu le burn-out et de manière très physique. C'est-à-dire qu'en 2020, j'ai perdu quasiment 30 kilos.

  • Speaker #3

    Moi, c'était sévère.

  • Speaker #2

    Moi, c'était très, très sévère. Donc moi, j'ai eu des pressions incroyables. J'étais au bureau à 4h du matin, je partais. Non, non, ça, c'est vraiment dans un autre cabinet où j'étais. Si tu veux, il y avait une équipe qui n'était pas du tout performante. J'étais un peu le directeur de toute l'équipe et j'ai pris les claques de partout, la direction, etc. Donc tous les jours à 4h au matin, jusqu'à minuit, une heure au bureau, etc. Donc en quelques mois, je te parle vraiment sur la période fiscale 2020. J'ai perdu 30 kilos, je mangeais quasiment plus rien, le XS était ultra large pour moi, tout le monde était inquiet, j'ai consulté des médecins, ils ont cherché toutes les maladies du monde, rien trouvé. Le burn-out ne leur est pas venu en tête à cette époque-là. Même si tu l'exprimes, pour eux, du moins ceux que j'ai consultés à l'époque, c'était pas lié au burn-out, ça pouvait pas atteindre ça. Mais dans les maladies, il n'y avait rien qui a été trouvé, j'ai fait 1500 examens, etc. Mais j'ai continué à bosser. Jusqu'au moment où je suis revenu de congé au mois d'août et j'ai un très bon ami, Jawad Lamrini, qui a une structure qui fait du social par exemple. Et en fait, on bossait ensemble à cette époque-là et il me dit, il me dit non mais part. La solution, c'est casse-toi en fait. Même si tu es mon frère, je t'aime énormément, casse-toi d'ici. Tu n'as pas à être là. Parce qu'en fait, il m'avait arrivé dans le cabinet, en bonne santé si tu veux, et il a vu une chute sur neuf mois qui était horrible. Et c'était un point où tu allais au bureau, moi je prenais le métro, du coup je suis à Lyon. Tu restais en bas et tu regardais le bâtiment, tu te disais, ok, est-ce que je monte ou est-ce que je monte pas ?

  • Speaker #0

    Et quand est-ce que tu as vu que c'était le burn-out ? Quand est-ce que tu as compris ça ?

  • Speaker #2

    Tu ne mets pas le mot burn-out sur la situation. Je pense que quand tu es dans le vrai burn-out, c'est quelqu'un d'autre qui te le dit, mais de toi-même, tu ne te le mets pas à ce terme-là. Moi, c'est quand je vais voir régulièrement mes parents à Avignon. Donc, tu vas les voir toutes les deux, trois semaines. Et à chaque fois, tu es plus maigre, tu es plus maigre, tu es plus maigre, tu es plus maigre, tu es plus maigre. Mais quand je dis 30 kilos, ce n'est pas sur deux ans. C'est sur deux, trois mois où j'ai séché. vraiment sécher,

  • Speaker #0

    ouais c'est très dangereux il y avait un gros risque sur la santé et quand t'as compris que c'était l'épuisement professionnel ça a fait quoi dans ta tête ?

  • Speaker #2

    ça a fait un gros boom en me disant ok j'arrête prends un ou deux mois pour réfléchir à ce que je veux réellement si je vais dans un cabinet j'impose en fait mes conditions et c'est ce qui est arrivé par la suite c'est qu'en deux mois je me suis un peu restructuré moi-même et quand je suis arrivé dans un cabinet ils étaient eux-mêmes étonnés c'est que j'ai imposé mes conditions la manière de bosser comment bosser, les relations humaines qu'il devait y avoir, les équipes à gérer. Tout ça, ça a été imposé. Et c'est ce qui a fait qu'après, j'ai pu re-kiffer la profession. J'étais dans une situation de dégoût de la profession. Je ne veux plus entendre parler du métier, mais avec un fond de passion. C'est que depuis que j'ai le bac, je kiffe vraiment la compta. C'est bizarre à dire, mais j'ai un kiff pour la compta, pour l'accompagnement, pour l'aspect fiscal, comptable, juridique, la réflexion qu'il y a derrière. Moi demain tu me dis que tu es à la tête d'un cabinet et que tu n'entends pas du tout parler de ça, ça ne m'intéresse pas. C'est bien le développement, mais l'aspect technique, c'est ce qui me stimule en allant au bureau le matin.

  • Speaker #1

    Hyper clair. Tu vois, c'est marrant parce que je trouve qu'il y a des éléments communs dans ce qu'on dit ici. C'est cette espèce de

  • Speaker #3

    « Ah, t'arrives ! »

  • Speaker #1

    En fait, ce n'est que des gens qui sont de bonne volonté. Ce n'est que des gens qui veulent bien faire. Et donc en fait... t'avances et puis à un moment donné, tu prends un mur dans la tronche et puis après, hop, tu regardes à droite et là, tu commences à te questionner. Et après, en fait, finalement, c'est presque parfois un cadeau de se dire, bah tiens, en fait, maintenant, je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas. Si tu prends du côté positif du terme. Du coup, ça me permet de rebondir sur la vision du cabinet de demain. On crie quoi comme cabinet ? Justement pour que dans le chemin, toutes les équipes puissent être accompagnées pour qu'on puisse à la fois atteindre les objectifs. des clients et aussi atteindre les objectifs des collabs et in fine l'objectif du cabinet. Je te laisse la parole toi. Du coup maintenant c'est quoi l'expérience collaborateur que tu veux pour les gens qui travaillent avec toi ?

  • Speaker #3

    J'en ai aucune idée. C'est simple. Ce qui est important pour moi c'est que on soit en quête de cet alignement et que ça réponde aux objectifs et aux intérêts de tous, individuellement pour le collectif.

  • Speaker #1

    Comment on fait justement pour créer ?

  • Speaker #3

    Il faut discuter, échanger, creuser. Et que si moi, j'ai des impératifs, je dois rentrer un certain chiffre d'affaires, je dois avoir une certaine rentabilité, j'ai mes propres objectifs personnels, qui répondent à ma vie, à moi, ma vie de famille, etc. Le collaborateur, lui, il s'en fiche. Que je veuille rouler en Porsche toutes les deux semaines, ce n'est pas son problème. Mais par contre, il doit être assez intelligent et avoir cette empathie et rentrer dans... un objectif global. C'est-à-dire que moi, je veux obtenir ça via mon cabinet. Maintenant, lui, quel intérêt il a à rentrer dans ce cabinet ? Et donc, il a ses propres objectifs aussi et on doit trouver le point de convergence, en fait. Et le point de convergence, faire en sorte qu'il dure le plus longtemps possible. Soit une droite parallèle, mais très proche.

  • Speaker #1

    Justement, quand tu as recruté les paris-bois, quand tu l'as recruté, comment tu t'assures au moment où tu vas l'avoir ? que justement, tu vas répondre à son objectif intrinsèque et qu'elle, en lien avec son objectif, elle pourra répondre au tien.

  • Speaker #3

    Je lui ai posé la question, quels sont tes objectifs ? Comment tu vois ta vie ? Elle m'a expliqué un peu son histoire. Elle avait beaucoup d'expérience et humainement, il y a eu un match. Donc, les échanges étaient très fluides. Et c'est l'authenticité, la sincérité des échanges qui m'ont mis en confiance. Et on n'a pas parlé chinois. Et je lui disais la même chose. Je lui disais, moi, dans mon cabinet, c'est le chaos. Ne crois pas que tu vas vivre dans une structure où tout est en règle, etc. Donc soit tu es OK avec le chaos et quand ce sera difficile, tu vas relever les manches et puis on va faire en sorte de redresser les choses. ou soit tu as besoin de quelque chose qui est structuré, cadre, etc. Je ne peux pas te l'offrir. Tu vois, être très transparent, être très honnête. Et ça se passe très bien. Et donc, je n'ai pas menti. Mais ça se passe super bien. On le vit bien, en fait. Et je trouve qu'on arrive à... Il faudrait que je repose la question. Mais on arrive à s'épanouir et avoir du temps pour nos familles, pour le travail. Et le travail est fait en temps et en heure.

  • Speaker #1

    Mohamed, toi, ça fait huit mois que tu as lancé. Est-ce que tu peux donner un peu de data, un peu de chiffres ? Qu'est-ce qui t'a aussi amené à créer ce cabinet avec toute cette expérience ? J'ai l'impression que tu as à peu près une dizaine d'années d'expérience dans la profession. Avant de lancer ton cabinet, ça a été quoi la thèse du départ ?

  • Speaker #2

    C'est que le jour où j'ai commencé à prendre la direction du pôle compta dans un cabinet, je me suis dit, il faut que j'ai mon cabinet. C'est aussi simple que ça. Le jour où j'ai été diplômé, résultat 12 janvier 2024, le lendemain, mon dossier était parti à l'ordre. Avant même d'avoir une rupture mentionnelle ou une démission ou quoi que ce soit, le dossier était déjà parti. J'ai lancé mon cabinet en me disant qu'il faut qu'il y ait une vision très claire, c'est que je ne veux pas d'un gros cabinet, mais je veux d'un cabinet qui m'assure un niveau de vie qui rattrape mes 8 ans, 9 ans d'études. Simplement ça, et que je puisse à la fois kiffer, être dans la passion de la compta, etc. Moi, dans le recrutement, par exemple, il y a beaucoup de transparence et d'échanges avec les collabs. Par exemple, là, j'ai une collab qui me dit que la compta, ça me saoule. Je veux faire du contrôle de gestion. C'est ce qui m'intéresse. Ok, on recrute une autre personne et elle va s'occuper de tout ça.

  • Speaker #3

    Excuse-moi, je te coupe. Mais là, le fait que la collab, elle dise clairement les choses, c'est magnifique.

  • Speaker #2

    C'est puissant. Il y a de la pure confiance dans ce que je dis.

  • Speaker #1

    Mais comment tu crées ce terreau fertile ? Comment déjà, au début, c'est quoi ta thèse de cabinet et quelles vont être les règles du jeu à l'intérieur ? Pour que justement, après, quand les gens y rentrent, ils savent, si la personne a dit je n'aime pas la compta, je veux faire autre chose. Du coup, c'est que tu as défini une règle à l'intérieur qui lui permet de le faire.

  • Speaker #2

    La règle, c'est que le cabinet, c'est chez vous. Donc, si c'est chez vous, on est à l'aise, on se dit tout et on fait les choses. J'ai une collab, par exemple, sa grand-mère était malade. Chez nous, on peut faire du télétravail, mais pas de manière continue sur deux, trois semaines, etc. Sa grand-mère était malade. T'es dans tes travails jusqu'à ce qu'elle se rétablisse. Que ce soit dans deux mois ou dans six mois, je m'en fous. Parce que si t'es au cabinet et que tu t'inquiètes pour ta grand-mère, t'es pas productif. Alors que si t'es à côté d'elle, tu vas être productif. Elle, elle veut une autre qui veut faire du contrôle de gestion. J'ai des clients qui sont en demande. OK, maintenant, mets en place tous les process, crée les produits, crée le service, crée la tarifaction, OK, allez. Et fais le rendez-vous avec le client, propose ce qu'il a proposé. Ça marche, ça marche pas, on s'en fout. On va proposer, si ça fonctionne, c'est OK. Mais si je l'allais sur de la compta, elle va bâcler potentiellement son travail, ça va la saouler et à un moment donné, elle va me dire, mais moi, je vais arrêter, ça ne m'intéresse pas. Et quand j'ai lancé, c'était ça l'idée. C'était, venons, on fait quelque chose où, entre guillemets, je sors de la maison pour aller à la maison. Vraiment.

  • Speaker #1

    Est-ce que tu n'as pas peur, toi aussi, qu'à un moment donné, tu vas perdre le contrôle de ça ? Je m'explique. Ça veut dire qu'il y a un principe qui dit que la confiance n'exclut pas le contrôle non plus. C'est-à-dire que tu vas donner aussi beaucoup d'autonomie et de responsabilisation. Fais-le. Je te fais confiance. Si ça te fait kiffer, vas-y. Et c'est trop bien. Mais du coup, comment tu t'assures aussi la délivrabilité de la qualité ? Parce que là, tu te lances aussi. Il ne faut pas risquer aussi la rentabilité de ton cabinet et ce qui peut se passer demain. Comment aussi tu as projeté ça ?

  • Speaker #2

    Tout reste quand même sous contrôle. Enfin, là, pour le contrôle de gestion, tous les livrages vont être contrôlés. Après, tout ce qui est lié au travail et à la compta, on doit faire des déclarations de TVA, etc. Donc, si tu as du retard, tu sais que naturellement, ce n'est pas fait. On n'exclut vraiment pas le contrôle. Je suis vraiment là pour accompagner, les aider. C'est pour ça que je rentre très tard le soir. C'est qu'en journée, je suis vraiment avec eux. Je peux m'asseoir avec toi et faire tout le process d'accompagnement, etc. Mais après, il peut y avoir... quelques soucis par moment parce que tu lèves le pied sur certaines choses, etc. J'ai eu le cas. J'ai pris un juriste au mois d'août quand j'étais parti en vacances. Quand je suis revenu, c'était catastrophique. Mais c'était quelqu'un qui avait un peu bossé avec moi avant, etc. Ce qui fait que sur le recrutement du deuxième juriste, là, on a énormément échangé. On a défini les valeurs communes, etc. Je n'ai plus mis tous mes dossiers avec lui. Je me suis remis à faire des créations, etc. Et derrière, quand j'ai vu que ça fonctionnait avec, Première relation, les clients qui t'appellent, qui te disent mais le juriste, il est incroyable, je kiffe, etc. Là, tu peux refaire confiance totalement.

  • Speaker #1

    Donc du coup, toi, tu es manager d'un certain nombre de personnes. Comment tu arrives à trouver le juste équilibre entre être un bon manager, mais aussi délivrer la partie opérationnelle ? Parce que j'imagine que tu es en face aussi de structuration. Donc forcément, il faut mettre en place des process pour que ça puisse rouler, ça puisse être huilé. Quel est le temps de qualité que tu alloues ?

  • Speaker #0

    à tes collabs pour veiller à ce que la qualité soit OK ? Est-ce que tu as des temps qui sont dédiés ? Est-ce que c'est le lundi, le mardi ? Comment c'est organisé tout ça ?

  • Speaker #1

    Tous les jours, de 11h30 à midi. Échanger avec les collabs sur ce qui va, va pas, s'ils ont des questions. J'ai commencé à le mettre en place, ils aiment bien. Ce retour, ça peut durer deux secondes. C'est juste une question sur un dossier, fin de l'histoire. Sur les process, Abdelhaïd a dit pour en témoigner, mais je suis très organisé. Depuis très longtemps, je construis mon cabinet. Ça fait trois ans que je suis en train de construire mon cabinet, tous les process qui vont avec, les lettres d'émission, pour la télé, enfin tout ce que tu veux, tout a été construit en amont. Il y a un drive qui doit, si je pense, être divulgué un jour dans la valeur des millions d'euros. Il est énorme, il y a tout dedans. Mais j'ai commencé à le construire il y a longtemps. Donc si tu veux, moi je savais qu'il fallait... Ah oui,

  • Speaker #0

    donc en fait tu te lances depuis huit mois, mais...

  • Speaker #1

    Mon cabinet, je l'ai construit avant.

  • Speaker #0

    Ok, parce que... La préparation. Ouais, parce qu'en fait, t'as aiguisé la hache avant de couper l'arbre, quoi.

  • Speaker #2

    C'est exactement ça.

  • Speaker #1

    Et je n'avais pas d'autre choix, c'est que moi j'aime bien faire les choses de manière organisée. C'est limite, tu me dis demain on mange ensemble, j'ai besoin de connaître l'heure, le restaurant, comment je vais y aller, etc. C'est hyper important pour moi. Donc là,

  • Speaker #0

    c'est quoi le profil ? Ça c'est bleu là.

  • Speaker #1

    Purement. Mais tu vois, je suis hyper organisé. Surtout que je vais en voyage, j'ai besoin que tout soit bien carré pour partir. Et ce qui fait que mon cabinet, je l'ai anticipé. Donc le jour où je me suis lancé, c'était naturel. C'était une aventure quand même, mais c'était naturel. Tu voulais déchiffrer tout à l'heure, mais là, en 8 mois, on doit être à 350 euros de CA. Fait que tu aurais encaissé.

  • Speaker #0

    350 000 ? Parce que 350 euros,

  • Speaker #1

    c'est mon pot.

  • Speaker #2

    Je suis fait léger.

  • Speaker #1

    350 000 euros en signé, on doit approcher les 500 000. En 8 mois d'activité.

  • Speaker #0

    C'est incroyable.

  • Speaker #1

    Je connais très peu de cabinets qui ont fait ça. Je sais que je n'ai pas le recul encore. pour le voir.

  • Speaker #0

    Moi, je vois des experts comptables, des fois, ils me disent j'ai fait mon premier exercice, je suis à 30K, 60K, je suis une boîte.

  • Speaker #1

    Je ne suis même pas à 1 an encore. Et là, ce que je disais tout à l'heure, c'est que la semaine dernière, sur 3 jours, 20 clients ont signé. Que du bouche à oreille.

  • Speaker #0

    Que du bouche à oreille, donc dans l'acquisition, c'est comme ça que ça marche ? Alors,

  • Speaker #1

    il y a du bouche à oreille et je reviens sur, du coup, Jawed Lamrini, que j'ai cité tout à l'heure, qui lui a une boîte de paye, etc. En fait, si tu veux, le réseau Lyonnais est un réseau très fermé. Pour mettre un pied dedans, tu rentres par des connaissances qui sont déjà dedans, entre guillemets. Et eux m'ont permis de mettre un pied dans le réseau Lyonnais. Et une fois que j'ai eu le pied dans le réseau Lyonnais, tu fais rentrer un client, il est satisfait, tu en fais rentrer un deuxième, etc. Ça va être du petit dossier au très gros dossier. Par exemple, la semaine dernière, c'est Katsubo et Conferentré.

  • Speaker #2

    Alors après, excuse-moi, je te coupe. Petit disclaimer, il est excellent en vente. en persuasion et en prospection. Ce n'est pas donné.

  • Speaker #1

    En fait, si je veux, quand je pars à un événement ou que j'assiste à un truc ou que je rencontre un client, mon objectif, c'est qu'il soit closé pendant le rendez-vous, pendant l'échange. Et pour ça, c'est que je te donne la valeur pendant le rendez-vous. On peut aussi s'adapter à ta situation. On va réfléchir à des montages, etc. Mais je ne vais pas te donner toute la valeur pour que tu restes avec une envie de revenir. Et quand tu reviens, généralement, je te close et c'est fini.

  • Speaker #0

    Vas-y.

  • Speaker #3

    Tu disais tout à l'heure que c'était le bouche à oreille. Oui. Mais tu es aussi sur LinkedIn.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #3

    Est-ce que LinkedIn t'a pas aussi ramené des clients ?

  • Speaker #1

    LinkedIn, en un an, a dû m'apporter 10 clients.

  • Speaker #0

    Il y a peu, en fait.

  • Speaker #1

    C'est peu sur la communication que tu fais. Mais moi, LinkedIn, je me base dessus pour deux choses. D'une part, c'est une notoriété qu'on doit aller chercher auprès des éditeurs, de tous ceux qui travaillent avec la profession. pour qu'ils comprennent que le pouvoir, c'est nous et plus eux, mais vraiment pour qu'il y ait une relation saine. Aujourd'hui, Dieu merci, on est par exemple en très bonne relation avec plein d'outils comptables, on échange sur des petites thématiques, etc. Pour les étudiants, je dois avoir peut-être 15 messages par jour, et je ne réponds pas des fois, mais je leur dis je suis désolé, mais j'ai d'autres impératifs. Mais aussi également pour les étudiants, parce que je ne veux pas qu'ils se lancent dans une profession sur laquelle ils auront un regret dans 3, 4, 5, 6 ans. Nous, les regrets qu'on a pu avoir, c'est peut-être sur certaines choses liées au métier. Aujourd'hui, on a une capacité de communiquer dessus, de dire, telle chose, ça ne va pas, attention, là, il y a des trucs comme ça qui vont bloquer. Et ça ne veut pas dire qu'on les enlève de la filière de l'expertise comptable. On les met dans une filière financière. Tu kiffes la finance, il y a plein d'autres métiers à côté. Mais comprends que tu vas faire huit ans d'études, qu'il y a un stage qui est long, etc. Et ça me permet aussi de communiquer auprès d'eux. Mais ça n'a jamais été dans l'intention d'avoir des clients. Moi, les clients, je les ai principalement par bouche à oreille ou en participation. à des événements. Je fais quelques conférences à droite à gauche sur des thématiques et ça me permet à la fin de venir rencontrer des personnes, de closer.

  • Speaker #0

    D'un point de vue naturel, les profils comptables, en tout cas qui sont issus de la profession, vendre, ça peut être un gros mot, tu vois. Genre, c'est peut-être pas assumé. Comment toi, t'as appris à développer ce skills, tu vois, cette compétence ? Et c'est quoi les quelques conseils que tu pourrais donner, soit à des collabs même qui bossent en cabinet, qui pourraient rentrer des missions, tu vois, ou à des confrères ?

  • Speaker #1

    On a tous un besoin. Nous, notre besoin, c'est d'avoir des honoraires qui rentrent, qu'on puisse payer à la fois des salaires, les locaux nos salaires. Et les clients, ils ont besoin de faire tourner leur boîte. Mais le prix ne doit jamais être adapté à la peur du client. On peut dire, il faut que je paye le minimum, etc. Mais plutôt à la qualité de service que tu vends. Moi, j'ai fait mon mémoire d'expertise sur la data. C'est une mission qui n'existait pas en cabinet. Donc, j'ai créé toute la mission, entre guillemets. Et à la fin, j'avais une problématique, c'est qu'il fallait vendre cette mission-là. Donc, je me suis formé sur la vente. Et j'ai créé un peu le statut d'expert comptable commercial. tu analyses le client et tout client a une frustration. Et dès lors que tu déniches un peu cette frustration chez le client, tu es obligé de répondre à cette problématique-là. Donc, tu as plein d'ostics qui vont arriver après. Tu as ta frustration, tu vas voir quel est l'impact sur sa situation personnelle, professionnelle. Et à la fin, il va avoir cette envie de réponse. Sauf que cette envie de réponse, 90%, voire même 100% quasiment des cabinets le donnent gratuitement. Je te donne la réponse, fin de l'histoire, et je ne te facture rien du tout. L'idée, c'était de dire... On crée un process de vente à partir de ça, de dire, OK, tu as besoin de la réponse. Pour ça, il faut que je te facture. Pour te facturer, je te montre, parce que le livrable est hyper important, je te montre par quels moyens tu vas gagner de l'argent ou économiser ou réduire ton risque. Et ça vaut tant. Et le rapport payé par rapport à la frustration qu'on a fait, Masterclass. À la fin de l'histoire.

  • Speaker #0

    OK.

  • Speaker #2

    Et il m'a accompagné là-dessus sur un sujet que j'avais et j'ai vendu beaucoup plus que ce que je pensais vendre à la base.

  • Speaker #0

    Ça veut dire que... Du coup, tu enlèves la peur de vendre aussi plus cher parce que peut-être tu mets en face la valeur que tu apportes vs le prix. Du coup, si le prix que tu payes est inférieur à la valeur que tu vas délivrer, c'est OK.

  • Speaker #1

    Tu as une deuxième technique aussi, c'est d'inverser la situation. Au lieu de proposer des honneureurs, tu laisses le client te proposer les honneureurs qu'il aimerait avoir. Donc, tu as déjà ton échelle. Si elle est trop basse, tu vas lui expliquer que non, ce n'est pas possible. Mais au moins, si le mec te dit, moi, je suis prêt à 350 euros pour ça, etc. Si c'est dans tes cordes à quelques euros près, tu peux toujours ajuster et tu as une satisfaction immédiate. Oui,

  • Speaker #0

    je vois.

  • Speaker #1

    Et voilà.

  • Speaker #0

    Je sais quoi, je vais le tester celui-là.

  • Speaker #1

    Je le fais énormément. C'est le mec, avant de parler au normal, je lui dis, mais toi, tu es prêt à payer combien ? Et il te dit, c'est 200, 300, 400, 500. Mais OK, mais tu as besoin de quoi dedans ? Et quand il te fait le détail, tu sais où tu vas t'arrêter pour la mission, plus ou moins, ou compléter. Mais au moins, tu as déjà son budget. Tu sais que si tu fais trop cher, ça va le bloquer. pas assez cher, ça te met toi dans le rouge.

  • Speaker #3

    T'as déjà eu le cas où il t'a proposé plus que ce que tu pensais ? Oui,

  • Speaker #1

    une fois.

  • Speaker #3

    T'as fait quoi ?

  • Speaker #1

    Je lui ai dit en toute transparence que je m'alignais sur mon prix à moi parce qu'en temps... En fait, je fonctionne beaucoup par transparence. Tu vois, moi, en réunion fin d'année, je sors le temps passé, je sors les zones à refacturer. Si j'ai passé moins de temps que prévu, je te fais un avoir. Et le client, ça y kiffe parce qu'il est en totale transparence. Et si j'ai passé plus de temps, la hausse se fait progressivement. Je veux pas être dans la brutalité. C'est que si on doit augmenter, je ne vais pas te passer par exemple de 500 à 1000 balles, mais je vais te faire une progressivité sur l'année pour arriver au bon prix.

  • Speaker #3

    Donc toi, tu proposes des honoraires éthiques ?

  • Speaker #1

    Oui, j'essaie de fonctionner dans l'éthique à 100%. Parfois, c'est compliqué parce que si tu veux être éthique, il faut qu'en face, la personne soit réceptive sur cette partie-là. Parce que le jour où tu fais ton avoir parce que tu as passé beaucoup moins de temps, le jour où tu vas augmenter, il faut qu'ils le comprennent aussi. Et que ça ne soit pas une situation de blocage.

  • Speaker #0

    Toi, de ton côté ? Tu fais à la fois de l'expertise comptable et du coaching. D'un point de vue externe, ça pourrait créer la confusion. Comment tu arrives justement à allier ces offres et à les proposer aussi à tes clients ? Et sur quels produits, finalement, tu les fais rentrer dans ton cabinet ? Et même, comment tu arrives aussi à asseoir la légitimité de se dire « expert comptable, coach, ça ne marche pas » .

  • Speaker #2

    Ça n'a rien à voir. J'étais confus moi-même au début, en fait. C'était deux choses que je voulais scinder, c'est-à-dire que je voulais avoir une offre coaching. J'accompagne les gens dans leur sujet, questionnement sur le leadership, management, problèmes personnels, peu importe. Et c'était très individuel. Et après, en fonction, je leur disais, oui, mais je suis aussi expert comptable. Quand tu dis les deux en même temps, les gens ne comprennent pas. Ou alors expert comptable, il vient parce qu'il a un besoin de bilan, de déclaration fiscale et c'est tout. Donc, c'est en me trompant, en fait, que j'ai corrigé le tir. Et la bonne formule, c'est pour moi, en tout cas. c'est de rencontrer les dirigeants, les personnes, et dans les premiers questionnements... Le retour que j'ai, en tout cas 99% du temps, c'est qu'on ne pose jamais des questions. C'est bizarre. C'est la première fois que ça m'arrive. On ne pose pas ce genre de questions d'habitude. Je rentre directement dans le perso. Comment ça se passe ? Qu'est-ce que tu fais en ce moment ? Pourquoi tu fais ça ? Je pose des questions. Le gars est électricien. Pourquoi tu fais ça ? Parce que je dois gagner ma vie, etc. Mais si tu ne gagnes pas, qu'est-ce qui se passe ? Et donc, on rentre vraiment dans le perso. Et moi, ma croyance, c'est que le pro est au service du perso. Et donc, ce que tu fais, ça répond à un intérêt personnel, forcément. Donc, c'est ça que je vais chatouiller, challenger dans mes discussions clients. Et la comptabilité, c'est un outil. Donc ça, moi, je le laisse bien au stade de outil. Et ce qui m'importe, c'est le dirigeant. C'est la personne que j'ai en face de moi, c'est l'humain. C'est l'humain avec qui j'échange. C'est ça qui est vrai. Le reste, ça se corrige. Mais l'humain, les décisions, elles sont puissantes, en fait.

  • Speaker #0

    D'ailleurs, la conséquence de ce qui va se passer dans l'outil, dans la compta, c'est la manière dans laquelle se construit l'humain que tu vas accompagner.

  • Speaker #2

    Exactement.

  • Speaker #3

    Comme il disait Mohamed tout à l'heure, je préfère qu'elle fasse du contrôle de gestion parce que si elle continue la compta et qu'elle n'aime pas, ça se verra.

  • Speaker #2

    Bien sûr,

  • Speaker #1

    mais je pense que c'est... hyper important. Ça se verra dans les comptes. Pour moi, dans ton fonctionnement, alors moi, je n'ai pas la même vision qu'Abdelaziz. Le compta, ce n'est pas un outil, mais c'est l'essence même de ce qu'on fait qui nous permet de tout faire. Je ne mettrais pas le terme outil dessus. Je n'aurais pas de mot à mettre. Pour moi, c'est compta, c'est compta, entre guillemets.

  • Speaker #2

    C'est parce que tu es passionné.

  • Speaker #1

    Oui, peut-être. Mais l'humain a toute son importance, tu vois. J'ai du mal à comprendre les cabinets qui voient leur collab souffrir et galérer et ne pas agir en conséquence. On remplace l'humain par l'humain simplement. Parce qu'il y a une question de rentabilité, etc. Honnêtement, je préfère perdre un peu de rentabilité, avoir des équipes qui vont kiffer, que penser que rentabilité et avoir un turnover tous les trois mois, quatre mois, cinq mois. Du coup,

  • Speaker #3

    il y a des experts comptables qui ne voient pas ça parce que pour moi, c'est un problème d'empathie, tu vois. De communication et d'empathie.

  • Speaker #1

    Pour moi, on a une génération d'experts comptables qui est dans leur bureau, qui pensent au développement, qui font leur rendez-vous, etc. Qui sont... pas avec les collaborateurs dans les bureaux par moment ou avec des réunions. Il y a le rendez-vous annuel, enfin le bilan annuel avec les collabs pour faire le point sur leurs primes. Voilà. Je pense que 90% des collabs s'en foutent parce qu'ils savent que c'est pas basé sur des chiffres pertinents, sauf certains cabinets. Je prends le cas de CK, par exemple, où ils ont une vraie valorisation de la prime pour les collabs, etc. Mais 90% des cabinets n'ont pas de valorisation sur la prime, le temps de passer, enfin... Ou simplement passer et dire au collab sur tel dossier merci. Je pense que le collab, il va avoir un apaisement de dire « Ah ouais, mais regarde ce que je fais, je ne rends juste pas que des comptes. »

  • Speaker #0

    D'ailleurs, je rebondis là-dessus. J'ai enregistré un épisode hier, je ne sais pas à quel moment il va sortir, mais justement, il y avait un cabinet qui est labellisé Happy At Work et ils ont créé une charte du management. Et justement, il y a ce côté reconnaissance en mode Juste de dire merci parce que peut-être que le collab lui il s'est dit ça fait trois semaines je suis en train de travailler là-dessus, je me suis arraché et il ne m'a même pas dit merci. Et donc juste le fait d'avoir cette reconnaissance, tu dis ah ouais ok au moins il a vu que j'ai charbonné.

  • Speaker #1

    Mais tu sais que moi j'en veux toujours un expert comptable en 2020 où j'ai remplacé sur plusieurs dossiers une collab qui était un arrêt maladie et il ne m'a toujours pas dit merci en pleine période fiscale. La seule chose qui m'a reproché, c'est de ne pas avoir bossé pendant que j'avais chopé le Covid.

  • Speaker #0

    Ok, génial.

  • Speaker #1

    Alors que j'ai sorti, je ne sais pas combien d'années, et je m'attendais simplement à un merci, tu vois.

  • Speaker #0

    Oui, c'est tout.

  • Speaker #1

    J'ai encore le mail de dire, vous ne bossez pas aujourd'hui, c'était un jour, ce n'était pas pendant trois semaines. Vous ne bossez pas aujourd'hui, vous avez le Covid. Est-ce que vous pouvez rapidement me sortir tel dossier ?

  • Speaker #0

    Ok.

  • Speaker #1

    Donc, tu te poses des questions par moment sur certaines choses.

  • Speaker #3

    Du coup, comment tu fais, toi, pour répondre à ce besoin de reconnaissance de tes salariés ?

  • Speaker #1

    T'échanges avec eux. Quand tu vois que le job est fait, qu'il est fait dans les temps et qu'ils sont à fond avec toi, nous, par exemple, tous les matins, il y a un petit déj. Tous les matins, il y a un petit déj équipe. Et ça peut être des croissants, ça peut être du pain d'huile d'olive comme si tu étais au Maghreb.

  • Speaker #3

    Ou qui ramène.

  • Speaker #1

    Non, ça peut être moi. Majoritairement, ça va être moi qui va apporter, mais tu as des collabs qui vont apporter de même au bureau, etc. Ce qui fait que ça, déjà, ça te crée une cohésion de dire OK, je suis dans une team. Le fait aussi d'être souvent avec eux, le merci est dit plus simplement. Parce que tu échanges avec eux sur les dossiers de manière continue. Je n'attends pas un mois pour avoir un retour sur un dossier. Ils ne les surchargent pas. Ils ont en moyenne peut-être 30-40 dossiers chacun. Mais ils doivent tout faire dessus. Ce qui fait que je les vois beaucoup plus souvent. Je reçois énormément de clients. Et le point se fait simplement et le merci sort naturellement. Mais c'est ce que je disais tout à l'heure, quand tu es isolé dans ton bureau, que tu ne partages pas trop de moments avec tes collègues, naturellement, tu n'es pas reconnaissant avec eux. Ou tu l'es au moment où tu vas leur dire merci pour cette année, mais c'était il y a 12, 15 mois.

  • Speaker #3

    Oui, peut-être un merci par an, ce n'est pas suffisant.

  • Speaker #1

    Pour moi, ce n'est pas suffisant. Au moins deux. Et c'est ce qui est beau qu'aujourd'hui, les gens aiment bien.

  • Speaker #0

    Du coup, j'ai deux questions. La première, c'est... J'ai quand même la sensation que toi, tu as un niveau et un rythme de travail qui est quand même balèze, tu vois, et qui n'est pas à la portée de tout le monde. Comment aussi tu fais pour ne pas refléter ça sur les gens avec lesquels tu vas travailler ?

  • Speaker #1

    C'est ce que je disais à l'instant, c'est qu'ils ont un portefeuille qui est réduit.

  • Speaker #0

    Non mais réduit par ?

  • Speaker #1

    Pas pro-marché, on va dire. Où ils peuvent faire beaucoup plus de choses sur un temps de travail, on va dire, normal. On le disait tout à l'heure, les heures subs sont rémunérées, mais ils sont contrôlés aussi. Il y a un contrôle dessus. Je te vois le soir tard, tu n'as rien à faire ici, je m'en fous réellement. Le plus important, c'est chez toi, ta famille, tes amis, tes proches, etc. Je vois. Que moi, je reste plus longtemps, ça ne te concerne pas. C'est perso, c'est mon cabinet, donc il y a quelque chose de plus entrepreneurial, etc. Mais toi, ça ne doit pas t'impacter. Et je pense, il y a juste ça.

  • Speaker #2

    C'est toi qui absorbe, en fait,

  • Speaker #1

    ce que tu gardes tous les deux temps. Le stress, c'est moi qui... J'essaie de le prendre en totalité. Alors, c'est dur, mais tu l'absorbes en totalité. pour que tout le monde soit zen et serein dans les équipes.

  • Speaker #0

    À quoi tu veux que ton cabinet ressemble ? Tu t'es dit, je me fixe un objectif, je ne veux pas faire un trop gros cabinet. Alors, c'est quoi trop gros cabinet pour toi ? Et comment tu vois aussi l'évolution ?

  • Speaker #1

    Moi, je me fixe, je pense qu'au maximum 15 dans l'équipe, c'est top. Ou j'aurai un pôle compta, un pôle juridique, un pôle un peu ce qui va être communication, réseaux sociaux, images de marques, etc. pour le cab. Et je me limiterai à ça. Et avec des directeurs un peu qui gèrent chaque partie et des collabs qui évoluent à chaque fois. Aujourd'hui, ça fait huit mois qu'on est lancé, on approche les sept personnes. Et à chaque fois, ce que je leur dis en recrutement, c'est que je ne veux pas parler à un an ou deux ans, mais je veux parler à dix, quinze ans. C'est que dans quinze ans, on s'assoit et on dit « Ah oui, il y a dix ans, on a attaqué et on a fait de belles choses ensemble. » Mais je ne veux pas non plus être un très gros cabinet. Parce que j'estime que dès lors que tu deviens très gros, c'est compliqué de tenir dans la qualité, dans la gestion de ton personnel et dans le rythme que tu vas venir imposer. Naturellement, en fait, tu vas prendre plus de recul sur le cabinet, c'est d'autres personnes qui vont gérer. Ils ont peut-être ta mentalité, mais ils ne vont pas l'appliquer de la même manière. Donc c'est hyper, hyper dangereux pour moi. Moi, je fonctionne vraiment, comme je l'ai dit, transparence, confiance. Et je veux que tout le monde vienne au bureau et quand ils repartent... Ils sont contents de rentrer chez eux, mais ils sont limite dégoûtés de partir de chez eux aussi. C'est un entre-deux.

  • Speaker #3

    Et si tu vois quelqu'un qui trahit ta confiance, comment tu réagis ?

  • Speaker #1

    Je ne pourrais pas continuer à bosser avec. C'est arrivé par des clients, on va dire un peu. Je ne pourrais pas continuer à bosser avec. On trouvera un terrain d'entente pour que chacun fasse sa route, sans pénaliser personne. Je ne dénigrerai jamais personne. parce que j'estime qu'on a tous un foyer on a tous des factures à payer et que si tu dois retrouver un cabinet et qu'on m'appelle pour me poser des questions cette phase de trahison ne sera jamais citée c'est ok il a fait du bon job etc fin d'histoire je suis peut-être un peu trop gentil mais je je veux blesser en fait je veux dormir en ayant que personne ne m'enveuille et que j'enveuille la personne que je dors vraiment de manière sereine que je marche dehors, si je recroise la personne, il y a un sourire, il y a un bonjour, il y a fin de histoire.

  • Speaker #0

    Hyper clair. C'est beau. Je reviendrai...

  • Speaker #3

    Mais si la personne, elle t'a fait du mal, en fait,

  • Speaker #1

    tu vois ?

  • Speaker #3

    Elle t'a fait du mal, comment tu fais pour...

  • Speaker #1

    Mais en fait, je ne suis pas attaché à ce genre de choses. Je suis attaché à mes proches, ma famille, mes enfants, etc. Mais ça, c'est simplement des actes qui sont émotionnels. Je pense que même nous, parfois, on en veut à certaines personnes.

  • Speaker #3

    Tu es pas professionnel, tu vois. Elle te supprime un dossier, par exemple, tu vois.

  • Speaker #0

    Tu sais, je fais un...

  • Speaker #1

    Tu vas avoir la haine contre elle, mais tu veux faire quoi ? Le dossier, tu pourras peut-être pas le récupérer. Donc que tu aies la haine contre elle maintenant, pendant cinq ans ou pendant deux mois, ça ne changera rien à ta vie. Et ça va même impacter ta vie perso et pro, etc. Ça va peut-être te remettre en question par rapport aux autres collabs qu'il y a. C'est vraiment inutile. Je suis très apaisé dans ma vie. Donc ça peut être quelque chose de très grave ou pas. Je dors serein, ne m'en veux pas, je t'en veux pas. Et viens, on fait la paix dans la vie. Tu vois, simple. Vraiment.

  • Speaker #2

    Grosse force mentale.

  • Speaker #0

    Hier, je fais encore un podcast avec un ancien expert comptable. Il a 35 ans d'expérience et il me dit... en 35 ans, j'ai dû être stressé 11 jours dans toute ma carrière. Et en fait, il a un mindset où il applique les accords Toltec. Donc, ne prends pas les choses personnellement. Donc, que ta parole soit impeccable, etc. Et du coup, tout a l'air facile, en fait. Tu vois ? Et donc, c'était...

  • Speaker #3

    Toi, t'es droit dans tes bottes.

  • Speaker #0

    Voilà, c'est ça. Et tu fais de ton mieux. Il y avait un autre accord qui était tu fais de ton mieux. Tant que tu fais de ton mieux, bah écoute...

  • Speaker #1

    En fait, les parpreux... Enfin, par pro-collab ou client, tu peux prendre des choses personnellement, ça ne doit pas venir impacter tout ce qu'il y a autour. Tu le prends sur le coup, ça te déçoit, etc. Et après, tu ne peux rien faire. Tu ne peux rien faire. Donc, viens, on continue et on fait autre chose et on se rattrape sur d'autres trucs.

  • Speaker #0

    Je reviens vers toi sur la structuration de l'offre de ton cabinet. Et du coup, toi, de ton côté, au niveau de la répartition du chiffre d'affaires, c'est quoi ? C'est la compta qui est... qui est prioritaire, est-ce que c'est le coaching ?

  • Speaker #1

    Excuse-moi,

  • Speaker #2

    je t'ai coupé. Je ne vends plus le coaching séparément. Ça veut dire que j'ai augmenté ma tarification sur mon accompagnement. Il y a une vraie valeur ajoutée. Et quand c'est perçu, c'est magique.

  • Speaker #0

    Alors justement, comment tu arrives à le faire percevoir ? Parce que là, tout à l'heure, je te fais un montage juridique, ça te coûte 10K, ça te rapporte 60K, facile à comprendre. Toi, c'est intangible. Comment tu arrives justement à montrer cette valeur-là ? Et pourquoi je pose aussi cette question ? C'est qu'il y a certains entrepreneurs ils ne verront pas la valeur d'avoir des tableaux de bord en temps réel. Il me prend la tête avec sa tata. Moi, OK, tu vois, mais je ne vois pas encore. Donc, comment toi, tu arrives à vendre ce virtuel, entre guillemets ?

  • Speaker #2

    J'assume en fait ma position, ma posture. C'est-à-dire que mes tarifs sont fixés en amont. Ça veut dire que je suis un peu plus cher que la moyenne, on va dire, sur une offre d'accompagnement comptable basique. Et c'est pendant le rendez-vous que la personne, elle va se décider ou pas. Les décisions, c'est émotionnel. Donc si ça lui plaît ce qu'elle reçoit et les échanges lui plaisent, la décision est déjà prise. Et après, si elle me dit que c'est trop cher, je dis mais qu'est-ce qui est cher ? Parce que la personne, si elle est satisfaite et que le moment est bien et qu'elle trouve une écoute et qu'il y a quelque chose d'autre qu'un conseil comptable, les gens payent pour ça.

  • Speaker #0

    Donc toi, la compta, tu l'as fait au Luxembourg ? Et en France. Et en France. Ah, les deux. Ok, ça marche. C'est quoi la différence entre les deux pays ?

  • Speaker #2

    Les textes de loi, les lois qui changent un petit peu, mais c'est pas... Fondamentalement, la comptabilité, c'est un langage universel.

  • Speaker #0

    Ok. Dans l'évolution technologique qu'on a aujourd'hui, quand on parle d'automatisation de la compta, comment vous vous faites face ? Toi, tu dis, j'aurais un pôle comptable, ou un pôle expertise, j'imagine, et un pôle juridique, mais est-ce que tu n'aurais pas peur que, avec l'IA, ça s'équilait, quoi ? Par exemple, truc juridique, il y a un expert comptable, il est venu la dernière fois, il m'a dit, on est en train de développer une solution... juridique et c'est ouf. Il a commencé à me montrer. Est-ce que tu n'as pas peur ? Comment tu vas faire aussi demain pour atteindre tes 15 personnes et puis apporter toujours autant de valeur à ton cabinet ?

  • Speaker #1

    Je pense que tout s'adapte. Je te prends le cas des collaborateurs. On n'aura peut-être pas d'assistants en comptable, mais on aura des data controllers. Donc le poste va se transformer naturellement vers d'autres métiers. Sur le juridique, ça va être potentiellement la même chose. Ils vont simplement contrôler. les documents qui seront fournis premièrement. Deuxièmement, nous, dans nos tarifs, on est aussi dans l'obligation de changer. La partie production, il faut qu'on arrête de la facturer ou de la réduire un peu et de valoriser un peu plus l'accompagnement, le conseil, la production du bilan qu'il y a à faire et toute mission exceptionnelle. Je te prends le cas des tableaux de bord. Nous, on les vend avec une période d'essai entre guillemets de deux mois. On le fait pendant deux mois, tu kiffes, ça te convient, c'est adapté, il y a une offre qui va derrière, ça ne te va pas. on arrête là fin de l'histoire on a aussi l'offre personnalisée donc on a moi j'ai bossé sur Power BI mais maintenant j'ai un prestataire qui est dessus on t'adapte ton Power BI à ton besoin au centimètre près en truc donc là les e-commerçants on est en train d'analyser leur stock pour faire du stock déporté enfin plein de trucs et ça aussi les entrepreneurs aiment bien en fait si tu vois on les implique dans le projet à 100% c'est bien on se pose avec un ordi on définit tout le truc t'as les besoins tel tarif horaire ou en forfait en fonction de ce qu'on te développe, et l'outil ne t'appartient pas. Il ne m'appartient pas, donc tu pars avec, puisque tu l'as payé, tu as payé son développement, tu as tout payé. Ce qui fait que c'est comme pour les collabs, on implique également l'ensemble des chefs d'entreprise. Moi, j'ai un code qui est très important, c'est de dire que le client qui vient, il doit comprendre mon langage et il doit comprendre le sien. S'il a des paroles de jeu et qu'il me parle de paroles de jeu, je dois comprendre comment est constitué le parole de jeu. Comme ça, quand je parle de compta, Il faut qu'ils comprennent. Parce que le client qui part et qui t'appelle deux jours après, « Ouais, mais je n'ai pas compris ce que tu m'as expliqué là, tu peux me le redire ? » C'est une perte de temps qui est énorme, qui n'est pas facturable. Alors que si on se comprend dans la langue qu'on utilise... tout le monde est gagnant et à la fin, ça te fait de belles choses. Tu l'envoies à un instigé, tu n'as même pas besoin de lui expliquer. Il veut lire un tableau de bord, tu n'as pas besoin de lui expliquer, etc.

  • Speaker #0

    Hyper clair. J'aime bien dire que le cabinet, il doit proposer aussi des missions qui vont répondre aux besoins personnels du dirigeant. Alors, de quoi ont-ils besoin, les entrepreneurs ? C'est quoi leur rêve à eux ? Et comment, justement, l'expert comptable, il peut aller ? répondre à ce besoin, à son rêve personnel ?

  • Speaker #2

    Tu auras autant de besoins que d'entrepreneurs. Une personne seule, unique, peut avoir tellement de besoins exprimés et non exprimés. Et on rentre dans l'aspect coaching.

  • Speaker #0

    Plutôt, c'est de se dire, les grands traceurs qui disent, est-ce que les gens veulent sécuriser leur famille ?

  • Speaker #2

    Quel est le feedback ?

  • Speaker #1

    Je peux t'y répondre parce que moi, c'est un grand sage qui m'a appris ça, Olivier Sainte-Lèze. Il m'a dit... Ah,

  • Speaker #0

    que je salue d'ailleurs. Elle est trop simple.

  • Speaker #1

    Moi, je l'adore. Il m'a dit une chose. Il m'a dit, quand tu veux accompagner un client, il faut définir les objectifs. S'il te dit, moi, je veux gagner 20 000 euros par mois en salaire, le reste, je m'en fous royalement. Ton objectif, c'est de venir étudier tout ce qu'il y a autour pour savoir s'il a en capacité de gagner ces 20 000 euros et de lui construire tout un montage pour ça. Si son objectif, c'est de voyager... lui trouver un moyen pour s'organiser stratégiquement pour qu'il puisse voyager et gérer son commerce. Donc la première question, c'est quel est ton objectif ? Et à partir de ça, au lieu de partir par plein d'étapes en avant, c'est de partir en arrière pour voir quelles sont les choses à améliorer pour arriver à cet objectif-là. Parfois c'est bon, parfois c'est pas bon, mais c'est comme ça que tu le construis un peu.

  • Speaker #0

    Masterclass. Du coup, c'est quoi leur crainte ? Ou toi, ce que tu peux voir en coaching ?

  • Speaker #2

    Exactement. Donc ça, c'est l'aspect purement conseil. Là, c'est la casquette expert-comptable. J'ai un objectif de temps. Comment on y va ? Et là, tu fais tes montages, et là, tu fais tes optimisations. Et moi, la partie coaching, en plus de ça, c'est pourquoi ? Pourquoi tu veux faire ça ? Et quelles sont tes craintes ? Quels sont tes drivers ? Qu'est-ce qui te pousse à faire ça ? Qu'est-ce qui vient ? Et encore une fois, tu n'as pas de réponse toute faite. C'est chacun en fonction de son environnement, en fonction de sa vie, en fonction de ce qu'il a construit et va exprimer des choses. soit pour se protéger et veut sécuriser financièrement ou soit il veut être le plus riche pour briller tu sais pas en fait chacun bien sûr les chemins de vie sont tellement illimités que tu as pas de réponse tout de fait ouais donc en fait j'ai même l'impression qu'avec la

  • Speaker #0

    brique coach tu peux encore plus creuser le trou t'échanges les besoins et là tu consolides le besoin de conseils et l'accompagnement

  • Speaker #2

    Combien de fois j'ai eu des clients qui viennent, et ça, je les ai un peu chamboulés, mais c'est ce que j'aime faire. Ils viennent pour me dire, moi, je ne veux pas payer d'impôts, je veux payer le minimum d'impôts, etc. OK, qu'est-ce qui se passe ? Et moi, là, je leur pose, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui fait que tu ne veux pas payer d'impôts ? Raconte-moi. Et en fait, il s'avère que c'est juste lui, une croyance qu'il a que s'il paye des impôts, c'est comme s'il se sentait arnaqué. Enfin, après l'heure de discussion. on est retombé dans un schéma où tu peux déclarer tout ton chiffre d'affaires, tu peux être assujetti à la TVA sans problème, tout va bien.

  • Speaker #3

    Tu as changé son système de pensée.

  • Speaker #2

    Exactement. Et il revient là, il se sent écouté dans ses besoins profonds, pas simplement dans j'ai un cabinet, j'ai une société, fais la tournée.

  • Speaker #0

    Et donc ça veut dire que toi, une fois que tu as compris aussi son besoin profond, est-ce que tu lui proposes des solutions pour y répondre ? Parce que si j'ai compris, toi, tu fais la partie comptabilité. Mais est-ce que tu as des offres plus poussées ou plus spécifiques en fonction de ce que tu vas découvrir ? Ou alors est-ce que tu crées des partenariats avec des cabinets pour pouvoir le traiter ?

  • Speaker #2

    Non, déjà, moi, je fais l'expertise comptable. Donc, je le fais, donc je peux le faire. Je peux l'accompagner sur les sujets, on va dire, techniques. Et je suis très bien entouré aussi. Donc, ça, c'est très important d'être bien entouré, même expert comptable ou qui qu'on soit, savoir s'entourer des bonnes et des belles personnes. Ça, c'est important. Et après les besoins coaching, il s'exprime naturellement chez le client. Si lui vient m'exprimer un besoin en coaching, je ne vais jamais chercher moi à vendre quelque chose, un accompagnement ou des séances ou quoi. Mais si lui, il a besoin de s'exprimer, il va me le dire d'une manière ou d'une autre, ou il va m'exprimer, j'ai un restaurateur, sa cuisinière l'a lâché, il m'appelle et me dit ouais.

  • Speaker #0

    comment je fais, qu'est-ce qui se passe mais lui son problème c'était pas et je ne l'ai pas aidé sur la partie recrutement ou autre, il a trouvé tout seul ses ressources mais par contre il avait besoin d'être écouté et de comprendre que finalement c'est normal les couacs dans l'entrepreneuriat et puis voilà c'est tout,

  • Speaker #1

    fin de la séance tu l'as rassuré en fait c'était ce qu'on a besoin pour le coaching moi je dis Parce que du coup, je connais bien Abdelhadi, je le subis par le fait de ses fessièlements.

  • Speaker #2

    C'est quoi le lien entre vous deux ?

  • Speaker #1

    Nous, on s'est rencontrés il y a un peu plus d'un an, quand on avait lancé la nouvelle vague avec Rabat et Vénitien, ce qui a permis d'aboutir sur Experts comptables 2.0. Et je pense que dès le premier message, on a accroché direct. On s'est énormément rapprochés, on a échangé, etc. Et on s'entraide dans nos cabinets. Ce qu'il disait tout à l'heure, le fait de s'entourer, c'est hyper important. Il a besoin d'être sur quelque chose, on s'entraide, etc. Et ça finit par... Bon, il est plus vieux que moi, donc c'est un grand frère.

  • Speaker #0

    On dirait pas. Si vous voulez.

  • Speaker #1

    Mais en apprenant à le connaître, j'ai compris quand est-ce qu'il était en phase de coaching ou pas. Par la manière dont il pose les questions, où il veut aller, etc. Moi, je réussis à le comprendre. Et on a eu la discussion hier soir où on essayait de résoudre un problème. Par le biais de... Enfin, pour moi, c'était OK, on rachète un cabinet. Je suis avec Daft Time, du coup, on est dans l'expansion de racheter des cabinets, etc. C'est OK, il faut racheter, point. Alors que lui, on a posé, je pense, une vingtaine de questions sans y répondre. Donc, on laisse la nuit passer, on va y répondre. Et ces questions vont me permettre de mieux savoir quelle typologie de cabinet racheter, comment, pourquoi, à quelle période est-ce qu'il y en a réellement besoin tout de suite avec la croissance qu'il y a déjà sur Lyon, etc. Moi, j'ai toujours du mal à y croire, cette partie coaching. Je suis très réticent, mais dans le...

  • Speaker #2

    C'est pas un truc que tu as appris à l'école.

  • Speaker #1

    Ouais, voilà, tu ne l'apprends pas. Enfin, on te pose des questions sur des trucs très personnels. Donc, tu te dis... Tu es un bleu. C'est ça, je ne vais pas y répondre. C'est OK, moi, il y a un montage, il faut racheter, on va faire tel montage, on va économiser, on va faire comme ça, fin de l'histoire. Mais tu ne me poses pas la question de dire est-ce que je rachète maintenant ou dans un an ? Est-ce que... Pourquoi je m'associe ? Avec qui je m'associe ? Comment je refacture l'après-sac que je peux apporter ? À quel pourcentage je m'associe ? Est-ce que 20% c'est suffisant ? Ou est-ce que 30% dans ta tête c'est le truc ? Ou est-ce que c'est 10% ? Qu'est-ce que tu vends ? Comment ? Est-ce que ça ne te fait pas confiance à ton activité actuelle ? Tu ne te les poses pas réellement ces questions-là. Au fond de toi, c'est « Ok, c'est viable, je rachète, je développe, j'ai de l'argent. »

  • Speaker #2

    Oui, c'est que d'un point de vue financier en fait. Mais en réalité, le coaching dérobotise les gens.

  • Speaker #1

    Sur plein de choses auxquelles tu ne penses pas. C'est le cas du rachat de cabinet. Ça va nécessiter plus de temps, donc moins de temps en famille. Donc, ce n'est pas ce que je veux. Donc, il y a une situation de blocage également là-dessus. Donc, trouve une alternative. Et moi, je suis très réticent au coaching. Quand je le vois me poser des questions, je me tourne, je ferais un café. Comme ça, il y a du bruit et j'arrête de l'entendre. Et voilà. Mais dans le fond, c'est hyper pertinent. C'est très, très pertinent. Et je pense que c'est aussi l'avenir de la profession. Donc, c'est des missions qu'on va devoir vendre obligatoirement aux clients. Pour accompagner, pour les aider à se structurer, etc.

  • Speaker #2

    On entend des entrepreneurs qui disent « Mon expert comptable s'en fiche de ma vie, il ne m'écoute pas. Je n'ai aucune relation avec mon expert comptable, il fait mon bilan, je n'y comprends rien. » Mais je pense qu'il y a quand même un besoin des entrepreneurs.

  • Speaker #0

    Mais parce que dans le métier d'expert comptable en soi, il n'y a pas cette vocation à rentrer dans le perso, dans l'intime, parce que c'est intime pour le client, de partager ses peurs, de partager ses...

  • Speaker #2

    La psychologie...

  • Speaker #0

    Bien sûr, il n'y a pas... Il y a juste...

  • Speaker #2

    psychologique.

  • Speaker #0

    Il n'y a pas eu... Il n'y a pas eu... Il n'y a pas un cours de psycho dans le cursus. Et on n'est pas là pour ça. Et encore une fois, l'expert comptable n'est pas là pour ça. Donc, dans son approche, il est là pour servir le client, faire du conseil et délivrer ce qui est délivrable. Et le client, lui, dans son imaginaire, quand il a un problème dans sa société, son médecin généraliste, c'est l'expert comptable. D'accord ? Donc, il lui remet tous ses problèmes et il lui met sa charge. Il lui transfère sa charge mentale à l'expert comptable. Et l'expert comptable, il n'est pas équipé pour ça.

  • Speaker #2

    Mais ça, c'est super d'humaniser ces relations de travail, je trouve, même pas que dans le cadre d'expertise comptable, un petit peu dans tout.

  • Speaker #1

    Ah oui, oui. Après, il y a une chose qui est hyper importante, c'est que le cursus expertise comptable, tu apprends simplement à devenir technicien, ni entrepreneur, ni à gérer des humains, ni à gérer des clients. C'est ton expérience qui fait que soit tu passes dans un cabinet où tu as la gestion, etc. Mais à défaut, tu apprends simplement à être technicien.

  • Speaker #2

    Comme les médecins d'ailleurs. Oui. Les médecins, ils apprennent une spécialité, mais ils n'apprennent pas à être bienveillants. Alors peut-être que ça a changé aujourd'hui. Avec les patients, ils n'apprennent pas comment... la psychologie avec ton patient. Donc ça, c'est mon cas. Combien de fois on est allé chez le médecin, le médecin, il te parle sèchement, tu vois. Tu as un cancer, point, tu vois. Il ne te prend pas les formes. Il va te dire, il y a le bureau psychologie à l'hôpital là-bas, tu peux aller le voir.

  • Speaker #0

    C'est vrai, c'est vrai. Après, petit disclaimer qui est important pour moi. On parle beaucoup de coaching, d'accompagnement humain, etc. parce que ça se développe et ça se normalise. Et c'est très bien. Mais je suis persuadé que la majorité des experts comptables... qui exercent, ont ça en eux, ont ces ressources, ces capacités, cette bienveillance. C'est juste qu'ils ne sont pas exprimés sur le sujet où il n'y avait pas la matière. Bien sûr. L'environnement est en mutation, non seulement sur les outils technologiques, mais aussi sur les aspects soft skills et échanges. Quand on parle des générations Z qui arrivent et qui assument de fixer des limites comme on n'a jamais fait avant, on est choqué. Mais il faut les écouter. Il y a un vrai message derrière.

  • Speaker #2

    D'ailleurs, on dit que l'expert comptable, c'est le médecin de l'entreprise. Donc on devrait peut-être plutôt appeler la clientèle, notre patientèle, et prendre soin d'eux. Donc s'ils ont des bobos, ils viennent te voir, tu vois.

  • Speaker #1

    C'est vrai. Mais oui, c'est vrai. C'est compliqué. Quand tu as 1000 clients, comment tu fais ?

  • Speaker #0

    Tu prends parmi eux, si tu n'es pas capable. En fait, c'est ça, c'est se connaître soi, connaître ses limites. C'est que, qu'est-ce que tu veux délivrer comme service ? Pourquoi 1000 ? Moi, je suis obligé de poser, je n'arrive pas à faire autrement que de poser ces questions.

  • Speaker #2

    C'est plutôt les experts comptables en ligne, tu vois ?

  • Speaker #1

    Oui, mais derrière, il y a une insatisfaction de cliente incroyable, etc. Donc, c'est compliqué d'être médecin, de dire, ma patientèle, je vais la chuchoter, etc. Quand tu as 1000 clients. Et on revient toujours au... Ou alors,

  • Speaker #3

    il faut avoir les ressources derrière pour avoir des clients.

  • Speaker #2

    Il a 1000 patients, de toute façon.

  • Speaker #3

    Non, mais c'est possible. Un seul, non, ce n'est pas possible. Mais si tu veux, il faut que tu répliques. Tu crées une clinique, en fait. Oui,

  • Speaker #0

    c'est ça.

  • Speaker #3

    Mes chers amis, on arrive déjà à la fin de cet épisode.

  • Speaker #1

    Oh non.

  • Speaker #3

    Ah oui, mes chers amis. Du coup, je vais avoir quand même deux questions à vous poser, à chacun d'entre vous. Je vais commencer par toi. Comment toi, tu lis et comment tu vois le futur de l'expertise comptable ? à la fois avec les générations, à la fois avec la technologie, c'est quoi le marché et comment tu le vois, toi, pour demain ? Pour aussi donner des clés, l'objectif pour moi, c'est que les gens puissent avoir des clés de toi, ta perception du monde, tu vois.

  • Speaker #0

    Je ne cherche pas à être visionnaire ou à voir ce qui va se passer demain. Je cherche à être ce qu'on appelle antifragile. C'est-à-dire que je me construis aujourd'hui de manière à, quelle que soit la mutation qui peut arriver, je sois OK avec. La résilience. Résilient, voilà. Et je suis construit de manière assez agile pour m'adapter. Et en amont, et c'est ce que tout à l'heure tu as mentionné, ça m'était venu, c'est qu'on participe déjà aujourd'hui au changement de demain, nous-mêmes, en fait. Donc on est aussi des clés qui influencent demain. Donc voilà, je n'ai pas de vision à long terme, mais j'essaie de me construire de manière à ce que je puisse vivre tranquillement, en fait, ma vie.

  • Speaker #3

    Parfait. Mohamed, c'est quoi un peu ta lecture pour demain ?

  • Speaker #1

    Moi, je pense que le futur va être incroyable. Vraiment. On a déjà créé une base. C'est peut-être... Sans vanter, mais Expert 2, Expert comptable 2.0, permet à 1 500 experts comptables de se réunir, de s'entraider. C'est déjà quelque chose qui n'existait pas du tout.

  • Speaker #2

    Ça,

  • Speaker #1

    c'est sur WhatsApp ? Oui. C'est quelque chose qui est déjà incroyable. Tu as 1 500 personnes qui écrivent dans plein de sous-groupes, sur plein de thématiques pour s'entraider. On a des jeunes qui imposent leur façon de bosser, qui permettent aussi de venir changer un peu la manière de bosser dans les cabinets. Et on a une économie qui change avec de la facture électronique qui arrive, etc. On va se concentrer sur des choses. qui vont être moins chiants, entre guillemets, de la TVA, des trucs qui ne nous donnent pas plus de valeur ajoutée que ça, pour créer ce dont a réellement besoin le client. C'est que cette question, on ne lui pose pas, mais à l'avenir, on pourra lui demander, tu as besoin de quoi ? Ok, ça, on a une capacité de te le produire parce qu'on s'est dégagé X temps sur notre journée pour pouvoir le faire. Et je pense que ça, ça va rendre la profession incroyable. Et le fait d'avoir de jeunes experts comptables qui arrivent dans la profession, et qui change un peu l'image qu'il y a. Je prends l'exemple de Rabat, je prends l'exemple de plein de monde sur LinkedIn qui communique, etc. Ça nous permet aussi de démocratiser un peu la profession qui est très fermée, très vieille aussi. Il faut être transparent là-dessus. Et je pense que grâce à ce que les anciens nous ont appris dans leur profession, ça va nous permettre de créer quelque chose qui va être encore meilleur. Je ne pense pas qu'on soit en capacité de le définir, mais moi, je suis un passionné de la compta, donc je sais qu'à l'avenir, on va... tous se régaler grâce aux anciennes personnes de la profession qui nous ont formés pour qu'on ait tous les mêmes bases et qu'on fasse autre chose que de la compta.

  • Speaker #3

    Dernière question que je pose maintenant traditionnellement à tous mes invités. Est-ce que la vie vous a apprise ? quelque chose, une sagesse, une leçon que vous pourriez partager à nos auditeurs. Et du coup, je vais commencer par toi Soumaïa. Ça, généralement, c'est le genre de questions où les gens, ils se posent des questions et ils ne sont pas obligés de répondre très rapidement.

  • Speaker #1

    Moi, j'ai la réponse immédiate.

  • Speaker #3

    Alors, vas-y Soumaïa.

  • Speaker #2

    Moi, je pense que c'est toujours essayer de viser l'équilibre. Dans la vie, c'est pas évident. Et à chaque fois, même si t'apprends et tu sais comment viser cet équilibre, il y a le travers de l'être humain qui revient et qui déséquilibre. Donc toi, tu dois avoir le contrôle sur l'équilibre. Moi, c'est ça qui m'a appris dans la vie, que je veux partager ça aux gens. gens, essayez de viser toujours le juste milieu, l'équilibre et ça pourrait résoudre beaucoup de problèmes.

  • Speaker #1

    Mohamed ? Moi, c'est profiter des siens. Et vraiment, j'ai perdu quelques personnes dans la vie qui ont fait que je m'en suis rendu compte après que j'avais... pas assez profité. Donc, c'est vraiment profiter de ses proches, famille, amis, et que le travail, c'est juste un plus. Et pas que la vie, c'est un plus, mais plutôt que le travail, c'est un plus, et la vie, c'est ce qui doit nous faire kiffer.

  • Speaker #0

    Et moi, il y a plusieurs choses qui me viennent en tête. Il n'est jamais trop tôt pour chercher à se connaître.

  • Speaker #3

    Parfait. Merci beaucoup. Et moi, c'est moi qui pose les questions.

  • Speaker #1

    On est trois contre trois.

  • Speaker #3

    Merci. Qu'est-ce que la vie m'a apprise ? Franchement, elle m'a apprise plein de choses. Mais je pense qu'il y a deux éléments qui me viennent en tête là tout de suite. C'est qu'il faut être droit dans ses bottes dans la vie et essayer de faire les choses pour que... Eh bien, on n'ait jamais de reproches à te faire parce que tu as blessé ou tu as fait quelque chose de mal pour les autres. Donc ça, pour moi, c'est quelque chose de très important. Donc dans ma vie, quand j'essaye de faire des trucs, c'est toujours d'avoir cette idée en tête en me disant... Zumba ! essaie que tu sois droit dans tes bonnes, dans ta relation avec les gens. Et ça me permet aussi d'essayer de trouver ce juste équilibre entre le fait de penser à moi et de penser aux autres. Et deuxième élément, c'est que les gens, ils ne connaissent pas leurs limites. Et donc, il faut se battre à franchir ces limites. Parce qu'en fait, comme tu ne les connais pas, si tu n'as pas de croyance limitante, du coup, tu peux quand même aller beaucoup plus loin que ce que tu l'avais imaginé. Donc voilà.

  • Speaker #1

    Magnifique. Un peu d'applaudissements.

  • Speaker #3

    Non, arrêtez là.

  • Speaker #1

    Un peu d'applaudissements. Merci.

  • Speaker #3

    Merci à tous d'avoir suivi cet épisode jusqu'à maintenant. J'espère qu'il vous a fait kiffer autant qu'on a pris de plaisir à le réaliser. Si c'est le cas, n'hésitez pas à faire péter la barre des likes. J'ai vu hier une data sur le podcast qu'il y avait 80% d'écoute de personnes qui n'étaient pas abonnées. Abonnez-vous de force, abonnez vos copains et vos amis.

  • Speaker #0

    C'est un scandale. Abonnez-vous et ne discutez même pas.

  • Speaker #2

    Likez tout de suite la vidéo.

  • Speaker #3

    Et puis sur ce, je vous souhaite naturellement... le meilleur et je vous dis à la semaine prochaine pour un prochain épisode. Ciao !

Description

Travailler en cabinet comptable, c’est une sacrée aventure. Entre pression des deadlines, management parfois toxique et quête de reconnaissance, beaucoup en sortent marqués… voire brisés.


Dans cet épisode, on parle sans filtre des pires expériences vécues en cabinet :


🔥 Un management oppressant et toxique

🔥 Des horaires interminables et une pression à couper au couteau

🔥 Le burn-out, comment l’identifier et surtout l’éviter

🔥 Le rôle du coaching et du mindset pour ne pas sombrer

🔥 Les clés pour réussir son closing en cabinet


Que vous soyez expert-comptable, collaborateur ou entrepreneur, cet épisode va vous parler. Venez découvrir les coulisses d’un monde aussi exigeant que passionnant ! Enjoy et c’est parti !!!


Voir la version vidéo du podcast : https://youtu.be/BCR9Rh1lYBQ


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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Je suis tombé sur une chef de mission qui ne m'aimait pas.

  • Speaker #1

    Quand je lui ai demandé c'est quoi ce montant, elle me disait mais c'est la retraite. Arrête de me poser des questions qui ne servent à rien.

  • Speaker #2

    Rêver au bureau, t'as le chef qui est déjà là, le manager, il est frustré pour x ou y raison. Il gueule sur tout le monde, il te regarde, il est là, ouais...

  • Speaker #3

    C'est quoi cette vie ?

  • Speaker #0

    Le dossier, des bilans à sortir, alors que tu n'as jamais encore fait de bilan.

  • Speaker #1

    Donc moi, quand je suis arrivée, je suis venue, mais personne ne me connaissait déjà avant.

  • Speaker #2

    Ma croyance, c'est que le pro est au service du perso.

  • Speaker #0

    J'étais la seule personne qu'elle voyait au cabinet, dans lequel tu travaillais tout le monde.

  • Speaker #1

    C'est un cancer, point, tu vois. Il ne te prend pas les formes. Il va te dire, il y a le bureau psychologie à l'hôpital là-bas, tu peux aller le voir.

  • Speaker #0

    Quand tu es isolé dans ton bureau, tu ne saches pas trop de moi, tu es collable, tu as une nature non-préparée, reconnaissant.

  • Speaker #2

    Je ne cherche pas à être visionnaire ou à voir ce qui va se passer demain. Je cherche...

  • Speaker #3

    On a lancé plein de projets, à la fois les Geeks des Chiffres et Counter. Nous allons, dans cet épisode, comprendre quels sont les rouages de la nouvelle génération dans l'expertise comptable. Aussi comprendre parce que, Mohamed, typiquement, toi, tu as lancé ton cabinet depuis huit mois. Et puis, en huit mois, il s'est passé aussi beaucoup de choses. Toi, tu as la spécificité d'être à la fois dans le coaching, mais aussi d'être au Luxembourg. Je pense que dans cette histoire, pas mal de personnes se sont dit, est-ce que je continue la compta ou pas ? Et du coup, on est aujourd'hui dans une table ronde pour aussi apporter de la valeur à toute notre audience et tous ceux qui nous écoutent pour apporter cette masterclass. Et aussi un enjeu qui est très important, qui est la tarification dans l'expertise comptable, la scalabilité dans l'expertise comptable. Comment on arrive à maîtriser une croissance qui ne nous pète pas à la tronche et comment va se profiler le monde à venir. Bon, tout un programme. Est-ce que vous allez bien ?

  • Speaker #2

    Excellent.

  • Speaker #0

    Très, très bien.

  • Speaker #3

    Merci beaucoup d'être là.

  • Speaker #2

    Merci à toi. Merci pour l'accueil.

  • Speaker #0

    Très heureux d'être là. une grande fierté.

  • Speaker #3

    Alors les amis, je vais vous poser une question qui est très importante, déjà pour moi, c'est toi Mohamed, qu'est-ce qui t'a donné envie de rejoindre la profession comptable ? Ça vient d'où d'avoir eu comme objectif devenir expert comptable ?

  • Speaker #0

    C'est du pur hasard. Alors, moi, mon frère m'a envoyé chercher une manette de play dans sa chambre. Il y avait un livre de comptable, parce qu'il était en bac STG. J'ai ouvert, moi j'étais en seconde. J'ai ouvert, j'ai regardé, j'ai dit bon, il faut que j'y aille. Et l'année d'après, j'étais en bac STG comptable. Et j'ai fait carrière là-dedans.

  • Speaker #3

    Mohamed, comment ça se fait que tu ouvres un livre de compta et tu te dis, je vais suivre des études, je vais aller au bout, je vais aller dans l'expertise comptable. Est-ce que tu savais déjà dans quel environnement tu allais, mis à part de voir des écritures comptables dans un livre de STLG ?

  • Speaker #0

    Pas vraiment, parce que dans le bac STLG à l'époque, la compta, c'était vraiment vu d'un côté pratico-pratique. L'expert comptable, l'accompagnement, le conseil, etc. Et avec les écritures comptables. comptable qui allait avec et je me suis dit, et c'est ce que je disais ce matin, Abdel a dit, c'est que je voulais être médecin, je voulais être pompier, je voulais être avocat et l'expert comptable, ça regroupe le droit. On vient éteindre des incendies quand les clients sont dans le dur et on est reconnu comme médecin généraliste. Donc à la fois, en face du jeu, ça regroupait l'ensemble des métiers que je voulais faire dans une seule et unique profession. J'ai aimé la profession dans le futur, enfin vraiment en ayant passé des steps, etc. Mais à l'instant T, je me suis dit bon, je vais foncer sur ça et Tous les profs qui avaient à côté, avec qui j'ai changé, m'ont donné aussi envie de continuer dans la profession. Ok,

  • Speaker #3

    hyper clair. Je te poserai la question aussi sur la partie éducative des professeurs. Et toi alors, Abdelhedi, qu'est-ce qui t'a donné envie ?

  • Speaker #2

    Justement, c'est lié à la partie éducative. C'est Madame Roussel, en première STG du coup, STT à l'époque, que je remercie énormément, qui, je ne savais pas trop quoi faire, elle m'a ramené un flyer, un petit prospectus, elle m'a dit tiens, inscris-toi à ça. Et c'était le DCG, l'inscription au DCG. Et c'est comme ça que j'ai découvert. Je ne connaissais pas du tout l'environnement expertise comptable. Je ne savais pas où j'allais, en fait. Moi, tout ce que je voulais, c'est avoir le bac. Et voilà. Donc, c'est comme ça qu'un début de carrière est né.

  • Speaker #3

    Mais du coup, elle, elle t'a dit fais ça. Pourquoi tu l'as cru pour Argent Content ? Qu'est-ce qui a fait qu'elle t'a aussi convaincu de dire c'est là où je dois aller ? Parce que... entre je vais avoir mon bac et faire bac plus 8, il y a quand même une marge, tu vois.

  • Speaker #2

    Il y a deux choses. Il y a certaines personnes, elles sont déterminantes parce que tu sens naturellement cette bienveillance, cette confiance, etc. Et elles faisaient partie de ces gens-là, ces profs-là. Et c'était ma prof, donc j'ai confiance en elle. Je me méfiais de certains autres profs, mais elle avait ce truc en plus. Et j'ai su plus tard que son mari était expert comptable et elle a dû détecter quelque chose chez moi. Elle m'a dit, ton profil, je ne sais pas pourquoi, moi je lui ai rien demandé à la base. Donc ça s'est fait naturellement, je ne pourrais pas l'expliquer.

  • Speaker #3

    Et toi Soumaya, aussi quelque chose sur lequel je milite, on milite aussi et qui a beaucoup de valeur en tout cas dans l'industrie, c'est de se dire... Les doubles compétences, on a une connaissance très bonne en comptabilité et gestion, on peut devenir un professionnel du chiffre aguerri. Et puis aussi, de cette compétence, on peut en faire autre chose. Toi, qu'est-ce qui t'a ramené dans la filière comptable et financière ? Moi,

  • Speaker #1

    je me suis trompée, en fait. Moi, je me suis complètement trompée. Moi, j'étais forte en maths et j'ai cru que la compta, c'était des maths. Donc, je me suis dit, la compta, c'est des maths. Ma pote, elle va faire un BTS CGO à l'époque, c'était CGO aujourd'hui. Je vais faire comme elle. Et je n'ai pas trouvé d'alternance. parce que j'avais fait un bac US, mais je suis partie en DCG, à l'école publique, au lycée public. Et en fait, premier cours de compta, cours sur les emballages. Je me suis dit, où je suis ? Moi, j'ai cru que c'était des maths. Ce qui m'attirait, c'était par rapport à ce que j'ai fait de l'économie, c'était de donner des bonnes décisions, des bonnes stratégies aux entreprises. C'était plutôt ça qui m'attirait, du contrôle de gestion en réalité. Je ne savais même pas qu'il y avait des contrôles de gestion en DCG. Je l'ai vu ça après. Et quand tu es jeune... et que tu vas quelque part et que tu n'as jamais redoublé, qu'est-ce que tu veux faire ? Tu veux y arriver, même si tu n'aimes pas. Donc moi, j'ai continué. Je fais DCG et j'ai continué. Ensuite, je fais DSCG pour faire le master. J'ai fait du cabinet et j'ai vu que ce n'était vraiment pas fait pour moi. En fait, ce qui est important, c'est d'apprendre à se connaître. Mais quand tu as 17 ans, tu ne te connais pas. Je n'ai pas eu un frère ou une sœur qui étaient en compta pour voir un livre ou je n'ai pas eu une prof qui m'a dit ce que c'était que la compta. C'était vraiment, moi, un pur hasard. Mais j'ai eu mon DSEG quand même et je me suis dit qu'est ce que je fais après ? Ce que je me suis dit c'est que j'ai un master, qu'est ce que je fais ? Je me réoriente, j'ai fait un test de personnalité, on m'a dit qu'il faut que je travaille dans l'humanitaire, dans l'enseignement, c'est pas la comptabilité alors je me suis dit comment est-ce que je peux faire pour recycler ça ? Et on s'est dit avec Nico bah tiens, toi t'étais un bon pédagogue à l'école, et si on créait une entreprise, et si on créait l'enseignement en comptabilité ? C'est comme ça que j'ai pu mixer la compta et l'enseignement.

  • Speaker #3

    Là où c'est important, le professeur ou le mentor, il a ce rôle capital. Le coach, on en parlera, parce que toi, tu as développé aussi une partie coaching dans ton activité, ce qui est aussi assez singulier, parce que comme tu es face à des entrepreneurs tous les jours qui ont des problèmes, Ok, opérationnel, mais dans la tête, comment ça se passe et comment ça se débugue, c'est très important dans son chemin d'avoir quelqu'un qui peut te guider. Qu'est-ce qui a fait que les professeurs, c'est ça, il a eu quelque chose ou elle a eu quelque chose de singulier qui t'a motivé à poursuivre et tu répondras aussi à cette question.

  • Speaker #0

    Il y a la confiance qui est accordée dès le départ. Donc, tu as des profs qui viennent, qui te parlent du métier en toute transparence, qui te disent c'est 8 ans si tu veux aller jusqu'au bout. Toi, tu ne sais pas ce que c'est 8 ans. donc tu te dis ok il fait 2 ans, ensuite 2 ans ensuite 3 ans et voilà et c'est des profs qui étaient également experts comptables, bouddha, etc. donc qui te parlaient plus métier que théorie donc on t'apprenait pas à apprendre des définitions tout au long etc. on te parlait vraiment du métier du coeur du métier et tu te disais ok c'est là que je veux aller mais tu sais pas ce qu'il y a après le bac STG par exemple, bon moi j'ai fait un BTS pour le coup parce que j'étais pas encore certain d'aller au bout, j'ai fait un DCG et en fait à chaque fois les profs qu'on a eu nous ont donné une pleine liberté, c'est à dire vous pouvez rigoler, vous pouvez jouer mais par contre dès qu'on bosse, on bosse quand il faut s'entraider, on s'entraide et l'objectif c'était nous on vous met nos bacs plus vite on vous accompagne même de loin, aujourd'hui je suis toujours en relation avec eux, on se voit une fois par an il y a des réunions qui sont dans l'ancien lycée public où j'étais du coup j'ai fait des études, j'ai leur numéro on s'appelle souvent, il y a des points par moment sur la fiscalité, je peux les appeler pour poser deux trois questions et je pense que c'est cette confiance là dès le départ qui a créé l'envie d'aller jusqu'au bout.

  • Speaker #3

    Hyper intéressant Et aussi, ça veut dire que toi, tu mentionnes quelque chose dans ton histoire. C'est que je ne savais pas si j'allais aller au bout. Donc, je me suis dit étape par étape, je vais quiller chaque step du cursus sans me dire si j'irais jusqu'à là. Parce que pourquoi c'est intéressant, ça, c'est que c'est pas parce que tu rentres dans la filière comptable et financière que tu te dois forcément de dire tiens, je vais aller au bout. Si je ne le sais pas, l'avantage, c'est que j'ai quand même des paliers que je peux aller atteindre.

  • Speaker #0

    En fait, il y a des paliers, il y a plein de choses qui peuvent te faire sortir ou rester dans ce domaine. Comme tu disais, à 17 ans, tu ne sais pas ce qu'on peut faire ni où est-ce qu'on veut aller. Moi, j'ai fini mon bac, tous mes potes sont allés dans le dot filière. Je me suis dit, autant je vais là. Finalement, c'est une prof, Madame Grognard, qui m'a dit, non, tu restes en comptabilité, tu fais un BTS. J'ai fait le BTS. C'est Madame Jouvenel, une prof de FISCA, qui m'a accompagné tout le long, qui m'a dit « tu vas en DCG » . C'est elle qui a mis mon dossier en DCG pour aller là-bas. Et ensuite, j'ai des profs, du coup, sur plein de matières, qui m'ont dit « non, mais tu fais le DCG » . Moi, j'ai eu envie d'arrêter 50 fois, parce que c'est long, parce que la théorie, j'aime pas ça, je suis plus dans la pratique, parce que l'alternance, quand je l'ai entamée, ça s'est un peu mal passé. J'étais pas fan, je me suis dit « je veux pas vivre ça » , etc. Mais au final, c'est eux qui sont là. Nous, on les appelait « père et mère » , entre guillemets. C'est eux qui étaient là à te gronder, à te dire non mais tu vas y aller, tu n'as pas le choix, limite c'est moi qui te l'impose, alors qu'ils n'ont pas cette obligation, etc. Mais ils sont derrière toi à te dire tu le fais et tu n'as pas le choix, parce que tu as les capacités potentiellement, parce que tu as des bonnes notes, parce que tu peux faire de belles choses, mais on te l'impose.

  • Speaker #1

    Mais d'ailleurs, ils ont imposé ça qu'à toi dans la classe ?

  • Speaker #0

    À certaines personnes, pas tous, mais en fait je pense qu'ils voient chez certaines personnes la possibilité d'aller ou pas loin. Nous, on était beaucoup dans l'entraide, c'est-à-dire que si on était en capacité de comprendre des éléments. On a le droit de pavarder, entre guillemets, donc se retourner, aider les autres, les accompagner. Et ils ont poussé en fait une équipe, une team pour que du BTS, entre guillemets, jusqu'aux fins des SCG, on soit tous ensemble. Et c'est aussi une clé de réussite. Pour le coup, je pense que notre réussite, elle dépend de plein de facteurs. Mais le fait qu'on s'est constitué une team, l'été, on révisait ensemble. Dès qu'il y avait une galère, on était là. Des absents, il avait les cours automatiquement scannés, etc. Ça nous a forgés pour aller jusqu'au bout.

  • Speaker #3

    hyper clair. Très important aussi d'avoir son réseau. Tu vois, ça commence dès les études, mais ce réseau qui va te tirer vers le haut, ça apporte beaucoup de valeur. Et toi, Abdelhedi, du coup, qu'est-ce qu'elle a décelé, la prof ou le prof chez toi ? Tu l'avais mentionné,

  • Speaker #2

    c'était madame je ne sais quoi. Que j'étais un génie. Désolé.

  • Speaker #3

    D'ailleurs, c'est pas celui qui a inventé la lumière, comment il s'appelle ?

  • Speaker #2

    Je ne sais pas.

  • Speaker #3

    Non, celui qui a inventé la lumière.

  • Speaker #1

    Il a inventé la lumière ?

  • Speaker #3

    Pas la lumière. Mais non, pas inventé la lumière. Mais celui qui a... Oui, je crois.

  • Speaker #2

    Je ne sais plus.

  • Speaker #3

    Eh bien, lui, son histoire, c'était un enfant qui s'est fait exclure par son prof. Et il a écrit une lettre à sa mère en disant, je ne peux plus l'accepter, lui. En fait, parce qu'il est nul,

  • Speaker #2

    en gros.

  • Speaker #3

    Et donc, elle l'a ouvert la lettre. Et quand elle l'a lue devant lui, elle a dit, il ne peut plus t'accepter à l'école parce que tu es un génie.

  • Speaker #2

    Ah, exactement. Elle l'a conditionné.

  • Speaker #3

    Et donc, elle l'a conditionné.

  • Speaker #2

    Non, non, ce n'était pas le cas pour moi. Je n'ai rien inventé du tout. Non, non. En fait, ce qu'elle a détecté, c'est quelque chose que j'ai, on va dire, dans mes bulletins depuis longtemps, potentiel à des capacités non exploitées. Et donc, je pense qu'au vu du potentiel détecté et du travail que je pouvais accomplir, Elle a estimé que c'était pertinent pour moi. Je pense, après, moi, je ne la remercierai jamais assez. Je passerai la voir chez elle. C'était une prof qui... C'est pour ça que le côté éducatif, pour moi, il est primordial, bien avant même de se positionner sur son... Qu'est-ce que je vais faire plus tard ? C'est se connaître son... Mais c'était une prof qui prenait du temps sur elle les mercredis après-midi pour donner des cours de soutien quand on n'avait pas cours du tout. aux élèves volontaires, donc elle prenait sur son temps personnel. Donc elle était passionnée par ça, en fait, par l'éducation, parce qu'il y a eu beaucoup de chance.

  • Speaker #3

    Là, maintenant, vous avez tous les deux votre cabinet. J'aimerais qu'on fasse un espèce de petit retour en arrière succinct. Dans la filière comptable et financière, il y a une mutation qui se passe, à la fois sur la partie technologique, mais aussi à la fois sur l'expérience collaborataire. La vie dans un cabinet, le job dans un cabinet. Il y a une histoire d'avant, il y a une histoire qui perdure, et puis il y a aussi les besoins intrinsèques des gens qui travaillent aujourd'hui. C'est quoi le besoin des générations ? Comment s'est passé, toi, ta vie de salarié en cabinet ? Et inversement, je te poserai la question à toi, Mohamed. En gros, qu'est-ce que cette école t'a appris, mais quelles ont été les expériences que t'as vécues qui ont été aussi difficiles, qui mériteraient aussi d'être apportées pour montrer aussi un message à ceux qui n'ont pas toujours la bonne attitude, tu vois ?

  • Speaker #0

    Je commence. Vas-y. Quand j'étais salarié, j'avais une vision un peu biaisée de l'expertise comptable. Moi, je suis un passionné de la compta. Vraiment, je suis vraiment passionné. Je confirme.

  • Speaker #3

    Trop bien.

  • Speaker #0

    Et moi, mon objectif, c'était de toujours dire que le salarié, on a tous une âme d'entrepreneur. On veut prendre des initiatives, on veut faire développer le cabinet avec les dirigeants actuels, etc. Sauf qu'on est bloqué sur pas mal de choses. Quand tu veux prendre des décisions, on te bloque. Quand tu veux former des collabs, on te bloque puisqu'il y a un manque de temps, etc. Moi, dans mon parcours, quand j'ai commencé en 2016-2017 en alternance, je suis tombé sur une chef de mission. qui ne m'aimaient pas. Clairement, elles ne m'aimaient pas. Donc il y a eu du harcèlement un peu pendant une longue période, jusqu'au jour où j'ai pris la décision de parler. Moi j'étais vraiment sur mes dossiers, je produisais, etc. J'étais sur Avignon, et en quelques mois, mon nom circulait déjà en fait sur Avignon. Il y a un petit jeune qui fait déjà des bilans en six mois d'alternance. Si tu veux, en alternance, j'avais un rôle de chef de mission quasiment. Donc c'était assez particulier, mais sauf que je le vivais extrêmement mal. Parce que j'avais une chef de mission qui, elle, me mettait une pression de dingue.

  • Speaker #3

    Mais du coup, harcèlement, ça veut dire quoi ? Concrètement, comment ça se passe dans la vraie vie ? Est-ce que c'est des deadlines qui sont impossibles à faire ? Est-ce que c'est une attitude d'irrespect ?

  • Speaker #0

    Ouais, c'est une attitude d'irrespect. C'est, t'imprimes, bon à l'époque, on imprimait les relevés bancaires pour s'assurer qu'il y ait le bon solde. Donc, l'impression de ce relevé bancaire-là, je me prenais une tournante pas possible. Pourquoi t'écris sur un relevé bancaire ? On me donnait des dossiers. impossible à faire avec des deadlines impossibles à tenir donc c'était vraiment dur entre guillemets mais je suis un acharné du travail je peux venir à 6h du matin partir à 23h juste pour te montrer que si tu me dis que ça doit être terminé je vais te le terminer et que demain je repars sur une feuille blanche et je fais autre chose par exemple c'est quoi les deadlines qu'on te donnait ? je donnais un bar tabac qu'on recevait le 16 à 16h il fallait faire la TV à le soir même ah oui par exemple des dossiers des bilans à sortir alors que tu n'as jamais encore fait de bilan. Donc, on te dit ce soir, il faut tel bilan posé sur mon bureau à traiter.

  • Speaker #1

    Elle avait conscience en fait que tu n'avais jamais fait de bilan ?

  • Speaker #0

    Non, elle n'en a pas eu conscience. Si tu veux, il y avait aussi une jalousie de sa part. C'est qu'elle passait le DSCG. Quand moi, je passais le DSCG, elle se prenait des 2-3 sur des matières à chaque fois et que nous, quand on arrivait, on s'est tapé des 16-17 sur plein de matières. Donc, ça a créé une fausse jalousie comme ça. Et si tu veux, au bout de deux ans, moi, je suis parti là-bas en disant écoute, on m'a proposé un de ces 10, mais je ne resterai pas. Parce que c'est... impossible de rester dans cette forme-là de travail. C'est pas sain pour tout le monde. Et elle a ouvert les yeux à ce moment-là. Par exemple, j'étais la seule personne qu'elle voyait au cabinet, alors qu'elle tutoyait tout le monde.

  • Speaker #1

    Et quel âge par rapport à toi ?

  • Speaker #0

    Elle avait 45 ans, 46 ans peut-être.

  • Speaker #1

    Malheureusement, la comparaison excessive, ça peut faire aussi beaucoup de problèmes en cabinet.

  • Speaker #0

    Ouais. Tu vois,

  • Speaker #1

    tu es victime de ça.

  • Speaker #0

    Je l'ai hyper mal vécu. Moi, j'ai voulu arrêter l'alternance et le DSCG pour ces raisons-là. Mais j'ai eu des potes qui m'ont dit non mais... Si tu arrêtes...

  • Speaker #1

    C'était une décision émotionnelle,

  • Speaker #0

    en fait. Mais c'était dur à vivre, donc tu n'avais pas le choix de dire... C'était vraiment... J'avais des expériences un peu à côté. L'été, je bossais dans un cabinet pas très loin de chez moi parce que la fille de l'expert comptable passait le DSG, donc j'étais en CDD pour la période, etc. Mais cette première expérience, elle m'a beaucoup forgé pour la suite. C'est-à-dire qu'après, je ne me suis plus laissé faire. Je suis arrivé dans des cabinets où j'imposais. ma façon de faire, ce que je voulais, ce que j'attendais. Et ça a rapidement pris, parce que je suis rapidement passé de chef de mission, responsable de bureau, directeur de cabinet, etc. Jusqu'au jour où, pour passer le deck, j'ai fait le chemin inverse. J'ai voulu repartir dans un tout petit cabinet pour finaliser mon deck. Je venais d'avoir mon premier enfant, etc. Donc il fallait que je me reconcentre sur plein de choses. Et tu te dis que tu redescends un peu dans un niveau de cabinet, tout va bien. Mais au contraire, on te remet toutes les responsabilités sur ton épaule. On te bloque pour partir et créer ton cabinet. Moi, ça a été une guerre pendant trois mois, par exemple, pour partir avec tous les accords qui pouvaient y avoir, etc. Mais c'est des choses que je n'ai pas envie de faire vivre à la nouvelle génération.

  • Speaker #3

    Justement, quel est le message qu'on pourrait leur donner aujourd'hui à des jeunes qui sont dans des cabinets qui ne sont pas ouf ? Alors, je précise, et ça, ce n'est pas un procès que je suis en train de faire là maintenant. Il y a des très, très bons cabinets et ça, on sait très bien les identifier. Il y en a qui sont un peu moins bons, mais c'est de se dire comment on aide aussi des collaborateurs qui sont peut-être parfois en souffrance à pouvoir sortir de ça. Ça a été quoi aujourd'hui avec le recul ? Qu'est-ce que tu aurais fait immédiatement, justement, pour pas que ça se passe comme ça ?

  • Speaker #0

    L'entretien que je fais la semaine dernière pour un chef de mission que je recrute, c'est que la première phrase sur laquelle on a échangé, c'est que je veux être entrepreneur. C'est que malgré que je sois salarié, je veux prendre des initiatives, je veux mettre en place des éléments en étant en accord avec l'expert comptable. Et je pense que ça, c'est hyper important. Moi, je fonctionne beaucoup par confiance et liberté. Les collaborateurs, ils ont des horaires flexibles, etc. Ils ont la liberté de mettre en place des éléments sans que je leur impose des choses. Et ça, c'est hyper important et ça leur plaît. La confiance également, je ne suis pas là pour contrôler, je suis là pour accompagner. Et beaucoup de jeunes étudiants aiment ça. enfin eux leur seul truc c'est d'être bien accueilli d'être accompagné mais d'avoir cette liberté aussi de pouvoir être créatif dans le fonctionnement, le job qu'ils ont à faire et moi je suis assez ouvert sur ça tant que ça tombe, tant que tout fonctionne bien, par exemple nous on a une pointeuse mais j'explique rapidement que la pointeuse n'est pas faite pour contrôler vos heures, elle est faite juste pour que dans une histoire d'équité vos heures sub soient rémunérées. Je m'en fous que t'aies passé 5 heures sur un bossier. Ça, c'est un échange entre toi et moi pour voir pourquoi tu mets du temps. Mais c'est simplement sur les heures sub faites, t'es rémunéré là-dessus.

  • Speaker #1

    D'un point de vue légal, en fait.

  • Speaker #0

    Oui, vraiment. Je ne veux pas que la personne fasse 42 heures, qu'elle rentre chez elle et qu'elle soit hyper frustrée de dire « mais j'ai extrêmement bossé, il n'y a pas de remerciement » .

  • Speaker #1

    Ou alors, il y a la prime de bilan,

  • Speaker #0

    mais qui n'est pas du tout adaptée. C'est tous les mois, période fiscale ou pas, si t'as fait des horaires, ce qui doit te revenir, te revient. Bon.

  • Speaker #3

    Hyper clair. Et toi alors ?

  • Speaker #0

    Tu peux répondre ?

  • Speaker #2

    On l'a perdu.

  • Speaker #3

    Vous pouvez répondre à la question ?

  • Speaker #2

    Non, mais j'étais...

  • Speaker #3

    Non, et toi alors, dans tes expériences quand tu as été salarié, est-ce que tu peux nous faire un retour aussi de ça ?

  • Speaker #2

    Oui, j'ai eu deux moments clés. Ma première expérience, donc j'étais comptable junior dans une grosse fiduciaire à Luxembourg. Moi, toute ma carrière, je l'ai faite à Luxembourg, j'habite à la frontière. Donc j'étais comptable junior, ça se passait bien, j'avais une belle équipe, un bon manager qui m'a appris l'anglais, l'anglais business. Et tout se passait bien. J'ai été élu, donc c'est une boîte de 400 personnes, président de la délégation du personnel. Donc mon boulot, c'est réel, mon boulot, mon portefeuille comptable, on va dire mon portefeuille de client, c'est divisé en deux. Donc je gérais que la moitié et puis le reste de mon temps, je gérais les relations humaines entre le staff et le management. Et j'ai fait ça pendant 2-3 ans. J'ai adoré. Et c'est là que je me suis découvert une passion pour l'humain. Je suis passionné par l'humain. Mais à l'époque, je ne savais pas mettre les mots là-dessus. C'était juste mon quotidien. Et j'ai raconté ça ce matin à Mohamed. Quand j'ai changé de job, je suis parti dans une autre fiduciaire. Donc c'est 40 heures semaine à Luxembourg, le temps de travail normal. Et bien là, je n'avais plus cette casquette de délégué du personnel ou de management. C'est produit et tais-toi. Et là, j'ai pris une belle claque. J'ai été surpris en fait par la masse de travail qu'on attendait de moi et j'étais censé atteindre ce niveau, donc c'était senior comptable. Je devais rentrer dans les clous tout de suite, il n'y avait pas de phase d'apprentissage. Je voulais partir après deux semaines, je suis resté parce que je me suis, par orgueil peut-être, je ne sais pas, je voulais me challenger. Je suis resté un an, la plus dure année de ma vie, mais aussi la plus formatrice. À refaire, je referai les choses différemment. Et c'est ce que je voulais dire au début, c'est que bien identifier qui on est, ce qu'on aime et vers quoi on veut tendre, pour ne pas être surpris parce que j'ai fait un an plein à me demander mais qu'est-ce que je fais là ? C'est nul votre truc, ça ne m'intéresse pas en fait. Donc j'ai continué dans ce schéma jusqu'à ce que j'ai pu identifier ce qui me plaît. Et là, le coaching est... J'ai mis un mot sur tout ça, ça s'appelle le coaching.

  • Speaker #3

    Mais qu'est-ce qui t'a donné envie de devenir délégué du personnel ? Pourquoi en fait tu as voulu faire ça ? Et aussi, déjà, pour quelle raison as-tu voulu faire ça ? Et quel a été ton premier mois dans cette fonction ? Qu'est-ce que tu as découvert ? J'imagine peut-être que tu as fait un audit social ou j'en sais rien.

  • Speaker #2

    J'ai découvert, je ne savais même pas ce que c'était délégué du personnel. C'est juste que j'avais un bon relationnel avec les gens. Tu connais les codes couleurs. Moi, je suis jaune à fond. et ce côté relationnel s'est fait naturellement et donc quand on a reçu les mails à tous en disant les élections vont avoir lieu et qu'ils se présentent j'ai fait ça en blague en fait et ils l'ont pris au sérieux et

  • Speaker #3

    les gens m'ont dit ouais bah vas-y présente-toi et donc en fait j'ai été soutenu donc toi ton rôle à ce moment là c'est être le lien entre la direction et les membres et le staff et du coup ... Est-ce que tu joues le rôle de médiateur ? Est-ce que tu participes à des réunions pour leur remonter des feedbacks ? Tu t'es rends en mode, ça, ça ne va pas. Est-ce qu'il y a des choses qui ont été mises en place au sein du cabinet ?

  • Speaker #2

    C'était exactement ça. C'était vraiment le tampon médiateur, on peut appeler ça comme on veut, mais entre le staff, parce qu'il faut savoir que c'était un management pas dur, mais imposant, impressionnant. C'est une équipe de Hollandais qui sont là, c'est une boîte internationale. Et on n'est pas là pour blaguer. Donc, les gens n'osent pas prendre la parole et s'exprimer sur ce qui va, parce qu'il ne va pas. Et j'ai été ce qui leur permettait de faire ça, de s'exprimer en fait.

  • Speaker #3

    Et c'est quoi justement ? Est-ce qu'il y a des éléments qui sont remontés ?

  • Speaker #2

    Oui, on a jamais des rendez-vous, des réunions avec les managers toutes les semaines. Ok.

  • Speaker #3

    Mais est-ce que toi, tu les saoules pas, les managers ? Tu vois, avec cette vision très froide, en mode on n'est pas là pour rigoler. Et toi, t'es là avec toutes les doléances, tu vois. Oui, oui. Et comment tu fais passer le message aussi ?

  • Speaker #2

    Ils ont affaire à des humains, donc ils doivent assumer leurs responsabilités. Et eux-mêmes sont humains. Il y a des RH. Mais c'était encore un rôle séparé. C'était encore un rôle séparé. les RH avaient leur fonction claire mais de par la loi de toute façon la délégation du personnel devait être désignée et donc moi dans le management et en fait ils ont été très intelligents parce qu'ils m'ont utilisé aussi à leur fin c'est à dire j'ai pu aussi expliquer aux gens certaines décisions qu'ils ont prises qui auraient pu poser problème et donc j'étais dans entre les deux feux on va dire et c'est très très intéressant et justement est-ce que c'est pas trop de pression pour toi à ce moment là ?

  • Speaker #3

    Moi j'ai fait ça aussi, je viens de m'en rappeler à l'instant quand j'avais 22 ans, j'étais délié du personnel mais je voulais chez Citroën, je me rappelle parce que personne ne voulait se présenter du coup moi je l'ai fait Non j'étais avec Pichir en fait c'était quelqu'un qui l'a fait Ma question c'est,

  • Speaker #0

    t'es perçu comment par le management et par les équipes parce que t'es dans un entre-deux il y a bien un côté qui va pas t'aimer et l'autre côté qui va t'aimer Non non,

  • Speaker #2

    j'ai jamais ressenti ça jamais ressenti ça j'étais pas seul, on était une équipe de 10 Oui Mais c'est moi qui représentais la délégation aux réunions management. Tout le monde travaillait. Moi, en tout cas, je l'ai très bien vécu et je pense, après je n'ai pas eu de feedback direct, mais que les gens, parce que le retour était positif, ils venaient nous voir. Ils osaient en fait, ils n'hésitaient plus à venir voir. Ouais, Abdelhadi, j'ai une question. Et puis, ça peut être tout et n'importe quoi. Ouais, il n'y a pas assez de fruits le mardi. Il y a des sujets, mais je dois le remonter. On m'a donné un dépôt, on m'a donné une mission. On va dire dis-le, je le dis.

  • Speaker #3

    Du coup, c'est quoi les demandes où tu sens que ça, c'était fondamental pour le bien commun et les trucs un peu nice, tu vois, qui créent un peu de la friction, de l'inertie pour rien, quoi ? Un corbeil de fruits.

  • Speaker #2

    Ça, c'était concrètement un truc en plus. Il n'y a pas besoin de gratter plus. Mais par contre, là où c'était pertinent, c'est les licenciements. Parce que licenciement, le salarié a le droit de se faire accompagner par un membre de la délégation pendant l'entretien. Et moi, j'allais challenger naturellement les directeurs. Et alors, je pense que c'était de l'inconscience ou de l'insouciance parce que j'étais jeune et je n'avais pas encore pris la mesure de ce que je faisais. Mais j'allais directement dans les bureaux de directeurs et puis on m'a dit mais ça ne se fait pas ce que tu fais. Et je leur disais droit dans les yeux. Mais je ne sais pas si j'ai le même courage aujourd'hui.

  • Speaker #1

    Tu les tais bien les salariés ?

  • Speaker #2

    En tout cas, avec une bonne intention, je le faisais vraiment. Avec sincérité, je disais non, mais ça ne se fait pas, c'est grave. Et puis après, de toute façon, ça reste leur décision. Moi, je n'ai pas de pouvoir. Moi, juste, j'ouvre les discussions. Et après, ils prenaient une décision ou pas. Mais il y a eu plusieurs personnes qui, via ce biais, ont juste changé d'équipe, ont juste... On a trouvé d'autres solutions. Ce n'est pas grâce à moi, mais c'est le système qui fonctionnait bien.

  • Speaker #3

    Oui, hyper clair. Et toi, Soumaya, alors, ton expérience en cabinet, est-ce que aussi tu peux apporter ce que tu as vécu et ce que tu as appris ?

  • Speaker #1

    Moi, quand j'ai commencé en cabinet, je n'avais pas d'expérience professionnelle en compta. J'étais juste comptable fournisseur. Du coup, faire les bilans, je ne connaissais pas. Pourtant, j'avais un DCG. Donc en DCG, tu apprends quand même les écritures d'inventaire sur l'UE9 comptabilité. Mais en réalité, quand tu arrives en cabinet, la réalité, elle est toute autre. La compta du DCG, en fait, ça ne t'arrange pas non plus pour le bilan. Donc moi, je suis arrivée en cabinet en janvier, en période fiscale, avec un portefeuille de 35 clients. Et je devais faire des reporting en anglais. Je devais faire des bilans et je n'avais que quelques mois. Donc quand j'ai commencé... Je devais remplacer une chef de mission, mais j'étais comptable assistant. Au début, c'était dur. Moi aussi, au bout de deux semaines, j'avais envie de partir. Parce que l'expert comptable a dit à l'équipe, je vais prendre quelqu'un. Mais il n'a pas dit à l'équipe que c'était quelqu'un qui n'avait pas d'expérience en bilan. Donc il y avait directement une friction entre moi et le reste de l'équipe. Et entre moi et cette personne que je devais remplacer. Parce que je devais faire un reporting en anglais. Il fallait vite que je comprenne tout, alors que moi, je ne savais pas c'était quoi une provision pour congé payé, tu vois. Et quand je lui demandais c'est quoi ce montant, elle me disait mais c'est la retraite. Arrête de me poser des questions qui ne servent à rien. Mais moi, je n'avais jamais enregistré la retraite, quoi, tu vois. Même les écritures de paye, faire des payes, ça, je ne savais pas faire. Parce qu'en DCG, on ne te l'apprend pas forcément. Même si tu as une petite écriture de paye, ce n'est pas la vérité, tu vois. Je suis quand même restée deux ans et demi, peut-être aussi pour le challenge. Et à la fin, je me suis dit, c'est là que je me suis dit que la compta, ce n'était pas fait pour moi. J'ai appris à me connaître et j'ai compris qu'en fait c'était plutôt l'enseignement, ce côté-là qui pouvait me plaire et qui a fait que je suis partie, tu vois. Par contre, ça m'a formée et à tous nos étudiants, on dit chez les geeks des chiffres.

  • Speaker #0

    aller en cabine d'expertise comptable parce que pour moi, c'est la meilleure école. Vous pouvez faire le DCG, le DSG, le BTS, le DEC, le cabinet. Et d'ailleurs, c'est pour ça que le stage d'expertise comptable, il y a deux ans obligatoire en cabinet. C'est là où vous allez apprendre à faire la vraie compta. Pour moi, ça m'a forgé complètement, tu vois.

  • Speaker #1

    C'est quoi les conseils que tu pourrais donner aussi à des experts comptables pour justement que d'autres personnes ne vivent pas ce que toi, tu as vécu ? Ça aurait été quoi la bonne manière de faire pour que... l'onboarding puisse être calibré et que aussi, à la fois pour la personne qui intègre, donc en l'occurrence toi, et puis aussi les équipes qui sont là, puissent bénéficier de la compétence de la personne, tu vois. Ça aurait été quoi les bonnes choses à faire ?

  • Speaker #0

    Déjà la communication, parce qu'en fait, tu ne communiques pas à tes équipes qu'il y a une nouvelle personne, tu ne leur expliques pas c'est qui. Donc moi, quand je suis arrivée, je suis venue, mais personne ne me connaissait déjà avant. Je pense qu'on aura pu faire un onboarding déjà avant que j'arrive. Une petite présentation peut-être en visio. Et j'explique mon parcours aux gens, et eux, ils savent à quoi s'attendre. Ils ne vont pas me demander plus que mes capacités sur le moment. J'ai réussi à me former, à faire mes bilans après, il n'y a pas de souci, mais ça m'a pris beaucoup de temps, en tout cas au bout de la deuxième période fiscale. La communication, et malheureusement cet expert comptable, il avait des problèmes de management. Il n'était pas méchant, mais peut-être trop gentil. C'est-à-dire qu'il ne disait pas les choses, il cachait les choses, pour ne pas vexer les gens. Il n'affrontait pas, il n'assumait pas les responsabilités de dire ça, ça ne va pas, ça, ça ne va pas. Et en fait, là, il y avait un vrai conflit. En fait, il fuyait les conflits. Je pense qu'il y a ça à faire, mais après, ce n'est pas évident quand ce n'est pas ta personnalité.

  • Speaker #2

    Bien sûr.

  • Speaker #1

    Du coup, les parcours d'intégration, ils sont hyper importants aussi dans les cabinets pour fluidifier, faciliter. Je vous poserai la question aussi, vous, comment vous avez fait de votre côté ? J'aimerais aussi te poser une question. On est face à des humains, des entrepreneurs aussi, l'expert comptable, comme tu l'as dit tout à l'heure, médecin généraliste. Qu'est-ce qui t'a amené au coaching, concrètement ? C'est quoi le point, le déclic qui t'a amené au coaching ? Et la deuxième question que je veux te poser, c'est comment on aide des gens à bien se connaître pour finalement créer le business qui leur ressemble, dans lequel ils ont le moins de... comment dire, de monote pour pouvoir bien gérer leur temps. Oui, exactement.

  • Speaker #3

    Ce qui m'a amené au coaching, justement, c'est cette expérience-là que j'ai partagée. Je l'ai répétée. Donc, j'ai changé de job parce que c'était début de burn-out, c'était surcharge mentale, j'étais pas aligné. Donc, j'ai changé de job. Et deux ans plus tard, dans le nouveau job, ça se passait bien. Mais j'avais toujours ce son, ce bruit de fond qui me disait, mais c'était pas ça le plan. Tu vois, je me faisais chier en fait. Pour le dire concrètement, ce n'était pas ça le plan. Ce qui m'a amené au coaching, c'est que j'ai questionné cette voie en fait. Je me suis dit, mais attends, mais qu'est-ce qui fait que je ne suis pas, qu'est-ce qui fait que je n'aime pas en fait ce que je fais ? Ce n'est pas que je n'aime pas la compta. La compta, c'est un outil, c'est neutre. Mais je n'aime pas les interactions que crée cet environnement en fait. Oui,

  • Speaker #1

    je comprends.

  • Speaker #3

    Donc, tu es arrivé au bureau, tu as le chef qui est déjà là, le manager, il est frustré pour x ou y raison. Il gueule sur tout le monde, il te regarde, il est là, « Ouais,

  • Speaker #1

    c'est quoi cette vie ? »

  • Speaker #3

    Et moi, je lui disais, j'ai toujours dit des choses clairement, je me disais, « Mais souffle, ça va pas, rentre, quoi ! » C'était mal perçu.

  • Speaker #1

    J'imagine, ouais.

  • Speaker #3

    Mais j'ai subi aussi, j'ai subi pas mal psychologiquement, j'ai pris sur moi, et quand je ne pouvais plus prendre sur moi, Je me suis questionné en mode, écoute, arrête, peut-être que la compta, ce n'est pas fait pour toi. Tu te remets en question. Et le problème, c'est que ça touche l'estime de toi. Et là, tu te remets en question humainement. Ce n'est plus seulement sur tes compétences, c'est toi qui ne vas pas. Ce n'est pas ce que tu fais. Et tu te questionnes, qu'est-ce que je peux faire d'autre ? C'est là que tu commences à rentrer en introspection. Et ça, je le recommande à tous les étudiants, mais dès le début. Dis-moi.

  • Speaker #1

    Je suis obligé de vraiment creuser. Tu parles du début de burnout.

  • Speaker #3

    tu mentionnes ça comment t'as identifié ce mot et comment tu l'as vécu intérieurement ça fait quoi en soi même je l'ai vécu c'est très simple c'est très concret je l'ai vécu un matin où je n'arrivais pas je ne voulais pas aller au boulot donc j'ai pris ma voiture donc on devait commencer vers 9h 9h30 je décolle de chez moi je n'ai pas envie d'y aller 9h15 je suis devant chez le médecin pour faire un arrêt et je reste une demi-heure devant le cabinet du médecin dans la voiture en train d'hésiter. Je vais au travail, j'y vais pas, j'y vais pas. J'ai repris la route pour aller au bureau finalement, quitte à arriver en retard. À 11h, on s'est dit je m'en fiche, au moins je suis là, j'assume. J'ai refait demi-tour, je suis retourné chez le médecin sur le trajet, j'ai dit non j'arrive pas en fait. Et quand j'en ai parlé au médecin, il m'a dit de m'arrêter tout de suite deux semaines. Il m'a dit non, vous avez besoin de souffler, il y a quelque chose qui ne va pas.

  • Speaker #1

    Et à l'issue de ces deux semaines, qu'est-ce que tu fais ? Tu reprends encore deux semaines, qu'est-ce que tu fais pendant ce travail-là ? Tu te reposes ?

  • Speaker #3

    Déjà la première semaine, c'était où j'ai vraiment débranché tout en fait. Je suis en repos. je faisais tout sauf penser au travail. Et ça fait du bien. C'est dur d'arrêter, mais ça fait du bien de juste ne rien faire. Je faisais ma vie, je n'étais pas cloué au lit. Ce n'était pas prononcé, c'était un début. Tant mieux que ça se soit fait là. Et la deuxième semaine, tu commences à réfléchir. Ok, je vais reprendre. Comment ça va se passer ? Tu commences à angoisser un petit peu. J'ai appelé le médecin, il m'a dit reprenez le travail. Si ça ne va pas, vous revenez. C'est simple. J'ai eu aussi quelqu'un qui m'accompagne. En fait, se faire accompagner par des professionnels, c'est nécessaire. Quand tu ne sais pas.

  • Speaker #1

    On n'a pas toujours l'habitude, la capacité de se lire aussi.

  • Speaker #3

    Bien sûr, je ne savais pas ce qui se passait. Moi, je prenais la voiture, j'allais, je revenais, je n'avais aucune idée de ce qui se passe sur le moment. C'est juste, lui, il m'a dit... En fait, lui, il n'était pas attaché émotionnellement au fait que je dois faire des bilans ou pas. Il m'a dit, non, non, tu ne vas pas travailler. C'est tout, c'est comme ça que ça va se passer. Et voilà, donc là, a débuté le début de la réflexion, de la prospection. Et j'ai rencontré une coach, j'ai démarché une coach, j'étais la chercher plutôt. Et c'est là que l'univers coaching, développement personnel, questionnement, en fait, c'est les questions qui ont changé ma vie. La manière de se poser des questions qui ont changé ma vie. Et là,

  • Speaker #2

    coach.

  • Speaker #3

    Incroyable. J'ai résumé.

  • Speaker #1

    Non, non, trop bien. Selon toi, pour quelle raison un entrepreneur doit être accompagné ? plutôt sur la partie à côté des chiffres.

  • Speaker #3

    Tu vois ?

  • Speaker #1

    Parce que les chiffres, on va l'aider à faire de l'optimisation fiscale, sociale, à payer moins d'impôts, devenir riche ou peu importe, tout ce qu'on veut. En quoi c'est très important d'avoir une santé mentale qui soit calibrée et qu'on puisse agir en lien avec à la fois nos valeurs, j'imagine, mais aussi nos capacités et notre vie. Tu vois, je lisais un... J'ai vu un bouquin, des fois, tu vas être un peu... Des fois, tu veux être un bon père de famille, et puis tu veux être un bon entrepreneur, et puis tu veux être un bon père, ou peu importe. Et du coup, tout ça, ça se mélange un peu. Comment toi, tu fais pour justement aider à trouver le juste équilibre auprès de tes clients ?

  • Speaker #3

    Il y a une question que je pose, et en fait, c'est même pas dans le côté entrepreneur, c'est la question vie, parce qu'il y a des mamans qui ont des charges mentales de malades. En fait, c'est... Et la question, c'est... Quel enjeu je mets sur cette Ausha ? Quel est l'enjeu derrière ce que je suis en train de faire ? Et c'est ça qui va, entre guillemets, donner la température et l'énergie des mouvements qui vont suivre derrière. Si l'enjeu est important, OK. Alors, est-ce que je me concentre sur ça ? Mais si je mets de l'enjeu partout, en fait, il faut se creuser, il faut se questionner.

  • Speaker #1

    Si tu mets un enjeu à

  • Speaker #3

    100% dans chacun de tes points ? Je ne sais pas.

  • Speaker #0

    Et comment tu fais pour aider une mère de famille ? qui travaille dans ton cabinet, comment tu fais pour l'aider à trouver l'équilibre ? Le parfait équilibre entre sa vie pro et sa vie privée.

  • Speaker #3

    Je la responsabilise. Parce que j'ai le cas actuellement, j'ai une salariée qui est mère de famille et qui passe beaucoup de temps dans le cab. Et elle a déjà mis en place des choses pour faire garder sa fille, etc. pour travailler. Je la remercie, mais ce n'est pas ce que je veux. Ce n'est pas ce que je demande. Et donc, moi, je responsabilise la personne sur cet avis. Tu as la possibilité de faire les choses comme tu l'entends. D'accord ? Donc moi, mon rôle, c'est de creuser ces sujets justement avec la personne, d'être à l'écoute. Et parce que les gens ne savent pas ce qu'ils veulent. Forcément, tu vois, tout le monde ne se questionne pas. Bah oui. Et communiquer, questionner et creuser avec les gens. Une fois que c'est creusé, c'est discuté, tu as un objectif qui est clair et une manière d'atteindre un plan. Et ce n'est pas parfait, attention. La vie fait que ça évolue tout le temps. Au moins, il y a cette quête.

  • Speaker #0

    Et tu arrives à la sonder de temps en temps, comment tu te sens aujourd'hui, pour essayer de repérer si elle n'est pas en surcharge mentale ou pas ?

  • Speaker #3

    Naturellement, ça se fait dans les échanges. Tu le vois. Tu le vois. Il faut être attentif aux gens qui t'entourent. Après, j'ai la chance d'avoir peu de gens autour de moi, donc j'ai du temps. J'ai du temps de qualité. Je peux voir si la personne est down ou pas. Tu peux poser des questions. Il faut oser en tant que responsable. Oser aller chercher ce qui va, ce qui ne va pas chez les employés, chez les collabs. C'est une démarche active. Il ne faut pas juste attendre que quelqu'un vienne se plaindre. On lui dit « ça ne va pas » . Après, on lui dit « pourquoi tu ne me l'as pas dit ? » . Ben non. La responsabilité, elle est dans les deux côtés.

  • Speaker #1

    Hyper clair. Merci beaucoup pour ce partage. Justement, toi Soumaya, pour des femmes qui sont dans la filière, comment justement tu fais pour trouver ton juste équilibre ? Alors toi, tu n'as pas créé un cabinet, mais... Je ne suis plus dans la filière. Non, mais on sert la filière, tu vois, indirectement. Comment toi, en tant qu'entrepreneuse, tu fais aussi pour trouver ce juste équilibre entre à la fois ton travail, mais aussi ta vie personnelle ?

  • Speaker #0

    Alors moi j'ai deux enfants et je suis une maman entrepreneuse, j'ai un travail, j'ai mes enfants et au début c'était très difficile. Donc en fait on va pas se cacher, au début c'est difficile, tu tombes dans un burn-out aussi et tu te dis mais qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi je suis fatiguée comme ça ? J'arrivais pas à trouver l'équilibre entre ma vie pro, pourtant j'aime beaucoup mon travail, les geeks des chiffres, et ma vie perso, je veux être bien aussi pour mes enfants et je veux pas qu'ils ressentent que je sois trop absente. J'ai fait le burn-out parental et là je me suis dit, qu'est-ce qui se passe ? Donc je me suis posée, ça a duré quatre mois. Quatre mois, je n'ai pas ouvert l'ordinateur. Les étudiants ne l'ont pas vu, donc ça c'est tant mieux, merci Nico. Quatre mois, je me dis, mais qu'est-ce que j'ai ? Et c'est là où j'ai fait cette phase d'introspection. Comme je dis, je suis allée à l'école de moi-même, où j'ai essayé de réfléchir qui j'étais, mes besoins, qu'est-ce que je veux. J'ai écrit mon manuel d'utilisation. Et c'est là que j'ai appris à me connaître. J'ai vu mes forces, j'ai vu mes faiblesses, et j'ai essayé de travailler sur ça. Par exemple, j'avais découvert que j'avais peur de l'échec. Donc j'en faisais trop. J'avais découvert que je me stresse trop vite, donc je fais des décisions émotionnelles. Donc j'ai appris à me connaître, et à me détendre, et à prendre les bonnes décisions pour retrouver cet équilibre entre ma vie perso et ma vie pro. Et là, ça a tout changé pour moi. Et là, maintenant, j'arrive à penser à moi, et à travailler. Et à penser à mes enfants parce qu'il y a aussi tes enfants, ton rôle de mère, ton rôle d'entrepreneur, mais il y a aussi toi. Il faut aussi donner un temps pour toi.

  • Speaker #1

    Masterclass, merci beaucoup pour ces éléments. Mohamed, toi, ça fait huit mois que tu as lancé ton cabinet. Vous êtes cinq personnes ou sept ?

  • Speaker #2

    Sept dans quelques jours. Voilà,

  • Speaker #1

    vous êtes sept dans quelques jours. Sept en huit mois, en partant de zéro. J'aimerais voir comment tu le vis d'un point de vue émotionnel. On parlera après de la partie business pour apporter de la valeur, comment on a fait pour aller chercher les clients, etc. C'est plus, est-ce qu'aujourd'hui, tu as le feu sacré et donc ça déroule et donc il n'y a pas de problème ? Comment tu le vis, toi, cette croissance à la fois humaine, mais à la fois business aussi ?

  • Speaker #2

    Sur la partie humaine, je pense que c'est la plus dure parce que tu as une hyper croissance qui fait qu'il faut à la fois la maîtriser. Je suis père de deux enfants, je suis marié, donc il faut aussi maîtriser ta vie de couple. C'est ce que je disais tout à l'heure à Soumeya. Je reviens de vacances, par exemple, ça fait une semaine que je n'ai pas vu mes gosses. Parce que j'ai bossé jusqu'à 1h du matin tous les jours, qu'il fallait avancer sur les dossiers, etc. Donc émotionnellement, c'est hyper dur. Mais dès le démarrage, je me suis mis en accord avec mon épouse pour dire « Ok, je vais me sacrifier sur une période de 2 ans environ, sur laquelle je vais développer au maximum le cabinet. Mais sur cette même période-là, je vais m'imposer des périodes de repos. » Par exemple, juste après le congrès au mois d'octobre, je suis parti quelques jours. Début janvier, je suis parti quelques jours. C'est un moyen aussi pour se retrouver, je me déconnecte de tout. Pour le coup, là, je suis avec Abdelaziz, mais j'ai laissé les clés du cabinet à Abdelaziz sur les parties urgentes. Je suis parti une dizaine de jours, j'ai éteint mon téléphone, je me suis retrouvé moi-même, avec mon épouse, avec les enfants. Mais émotionnellement, c'est hyper dur. J'ai atterri hier à Nice et je me suis dit, j'ai envie de tout arrêter. Parce que ce que j'ai fait les neuf premiers jours avant de partir en vacances... Et là, en cinq jours depuis que je suis revenu de vacances, c'est l'équivalent de deux mois de travail. Oui, c'est vrai. Donc, c'est hyper dur à assumer. Tu prends le stress des entrepreneurs. J'ai des entreprises qui sont en difficulté, donc tu les accompagnes, mais on est bloqué par certaines situations administratives. Tu as tes collaborateurs également qui pensent être sous pression, donc tu as aussi envie de les calmer pour revenir rapidement sur ça. Moi, je suis énormément dans la communication avec mes équipes. Ils sont libres. de fonctionner comme ils veulent, s'ils veulent être en télétravail parce que ça les arrange à ce moment-là ils le sont, ils n'ont pas besoin d'autorisation de manière formelle, etc moi je veux que tout le monde se sente bien même les entrepreneurs alors que c'est très dur donc il y a cet aspect coaching qui peut être hyper important mais j'ai des entrepreneurs qui ont énormément de stress ont énormément de pression, donc tout revient sur mes épaules je vends beaucoup de réactivité également, je pense que c'est bien mais c'est aussi un défaut parce que ça me rajoute une pression supplémentaire Et voilà. Mais émotionnellement, c'est très, très, très, très compliqué. T'as beau mettre toute une organisation en place. elle ne tiendra jamais.

  • Speaker #1

    Hyper intéressant. Pour moi, c'est aussi... Alors, quand même, tu crées des soupapes, du coup. Ça veut dire que tu t'imposes. Et un des points qui te permet aussi de faire ce que tu es en train de faire aujourd'hui, c'est que tu as créé un pacte dans ta vie personnelle qui fait que, en fait, ça te décharge mentalement de te dire, tiens, je peux le faire. Par contre, peut-être l'effet pervers de ça, c'est que du coup, comme tu sais que tu as un pacte et qu'il est timé dans le temps, Donc, du coup, tu vas en rajouter quoi. En fait,

  • Speaker #2

    tu peux le faire, mais quoi qu'il arrive, quand tu as des enfants, tu as envie de les voir. Oui,

  • Speaker #1

    c'est normal.

  • Speaker #2

    Quand tu as ta femme, tu as envie de la voir, tu as envie de passer du temps avec. Et même si, moi, par exemple, le pack, c'était est-ce que je me lance et tu acceptes que pendant deux ans, je carbure ? Ou est-ce que tu me dis, lance-toi petit, ne grossis pas. Et je le comprends aussi et je le fais. Quand tu as une vie de couple, tu n'as pas d'autre choix que de « pactiser » . Et moi, il y a eu la peur de dire OK, bon. sur deux ans, tu peux carburer, faire, etc. Mais au fond, moi, j'ai envie de voir mes gosses grandir. J'ai toujours détesté ces chefs d'entreprise qui ne voient pas leurs gosses grandir. Tu ne passes pas de temps avec eux, etc. Pour moi, c'est mes meilleurs potes. Donc, quand ils sont à côté de moi, je passe des moments qui sont incroyables. Et l'objectif, c'est que je fasse le plus de temps avec eux, point. Les clients, c'est une chose. T'es entrepreneur, c'est une chose. T'as des obligations, c'est une chose. mais rien ne t'interdit dans le fond et ça c'est vraiment un retour d'expérience que j'ai depuis que j'ai attaqué, c'est que rien ne t'interdit de terminer à 19h en fait c'est toi qui t'imposes de faire les choses entre 19h et 22h ou 1h du matin c'est toi qui t'imposes de répondre dans l'heure qui suit, c'est toi qui t'imposes de donner un rendez-vous le lendemain ou d'attendre une semaine ou 10 jours c'est toi qui t'imposes de prendre des rendez-vous pendant des périodes où il y a des TVA, il y a des bilans à sortir etc. La croissance tu dois la gérer

  • Speaker #1

    Hyper intéressant, c'est toi qui t'imposes Donc je trouve que c'est bien de le répéter. Ça veut dire que tu t'imposes, tu t'imposes, tu t'imposes. Tu peux t'imposer une règle du jeu différente, mais du coup, il faut accepter le prix de la règle du jeu que tu vas t'imposer. Je pense que c'est plutôt ça aussi qui est important.

  • Speaker #2

    Tu veux ajouter un truc ?

  • Speaker #0

    Oui, je pense qu'il ne faut pas trop que tu t'imposes des choses parce que tu vas prendre une décision émotionnelle. Tu as envie de tout arrêter.

  • Speaker #2

    Non, alors j'ai envie de tout arrêter. C'est que là, actuellement, il y a une pression qui est à la fois administrative par la part des impôts de tous les organismes qu'il y a autour, on a un temps de réponse qui est incroyable, des entrepreneurs qui ont des stress énormes et en fait tu les accompagnes, tu leur vends un service donc si tu leur vends un service, tu dois y répondre même si c'est pas de ta faute, ce que je te disais tout à l'heure, des droits d'enregistrement pour une session, à Paris c'est 3 à 4 mois, l'entrepreneur tu vas lui dire pendant un mois, ok c'est pas nous, c'est les impôts, deux mois, à la fin il va te dire mais t'es sûr t'as fait les éléments, etc il te demande des preuves, donc il remet en cause ton professionnalisme ... Et ça, c'est embêtant pour nous. Idem, les collaborateurs, ils vont recevoir de la pression de la part des clients. Ce n'est pas eux de subir cette pression-là, ni à nous en réalité. Ça doit être neutre pour tout le monde. Mais aujourd'hui, il y a un jeu de pression qui est de partout. Il faut simplement réussir à la repositionner pour mieux accompagner.

  • Speaker #0

    Et Mohamed, comment tu fais pour penser à toi dans tout ça ?

  • Speaker #2

    Moi, je ne pense pas à moi.

  • Speaker #0

    Tu ne vas pas tenir de la durée. Non,

  • Speaker #2

    non, non. C'est un grand sujet. Moi, j'ai mes parents toujours au téléphone. J'ai ma mère qui me dit « ta santé avant le boulot » . J'ai mon épouse qui me dit « la santé avant le boulot, c'est hyper important » . Mais je n'ai pas un objectif de bosser pendant 50 ans. J'ai envie de construire quelque chose qui puisse tourner tout seul et derrière faire des choses que je kiffe, que ce soit du consulting ou de l'accompagnement, etc. Et je me dis que pour ça, il faut sacrifier un peu de temps. Tout à l'heure, on parlait de burn-out. Moi, je l'ai vécu le burn-out et de manière très physique. C'est-à-dire qu'en 2020, j'ai perdu quasiment 30 kilos.

  • Speaker #3

    Moi, c'était sévère.

  • Speaker #2

    Moi, c'était très, très sévère. Donc moi, j'ai eu des pressions incroyables. J'étais au bureau à 4h du matin, je partais. Non, non, ça, c'est vraiment dans un autre cabinet où j'étais. Si tu veux, il y avait une équipe qui n'était pas du tout performante. J'étais un peu le directeur de toute l'équipe et j'ai pris les claques de partout, la direction, etc. Donc tous les jours à 4h au matin, jusqu'à minuit, une heure au bureau, etc. Donc en quelques mois, je te parle vraiment sur la période fiscale 2020. J'ai perdu 30 kilos, je mangeais quasiment plus rien, le XS était ultra large pour moi, tout le monde était inquiet, j'ai consulté des médecins, ils ont cherché toutes les maladies du monde, rien trouvé. Le burn-out ne leur est pas venu en tête à cette époque-là. Même si tu l'exprimes, pour eux, du moins ceux que j'ai consultés à l'époque, c'était pas lié au burn-out, ça pouvait pas atteindre ça. Mais dans les maladies, il n'y avait rien qui a été trouvé, j'ai fait 1500 examens, etc. Mais j'ai continué à bosser. Jusqu'au moment où je suis revenu de congé au mois d'août et j'ai un très bon ami, Jawad Lamrini, qui a une structure qui fait du social par exemple. Et en fait, on bossait ensemble à cette époque-là et il me dit, il me dit non mais part. La solution, c'est casse-toi en fait. Même si tu es mon frère, je t'aime énormément, casse-toi d'ici. Tu n'as pas à être là. Parce qu'en fait, il m'avait arrivé dans le cabinet, en bonne santé si tu veux, et il a vu une chute sur neuf mois qui était horrible. Et c'était un point où tu allais au bureau, moi je prenais le métro, du coup je suis à Lyon. Tu restais en bas et tu regardais le bâtiment, tu te disais, ok, est-ce que je monte ou est-ce que je monte pas ?

  • Speaker #0

    Et quand est-ce que tu as vu que c'était le burn-out ? Quand est-ce que tu as compris ça ?

  • Speaker #2

    Tu ne mets pas le mot burn-out sur la situation. Je pense que quand tu es dans le vrai burn-out, c'est quelqu'un d'autre qui te le dit, mais de toi-même, tu ne te le mets pas à ce terme-là. Moi, c'est quand je vais voir régulièrement mes parents à Avignon. Donc, tu vas les voir toutes les deux, trois semaines. Et à chaque fois, tu es plus maigre, tu es plus maigre, tu es plus maigre, tu es plus maigre, tu es plus maigre. Mais quand je dis 30 kilos, ce n'est pas sur deux ans. C'est sur deux, trois mois où j'ai séché. vraiment sécher,

  • Speaker #0

    ouais c'est très dangereux il y avait un gros risque sur la santé et quand t'as compris que c'était l'épuisement professionnel ça a fait quoi dans ta tête ?

  • Speaker #2

    ça a fait un gros boom en me disant ok j'arrête prends un ou deux mois pour réfléchir à ce que je veux réellement si je vais dans un cabinet j'impose en fait mes conditions et c'est ce qui est arrivé par la suite c'est qu'en deux mois je me suis un peu restructuré moi-même et quand je suis arrivé dans un cabinet ils étaient eux-mêmes étonnés c'est que j'ai imposé mes conditions la manière de bosser comment bosser, les relations humaines qu'il devait y avoir, les équipes à gérer. Tout ça, ça a été imposé. Et c'est ce qui a fait qu'après, j'ai pu re-kiffer la profession. J'étais dans une situation de dégoût de la profession. Je ne veux plus entendre parler du métier, mais avec un fond de passion. C'est que depuis que j'ai le bac, je kiffe vraiment la compta. C'est bizarre à dire, mais j'ai un kiff pour la compta, pour l'accompagnement, pour l'aspect fiscal, comptable, juridique, la réflexion qu'il y a derrière. Moi demain tu me dis que tu es à la tête d'un cabinet et que tu n'entends pas du tout parler de ça, ça ne m'intéresse pas. C'est bien le développement, mais l'aspect technique, c'est ce qui me stimule en allant au bureau le matin.

  • Speaker #1

    Hyper clair. Tu vois, c'est marrant parce que je trouve qu'il y a des éléments communs dans ce qu'on dit ici. C'est cette espèce de

  • Speaker #3

    « Ah, t'arrives ! »

  • Speaker #1

    En fait, ce n'est que des gens qui sont de bonne volonté. Ce n'est que des gens qui veulent bien faire. Et donc en fait... t'avances et puis à un moment donné, tu prends un mur dans la tronche et puis après, hop, tu regardes à droite et là, tu commences à te questionner. Et après, en fait, finalement, c'est presque parfois un cadeau de se dire, bah tiens, en fait, maintenant, je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas. Si tu prends du côté positif du terme. Du coup, ça me permet de rebondir sur la vision du cabinet de demain. On crie quoi comme cabinet ? Justement pour que dans le chemin, toutes les équipes puissent être accompagnées pour qu'on puisse à la fois atteindre les objectifs. des clients et aussi atteindre les objectifs des collabs et in fine l'objectif du cabinet. Je te laisse la parole toi. Du coup maintenant c'est quoi l'expérience collaborateur que tu veux pour les gens qui travaillent avec toi ?

  • Speaker #3

    J'en ai aucune idée. C'est simple. Ce qui est important pour moi c'est que on soit en quête de cet alignement et que ça réponde aux objectifs et aux intérêts de tous, individuellement pour le collectif.

  • Speaker #1

    Comment on fait justement pour créer ?

  • Speaker #3

    Il faut discuter, échanger, creuser. Et que si moi, j'ai des impératifs, je dois rentrer un certain chiffre d'affaires, je dois avoir une certaine rentabilité, j'ai mes propres objectifs personnels, qui répondent à ma vie, à moi, ma vie de famille, etc. Le collaborateur, lui, il s'en fiche. Que je veuille rouler en Porsche toutes les deux semaines, ce n'est pas son problème. Mais par contre, il doit être assez intelligent et avoir cette empathie et rentrer dans... un objectif global. C'est-à-dire que moi, je veux obtenir ça via mon cabinet. Maintenant, lui, quel intérêt il a à rentrer dans ce cabinet ? Et donc, il a ses propres objectifs aussi et on doit trouver le point de convergence, en fait. Et le point de convergence, faire en sorte qu'il dure le plus longtemps possible. Soit une droite parallèle, mais très proche.

  • Speaker #1

    Justement, quand tu as recruté les paris-bois, quand tu l'as recruté, comment tu t'assures au moment où tu vas l'avoir ? que justement, tu vas répondre à son objectif intrinsèque et qu'elle, en lien avec son objectif, elle pourra répondre au tien.

  • Speaker #3

    Je lui ai posé la question, quels sont tes objectifs ? Comment tu vois ta vie ? Elle m'a expliqué un peu son histoire. Elle avait beaucoup d'expérience et humainement, il y a eu un match. Donc, les échanges étaient très fluides. Et c'est l'authenticité, la sincérité des échanges qui m'ont mis en confiance. Et on n'a pas parlé chinois. Et je lui disais la même chose. Je lui disais, moi, dans mon cabinet, c'est le chaos. Ne crois pas que tu vas vivre dans une structure où tout est en règle, etc. Donc soit tu es OK avec le chaos et quand ce sera difficile, tu vas relever les manches et puis on va faire en sorte de redresser les choses. ou soit tu as besoin de quelque chose qui est structuré, cadre, etc. Je ne peux pas te l'offrir. Tu vois, être très transparent, être très honnête. Et ça se passe très bien. Et donc, je n'ai pas menti. Mais ça se passe super bien. On le vit bien, en fait. Et je trouve qu'on arrive à... Il faudrait que je repose la question. Mais on arrive à s'épanouir et avoir du temps pour nos familles, pour le travail. Et le travail est fait en temps et en heure.

  • Speaker #1

    Mohamed, toi, ça fait huit mois que tu as lancé. Est-ce que tu peux donner un peu de data, un peu de chiffres ? Qu'est-ce qui t'a aussi amené à créer ce cabinet avec toute cette expérience ? J'ai l'impression que tu as à peu près une dizaine d'années d'expérience dans la profession. Avant de lancer ton cabinet, ça a été quoi la thèse du départ ?

  • Speaker #2

    C'est que le jour où j'ai commencé à prendre la direction du pôle compta dans un cabinet, je me suis dit, il faut que j'ai mon cabinet. C'est aussi simple que ça. Le jour où j'ai été diplômé, résultat 12 janvier 2024, le lendemain, mon dossier était parti à l'ordre. Avant même d'avoir une rupture mentionnelle ou une démission ou quoi que ce soit, le dossier était déjà parti. J'ai lancé mon cabinet en me disant qu'il faut qu'il y ait une vision très claire, c'est que je ne veux pas d'un gros cabinet, mais je veux d'un cabinet qui m'assure un niveau de vie qui rattrape mes 8 ans, 9 ans d'études. Simplement ça, et que je puisse à la fois kiffer, être dans la passion de la compta, etc. Moi, dans le recrutement, par exemple, il y a beaucoup de transparence et d'échanges avec les collabs. Par exemple, là, j'ai une collab qui me dit que la compta, ça me saoule. Je veux faire du contrôle de gestion. C'est ce qui m'intéresse. Ok, on recrute une autre personne et elle va s'occuper de tout ça.

  • Speaker #3

    Excuse-moi, je te coupe. Mais là, le fait que la collab, elle dise clairement les choses, c'est magnifique.

  • Speaker #2

    C'est puissant. Il y a de la pure confiance dans ce que je dis.

  • Speaker #1

    Mais comment tu crées ce terreau fertile ? Comment déjà, au début, c'est quoi ta thèse de cabinet et quelles vont être les règles du jeu à l'intérieur ? Pour que justement, après, quand les gens y rentrent, ils savent, si la personne a dit je n'aime pas la compta, je veux faire autre chose. Du coup, c'est que tu as défini une règle à l'intérieur qui lui permet de le faire.

  • Speaker #2

    La règle, c'est que le cabinet, c'est chez vous. Donc, si c'est chez vous, on est à l'aise, on se dit tout et on fait les choses. J'ai une collab, par exemple, sa grand-mère était malade. Chez nous, on peut faire du télétravail, mais pas de manière continue sur deux, trois semaines, etc. Sa grand-mère était malade. T'es dans tes travails jusqu'à ce qu'elle se rétablisse. Que ce soit dans deux mois ou dans six mois, je m'en fous. Parce que si t'es au cabinet et que tu t'inquiètes pour ta grand-mère, t'es pas productif. Alors que si t'es à côté d'elle, tu vas être productif. Elle, elle veut une autre qui veut faire du contrôle de gestion. J'ai des clients qui sont en demande. OK, maintenant, mets en place tous les process, crée les produits, crée le service, crée la tarifaction, OK, allez. Et fais le rendez-vous avec le client, propose ce qu'il a proposé. Ça marche, ça marche pas, on s'en fout. On va proposer, si ça fonctionne, c'est OK. Mais si je l'allais sur de la compta, elle va bâcler potentiellement son travail, ça va la saouler et à un moment donné, elle va me dire, mais moi, je vais arrêter, ça ne m'intéresse pas. Et quand j'ai lancé, c'était ça l'idée. C'était, venons, on fait quelque chose où, entre guillemets, je sors de la maison pour aller à la maison. Vraiment.

  • Speaker #1

    Est-ce que tu n'as pas peur, toi aussi, qu'à un moment donné, tu vas perdre le contrôle de ça ? Je m'explique. Ça veut dire qu'il y a un principe qui dit que la confiance n'exclut pas le contrôle non plus. C'est-à-dire que tu vas donner aussi beaucoup d'autonomie et de responsabilisation. Fais-le. Je te fais confiance. Si ça te fait kiffer, vas-y. Et c'est trop bien. Mais du coup, comment tu t'assures aussi la délivrabilité de la qualité ? Parce que là, tu te lances aussi. Il ne faut pas risquer aussi la rentabilité de ton cabinet et ce qui peut se passer demain. Comment aussi tu as projeté ça ?

  • Speaker #2

    Tout reste quand même sous contrôle. Enfin, là, pour le contrôle de gestion, tous les livrages vont être contrôlés. Après, tout ce qui est lié au travail et à la compta, on doit faire des déclarations de TVA, etc. Donc, si tu as du retard, tu sais que naturellement, ce n'est pas fait. On n'exclut vraiment pas le contrôle. Je suis vraiment là pour accompagner, les aider. C'est pour ça que je rentre très tard le soir. C'est qu'en journée, je suis vraiment avec eux. Je peux m'asseoir avec toi et faire tout le process d'accompagnement, etc. Mais après, il peut y avoir... quelques soucis par moment parce que tu lèves le pied sur certaines choses, etc. J'ai eu le cas. J'ai pris un juriste au mois d'août quand j'étais parti en vacances. Quand je suis revenu, c'était catastrophique. Mais c'était quelqu'un qui avait un peu bossé avec moi avant, etc. Ce qui fait que sur le recrutement du deuxième juriste, là, on a énormément échangé. On a défini les valeurs communes, etc. Je n'ai plus mis tous mes dossiers avec lui. Je me suis remis à faire des créations, etc. Et derrière, quand j'ai vu que ça fonctionnait avec, Première relation, les clients qui t'appellent, qui te disent mais le juriste, il est incroyable, je kiffe, etc. Là, tu peux refaire confiance totalement.

  • Speaker #1

    Donc du coup, toi, tu es manager d'un certain nombre de personnes. Comment tu arrives à trouver le juste équilibre entre être un bon manager, mais aussi délivrer la partie opérationnelle ? Parce que j'imagine que tu es en face aussi de structuration. Donc forcément, il faut mettre en place des process pour que ça puisse rouler, ça puisse être huilé. Quel est le temps de qualité que tu alloues ?

  • Speaker #0

    à tes collabs pour veiller à ce que la qualité soit OK ? Est-ce que tu as des temps qui sont dédiés ? Est-ce que c'est le lundi, le mardi ? Comment c'est organisé tout ça ?

  • Speaker #1

    Tous les jours, de 11h30 à midi. Échanger avec les collabs sur ce qui va, va pas, s'ils ont des questions. J'ai commencé à le mettre en place, ils aiment bien. Ce retour, ça peut durer deux secondes. C'est juste une question sur un dossier, fin de l'histoire. Sur les process, Abdelhaïd a dit pour en témoigner, mais je suis très organisé. Depuis très longtemps, je construis mon cabinet. Ça fait trois ans que je suis en train de construire mon cabinet, tous les process qui vont avec, les lettres d'émission, pour la télé, enfin tout ce que tu veux, tout a été construit en amont. Il y a un drive qui doit, si je pense, être divulgué un jour dans la valeur des millions d'euros. Il est énorme, il y a tout dedans. Mais j'ai commencé à le construire il y a longtemps. Donc si tu veux, moi je savais qu'il fallait... Ah oui,

  • Speaker #0

    donc en fait tu te lances depuis huit mois, mais...

  • Speaker #1

    Mon cabinet, je l'ai construit avant.

  • Speaker #0

    Ok, parce que... La préparation. Ouais, parce qu'en fait, t'as aiguisé la hache avant de couper l'arbre, quoi.

  • Speaker #2

    C'est exactement ça.

  • Speaker #1

    Et je n'avais pas d'autre choix, c'est que moi j'aime bien faire les choses de manière organisée. C'est limite, tu me dis demain on mange ensemble, j'ai besoin de connaître l'heure, le restaurant, comment je vais y aller, etc. C'est hyper important pour moi. Donc là,

  • Speaker #0

    c'est quoi le profil ? Ça c'est bleu là.

  • Speaker #1

    Purement. Mais tu vois, je suis hyper organisé. Surtout que je vais en voyage, j'ai besoin que tout soit bien carré pour partir. Et ce qui fait que mon cabinet, je l'ai anticipé. Donc le jour où je me suis lancé, c'était naturel. C'était une aventure quand même, mais c'était naturel. Tu voulais déchiffrer tout à l'heure, mais là, en 8 mois, on doit être à 350 euros de CA. Fait que tu aurais encaissé.

  • Speaker #0

    350 000 ? Parce que 350 euros,

  • Speaker #1

    c'est mon pot.

  • Speaker #2

    Je suis fait léger.

  • Speaker #1

    350 000 euros en signé, on doit approcher les 500 000. En 8 mois d'activité.

  • Speaker #0

    C'est incroyable.

  • Speaker #1

    Je connais très peu de cabinets qui ont fait ça. Je sais que je n'ai pas le recul encore. pour le voir.

  • Speaker #0

    Moi, je vois des experts comptables, des fois, ils me disent j'ai fait mon premier exercice, je suis à 30K, 60K, je suis une boîte.

  • Speaker #1

    Je ne suis même pas à 1 an encore. Et là, ce que je disais tout à l'heure, c'est que la semaine dernière, sur 3 jours, 20 clients ont signé. Que du bouche à oreille.

  • Speaker #0

    Que du bouche à oreille, donc dans l'acquisition, c'est comme ça que ça marche ? Alors,

  • Speaker #1

    il y a du bouche à oreille et je reviens sur, du coup, Jawed Lamrini, que j'ai cité tout à l'heure, qui lui a une boîte de paye, etc. En fait, si tu veux, le réseau Lyonnais est un réseau très fermé. Pour mettre un pied dedans, tu rentres par des connaissances qui sont déjà dedans, entre guillemets. Et eux m'ont permis de mettre un pied dans le réseau Lyonnais. Et une fois que j'ai eu le pied dans le réseau Lyonnais, tu fais rentrer un client, il est satisfait, tu en fais rentrer un deuxième, etc. Ça va être du petit dossier au très gros dossier. Par exemple, la semaine dernière, c'est Katsubo et Conferentré.

  • Speaker #2

    Alors après, excuse-moi, je te coupe. Petit disclaimer, il est excellent en vente. en persuasion et en prospection. Ce n'est pas donné.

  • Speaker #1

    En fait, si je veux, quand je pars à un événement ou que j'assiste à un truc ou que je rencontre un client, mon objectif, c'est qu'il soit closé pendant le rendez-vous, pendant l'échange. Et pour ça, c'est que je te donne la valeur pendant le rendez-vous. On peut aussi s'adapter à ta situation. On va réfléchir à des montages, etc. Mais je ne vais pas te donner toute la valeur pour que tu restes avec une envie de revenir. Et quand tu reviens, généralement, je te close et c'est fini.

  • Speaker #0

    Vas-y.

  • Speaker #3

    Tu disais tout à l'heure que c'était le bouche à oreille. Oui. Mais tu es aussi sur LinkedIn.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #3

    Est-ce que LinkedIn t'a pas aussi ramené des clients ?

  • Speaker #1

    LinkedIn, en un an, a dû m'apporter 10 clients.

  • Speaker #0

    Il y a peu, en fait.

  • Speaker #1

    C'est peu sur la communication que tu fais. Mais moi, LinkedIn, je me base dessus pour deux choses. D'une part, c'est une notoriété qu'on doit aller chercher auprès des éditeurs, de tous ceux qui travaillent avec la profession. pour qu'ils comprennent que le pouvoir, c'est nous et plus eux, mais vraiment pour qu'il y ait une relation saine. Aujourd'hui, Dieu merci, on est par exemple en très bonne relation avec plein d'outils comptables, on échange sur des petites thématiques, etc. Pour les étudiants, je dois avoir peut-être 15 messages par jour, et je ne réponds pas des fois, mais je leur dis je suis désolé, mais j'ai d'autres impératifs. Mais aussi également pour les étudiants, parce que je ne veux pas qu'ils se lancent dans une profession sur laquelle ils auront un regret dans 3, 4, 5, 6 ans. Nous, les regrets qu'on a pu avoir, c'est peut-être sur certaines choses liées au métier. Aujourd'hui, on a une capacité de communiquer dessus, de dire, telle chose, ça ne va pas, attention, là, il y a des trucs comme ça qui vont bloquer. Et ça ne veut pas dire qu'on les enlève de la filière de l'expertise comptable. On les met dans une filière financière. Tu kiffes la finance, il y a plein d'autres métiers à côté. Mais comprends que tu vas faire huit ans d'études, qu'il y a un stage qui est long, etc. Et ça me permet aussi de communiquer auprès d'eux. Mais ça n'a jamais été dans l'intention d'avoir des clients. Moi, les clients, je les ai principalement par bouche à oreille ou en participation. à des événements. Je fais quelques conférences à droite à gauche sur des thématiques et ça me permet à la fin de venir rencontrer des personnes, de closer.

  • Speaker #0

    D'un point de vue naturel, les profils comptables, en tout cas qui sont issus de la profession, vendre, ça peut être un gros mot, tu vois. Genre, c'est peut-être pas assumé. Comment toi, t'as appris à développer ce skills, tu vois, cette compétence ? Et c'est quoi les quelques conseils que tu pourrais donner, soit à des collabs même qui bossent en cabinet, qui pourraient rentrer des missions, tu vois, ou à des confrères ?

  • Speaker #1

    On a tous un besoin. Nous, notre besoin, c'est d'avoir des honoraires qui rentrent, qu'on puisse payer à la fois des salaires, les locaux nos salaires. Et les clients, ils ont besoin de faire tourner leur boîte. Mais le prix ne doit jamais être adapté à la peur du client. On peut dire, il faut que je paye le minimum, etc. Mais plutôt à la qualité de service que tu vends. Moi, j'ai fait mon mémoire d'expertise sur la data. C'est une mission qui n'existait pas en cabinet. Donc, j'ai créé toute la mission, entre guillemets. Et à la fin, j'avais une problématique, c'est qu'il fallait vendre cette mission-là. Donc, je me suis formé sur la vente. Et j'ai créé un peu le statut d'expert comptable commercial. tu analyses le client et tout client a une frustration. Et dès lors que tu déniches un peu cette frustration chez le client, tu es obligé de répondre à cette problématique-là. Donc, tu as plein d'ostics qui vont arriver après. Tu as ta frustration, tu vas voir quel est l'impact sur sa situation personnelle, professionnelle. Et à la fin, il va avoir cette envie de réponse. Sauf que cette envie de réponse, 90%, voire même 100% quasiment des cabinets le donnent gratuitement. Je te donne la réponse, fin de l'histoire, et je ne te facture rien du tout. L'idée, c'était de dire... On crée un process de vente à partir de ça, de dire, OK, tu as besoin de la réponse. Pour ça, il faut que je te facture. Pour te facturer, je te montre, parce que le livrable est hyper important, je te montre par quels moyens tu vas gagner de l'argent ou économiser ou réduire ton risque. Et ça vaut tant. Et le rapport payé par rapport à la frustration qu'on a fait, Masterclass. À la fin de l'histoire.

  • Speaker #0

    OK.

  • Speaker #2

    Et il m'a accompagné là-dessus sur un sujet que j'avais et j'ai vendu beaucoup plus que ce que je pensais vendre à la base.

  • Speaker #0

    Ça veut dire que... Du coup, tu enlèves la peur de vendre aussi plus cher parce que peut-être tu mets en face la valeur que tu apportes vs le prix. Du coup, si le prix que tu payes est inférieur à la valeur que tu vas délivrer, c'est OK.

  • Speaker #1

    Tu as une deuxième technique aussi, c'est d'inverser la situation. Au lieu de proposer des honneureurs, tu laisses le client te proposer les honneureurs qu'il aimerait avoir. Donc, tu as déjà ton échelle. Si elle est trop basse, tu vas lui expliquer que non, ce n'est pas possible. Mais au moins, si le mec te dit, moi, je suis prêt à 350 euros pour ça, etc. Si c'est dans tes cordes à quelques euros près, tu peux toujours ajuster et tu as une satisfaction immédiate. Oui,

  • Speaker #0

    je vois.

  • Speaker #1

    Et voilà.

  • Speaker #0

    Je sais quoi, je vais le tester celui-là.

  • Speaker #1

    Je le fais énormément. C'est le mec, avant de parler au normal, je lui dis, mais toi, tu es prêt à payer combien ? Et il te dit, c'est 200, 300, 400, 500. Mais OK, mais tu as besoin de quoi dedans ? Et quand il te fait le détail, tu sais où tu vas t'arrêter pour la mission, plus ou moins, ou compléter. Mais au moins, tu as déjà son budget. Tu sais que si tu fais trop cher, ça va le bloquer. pas assez cher, ça te met toi dans le rouge.

  • Speaker #3

    T'as déjà eu le cas où il t'a proposé plus que ce que tu pensais ? Oui,

  • Speaker #1

    une fois.

  • Speaker #3

    T'as fait quoi ?

  • Speaker #1

    Je lui ai dit en toute transparence que je m'alignais sur mon prix à moi parce qu'en temps... En fait, je fonctionne beaucoup par transparence. Tu vois, moi, en réunion fin d'année, je sors le temps passé, je sors les zones à refacturer. Si j'ai passé moins de temps que prévu, je te fais un avoir. Et le client, ça y kiffe parce qu'il est en totale transparence. Et si j'ai passé plus de temps, la hausse se fait progressivement. Je veux pas être dans la brutalité. C'est que si on doit augmenter, je ne vais pas te passer par exemple de 500 à 1000 balles, mais je vais te faire une progressivité sur l'année pour arriver au bon prix.

  • Speaker #3

    Donc toi, tu proposes des honoraires éthiques ?

  • Speaker #1

    Oui, j'essaie de fonctionner dans l'éthique à 100%. Parfois, c'est compliqué parce que si tu veux être éthique, il faut qu'en face, la personne soit réceptive sur cette partie-là. Parce que le jour où tu fais ton avoir parce que tu as passé beaucoup moins de temps, le jour où tu vas augmenter, il faut qu'ils le comprennent aussi. Et que ça ne soit pas une situation de blocage.

  • Speaker #0

    Toi, de ton côté ? Tu fais à la fois de l'expertise comptable et du coaching. D'un point de vue externe, ça pourrait créer la confusion. Comment tu arrives justement à allier ces offres et à les proposer aussi à tes clients ? Et sur quels produits, finalement, tu les fais rentrer dans ton cabinet ? Et même, comment tu arrives aussi à asseoir la légitimité de se dire « expert comptable, coach, ça ne marche pas » .

  • Speaker #2

    Ça n'a rien à voir. J'étais confus moi-même au début, en fait. C'était deux choses que je voulais scinder, c'est-à-dire que je voulais avoir une offre coaching. J'accompagne les gens dans leur sujet, questionnement sur le leadership, management, problèmes personnels, peu importe. Et c'était très individuel. Et après, en fonction, je leur disais, oui, mais je suis aussi expert comptable. Quand tu dis les deux en même temps, les gens ne comprennent pas. Ou alors expert comptable, il vient parce qu'il a un besoin de bilan, de déclaration fiscale et c'est tout. Donc, c'est en me trompant, en fait, que j'ai corrigé le tir. Et la bonne formule, c'est pour moi, en tout cas. c'est de rencontrer les dirigeants, les personnes, et dans les premiers questionnements... Le retour que j'ai, en tout cas 99% du temps, c'est qu'on ne pose jamais des questions. C'est bizarre. C'est la première fois que ça m'arrive. On ne pose pas ce genre de questions d'habitude. Je rentre directement dans le perso. Comment ça se passe ? Qu'est-ce que tu fais en ce moment ? Pourquoi tu fais ça ? Je pose des questions. Le gars est électricien. Pourquoi tu fais ça ? Parce que je dois gagner ma vie, etc. Mais si tu ne gagnes pas, qu'est-ce qui se passe ? Et donc, on rentre vraiment dans le perso. Et moi, ma croyance, c'est que le pro est au service du perso. Et donc, ce que tu fais, ça répond à un intérêt personnel, forcément. Donc, c'est ça que je vais chatouiller, challenger dans mes discussions clients. Et la comptabilité, c'est un outil. Donc ça, moi, je le laisse bien au stade de outil. Et ce qui m'importe, c'est le dirigeant. C'est la personne que j'ai en face de moi, c'est l'humain. C'est l'humain avec qui j'échange. C'est ça qui est vrai. Le reste, ça se corrige. Mais l'humain, les décisions, elles sont puissantes, en fait.

  • Speaker #0

    D'ailleurs, la conséquence de ce qui va se passer dans l'outil, dans la compta, c'est la manière dans laquelle se construit l'humain que tu vas accompagner.

  • Speaker #2

    Exactement.

  • Speaker #3

    Comme il disait Mohamed tout à l'heure, je préfère qu'elle fasse du contrôle de gestion parce que si elle continue la compta et qu'elle n'aime pas, ça se verra.

  • Speaker #2

    Bien sûr,

  • Speaker #1

    mais je pense que c'est... hyper important. Ça se verra dans les comptes. Pour moi, dans ton fonctionnement, alors moi, je n'ai pas la même vision qu'Abdelaziz. Le compta, ce n'est pas un outil, mais c'est l'essence même de ce qu'on fait qui nous permet de tout faire. Je ne mettrais pas le terme outil dessus. Je n'aurais pas de mot à mettre. Pour moi, c'est compta, c'est compta, entre guillemets.

  • Speaker #2

    C'est parce que tu es passionné.

  • Speaker #1

    Oui, peut-être. Mais l'humain a toute son importance, tu vois. J'ai du mal à comprendre les cabinets qui voient leur collab souffrir et galérer et ne pas agir en conséquence. On remplace l'humain par l'humain simplement. Parce qu'il y a une question de rentabilité, etc. Honnêtement, je préfère perdre un peu de rentabilité, avoir des équipes qui vont kiffer, que penser que rentabilité et avoir un turnover tous les trois mois, quatre mois, cinq mois. Du coup,

  • Speaker #3

    il y a des experts comptables qui ne voient pas ça parce que pour moi, c'est un problème d'empathie, tu vois. De communication et d'empathie.

  • Speaker #1

    Pour moi, on a une génération d'experts comptables qui est dans leur bureau, qui pensent au développement, qui font leur rendez-vous, etc. Qui sont... pas avec les collaborateurs dans les bureaux par moment ou avec des réunions. Il y a le rendez-vous annuel, enfin le bilan annuel avec les collabs pour faire le point sur leurs primes. Voilà. Je pense que 90% des collabs s'en foutent parce qu'ils savent que c'est pas basé sur des chiffres pertinents, sauf certains cabinets. Je prends le cas de CK, par exemple, où ils ont une vraie valorisation de la prime pour les collabs, etc. Mais 90% des cabinets n'ont pas de valorisation sur la prime, le temps de passer, enfin... Ou simplement passer et dire au collab sur tel dossier merci. Je pense que le collab, il va avoir un apaisement de dire « Ah ouais, mais regarde ce que je fais, je ne rends juste pas que des comptes. »

  • Speaker #0

    D'ailleurs, je rebondis là-dessus. J'ai enregistré un épisode hier, je ne sais pas à quel moment il va sortir, mais justement, il y avait un cabinet qui est labellisé Happy At Work et ils ont créé une charte du management. Et justement, il y a ce côté reconnaissance en mode Juste de dire merci parce que peut-être que le collab lui il s'est dit ça fait trois semaines je suis en train de travailler là-dessus, je me suis arraché et il ne m'a même pas dit merci. Et donc juste le fait d'avoir cette reconnaissance, tu dis ah ouais ok au moins il a vu que j'ai charbonné.

  • Speaker #1

    Mais tu sais que moi j'en veux toujours un expert comptable en 2020 où j'ai remplacé sur plusieurs dossiers une collab qui était un arrêt maladie et il ne m'a toujours pas dit merci en pleine période fiscale. La seule chose qui m'a reproché, c'est de ne pas avoir bossé pendant que j'avais chopé le Covid.

  • Speaker #0

    Ok, génial.

  • Speaker #1

    Alors que j'ai sorti, je ne sais pas combien d'années, et je m'attendais simplement à un merci, tu vois.

  • Speaker #0

    Oui, c'est tout.

  • Speaker #1

    J'ai encore le mail de dire, vous ne bossez pas aujourd'hui, c'était un jour, ce n'était pas pendant trois semaines. Vous ne bossez pas aujourd'hui, vous avez le Covid. Est-ce que vous pouvez rapidement me sortir tel dossier ?

  • Speaker #0

    Ok.

  • Speaker #1

    Donc, tu te poses des questions par moment sur certaines choses.

  • Speaker #3

    Du coup, comment tu fais, toi, pour répondre à ce besoin de reconnaissance de tes salariés ?

  • Speaker #1

    T'échanges avec eux. Quand tu vois que le job est fait, qu'il est fait dans les temps et qu'ils sont à fond avec toi, nous, par exemple, tous les matins, il y a un petit déj. Tous les matins, il y a un petit déj équipe. Et ça peut être des croissants, ça peut être du pain d'huile d'olive comme si tu étais au Maghreb.

  • Speaker #3

    Ou qui ramène.

  • Speaker #1

    Non, ça peut être moi. Majoritairement, ça va être moi qui va apporter, mais tu as des collabs qui vont apporter de même au bureau, etc. Ce qui fait que ça, déjà, ça te crée une cohésion de dire OK, je suis dans une team. Le fait aussi d'être souvent avec eux, le merci est dit plus simplement. Parce que tu échanges avec eux sur les dossiers de manière continue. Je n'attends pas un mois pour avoir un retour sur un dossier. Ils ne les surchargent pas. Ils ont en moyenne peut-être 30-40 dossiers chacun. Mais ils doivent tout faire dessus. Ce qui fait que je les vois beaucoup plus souvent. Je reçois énormément de clients. Et le point se fait simplement et le merci sort naturellement. Mais c'est ce que je disais tout à l'heure, quand tu es isolé dans ton bureau, que tu ne partages pas trop de moments avec tes collègues, naturellement, tu n'es pas reconnaissant avec eux. Ou tu l'es au moment où tu vas leur dire merci pour cette année, mais c'était il y a 12, 15 mois.

  • Speaker #3

    Oui, peut-être un merci par an, ce n'est pas suffisant.

  • Speaker #1

    Pour moi, ce n'est pas suffisant. Au moins deux. Et c'est ce qui est beau qu'aujourd'hui, les gens aiment bien.

  • Speaker #0

    Du coup, j'ai deux questions. La première, c'est... J'ai quand même la sensation que toi, tu as un niveau et un rythme de travail qui est quand même balèze, tu vois, et qui n'est pas à la portée de tout le monde. Comment aussi tu fais pour ne pas refléter ça sur les gens avec lesquels tu vas travailler ?

  • Speaker #1

    C'est ce que je disais à l'instant, c'est qu'ils ont un portefeuille qui est réduit.

  • Speaker #0

    Non mais réduit par ?

  • Speaker #1

    Pas pro-marché, on va dire. Où ils peuvent faire beaucoup plus de choses sur un temps de travail, on va dire, normal. On le disait tout à l'heure, les heures subs sont rémunérées, mais ils sont contrôlés aussi. Il y a un contrôle dessus. Je te vois le soir tard, tu n'as rien à faire ici, je m'en fous réellement. Le plus important, c'est chez toi, ta famille, tes amis, tes proches, etc. Je vois. Que moi, je reste plus longtemps, ça ne te concerne pas. C'est perso, c'est mon cabinet, donc il y a quelque chose de plus entrepreneurial, etc. Mais toi, ça ne doit pas t'impacter. Et je pense, il y a juste ça.

  • Speaker #2

    C'est toi qui absorbe, en fait,

  • Speaker #1

    ce que tu gardes tous les deux temps. Le stress, c'est moi qui... J'essaie de le prendre en totalité. Alors, c'est dur, mais tu l'absorbes en totalité. pour que tout le monde soit zen et serein dans les équipes.

  • Speaker #0

    À quoi tu veux que ton cabinet ressemble ? Tu t'es dit, je me fixe un objectif, je ne veux pas faire un trop gros cabinet. Alors, c'est quoi trop gros cabinet pour toi ? Et comment tu vois aussi l'évolution ?

  • Speaker #1

    Moi, je me fixe, je pense qu'au maximum 15 dans l'équipe, c'est top. Ou j'aurai un pôle compta, un pôle juridique, un pôle un peu ce qui va être communication, réseaux sociaux, images de marques, etc. pour le cab. Et je me limiterai à ça. Et avec des directeurs un peu qui gèrent chaque partie et des collabs qui évoluent à chaque fois. Aujourd'hui, ça fait huit mois qu'on est lancé, on approche les sept personnes. Et à chaque fois, ce que je leur dis en recrutement, c'est que je ne veux pas parler à un an ou deux ans, mais je veux parler à dix, quinze ans. C'est que dans quinze ans, on s'assoit et on dit « Ah oui, il y a dix ans, on a attaqué et on a fait de belles choses ensemble. » Mais je ne veux pas non plus être un très gros cabinet. Parce que j'estime que dès lors que tu deviens très gros, c'est compliqué de tenir dans la qualité, dans la gestion de ton personnel et dans le rythme que tu vas venir imposer. Naturellement, en fait, tu vas prendre plus de recul sur le cabinet, c'est d'autres personnes qui vont gérer. Ils ont peut-être ta mentalité, mais ils ne vont pas l'appliquer de la même manière. Donc c'est hyper, hyper dangereux pour moi. Moi, je fonctionne vraiment, comme je l'ai dit, transparence, confiance. Et je veux que tout le monde vienne au bureau et quand ils repartent... Ils sont contents de rentrer chez eux, mais ils sont limite dégoûtés de partir de chez eux aussi. C'est un entre-deux.

  • Speaker #3

    Et si tu vois quelqu'un qui trahit ta confiance, comment tu réagis ?

  • Speaker #1

    Je ne pourrais pas continuer à bosser avec. C'est arrivé par des clients, on va dire un peu. Je ne pourrais pas continuer à bosser avec. On trouvera un terrain d'entente pour que chacun fasse sa route, sans pénaliser personne. Je ne dénigrerai jamais personne. parce que j'estime qu'on a tous un foyer on a tous des factures à payer et que si tu dois retrouver un cabinet et qu'on m'appelle pour me poser des questions cette phase de trahison ne sera jamais citée c'est ok il a fait du bon job etc fin d'histoire je suis peut-être un peu trop gentil mais je je veux blesser en fait je veux dormir en ayant que personne ne m'enveuille et que j'enveuille la personne que je dors vraiment de manière sereine que je marche dehors, si je recroise la personne, il y a un sourire, il y a un bonjour, il y a fin de histoire.

  • Speaker #0

    Hyper clair. C'est beau. Je reviendrai...

  • Speaker #3

    Mais si la personne, elle t'a fait du mal, en fait,

  • Speaker #1

    tu vois ?

  • Speaker #3

    Elle t'a fait du mal, comment tu fais pour...

  • Speaker #1

    Mais en fait, je ne suis pas attaché à ce genre de choses. Je suis attaché à mes proches, ma famille, mes enfants, etc. Mais ça, c'est simplement des actes qui sont émotionnels. Je pense que même nous, parfois, on en veut à certaines personnes.

  • Speaker #3

    Tu es pas professionnel, tu vois. Elle te supprime un dossier, par exemple, tu vois.

  • Speaker #0

    Tu sais, je fais un...

  • Speaker #1

    Tu vas avoir la haine contre elle, mais tu veux faire quoi ? Le dossier, tu pourras peut-être pas le récupérer. Donc que tu aies la haine contre elle maintenant, pendant cinq ans ou pendant deux mois, ça ne changera rien à ta vie. Et ça va même impacter ta vie perso et pro, etc. Ça va peut-être te remettre en question par rapport aux autres collabs qu'il y a. C'est vraiment inutile. Je suis très apaisé dans ma vie. Donc ça peut être quelque chose de très grave ou pas. Je dors serein, ne m'en veux pas, je t'en veux pas. Et viens, on fait la paix dans la vie. Tu vois, simple. Vraiment.

  • Speaker #2

    Grosse force mentale.

  • Speaker #0

    Hier, je fais encore un podcast avec un ancien expert comptable. Il a 35 ans d'expérience et il me dit... en 35 ans, j'ai dû être stressé 11 jours dans toute ma carrière. Et en fait, il a un mindset où il applique les accords Toltec. Donc, ne prends pas les choses personnellement. Donc, que ta parole soit impeccable, etc. Et du coup, tout a l'air facile, en fait. Tu vois ? Et donc, c'était...

  • Speaker #3

    Toi, t'es droit dans tes bottes.

  • Speaker #0

    Voilà, c'est ça. Et tu fais de ton mieux. Il y avait un autre accord qui était tu fais de ton mieux. Tant que tu fais de ton mieux, bah écoute...

  • Speaker #1

    En fait, les parpreux... Enfin, par pro-collab ou client, tu peux prendre des choses personnellement, ça ne doit pas venir impacter tout ce qu'il y a autour. Tu le prends sur le coup, ça te déçoit, etc. Et après, tu ne peux rien faire. Tu ne peux rien faire. Donc, viens, on continue et on fait autre chose et on se rattrape sur d'autres trucs.

  • Speaker #0

    Je reviens vers toi sur la structuration de l'offre de ton cabinet. Et du coup, toi, de ton côté, au niveau de la répartition du chiffre d'affaires, c'est quoi ? C'est la compta qui est... qui est prioritaire, est-ce que c'est le coaching ?

  • Speaker #1

    Excuse-moi,

  • Speaker #2

    je t'ai coupé. Je ne vends plus le coaching séparément. Ça veut dire que j'ai augmenté ma tarification sur mon accompagnement. Il y a une vraie valeur ajoutée. Et quand c'est perçu, c'est magique.

  • Speaker #0

    Alors justement, comment tu arrives à le faire percevoir ? Parce que là, tout à l'heure, je te fais un montage juridique, ça te coûte 10K, ça te rapporte 60K, facile à comprendre. Toi, c'est intangible. Comment tu arrives justement à montrer cette valeur-là ? Et pourquoi je pose aussi cette question ? C'est qu'il y a certains entrepreneurs ils ne verront pas la valeur d'avoir des tableaux de bord en temps réel. Il me prend la tête avec sa tata. Moi, OK, tu vois, mais je ne vois pas encore. Donc, comment toi, tu arrives à vendre ce virtuel, entre guillemets ?

  • Speaker #2

    J'assume en fait ma position, ma posture. C'est-à-dire que mes tarifs sont fixés en amont. Ça veut dire que je suis un peu plus cher que la moyenne, on va dire, sur une offre d'accompagnement comptable basique. Et c'est pendant le rendez-vous que la personne, elle va se décider ou pas. Les décisions, c'est émotionnel. Donc si ça lui plaît ce qu'elle reçoit et les échanges lui plaisent, la décision est déjà prise. Et après, si elle me dit que c'est trop cher, je dis mais qu'est-ce qui est cher ? Parce que la personne, si elle est satisfaite et que le moment est bien et qu'elle trouve une écoute et qu'il y a quelque chose d'autre qu'un conseil comptable, les gens payent pour ça.

  • Speaker #0

    Donc toi, la compta, tu l'as fait au Luxembourg ? Et en France. Et en France. Ah, les deux. Ok, ça marche. C'est quoi la différence entre les deux pays ?

  • Speaker #2

    Les textes de loi, les lois qui changent un petit peu, mais c'est pas... Fondamentalement, la comptabilité, c'est un langage universel.

  • Speaker #0

    Ok. Dans l'évolution technologique qu'on a aujourd'hui, quand on parle d'automatisation de la compta, comment vous vous faites face ? Toi, tu dis, j'aurais un pôle comptable, ou un pôle expertise, j'imagine, et un pôle juridique, mais est-ce que tu n'aurais pas peur que, avec l'IA, ça s'équilait, quoi ? Par exemple, truc juridique, il y a un expert comptable, il est venu la dernière fois, il m'a dit, on est en train de développer une solution... juridique et c'est ouf. Il a commencé à me montrer. Est-ce que tu n'as pas peur ? Comment tu vas faire aussi demain pour atteindre tes 15 personnes et puis apporter toujours autant de valeur à ton cabinet ?

  • Speaker #1

    Je pense que tout s'adapte. Je te prends le cas des collaborateurs. On n'aura peut-être pas d'assistants en comptable, mais on aura des data controllers. Donc le poste va se transformer naturellement vers d'autres métiers. Sur le juridique, ça va être potentiellement la même chose. Ils vont simplement contrôler. les documents qui seront fournis premièrement. Deuxièmement, nous, dans nos tarifs, on est aussi dans l'obligation de changer. La partie production, il faut qu'on arrête de la facturer ou de la réduire un peu et de valoriser un peu plus l'accompagnement, le conseil, la production du bilan qu'il y a à faire et toute mission exceptionnelle. Je te prends le cas des tableaux de bord. Nous, on les vend avec une période d'essai entre guillemets de deux mois. On le fait pendant deux mois, tu kiffes, ça te convient, c'est adapté, il y a une offre qui va derrière, ça ne te va pas. on arrête là fin de l'histoire on a aussi l'offre personnalisée donc on a moi j'ai bossé sur Power BI mais maintenant j'ai un prestataire qui est dessus on t'adapte ton Power BI à ton besoin au centimètre près en truc donc là les e-commerçants on est en train d'analyser leur stock pour faire du stock déporté enfin plein de trucs et ça aussi les entrepreneurs aiment bien en fait si tu vois on les implique dans le projet à 100% c'est bien on se pose avec un ordi on définit tout le truc t'as les besoins tel tarif horaire ou en forfait en fonction de ce qu'on te développe, et l'outil ne t'appartient pas. Il ne m'appartient pas, donc tu pars avec, puisque tu l'as payé, tu as payé son développement, tu as tout payé. Ce qui fait que c'est comme pour les collabs, on implique également l'ensemble des chefs d'entreprise. Moi, j'ai un code qui est très important, c'est de dire que le client qui vient, il doit comprendre mon langage et il doit comprendre le sien. S'il a des paroles de jeu et qu'il me parle de paroles de jeu, je dois comprendre comment est constitué le parole de jeu. Comme ça, quand je parle de compta, Il faut qu'ils comprennent. Parce que le client qui part et qui t'appelle deux jours après, « Ouais, mais je n'ai pas compris ce que tu m'as expliqué là, tu peux me le redire ? » C'est une perte de temps qui est énorme, qui n'est pas facturable. Alors que si on se comprend dans la langue qu'on utilise... tout le monde est gagnant et à la fin, ça te fait de belles choses. Tu l'envoies à un instigé, tu n'as même pas besoin de lui expliquer. Il veut lire un tableau de bord, tu n'as pas besoin de lui expliquer, etc.

  • Speaker #0

    Hyper clair. J'aime bien dire que le cabinet, il doit proposer aussi des missions qui vont répondre aux besoins personnels du dirigeant. Alors, de quoi ont-ils besoin, les entrepreneurs ? C'est quoi leur rêve à eux ? Et comment, justement, l'expert comptable, il peut aller ? répondre à ce besoin, à son rêve personnel ?

  • Speaker #2

    Tu auras autant de besoins que d'entrepreneurs. Une personne seule, unique, peut avoir tellement de besoins exprimés et non exprimés. Et on rentre dans l'aspect coaching.

  • Speaker #0

    Plutôt, c'est de se dire, les grands traceurs qui disent, est-ce que les gens veulent sécuriser leur famille ?

  • Speaker #2

    Quel est le feedback ?

  • Speaker #1

    Je peux t'y répondre parce que moi, c'est un grand sage qui m'a appris ça, Olivier Sainte-Lèze. Il m'a dit... Ah,

  • Speaker #0

    que je salue d'ailleurs. Elle est trop simple.

  • Speaker #1

    Moi, je l'adore. Il m'a dit une chose. Il m'a dit, quand tu veux accompagner un client, il faut définir les objectifs. S'il te dit, moi, je veux gagner 20 000 euros par mois en salaire, le reste, je m'en fous royalement. Ton objectif, c'est de venir étudier tout ce qu'il y a autour pour savoir s'il a en capacité de gagner ces 20 000 euros et de lui construire tout un montage pour ça. Si son objectif, c'est de voyager... lui trouver un moyen pour s'organiser stratégiquement pour qu'il puisse voyager et gérer son commerce. Donc la première question, c'est quel est ton objectif ? Et à partir de ça, au lieu de partir par plein d'étapes en avant, c'est de partir en arrière pour voir quelles sont les choses à améliorer pour arriver à cet objectif-là. Parfois c'est bon, parfois c'est pas bon, mais c'est comme ça que tu le construis un peu.

  • Speaker #0

    Masterclass. Du coup, c'est quoi leur crainte ? Ou toi, ce que tu peux voir en coaching ?

  • Speaker #2

    Exactement. Donc ça, c'est l'aspect purement conseil. Là, c'est la casquette expert-comptable. J'ai un objectif de temps. Comment on y va ? Et là, tu fais tes montages, et là, tu fais tes optimisations. Et moi, la partie coaching, en plus de ça, c'est pourquoi ? Pourquoi tu veux faire ça ? Et quelles sont tes craintes ? Quels sont tes drivers ? Qu'est-ce qui te pousse à faire ça ? Qu'est-ce qui vient ? Et encore une fois, tu n'as pas de réponse toute faite. C'est chacun en fonction de son environnement, en fonction de sa vie, en fonction de ce qu'il a construit et va exprimer des choses. soit pour se protéger et veut sécuriser financièrement ou soit il veut être le plus riche pour briller tu sais pas en fait chacun bien sûr les chemins de vie sont tellement illimités que tu as pas de réponse tout de fait ouais donc en fait j'ai même l'impression qu'avec la

  • Speaker #0

    brique coach tu peux encore plus creuser le trou t'échanges les besoins et là tu consolides le besoin de conseils et l'accompagnement

  • Speaker #2

    Combien de fois j'ai eu des clients qui viennent, et ça, je les ai un peu chamboulés, mais c'est ce que j'aime faire. Ils viennent pour me dire, moi, je ne veux pas payer d'impôts, je veux payer le minimum d'impôts, etc. OK, qu'est-ce qui se passe ? Et moi, là, je leur pose, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui fait que tu ne veux pas payer d'impôts ? Raconte-moi. Et en fait, il s'avère que c'est juste lui, une croyance qu'il a que s'il paye des impôts, c'est comme s'il se sentait arnaqué. Enfin, après l'heure de discussion. on est retombé dans un schéma où tu peux déclarer tout ton chiffre d'affaires, tu peux être assujetti à la TVA sans problème, tout va bien.

  • Speaker #3

    Tu as changé son système de pensée.

  • Speaker #2

    Exactement. Et il revient là, il se sent écouté dans ses besoins profonds, pas simplement dans j'ai un cabinet, j'ai une société, fais la tournée.

  • Speaker #0

    Et donc ça veut dire que toi, une fois que tu as compris aussi son besoin profond, est-ce que tu lui proposes des solutions pour y répondre ? Parce que si j'ai compris, toi, tu fais la partie comptabilité. Mais est-ce que tu as des offres plus poussées ou plus spécifiques en fonction de ce que tu vas découvrir ? Ou alors est-ce que tu crées des partenariats avec des cabinets pour pouvoir le traiter ?

  • Speaker #2

    Non, déjà, moi, je fais l'expertise comptable. Donc, je le fais, donc je peux le faire. Je peux l'accompagner sur les sujets, on va dire, techniques. Et je suis très bien entouré aussi. Donc, ça, c'est très important d'être bien entouré, même expert comptable ou qui qu'on soit, savoir s'entourer des bonnes et des belles personnes. Ça, c'est important. Et après les besoins coaching, il s'exprime naturellement chez le client. Si lui vient m'exprimer un besoin en coaching, je ne vais jamais chercher moi à vendre quelque chose, un accompagnement ou des séances ou quoi. Mais si lui, il a besoin de s'exprimer, il va me le dire d'une manière ou d'une autre, ou il va m'exprimer, j'ai un restaurateur, sa cuisinière l'a lâché, il m'appelle et me dit ouais.

  • Speaker #0

    comment je fais, qu'est-ce qui se passe mais lui son problème c'était pas et je ne l'ai pas aidé sur la partie recrutement ou autre, il a trouvé tout seul ses ressources mais par contre il avait besoin d'être écouté et de comprendre que finalement c'est normal les couacs dans l'entrepreneuriat et puis voilà c'est tout,

  • Speaker #1

    fin de la séance tu l'as rassuré en fait c'était ce qu'on a besoin pour le coaching moi je dis Parce que du coup, je connais bien Abdelhadi, je le subis par le fait de ses fessièlements.

  • Speaker #2

    C'est quoi le lien entre vous deux ?

  • Speaker #1

    Nous, on s'est rencontrés il y a un peu plus d'un an, quand on avait lancé la nouvelle vague avec Rabat et Vénitien, ce qui a permis d'aboutir sur Experts comptables 2.0. Et je pense que dès le premier message, on a accroché direct. On s'est énormément rapprochés, on a échangé, etc. Et on s'entraide dans nos cabinets. Ce qu'il disait tout à l'heure, le fait de s'entourer, c'est hyper important. Il a besoin d'être sur quelque chose, on s'entraide, etc. Et ça finit par... Bon, il est plus vieux que moi, donc c'est un grand frère.

  • Speaker #0

    On dirait pas. Si vous voulez.

  • Speaker #1

    Mais en apprenant à le connaître, j'ai compris quand est-ce qu'il était en phase de coaching ou pas. Par la manière dont il pose les questions, où il veut aller, etc. Moi, je réussis à le comprendre. Et on a eu la discussion hier soir où on essayait de résoudre un problème. Par le biais de... Enfin, pour moi, c'était OK, on rachète un cabinet. Je suis avec Daft Time, du coup, on est dans l'expansion de racheter des cabinets, etc. C'est OK, il faut racheter, point. Alors que lui, on a posé, je pense, une vingtaine de questions sans y répondre. Donc, on laisse la nuit passer, on va y répondre. Et ces questions vont me permettre de mieux savoir quelle typologie de cabinet racheter, comment, pourquoi, à quelle période est-ce qu'il y en a réellement besoin tout de suite avec la croissance qu'il y a déjà sur Lyon, etc. Moi, j'ai toujours du mal à y croire, cette partie coaching. Je suis très réticent, mais dans le...

  • Speaker #2

    C'est pas un truc que tu as appris à l'école.

  • Speaker #1

    Ouais, voilà, tu ne l'apprends pas. Enfin, on te pose des questions sur des trucs très personnels. Donc, tu te dis... Tu es un bleu. C'est ça, je ne vais pas y répondre. C'est OK, moi, il y a un montage, il faut racheter, on va faire tel montage, on va économiser, on va faire comme ça, fin de l'histoire. Mais tu ne me poses pas la question de dire est-ce que je rachète maintenant ou dans un an ? Est-ce que... Pourquoi je m'associe ? Avec qui je m'associe ? Comment je refacture l'après-sac que je peux apporter ? À quel pourcentage je m'associe ? Est-ce que 20% c'est suffisant ? Ou est-ce que 30% dans ta tête c'est le truc ? Ou est-ce que c'est 10% ? Qu'est-ce que tu vends ? Comment ? Est-ce que ça ne te fait pas confiance à ton activité actuelle ? Tu ne te les poses pas réellement ces questions-là. Au fond de toi, c'est « Ok, c'est viable, je rachète, je développe, j'ai de l'argent. »

  • Speaker #2

    Oui, c'est que d'un point de vue financier en fait. Mais en réalité, le coaching dérobotise les gens.

  • Speaker #1

    Sur plein de choses auxquelles tu ne penses pas. C'est le cas du rachat de cabinet. Ça va nécessiter plus de temps, donc moins de temps en famille. Donc, ce n'est pas ce que je veux. Donc, il y a une situation de blocage également là-dessus. Donc, trouve une alternative. Et moi, je suis très réticent au coaching. Quand je le vois me poser des questions, je me tourne, je ferais un café. Comme ça, il y a du bruit et j'arrête de l'entendre. Et voilà. Mais dans le fond, c'est hyper pertinent. C'est très, très pertinent. Et je pense que c'est aussi l'avenir de la profession. Donc, c'est des missions qu'on va devoir vendre obligatoirement aux clients. Pour accompagner, pour les aider à se structurer, etc.

  • Speaker #2

    On entend des entrepreneurs qui disent « Mon expert comptable s'en fiche de ma vie, il ne m'écoute pas. Je n'ai aucune relation avec mon expert comptable, il fait mon bilan, je n'y comprends rien. » Mais je pense qu'il y a quand même un besoin des entrepreneurs.

  • Speaker #0

    Mais parce que dans le métier d'expert comptable en soi, il n'y a pas cette vocation à rentrer dans le perso, dans l'intime, parce que c'est intime pour le client, de partager ses peurs, de partager ses...

  • Speaker #2

    La psychologie...

  • Speaker #0

    Bien sûr, il n'y a pas... Il y a juste...

  • Speaker #2

    psychologique.

  • Speaker #0

    Il n'y a pas eu... Il n'y a pas eu... Il n'y a pas un cours de psycho dans le cursus. Et on n'est pas là pour ça. Et encore une fois, l'expert comptable n'est pas là pour ça. Donc, dans son approche, il est là pour servir le client, faire du conseil et délivrer ce qui est délivrable. Et le client, lui, dans son imaginaire, quand il a un problème dans sa société, son médecin généraliste, c'est l'expert comptable. D'accord ? Donc, il lui remet tous ses problèmes et il lui met sa charge. Il lui transfère sa charge mentale à l'expert comptable. Et l'expert comptable, il n'est pas équipé pour ça.

  • Speaker #2

    Mais ça, c'est super d'humaniser ces relations de travail, je trouve, même pas que dans le cadre d'expertise comptable, un petit peu dans tout.

  • Speaker #1

    Ah oui, oui. Après, il y a une chose qui est hyper importante, c'est que le cursus expertise comptable, tu apprends simplement à devenir technicien, ni entrepreneur, ni à gérer des humains, ni à gérer des clients. C'est ton expérience qui fait que soit tu passes dans un cabinet où tu as la gestion, etc. Mais à défaut, tu apprends simplement à être technicien.

  • Speaker #2

    Comme les médecins d'ailleurs. Oui. Les médecins, ils apprennent une spécialité, mais ils n'apprennent pas à être bienveillants. Alors peut-être que ça a changé aujourd'hui. Avec les patients, ils n'apprennent pas comment... la psychologie avec ton patient. Donc ça, c'est mon cas. Combien de fois on est allé chez le médecin, le médecin, il te parle sèchement, tu vois. Tu as un cancer, point, tu vois. Il ne te prend pas les formes. Il va te dire, il y a le bureau psychologie à l'hôpital là-bas, tu peux aller le voir.

  • Speaker #0

    C'est vrai, c'est vrai. Après, petit disclaimer qui est important pour moi. On parle beaucoup de coaching, d'accompagnement humain, etc. parce que ça se développe et ça se normalise. Et c'est très bien. Mais je suis persuadé que la majorité des experts comptables... qui exercent, ont ça en eux, ont ces ressources, ces capacités, cette bienveillance. C'est juste qu'ils ne sont pas exprimés sur le sujet où il n'y avait pas la matière. Bien sûr. L'environnement est en mutation, non seulement sur les outils technologiques, mais aussi sur les aspects soft skills et échanges. Quand on parle des générations Z qui arrivent et qui assument de fixer des limites comme on n'a jamais fait avant, on est choqué. Mais il faut les écouter. Il y a un vrai message derrière.

  • Speaker #2

    D'ailleurs, on dit que l'expert comptable, c'est le médecin de l'entreprise. Donc on devrait peut-être plutôt appeler la clientèle, notre patientèle, et prendre soin d'eux. Donc s'ils ont des bobos, ils viennent te voir, tu vois.

  • Speaker #1

    C'est vrai. Mais oui, c'est vrai. C'est compliqué. Quand tu as 1000 clients, comment tu fais ?

  • Speaker #0

    Tu prends parmi eux, si tu n'es pas capable. En fait, c'est ça, c'est se connaître soi, connaître ses limites. C'est que, qu'est-ce que tu veux délivrer comme service ? Pourquoi 1000 ? Moi, je suis obligé de poser, je n'arrive pas à faire autrement que de poser ces questions.

  • Speaker #2

    C'est plutôt les experts comptables en ligne, tu vois ?

  • Speaker #1

    Oui, mais derrière, il y a une insatisfaction de cliente incroyable, etc. Donc, c'est compliqué d'être médecin, de dire, ma patientèle, je vais la chuchoter, etc. Quand tu as 1000 clients. Et on revient toujours au... Ou alors,

  • Speaker #3

    il faut avoir les ressources derrière pour avoir des clients.

  • Speaker #2

    Il a 1000 patients, de toute façon.

  • Speaker #3

    Non, mais c'est possible. Un seul, non, ce n'est pas possible. Mais si tu veux, il faut que tu répliques. Tu crées une clinique, en fait. Oui,

  • Speaker #0

    c'est ça.

  • Speaker #3

    Mes chers amis, on arrive déjà à la fin de cet épisode.

  • Speaker #1

    Oh non.

  • Speaker #3

    Ah oui, mes chers amis. Du coup, je vais avoir quand même deux questions à vous poser, à chacun d'entre vous. Je vais commencer par toi. Comment toi, tu lis et comment tu vois le futur de l'expertise comptable ? à la fois avec les générations, à la fois avec la technologie, c'est quoi le marché et comment tu le vois, toi, pour demain ? Pour aussi donner des clés, l'objectif pour moi, c'est que les gens puissent avoir des clés de toi, ta perception du monde, tu vois.

  • Speaker #0

    Je ne cherche pas à être visionnaire ou à voir ce qui va se passer demain. Je cherche à être ce qu'on appelle antifragile. C'est-à-dire que je me construis aujourd'hui de manière à, quelle que soit la mutation qui peut arriver, je sois OK avec. La résilience. Résilient, voilà. Et je suis construit de manière assez agile pour m'adapter. Et en amont, et c'est ce que tout à l'heure tu as mentionné, ça m'était venu, c'est qu'on participe déjà aujourd'hui au changement de demain, nous-mêmes, en fait. Donc on est aussi des clés qui influencent demain. Donc voilà, je n'ai pas de vision à long terme, mais j'essaie de me construire de manière à ce que je puisse vivre tranquillement, en fait, ma vie.

  • Speaker #3

    Parfait. Mohamed, c'est quoi un peu ta lecture pour demain ?

  • Speaker #1

    Moi, je pense que le futur va être incroyable. Vraiment. On a déjà créé une base. C'est peut-être... Sans vanter, mais Expert 2, Expert comptable 2.0, permet à 1 500 experts comptables de se réunir, de s'entraider. C'est déjà quelque chose qui n'existait pas du tout.

  • Speaker #2

    Ça,

  • Speaker #1

    c'est sur WhatsApp ? Oui. C'est quelque chose qui est déjà incroyable. Tu as 1 500 personnes qui écrivent dans plein de sous-groupes, sur plein de thématiques pour s'entraider. On a des jeunes qui imposent leur façon de bosser, qui permettent aussi de venir changer un peu la manière de bosser dans les cabinets. Et on a une économie qui change avec de la facture électronique qui arrive, etc. On va se concentrer sur des choses. qui vont être moins chiants, entre guillemets, de la TVA, des trucs qui ne nous donnent pas plus de valeur ajoutée que ça, pour créer ce dont a réellement besoin le client. C'est que cette question, on ne lui pose pas, mais à l'avenir, on pourra lui demander, tu as besoin de quoi ? Ok, ça, on a une capacité de te le produire parce qu'on s'est dégagé X temps sur notre journée pour pouvoir le faire. Et je pense que ça, ça va rendre la profession incroyable. Et le fait d'avoir de jeunes experts comptables qui arrivent dans la profession, et qui change un peu l'image qu'il y a. Je prends l'exemple de Rabat, je prends l'exemple de plein de monde sur LinkedIn qui communique, etc. Ça nous permet aussi de démocratiser un peu la profession qui est très fermée, très vieille aussi. Il faut être transparent là-dessus. Et je pense que grâce à ce que les anciens nous ont appris dans leur profession, ça va nous permettre de créer quelque chose qui va être encore meilleur. Je ne pense pas qu'on soit en capacité de le définir, mais moi, je suis un passionné de la compta, donc je sais qu'à l'avenir, on va... tous se régaler grâce aux anciennes personnes de la profession qui nous ont formés pour qu'on ait tous les mêmes bases et qu'on fasse autre chose que de la compta.

  • Speaker #3

    Dernière question que je pose maintenant traditionnellement à tous mes invités. Est-ce que la vie vous a apprise ? quelque chose, une sagesse, une leçon que vous pourriez partager à nos auditeurs. Et du coup, je vais commencer par toi Soumaïa. Ça, généralement, c'est le genre de questions où les gens, ils se posent des questions et ils ne sont pas obligés de répondre très rapidement.

  • Speaker #1

    Moi, j'ai la réponse immédiate.

  • Speaker #3

    Alors, vas-y Soumaïa.

  • Speaker #2

    Moi, je pense que c'est toujours essayer de viser l'équilibre. Dans la vie, c'est pas évident. Et à chaque fois, même si t'apprends et tu sais comment viser cet équilibre, il y a le travers de l'être humain qui revient et qui déséquilibre. Donc toi, tu dois avoir le contrôle sur l'équilibre. Moi, c'est ça qui m'a appris dans la vie, que je veux partager ça aux gens. gens, essayez de viser toujours le juste milieu, l'équilibre et ça pourrait résoudre beaucoup de problèmes.

  • Speaker #1

    Mohamed ? Moi, c'est profiter des siens. Et vraiment, j'ai perdu quelques personnes dans la vie qui ont fait que je m'en suis rendu compte après que j'avais... pas assez profité. Donc, c'est vraiment profiter de ses proches, famille, amis, et que le travail, c'est juste un plus. Et pas que la vie, c'est un plus, mais plutôt que le travail, c'est un plus, et la vie, c'est ce qui doit nous faire kiffer.

  • Speaker #0

    Et moi, il y a plusieurs choses qui me viennent en tête. Il n'est jamais trop tôt pour chercher à se connaître.

  • Speaker #3

    Parfait. Merci beaucoup. Et moi, c'est moi qui pose les questions.

  • Speaker #1

    On est trois contre trois.

  • Speaker #3

    Merci. Qu'est-ce que la vie m'a apprise ? Franchement, elle m'a apprise plein de choses. Mais je pense qu'il y a deux éléments qui me viennent en tête là tout de suite. C'est qu'il faut être droit dans ses bottes dans la vie et essayer de faire les choses pour que... Eh bien, on n'ait jamais de reproches à te faire parce que tu as blessé ou tu as fait quelque chose de mal pour les autres. Donc ça, pour moi, c'est quelque chose de très important. Donc dans ma vie, quand j'essaye de faire des trucs, c'est toujours d'avoir cette idée en tête en me disant... Zumba ! essaie que tu sois droit dans tes bonnes, dans ta relation avec les gens. Et ça me permet aussi d'essayer de trouver ce juste équilibre entre le fait de penser à moi et de penser aux autres. Et deuxième élément, c'est que les gens, ils ne connaissent pas leurs limites. Et donc, il faut se battre à franchir ces limites. Parce qu'en fait, comme tu ne les connais pas, si tu n'as pas de croyance limitante, du coup, tu peux quand même aller beaucoup plus loin que ce que tu l'avais imaginé. Donc voilà.

  • Speaker #1

    Magnifique. Un peu d'applaudissements.

  • Speaker #3

    Non, arrêtez là.

  • Speaker #1

    Un peu d'applaudissements. Merci.

  • Speaker #3

    Merci à tous d'avoir suivi cet épisode jusqu'à maintenant. J'espère qu'il vous a fait kiffer autant qu'on a pris de plaisir à le réaliser. Si c'est le cas, n'hésitez pas à faire péter la barre des likes. J'ai vu hier une data sur le podcast qu'il y avait 80% d'écoute de personnes qui n'étaient pas abonnées. Abonnez-vous de force, abonnez vos copains et vos amis.

  • Speaker #0

    C'est un scandale. Abonnez-vous et ne discutez même pas.

  • Speaker #2

    Likez tout de suite la vidéo.

  • Speaker #3

    Et puis sur ce, je vous souhaite naturellement... le meilleur et je vous dis à la semaine prochaine pour un prochain épisode. Ciao !

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Description

Travailler en cabinet comptable, c’est une sacrée aventure. Entre pression des deadlines, management parfois toxique et quête de reconnaissance, beaucoup en sortent marqués… voire brisés.


Dans cet épisode, on parle sans filtre des pires expériences vécues en cabinet :


🔥 Un management oppressant et toxique

🔥 Des horaires interminables et une pression à couper au couteau

🔥 Le burn-out, comment l’identifier et surtout l’éviter

🔥 Le rôle du coaching et du mindset pour ne pas sombrer

🔥 Les clés pour réussir son closing en cabinet


Que vous soyez expert-comptable, collaborateur ou entrepreneur, cet épisode va vous parler. Venez découvrir les coulisses d’un monde aussi exigeant que passionnant ! Enjoy et c’est parti !!!


Voir la version vidéo du podcast : https://youtu.be/BCR9Rh1lYBQ


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Transcription

  • Speaker #0

    Je suis tombé sur une chef de mission qui ne m'aimait pas.

  • Speaker #1

    Quand je lui ai demandé c'est quoi ce montant, elle me disait mais c'est la retraite. Arrête de me poser des questions qui ne servent à rien.

  • Speaker #2

    Rêver au bureau, t'as le chef qui est déjà là, le manager, il est frustré pour x ou y raison. Il gueule sur tout le monde, il te regarde, il est là, ouais...

  • Speaker #3

    C'est quoi cette vie ?

  • Speaker #0

    Le dossier, des bilans à sortir, alors que tu n'as jamais encore fait de bilan.

  • Speaker #1

    Donc moi, quand je suis arrivée, je suis venue, mais personne ne me connaissait déjà avant.

  • Speaker #2

    Ma croyance, c'est que le pro est au service du perso.

  • Speaker #0

    J'étais la seule personne qu'elle voyait au cabinet, dans lequel tu travaillais tout le monde.

  • Speaker #1

    C'est un cancer, point, tu vois. Il ne te prend pas les formes. Il va te dire, il y a le bureau psychologie à l'hôpital là-bas, tu peux aller le voir.

  • Speaker #0

    Quand tu es isolé dans ton bureau, tu ne saches pas trop de moi, tu es collable, tu as une nature non-préparée, reconnaissant.

  • Speaker #2

    Je ne cherche pas à être visionnaire ou à voir ce qui va se passer demain. Je cherche...

  • Speaker #3

    On a lancé plein de projets, à la fois les Geeks des Chiffres et Counter. Nous allons, dans cet épisode, comprendre quels sont les rouages de la nouvelle génération dans l'expertise comptable. Aussi comprendre parce que, Mohamed, typiquement, toi, tu as lancé ton cabinet depuis huit mois. Et puis, en huit mois, il s'est passé aussi beaucoup de choses. Toi, tu as la spécificité d'être à la fois dans le coaching, mais aussi d'être au Luxembourg. Je pense que dans cette histoire, pas mal de personnes se sont dit, est-ce que je continue la compta ou pas ? Et du coup, on est aujourd'hui dans une table ronde pour aussi apporter de la valeur à toute notre audience et tous ceux qui nous écoutent pour apporter cette masterclass. Et aussi un enjeu qui est très important, qui est la tarification dans l'expertise comptable, la scalabilité dans l'expertise comptable. Comment on arrive à maîtriser une croissance qui ne nous pète pas à la tronche et comment va se profiler le monde à venir. Bon, tout un programme. Est-ce que vous allez bien ?

  • Speaker #2

    Excellent.

  • Speaker #0

    Très, très bien.

  • Speaker #3

    Merci beaucoup d'être là.

  • Speaker #2

    Merci à toi. Merci pour l'accueil.

  • Speaker #0

    Très heureux d'être là. une grande fierté.

  • Speaker #3

    Alors les amis, je vais vous poser une question qui est très importante, déjà pour moi, c'est toi Mohamed, qu'est-ce qui t'a donné envie de rejoindre la profession comptable ? Ça vient d'où d'avoir eu comme objectif devenir expert comptable ?

  • Speaker #0

    C'est du pur hasard. Alors, moi, mon frère m'a envoyé chercher une manette de play dans sa chambre. Il y avait un livre de comptable, parce qu'il était en bac STG. J'ai ouvert, moi j'étais en seconde. J'ai ouvert, j'ai regardé, j'ai dit bon, il faut que j'y aille. Et l'année d'après, j'étais en bac STG comptable. Et j'ai fait carrière là-dedans.

  • Speaker #3

    Mohamed, comment ça se fait que tu ouvres un livre de compta et tu te dis, je vais suivre des études, je vais aller au bout, je vais aller dans l'expertise comptable. Est-ce que tu savais déjà dans quel environnement tu allais, mis à part de voir des écritures comptables dans un livre de STLG ?

  • Speaker #0

    Pas vraiment, parce que dans le bac STLG à l'époque, la compta, c'était vraiment vu d'un côté pratico-pratique. L'expert comptable, l'accompagnement, le conseil, etc. Et avec les écritures comptables. comptable qui allait avec et je me suis dit, et c'est ce que je disais ce matin, Abdel a dit, c'est que je voulais être médecin, je voulais être pompier, je voulais être avocat et l'expert comptable, ça regroupe le droit. On vient éteindre des incendies quand les clients sont dans le dur et on est reconnu comme médecin généraliste. Donc à la fois, en face du jeu, ça regroupait l'ensemble des métiers que je voulais faire dans une seule et unique profession. J'ai aimé la profession dans le futur, enfin vraiment en ayant passé des steps, etc. Mais à l'instant T, je me suis dit bon, je vais foncer sur ça et Tous les profs qui avaient à côté, avec qui j'ai changé, m'ont donné aussi envie de continuer dans la profession. Ok,

  • Speaker #3

    hyper clair. Je te poserai la question aussi sur la partie éducative des professeurs. Et toi alors, Abdelhedi, qu'est-ce qui t'a donné envie ?

  • Speaker #2

    Justement, c'est lié à la partie éducative. C'est Madame Roussel, en première STG du coup, STT à l'époque, que je remercie énormément, qui, je ne savais pas trop quoi faire, elle m'a ramené un flyer, un petit prospectus, elle m'a dit tiens, inscris-toi à ça. Et c'était le DCG, l'inscription au DCG. Et c'est comme ça que j'ai découvert. Je ne connaissais pas du tout l'environnement expertise comptable. Je ne savais pas où j'allais, en fait. Moi, tout ce que je voulais, c'est avoir le bac. Et voilà. Donc, c'est comme ça qu'un début de carrière est né.

  • Speaker #3

    Mais du coup, elle, elle t'a dit fais ça. Pourquoi tu l'as cru pour Argent Content ? Qu'est-ce qui a fait qu'elle t'a aussi convaincu de dire c'est là où je dois aller ? Parce que... entre je vais avoir mon bac et faire bac plus 8, il y a quand même une marge, tu vois.

  • Speaker #2

    Il y a deux choses. Il y a certaines personnes, elles sont déterminantes parce que tu sens naturellement cette bienveillance, cette confiance, etc. Et elles faisaient partie de ces gens-là, ces profs-là. Et c'était ma prof, donc j'ai confiance en elle. Je me méfiais de certains autres profs, mais elle avait ce truc en plus. Et j'ai su plus tard que son mari était expert comptable et elle a dû détecter quelque chose chez moi. Elle m'a dit, ton profil, je ne sais pas pourquoi, moi je lui ai rien demandé à la base. Donc ça s'est fait naturellement, je ne pourrais pas l'expliquer.

  • Speaker #3

    Et toi Soumaya, aussi quelque chose sur lequel je milite, on milite aussi et qui a beaucoup de valeur en tout cas dans l'industrie, c'est de se dire... Les doubles compétences, on a une connaissance très bonne en comptabilité et gestion, on peut devenir un professionnel du chiffre aguerri. Et puis aussi, de cette compétence, on peut en faire autre chose. Toi, qu'est-ce qui t'a ramené dans la filière comptable et financière ? Moi,

  • Speaker #1

    je me suis trompée, en fait. Moi, je me suis complètement trompée. Moi, j'étais forte en maths et j'ai cru que la compta, c'était des maths. Donc, je me suis dit, la compta, c'est des maths. Ma pote, elle va faire un BTS CGO à l'époque, c'était CGO aujourd'hui. Je vais faire comme elle. Et je n'ai pas trouvé d'alternance. parce que j'avais fait un bac US, mais je suis partie en DCG, à l'école publique, au lycée public. Et en fait, premier cours de compta, cours sur les emballages. Je me suis dit, où je suis ? Moi, j'ai cru que c'était des maths. Ce qui m'attirait, c'était par rapport à ce que j'ai fait de l'économie, c'était de donner des bonnes décisions, des bonnes stratégies aux entreprises. C'était plutôt ça qui m'attirait, du contrôle de gestion en réalité. Je ne savais même pas qu'il y avait des contrôles de gestion en DCG. Je l'ai vu ça après. Et quand tu es jeune... et que tu vas quelque part et que tu n'as jamais redoublé, qu'est-ce que tu veux faire ? Tu veux y arriver, même si tu n'aimes pas. Donc moi, j'ai continué. Je fais DCG et j'ai continué. Ensuite, je fais DSCG pour faire le master. J'ai fait du cabinet et j'ai vu que ce n'était vraiment pas fait pour moi. En fait, ce qui est important, c'est d'apprendre à se connaître. Mais quand tu as 17 ans, tu ne te connais pas. Je n'ai pas eu un frère ou une sœur qui étaient en compta pour voir un livre ou je n'ai pas eu une prof qui m'a dit ce que c'était que la compta. C'était vraiment, moi, un pur hasard. Mais j'ai eu mon DSEG quand même et je me suis dit qu'est ce que je fais après ? Ce que je me suis dit c'est que j'ai un master, qu'est ce que je fais ? Je me réoriente, j'ai fait un test de personnalité, on m'a dit qu'il faut que je travaille dans l'humanitaire, dans l'enseignement, c'est pas la comptabilité alors je me suis dit comment est-ce que je peux faire pour recycler ça ? Et on s'est dit avec Nico bah tiens, toi t'étais un bon pédagogue à l'école, et si on créait une entreprise, et si on créait l'enseignement en comptabilité ? C'est comme ça que j'ai pu mixer la compta et l'enseignement.

  • Speaker #3

    Là où c'est important, le professeur ou le mentor, il a ce rôle capital. Le coach, on en parlera, parce que toi, tu as développé aussi une partie coaching dans ton activité, ce qui est aussi assez singulier, parce que comme tu es face à des entrepreneurs tous les jours qui ont des problèmes, Ok, opérationnel, mais dans la tête, comment ça se passe et comment ça se débugue, c'est très important dans son chemin d'avoir quelqu'un qui peut te guider. Qu'est-ce qui a fait que les professeurs, c'est ça, il a eu quelque chose ou elle a eu quelque chose de singulier qui t'a motivé à poursuivre et tu répondras aussi à cette question.

  • Speaker #0

    Il y a la confiance qui est accordée dès le départ. Donc, tu as des profs qui viennent, qui te parlent du métier en toute transparence, qui te disent c'est 8 ans si tu veux aller jusqu'au bout. Toi, tu ne sais pas ce que c'est 8 ans. donc tu te dis ok il fait 2 ans, ensuite 2 ans ensuite 3 ans et voilà et c'est des profs qui étaient également experts comptables, bouddha, etc. donc qui te parlaient plus métier que théorie donc on t'apprenait pas à apprendre des définitions tout au long etc. on te parlait vraiment du métier du coeur du métier et tu te disais ok c'est là que je veux aller mais tu sais pas ce qu'il y a après le bac STG par exemple, bon moi j'ai fait un BTS pour le coup parce que j'étais pas encore certain d'aller au bout, j'ai fait un DCG et en fait à chaque fois les profs qu'on a eu nous ont donné une pleine liberté, c'est à dire vous pouvez rigoler, vous pouvez jouer mais par contre dès qu'on bosse, on bosse quand il faut s'entraider, on s'entraide et l'objectif c'était nous on vous met nos bacs plus vite on vous accompagne même de loin, aujourd'hui je suis toujours en relation avec eux, on se voit une fois par an il y a des réunions qui sont dans l'ancien lycée public où j'étais du coup j'ai fait des études, j'ai leur numéro on s'appelle souvent, il y a des points par moment sur la fiscalité, je peux les appeler pour poser deux trois questions et je pense que c'est cette confiance là dès le départ qui a créé l'envie d'aller jusqu'au bout.

  • Speaker #3

    Hyper intéressant Et aussi, ça veut dire que toi, tu mentionnes quelque chose dans ton histoire. C'est que je ne savais pas si j'allais aller au bout. Donc, je me suis dit étape par étape, je vais quiller chaque step du cursus sans me dire si j'irais jusqu'à là. Parce que pourquoi c'est intéressant, ça, c'est que c'est pas parce que tu rentres dans la filière comptable et financière que tu te dois forcément de dire tiens, je vais aller au bout. Si je ne le sais pas, l'avantage, c'est que j'ai quand même des paliers que je peux aller atteindre.

  • Speaker #0

    En fait, il y a des paliers, il y a plein de choses qui peuvent te faire sortir ou rester dans ce domaine. Comme tu disais, à 17 ans, tu ne sais pas ce qu'on peut faire ni où est-ce qu'on veut aller. Moi, j'ai fini mon bac, tous mes potes sont allés dans le dot filière. Je me suis dit, autant je vais là. Finalement, c'est une prof, Madame Grognard, qui m'a dit, non, tu restes en comptabilité, tu fais un BTS. J'ai fait le BTS. C'est Madame Jouvenel, une prof de FISCA, qui m'a accompagné tout le long, qui m'a dit « tu vas en DCG » . C'est elle qui a mis mon dossier en DCG pour aller là-bas. Et ensuite, j'ai des profs, du coup, sur plein de matières, qui m'ont dit « non, mais tu fais le DCG » . Moi, j'ai eu envie d'arrêter 50 fois, parce que c'est long, parce que la théorie, j'aime pas ça, je suis plus dans la pratique, parce que l'alternance, quand je l'ai entamée, ça s'est un peu mal passé. J'étais pas fan, je me suis dit « je veux pas vivre ça » , etc. Mais au final, c'est eux qui sont là. Nous, on les appelait « père et mère » , entre guillemets. C'est eux qui étaient là à te gronder, à te dire non mais tu vas y aller, tu n'as pas le choix, limite c'est moi qui te l'impose, alors qu'ils n'ont pas cette obligation, etc. Mais ils sont derrière toi à te dire tu le fais et tu n'as pas le choix, parce que tu as les capacités potentiellement, parce que tu as des bonnes notes, parce que tu peux faire de belles choses, mais on te l'impose.

  • Speaker #1

    Mais d'ailleurs, ils ont imposé ça qu'à toi dans la classe ?

  • Speaker #0

    À certaines personnes, pas tous, mais en fait je pense qu'ils voient chez certaines personnes la possibilité d'aller ou pas loin. Nous, on était beaucoup dans l'entraide, c'est-à-dire que si on était en capacité de comprendre des éléments. On a le droit de pavarder, entre guillemets, donc se retourner, aider les autres, les accompagner. Et ils ont poussé en fait une équipe, une team pour que du BTS, entre guillemets, jusqu'aux fins des SCG, on soit tous ensemble. Et c'est aussi une clé de réussite. Pour le coup, je pense que notre réussite, elle dépend de plein de facteurs. Mais le fait qu'on s'est constitué une team, l'été, on révisait ensemble. Dès qu'il y avait une galère, on était là. Des absents, il avait les cours automatiquement scannés, etc. Ça nous a forgés pour aller jusqu'au bout.

  • Speaker #3

    hyper clair. Très important aussi d'avoir son réseau. Tu vois, ça commence dès les études, mais ce réseau qui va te tirer vers le haut, ça apporte beaucoup de valeur. Et toi, Abdelhedi, du coup, qu'est-ce qu'elle a décelé, la prof ou le prof chez toi ? Tu l'avais mentionné,

  • Speaker #2

    c'était madame je ne sais quoi. Que j'étais un génie. Désolé.

  • Speaker #3

    D'ailleurs, c'est pas celui qui a inventé la lumière, comment il s'appelle ?

  • Speaker #2

    Je ne sais pas.

  • Speaker #3

    Non, celui qui a inventé la lumière.

  • Speaker #1

    Il a inventé la lumière ?

  • Speaker #3

    Pas la lumière. Mais non, pas inventé la lumière. Mais celui qui a... Oui, je crois.

  • Speaker #2

    Je ne sais plus.

  • Speaker #3

    Eh bien, lui, son histoire, c'était un enfant qui s'est fait exclure par son prof. Et il a écrit une lettre à sa mère en disant, je ne peux plus l'accepter, lui. En fait, parce qu'il est nul,

  • Speaker #2

    en gros.

  • Speaker #3

    Et donc, elle l'a ouvert la lettre. Et quand elle l'a lue devant lui, elle a dit, il ne peut plus t'accepter à l'école parce que tu es un génie.

  • Speaker #2

    Ah, exactement. Elle l'a conditionné.

  • Speaker #3

    Et donc, elle l'a conditionné.

  • Speaker #2

    Non, non, ce n'était pas le cas pour moi. Je n'ai rien inventé du tout. Non, non. En fait, ce qu'elle a détecté, c'est quelque chose que j'ai, on va dire, dans mes bulletins depuis longtemps, potentiel à des capacités non exploitées. Et donc, je pense qu'au vu du potentiel détecté et du travail que je pouvais accomplir, Elle a estimé que c'était pertinent pour moi. Je pense, après, moi, je ne la remercierai jamais assez. Je passerai la voir chez elle. C'était une prof qui... C'est pour ça que le côté éducatif, pour moi, il est primordial, bien avant même de se positionner sur son... Qu'est-ce que je vais faire plus tard ? C'est se connaître son... Mais c'était une prof qui prenait du temps sur elle les mercredis après-midi pour donner des cours de soutien quand on n'avait pas cours du tout. aux élèves volontaires, donc elle prenait sur son temps personnel. Donc elle était passionnée par ça, en fait, par l'éducation, parce qu'il y a eu beaucoup de chance.

  • Speaker #3

    Là, maintenant, vous avez tous les deux votre cabinet. J'aimerais qu'on fasse un espèce de petit retour en arrière succinct. Dans la filière comptable et financière, il y a une mutation qui se passe, à la fois sur la partie technologique, mais aussi à la fois sur l'expérience collaborataire. La vie dans un cabinet, le job dans un cabinet. Il y a une histoire d'avant, il y a une histoire qui perdure, et puis il y a aussi les besoins intrinsèques des gens qui travaillent aujourd'hui. C'est quoi le besoin des générations ? Comment s'est passé, toi, ta vie de salarié en cabinet ? Et inversement, je te poserai la question à toi, Mohamed. En gros, qu'est-ce que cette école t'a appris, mais quelles ont été les expériences que t'as vécues qui ont été aussi difficiles, qui mériteraient aussi d'être apportées pour montrer aussi un message à ceux qui n'ont pas toujours la bonne attitude, tu vois ?

  • Speaker #0

    Je commence. Vas-y. Quand j'étais salarié, j'avais une vision un peu biaisée de l'expertise comptable. Moi, je suis un passionné de la compta. Vraiment, je suis vraiment passionné. Je confirme.

  • Speaker #3

    Trop bien.

  • Speaker #0

    Et moi, mon objectif, c'était de toujours dire que le salarié, on a tous une âme d'entrepreneur. On veut prendre des initiatives, on veut faire développer le cabinet avec les dirigeants actuels, etc. Sauf qu'on est bloqué sur pas mal de choses. Quand tu veux prendre des décisions, on te bloque. Quand tu veux former des collabs, on te bloque puisqu'il y a un manque de temps, etc. Moi, dans mon parcours, quand j'ai commencé en 2016-2017 en alternance, je suis tombé sur une chef de mission. qui ne m'aimaient pas. Clairement, elles ne m'aimaient pas. Donc il y a eu du harcèlement un peu pendant une longue période, jusqu'au jour où j'ai pris la décision de parler. Moi j'étais vraiment sur mes dossiers, je produisais, etc. J'étais sur Avignon, et en quelques mois, mon nom circulait déjà en fait sur Avignon. Il y a un petit jeune qui fait déjà des bilans en six mois d'alternance. Si tu veux, en alternance, j'avais un rôle de chef de mission quasiment. Donc c'était assez particulier, mais sauf que je le vivais extrêmement mal. Parce que j'avais une chef de mission qui, elle, me mettait une pression de dingue.

  • Speaker #3

    Mais du coup, harcèlement, ça veut dire quoi ? Concrètement, comment ça se passe dans la vraie vie ? Est-ce que c'est des deadlines qui sont impossibles à faire ? Est-ce que c'est une attitude d'irrespect ?

  • Speaker #0

    Ouais, c'est une attitude d'irrespect. C'est, t'imprimes, bon à l'époque, on imprimait les relevés bancaires pour s'assurer qu'il y ait le bon solde. Donc, l'impression de ce relevé bancaire-là, je me prenais une tournante pas possible. Pourquoi t'écris sur un relevé bancaire ? On me donnait des dossiers. impossible à faire avec des deadlines impossibles à tenir donc c'était vraiment dur entre guillemets mais je suis un acharné du travail je peux venir à 6h du matin partir à 23h juste pour te montrer que si tu me dis que ça doit être terminé je vais te le terminer et que demain je repars sur une feuille blanche et je fais autre chose par exemple c'est quoi les deadlines qu'on te donnait ? je donnais un bar tabac qu'on recevait le 16 à 16h il fallait faire la TV à le soir même ah oui par exemple des dossiers des bilans à sortir alors que tu n'as jamais encore fait de bilan. Donc, on te dit ce soir, il faut tel bilan posé sur mon bureau à traiter.

  • Speaker #1

    Elle avait conscience en fait que tu n'avais jamais fait de bilan ?

  • Speaker #0

    Non, elle n'en a pas eu conscience. Si tu veux, il y avait aussi une jalousie de sa part. C'est qu'elle passait le DSCG. Quand moi, je passais le DSCG, elle se prenait des 2-3 sur des matières à chaque fois et que nous, quand on arrivait, on s'est tapé des 16-17 sur plein de matières. Donc, ça a créé une fausse jalousie comme ça. Et si tu veux, au bout de deux ans, moi, je suis parti là-bas en disant écoute, on m'a proposé un de ces 10, mais je ne resterai pas. Parce que c'est... impossible de rester dans cette forme-là de travail. C'est pas sain pour tout le monde. Et elle a ouvert les yeux à ce moment-là. Par exemple, j'étais la seule personne qu'elle voyait au cabinet, alors qu'elle tutoyait tout le monde.

  • Speaker #1

    Et quel âge par rapport à toi ?

  • Speaker #0

    Elle avait 45 ans, 46 ans peut-être.

  • Speaker #1

    Malheureusement, la comparaison excessive, ça peut faire aussi beaucoup de problèmes en cabinet.

  • Speaker #0

    Ouais. Tu vois,

  • Speaker #1

    tu es victime de ça.

  • Speaker #0

    Je l'ai hyper mal vécu. Moi, j'ai voulu arrêter l'alternance et le DSCG pour ces raisons-là. Mais j'ai eu des potes qui m'ont dit non mais... Si tu arrêtes...

  • Speaker #1

    C'était une décision émotionnelle,

  • Speaker #0

    en fait. Mais c'était dur à vivre, donc tu n'avais pas le choix de dire... C'était vraiment... J'avais des expériences un peu à côté. L'été, je bossais dans un cabinet pas très loin de chez moi parce que la fille de l'expert comptable passait le DSG, donc j'étais en CDD pour la période, etc. Mais cette première expérience, elle m'a beaucoup forgé pour la suite. C'est-à-dire qu'après, je ne me suis plus laissé faire. Je suis arrivé dans des cabinets où j'imposais. ma façon de faire, ce que je voulais, ce que j'attendais. Et ça a rapidement pris, parce que je suis rapidement passé de chef de mission, responsable de bureau, directeur de cabinet, etc. Jusqu'au jour où, pour passer le deck, j'ai fait le chemin inverse. J'ai voulu repartir dans un tout petit cabinet pour finaliser mon deck. Je venais d'avoir mon premier enfant, etc. Donc il fallait que je me reconcentre sur plein de choses. Et tu te dis que tu redescends un peu dans un niveau de cabinet, tout va bien. Mais au contraire, on te remet toutes les responsabilités sur ton épaule. On te bloque pour partir et créer ton cabinet. Moi, ça a été une guerre pendant trois mois, par exemple, pour partir avec tous les accords qui pouvaient y avoir, etc. Mais c'est des choses que je n'ai pas envie de faire vivre à la nouvelle génération.

  • Speaker #3

    Justement, quel est le message qu'on pourrait leur donner aujourd'hui à des jeunes qui sont dans des cabinets qui ne sont pas ouf ? Alors, je précise, et ça, ce n'est pas un procès que je suis en train de faire là maintenant. Il y a des très, très bons cabinets et ça, on sait très bien les identifier. Il y en a qui sont un peu moins bons, mais c'est de se dire comment on aide aussi des collaborateurs qui sont peut-être parfois en souffrance à pouvoir sortir de ça. Ça a été quoi aujourd'hui avec le recul ? Qu'est-ce que tu aurais fait immédiatement, justement, pour pas que ça se passe comme ça ?

  • Speaker #0

    L'entretien que je fais la semaine dernière pour un chef de mission que je recrute, c'est que la première phrase sur laquelle on a échangé, c'est que je veux être entrepreneur. C'est que malgré que je sois salarié, je veux prendre des initiatives, je veux mettre en place des éléments en étant en accord avec l'expert comptable. Et je pense que ça, c'est hyper important. Moi, je fonctionne beaucoup par confiance et liberté. Les collaborateurs, ils ont des horaires flexibles, etc. Ils ont la liberté de mettre en place des éléments sans que je leur impose des choses. Et ça, c'est hyper important et ça leur plaît. La confiance également, je ne suis pas là pour contrôler, je suis là pour accompagner. Et beaucoup de jeunes étudiants aiment ça. enfin eux leur seul truc c'est d'être bien accueilli d'être accompagné mais d'avoir cette liberté aussi de pouvoir être créatif dans le fonctionnement, le job qu'ils ont à faire et moi je suis assez ouvert sur ça tant que ça tombe, tant que tout fonctionne bien, par exemple nous on a une pointeuse mais j'explique rapidement que la pointeuse n'est pas faite pour contrôler vos heures, elle est faite juste pour que dans une histoire d'équité vos heures sub soient rémunérées. Je m'en fous que t'aies passé 5 heures sur un bossier. Ça, c'est un échange entre toi et moi pour voir pourquoi tu mets du temps. Mais c'est simplement sur les heures sub faites, t'es rémunéré là-dessus.

  • Speaker #1

    D'un point de vue légal, en fait.

  • Speaker #0

    Oui, vraiment. Je ne veux pas que la personne fasse 42 heures, qu'elle rentre chez elle et qu'elle soit hyper frustrée de dire « mais j'ai extrêmement bossé, il n'y a pas de remerciement » .

  • Speaker #1

    Ou alors, il y a la prime de bilan,

  • Speaker #0

    mais qui n'est pas du tout adaptée. C'est tous les mois, période fiscale ou pas, si t'as fait des horaires, ce qui doit te revenir, te revient. Bon.

  • Speaker #3

    Hyper clair. Et toi alors ?

  • Speaker #0

    Tu peux répondre ?

  • Speaker #2

    On l'a perdu.

  • Speaker #3

    Vous pouvez répondre à la question ?

  • Speaker #2

    Non, mais j'étais...

  • Speaker #3

    Non, et toi alors, dans tes expériences quand tu as été salarié, est-ce que tu peux nous faire un retour aussi de ça ?

  • Speaker #2

    Oui, j'ai eu deux moments clés. Ma première expérience, donc j'étais comptable junior dans une grosse fiduciaire à Luxembourg. Moi, toute ma carrière, je l'ai faite à Luxembourg, j'habite à la frontière. Donc j'étais comptable junior, ça se passait bien, j'avais une belle équipe, un bon manager qui m'a appris l'anglais, l'anglais business. Et tout se passait bien. J'ai été élu, donc c'est une boîte de 400 personnes, président de la délégation du personnel. Donc mon boulot, c'est réel, mon boulot, mon portefeuille comptable, on va dire mon portefeuille de client, c'est divisé en deux. Donc je gérais que la moitié et puis le reste de mon temps, je gérais les relations humaines entre le staff et le management. Et j'ai fait ça pendant 2-3 ans. J'ai adoré. Et c'est là que je me suis découvert une passion pour l'humain. Je suis passionné par l'humain. Mais à l'époque, je ne savais pas mettre les mots là-dessus. C'était juste mon quotidien. Et j'ai raconté ça ce matin à Mohamed. Quand j'ai changé de job, je suis parti dans une autre fiduciaire. Donc c'est 40 heures semaine à Luxembourg, le temps de travail normal. Et bien là, je n'avais plus cette casquette de délégué du personnel ou de management. C'est produit et tais-toi. Et là, j'ai pris une belle claque. J'ai été surpris en fait par la masse de travail qu'on attendait de moi et j'étais censé atteindre ce niveau, donc c'était senior comptable. Je devais rentrer dans les clous tout de suite, il n'y avait pas de phase d'apprentissage. Je voulais partir après deux semaines, je suis resté parce que je me suis, par orgueil peut-être, je ne sais pas, je voulais me challenger. Je suis resté un an, la plus dure année de ma vie, mais aussi la plus formatrice. À refaire, je referai les choses différemment. Et c'est ce que je voulais dire au début, c'est que bien identifier qui on est, ce qu'on aime et vers quoi on veut tendre, pour ne pas être surpris parce que j'ai fait un an plein à me demander mais qu'est-ce que je fais là ? C'est nul votre truc, ça ne m'intéresse pas en fait. Donc j'ai continué dans ce schéma jusqu'à ce que j'ai pu identifier ce qui me plaît. Et là, le coaching est... J'ai mis un mot sur tout ça, ça s'appelle le coaching.

  • Speaker #3

    Mais qu'est-ce qui t'a donné envie de devenir délégué du personnel ? Pourquoi en fait tu as voulu faire ça ? Et aussi, déjà, pour quelle raison as-tu voulu faire ça ? Et quel a été ton premier mois dans cette fonction ? Qu'est-ce que tu as découvert ? J'imagine peut-être que tu as fait un audit social ou j'en sais rien.

  • Speaker #2

    J'ai découvert, je ne savais même pas ce que c'était délégué du personnel. C'est juste que j'avais un bon relationnel avec les gens. Tu connais les codes couleurs. Moi, je suis jaune à fond. et ce côté relationnel s'est fait naturellement et donc quand on a reçu les mails à tous en disant les élections vont avoir lieu et qu'ils se présentent j'ai fait ça en blague en fait et ils l'ont pris au sérieux et

  • Speaker #3

    les gens m'ont dit ouais bah vas-y présente-toi et donc en fait j'ai été soutenu donc toi ton rôle à ce moment là c'est être le lien entre la direction et les membres et le staff et du coup ... Est-ce que tu joues le rôle de médiateur ? Est-ce que tu participes à des réunions pour leur remonter des feedbacks ? Tu t'es rends en mode, ça, ça ne va pas. Est-ce qu'il y a des choses qui ont été mises en place au sein du cabinet ?

  • Speaker #2

    C'était exactement ça. C'était vraiment le tampon médiateur, on peut appeler ça comme on veut, mais entre le staff, parce qu'il faut savoir que c'était un management pas dur, mais imposant, impressionnant. C'est une équipe de Hollandais qui sont là, c'est une boîte internationale. Et on n'est pas là pour blaguer. Donc, les gens n'osent pas prendre la parole et s'exprimer sur ce qui va, parce qu'il ne va pas. Et j'ai été ce qui leur permettait de faire ça, de s'exprimer en fait.

  • Speaker #3

    Et c'est quoi justement ? Est-ce qu'il y a des éléments qui sont remontés ?

  • Speaker #2

    Oui, on a jamais des rendez-vous, des réunions avec les managers toutes les semaines. Ok.

  • Speaker #3

    Mais est-ce que toi, tu les saoules pas, les managers ? Tu vois, avec cette vision très froide, en mode on n'est pas là pour rigoler. Et toi, t'es là avec toutes les doléances, tu vois. Oui, oui. Et comment tu fais passer le message aussi ?

  • Speaker #2

    Ils ont affaire à des humains, donc ils doivent assumer leurs responsabilités. Et eux-mêmes sont humains. Il y a des RH. Mais c'était encore un rôle séparé. C'était encore un rôle séparé. les RH avaient leur fonction claire mais de par la loi de toute façon la délégation du personnel devait être désignée et donc moi dans le management et en fait ils ont été très intelligents parce qu'ils m'ont utilisé aussi à leur fin c'est à dire j'ai pu aussi expliquer aux gens certaines décisions qu'ils ont prises qui auraient pu poser problème et donc j'étais dans entre les deux feux on va dire et c'est très très intéressant et justement est-ce que c'est pas trop de pression pour toi à ce moment là ?

  • Speaker #3

    Moi j'ai fait ça aussi, je viens de m'en rappeler à l'instant quand j'avais 22 ans, j'étais délié du personnel mais je voulais chez Citroën, je me rappelle parce que personne ne voulait se présenter du coup moi je l'ai fait Non j'étais avec Pichir en fait c'était quelqu'un qui l'a fait Ma question c'est,

  • Speaker #0

    t'es perçu comment par le management et par les équipes parce que t'es dans un entre-deux il y a bien un côté qui va pas t'aimer et l'autre côté qui va t'aimer Non non,

  • Speaker #2

    j'ai jamais ressenti ça jamais ressenti ça j'étais pas seul, on était une équipe de 10 Oui Mais c'est moi qui représentais la délégation aux réunions management. Tout le monde travaillait. Moi, en tout cas, je l'ai très bien vécu et je pense, après je n'ai pas eu de feedback direct, mais que les gens, parce que le retour était positif, ils venaient nous voir. Ils osaient en fait, ils n'hésitaient plus à venir voir. Ouais, Abdelhadi, j'ai une question. Et puis, ça peut être tout et n'importe quoi. Ouais, il n'y a pas assez de fruits le mardi. Il y a des sujets, mais je dois le remonter. On m'a donné un dépôt, on m'a donné une mission. On va dire dis-le, je le dis.

  • Speaker #3

    Du coup, c'est quoi les demandes où tu sens que ça, c'était fondamental pour le bien commun et les trucs un peu nice, tu vois, qui créent un peu de la friction, de l'inertie pour rien, quoi ? Un corbeil de fruits.

  • Speaker #2

    Ça, c'était concrètement un truc en plus. Il n'y a pas besoin de gratter plus. Mais par contre, là où c'était pertinent, c'est les licenciements. Parce que licenciement, le salarié a le droit de se faire accompagner par un membre de la délégation pendant l'entretien. Et moi, j'allais challenger naturellement les directeurs. Et alors, je pense que c'était de l'inconscience ou de l'insouciance parce que j'étais jeune et je n'avais pas encore pris la mesure de ce que je faisais. Mais j'allais directement dans les bureaux de directeurs et puis on m'a dit mais ça ne se fait pas ce que tu fais. Et je leur disais droit dans les yeux. Mais je ne sais pas si j'ai le même courage aujourd'hui.

  • Speaker #1

    Tu les tais bien les salariés ?

  • Speaker #2

    En tout cas, avec une bonne intention, je le faisais vraiment. Avec sincérité, je disais non, mais ça ne se fait pas, c'est grave. Et puis après, de toute façon, ça reste leur décision. Moi, je n'ai pas de pouvoir. Moi, juste, j'ouvre les discussions. Et après, ils prenaient une décision ou pas. Mais il y a eu plusieurs personnes qui, via ce biais, ont juste changé d'équipe, ont juste... On a trouvé d'autres solutions. Ce n'est pas grâce à moi, mais c'est le système qui fonctionnait bien.

  • Speaker #3

    Oui, hyper clair. Et toi, Soumaya, alors, ton expérience en cabinet, est-ce que aussi tu peux apporter ce que tu as vécu et ce que tu as appris ?

  • Speaker #1

    Moi, quand j'ai commencé en cabinet, je n'avais pas d'expérience professionnelle en compta. J'étais juste comptable fournisseur. Du coup, faire les bilans, je ne connaissais pas. Pourtant, j'avais un DCG. Donc en DCG, tu apprends quand même les écritures d'inventaire sur l'UE9 comptabilité. Mais en réalité, quand tu arrives en cabinet, la réalité, elle est toute autre. La compta du DCG, en fait, ça ne t'arrange pas non plus pour le bilan. Donc moi, je suis arrivée en cabinet en janvier, en période fiscale, avec un portefeuille de 35 clients. Et je devais faire des reporting en anglais. Je devais faire des bilans et je n'avais que quelques mois. Donc quand j'ai commencé... Je devais remplacer une chef de mission, mais j'étais comptable assistant. Au début, c'était dur. Moi aussi, au bout de deux semaines, j'avais envie de partir. Parce que l'expert comptable a dit à l'équipe, je vais prendre quelqu'un. Mais il n'a pas dit à l'équipe que c'était quelqu'un qui n'avait pas d'expérience en bilan. Donc il y avait directement une friction entre moi et le reste de l'équipe. Et entre moi et cette personne que je devais remplacer. Parce que je devais faire un reporting en anglais. Il fallait vite que je comprenne tout, alors que moi, je ne savais pas c'était quoi une provision pour congé payé, tu vois. Et quand je lui demandais c'est quoi ce montant, elle me disait mais c'est la retraite. Arrête de me poser des questions qui ne servent à rien. Mais moi, je n'avais jamais enregistré la retraite, quoi, tu vois. Même les écritures de paye, faire des payes, ça, je ne savais pas faire. Parce qu'en DCG, on ne te l'apprend pas forcément. Même si tu as une petite écriture de paye, ce n'est pas la vérité, tu vois. Je suis quand même restée deux ans et demi, peut-être aussi pour le challenge. Et à la fin, je me suis dit, c'est là que je me suis dit que la compta, ce n'était pas fait pour moi. J'ai appris à me connaître et j'ai compris qu'en fait c'était plutôt l'enseignement, ce côté-là qui pouvait me plaire et qui a fait que je suis partie, tu vois. Par contre, ça m'a formée et à tous nos étudiants, on dit chez les geeks des chiffres.

  • Speaker #0

    aller en cabine d'expertise comptable parce que pour moi, c'est la meilleure école. Vous pouvez faire le DCG, le DSG, le BTS, le DEC, le cabinet. Et d'ailleurs, c'est pour ça que le stage d'expertise comptable, il y a deux ans obligatoire en cabinet. C'est là où vous allez apprendre à faire la vraie compta. Pour moi, ça m'a forgé complètement, tu vois.

  • Speaker #1

    C'est quoi les conseils que tu pourrais donner aussi à des experts comptables pour justement que d'autres personnes ne vivent pas ce que toi, tu as vécu ? Ça aurait été quoi la bonne manière de faire pour que... l'onboarding puisse être calibré et que aussi, à la fois pour la personne qui intègre, donc en l'occurrence toi, et puis aussi les équipes qui sont là, puissent bénéficier de la compétence de la personne, tu vois. Ça aurait été quoi les bonnes choses à faire ?

  • Speaker #0

    Déjà la communication, parce qu'en fait, tu ne communiques pas à tes équipes qu'il y a une nouvelle personne, tu ne leur expliques pas c'est qui. Donc moi, quand je suis arrivée, je suis venue, mais personne ne me connaissait déjà avant. Je pense qu'on aura pu faire un onboarding déjà avant que j'arrive. Une petite présentation peut-être en visio. Et j'explique mon parcours aux gens, et eux, ils savent à quoi s'attendre. Ils ne vont pas me demander plus que mes capacités sur le moment. J'ai réussi à me former, à faire mes bilans après, il n'y a pas de souci, mais ça m'a pris beaucoup de temps, en tout cas au bout de la deuxième période fiscale. La communication, et malheureusement cet expert comptable, il avait des problèmes de management. Il n'était pas méchant, mais peut-être trop gentil. C'est-à-dire qu'il ne disait pas les choses, il cachait les choses, pour ne pas vexer les gens. Il n'affrontait pas, il n'assumait pas les responsabilités de dire ça, ça ne va pas, ça, ça ne va pas. Et en fait, là, il y avait un vrai conflit. En fait, il fuyait les conflits. Je pense qu'il y a ça à faire, mais après, ce n'est pas évident quand ce n'est pas ta personnalité.

  • Speaker #2

    Bien sûr.

  • Speaker #1

    Du coup, les parcours d'intégration, ils sont hyper importants aussi dans les cabinets pour fluidifier, faciliter. Je vous poserai la question aussi, vous, comment vous avez fait de votre côté ? J'aimerais aussi te poser une question. On est face à des humains, des entrepreneurs aussi, l'expert comptable, comme tu l'as dit tout à l'heure, médecin généraliste. Qu'est-ce qui t'a amené au coaching, concrètement ? C'est quoi le point, le déclic qui t'a amené au coaching ? Et la deuxième question que je veux te poser, c'est comment on aide des gens à bien se connaître pour finalement créer le business qui leur ressemble, dans lequel ils ont le moins de... comment dire, de monote pour pouvoir bien gérer leur temps. Oui, exactement.

  • Speaker #3

    Ce qui m'a amené au coaching, justement, c'est cette expérience-là que j'ai partagée. Je l'ai répétée. Donc, j'ai changé de job parce que c'était début de burn-out, c'était surcharge mentale, j'étais pas aligné. Donc, j'ai changé de job. Et deux ans plus tard, dans le nouveau job, ça se passait bien. Mais j'avais toujours ce son, ce bruit de fond qui me disait, mais c'était pas ça le plan. Tu vois, je me faisais chier en fait. Pour le dire concrètement, ce n'était pas ça le plan. Ce qui m'a amené au coaching, c'est que j'ai questionné cette voie en fait. Je me suis dit, mais attends, mais qu'est-ce qui fait que je ne suis pas, qu'est-ce qui fait que je n'aime pas en fait ce que je fais ? Ce n'est pas que je n'aime pas la compta. La compta, c'est un outil, c'est neutre. Mais je n'aime pas les interactions que crée cet environnement en fait. Oui,

  • Speaker #1

    je comprends.

  • Speaker #3

    Donc, tu es arrivé au bureau, tu as le chef qui est déjà là, le manager, il est frustré pour x ou y raison. Il gueule sur tout le monde, il te regarde, il est là, « Ouais,

  • Speaker #1

    c'est quoi cette vie ? »

  • Speaker #3

    Et moi, je lui disais, j'ai toujours dit des choses clairement, je me disais, « Mais souffle, ça va pas, rentre, quoi ! » C'était mal perçu.

  • Speaker #1

    J'imagine, ouais.

  • Speaker #3

    Mais j'ai subi aussi, j'ai subi pas mal psychologiquement, j'ai pris sur moi, et quand je ne pouvais plus prendre sur moi, Je me suis questionné en mode, écoute, arrête, peut-être que la compta, ce n'est pas fait pour toi. Tu te remets en question. Et le problème, c'est que ça touche l'estime de toi. Et là, tu te remets en question humainement. Ce n'est plus seulement sur tes compétences, c'est toi qui ne vas pas. Ce n'est pas ce que tu fais. Et tu te questionnes, qu'est-ce que je peux faire d'autre ? C'est là que tu commences à rentrer en introspection. Et ça, je le recommande à tous les étudiants, mais dès le début. Dis-moi.

  • Speaker #1

    Je suis obligé de vraiment creuser. Tu parles du début de burnout.

  • Speaker #3

    tu mentionnes ça comment t'as identifié ce mot et comment tu l'as vécu intérieurement ça fait quoi en soi même je l'ai vécu c'est très simple c'est très concret je l'ai vécu un matin où je n'arrivais pas je ne voulais pas aller au boulot donc j'ai pris ma voiture donc on devait commencer vers 9h 9h30 je décolle de chez moi je n'ai pas envie d'y aller 9h15 je suis devant chez le médecin pour faire un arrêt et je reste une demi-heure devant le cabinet du médecin dans la voiture en train d'hésiter. Je vais au travail, j'y vais pas, j'y vais pas. J'ai repris la route pour aller au bureau finalement, quitte à arriver en retard. À 11h, on s'est dit je m'en fiche, au moins je suis là, j'assume. J'ai refait demi-tour, je suis retourné chez le médecin sur le trajet, j'ai dit non j'arrive pas en fait. Et quand j'en ai parlé au médecin, il m'a dit de m'arrêter tout de suite deux semaines. Il m'a dit non, vous avez besoin de souffler, il y a quelque chose qui ne va pas.

  • Speaker #1

    Et à l'issue de ces deux semaines, qu'est-ce que tu fais ? Tu reprends encore deux semaines, qu'est-ce que tu fais pendant ce travail-là ? Tu te reposes ?

  • Speaker #3

    Déjà la première semaine, c'était où j'ai vraiment débranché tout en fait. Je suis en repos. je faisais tout sauf penser au travail. Et ça fait du bien. C'est dur d'arrêter, mais ça fait du bien de juste ne rien faire. Je faisais ma vie, je n'étais pas cloué au lit. Ce n'était pas prononcé, c'était un début. Tant mieux que ça se soit fait là. Et la deuxième semaine, tu commences à réfléchir. Ok, je vais reprendre. Comment ça va se passer ? Tu commences à angoisser un petit peu. J'ai appelé le médecin, il m'a dit reprenez le travail. Si ça ne va pas, vous revenez. C'est simple. J'ai eu aussi quelqu'un qui m'accompagne. En fait, se faire accompagner par des professionnels, c'est nécessaire. Quand tu ne sais pas.

  • Speaker #1

    On n'a pas toujours l'habitude, la capacité de se lire aussi.

  • Speaker #3

    Bien sûr, je ne savais pas ce qui se passait. Moi, je prenais la voiture, j'allais, je revenais, je n'avais aucune idée de ce qui se passe sur le moment. C'est juste, lui, il m'a dit... En fait, lui, il n'était pas attaché émotionnellement au fait que je dois faire des bilans ou pas. Il m'a dit, non, non, tu ne vas pas travailler. C'est tout, c'est comme ça que ça va se passer. Et voilà, donc là, a débuté le début de la réflexion, de la prospection. Et j'ai rencontré une coach, j'ai démarché une coach, j'étais la chercher plutôt. Et c'est là que l'univers coaching, développement personnel, questionnement, en fait, c'est les questions qui ont changé ma vie. La manière de se poser des questions qui ont changé ma vie. Et là,

  • Speaker #2

    coach.

  • Speaker #3

    Incroyable. J'ai résumé.

  • Speaker #1

    Non, non, trop bien. Selon toi, pour quelle raison un entrepreneur doit être accompagné ? plutôt sur la partie à côté des chiffres.

  • Speaker #3

    Tu vois ?

  • Speaker #1

    Parce que les chiffres, on va l'aider à faire de l'optimisation fiscale, sociale, à payer moins d'impôts, devenir riche ou peu importe, tout ce qu'on veut. En quoi c'est très important d'avoir une santé mentale qui soit calibrée et qu'on puisse agir en lien avec à la fois nos valeurs, j'imagine, mais aussi nos capacités et notre vie. Tu vois, je lisais un... J'ai vu un bouquin, des fois, tu vas être un peu... Des fois, tu veux être un bon père de famille, et puis tu veux être un bon entrepreneur, et puis tu veux être un bon père, ou peu importe. Et du coup, tout ça, ça se mélange un peu. Comment toi, tu fais pour justement aider à trouver le juste équilibre auprès de tes clients ?

  • Speaker #3

    Il y a une question que je pose, et en fait, c'est même pas dans le côté entrepreneur, c'est la question vie, parce qu'il y a des mamans qui ont des charges mentales de malades. En fait, c'est... Et la question, c'est... Quel enjeu je mets sur cette Ausha ? Quel est l'enjeu derrière ce que je suis en train de faire ? Et c'est ça qui va, entre guillemets, donner la température et l'énergie des mouvements qui vont suivre derrière. Si l'enjeu est important, OK. Alors, est-ce que je me concentre sur ça ? Mais si je mets de l'enjeu partout, en fait, il faut se creuser, il faut se questionner.

  • Speaker #1

    Si tu mets un enjeu à

  • Speaker #3

    100% dans chacun de tes points ? Je ne sais pas.

  • Speaker #0

    Et comment tu fais pour aider une mère de famille ? qui travaille dans ton cabinet, comment tu fais pour l'aider à trouver l'équilibre ? Le parfait équilibre entre sa vie pro et sa vie privée.

  • Speaker #3

    Je la responsabilise. Parce que j'ai le cas actuellement, j'ai une salariée qui est mère de famille et qui passe beaucoup de temps dans le cab. Et elle a déjà mis en place des choses pour faire garder sa fille, etc. pour travailler. Je la remercie, mais ce n'est pas ce que je veux. Ce n'est pas ce que je demande. Et donc, moi, je responsabilise la personne sur cet avis. Tu as la possibilité de faire les choses comme tu l'entends. D'accord ? Donc moi, mon rôle, c'est de creuser ces sujets justement avec la personne, d'être à l'écoute. Et parce que les gens ne savent pas ce qu'ils veulent. Forcément, tu vois, tout le monde ne se questionne pas. Bah oui. Et communiquer, questionner et creuser avec les gens. Une fois que c'est creusé, c'est discuté, tu as un objectif qui est clair et une manière d'atteindre un plan. Et ce n'est pas parfait, attention. La vie fait que ça évolue tout le temps. Au moins, il y a cette quête.

  • Speaker #0

    Et tu arrives à la sonder de temps en temps, comment tu te sens aujourd'hui, pour essayer de repérer si elle n'est pas en surcharge mentale ou pas ?

  • Speaker #3

    Naturellement, ça se fait dans les échanges. Tu le vois. Tu le vois. Il faut être attentif aux gens qui t'entourent. Après, j'ai la chance d'avoir peu de gens autour de moi, donc j'ai du temps. J'ai du temps de qualité. Je peux voir si la personne est down ou pas. Tu peux poser des questions. Il faut oser en tant que responsable. Oser aller chercher ce qui va, ce qui ne va pas chez les employés, chez les collabs. C'est une démarche active. Il ne faut pas juste attendre que quelqu'un vienne se plaindre. On lui dit « ça ne va pas » . Après, on lui dit « pourquoi tu ne me l'as pas dit ? » . Ben non. La responsabilité, elle est dans les deux côtés.

  • Speaker #1

    Hyper clair. Merci beaucoup pour ce partage. Justement, toi Soumaya, pour des femmes qui sont dans la filière, comment justement tu fais pour trouver ton juste équilibre ? Alors toi, tu n'as pas créé un cabinet, mais... Je ne suis plus dans la filière. Non, mais on sert la filière, tu vois, indirectement. Comment toi, en tant qu'entrepreneuse, tu fais aussi pour trouver ce juste équilibre entre à la fois ton travail, mais aussi ta vie personnelle ?

  • Speaker #0

    Alors moi j'ai deux enfants et je suis une maman entrepreneuse, j'ai un travail, j'ai mes enfants et au début c'était très difficile. Donc en fait on va pas se cacher, au début c'est difficile, tu tombes dans un burn-out aussi et tu te dis mais qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi je suis fatiguée comme ça ? J'arrivais pas à trouver l'équilibre entre ma vie pro, pourtant j'aime beaucoup mon travail, les geeks des chiffres, et ma vie perso, je veux être bien aussi pour mes enfants et je veux pas qu'ils ressentent que je sois trop absente. J'ai fait le burn-out parental et là je me suis dit, qu'est-ce qui se passe ? Donc je me suis posée, ça a duré quatre mois. Quatre mois, je n'ai pas ouvert l'ordinateur. Les étudiants ne l'ont pas vu, donc ça c'est tant mieux, merci Nico. Quatre mois, je me dis, mais qu'est-ce que j'ai ? Et c'est là où j'ai fait cette phase d'introspection. Comme je dis, je suis allée à l'école de moi-même, où j'ai essayé de réfléchir qui j'étais, mes besoins, qu'est-ce que je veux. J'ai écrit mon manuel d'utilisation. Et c'est là que j'ai appris à me connaître. J'ai vu mes forces, j'ai vu mes faiblesses, et j'ai essayé de travailler sur ça. Par exemple, j'avais découvert que j'avais peur de l'échec. Donc j'en faisais trop. J'avais découvert que je me stresse trop vite, donc je fais des décisions émotionnelles. Donc j'ai appris à me connaître, et à me détendre, et à prendre les bonnes décisions pour retrouver cet équilibre entre ma vie perso et ma vie pro. Et là, ça a tout changé pour moi. Et là, maintenant, j'arrive à penser à moi, et à travailler. Et à penser à mes enfants parce qu'il y a aussi tes enfants, ton rôle de mère, ton rôle d'entrepreneur, mais il y a aussi toi. Il faut aussi donner un temps pour toi.

  • Speaker #1

    Masterclass, merci beaucoup pour ces éléments. Mohamed, toi, ça fait huit mois que tu as lancé ton cabinet. Vous êtes cinq personnes ou sept ?

  • Speaker #2

    Sept dans quelques jours. Voilà,

  • Speaker #1

    vous êtes sept dans quelques jours. Sept en huit mois, en partant de zéro. J'aimerais voir comment tu le vis d'un point de vue émotionnel. On parlera après de la partie business pour apporter de la valeur, comment on a fait pour aller chercher les clients, etc. C'est plus, est-ce qu'aujourd'hui, tu as le feu sacré et donc ça déroule et donc il n'y a pas de problème ? Comment tu le vis, toi, cette croissance à la fois humaine, mais à la fois business aussi ?

  • Speaker #2

    Sur la partie humaine, je pense que c'est la plus dure parce que tu as une hyper croissance qui fait qu'il faut à la fois la maîtriser. Je suis père de deux enfants, je suis marié, donc il faut aussi maîtriser ta vie de couple. C'est ce que je disais tout à l'heure à Soumeya. Je reviens de vacances, par exemple, ça fait une semaine que je n'ai pas vu mes gosses. Parce que j'ai bossé jusqu'à 1h du matin tous les jours, qu'il fallait avancer sur les dossiers, etc. Donc émotionnellement, c'est hyper dur. Mais dès le démarrage, je me suis mis en accord avec mon épouse pour dire « Ok, je vais me sacrifier sur une période de 2 ans environ, sur laquelle je vais développer au maximum le cabinet. Mais sur cette même période-là, je vais m'imposer des périodes de repos. » Par exemple, juste après le congrès au mois d'octobre, je suis parti quelques jours. Début janvier, je suis parti quelques jours. C'est un moyen aussi pour se retrouver, je me déconnecte de tout. Pour le coup, là, je suis avec Abdelaziz, mais j'ai laissé les clés du cabinet à Abdelaziz sur les parties urgentes. Je suis parti une dizaine de jours, j'ai éteint mon téléphone, je me suis retrouvé moi-même, avec mon épouse, avec les enfants. Mais émotionnellement, c'est hyper dur. J'ai atterri hier à Nice et je me suis dit, j'ai envie de tout arrêter. Parce que ce que j'ai fait les neuf premiers jours avant de partir en vacances... Et là, en cinq jours depuis que je suis revenu de vacances, c'est l'équivalent de deux mois de travail. Oui, c'est vrai. Donc, c'est hyper dur à assumer. Tu prends le stress des entrepreneurs. J'ai des entreprises qui sont en difficulté, donc tu les accompagnes, mais on est bloqué par certaines situations administratives. Tu as tes collaborateurs également qui pensent être sous pression, donc tu as aussi envie de les calmer pour revenir rapidement sur ça. Moi, je suis énormément dans la communication avec mes équipes. Ils sont libres. de fonctionner comme ils veulent, s'ils veulent être en télétravail parce que ça les arrange à ce moment-là ils le sont, ils n'ont pas besoin d'autorisation de manière formelle, etc moi je veux que tout le monde se sente bien même les entrepreneurs alors que c'est très dur donc il y a cet aspect coaching qui peut être hyper important mais j'ai des entrepreneurs qui ont énormément de stress ont énormément de pression, donc tout revient sur mes épaules je vends beaucoup de réactivité également, je pense que c'est bien mais c'est aussi un défaut parce que ça me rajoute une pression supplémentaire Et voilà. Mais émotionnellement, c'est très, très, très, très compliqué. T'as beau mettre toute une organisation en place. elle ne tiendra jamais.

  • Speaker #1

    Hyper intéressant. Pour moi, c'est aussi... Alors, quand même, tu crées des soupapes, du coup. Ça veut dire que tu t'imposes. Et un des points qui te permet aussi de faire ce que tu es en train de faire aujourd'hui, c'est que tu as créé un pacte dans ta vie personnelle qui fait que, en fait, ça te décharge mentalement de te dire, tiens, je peux le faire. Par contre, peut-être l'effet pervers de ça, c'est que du coup, comme tu sais que tu as un pacte et qu'il est timé dans le temps, Donc, du coup, tu vas en rajouter quoi. En fait,

  • Speaker #2

    tu peux le faire, mais quoi qu'il arrive, quand tu as des enfants, tu as envie de les voir. Oui,

  • Speaker #1

    c'est normal.

  • Speaker #2

    Quand tu as ta femme, tu as envie de la voir, tu as envie de passer du temps avec. Et même si, moi, par exemple, le pack, c'était est-ce que je me lance et tu acceptes que pendant deux ans, je carbure ? Ou est-ce que tu me dis, lance-toi petit, ne grossis pas. Et je le comprends aussi et je le fais. Quand tu as une vie de couple, tu n'as pas d'autre choix que de « pactiser » . Et moi, il y a eu la peur de dire OK, bon. sur deux ans, tu peux carburer, faire, etc. Mais au fond, moi, j'ai envie de voir mes gosses grandir. J'ai toujours détesté ces chefs d'entreprise qui ne voient pas leurs gosses grandir. Tu ne passes pas de temps avec eux, etc. Pour moi, c'est mes meilleurs potes. Donc, quand ils sont à côté de moi, je passe des moments qui sont incroyables. Et l'objectif, c'est que je fasse le plus de temps avec eux, point. Les clients, c'est une chose. T'es entrepreneur, c'est une chose. T'as des obligations, c'est une chose. mais rien ne t'interdit dans le fond et ça c'est vraiment un retour d'expérience que j'ai depuis que j'ai attaqué, c'est que rien ne t'interdit de terminer à 19h en fait c'est toi qui t'imposes de faire les choses entre 19h et 22h ou 1h du matin c'est toi qui t'imposes de répondre dans l'heure qui suit, c'est toi qui t'imposes de donner un rendez-vous le lendemain ou d'attendre une semaine ou 10 jours c'est toi qui t'imposes de prendre des rendez-vous pendant des périodes où il y a des TVA, il y a des bilans à sortir etc. La croissance tu dois la gérer

  • Speaker #1

    Hyper intéressant, c'est toi qui t'imposes Donc je trouve que c'est bien de le répéter. Ça veut dire que tu t'imposes, tu t'imposes, tu t'imposes. Tu peux t'imposer une règle du jeu différente, mais du coup, il faut accepter le prix de la règle du jeu que tu vas t'imposer. Je pense que c'est plutôt ça aussi qui est important.

  • Speaker #2

    Tu veux ajouter un truc ?

  • Speaker #0

    Oui, je pense qu'il ne faut pas trop que tu t'imposes des choses parce que tu vas prendre une décision émotionnelle. Tu as envie de tout arrêter.

  • Speaker #2

    Non, alors j'ai envie de tout arrêter. C'est que là, actuellement, il y a une pression qui est à la fois administrative par la part des impôts de tous les organismes qu'il y a autour, on a un temps de réponse qui est incroyable, des entrepreneurs qui ont des stress énormes et en fait tu les accompagnes, tu leur vends un service donc si tu leur vends un service, tu dois y répondre même si c'est pas de ta faute, ce que je te disais tout à l'heure, des droits d'enregistrement pour une session, à Paris c'est 3 à 4 mois, l'entrepreneur tu vas lui dire pendant un mois, ok c'est pas nous, c'est les impôts, deux mois, à la fin il va te dire mais t'es sûr t'as fait les éléments, etc il te demande des preuves, donc il remet en cause ton professionnalisme ... Et ça, c'est embêtant pour nous. Idem, les collaborateurs, ils vont recevoir de la pression de la part des clients. Ce n'est pas eux de subir cette pression-là, ni à nous en réalité. Ça doit être neutre pour tout le monde. Mais aujourd'hui, il y a un jeu de pression qui est de partout. Il faut simplement réussir à la repositionner pour mieux accompagner.

  • Speaker #0

    Et Mohamed, comment tu fais pour penser à toi dans tout ça ?

  • Speaker #2

    Moi, je ne pense pas à moi.

  • Speaker #0

    Tu ne vas pas tenir de la durée. Non,

  • Speaker #2

    non, non. C'est un grand sujet. Moi, j'ai mes parents toujours au téléphone. J'ai ma mère qui me dit « ta santé avant le boulot » . J'ai mon épouse qui me dit « la santé avant le boulot, c'est hyper important » . Mais je n'ai pas un objectif de bosser pendant 50 ans. J'ai envie de construire quelque chose qui puisse tourner tout seul et derrière faire des choses que je kiffe, que ce soit du consulting ou de l'accompagnement, etc. Et je me dis que pour ça, il faut sacrifier un peu de temps. Tout à l'heure, on parlait de burn-out. Moi, je l'ai vécu le burn-out et de manière très physique. C'est-à-dire qu'en 2020, j'ai perdu quasiment 30 kilos.

  • Speaker #3

    Moi, c'était sévère.

  • Speaker #2

    Moi, c'était très, très sévère. Donc moi, j'ai eu des pressions incroyables. J'étais au bureau à 4h du matin, je partais. Non, non, ça, c'est vraiment dans un autre cabinet où j'étais. Si tu veux, il y avait une équipe qui n'était pas du tout performante. J'étais un peu le directeur de toute l'équipe et j'ai pris les claques de partout, la direction, etc. Donc tous les jours à 4h au matin, jusqu'à minuit, une heure au bureau, etc. Donc en quelques mois, je te parle vraiment sur la période fiscale 2020. J'ai perdu 30 kilos, je mangeais quasiment plus rien, le XS était ultra large pour moi, tout le monde était inquiet, j'ai consulté des médecins, ils ont cherché toutes les maladies du monde, rien trouvé. Le burn-out ne leur est pas venu en tête à cette époque-là. Même si tu l'exprimes, pour eux, du moins ceux que j'ai consultés à l'époque, c'était pas lié au burn-out, ça pouvait pas atteindre ça. Mais dans les maladies, il n'y avait rien qui a été trouvé, j'ai fait 1500 examens, etc. Mais j'ai continué à bosser. Jusqu'au moment où je suis revenu de congé au mois d'août et j'ai un très bon ami, Jawad Lamrini, qui a une structure qui fait du social par exemple. Et en fait, on bossait ensemble à cette époque-là et il me dit, il me dit non mais part. La solution, c'est casse-toi en fait. Même si tu es mon frère, je t'aime énormément, casse-toi d'ici. Tu n'as pas à être là. Parce qu'en fait, il m'avait arrivé dans le cabinet, en bonne santé si tu veux, et il a vu une chute sur neuf mois qui était horrible. Et c'était un point où tu allais au bureau, moi je prenais le métro, du coup je suis à Lyon. Tu restais en bas et tu regardais le bâtiment, tu te disais, ok, est-ce que je monte ou est-ce que je monte pas ?

  • Speaker #0

    Et quand est-ce que tu as vu que c'était le burn-out ? Quand est-ce que tu as compris ça ?

  • Speaker #2

    Tu ne mets pas le mot burn-out sur la situation. Je pense que quand tu es dans le vrai burn-out, c'est quelqu'un d'autre qui te le dit, mais de toi-même, tu ne te le mets pas à ce terme-là. Moi, c'est quand je vais voir régulièrement mes parents à Avignon. Donc, tu vas les voir toutes les deux, trois semaines. Et à chaque fois, tu es plus maigre, tu es plus maigre, tu es plus maigre, tu es plus maigre, tu es plus maigre. Mais quand je dis 30 kilos, ce n'est pas sur deux ans. C'est sur deux, trois mois où j'ai séché. vraiment sécher,

  • Speaker #0

    ouais c'est très dangereux il y avait un gros risque sur la santé et quand t'as compris que c'était l'épuisement professionnel ça a fait quoi dans ta tête ?

  • Speaker #2

    ça a fait un gros boom en me disant ok j'arrête prends un ou deux mois pour réfléchir à ce que je veux réellement si je vais dans un cabinet j'impose en fait mes conditions et c'est ce qui est arrivé par la suite c'est qu'en deux mois je me suis un peu restructuré moi-même et quand je suis arrivé dans un cabinet ils étaient eux-mêmes étonnés c'est que j'ai imposé mes conditions la manière de bosser comment bosser, les relations humaines qu'il devait y avoir, les équipes à gérer. Tout ça, ça a été imposé. Et c'est ce qui a fait qu'après, j'ai pu re-kiffer la profession. J'étais dans une situation de dégoût de la profession. Je ne veux plus entendre parler du métier, mais avec un fond de passion. C'est que depuis que j'ai le bac, je kiffe vraiment la compta. C'est bizarre à dire, mais j'ai un kiff pour la compta, pour l'accompagnement, pour l'aspect fiscal, comptable, juridique, la réflexion qu'il y a derrière. Moi demain tu me dis que tu es à la tête d'un cabinet et que tu n'entends pas du tout parler de ça, ça ne m'intéresse pas. C'est bien le développement, mais l'aspect technique, c'est ce qui me stimule en allant au bureau le matin.

  • Speaker #1

    Hyper clair. Tu vois, c'est marrant parce que je trouve qu'il y a des éléments communs dans ce qu'on dit ici. C'est cette espèce de

  • Speaker #3

    « Ah, t'arrives ! »

  • Speaker #1

    En fait, ce n'est que des gens qui sont de bonne volonté. Ce n'est que des gens qui veulent bien faire. Et donc en fait... t'avances et puis à un moment donné, tu prends un mur dans la tronche et puis après, hop, tu regardes à droite et là, tu commences à te questionner. Et après, en fait, finalement, c'est presque parfois un cadeau de se dire, bah tiens, en fait, maintenant, je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas. Si tu prends du côté positif du terme. Du coup, ça me permet de rebondir sur la vision du cabinet de demain. On crie quoi comme cabinet ? Justement pour que dans le chemin, toutes les équipes puissent être accompagnées pour qu'on puisse à la fois atteindre les objectifs. des clients et aussi atteindre les objectifs des collabs et in fine l'objectif du cabinet. Je te laisse la parole toi. Du coup maintenant c'est quoi l'expérience collaborateur que tu veux pour les gens qui travaillent avec toi ?

  • Speaker #3

    J'en ai aucune idée. C'est simple. Ce qui est important pour moi c'est que on soit en quête de cet alignement et que ça réponde aux objectifs et aux intérêts de tous, individuellement pour le collectif.

  • Speaker #1

    Comment on fait justement pour créer ?

  • Speaker #3

    Il faut discuter, échanger, creuser. Et que si moi, j'ai des impératifs, je dois rentrer un certain chiffre d'affaires, je dois avoir une certaine rentabilité, j'ai mes propres objectifs personnels, qui répondent à ma vie, à moi, ma vie de famille, etc. Le collaborateur, lui, il s'en fiche. Que je veuille rouler en Porsche toutes les deux semaines, ce n'est pas son problème. Mais par contre, il doit être assez intelligent et avoir cette empathie et rentrer dans... un objectif global. C'est-à-dire que moi, je veux obtenir ça via mon cabinet. Maintenant, lui, quel intérêt il a à rentrer dans ce cabinet ? Et donc, il a ses propres objectifs aussi et on doit trouver le point de convergence, en fait. Et le point de convergence, faire en sorte qu'il dure le plus longtemps possible. Soit une droite parallèle, mais très proche.

  • Speaker #1

    Justement, quand tu as recruté les paris-bois, quand tu l'as recruté, comment tu t'assures au moment où tu vas l'avoir ? que justement, tu vas répondre à son objectif intrinsèque et qu'elle, en lien avec son objectif, elle pourra répondre au tien.

  • Speaker #3

    Je lui ai posé la question, quels sont tes objectifs ? Comment tu vois ta vie ? Elle m'a expliqué un peu son histoire. Elle avait beaucoup d'expérience et humainement, il y a eu un match. Donc, les échanges étaient très fluides. Et c'est l'authenticité, la sincérité des échanges qui m'ont mis en confiance. Et on n'a pas parlé chinois. Et je lui disais la même chose. Je lui disais, moi, dans mon cabinet, c'est le chaos. Ne crois pas que tu vas vivre dans une structure où tout est en règle, etc. Donc soit tu es OK avec le chaos et quand ce sera difficile, tu vas relever les manches et puis on va faire en sorte de redresser les choses. ou soit tu as besoin de quelque chose qui est structuré, cadre, etc. Je ne peux pas te l'offrir. Tu vois, être très transparent, être très honnête. Et ça se passe très bien. Et donc, je n'ai pas menti. Mais ça se passe super bien. On le vit bien, en fait. Et je trouve qu'on arrive à... Il faudrait que je repose la question. Mais on arrive à s'épanouir et avoir du temps pour nos familles, pour le travail. Et le travail est fait en temps et en heure.

  • Speaker #1

    Mohamed, toi, ça fait huit mois que tu as lancé. Est-ce que tu peux donner un peu de data, un peu de chiffres ? Qu'est-ce qui t'a aussi amené à créer ce cabinet avec toute cette expérience ? J'ai l'impression que tu as à peu près une dizaine d'années d'expérience dans la profession. Avant de lancer ton cabinet, ça a été quoi la thèse du départ ?

  • Speaker #2

    C'est que le jour où j'ai commencé à prendre la direction du pôle compta dans un cabinet, je me suis dit, il faut que j'ai mon cabinet. C'est aussi simple que ça. Le jour où j'ai été diplômé, résultat 12 janvier 2024, le lendemain, mon dossier était parti à l'ordre. Avant même d'avoir une rupture mentionnelle ou une démission ou quoi que ce soit, le dossier était déjà parti. J'ai lancé mon cabinet en me disant qu'il faut qu'il y ait une vision très claire, c'est que je ne veux pas d'un gros cabinet, mais je veux d'un cabinet qui m'assure un niveau de vie qui rattrape mes 8 ans, 9 ans d'études. Simplement ça, et que je puisse à la fois kiffer, être dans la passion de la compta, etc. Moi, dans le recrutement, par exemple, il y a beaucoup de transparence et d'échanges avec les collabs. Par exemple, là, j'ai une collab qui me dit que la compta, ça me saoule. Je veux faire du contrôle de gestion. C'est ce qui m'intéresse. Ok, on recrute une autre personne et elle va s'occuper de tout ça.

  • Speaker #3

    Excuse-moi, je te coupe. Mais là, le fait que la collab, elle dise clairement les choses, c'est magnifique.

  • Speaker #2

    C'est puissant. Il y a de la pure confiance dans ce que je dis.

  • Speaker #1

    Mais comment tu crées ce terreau fertile ? Comment déjà, au début, c'est quoi ta thèse de cabinet et quelles vont être les règles du jeu à l'intérieur ? Pour que justement, après, quand les gens y rentrent, ils savent, si la personne a dit je n'aime pas la compta, je veux faire autre chose. Du coup, c'est que tu as défini une règle à l'intérieur qui lui permet de le faire.

  • Speaker #2

    La règle, c'est que le cabinet, c'est chez vous. Donc, si c'est chez vous, on est à l'aise, on se dit tout et on fait les choses. J'ai une collab, par exemple, sa grand-mère était malade. Chez nous, on peut faire du télétravail, mais pas de manière continue sur deux, trois semaines, etc. Sa grand-mère était malade. T'es dans tes travails jusqu'à ce qu'elle se rétablisse. Que ce soit dans deux mois ou dans six mois, je m'en fous. Parce que si t'es au cabinet et que tu t'inquiètes pour ta grand-mère, t'es pas productif. Alors que si t'es à côté d'elle, tu vas être productif. Elle, elle veut une autre qui veut faire du contrôle de gestion. J'ai des clients qui sont en demande. OK, maintenant, mets en place tous les process, crée les produits, crée le service, crée la tarifaction, OK, allez. Et fais le rendez-vous avec le client, propose ce qu'il a proposé. Ça marche, ça marche pas, on s'en fout. On va proposer, si ça fonctionne, c'est OK. Mais si je l'allais sur de la compta, elle va bâcler potentiellement son travail, ça va la saouler et à un moment donné, elle va me dire, mais moi, je vais arrêter, ça ne m'intéresse pas. Et quand j'ai lancé, c'était ça l'idée. C'était, venons, on fait quelque chose où, entre guillemets, je sors de la maison pour aller à la maison. Vraiment.

  • Speaker #1

    Est-ce que tu n'as pas peur, toi aussi, qu'à un moment donné, tu vas perdre le contrôle de ça ? Je m'explique. Ça veut dire qu'il y a un principe qui dit que la confiance n'exclut pas le contrôle non plus. C'est-à-dire que tu vas donner aussi beaucoup d'autonomie et de responsabilisation. Fais-le. Je te fais confiance. Si ça te fait kiffer, vas-y. Et c'est trop bien. Mais du coup, comment tu t'assures aussi la délivrabilité de la qualité ? Parce que là, tu te lances aussi. Il ne faut pas risquer aussi la rentabilité de ton cabinet et ce qui peut se passer demain. Comment aussi tu as projeté ça ?

  • Speaker #2

    Tout reste quand même sous contrôle. Enfin, là, pour le contrôle de gestion, tous les livrages vont être contrôlés. Après, tout ce qui est lié au travail et à la compta, on doit faire des déclarations de TVA, etc. Donc, si tu as du retard, tu sais que naturellement, ce n'est pas fait. On n'exclut vraiment pas le contrôle. Je suis vraiment là pour accompagner, les aider. C'est pour ça que je rentre très tard le soir. C'est qu'en journée, je suis vraiment avec eux. Je peux m'asseoir avec toi et faire tout le process d'accompagnement, etc. Mais après, il peut y avoir... quelques soucis par moment parce que tu lèves le pied sur certaines choses, etc. J'ai eu le cas. J'ai pris un juriste au mois d'août quand j'étais parti en vacances. Quand je suis revenu, c'était catastrophique. Mais c'était quelqu'un qui avait un peu bossé avec moi avant, etc. Ce qui fait que sur le recrutement du deuxième juriste, là, on a énormément échangé. On a défini les valeurs communes, etc. Je n'ai plus mis tous mes dossiers avec lui. Je me suis remis à faire des créations, etc. Et derrière, quand j'ai vu que ça fonctionnait avec, Première relation, les clients qui t'appellent, qui te disent mais le juriste, il est incroyable, je kiffe, etc. Là, tu peux refaire confiance totalement.

  • Speaker #1

    Donc du coup, toi, tu es manager d'un certain nombre de personnes. Comment tu arrives à trouver le juste équilibre entre être un bon manager, mais aussi délivrer la partie opérationnelle ? Parce que j'imagine que tu es en face aussi de structuration. Donc forcément, il faut mettre en place des process pour que ça puisse rouler, ça puisse être huilé. Quel est le temps de qualité que tu alloues ?

  • Speaker #0

    à tes collabs pour veiller à ce que la qualité soit OK ? Est-ce que tu as des temps qui sont dédiés ? Est-ce que c'est le lundi, le mardi ? Comment c'est organisé tout ça ?

  • Speaker #1

    Tous les jours, de 11h30 à midi. Échanger avec les collabs sur ce qui va, va pas, s'ils ont des questions. J'ai commencé à le mettre en place, ils aiment bien. Ce retour, ça peut durer deux secondes. C'est juste une question sur un dossier, fin de l'histoire. Sur les process, Abdelhaïd a dit pour en témoigner, mais je suis très organisé. Depuis très longtemps, je construis mon cabinet. Ça fait trois ans que je suis en train de construire mon cabinet, tous les process qui vont avec, les lettres d'émission, pour la télé, enfin tout ce que tu veux, tout a été construit en amont. Il y a un drive qui doit, si je pense, être divulgué un jour dans la valeur des millions d'euros. Il est énorme, il y a tout dedans. Mais j'ai commencé à le construire il y a longtemps. Donc si tu veux, moi je savais qu'il fallait... Ah oui,

  • Speaker #0

    donc en fait tu te lances depuis huit mois, mais...

  • Speaker #1

    Mon cabinet, je l'ai construit avant.

  • Speaker #0

    Ok, parce que... La préparation. Ouais, parce qu'en fait, t'as aiguisé la hache avant de couper l'arbre, quoi.

  • Speaker #2

    C'est exactement ça.

  • Speaker #1

    Et je n'avais pas d'autre choix, c'est que moi j'aime bien faire les choses de manière organisée. C'est limite, tu me dis demain on mange ensemble, j'ai besoin de connaître l'heure, le restaurant, comment je vais y aller, etc. C'est hyper important pour moi. Donc là,

  • Speaker #0

    c'est quoi le profil ? Ça c'est bleu là.

  • Speaker #1

    Purement. Mais tu vois, je suis hyper organisé. Surtout que je vais en voyage, j'ai besoin que tout soit bien carré pour partir. Et ce qui fait que mon cabinet, je l'ai anticipé. Donc le jour où je me suis lancé, c'était naturel. C'était une aventure quand même, mais c'était naturel. Tu voulais déchiffrer tout à l'heure, mais là, en 8 mois, on doit être à 350 euros de CA. Fait que tu aurais encaissé.

  • Speaker #0

    350 000 ? Parce que 350 euros,

  • Speaker #1

    c'est mon pot.

  • Speaker #2

    Je suis fait léger.

  • Speaker #1

    350 000 euros en signé, on doit approcher les 500 000. En 8 mois d'activité.

  • Speaker #0

    C'est incroyable.

  • Speaker #1

    Je connais très peu de cabinets qui ont fait ça. Je sais que je n'ai pas le recul encore. pour le voir.

  • Speaker #0

    Moi, je vois des experts comptables, des fois, ils me disent j'ai fait mon premier exercice, je suis à 30K, 60K, je suis une boîte.

  • Speaker #1

    Je ne suis même pas à 1 an encore. Et là, ce que je disais tout à l'heure, c'est que la semaine dernière, sur 3 jours, 20 clients ont signé. Que du bouche à oreille.

  • Speaker #0

    Que du bouche à oreille, donc dans l'acquisition, c'est comme ça que ça marche ? Alors,

  • Speaker #1

    il y a du bouche à oreille et je reviens sur, du coup, Jawed Lamrini, que j'ai cité tout à l'heure, qui lui a une boîte de paye, etc. En fait, si tu veux, le réseau Lyonnais est un réseau très fermé. Pour mettre un pied dedans, tu rentres par des connaissances qui sont déjà dedans, entre guillemets. Et eux m'ont permis de mettre un pied dans le réseau Lyonnais. Et une fois que j'ai eu le pied dans le réseau Lyonnais, tu fais rentrer un client, il est satisfait, tu en fais rentrer un deuxième, etc. Ça va être du petit dossier au très gros dossier. Par exemple, la semaine dernière, c'est Katsubo et Conferentré.

  • Speaker #2

    Alors après, excuse-moi, je te coupe. Petit disclaimer, il est excellent en vente. en persuasion et en prospection. Ce n'est pas donné.

  • Speaker #1

    En fait, si je veux, quand je pars à un événement ou que j'assiste à un truc ou que je rencontre un client, mon objectif, c'est qu'il soit closé pendant le rendez-vous, pendant l'échange. Et pour ça, c'est que je te donne la valeur pendant le rendez-vous. On peut aussi s'adapter à ta situation. On va réfléchir à des montages, etc. Mais je ne vais pas te donner toute la valeur pour que tu restes avec une envie de revenir. Et quand tu reviens, généralement, je te close et c'est fini.

  • Speaker #0

    Vas-y.

  • Speaker #3

    Tu disais tout à l'heure que c'était le bouche à oreille. Oui. Mais tu es aussi sur LinkedIn.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #3

    Est-ce que LinkedIn t'a pas aussi ramené des clients ?

  • Speaker #1

    LinkedIn, en un an, a dû m'apporter 10 clients.

  • Speaker #0

    Il y a peu, en fait.

  • Speaker #1

    C'est peu sur la communication que tu fais. Mais moi, LinkedIn, je me base dessus pour deux choses. D'une part, c'est une notoriété qu'on doit aller chercher auprès des éditeurs, de tous ceux qui travaillent avec la profession. pour qu'ils comprennent que le pouvoir, c'est nous et plus eux, mais vraiment pour qu'il y ait une relation saine. Aujourd'hui, Dieu merci, on est par exemple en très bonne relation avec plein d'outils comptables, on échange sur des petites thématiques, etc. Pour les étudiants, je dois avoir peut-être 15 messages par jour, et je ne réponds pas des fois, mais je leur dis je suis désolé, mais j'ai d'autres impératifs. Mais aussi également pour les étudiants, parce que je ne veux pas qu'ils se lancent dans une profession sur laquelle ils auront un regret dans 3, 4, 5, 6 ans. Nous, les regrets qu'on a pu avoir, c'est peut-être sur certaines choses liées au métier. Aujourd'hui, on a une capacité de communiquer dessus, de dire, telle chose, ça ne va pas, attention, là, il y a des trucs comme ça qui vont bloquer. Et ça ne veut pas dire qu'on les enlève de la filière de l'expertise comptable. On les met dans une filière financière. Tu kiffes la finance, il y a plein d'autres métiers à côté. Mais comprends que tu vas faire huit ans d'études, qu'il y a un stage qui est long, etc. Et ça me permet aussi de communiquer auprès d'eux. Mais ça n'a jamais été dans l'intention d'avoir des clients. Moi, les clients, je les ai principalement par bouche à oreille ou en participation. à des événements. Je fais quelques conférences à droite à gauche sur des thématiques et ça me permet à la fin de venir rencontrer des personnes, de closer.

  • Speaker #0

    D'un point de vue naturel, les profils comptables, en tout cas qui sont issus de la profession, vendre, ça peut être un gros mot, tu vois. Genre, c'est peut-être pas assumé. Comment toi, t'as appris à développer ce skills, tu vois, cette compétence ? Et c'est quoi les quelques conseils que tu pourrais donner, soit à des collabs même qui bossent en cabinet, qui pourraient rentrer des missions, tu vois, ou à des confrères ?

  • Speaker #1

    On a tous un besoin. Nous, notre besoin, c'est d'avoir des honoraires qui rentrent, qu'on puisse payer à la fois des salaires, les locaux nos salaires. Et les clients, ils ont besoin de faire tourner leur boîte. Mais le prix ne doit jamais être adapté à la peur du client. On peut dire, il faut que je paye le minimum, etc. Mais plutôt à la qualité de service que tu vends. Moi, j'ai fait mon mémoire d'expertise sur la data. C'est une mission qui n'existait pas en cabinet. Donc, j'ai créé toute la mission, entre guillemets. Et à la fin, j'avais une problématique, c'est qu'il fallait vendre cette mission-là. Donc, je me suis formé sur la vente. Et j'ai créé un peu le statut d'expert comptable commercial. tu analyses le client et tout client a une frustration. Et dès lors que tu déniches un peu cette frustration chez le client, tu es obligé de répondre à cette problématique-là. Donc, tu as plein d'ostics qui vont arriver après. Tu as ta frustration, tu vas voir quel est l'impact sur sa situation personnelle, professionnelle. Et à la fin, il va avoir cette envie de réponse. Sauf que cette envie de réponse, 90%, voire même 100% quasiment des cabinets le donnent gratuitement. Je te donne la réponse, fin de l'histoire, et je ne te facture rien du tout. L'idée, c'était de dire... On crée un process de vente à partir de ça, de dire, OK, tu as besoin de la réponse. Pour ça, il faut que je te facture. Pour te facturer, je te montre, parce que le livrable est hyper important, je te montre par quels moyens tu vas gagner de l'argent ou économiser ou réduire ton risque. Et ça vaut tant. Et le rapport payé par rapport à la frustration qu'on a fait, Masterclass. À la fin de l'histoire.

  • Speaker #0

    OK.

  • Speaker #2

    Et il m'a accompagné là-dessus sur un sujet que j'avais et j'ai vendu beaucoup plus que ce que je pensais vendre à la base.

  • Speaker #0

    Ça veut dire que... Du coup, tu enlèves la peur de vendre aussi plus cher parce que peut-être tu mets en face la valeur que tu apportes vs le prix. Du coup, si le prix que tu payes est inférieur à la valeur que tu vas délivrer, c'est OK.

  • Speaker #1

    Tu as une deuxième technique aussi, c'est d'inverser la situation. Au lieu de proposer des honneureurs, tu laisses le client te proposer les honneureurs qu'il aimerait avoir. Donc, tu as déjà ton échelle. Si elle est trop basse, tu vas lui expliquer que non, ce n'est pas possible. Mais au moins, si le mec te dit, moi, je suis prêt à 350 euros pour ça, etc. Si c'est dans tes cordes à quelques euros près, tu peux toujours ajuster et tu as une satisfaction immédiate. Oui,

  • Speaker #0

    je vois.

  • Speaker #1

    Et voilà.

  • Speaker #0

    Je sais quoi, je vais le tester celui-là.

  • Speaker #1

    Je le fais énormément. C'est le mec, avant de parler au normal, je lui dis, mais toi, tu es prêt à payer combien ? Et il te dit, c'est 200, 300, 400, 500. Mais OK, mais tu as besoin de quoi dedans ? Et quand il te fait le détail, tu sais où tu vas t'arrêter pour la mission, plus ou moins, ou compléter. Mais au moins, tu as déjà son budget. Tu sais que si tu fais trop cher, ça va le bloquer. pas assez cher, ça te met toi dans le rouge.

  • Speaker #3

    T'as déjà eu le cas où il t'a proposé plus que ce que tu pensais ? Oui,

  • Speaker #1

    une fois.

  • Speaker #3

    T'as fait quoi ?

  • Speaker #1

    Je lui ai dit en toute transparence que je m'alignais sur mon prix à moi parce qu'en temps... En fait, je fonctionne beaucoup par transparence. Tu vois, moi, en réunion fin d'année, je sors le temps passé, je sors les zones à refacturer. Si j'ai passé moins de temps que prévu, je te fais un avoir. Et le client, ça y kiffe parce qu'il est en totale transparence. Et si j'ai passé plus de temps, la hausse se fait progressivement. Je veux pas être dans la brutalité. C'est que si on doit augmenter, je ne vais pas te passer par exemple de 500 à 1000 balles, mais je vais te faire une progressivité sur l'année pour arriver au bon prix.

  • Speaker #3

    Donc toi, tu proposes des honoraires éthiques ?

  • Speaker #1

    Oui, j'essaie de fonctionner dans l'éthique à 100%. Parfois, c'est compliqué parce que si tu veux être éthique, il faut qu'en face, la personne soit réceptive sur cette partie-là. Parce que le jour où tu fais ton avoir parce que tu as passé beaucoup moins de temps, le jour où tu vas augmenter, il faut qu'ils le comprennent aussi. Et que ça ne soit pas une situation de blocage.

  • Speaker #0

    Toi, de ton côté ? Tu fais à la fois de l'expertise comptable et du coaching. D'un point de vue externe, ça pourrait créer la confusion. Comment tu arrives justement à allier ces offres et à les proposer aussi à tes clients ? Et sur quels produits, finalement, tu les fais rentrer dans ton cabinet ? Et même, comment tu arrives aussi à asseoir la légitimité de se dire « expert comptable, coach, ça ne marche pas » .

  • Speaker #2

    Ça n'a rien à voir. J'étais confus moi-même au début, en fait. C'était deux choses que je voulais scinder, c'est-à-dire que je voulais avoir une offre coaching. J'accompagne les gens dans leur sujet, questionnement sur le leadership, management, problèmes personnels, peu importe. Et c'était très individuel. Et après, en fonction, je leur disais, oui, mais je suis aussi expert comptable. Quand tu dis les deux en même temps, les gens ne comprennent pas. Ou alors expert comptable, il vient parce qu'il a un besoin de bilan, de déclaration fiscale et c'est tout. Donc, c'est en me trompant, en fait, que j'ai corrigé le tir. Et la bonne formule, c'est pour moi, en tout cas. c'est de rencontrer les dirigeants, les personnes, et dans les premiers questionnements... Le retour que j'ai, en tout cas 99% du temps, c'est qu'on ne pose jamais des questions. C'est bizarre. C'est la première fois que ça m'arrive. On ne pose pas ce genre de questions d'habitude. Je rentre directement dans le perso. Comment ça se passe ? Qu'est-ce que tu fais en ce moment ? Pourquoi tu fais ça ? Je pose des questions. Le gars est électricien. Pourquoi tu fais ça ? Parce que je dois gagner ma vie, etc. Mais si tu ne gagnes pas, qu'est-ce qui se passe ? Et donc, on rentre vraiment dans le perso. Et moi, ma croyance, c'est que le pro est au service du perso. Et donc, ce que tu fais, ça répond à un intérêt personnel, forcément. Donc, c'est ça que je vais chatouiller, challenger dans mes discussions clients. Et la comptabilité, c'est un outil. Donc ça, moi, je le laisse bien au stade de outil. Et ce qui m'importe, c'est le dirigeant. C'est la personne que j'ai en face de moi, c'est l'humain. C'est l'humain avec qui j'échange. C'est ça qui est vrai. Le reste, ça se corrige. Mais l'humain, les décisions, elles sont puissantes, en fait.

  • Speaker #0

    D'ailleurs, la conséquence de ce qui va se passer dans l'outil, dans la compta, c'est la manière dans laquelle se construit l'humain que tu vas accompagner.

  • Speaker #2

    Exactement.

  • Speaker #3

    Comme il disait Mohamed tout à l'heure, je préfère qu'elle fasse du contrôle de gestion parce que si elle continue la compta et qu'elle n'aime pas, ça se verra.

  • Speaker #2

    Bien sûr,

  • Speaker #1

    mais je pense que c'est... hyper important. Ça se verra dans les comptes. Pour moi, dans ton fonctionnement, alors moi, je n'ai pas la même vision qu'Abdelaziz. Le compta, ce n'est pas un outil, mais c'est l'essence même de ce qu'on fait qui nous permet de tout faire. Je ne mettrais pas le terme outil dessus. Je n'aurais pas de mot à mettre. Pour moi, c'est compta, c'est compta, entre guillemets.

  • Speaker #2

    C'est parce que tu es passionné.

  • Speaker #1

    Oui, peut-être. Mais l'humain a toute son importance, tu vois. J'ai du mal à comprendre les cabinets qui voient leur collab souffrir et galérer et ne pas agir en conséquence. On remplace l'humain par l'humain simplement. Parce qu'il y a une question de rentabilité, etc. Honnêtement, je préfère perdre un peu de rentabilité, avoir des équipes qui vont kiffer, que penser que rentabilité et avoir un turnover tous les trois mois, quatre mois, cinq mois. Du coup,

  • Speaker #3

    il y a des experts comptables qui ne voient pas ça parce que pour moi, c'est un problème d'empathie, tu vois. De communication et d'empathie.

  • Speaker #1

    Pour moi, on a une génération d'experts comptables qui est dans leur bureau, qui pensent au développement, qui font leur rendez-vous, etc. Qui sont... pas avec les collaborateurs dans les bureaux par moment ou avec des réunions. Il y a le rendez-vous annuel, enfin le bilan annuel avec les collabs pour faire le point sur leurs primes. Voilà. Je pense que 90% des collabs s'en foutent parce qu'ils savent que c'est pas basé sur des chiffres pertinents, sauf certains cabinets. Je prends le cas de CK, par exemple, où ils ont une vraie valorisation de la prime pour les collabs, etc. Mais 90% des cabinets n'ont pas de valorisation sur la prime, le temps de passer, enfin... Ou simplement passer et dire au collab sur tel dossier merci. Je pense que le collab, il va avoir un apaisement de dire « Ah ouais, mais regarde ce que je fais, je ne rends juste pas que des comptes. »

  • Speaker #0

    D'ailleurs, je rebondis là-dessus. J'ai enregistré un épisode hier, je ne sais pas à quel moment il va sortir, mais justement, il y avait un cabinet qui est labellisé Happy At Work et ils ont créé une charte du management. Et justement, il y a ce côté reconnaissance en mode Juste de dire merci parce que peut-être que le collab lui il s'est dit ça fait trois semaines je suis en train de travailler là-dessus, je me suis arraché et il ne m'a même pas dit merci. Et donc juste le fait d'avoir cette reconnaissance, tu dis ah ouais ok au moins il a vu que j'ai charbonné.

  • Speaker #1

    Mais tu sais que moi j'en veux toujours un expert comptable en 2020 où j'ai remplacé sur plusieurs dossiers une collab qui était un arrêt maladie et il ne m'a toujours pas dit merci en pleine période fiscale. La seule chose qui m'a reproché, c'est de ne pas avoir bossé pendant que j'avais chopé le Covid.

  • Speaker #0

    Ok, génial.

  • Speaker #1

    Alors que j'ai sorti, je ne sais pas combien d'années, et je m'attendais simplement à un merci, tu vois.

  • Speaker #0

    Oui, c'est tout.

  • Speaker #1

    J'ai encore le mail de dire, vous ne bossez pas aujourd'hui, c'était un jour, ce n'était pas pendant trois semaines. Vous ne bossez pas aujourd'hui, vous avez le Covid. Est-ce que vous pouvez rapidement me sortir tel dossier ?

  • Speaker #0

    Ok.

  • Speaker #1

    Donc, tu te poses des questions par moment sur certaines choses.

  • Speaker #3

    Du coup, comment tu fais, toi, pour répondre à ce besoin de reconnaissance de tes salariés ?

  • Speaker #1

    T'échanges avec eux. Quand tu vois que le job est fait, qu'il est fait dans les temps et qu'ils sont à fond avec toi, nous, par exemple, tous les matins, il y a un petit déj. Tous les matins, il y a un petit déj équipe. Et ça peut être des croissants, ça peut être du pain d'huile d'olive comme si tu étais au Maghreb.

  • Speaker #3

    Ou qui ramène.

  • Speaker #1

    Non, ça peut être moi. Majoritairement, ça va être moi qui va apporter, mais tu as des collabs qui vont apporter de même au bureau, etc. Ce qui fait que ça, déjà, ça te crée une cohésion de dire OK, je suis dans une team. Le fait aussi d'être souvent avec eux, le merci est dit plus simplement. Parce que tu échanges avec eux sur les dossiers de manière continue. Je n'attends pas un mois pour avoir un retour sur un dossier. Ils ne les surchargent pas. Ils ont en moyenne peut-être 30-40 dossiers chacun. Mais ils doivent tout faire dessus. Ce qui fait que je les vois beaucoup plus souvent. Je reçois énormément de clients. Et le point se fait simplement et le merci sort naturellement. Mais c'est ce que je disais tout à l'heure, quand tu es isolé dans ton bureau, que tu ne partages pas trop de moments avec tes collègues, naturellement, tu n'es pas reconnaissant avec eux. Ou tu l'es au moment où tu vas leur dire merci pour cette année, mais c'était il y a 12, 15 mois.

  • Speaker #3

    Oui, peut-être un merci par an, ce n'est pas suffisant.

  • Speaker #1

    Pour moi, ce n'est pas suffisant. Au moins deux. Et c'est ce qui est beau qu'aujourd'hui, les gens aiment bien.

  • Speaker #0

    Du coup, j'ai deux questions. La première, c'est... J'ai quand même la sensation que toi, tu as un niveau et un rythme de travail qui est quand même balèze, tu vois, et qui n'est pas à la portée de tout le monde. Comment aussi tu fais pour ne pas refléter ça sur les gens avec lesquels tu vas travailler ?

  • Speaker #1

    C'est ce que je disais à l'instant, c'est qu'ils ont un portefeuille qui est réduit.

  • Speaker #0

    Non mais réduit par ?

  • Speaker #1

    Pas pro-marché, on va dire. Où ils peuvent faire beaucoup plus de choses sur un temps de travail, on va dire, normal. On le disait tout à l'heure, les heures subs sont rémunérées, mais ils sont contrôlés aussi. Il y a un contrôle dessus. Je te vois le soir tard, tu n'as rien à faire ici, je m'en fous réellement. Le plus important, c'est chez toi, ta famille, tes amis, tes proches, etc. Je vois. Que moi, je reste plus longtemps, ça ne te concerne pas. C'est perso, c'est mon cabinet, donc il y a quelque chose de plus entrepreneurial, etc. Mais toi, ça ne doit pas t'impacter. Et je pense, il y a juste ça.

  • Speaker #2

    C'est toi qui absorbe, en fait,

  • Speaker #1

    ce que tu gardes tous les deux temps. Le stress, c'est moi qui... J'essaie de le prendre en totalité. Alors, c'est dur, mais tu l'absorbes en totalité. pour que tout le monde soit zen et serein dans les équipes.

  • Speaker #0

    À quoi tu veux que ton cabinet ressemble ? Tu t'es dit, je me fixe un objectif, je ne veux pas faire un trop gros cabinet. Alors, c'est quoi trop gros cabinet pour toi ? Et comment tu vois aussi l'évolution ?

  • Speaker #1

    Moi, je me fixe, je pense qu'au maximum 15 dans l'équipe, c'est top. Ou j'aurai un pôle compta, un pôle juridique, un pôle un peu ce qui va être communication, réseaux sociaux, images de marques, etc. pour le cab. Et je me limiterai à ça. Et avec des directeurs un peu qui gèrent chaque partie et des collabs qui évoluent à chaque fois. Aujourd'hui, ça fait huit mois qu'on est lancé, on approche les sept personnes. Et à chaque fois, ce que je leur dis en recrutement, c'est que je ne veux pas parler à un an ou deux ans, mais je veux parler à dix, quinze ans. C'est que dans quinze ans, on s'assoit et on dit « Ah oui, il y a dix ans, on a attaqué et on a fait de belles choses ensemble. » Mais je ne veux pas non plus être un très gros cabinet. Parce que j'estime que dès lors que tu deviens très gros, c'est compliqué de tenir dans la qualité, dans la gestion de ton personnel et dans le rythme que tu vas venir imposer. Naturellement, en fait, tu vas prendre plus de recul sur le cabinet, c'est d'autres personnes qui vont gérer. Ils ont peut-être ta mentalité, mais ils ne vont pas l'appliquer de la même manière. Donc c'est hyper, hyper dangereux pour moi. Moi, je fonctionne vraiment, comme je l'ai dit, transparence, confiance. Et je veux que tout le monde vienne au bureau et quand ils repartent... Ils sont contents de rentrer chez eux, mais ils sont limite dégoûtés de partir de chez eux aussi. C'est un entre-deux.

  • Speaker #3

    Et si tu vois quelqu'un qui trahit ta confiance, comment tu réagis ?

  • Speaker #1

    Je ne pourrais pas continuer à bosser avec. C'est arrivé par des clients, on va dire un peu. Je ne pourrais pas continuer à bosser avec. On trouvera un terrain d'entente pour que chacun fasse sa route, sans pénaliser personne. Je ne dénigrerai jamais personne. parce que j'estime qu'on a tous un foyer on a tous des factures à payer et que si tu dois retrouver un cabinet et qu'on m'appelle pour me poser des questions cette phase de trahison ne sera jamais citée c'est ok il a fait du bon job etc fin d'histoire je suis peut-être un peu trop gentil mais je je veux blesser en fait je veux dormir en ayant que personne ne m'enveuille et que j'enveuille la personne que je dors vraiment de manière sereine que je marche dehors, si je recroise la personne, il y a un sourire, il y a un bonjour, il y a fin de histoire.

  • Speaker #0

    Hyper clair. C'est beau. Je reviendrai...

  • Speaker #3

    Mais si la personne, elle t'a fait du mal, en fait,

  • Speaker #1

    tu vois ?

  • Speaker #3

    Elle t'a fait du mal, comment tu fais pour...

  • Speaker #1

    Mais en fait, je ne suis pas attaché à ce genre de choses. Je suis attaché à mes proches, ma famille, mes enfants, etc. Mais ça, c'est simplement des actes qui sont émotionnels. Je pense que même nous, parfois, on en veut à certaines personnes.

  • Speaker #3

    Tu es pas professionnel, tu vois. Elle te supprime un dossier, par exemple, tu vois.

  • Speaker #0

    Tu sais, je fais un...

  • Speaker #1

    Tu vas avoir la haine contre elle, mais tu veux faire quoi ? Le dossier, tu pourras peut-être pas le récupérer. Donc que tu aies la haine contre elle maintenant, pendant cinq ans ou pendant deux mois, ça ne changera rien à ta vie. Et ça va même impacter ta vie perso et pro, etc. Ça va peut-être te remettre en question par rapport aux autres collabs qu'il y a. C'est vraiment inutile. Je suis très apaisé dans ma vie. Donc ça peut être quelque chose de très grave ou pas. Je dors serein, ne m'en veux pas, je t'en veux pas. Et viens, on fait la paix dans la vie. Tu vois, simple. Vraiment.

  • Speaker #2

    Grosse force mentale.

  • Speaker #0

    Hier, je fais encore un podcast avec un ancien expert comptable. Il a 35 ans d'expérience et il me dit... en 35 ans, j'ai dû être stressé 11 jours dans toute ma carrière. Et en fait, il a un mindset où il applique les accords Toltec. Donc, ne prends pas les choses personnellement. Donc, que ta parole soit impeccable, etc. Et du coup, tout a l'air facile, en fait. Tu vois ? Et donc, c'était...

  • Speaker #3

    Toi, t'es droit dans tes bottes.

  • Speaker #0

    Voilà, c'est ça. Et tu fais de ton mieux. Il y avait un autre accord qui était tu fais de ton mieux. Tant que tu fais de ton mieux, bah écoute...

  • Speaker #1

    En fait, les parpreux... Enfin, par pro-collab ou client, tu peux prendre des choses personnellement, ça ne doit pas venir impacter tout ce qu'il y a autour. Tu le prends sur le coup, ça te déçoit, etc. Et après, tu ne peux rien faire. Tu ne peux rien faire. Donc, viens, on continue et on fait autre chose et on se rattrape sur d'autres trucs.

  • Speaker #0

    Je reviens vers toi sur la structuration de l'offre de ton cabinet. Et du coup, toi, de ton côté, au niveau de la répartition du chiffre d'affaires, c'est quoi ? C'est la compta qui est... qui est prioritaire, est-ce que c'est le coaching ?

  • Speaker #1

    Excuse-moi,

  • Speaker #2

    je t'ai coupé. Je ne vends plus le coaching séparément. Ça veut dire que j'ai augmenté ma tarification sur mon accompagnement. Il y a une vraie valeur ajoutée. Et quand c'est perçu, c'est magique.

  • Speaker #0

    Alors justement, comment tu arrives à le faire percevoir ? Parce que là, tout à l'heure, je te fais un montage juridique, ça te coûte 10K, ça te rapporte 60K, facile à comprendre. Toi, c'est intangible. Comment tu arrives justement à montrer cette valeur-là ? Et pourquoi je pose aussi cette question ? C'est qu'il y a certains entrepreneurs ils ne verront pas la valeur d'avoir des tableaux de bord en temps réel. Il me prend la tête avec sa tata. Moi, OK, tu vois, mais je ne vois pas encore. Donc, comment toi, tu arrives à vendre ce virtuel, entre guillemets ?

  • Speaker #2

    J'assume en fait ma position, ma posture. C'est-à-dire que mes tarifs sont fixés en amont. Ça veut dire que je suis un peu plus cher que la moyenne, on va dire, sur une offre d'accompagnement comptable basique. Et c'est pendant le rendez-vous que la personne, elle va se décider ou pas. Les décisions, c'est émotionnel. Donc si ça lui plaît ce qu'elle reçoit et les échanges lui plaisent, la décision est déjà prise. Et après, si elle me dit que c'est trop cher, je dis mais qu'est-ce qui est cher ? Parce que la personne, si elle est satisfaite et que le moment est bien et qu'elle trouve une écoute et qu'il y a quelque chose d'autre qu'un conseil comptable, les gens payent pour ça.

  • Speaker #0

    Donc toi, la compta, tu l'as fait au Luxembourg ? Et en France. Et en France. Ah, les deux. Ok, ça marche. C'est quoi la différence entre les deux pays ?

  • Speaker #2

    Les textes de loi, les lois qui changent un petit peu, mais c'est pas... Fondamentalement, la comptabilité, c'est un langage universel.

  • Speaker #0

    Ok. Dans l'évolution technologique qu'on a aujourd'hui, quand on parle d'automatisation de la compta, comment vous vous faites face ? Toi, tu dis, j'aurais un pôle comptable, ou un pôle expertise, j'imagine, et un pôle juridique, mais est-ce que tu n'aurais pas peur que, avec l'IA, ça s'équilait, quoi ? Par exemple, truc juridique, il y a un expert comptable, il est venu la dernière fois, il m'a dit, on est en train de développer une solution... juridique et c'est ouf. Il a commencé à me montrer. Est-ce que tu n'as pas peur ? Comment tu vas faire aussi demain pour atteindre tes 15 personnes et puis apporter toujours autant de valeur à ton cabinet ?

  • Speaker #1

    Je pense que tout s'adapte. Je te prends le cas des collaborateurs. On n'aura peut-être pas d'assistants en comptable, mais on aura des data controllers. Donc le poste va se transformer naturellement vers d'autres métiers. Sur le juridique, ça va être potentiellement la même chose. Ils vont simplement contrôler. les documents qui seront fournis premièrement. Deuxièmement, nous, dans nos tarifs, on est aussi dans l'obligation de changer. La partie production, il faut qu'on arrête de la facturer ou de la réduire un peu et de valoriser un peu plus l'accompagnement, le conseil, la production du bilan qu'il y a à faire et toute mission exceptionnelle. Je te prends le cas des tableaux de bord. Nous, on les vend avec une période d'essai entre guillemets de deux mois. On le fait pendant deux mois, tu kiffes, ça te convient, c'est adapté, il y a une offre qui va derrière, ça ne te va pas. on arrête là fin de l'histoire on a aussi l'offre personnalisée donc on a moi j'ai bossé sur Power BI mais maintenant j'ai un prestataire qui est dessus on t'adapte ton Power BI à ton besoin au centimètre près en truc donc là les e-commerçants on est en train d'analyser leur stock pour faire du stock déporté enfin plein de trucs et ça aussi les entrepreneurs aiment bien en fait si tu vois on les implique dans le projet à 100% c'est bien on se pose avec un ordi on définit tout le truc t'as les besoins tel tarif horaire ou en forfait en fonction de ce qu'on te développe, et l'outil ne t'appartient pas. Il ne m'appartient pas, donc tu pars avec, puisque tu l'as payé, tu as payé son développement, tu as tout payé. Ce qui fait que c'est comme pour les collabs, on implique également l'ensemble des chefs d'entreprise. Moi, j'ai un code qui est très important, c'est de dire que le client qui vient, il doit comprendre mon langage et il doit comprendre le sien. S'il a des paroles de jeu et qu'il me parle de paroles de jeu, je dois comprendre comment est constitué le parole de jeu. Comme ça, quand je parle de compta, Il faut qu'ils comprennent. Parce que le client qui part et qui t'appelle deux jours après, « Ouais, mais je n'ai pas compris ce que tu m'as expliqué là, tu peux me le redire ? » C'est une perte de temps qui est énorme, qui n'est pas facturable. Alors que si on se comprend dans la langue qu'on utilise... tout le monde est gagnant et à la fin, ça te fait de belles choses. Tu l'envoies à un instigé, tu n'as même pas besoin de lui expliquer. Il veut lire un tableau de bord, tu n'as pas besoin de lui expliquer, etc.

  • Speaker #0

    Hyper clair. J'aime bien dire que le cabinet, il doit proposer aussi des missions qui vont répondre aux besoins personnels du dirigeant. Alors, de quoi ont-ils besoin, les entrepreneurs ? C'est quoi leur rêve à eux ? Et comment, justement, l'expert comptable, il peut aller ? répondre à ce besoin, à son rêve personnel ?

  • Speaker #2

    Tu auras autant de besoins que d'entrepreneurs. Une personne seule, unique, peut avoir tellement de besoins exprimés et non exprimés. Et on rentre dans l'aspect coaching.

  • Speaker #0

    Plutôt, c'est de se dire, les grands traceurs qui disent, est-ce que les gens veulent sécuriser leur famille ?

  • Speaker #2

    Quel est le feedback ?

  • Speaker #1

    Je peux t'y répondre parce que moi, c'est un grand sage qui m'a appris ça, Olivier Sainte-Lèze. Il m'a dit... Ah,

  • Speaker #0

    que je salue d'ailleurs. Elle est trop simple.

  • Speaker #1

    Moi, je l'adore. Il m'a dit une chose. Il m'a dit, quand tu veux accompagner un client, il faut définir les objectifs. S'il te dit, moi, je veux gagner 20 000 euros par mois en salaire, le reste, je m'en fous royalement. Ton objectif, c'est de venir étudier tout ce qu'il y a autour pour savoir s'il a en capacité de gagner ces 20 000 euros et de lui construire tout un montage pour ça. Si son objectif, c'est de voyager... lui trouver un moyen pour s'organiser stratégiquement pour qu'il puisse voyager et gérer son commerce. Donc la première question, c'est quel est ton objectif ? Et à partir de ça, au lieu de partir par plein d'étapes en avant, c'est de partir en arrière pour voir quelles sont les choses à améliorer pour arriver à cet objectif-là. Parfois c'est bon, parfois c'est pas bon, mais c'est comme ça que tu le construis un peu.

  • Speaker #0

    Masterclass. Du coup, c'est quoi leur crainte ? Ou toi, ce que tu peux voir en coaching ?

  • Speaker #2

    Exactement. Donc ça, c'est l'aspect purement conseil. Là, c'est la casquette expert-comptable. J'ai un objectif de temps. Comment on y va ? Et là, tu fais tes montages, et là, tu fais tes optimisations. Et moi, la partie coaching, en plus de ça, c'est pourquoi ? Pourquoi tu veux faire ça ? Et quelles sont tes craintes ? Quels sont tes drivers ? Qu'est-ce qui te pousse à faire ça ? Qu'est-ce qui vient ? Et encore une fois, tu n'as pas de réponse toute faite. C'est chacun en fonction de son environnement, en fonction de sa vie, en fonction de ce qu'il a construit et va exprimer des choses. soit pour se protéger et veut sécuriser financièrement ou soit il veut être le plus riche pour briller tu sais pas en fait chacun bien sûr les chemins de vie sont tellement illimités que tu as pas de réponse tout de fait ouais donc en fait j'ai même l'impression qu'avec la

  • Speaker #0

    brique coach tu peux encore plus creuser le trou t'échanges les besoins et là tu consolides le besoin de conseils et l'accompagnement

  • Speaker #2

    Combien de fois j'ai eu des clients qui viennent, et ça, je les ai un peu chamboulés, mais c'est ce que j'aime faire. Ils viennent pour me dire, moi, je ne veux pas payer d'impôts, je veux payer le minimum d'impôts, etc. OK, qu'est-ce qui se passe ? Et moi, là, je leur pose, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui fait que tu ne veux pas payer d'impôts ? Raconte-moi. Et en fait, il s'avère que c'est juste lui, une croyance qu'il a que s'il paye des impôts, c'est comme s'il se sentait arnaqué. Enfin, après l'heure de discussion. on est retombé dans un schéma où tu peux déclarer tout ton chiffre d'affaires, tu peux être assujetti à la TVA sans problème, tout va bien.

  • Speaker #3

    Tu as changé son système de pensée.

  • Speaker #2

    Exactement. Et il revient là, il se sent écouté dans ses besoins profonds, pas simplement dans j'ai un cabinet, j'ai une société, fais la tournée.

  • Speaker #0

    Et donc ça veut dire que toi, une fois que tu as compris aussi son besoin profond, est-ce que tu lui proposes des solutions pour y répondre ? Parce que si j'ai compris, toi, tu fais la partie comptabilité. Mais est-ce que tu as des offres plus poussées ou plus spécifiques en fonction de ce que tu vas découvrir ? Ou alors est-ce que tu crées des partenariats avec des cabinets pour pouvoir le traiter ?

  • Speaker #2

    Non, déjà, moi, je fais l'expertise comptable. Donc, je le fais, donc je peux le faire. Je peux l'accompagner sur les sujets, on va dire, techniques. Et je suis très bien entouré aussi. Donc, ça, c'est très important d'être bien entouré, même expert comptable ou qui qu'on soit, savoir s'entourer des bonnes et des belles personnes. Ça, c'est important. Et après les besoins coaching, il s'exprime naturellement chez le client. Si lui vient m'exprimer un besoin en coaching, je ne vais jamais chercher moi à vendre quelque chose, un accompagnement ou des séances ou quoi. Mais si lui, il a besoin de s'exprimer, il va me le dire d'une manière ou d'une autre, ou il va m'exprimer, j'ai un restaurateur, sa cuisinière l'a lâché, il m'appelle et me dit ouais.

  • Speaker #0

    comment je fais, qu'est-ce qui se passe mais lui son problème c'était pas et je ne l'ai pas aidé sur la partie recrutement ou autre, il a trouvé tout seul ses ressources mais par contre il avait besoin d'être écouté et de comprendre que finalement c'est normal les couacs dans l'entrepreneuriat et puis voilà c'est tout,

  • Speaker #1

    fin de la séance tu l'as rassuré en fait c'était ce qu'on a besoin pour le coaching moi je dis Parce que du coup, je connais bien Abdelhadi, je le subis par le fait de ses fessièlements.

  • Speaker #2

    C'est quoi le lien entre vous deux ?

  • Speaker #1

    Nous, on s'est rencontrés il y a un peu plus d'un an, quand on avait lancé la nouvelle vague avec Rabat et Vénitien, ce qui a permis d'aboutir sur Experts comptables 2.0. Et je pense que dès le premier message, on a accroché direct. On s'est énormément rapprochés, on a échangé, etc. Et on s'entraide dans nos cabinets. Ce qu'il disait tout à l'heure, le fait de s'entourer, c'est hyper important. Il a besoin d'être sur quelque chose, on s'entraide, etc. Et ça finit par... Bon, il est plus vieux que moi, donc c'est un grand frère.

  • Speaker #0

    On dirait pas. Si vous voulez.

  • Speaker #1

    Mais en apprenant à le connaître, j'ai compris quand est-ce qu'il était en phase de coaching ou pas. Par la manière dont il pose les questions, où il veut aller, etc. Moi, je réussis à le comprendre. Et on a eu la discussion hier soir où on essayait de résoudre un problème. Par le biais de... Enfin, pour moi, c'était OK, on rachète un cabinet. Je suis avec Daft Time, du coup, on est dans l'expansion de racheter des cabinets, etc. C'est OK, il faut racheter, point. Alors que lui, on a posé, je pense, une vingtaine de questions sans y répondre. Donc, on laisse la nuit passer, on va y répondre. Et ces questions vont me permettre de mieux savoir quelle typologie de cabinet racheter, comment, pourquoi, à quelle période est-ce qu'il y en a réellement besoin tout de suite avec la croissance qu'il y a déjà sur Lyon, etc. Moi, j'ai toujours du mal à y croire, cette partie coaching. Je suis très réticent, mais dans le...

  • Speaker #2

    C'est pas un truc que tu as appris à l'école.

  • Speaker #1

    Ouais, voilà, tu ne l'apprends pas. Enfin, on te pose des questions sur des trucs très personnels. Donc, tu te dis... Tu es un bleu. C'est ça, je ne vais pas y répondre. C'est OK, moi, il y a un montage, il faut racheter, on va faire tel montage, on va économiser, on va faire comme ça, fin de l'histoire. Mais tu ne me poses pas la question de dire est-ce que je rachète maintenant ou dans un an ? Est-ce que... Pourquoi je m'associe ? Avec qui je m'associe ? Comment je refacture l'après-sac que je peux apporter ? À quel pourcentage je m'associe ? Est-ce que 20% c'est suffisant ? Ou est-ce que 30% dans ta tête c'est le truc ? Ou est-ce que c'est 10% ? Qu'est-ce que tu vends ? Comment ? Est-ce que ça ne te fait pas confiance à ton activité actuelle ? Tu ne te les poses pas réellement ces questions-là. Au fond de toi, c'est « Ok, c'est viable, je rachète, je développe, j'ai de l'argent. »

  • Speaker #2

    Oui, c'est que d'un point de vue financier en fait. Mais en réalité, le coaching dérobotise les gens.

  • Speaker #1

    Sur plein de choses auxquelles tu ne penses pas. C'est le cas du rachat de cabinet. Ça va nécessiter plus de temps, donc moins de temps en famille. Donc, ce n'est pas ce que je veux. Donc, il y a une situation de blocage également là-dessus. Donc, trouve une alternative. Et moi, je suis très réticent au coaching. Quand je le vois me poser des questions, je me tourne, je ferais un café. Comme ça, il y a du bruit et j'arrête de l'entendre. Et voilà. Mais dans le fond, c'est hyper pertinent. C'est très, très pertinent. Et je pense que c'est aussi l'avenir de la profession. Donc, c'est des missions qu'on va devoir vendre obligatoirement aux clients. Pour accompagner, pour les aider à se structurer, etc.

  • Speaker #2

    On entend des entrepreneurs qui disent « Mon expert comptable s'en fiche de ma vie, il ne m'écoute pas. Je n'ai aucune relation avec mon expert comptable, il fait mon bilan, je n'y comprends rien. » Mais je pense qu'il y a quand même un besoin des entrepreneurs.

  • Speaker #0

    Mais parce que dans le métier d'expert comptable en soi, il n'y a pas cette vocation à rentrer dans le perso, dans l'intime, parce que c'est intime pour le client, de partager ses peurs, de partager ses...

  • Speaker #2

    La psychologie...

  • Speaker #0

    Bien sûr, il n'y a pas... Il y a juste...

  • Speaker #2

    psychologique.

  • Speaker #0

    Il n'y a pas eu... Il n'y a pas eu... Il n'y a pas un cours de psycho dans le cursus. Et on n'est pas là pour ça. Et encore une fois, l'expert comptable n'est pas là pour ça. Donc, dans son approche, il est là pour servir le client, faire du conseil et délivrer ce qui est délivrable. Et le client, lui, dans son imaginaire, quand il a un problème dans sa société, son médecin généraliste, c'est l'expert comptable. D'accord ? Donc, il lui remet tous ses problèmes et il lui met sa charge. Il lui transfère sa charge mentale à l'expert comptable. Et l'expert comptable, il n'est pas équipé pour ça.

  • Speaker #2

    Mais ça, c'est super d'humaniser ces relations de travail, je trouve, même pas que dans le cadre d'expertise comptable, un petit peu dans tout.

  • Speaker #1

    Ah oui, oui. Après, il y a une chose qui est hyper importante, c'est que le cursus expertise comptable, tu apprends simplement à devenir technicien, ni entrepreneur, ni à gérer des humains, ni à gérer des clients. C'est ton expérience qui fait que soit tu passes dans un cabinet où tu as la gestion, etc. Mais à défaut, tu apprends simplement à être technicien.

  • Speaker #2

    Comme les médecins d'ailleurs. Oui. Les médecins, ils apprennent une spécialité, mais ils n'apprennent pas à être bienveillants. Alors peut-être que ça a changé aujourd'hui. Avec les patients, ils n'apprennent pas comment... la psychologie avec ton patient. Donc ça, c'est mon cas. Combien de fois on est allé chez le médecin, le médecin, il te parle sèchement, tu vois. Tu as un cancer, point, tu vois. Il ne te prend pas les formes. Il va te dire, il y a le bureau psychologie à l'hôpital là-bas, tu peux aller le voir.

  • Speaker #0

    C'est vrai, c'est vrai. Après, petit disclaimer qui est important pour moi. On parle beaucoup de coaching, d'accompagnement humain, etc. parce que ça se développe et ça se normalise. Et c'est très bien. Mais je suis persuadé que la majorité des experts comptables... qui exercent, ont ça en eux, ont ces ressources, ces capacités, cette bienveillance. C'est juste qu'ils ne sont pas exprimés sur le sujet où il n'y avait pas la matière. Bien sûr. L'environnement est en mutation, non seulement sur les outils technologiques, mais aussi sur les aspects soft skills et échanges. Quand on parle des générations Z qui arrivent et qui assument de fixer des limites comme on n'a jamais fait avant, on est choqué. Mais il faut les écouter. Il y a un vrai message derrière.

  • Speaker #2

    D'ailleurs, on dit que l'expert comptable, c'est le médecin de l'entreprise. Donc on devrait peut-être plutôt appeler la clientèle, notre patientèle, et prendre soin d'eux. Donc s'ils ont des bobos, ils viennent te voir, tu vois.

  • Speaker #1

    C'est vrai. Mais oui, c'est vrai. C'est compliqué. Quand tu as 1000 clients, comment tu fais ?

  • Speaker #0

    Tu prends parmi eux, si tu n'es pas capable. En fait, c'est ça, c'est se connaître soi, connaître ses limites. C'est que, qu'est-ce que tu veux délivrer comme service ? Pourquoi 1000 ? Moi, je suis obligé de poser, je n'arrive pas à faire autrement que de poser ces questions.

  • Speaker #2

    C'est plutôt les experts comptables en ligne, tu vois ?

  • Speaker #1

    Oui, mais derrière, il y a une insatisfaction de cliente incroyable, etc. Donc, c'est compliqué d'être médecin, de dire, ma patientèle, je vais la chuchoter, etc. Quand tu as 1000 clients. Et on revient toujours au... Ou alors,

  • Speaker #3

    il faut avoir les ressources derrière pour avoir des clients.

  • Speaker #2

    Il a 1000 patients, de toute façon.

  • Speaker #3

    Non, mais c'est possible. Un seul, non, ce n'est pas possible. Mais si tu veux, il faut que tu répliques. Tu crées une clinique, en fait. Oui,

  • Speaker #0

    c'est ça.

  • Speaker #3

    Mes chers amis, on arrive déjà à la fin de cet épisode.

  • Speaker #1

    Oh non.

  • Speaker #3

    Ah oui, mes chers amis. Du coup, je vais avoir quand même deux questions à vous poser, à chacun d'entre vous. Je vais commencer par toi. Comment toi, tu lis et comment tu vois le futur de l'expertise comptable ? à la fois avec les générations, à la fois avec la technologie, c'est quoi le marché et comment tu le vois, toi, pour demain ? Pour aussi donner des clés, l'objectif pour moi, c'est que les gens puissent avoir des clés de toi, ta perception du monde, tu vois.

  • Speaker #0

    Je ne cherche pas à être visionnaire ou à voir ce qui va se passer demain. Je cherche à être ce qu'on appelle antifragile. C'est-à-dire que je me construis aujourd'hui de manière à, quelle que soit la mutation qui peut arriver, je sois OK avec. La résilience. Résilient, voilà. Et je suis construit de manière assez agile pour m'adapter. Et en amont, et c'est ce que tout à l'heure tu as mentionné, ça m'était venu, c'est qu'on participe déjà aujourd'hui au changement de demain, nous-mêmes, en fait. Donc on est aussi des clés qui influencent demain. Donc voilà, je n'ai pas de vision à long terme, mais j'essaie de me construire de manière à ce que je puisse vivre tranquillement, en fait, ma vie.

  • Speaker #3

    Parfait. Mohamed, c'est quoi un peu ta lecture pour demain ?

  • Speaker #1

    Moi, je pense que le futur va être incroyable. Vraiment. On a déjà créé une base. C'est peut-être... Sans vanter, mais Expert 2, Expert comptable 2.0, permet à 1 500 experts comptables de se réunir, de s'entraider. C'est déjà quelque chose qui n'existait pas du tout.

  • Speaker #2

    Ça,

  • Speaker #1

    c'est sur WhatsApp ? Oui. C'est quelque chose qui est déjà incroyable. Tu as 1 500 personnes qui écrivent dans plein de sous-groupes, sur plein de thématiques pour s'entraider. On a des jeunes qui imposent leur façon de bosser, qui permettent aussi de venir changer un peu la manière de bosser dans les cabinets. Et on a une économie qui change avec de la facture électronique qui arrive, etc. On va se concentrer sur des choses. qui vont être moins chiants, entre guillemets, de la TVA, des trucs qui ne nous donnent pas plus de valeur ajoutée que ça, pour créer ce dont a réellement besoin le client. C'est que cette question, on ne lui pose pas, mais à l'avenir, on pourra lui demander, tu as besoin de quoi ? Ok, ça, on a une capacité de te le produire parce qu'on s'est dégagé X temps sur notre journée pour pouvoir le faire. Et je pense que ça, ça va rendre la profession incroyable. Et le fait d'avoir de jeunes experts comptables qui arrivent dans la profession, et qui change un peu l'image qu'il y a. Je prends l'exemple de Rabat, je prends l'exemple de plein de monde sur LinkedIn qui communique, etc. Ça nous permet aussi de démocratiser un peu la profession qui est très fermée, très vieille aussi. Il faut être transparent là-dessus. Et je pense que grâce à ce que les anciens nous ont appris dans leur profession, ça va nous permettre de créer quelque chose qui va être encore meilleur. Je ne pense pas qu'on soit en capacité de le définir, mais moi, je suis un passionné de la compta, donc je sais qu'à l'avenir, on va... tous se régaler grâce aux anciennes personnes de la profession qui nous ont formés pour qu'on ait tous les mêmes bases et qu'on fasse autre chose que de la compta.

  • Speaker #3

    Dernière question que je pose maintenant traditionnellement à tous mes invités. Est-ce que la vie vous a apprise ? quelque chose, une sagesse, une leçon que vous pourriez partager à nos auditeurs. Et du coup, je vais commencer par toi Soumaïa. Ça, généralement, c'est le genre de questions où les gens, ils se posent des questions et ils ne sont pas obligés de répondre très rapidement.

  • Speaker #1

    Moi, j'ai la réponse immédiate.

  • Speaker #3

    Alors, vas-y Soumaïa.

  • Speaker #2

    Moi, je pense que c'est toujours essayer de viser l'équilibre. Dans la vie, c'est pas évident. Et à chaque fois, même si t'apprends et tu sais comment viser cet équilibre, il y a le travers de l'être humain qui revient et qui déséquilibre. Donc toi, tu dois avoir le contrôle sur l'équilibre. Moi, c'est ça qui m'a appris dans la vie, que je veux partager ça aux gens. gens, essayez de viser toujours le juste milieu, l'équilibre et ça pourrait résoudre beaucoup de problèmes.

  • Speaker #1

    Mohamed ? Moi, c'est profiter des siens. Et vraiment, j'ai perdu quelques personnes dans la vie qui ont fait que je m'en suis rendu compte après que j'avais... pas assez profité. Donc, c'est vraiment profiter de ses proches, famille, amis, et que le travail, c'est juste un plus. Et pas que la vie, c'est un plus, mais plutôt que le travail, c'est un plus, et la vie, c'est ce qui doit nous faire kiffer.

  • Speaker #0

    Et moi, il y a plusieurs choses qui me viennent en tête. Il n'est jamais trop tôt pour chercher à se connaître.

  • Speaker #3

    Parfait. Merci beaucoup. Et moi, c'est moi qui pose les questions.

  • Speaker #1

    On est trois contre trois.

  • Speaker #3

    Merci. Qu'est-ce que la vie m'a apprise ? Franchement, elle m'a apprise plein de choses. Mais je pense qu'il y a deux éléments qui me viennent en tête là tout de suite. C'est qu'il faut être droit dans ses bottes dans la vie et essayer de faire les choses pour que... Eh bien, on n'ait jamais de reproches à te faire parce que tu as blessé ou tu as fait quelque chose de mal pour les autres. Donc ça, pour moi, c'est quelque chose de très important. Donc dans ma vie, quand j'essaye de faire des trucs, c'est toujours d'avoir cette idée en tête en me disant... Zumba ! essaie que tu sois droit dans tes bonnes, dans ta relation avec les gens. Et ça me permet aussi d'essayer de trouver ce juste équilibre entre le fait de penser à moi et de penser aux autres. Et deuxième élément, c'est que les gens, ils ne connaissent pas leurs limites. Et donc, il faut se battre à franchir ces limites. Parce qu'en fait, comme tu ne les connais pas, si tu n'as pas de croyance limitante, du coup, tu peux quand même aller beaucoup plus loin que ce que tu l'avais imaginé. Donc voilà.

  • Speaker #1

    Magnifique. Un peu d'applaudissements.

  • Speaker #3

    Non, arrêtez là.

  • Speaker #1

    Un peu d'applaudissements. Merci.

  • Speaker #3

    Merci à tous d'avoir suivi cet épisode jusqu'à maintenant. J'espère qu'il vous a fait kiffer autant qu'on a pris de plaisir à le réaliser. Si c'est le cas, n'hésitez pas à faire péter la barre des likes. J'ai vu hier une data sur le podcast qu'il y avait 80% d'écoute de personnes qui n'étaient pas abonnées. Abonnez-vous de force, abonnez vos copains et vos amis.

  • Speaker #0

    C'est un scandale. Abonnez-vous et ne discutez même pas.

  • Speaker #2

    Likez tout de suite la vidéo.

  • Speaker #3

    Et puis sur ce, je vous souhaite naturellement... le meilleur et je vous dis à la semaine prochaine pour un prochain épisode. Ciao !

Description

Travailler en cabinet comptable, c’est une sacrée aventure. Entre pression des deadlines, management parfois toxique et quête de reconnaissance, beaucoup en sortent marqués… voire brisés.


Dans cet épisode, on parle sans filtre des pires expériences vécues en cabinet :


🔥 Un management oppressant et toxique

🔥 Des horaires interminables et une pression à couper au couteau

🔥 Le burn-out, comment l’identifier et surtout l’éviter

🔥 Le rôle du coaching et du mindset pour ne pas sombrer

🔥 Les clés pour réussir son closing en cabinet


Que vous soyez expert-comptable, collaborateur ou entrepreneur, cet épisode va vous parler. Venez découvrir les coulisses d’un monde aussi exigeant que passionnant ! Enjoy et c’est parti !!!


Voir la version vidéo du podcast : https://youtu.be/BCR9Rh1lYBQ


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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Je suis tombé sur une chef de mission qui ne m'aimait pas.

  • Speaker #1

    Quand je lui ai demandé c'est quoi ce montant, elle me disait mais c'est la retraite. Arrête de me poser des questions qui ne servent à rien.

  • Speaker #2

    Rêver au bureau, t'as le chef qui est déjà là, le manager, il est frustré pour x ou y raison. Il gueule sur tout le monde, il te regarde, il est là, ouais...

  • Speaker #3

    C'est quoi cette vie ?

  • Speaker #0

    Le dossier, des bilans à sortir, alors que tu n'as jamais encore fait de bilan.

  • Speaker #1

    Donc moi, quand je suis arrivée, je suis venue, mais personne ne me connaissait déjà avant.

  • Speaker #2

    Ma croyance, c'est que le pro est au service du perso.

  • Speaker #0

    J'étais la seule personne qu'elle voyait au cabinet, dans lequel tu travaillais tout le monde.

  • Speaker #1

    C'est un cancer, point, tu vois. Il ne te prend pas les formes. Il va te dire, il y a le bureau psychologie à l'hôpital là-bas, tu peux aller le voir.

  • Speaker #0

    Quand tu es isolé dans ton bureau, tu ne saches pas trop de moi, tu es collable, tu as une nature non-préparée, reconnaissant.

  • Speaker #2

    Je ne cherche pas à être visionnaire ou à voir ce qui va se passer demain. Je cherche...

  • Speaker #3

    On a lancé plein de projets, à la fois les Geeks des Chiffres et Counter. Nous allons, dans cet épisode, comprendre quels sont les rouages de la nouvelle génération dans l'expertise comptable. Aussi comprendre parce que, Mohamed, typiquement, toi, tu as lancé ton cabinet depuis huit mois. Et puis, en huit mois, il s'est passé aussi beaucoup de choses. Toi, tu as la spécificité d'être à la fois dans le coaching, mais aussi d'être au Luxembourg. Je pense que dans cette histoire, pas mal de personnes se sont dit, est-ce que je continue la compta ou pas ? Et du coup, on est aujourd'hui dans une table ronde pour aussi apporter de la valeur à toute notre audience et tous ceux qui nous écoutent pour apporter cette masterclass. Et aussi un enjeu qui est très important, qui est la tarification dans l'expertise comptable, la scalabilité dans l'expertise comptable. Comment on arrive à maîtriser une croissance qui ne nous pète pas à la tronche et comment va se profiler le monde à venir. Bon, tout un programme. Est-ce que vous allez bien ?

  • Speaker #2

    Excellent.

  • Speaker #0

    Très, très bien.

  • Speaker #3

    Merci beaucoup d'être là.

  • Speaker #2

    Merci à toi. Merci pour l'accueil.

  • Speaker #0

    Très heureux d'être là. une grande fierté.

  • Speaker #3

    Alors les amis, je vais vous poser une question qui est très importante, déjà pour moi, c'est toi Mohamed, qu'est-ce qui t'a donné envie de rejoindre la profession comptable ? Ça vient d'où d'avoir eu comme objectif devenir expert comptable ?

  • Speaker #0

    C'est du pur hasard. Alors, moi, mon frère m'a envoyé chercher une manette de play dans sa chambre. Il y avait un livre de comptable, parce qu'il était en bac STG. J'ai ouvert, moi j'étais en seconde. J'ai ouvert, j'ai regardé, j'ai dit bon, il faut que j'y aille. Et l'année d'après, j'étais en bac STG comptable. Et j'ai fait carrière là-dedans.

  • Speaker #3

    Mohamed, comment ça se fait que tu ouvres un livre de compta et tu te dis, je vais suivre des études, je vais aller au bout, je vais aller dans l'expertise comptable. Est-ce que tu savais déjà dans quel environnement tu allais, mis à part de voir des écritures comptables dans un livre de STLG ?

  • Speaker #0

    Pas vraiment, parce que dans le bac STLG à l'époque, la compta, c'était vraiment vu d'un côté pratico-pratique. L'expert comptable, l'accompagnement, le conseil, etc. Et avec les écritures comptables. comptable qui allait avec et je me suis dit, et c'est ce que je disais ce matin, Abdel a dit, c'est que je voulais être médecin, je voulais être pompier, je voulais être avocat et l'expert comptable, ça regroupe le droit. On vient éteindre des incendies quand les clients sont dans le dur et on est reconnu comme médecin généraliste. Donc à la fois, en face du jeu, ça regroupait l'ensemble des métiers que je voulais faire dans une seule et unique profession. J'ai aimé la profession dans le futur, enfin vraiment en ayant passé des steps, etc. Mais à l'instant T, je me suis dit bon, je vais foncer sur ça et Tous les profs qui avaient à côté, avec qui j'ai changé, m'ont donné aussi envie de continuer dans la profession. Ok,

  • Speaker #3

    hyper clair. Je te poserai la question aussi sur la partie éducative des professeurs. Et toi alors, Abdelhedi, qu'est-ce qui t'a donné envie ?

  • Speaker #2

    Justement, c'est lié à la partie éducative. C'est Madame Roussel, en première STG du coup, STT à l'époque, que je remercie énormément, qui, je ne savais pas trop quoi faire, elle m'a ramené un flyer, un petit prospectus, elle m'a dit tiens, inscris-toi à ça. Et c'était le DCG, l'inscription au DCG. Et c'est comme ça que j'ai découvert. Je ne connaissais pas du tout l'environnement expertise comptable. Je ne savais pas où j'allais, en fait. Moi, tout ce que je voulais, c'est avoir le bac. Et voilà. Donc, c'est comme ça qu'un début de carrière est né.

  • Speaker #3

    Mais du coup, elle, elle t'a dit fais ça. Pourquoi tu l'as cru pour Argent Content ? Qu'est-ce qui a fait qu'elle t'a aussi convaincu de dire c'est là où je dois aller ? Parce que... entre je vais avoir mon bac et faire bac plus 8, il y a quand même une marge, tu vois.

  • Speaker #2

    Il y a deux choses. Il y a certaines personnes, elles sont déterminantes parce que tu sens naturellement cette bienveillance, cette confiance, etc. Et elles faisaient partie de ces gens-là, ces profs-là. Et c'était ma prof, donc j'ai confiance en elle. Je me méfiais de certains autres profs, mais elle avait ce truc en plus. Et j'ai su plus tard que son mari était expert comptable et elle a dû détecter quelque chose chez moi. Elle m'a dit, ton profil, je ne sais pas pourquoi, moi je lui ai rien demandé à la base. Donc ça s'est fait naturellement, je ne pourrais pas l'expliquer.

  • Speaker #3

    Et toi Soumaya, aussi quelque chose sur lequel je milite, on milite aussi et qui a beaucoup de valeur en tout cas dans l'industrie, c'est de se dire... Les doubles compétences, on a une connaissance très bonne en comptabilité et gestion, on peut devenir un professionnel du chiffre aguerri. Et puis aussi, de cette compétence, on peut en faire autre chose. Toi, qu'est-ce qui t'a ramené dans la filière comptable et financière ? Moi,

  • Speaker #1

    je me suis trompée, en fait. Moi, je me suis complètement trompée. Moi, j'étais forte en maths et j'ai cru que la compta, c'était des maths. Donc, je me suis dit, la compta, c'est des maths. Ma pote, elle va faire un BTS CGO à l'époque, c'était CGO aujourd'hui. Je vais faire comme elle. Et je n'ai pas trouvé d'alternance. parce que j'avais fait un bac US, mais je suis partie en DCG, à l'école publique, au lycée public. Et en fait, premier cours de compta, cours sur les emballages. Je me suis dit, où je suis ? Moi, j'ai cru que c'était des maths. Ce qui m'attirait, c'était par rapport à ce que j'ai fait de l'économie, c'était de donner des bonnes décisions, des bonnes stratégies aux entreprises. C'était plutôt ça qui m'attirait, du contrôle de gestion en réalité. Je ne savais même pas qu'il y avait des contrôles de gestion en DCG. Je l'ai vu ça après. Et quand tu es jeune... et que tu vas quelque part et que tu n'as jamais redoublé, qu'est-ce que tu veux faire ? Tu veux y arriver, même si tu n'aimes pas. Donc moi, j'ai continué. Je fais DCG et j'ai continué. Ensuite, je fais DSCG pour faire le master. J'ai fait du cabinet et j'ai vu que ce n'était vraiment pas fait pour moi. En fait, ce qui est important, c'est d'apprendre à se connaître. Mais quand tu as 17 ans, tu ne te connais pas. Je n'ai pas eu un frère ou une sœur qui étaient en compta pour voir un livre ou je n'ai pas eu une prof qui m'a dit ce que c'était que la compta. C'était vraiment, moi, un pur hasard. Mais j'ai eu mon DSEG quand même et je me suis dit qu'est ce que je fais après ? Ce que je me suis dit c'est que j'ai un master, qu'est ce que je fais ? Je me réoriente, j'ai fait un test de personnalité, on m'a dit qu'il faut que je travaille dans l'humanitaire, dans l'enseignement, c'est pas la comptabilité alors je me suis dit comment est-ce que je peux faire pour recycler ça ? Et on s'est dit avec Nico bah tiens, toi t'étais un bon pédagogue à l'école, et si on créait une entreprise, et si on créait l'enseignement en comptabilité ? C'est comme ça que j'ai pu mixer la compta et l'enseignement.

  • Speaker #3

    Là où c'est important, le professeur ou le mentor, il a ce rôle capital. Le coach, on en parlera, parce que toi, tu as développé aussi une partie coaching dans ton activité, ce qui est aussi assez singulier, parce que comme tu es face à des entrepreneurs tous les jours qui ont des problèmes, Ok, opérationnel, mais dans la tête, comment ça se passe et comment ça se débugue, c'est très important dans son chemin d'avoir quelqu'un qui peut te guider. Qu'est-ce qui a fait que les professeurs, c'est ça, il a eu quelque chose ou elle a eu quelque chose de singulier qui t'a motivé à poursuivre et tu répondras aussi à cette question.

  • Speaker #0

    Il y a la confiance qui est accordée dès le départ. Donc, tu as des profs qui viennent, qui te parlent du métier en toute transparence, qui te disent c'est 8 ans si tu veux aller jusqu'au bout. Toi, tu ne sais pas ce que c'est 8 ans. donc tu te dis ok il fait 2 ans, ensuite 2 ans ensuite 3 ans et voilà et c'est des profs qui étaient également experts comptables, bouddha, etc. donc qui te parlaient plus métier que théorie donc on t'apprenait pas à apprendre des définitions tout au long etc. on te parlait vraiment du métier du coeur du métier et tu te disais ok c'est là que je veux aller mais tu sais pas ce qu'il y a après le bac STG par exemple, bon moi j'ai fait un BTS pour le coup parce que j'étais pas encore certain d'aller au bout, j'ai fait un DCG et en fait à chaque fois les profs qu'on a eu nous ont donné une pleine liberté, c'est à dire vous pouvez rigoler, vous pouvez jouer mais par contre dès qu'on bosse, on bosse quand il faut s'entraider, on s'entraide et l'objectif c'était nous on vous met nos bacs plus vite on vous accompagne même de loin, aujourd'hui je suis toujours en relation avec eux, on se voit une fois par an il y a des réunions qui sont dans l'ancien lycée public où j'étais du coup j'ai fait des études, j'ai leur numéro on s'appelle souvent, il y a des points par moment sur la fiscalité, je peux les appeler pour poser deux trois questions et je pense que c'est cette confiance là dès le départ qui a créé l'envie d'aller jusqu'au bout.

  • Speaker #3

    Hyper intéressant Et aussi, ça veut dire que toi, tu mentionnes quelque chose dans ton histoire. C'est que je ne savais pas si j'allais aller au bout. Donc, je me suis dit étape par étape, je vais quiller chaque step du cursus sans me dire si j'irais jusqu'à là. Parce que pourquoi c'est intéressant, ça, c'est que c'est pas parce que tu rentres dans la filière comptable et financière que tu te dois forcément de dire tiens, je vais aller au bout. Si je ne le sais pas, l'avantage, c'est que j'ai quand même des paliers que je peux aller atteindre.

  • Speaker #0

    En fait, il y a des paliers, il y a plein de choses qui peuvent te faire sortir ou rester dans ce domaine. Comme tu disais, à 17 ans, tu ne sais pas ce qu'on peut faire ni où est-ce qu'on veut aller. Moi, j'ai fini mon bac, tous mes potes sont allés dans le dot filière. Je me suis dit, autant je vais là. Finalement, c'est une prof, Madame Grognard, qui m'a dit, non, tu restes en comptabilité, tu fais un BTS. J'ai fait le BTS. C'est Madame Jouvenel, une prof de FISCA, qui m'a accompagné tout le long, qui m'a dit « tu vas en DCG » . C'est elle qui a mis mon dossier en DCG pour aller là-bas. Et ensuite, j'ai des profs, du coup, sur plein de matières, qui m'ont dit « non, mais tu fais le DCG » . Moi, j'ai eu envie d'arrêter 50 fois, parce que c'est long, parce que la théorie, j'aime pas ça, je suis plus dans la pratique, parce que l'alternance, quand je l'ai entamée, ça s'est un peu mal passé. J'étais pas fan, je me suis dit « je veux pas vivre ça » , etc. Mais au final, c'est eux qui sont là. Nous, on les appelait « père et mère » , entre guillemets. C'est eux qui étaient là à te gronder, à te dire non mais tu vas y aller, tu n'as pas le choix, limite c'est moi qui te l'impose, alors qu'ils n'ont pas cette obligation, etc. Mais ils sont derrière toi à te dire tu le fais et tu n'as pas le choix, parce que tu as les capacités potentiellement, parce que tu as des bonnes notes, parce que tu peux faire de belles choses, mais on te l'impose.

  • Speaker #1

    Mais d'ailleurs, ils ont imposé ça qu'à toi dans la classe ?

  • Speaker #0

    À certaines personnes, pas tous, mais en fait je pense qu'ils voient chez certaines personnes la possibilité d'aller ou pas loin. Nous, on était beaucoup dans l'entraide, c'est-à-dire que si on était en capacité de comprendre des éléments. On a le droit de pavarder, entre guillemets, donc se retourner, aider les autres, les accompagner. Et ils ont poussé en fait une équipe, une team pour que du BTS, entre guillemets, jusqu'aux fins des SCG, on soit tous ensemble. Et c'est aussi une clé de réussite. Pour le coup, je pense que notre réussite, elle dépend de plein de facteurs. Mais le fait qu'on s'est constitué une team, l'été, on révisait ensemble. Dès qu'il y avait une galère, on était là. Des absents, il avait les cours automatiquement scannés, etc. Ça nous a forgés pour aller jusqu'au bout.

  • Speaker #3

    hyper clair. Très important aussi d'avoir son réseau. Tu vois, ça commence dès les études, mais ce réseau qui va te tirer vers le haut, ça apporte beaucoup de valeur. Et toi, Abdelhedi, du coup, qu'est-ce qu'elle a décelé, la prof ou le prof chez toi ? Tu l'avais mentionné,

  • Speaker #2

    c'était madame je ne sais quoi. Que j'étais un génie. Désolé.

  • Speaker #3

    D'ailleurs, c'est pas celui qui a inventé la lumière, comment il s'appelle ?

  • Speaker #2

    Je ne sais pas.

  • Speaker #3

    Non, celui qui a inventé la lumière.

  • Speaker #1

    Il a inventé la lumière ?

  • Speaker #3

    Pas la lumière. Mais non, pas inventé la lumière. Mais celui qui a... Oui, je crois.

  • Speaker #2

    Je ne sais plus.

  • Speaker #3

    Eh bien, lui, son histoire, c'était un enfant qui s'est fait exclure par son prof. Et il a écrit une lettre à sa mère en disant, je ne peux plus l'accepter, lui. En fait, parce qu'il est nul,

  • Speaker #2

    en gros.

  • Speaker #3

    Et donc, elle l'a ouvert la lettre. Et quand elle l'a lue devant lui, elle a dit, il ne peut plus t'accepter à l'école parce que tu es un génie.

  • Speaker #2

    Ah, exactement. Elle l'a conditionné.

  • Speaker #3

    Et donc, elle l'a conditionné.

  • Speaker #2

    Non, non, ce n'était pas le cas pour moi. Je n'ai rien inventé du tout. Non, non. En fait, ce qu'elle a détecté, c'est quelque chose que j'ai, on va dire, dans mes bulletins depuis longtemps, potentiel à des capacités non exploitées. Et donc, je pense qu'au vu du potentiel détecté et du travail que je pouvais accomplir, Elle a estimé que c'était pertinent pour moi. Je pense, après, moi, je ne la remercierai jamais assez. Je passerai la voir chez elle. C'était une prof qui... C'est pour ça que le côté éducatif, pour moi, il est primordial, bien avant même de se positionner sur son... Qu'est-ce que je vais faire plus tard ? C'est se connaître son... Mais c'était une prof qui prenait du temps sur elle les mercredis après-midi pour donner des cours de soutien quand on n'avait pas cours du tout. aux élèves volontaires, donc elle prenait sur son temps personnel. Donc elle était passionnée par ça, en fait, par l'éducation, parce qu'il y a eu beaucoup de chance.

  • Speaker #3

    Là, maintenant, vous avez tous les deux votre cabinet. J'aimerais qu'on fasse un espèce de petit retour en arrière succinct. Dans la filière comptable et financière, il y a une mutation qui se passe, à la fois sur la partie technologique, mais aussi à la fois sur l'expérience collaborataire. La vie dans un cabinet, le job dans un cabinet. Il y a une histoire d'avant, il y a une histoire qui perdure, et puis il y a aussi les besoins intrinsèques des gens qui travaillent aujourd'hui. C'est quoi le besoin des générations ? Comment s'est passé, toi, ta vie de salarié en cabinet ? Et inversement, je te poserai la question à toi, Mohamed. En gros, qu'est-ce que cette école t'a appris, mais quelles ont été les expériences que t'as vécues qui ont été aussi difficiles, qui mériteraient aussi d'être apportées pour montrer aussi un message à ceux qui n'ont pas toujours la bonne attitude, tu vois ?

  • Speaker #0

    Je commence. Vas-y. Quand j'étais salarié, j'avais une vision un peu biaisée de l'expertise comptable. Moi, je suis un passionné de la compta. Vraiment, je suis vraiment passionné. Je confirme.

  • Speaker #3

    Trop bien.

  • Speaker #0

    Et moi, mon objectif, c'était de toujours dire que le salarié, on a tous une âme d'entrepreneur. On veut prendre des initiatives, on veut faire développer le cabinet avec les dirigeants actuels, etc. Sauf qu'on est bloqué sur pas mal de choses. Quand tu veux prendre des décisions, on te bloque. Quand tu veux former des collabs, on te bloque puisqu'il y a un manque de temps, etc. Moi, dans mon parcours, quand j'ai commencé en 2016-2017 en alternance, je suis tombé sur une chef de mission. qui ne m'aimaient pas. Clairement, elles ne m'aimaient pas. Donc il y a eu du harcèlement un peu pendant une longue période, jusqu'au jour où j'ai pris la décision de parler. Moi j'étais vraiment sur mes dossiers, je produisais, etc. J'étais sur Avignon, et en quelques mois, mon nom circulait déjà en fait sur Avignon. Il y a un petit jeune qui fait déjà des bilans en six mois d'alternance. Si tu veux, en alternance, j'avais un rôle de chef de mission quasiment. Donc c'était assez particulier, mais sauf que je le vivais extrêmement mal. Parce que j'avais une chef de mission qui, elle, me mettait une pression de dingue.

  • Speaker #3

    Mais du coup, harcèlement, ça veut dire quoi ? Concrètement, comment ça se passe dans la vraie vie ? Est-ce que c'est des deadlines qui sont impossibles à faire ? Est-ce que c'est une attitude d'irrespect ?

  • Speaker #0

    Ouais, c'est une attitude d'irrespect. C'est, t'imprimes, bon à l'époque, on imprimait les relevés bancaires pour s'assurer qu'il y ait le bon solde. Donc, l'impression de ce relevé bancaire-là, je me prenais une tournante pas possible. Pourquoi t'écris sur un relevé bancaire ? On me donnait des dossiers. impossible à faire avec des deadlines impossibles à tenir donc c'était vraiment dur entre guillemets mais je suis un acharné du travail je peux venir à 6h du matin partir à 23h juste pour te montrer que si tu me dis que ça doit être terminé je vais te le terminer et que demain je repars sur une feuille blanche et je fais autre chose par exemple c'est quoi les deadlines qu'on te donnait ? je donnais un bar tabac qu'on recevait le 16 à 16h il fallait faire la TV à le soir même ah oui par exemple des dossiers des bilans à sortir alors que tu n'as jamais encore fait de bilan. Donc, on te dit ce soir, il faut tel bilan posé sur mon bureau à traiter.

  • Speaker #1

    Elle avait conscience en fait que tu n'avais jamais fait de bilan ?

  • Speaker #0

    Non, elle n'en a pas eu conscience. Si tu veux, il y avait aussi une jalousie de sa part. C'est qu'elle passait le DSCG. Quand moi, je passais le DSCG, elle se prenait des 2-3 sur des matières à chaque fois et que nous, quand on arrivait, on s'est tapé des 16-17 sur plein de matières. Donc, ça a créé une fausse jalousie comme ça. Et si tu veux, au bout de deux ans, moi, je suis parti là-bas en disant écoute, on m'a proposé un de ces 10, mais je ne resterai pas. Parce que c'est... impossible de rester dans cette forme-là de travail. C'est pas sain pour tout le monde. Et elle a ouvert les yeux à ce moment-là. Par exemple, j'étais la seule personne qu'elle voyait au cabinet, alors qu'elle tutoyait tout le monde.

  • Speaker #1

    Et quel âge par rapport à toi ?

  • Speaker #0

    Elle avait 45 ans, 46 ans peut-être.

  • Speaker #1

    Malheureusement, la comparaison excessive, ça peut faire aussi beaucoup de problèmes en cabinet.

  • Speaker #0

    Ouais. Tu vois,

  • Speaker #1

    tu es victime de ça.

  • Speaker #0

    Je l'ai hyper mal vécu. Moi, j'ai voulu arrêter l'alternance et le DSCG pour ces raisons-là. Mais j'ai eu des potes qui m'ont dit non mais... Si tu arrêtes...

  • Speaker #1

    C'était une décision émotionnelle,

  • Speaker #0

    en fait. Mais c'était dur à vivre, donc tu n'avais pas le choix de dire... C'était vraiment... J'avais des expériences un peu à côté. L'été, je bossais dans un cabinet pas très loin de chez moi parce que la fille de l'expert comptable passait le DSG, donc j'étais en CDD pour la période, etc. Mais cette première expérience, elle m'a beaucoup forgé pour la suite. C'est-à-dire qu'après, je ne me suis plus laissé faire. Je suis arrivé dans des cabinets où j'imposais. ma façon de faire, ce que je voulais, ce que j'attendais. Et ça a rapidement pris, parce que je suis rapidement passé de chef de mission, responsable de bureau, directeur de cabinet, etc. Jusqu'au jour où, pour passer le deck, j'ai fait le chemin inverse. J'ai voulu repartir dans un tout petit cabinet pour finaliser mon deck. Je venais d'avoir mon premier enfant, etc. Donc il fallait que je me reconcentre sur plein de choses. Et tu te dis que tu redescends un peu dans un niveau de cabinet, tout va bien. Mais au contraire, on te remet toutes les responsabilités sur ton épaule. On te bloque pour partir et créer ton cabinet. Moi, ça a été une guerre pendant trois mois, par exemple, pour partir avec tous les accords qui pouvaient y avoir, etc. Mais c'est des choses que je n'ai pas envie de faire vivre à la nouvelle génération.

  • Speaker #3

    Justement, quel est le message qu'on pourrait leur donner aujourd'hui à des jeunes qui sont dans des cabinets qui ne sont pas ouf ? Alors, je précise, et ça, ce n'est pas un procès que je suis en train de faire là maintenant. Il y a des très, très bons cabinets et ça, on sait très bien les identifier. Il y en a qui sont un peu moins bons, mais c'est de se dire comment on aide aussi des collaborateurs qui sont peut-être parfois en souffrance à pouvoir sortir de ça. Ça a été quoi aujourd'hui avec le recul ? Qu'est-ce que tu aurais fait immédiatement, justement, pour pas que ça se passe comme ça ?

  • Speaker #0

    L'entretien que je fais la semaine dernière pour un chef de mission que je recrute, c'est que la première phrase sur laquelle on a échangé, c'est que je veux être entrepreneur. C'est que malgré que je sois salarié, je veux prendre des initiatives, je veux mettre en place des éléments en étant en accord avec l'expert comptable. Et je pense que ça, c'est hyper important. Moi, je fonctionne beaucoup par confiance et liberté. Les collaborateurs, ils ont des horaires flexibles, etc. Ils ont la liberté de mettre en place des éléments sans que je leur impose des choses. Et ça, c'est hyper important et ça leur plaît. La confiance également, je ne suis pas là pour contrôler, je suis là pour accompagner. Et beaucoup de jeunes étudiants aiment ça. enfin eux leur seul truc c'est d'être bien accueilli d'être accompagné mais d'avoir cette liberté aussi de pouvoir être créatif dans le fonctionnement, le job qu'ils ont à faire et moi je suis assez ouvert sur ça tant que ça tombe, tant que tout fonctionne bien, par exemple nous on a une pointeuse mais j'explique rapidement que la pointeuse n'est pas faite pour contrôler vos heures, elle est faite juste pour que dans une histoire d'équité vos heures sub soient rémunérées. Je m'en fous que t'aies passé 5 heures sur un bossier. Ça, c'est un échange entre toi et moi pour voir pourquoi tu mets du temps. Mais c'est simplement sur les heures sub faites, t'es rémunéré là-dessus.

  • Speaker #1

    D'un point de vue légal, en fait.

  • Speaker #0

    Oui, vraiment. Je ne veux pas que la personne fasse 42 heures, qu'elle rentre chez elle et qu'elle soit hyper frustrée de dire « mais j'ai extrêmement bossé, il n'y a pas de remerciement » .

  • Speaker #1

    Ou alors, il y a la prime de bilan,

  • Speaker #0

    mais qui n'est pas du tout adaptée. C'est tous les mois, période fiscale ou pas, si t'as fait des horaires, ce qui doit te revenir, te revient. Bon.

  • Speaker #3

    Hyper clair. Et toi alors ?

  • Speaker #0

    Tu peux répondre ?

  • Speaker #2

    On l'a perdu.

  • Speaker #3

    Vous pouvez répondre à la question ?

  • Speaker #2

    Non, mais j'étais...

  • Speaker #3

    Non, et toi alors, dans tes expériences quand tu as été salarié, est-ce que tu peux nous faire un retour aussi de ça ?

  • Speaker #2

    Oui, j'ai eu deux moments clés. Ma première expérience, donc j'étais comptable junior dans une grosse fiduciaire à Luxembourg. Moi, toute ma carrière, je l'ai faite à Luxembourg, j'habite à la frontière. Donc j'étais comptable junior, ça se passait bien, j'avais une belle équipe, un bon manager qui m'a appris l'anglais, l'anglais business. Et tout se passait bien. J'ai été élu, donc c'est une boîte de 400 personnes, président de la délégation du personnel. Donc mon boulot, c'est réel, mon boulot, mon portefeuille comptable, on va dire mon portefeuille de client, c'est divisé en deux. Donc je gérais que la moitié et puis le reste de mon temps, je gérais les relations humaines entre le staff et le management. Et j'ai fait ça pendant 2-3 ans. J'ai adoré. Et c'est là que je me suis découvert une passion pour l'humain. Je suis passionné par l'humain. Mais à l'époque, je ne savais pas mettre les mots là-dessus. C'était juste mon quotidien. Et j'ai raconté ça ce matin à Mohamed. Quand j'ai changé de job, je suis parti dans une autre fiduciaire. Donc c'est 40 heures semaine à Luxembourg, le temps de travail normal. Et bien là, je n'avais plus cette casquette de délégué du personnel ou de management. C'est produit et tais-toi. Et là, j'ai pris une belle claque. J'ai été surpris en fait par la masse de travail qu'on attendait de moi et j'étais censé atteindre ce niveau, donc c'était senior comptable. Je devais rentrer dans les clous tout de suite, il n'y avait pas de phase d'apprentissage. Je voulais partir après deux semaines, je suis resté parce que je me suis, par orgueil peut-être, je ne sais pas, je voulais me challenger. Je suis resté un an, la plus dure année de ma vie, mais aussi la plus formatrice. À refaire, je referai les choses différemment. Et c'est ce que je voulais dire au début, c'est que bien identifier qui on est, ce qu'on aime et vers quoi on veut tendre, pour ne pas être surpris parce que j'ai fait un an plein à me demander mais qu'est-ce que je fais là ? C'est nul votre truc, ça ne m'intéresse pas en fait. Donc j'ai continué dans ce schéma jusqu'à ce que j'ai pu identifier ce qui me plaît. Et là, le coaching est... J'ai mis un mot sur tout ça, ça s'appelle le coaching.

  • Speaker #3

    Mais qu'est-ce qui t'a donné envie de devenir délégué du personnel ? Pourquoi en fait tu as voulu faire ça ? Et aussi, déjà, pour quelle raison as-tu voulu faire ça ? Et quel a été ton premier mois dans cette fonction ? Qu'est-ce que tu as découvert ? J'imagine peut-être que tu as fait un audit social ou j'en sais rien.

  • Speaker #2

    J'ai découvert, je ne savais même pas ce que c'était délégué du personnel. C'est juste que j'avais un bon relationnel avec les gens. Tu connais les codes couleurs. Moi, je suis jaune à fond. et ce côté relationnel s'est fait naturellement et donc quand on a reçu les mails à tous en disant les élections vont avoir lieu et qu'ils se présentent j'ai fait ça en blague en fait et ils l'ont pris au sérieux et

  • Speaker #3

    les gens m'ont dit ouais bah vas-y présente-toi et donc en fait j'ai été soutenu donc toi ton rôle à ce moment là c'est être le lien entre la direction et les membres et le staff et du coup ... Est-ce que tu joues le rôle de médiateur ? Est-ce que tu participes à des réunions pour leur remonter des feedbacks ? Tu t'es rends en mode, ça, ça ne va pas. Est-ce qu'il y a des choses qui ont été mises en place au sein du cabinet ?

  • Speaker #2

    C'était exactement ça. C'était vraiment le tampon médiateur, on peut appeler ça comme on veut, mais entre le staff, parce qu'il faut savoir que c'était un management pas dur, mais imposant, impressionnant. C'est une équipe de Hollandais qui sont là, c'est une boîte internationale. Et on n'est pas là pour blaguer. Donc, les gens n'osent pas prendre la parole et s'exprimer sur ce qui va, parce qu'il ne va pas. Et j'ai été ce qui leur permettait de faire ça, de s'exprimer en fait.

  • Speaker #3

    Et c'est quoi justement ? Est-ce qu'il y a des éléments qui sont remontés ?

  • Speaker #2

    Oui, on a jamais des rendez-vous, des réunions avec les managers toutes les semaines. Ok.

  • Speaker #3

    Mais est-ce que toi, tu les saoules pas, les managers ? Tu vois, avec cette vision très froide, en mode on n'est pas là pour rigoler. Et toi, t'es là avec toutes les doléances, tu vois. Oui, oui. Et comment tu fais passer le message aussi ?

  • Speaker #2

    Ils ont affaire à des humains, donc ils doivent assumer leurs responsabilités. Et eux-mêmes sont humains. Il y a des RH. Mais c'était encore un rôle séparé. C'était encore un rôle séparé. les RH avaient leur fonction claire mais de par la loi de toute façon la délégation du personnel devait être désignée et donc moi dans le management et en fait ils ont été très intelligents parce qu'ils m'ont utilisé aussi à leur fin c'est à dire j'ai pu aussi expliquer aux gens certaines décisions qu'ils ont prises qui auraient pu poser problème et donc j'étais dans entre les deux feux on va dire et c'est très très intéressant et justement est-ce que c'est pas trop de pression pour toi à ce moment là ?

  • Speaker #3

    Moi j'ai fait ça aussi, je viens de m'en rappeler à l'instant quand j'avais 22 ans, j'étais délié du personnel mais je voulais chez Citroën, je me rappelle parce que personne ne voulait se présenter du coup moi je l'ai fait Non j'étais avec Pichir en fait c'était quelqu'un qui l'a fait Ma question c'est,

  • Speaker #0

    t'es perçu comment par le management et par les équipes parce que t'es dans un entre-deux il y a bien un côté qui va pas t'aimer et l'autre côté qui va t'aimer Non non,

  • Speaker #2

    j'ai jamais ressenti ça jamais ressenti ça j'étais pas seul, on était une équipe de 10 Oui Mais c'est moi qui représentais la délégation aux réunions management. Tout le monde travaillait. Moi, en tout cas, je l'ai très bien vécu et je pense, après je n'ai pas eu de feedback direct, mais que les gens, parce que le retour était positif, ils venaient nous voir. Ils osaient en fait, ils n'hésitaient plus à venir voir. Ouais, Abdelhadi, j'ai une question. Et puis, ça peut être tout et n'importe quoi. Ouais, il n'y a pas assez de fruits le mardi. Il y a des sujets, mais je dois le remonter. On m'a donné un dépôt, on m'a donné une mission. On va dire dis-le, je le dis.

  • Speaker #3

    Du coup, c'est quoi les demandes où tu sens que ça, c'était fondamental pour le bien commun et les trucs un peu nice, tu vois, qui créent un peu de la friction, de l'inertie pour rien, quoi ? Un corbeil de fruits.

  • Speaker #2

    Ça, c'était concrètement un truc en plus. Il n'y a pas besoin de gratter plus. Mais par contre, là où c'était pertinent, c'est les licenciements. Parce que licenciement, le salarié a le droit de se faire accompagner par un membre de la délégation pendant l'entretien. Et moi, j'allais challenger naturellement les directeurs. Et alors, je pense que c'était de l'inconscience ou de l'insouciance parce que j'étais jeune et je n'avais pas encore pris la mesure de ce que je faisais. Mais j'allais directement dans les bureaux de directeurs et puis on m'a dit mais ça ne se fait pas ce que tu fais. Et je leur disais droit dans les yeux. Mais je ne sais pas si j'ai le même courage aujourd'hui.

  • Speaker #1

    Tu les tais bien les salariés ?

  • Speaker #2

    En tout cas, avec une bonne intention, je le faisais vraiment. Avec sincérité, je disais non, mais ça ne se fait pas, c'est grave. Et puis après, de toute façon, ça reste leur décision. Moi, je n'ai pas de pouvoir. Moi, juste, j'ouvre les discussions. Et après, ils prenaient une décision ou pas. Mais il y a eu plusieurs personnes qui, via ce biais, ont juste changé d'équipe, ont juste... On a trouvé d'autres solutions. Ce n'est pas grâce à moi, mais c'est le système qui fonctionnait bien.

  • Speaker #3

    Oui, hyper clair. Et toi, Soumaya, alors, ton expérience en cabinet, est-ce que aussi tu peux apporter ce que tu as vécu et ce que tu as appris ?

  • Speaker #1

    Moi, quand j'ai commencé en cabinet, je n'avais pas d'expérience professionnelle en compta. J'étais juste comptable fournisseur. Du coup, faire les bilans, je ne connaissais pas. Pourtant, j'avais un DCG. Donc en DCG, tu apprends quand même les écritures d'inventaire sur l'UE9 comptabilité. Mais en réalité, quand tu arrives en cabinet, la réalité, elle est toute autre. La compta du DCG, en fait, ça ne t'arrange pas non plus pour le bilan. Donc moi, je suis arrivée en cabinet en janvier, en période fiscale, avec un portefeuille de 35 clients. Et je devais faire des reporting en anglais. Je devais faire des bilans et je n'avais que quelques mois. Donc quand j'ai commencé... Je devais remplacer une chef de mission, mais j'étais comptable assistant. Au début, c'était dur. Moi aussi, au bout de deux semaines, j'avais envie de partir. Parce que l'expert comptable a dit à l'équipe, je vais prendre quelqu'un. Mais il n'a pas dit à l'équipe que c'était quelqu'un qui n'avait pas d'expérience en bilan. Donc il y avait directement une friction entre moi et le reste de l'équipe. Et entre moi et cette personne que je devais remplacer. Parce que je devais faire un reporting en anglais. Il fallait vite que je comprenne tout, alors que moi, je ne savais pas c'était quoi une provision pour congé payé, tu vois. Et quand je lui demandais c'est quoi ce montant, elle me disait mais c'est la retraite. Arrête de me poser des questions qui ne servent à rien. Mais moi, je n'avais jamais enregistré la retraite, quoi, tu vois. Même les écritures de paye, faire des payes, ça, je ne savais pas faire. Parce qu'en DCG, on ne te l'apprend pas forcément. Même si tu as une petite écriture de paye, ce n'est pas la vérité, tu vois. Je suis quand même restée deux ans et demi, peut-être aussi pour le challenge. Et à la fin, je me suis dit, c'est là que je me suis dit que la compta, ce n'était pas fait pour moi. J'ai appris à me connaître et j'ai compris qu'en fait c'était plutôt l'enseignement, ce côté-là qui pouvait me plaire et qui a fait que je suis partie, tu vois. Par contre, ça m'a formée et à tous nos étudiants, on dit chez les geeks des chiffres.

  • Speaker #0

    aller en cabine d'expertise comptable parce que pour moi, c'est la meilleure école. Vous pouvez faire le DCG, le DSG, le BTS, le DEC, le cabinet. Et d'ailleurs, c'est pour ça que le stage d'expertise comptable, il y a deux ans obligatoire en cabinet. C'est là où vous allez apprendre à faire la vraie compta. Pour moi, ça m'a forgé complètement, tu vois.

  • Speaker #1

    C'est quoi les conseils que tu pourrais donner aussi à des experts comptables pour justement que d'autres personnes ne vivent pas ce que toi, tu as vécu ? Ça aurait été quoi la bonne manière de faire pour que... l'onboarding puisse être calibré et que aussi, à la fois pour la personne qui intègre, donc en l'occurrence toi, et puis aussi les équipes qui sont là, puissent bénéficier de la compétence de la personne, tu vois. Ça aurait été quoi les bonnes choses à faire ?

  • Speaker #0

    Déjà la communication, parce qu'en fait, tu ne communiques pas à tes équipes qu'il y a une nouvelle personne, tu ne leur expliques pas c'est qui. Donc moi, quand je suis arrivée, je suis venue, mais personne ne me connaissait déjà avant. Je pense qu'on aura pu faire un onboarding déjà avant que j'arrive. Une petite présentation peut-être en visio. Et j'explique mon parcours aux gens, et eux, ils savent à quoi s'attendre. Ils ne vont pas me demander plus que mes capacités sur le moment. J'ai réussi à me former, à faire mes bilans après, il n'y a pas de souci, mais ça m'a pris beaucoup de temps, en tout cas au bout de la deuxième période fiscale. La communication, et malheureusement cet expert comptable, il avait des problèmes de management. Il n'était pas méchant, mais peut-être trop gentil. C'est-à-dire qu'il ne disait pas les choses, il cachait les choses, pour ne pas vexer les gens. Il n'affrontait pas, il n'assumait pas les responsabilités de dire ça, ça ne va pas, ça, ça ne va pas. Et en fait, là, il y avait un vrai conflit. En fait, il fuyait les conflits. Je pense qu'il y a ça à faire, mais après, ce n'est pas évident quand ce n'est pas ta personnalité.

  • Speaker #2

    Bien sûr.

  • Speaker #1

    Du coup, les parcours d'intégration, ils sont hyper importants aussi dans les cabinets pour fluidifier, faciliter. Je vous poserai la question aussi, vous, comment vous avez fait de votre côté ? J'aimerais aussi te poser une question. On est face à des humains, des entrepreneurs aussi, l'expert comptable, comme tu l'as dit tout à l'heure, médecin généraliste. Qu'est-ce qui t'a amené au coaching, concrètement ? C'est quoi le point, le déclic qui t'a amené au coaching ? Et la deuxième question que je veux te poser, c'est comment on aide des gens à bien se connaître pour finalement créer le business qui leur ressemble, dans lequel ils ont le moins de... comment dire, de monote pour pouvoir bien gérer leur temps. Oui, exactement.

  • Speaker #3

    Ce qui m'a amené au coaching, justement, c'est cette expérience-là que j'ai partagée. Je l'ai répétée. Donc, j'ai changé de job parce que c'était début de burn-out, c'était surcharge mentale, j'étais pas aligné. Donc, j'ai changé de job. Et deux ans plus tard, dans le nouveau job, ça se passait bien. Mais j'avais toujours ce son, ce bruit de fond qui me disait, mais c'était pas ça le plan. Tu vois, je me faisais chier en fait. Pour le dire concrètement, ce n'était pas ça le plan. Ce qui m'a amené au coaching, c'est que j'ai questionné cette voie en fait. Je me suis dit, mais attends, mais qu'est-ce qui fait que je ne suis pas, qu'est-ce qui fait que je n'aime pas en fait ce que je fais ? Ce n'est pas que je n'aime pas la compta. La compta, c'est un outil, c'est neutre. Mais je n'aime pas les interactions que crée cet environnement en fait. Oui,

  • Speaker #1

    je comprends.

  • Speaker #3

    Donc, tu es arrivé au bureau, tu as le chef qui est déjà là, le manager, il est frustré pour x ou y raison. Il gueule sur tout le monde, il te regarde, il est là, « Ouais,

  • Speaker #1

    c'est quoi cette vie ? »

  • Speaker #3

    Et moi, je lui disais, j'ai toujours dit des choses clairement, je me disais, « Mais souffle, ça va pas, rentre, quoi ! » C'était mal perçu.

  • Speaker #1

    J'imagine, ouais.

  • Speaker #3

    Mais j'ai subi aussi, j'ai subi pas mal psychologiquement, j'ai pris sur moi, et quand je ne pouvais plus prendre sur moi, Je me suis questionné en mode, écoute, arrête, peut-être que la compta, ce n'est pas fait pour toi. Tu te remets en question. Et le problème, c'est que ça touche l'estime de toi. Et là, tu te remets en question humainement. Ce n'est plus seulement sur tes compétences, c'est toi qui ne vas pas. Ce n'est pas ce que tu fais. Et tu te questionnes, qu'est-ce que je peux faire d'autre ? C'est là que tu commences à rentrer en introspection. Et ça, je le recommande à tous les étudiants, mais dès le début. Dis-moi.

  • Speaker #1

    Je suis obligé de vraiment creuser. Tu parles du début de burnout.

  • Speaker #3

    tu mentionnes ça comment t'as identifié ce mot et comment tu l'as vécu intérieurement ça fait quoi en soi même je l'ai vécu c'est très simple c'est très concret je l'ai vécu un matin où je n'arrivais pas je ne voulais pas aller au boulot donc j'ai pris ma voiture donc on devait commencer vers 9h 9h30 je décolle de chez moi je n'ai pas envie d'y aller 9h15 je suis devant chez le médecin pour faire un arrêt et je reste une demi-heure devant le cabinet du médecin dans la voiture en train d'hésiter. Je vais au travail, j'y vais pas, j'y vais pas. J'ai repris la route pour aller au bureau finalement, quitte à arriver en retard. À 11h, on s'est dit je m'en fiche, au moins je suis là, j'assume. J'ai refait demi-tour, je suis retourné chez le médecin sur le trajet, j'ai dit non j'arrive pas en fait. Et quand j'en ai parlé au médecin, il m'a dit de m'arrêter tout de suite deux semaines. Il m'a dit non, vous avez besoin de souffler, il y a quelque chose qui ne va pas.

  • Speaker #1

    Et à l'issue de ces deux semaines, qu'est-ce que tu fais ? Tu reprends encore deux semaines, qu'est-ce que tu fais pendant ce travail-là ? Tu te reposes ?

  • Speaker #3

    Déjà la première semaine, c'était où j'ai vraiment débranché tout en fait. Je suis en repos. je faisais tout sauf penser au travail. Et ça fait du bien. C'est dur d'arrêter, mais ça fait du bien de juste ne rien faire. Je faisais ma vie, je n'étais pas cloué au lit. Ce n'était pas prononcé, c'était un début. Tant mieux que ça se soit fait là. Et la deuxième semaine, tu commences à réfléchir. Ok, je vais reprendre. Comment ça va se passer ? Tu commences à angoisser un petit peu. J'ai appelé le médecin, il m'a dit reprenez le travail. Si ça ne va pas, vous revenez. C'est simple. J'ai eu aussi quelqu'un qui m'accompagne. En fait, se faire accompagner par des professionnels, c'est nécessaire. Quand tu ne sais pas.

  • Speaker #1

    On n'a pas toujours l'habitude, la capacité de se lire aussi.

  • Speaker #3

    Bien sûr, je ne savais pas ce qui se passait. Moi, je prenais la voiture, j'allais, je revenais, je n'avais aucune idée de ce qui se passe sur le moment. C'est juste, lui, il m'a dit... En fait, lui, il n'était pas attaché émotionnellement au fait que je dois faire des bilans ou pas. Il m'a dit, non, non, tu ne vas pas travailler. C'est tout, c'est comme ça que ça va se passer. Et voilà, donc là, a débuté le début de la réflexion, de la prospection. Et j'ai rencontré une coach, j'ai démarché une coach, j'étais la chercher plutôt. Et c'est là que l'univers coaching, développement personnel, questionnement, en fait, c'est les questions qui ont changé ma vie. La manière de se poser des questions qui ont changé ma vie. Et là,

  • Speaker #2

    coach.

  • Speaker #3

    Incroyable. J'ai résumé.

  • Speaker #1

    Non, non, trop bien. Selon toi, pour quelle raison un entrepreneur doit être accompagné ? plutôt sur la partie à côté des chiffres.

  • Speaker #3

    Tu vois ?

  • Speaker #1

    Parce que les chiffres, on va l'aider à faire de l'optimisation fiscale, sociale, à payer moins d'impôts, devenir riche ou peu importe, tout ce qu'on veut. En quoi c'est très important d'avoir une santé mentale qui soit calibrée et qu'on puisse agir en lien avec à la fois nos valeurs, j'imagine, mais aussi nos capacités et notre vie. Tu vois, je lisais un... J'ai vu un bouquin, des fois, tu vas être un peu... Des fois, tu veux être un bon père de famille, et puis tu veux être un bon entrepreneur, et puis tu veux être un bon père, ou peu importe. Et du coup, tout ça, ça se mélange un peu. Comment toi, tu fais pour justement aider à trouver le juste équilibre auprès de tes clients ?

  • Speaker #3

    Il y a une question que je pose, et en fait, c'est même pas dans le côté entrepreneur, c'est la question vie, parce qu'il y a des mamans qui ont des charges mentales de malades. En fait, c'est... Et la question, c'est... Quel enjeu je mets sur cette Ausha ? Quel est l'enjeu derrière ce que je suis en train de faire ? Et c'est ça qui va, entre guillemets, donner la température et l'énergie des mouvements qui vont suivre derrière. Si l'enjeu est important, OK. Alors, est-ce que je me concentre sur ça ? Mais si je mets de l'enjeu partout, en fait, il faut se creuser, il faut se questionner.

  • Speaker #1

    Si tu mets un enjeu à

  • Speaker #3

    100% dans chacun de tes points ? Je ne sais pas.

  • Speaker #0

    Et comment tu fais pour aider une mère de famille ? qui travaille dans ton cabinet, comment tu fais pour l'aider à trouver l'équilibre ? Le parfait équilibre entre sa vie pro et sa vie privée.

  • Speaker #3

    Je la responsabilise. Parce que j'ai le cas actuellement, j'ai une salariée qui est mère de famille et qui passe beaucoup de temps dans le cab. Et elle a déjà mis en place des choses pour faire garder sa fille, etc. pour travailler. Je la remercie, mais ce n'est pas ce que je veux. Ce n'est pas ce que je demande. Et donc, moi, je responsabilise la personne sur cet avis. Tu as la possibilité de faire les choses comme tu l'entends. D'accord ? Donc moi, mon rôle, c'est de creuser ces sujets justement avec la personne, d'être à l'écoute. Et parce que les gens ne savent pas ce qu'ils veulent. Forcément, tu vois, tout le monde ne se questionne pas. Bah oui. Et communiquer, questionner et creuser avec les gens. Une fois que c'est creusé, c'est discuté, tu as un objectif qui est clair et une manière d'atteindre un plan. Et ce n'est pas parfait, attention. La vie fait que ça évolue tout le temps. Au moins, il y a cette quête.

  • Speaker #0

    Et tu arrives à la sonder de temps en temps, comment tu te sens aujourd'hui, pour essayer de repérer si elle n'est pas en surcharge mentale ou pas ?

  • Speaker #3

    Naturellement, ça se fait dans les échanges. Tu le vois. Tu le vois. Il faut être attentif aux gens qui t'entourent. Après, j'ai la chance d'avoir peu de gens autour de moi, donc j'ai du temps. J'ai du temps de qualité. Je peux voir si la personne est down ou pas. Tu peux poser des questions. Il faut oser en tant que responsable. Oser aller chercher ce qui va, ce qui ne va pas chez les employés, chez les collabs. C'est une démarche active. Il ne faut pas juste attendre que quelqu'un vienne se plaindre. On lui dit « ça ne va pas » . Après, on lui dit « pourquoi tu ne me l'as pas dit ? » . Ben non. La responsabilité, elle est dans les deux côtés.

  • Speaker #1

    Hyper clair. Merci beaucoup pour ce partage. Justement, toi Soumaya, pour des femmes qui sont dans la filière, comment justement tu fais pour trouver ton juste équilibre ? Alors toi, tu n'as pas créé un cabinet, mais... Je ne suis plus dans la filière. Non, mais on sert la filière, tu vois, indirectement. Comment toi, en tant qu'entrepreneuse, tu fais aussi pour trouver ce juste équilibre entre à la fois ton travail, mais aussi ta vie personnelle ?

  • Speaker #0

    Alors moi j'ai deux enfants et je suis une maman entrepreneuse, j'ai un travail, j'ai mes enfants et au début c'était très difficile. Donc en fait on va pas se cacher, au début c'est difficile, tu tombes dans un burn-out aussi et tu te dis mais qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi je suis fatiguée comme ça ? J'arrivais pas à trouver l'équilibre entre ma vie pro, pourtant j'aime beaucoup mon travail, les geeks des chiffres, et ma vie perso, je veux être bien aussi pour mes enfants et je veux pas qu'ils ressentent que je sois trop absente. J'ai fait le burn-out parental et là je me suis dit, qu'est-ce qui se passe ? Donc je me suis posée, ça a duré quatre mois. Quatre mois, je n'ai pas ouvert l'ordinateur. Les étudiants ne l'ont pas vu, donc ça c'est tant mieux, merci Nico. Quatre mois, je me dis, mais qu'est-ce que j'ai ? Et c'est là où j'ai fait cette phase d'introspection. Comme je dis, je suis allée à l'école de moi-même, où j'ai essayé de réfléchir qui j'étais, mes besoins, qu'est-ce que je veux. J'ai écrit mon manuel d'utilisation. Et c'est là que j'ai appris à me connaître. J'ai vu mes forces, j'ai vu mes faiblesses, et j'ai essayé de travailler sur ça. Par exemple, j'avais découvert que j'avais peur de l'échec. Donc j'en faisais trop. J'avais découvert que je me stresse trop vite, donc je fais des décisions émotionnelles. Donc j'ai appris à me connaître, et à me détendre, et à prendre les bonnes décisions pour retrouver cet équilibre entre ma vie perso et ma vie pro. Et là, ça a tout changé pour moi. Et là, maintenant, j'arrive à penser à moi, et à travailler. Et à penser à mes enfants parce qu'il y a aussi tes enfants, ton rôle de mère, ton rôle d'entrepreneur, mais il y a aussi toi. Il faut aussi donner un temps pour toi.

  • Speaker #1

    Masterclass, merci beaucoup pour ces éléments. Mohamed, toi, ça fait huit mois que tu as lancé ton cabinet. Vous êtes cinq personnes ou sept ?

  • Speaker #2

    Sept dans quelques jours. Voilà,

  • Speaker #1

    vous êtes sept dans quelques jours. Sept en huit mois, en partant de zéro. J'aimerais voir comment tu le vis d'un point de vue émotionnel. On parlera après de la partie business pour apporter de la valeur, comment on a fait pour aller chercher les clients, etc. C'est plus, est-ce qu'aujourd'hui, tu as le feu sacré et donc ça déroule et donc il n'y a pas de problème ? Comment tu le vis, toi, cette croissance à la fois humaine, mais à la fois business aussi ?

  • Speaker #2

    Sur la partie humaine, je pense que c'est la plus dure parce que tu as une hyper croissance qui fait qu'il faut à la fois la maîtriser. Je suis père de deux enfants, je suis marié, donc il faut aussi maîtriser ta vie de couple. C'est ce que je disais tout à l'heure à Soumeya. Je reviens de vacances, par exemple, ça fait une semaine que je n'ai pas vu mes gosses. Parce que j'ai bossé jusqu'à 1h du matin tous les jours, qu'il fallait avancer sur les dossiers, etc. Donc émotionnellement, c'est hyper dur. Mais dès le démarrage, je me suis mis en accord avec mon épouse pour dire « Ok, je vais me sacrifier sur une période de 2 ans environ, sur laquelle je vais développer au maximum le cabinet. Mais sur cette même période-là, je vais m'imposer des périodes de repos. » Par exemple, juste après le congrès au mois d'octobre, je suis parti quelques jours. Début janvier, je suis parti quelques jours. C'est un moyen aussi pour se retrouver, je me déconnecte de tout. Pour le coup, là, je suis avec Abdelaziz, mais j'ai laissé les clés du cabinet à Abdelaziz sur les parties urgentes. Je suis parti une dizaine de jours, j'ai éteint mon téléphone, je me suis retrouvé moi-même, avec mon épouse, avec les enfants. Mais émotionnellement, c'est hyper dur. J'ai atterri hier à Nice et je me suis dit, j'ai envie de tout arrêter. Parce que ce que j'ai fait les neuf premiers jours avant de partir en vacances... Et là, en cinq jours depuis que je suis revenu de vacances, c'est l'équivalent de deux mois de travail. Oui, c'est vrai. Donc, c'est hyper dur à assumer. Tu prends le stress des entrepreneurs. J'ai des entreprises qui sont en difficulté, donc tu les accompagnes, mais on est bloqué par certaines situations administratives. Tu as tes collaborateurs également qui pensent être sous pression, donc tu as aussi envie de les calmer pour revenir rapidement sur ça. Moi, je suis énormément dans la communication avec mes équipes. Ils sont libres. de fonctionner comme ils veulent, s'ils veulent être en télétravail parce que ça les arrange à ce moment-là ils le sont, ils n'ont pas besoin d'autorisation de manière formelle, etc moi je veux que tout le monde se sente bien même les entrepreneurs alors que c'est très dur donc il y a cet aspect coaching qui peut être hyper important mais j'ai des entrepreneurs qui ont énormément de stress ont énormément de pression, donc tout revient sur mes épaules je vends beaucoup de réactivité également, je pense que c'est bien mais c'est aussi un défaut parce que ça me rajoute une pression supplémentaire Et voilà. Mais émotionnellement, c'est très, très, très, très compliqué. T'as beau mettre toute une organisation en place. elle ne tiendra jamais.

  • Speaker #1

    Hyper intéressant. Pour moi, c'est aussi... Alors, quand même, tu crées des soupapes, du coup. Ça veut dire que tu t'imposes. Et un des points qui te permet aussi de faire ce que tu es en train de faire aujourd'hui, c'est que tu as créé un pacte dans ta vie personnelle qui fait que, en fait, ça te décharge mentalement de te dire, tiens, je peux le faire. Par contre, peut-être l'effet pervers de ça, c'est que du coup, comme tu sais que tu as un pacte et qu'il est timé dans le temps, Donc, du coup, tu vas en rajouter quoi. En fait,

  • Speaker #2

    tu peux le faire, mais quoi qu'il arrive, quand tu as des enfants, tu as envie de les voir. Oui,

  • Speaker #1

    c'est normal.

  • Speaker #2

    Quand tu as ta femme, tu as envie de la voir, tu as envie de passer du temps avec. Et même si, moi, par exemple, le pack, c'était est-ce que je me lance et tu acceptes que pendant deux ans, je carbure ? Ou est-ce que tu me dis, lance-toi petit, ne grossis pas. Et je le comprends aussi et je le fais. Quand tu as une vie de couple, tu n'as pas d'autre choix que de « pactiser » . Et moi, il y a eu la peur de dire OK, bon. sur deux ans, tu peux carburer, faire, etc. Mais au fond, moi, j'ai envie de voir mes gosses grandir. J'ai toujours détesté ces chefs d'entreprise qui ne voient pas leurs gosses grandir. Tu ne passes pas de temps avec eux, etc. Pour moi, c'est mes meilleurs potes. Donc, quand ils sont à côté de moi, je passe des moments qui sont incroyables. Et l'objectif, c'est que je fasse le plus de temps avec eux, point. Les clients, c'est une chose. T'es entrepreneur, c'est une chose. T'as des obligations, c'est une chose. mais rien ne t'interdit dans le fond et ça c'est vraiment un retour d'expérience que j'ai depuis que j'ai attaqué, c'est que rien ne t'interdit de terminer à 19h en fait c'est toi qui t'imposes de faire les choses entre 19h et 22h ou 1h du matin c'est toi qui t'imposes de répondre dans l'heure qui suit, c'est toi qui t'imposes de donner un rendez-vous le lendemain ou d'attendre une semaine ou 10 jours c'est toi qui t'imposes de prendre des rendez-vous pendant des périodes où il y a des TVA, il y a des bilans à sortir etc. La croissance tu dois la gérer

  • Speaker #1

    Hyper intéressant, c'est toi qui t'imposes Donc je trouve que c'est bien de le répéter. Ça veut dire que tu t'imposes, tu t'imposes, tu t'imposes. Tu peux t'imposer une règle du jeu différente, mais du coup, il faut accepter le prix de la règle du jeu que tu vas t'imposer. Je pense que c'est plutôt ça aussi qui est important.

  • Speaker #2

    Tu veux ajouter un truc ?

  • Speaker #0

    Oui, je pense qu'il ne faut pas trop que tu t'imposes des choses parce que tu vas prendre une décision émotionnelle. Tu as envie de tout arrêter.

  • Speaker #2

    Non, alors j'ai envie de tout arrêter. C'est que là, actuellement, il y a une pression qui est à la fois administrative par la part des impôts de tous les organismes qu'il y a autour, on a un temps de réponse qui est incroyable, des entrepreneurs qui ont des stress énormes et en fait tu les accompagnes, tu leur vends un service donc si tu leur vends un service, tu dois y répondre même si c'est pas de ta faute, ce que je te disais tout à l'heure, des droits d'enregistrement pour une session, à Paris c'est 3 à 4 mois, l'entrepreneur tu vas lui dire pendant un mois, ok c'est pas nous, c'est les impôts, deux mois, à la fin il va te dire mais t'es sûr t'as fait les éléments, etc il te demande des preuves, donc il remet en cause ton professionnalisme ... Et ça, c'est embêtant pour nous. Idem, les collaborateurs, ils vont recevoir de la pression de la part des clients. Ce n'est pas eux de subir cette pression-là, ni à nous en réalité. Ça doit être neutre pour tout le monde. Mais aujourd'hui, il y a un jeu de pression qui est de partout. Il faut simplement réussir à la repositionner pour mieux accompagner.

  • Speaker #0

    Et Mohamed, comment tu fais pour penser à toi dans tout ça ?

  • Speaker #2

    Moi, je ne pense pas à moi.

  • Speaker #0

    Tu ne vas pas tenir de la durée. Non,

  • Speaker #2

    non, non. C'est un grand sujet. Moi, j'ai mes parents toujours au téléphone. J'ai ma mère qui me dit « ta santé avant le boulot » . J'ai mon épouse qui me dit « la santé avant le boulot, c'est hyper important » . Mais je n'ai pas un objectif de bosser pendant 50 ans. J'ai envie de construire quelque chose qui puisse tourner tout seul et derrière faire des choses que je kiffe, que ce soit du consulting ou de l'accompagnement, etc. Et je me dis que pour ça, il faut sacrifier un peu de temps. Tout à l'heure, on parlait de burn-out. Moi, je l'ai vécu le burn-out et de manière très physique. C'est-à-dire qu'en 2020, j'ai perdu quasiment 30 kilos.

  • Speaker #3

    Moi, c'était sévère.

  • Speaker #2

    Moi, c'était très, très sévère. Donc moi, j'ai eu des pressions incroyables. J'étais au bureau à 4h du matin, je partais. Non, non, ça, c'est vraiment dans un autre cabinet où j'étais. Si tu veux, il y avait une équipe qui n'était pas du tout performante. J'étais un peu le directeur de toute l'équipe et j'ai pris les claques de partout, la direction, etc. Donc tous les jours à 4h au matin, jusqu'à minuit, une heure au bureau, etc. Donc en quelques mois, je te parle vraiment sur la période fiscale 2020. J'ai perdu 30 kilos, je mangeais quasiment plus rien, le XS était ultra large pour moi, tout le monde était inquiet, j'ai consulté des médecins, ils ont cherché toutes les maladies du monde, rien trouvé. Le burn-out ne leur est pas venu en tête à cette époque-là. Même si tu l'exprimes, pour eux, du moins ceux que j'ai consultés à l'époque, c'était pas lié au burn-out, ça pouvait pas atteindre ça. Mais dans les maladies, il n'y avait rien qui a été trouvé, j'ai fait 1500 examens, etc. Mais j'ai continué à bosser. Jusqu'au moment où je suis revenu de congé au mois d'août et j'ai un très bon ami, Jawad Lamrini, qui a une structure qui fait du social par exemple. Et en fait, on bossait ensemble à cette époque-là et il me dit, il me dit non mais part. La solution, c'est casse-toi en fait. Même si tu es mon frère, je t'aime énormément, casse-toi d'ici. Tu n'as pas à être là. Parce qu'en fait, il m'avait arrivé dans le cabinet, en bonne santé si tu veux, et il a vu une chute sur neuf mois qui était horrible. Et c'était un point où tu allais au bureau, moi je prenais le métro, du coup je suis à Lyon. Tu restais en bas et tu regardais le bâtiment, tu te disais, ok, est-ce que je monte ou est-ce que je monte pas ?

  • Speaker #0

    Et quand est-ce que tu as vu que c'était le burn-out ? Quand est-ce que tu as compris ça ?

  • Speaker #2

    Tu ne mets pas le mot burn-out sur la situation. Je pense que quand tu es dans le vrai burn-out, c'est quelqu'un d'autre qui te le dit, mais de toi-même, tu ne te le mets pas à ce terme-là. Moi, c'est quand je vais voir régulièrement mes parents à Avignon. Donc, tu vas les voir toutes les deux, trois semaines. Et à chaque fois, tu es plus maigre, tu es plus maigre, tu es plus maigre, tu es plus maigre, tu es plus maigre. Mais quand je dis 30 kilos, ce n'est pas sur deux ans. C'est sur deux, trois mois où j'ai séché. vraiment sécher,

  • Speaker #0

    ouais c'est très dangereux il y avait un gros risque sur la santé et quand t'as compris que c'était l'épuisement professionnel ça a fait quoi dans ta tête ?

  • Speaker #2

    ça a fait un gros boom en me disant ok j'arrête prends un ou deux mois pour réfléchir à ce que je veux réellement si je vais dans un cabinet j'impose en fait mes conditions et c'est ce qui est arrivé par la suite c'est qu'en deux mois je me suis un peu restructuré moi-même et quand je suis arrivé dans un cabinet ils étaient eux-mêmes étonnés c'est que j'ai imposé mes conditions la manière de bosser comment bosser, les relations humaines qu'il devait y avoir, les équipes à gérer. Tout ça, ça a été imposé. Et c'est ce qui a fait qu'après, j'ai pu re-kiffer la profession. J'étais dans une situation de dégoût de la profession. Je ne veux plus entendre parler du métier, mais avec un fond de passion. C'est que depuis que j'ai le bac, je kiffe vraiment la compta. C'est bizarre à dire, mais j'ai un kiff pour la compta, pour l'accompagnement, pour l'aspect fiscal, comptable, juridique, la réflexion qu'il y a derrière. Moi demain tu me dis que tu es à la tête d'un cabinet et que tu n'entends pas du tout parler de ça, ça ne m'intéresse pas. C'est bien le développement, mais l'aspect technique, c'est ce qui me stimule en allant au bureau le matin.

  • Speaker #1

    Hyper clair. Tu vois, c'est marrant parce que je trouve qu'il y a des éléments communs dans ce qu'on dit ici. C'est cette espèce de

  • Speaker #3

    « Ah, t'arrives ! »

  • Speaker #1

    En fait, ce n'est que des gens qui sont de bonne volonté. Ce n'est que des gens qui veulent bien faire. Et donc en fait... t'avances et puis à un moment donné, tu prends un mur dans la tronche et puis après, hop, tu regardes à droite et là, tu commences à te questionner. Et après, en fait, finalement, c'est presque parfois un cadeau de se dire, bah tiens, en fait, maintenant, je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas. Si tu prends du côté positif du terme. Du coup, ça me permet de rebondir sur la vision du cabinet de demain. On crie quoi comme cabinet ? Justement pour que dans le chemin, toutes les équipes puissent être accompagnées pour qu'on puisse à la fois atteindre les objectifs. des clients et aussi atteindre les objectifs des collabs et in fine l'objectif du cabinet. Je te laisse la parole toi. Du coup maintenant c'est quoi l'expérience collaborateur que tu veux pour les gens qui travaillent avec toi ?

  • Speaker #3

    J'en ai aucune idée. C'est simple. Ce qui est important pour moi c'est que on soit en quête de cet alignement et que ça réponde aux objectifs et aux intérêts de tous, individuellement pour le collectif.

  • Speaker #1

    Comment on fait justement pour créer ?

  • Speaker #3

    Il faut discuter, échanger, creuser. Et que si moi, j'ai des impératifs, je dois rentrer un certain chiffre d'affaires, je dois avoir une certaine rentabilité, j'ai mes propres objectifs personnels, qui répondent à ma vie, à moi, ma vie de famille, etc. Le collaborateur, lui, il s'en fiche. Que je veuille rouler en Porsche toutes les deux semaines, ce n'est pas son problème. Mais par contre, il doit être assez intelligent et avoir cette empathie et rentrer dans... un objectif global. C'est-à-dire que moi, je veux obtenir ça via mon cabinet. Maintenant, lui, quel intérêt il a à rentrer dans ce cabinet ? Et donc, il a ses propres objectifs aussi et on doit trouver le point de convergence, en fait. Et le point de convergence, faire en sorte qu'il dure le plus longtemps possible. Soit une droite parallèle, mais très proche.

  • Speaker #1

    Justement, quand tu as recruté les paris-bois, quand tu l'as recruté, comment tu t'assures au moment où tu vas l'avoir ? que justement, tu vas répondre à son objectif intrinsèque et qu'elle, en lien avec son objectif, elle pourra répondre au tien.

  • Speaker #3

    Je lui ai posé la question, quels sont tes objectifs ? Comment tu vois ta vie ? Elle m'a expliqué un peu son histoire. Elle avait beaucoup d'expérience et humainement, il y a eu un match. Donc, les échanges étaient très fluides. Et c'est l'authenticité, la sincérité des échanges qui m'ont mis en confiance. Et on n'a pas parlé chinois. Et je lui disais la même chose. Je lui disais, moi, dans mon cabinet, c'est le chaos. Ne crois pas que tu vas vivre dans une structure où tout est en règle, etc. Donc soit tu es OK avec le chaos et quand ce sera difficile, tu vas relever les manches et puis on va faire en sorte de redresser les choses. ou soit tu as besoin de quelque chose qui est structuré, cadre, etc. Je ne peux pas te l'offrir. Tu vois, être très transparent, être très honnête. Et ça se passe très bien. Et donc, je n'ai pas menti. Mais ça se passe super bien. On le vit bien, en fait. Et je trouve qu'on arrive à... Il faudrait que je repose la question. Mais on arrive à s'épanouir et avoir du temps pour nos familles, pour le travail. Et le travail est fait en temps et en heure.

  • Speaker #1

    Mohamed, toi, ça fait huit mois que tu as lancé. Est-ce que tu peux donner un peu de data, un peu de chiffres ? Qu'est-ce qui t'a aussi amené à créer ce cabinet avec toute cette expérience ? J'ai l'impression que tu as à peu près une dizaine d'années d'expérience dans la profession. Avant de lancer ton cabinet, ça a été quoi la thèse du départ ?

  • Speaker #2

    C'est que le jour où j'ai commencé à prendre la direction du pôle compta dans un cabinet, je me suis dit, il faut que j'ai mon cabinet. C'est aussi simple que ça. Le jour où j'ai été diplômé, résultat 12 janvier 2024, le lendemain, mon dossier était parti à l'ordre. Avant même d'avoir une rupture mentionnelle ou une démission ou quoi que ce soit, le dossier était déjà parti. J'ai lancé mon cabinet en me disant qu'il faut qu'il y ait une vision très claire, c'est que je ne veux pas d'un gros cabinet, mais je veux d'un cabinet qui m'assure un niveau de vie qui rattrape mes 8 ans, 9 ans d'études. Simplement ça, et que je puisse à la fois kiffer, être dans la passion de la compta, etc. Moi, dans le recrutement, par exemple, il y a beaucoup de transparence et d'échanges avec les collabs. Par exemple, là, j'ai une collab qui me dit que la compta, ça me saoule. Je veux faire du contrôle de gestion. C'est ce qui m'intéresse. Ok, on recrute une autre personne et elle va s'occuper de tout ça.

  • Speaker #3

    Excuse-moi, je te coupe. Mais là, le fait que la collab, elle dise clairement les choses, c'est magnifique.

  • Speaker #2

    C'est puissant. Il y a de la pure confiance dans ce que je dis.

  • Speaker #1

    Mais comment tu crées ce terreau fertile ? Comment déjà, au début, c'est quoi ta thèse de cabinet et quelles vont être les règles du jeu à l'intérieur ? Pour que justement, après, quand les gens y rentrent, ils savent, si la personne a dit je n'aime pas la compta, je veux faire autre chose. Du coup, c'est que tu as défini une règle à l'intérieur qui lui permet de le faire.

  • Speaker #2

    La règle, c'est que le cabinet, c'est chez vous. Donc, si c'est chez vous, on est à l'aise, on se dit tout et on fait les choses. J'ai une collab, par exemple, sa grand-mère était malade. Chez nous, on peut faire du télétravail, mais pas de manière continue sur deux, trois semaines, etc. Sa grand-mère était malade. T'es dans tes travails jusqu'à ce qu'elle se rétablisse. Que ce soit dans deux mois ou dans six mois, je m'en fous. Parce que si t'es au cabinet et que tu t'inquiètes pour ta grand-mère, t'es pas productif. Alors que si t'es à côté d'elle, tu vas être productif. Elle, elle veut une autre qui veut faire du contrôle de gestion. J'ai des clients qui sont en demande. OK, maintenant, mets en place tous les process, crée les produits, crée le service, crée la tarifaction, OK, allez. Et fais le rendez-vous avec le client, propose ce qu'il a proposé. Ça marche, ça marche pas, on s'en fout. On va proposer, si ça fonctionne, c'est OK. Mais si je l'allais sur de la compta, elle va bâcler potentiellement son travail, ça va la saouler et à un moment donné, elle va me dire, mais moi, je vais arrêter, ça ne m'intéresse pas. Et quand j'ai lancé, c'était ça l'idée. C'était, venons, on fait quelque chose où, entre guillemets, je sors de la maison pour aller à la maison. Vraiment.

  • Speaker #1

    Est-ce que tu n'as pas peur, toi aussi, qu'à un moment donné, tu vas perdre le contrôle de ça ? Je m'explique. Ça veut dire qu'il y a un principe qui dit que la confiance n'exclut pas le contrôle non plus. C'est-à-dire que tu vas donner aussi beaucoup d'autonomie et de responsabilisation. Fais-le. Je te fais confiance. Si ça te fait kiffer, vas-y. Et c'est trop bien. Mais du coup, comment tu t'assures aussi la délivrabilité de la qualité ? Parce que là, tu te lances aussi. Il ne faut pas risquer aussi la rentabilité de ton cabinet et ce qui peut se passer demain. Comment aussi tu as projeté ça ?

  • Speaker #2

    Tout reste quand même sous contrôle. Enfin, là, pour le contrôle de gestion, tous les livrages vont être contrôlés. Après, tout ce qui est lié au travail et à la compta, on doit faire des déclarations de TVA, etc. Donc, si tu as du retard, tu sais que naturellement, ce n'est pas fait. On n'exclut vraiment pas le contrôle. Je suis vraiment là pour accompagner, les aider. C'est pour ça que je rentre très tard le soir. C'est qu'en journée, je suis vraiment avec eux. Je peux m'asseoir avec toi et faire tout le process d'accompagnement, etc. Mais après, il peut y avoir... quelques soucis par moment parce que tu lèves le pied sur certaines choses, etc. J'ai eu le cas. J'ai pris un juriste au mois d'août quand j'étais parti en vacances. Quand je suis revenu, c'était catastrophique. Mais c'était quelqu'un qui avait un peu bossé avec moi avant, etc. Ce qui fait que sur le recrutement du deuxième juriste, là, on a énormément échangé. On a défini les valeurs communes, etc. Je n'ai plus mis tous mes dossiers avec lui. Je me suis remis à faire des créations, etc. Et derrière, quand j'ai vu que ça fonctionnait avec, Première relation, les clients qui t'appellent, qui te disent mais le juriste, il est incroyable, je kiffe, etc. Là, tu peux refaire confiance totalement.

  • Speaker #1

    Donc du coup, toi, tu es manager d'un certain nombre de personnes. Comment tu arrives à trouver le juste équilibre entre être un bon manager, mais aussi délivrer la partie opérationnelle ? Parce que j'imagine que tu es en face aussi de structuration. Donc forcément, il faut mettre en place des process pour que ça puisse rouler, ça puisse être huilé. Quel est le temps de qualité que tu alloues ?

  • Speaker #0

    à tes collabs pour veiller à ce que la qualité soit OK ? Est-ce que tu as des temps qui sont dédiés ? Est-ce que c'est le lundi, le mardi ? Comment c'est organisé tout ça ?

  • Speaker #1

    Tous les jours, de 11h30 à midi. Échanger avec les collabs sur ce qui va, va pas, s'ils ont des questions. J'ai commencé à le mettre en place, ils aiment bien. Ce retour, ça peut durer deux secondes. C'est juste une question sur un dossier, fin de l'histoire. Sur les process, Abdelhaïd a dit pour en témoigner, mais je suis très organisé. Depuis très longtemps, je construis mon cabinet. Ça fait trois ans que je suis en train de construire mon cabinet, tous les process qui vont avec, les lettres d'émission, pour la télé, enfin tout ce que tu veux, tout a été construit en amont. Il y a un drive qui doit, si je pense, être divulgué un jour dans la valeur des millions d'euros. Il est énorme, il y a tout dedans. Mais j'ai commencé à le construire il y a longtemps. Donc si tu veux, moi je savais qu'il fallait... Ah oui,

  • Speaker #0

    donc en fait tu te lances depuis huit mois, mais...

  • Speaker #1

    Mon cabinet, je l'ai construit avant.

  • Speaker #0

    Ok, parce que... La préparation. Ouais, parce qu'en fait, t'as aiguisé la hache avant de couper l'arbre, quoi.

  • Speaker #2

    C'est exactement ça.

  • Speaker #1

    Et je n'avais pas d'autre choix, c'est que moi j'aime bien faire les choses de manière organisée. C'est limite, tu me dis demain on mange ensemble, j'ai besoin de connaître l'heure, le restaurant, comment je vais y aller, etc. C'est hyper important pour moi. Donc là,

  • Speaker #0

    c'est quoi le profil ? Ça c'est bleu là.

  • Speaker #1

    Purement. Mais tu vois, je suis hyper organisé. Surtout que je vais en voyage, j'ai besoin que tout soit bien carré pour partir. Et ce qui fait que mon cabinet, je l'ai anticipé. Donc le jour où je me suis lancé, c'était naturel. C'était une aventure quand même, mais c'était naturel. Tu voulais déchiffrer tout à l'heure, mais là, en 8 mois, on doit être à 350 euros de CA. Fait que tu aurais encaissé.

  • Speaker #0

    350 000 ? Parce que 350 euros,

  • Speaker #1

    c'est mon pot.

  • Speaker #2

    Je suis fait léger.

  • Speaker #1

    350 000 euros en signé, on doit approcher les 500 000. En 8 mois d'activité.

  • Speaker #0

    C'est incroyable.

  • Speaker #1

    Je connais très peu de cabinets qui ont fait ça. Je sais que je n'ai pas le recul encore. pour le voir.

  • Speaker #0

    Moi, je vois des experts comptables, des fois, ils me disent j'ai fait mon premier exercice, je suis à 30K, 60K, je suis une boîte.

  • Speaker #1

    Je ne suis même pas à 1 an encore. Et là, ce que je disais tout à l'heure, c'est que la semaine dernière, sur 3 jours, 20 clients ont signé. Que du bouche à oreille.

  • Speaker #0

    Que du bouche à oreille, donc dans l'acquisition, c'est comme ça que ça marche ? Alors,

  • Speaker #1

    il y a du bouche à oreille et je reviens sur, du coup, Jawed Lamrini, que j'ai cité tout à l'heure, qui lui a une boîte de paye, etc. En fait, si tu veux, le réseau Lyonnais est un réseau très fermé. Pour mettre un pied dedans, tu rentres par des connaissances qui sont déjà dedans, entre guillemets. Et eux m'ont permis de mettre un pied dans le réseau Lyonnais. Et une fois que j'ai eu le pied dans le réseau Lyonnais, tu fais rentrer un client, il est satisfait, tu en fais rentrer un deuxième, etc. Ça va être du petit dossier au très gros dossier. Par exemple, la semaine dernière, c'est Katsubo et Conferentré.

  • Speaker #2

    Alors après, excuse-moi, je te coupe. Petit disclaimer, il est excellent en vente. en persuasion et en prospection. Ce n'est pas donné.

  • Speaker #1

    En fait, si je veux, quand je pars à un événement ou que j'assiste à un truc ou que je rencontre un client, mon objectif, c'est qu'il soit closé pendant le rendez-vous, pendant l'échange. Et pour ça, c'est que je te donne la valeur pendant le rendez-vous. On peut aussi s'adapter à ta situation. On va réfléchir à des montages, etc. Mais je ne vais pas te donner toute la valeur pour que tu restes avec une envie de revenir. Et quand tu reviens, généralement, je te close et c'est fini.

  • Speaker #0

    Vas-y.

  • Speaker #3

    Tu disais tout à l'heure que c'était le bouche à oreille. Oui. Mais tu es aussi sur LinkedIn.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #3

    Est-ce que LinkedIn t'a pas aussi ramené des clients ?

  • Speaker #1

    LinkedIn, en un an, a dû m'apporter 10 clients.

  • Speaker #0

    Il y a peu, en fait.

  • Speaker #1

    C'est peu sur la communication que tu fais. Mais moi, LinkedIn, je me base dessus pour deux choses. D'une part, c'est une notoriété qu'on doit aller chercher auprès des éditeurs, de tous ceux qui travaillent avec la profession. pour qu'ils comprennent que le pouvoir, c'est nous et plus eux, mais vraiment pour qu'il y ait une relation saine. Aujourd'hui, Dieu merci, on est par exemple en très bonne relation avec plein d'outils comptables, on échange sur des petites thématiques, etc. Pour les étudiants, je dois avoir peut-être 15 messages par jour, et je ne réponds pas des fois, mais je leur dis je suis désolé, mais j'ai d'autres impératifs. Mais aussi également pour les étudiants, parce que je ne veux pas qu'ils se lancent dans une profession sur laquelle ils auront un regret dans 3, 4, 5, 6 ans. Nous, les regrets qu'on a pu avoir, c'est peut-être sur certaines choses liées au métier. Aujourd'hui, on a une capacité de communiquer dessus, de dire, telle chose, ça ne va pas, attention, là, il y a des trucs comme ça qui vont bloquer. Et ça ne veut pas dire qu'on les enlève de la filière de l'expertise comptable. On les met dans une filière financière. Tu kiffes la finance, il y a plein d'autres métiers à côté. Mais comprends que tu vas faire huit ans d'études, qu'il y a un stage qui est long, etc. Et ça me permet aussi de communiquer auprès d'eux. Mais ça n'a jamais été dans l'intention d'avoir des clients. Moi, les clients, je les ai principalement par bouche à oreille ou en participation. à des événements. Je fais quelques conférences à droite à gauche sur des thématiques et ça me permet à la fin de venir rencontrer des personnes, de closer.

  • Speaker #0

    D'un point de vue naturel, les profils comptables, en tout cas qui sont issus de la profession, vendre, ça peut être un gros mot, tu vois. Genre, c'est peut-être pas assumé. Comment toi, t'as appris à développer ce skills, tu vois, cette compétence ? Et c'est quoi les quelques conseils que tu pourrais donner, soit à des collabs même qui bossent en cabinet, qui pourraient rentrer des missions, tu vois, ou à des confrères ?

  • Speaker #1

    On a tous un besoin. Nous, notre besoin, c'est d'avoir des honoraires qui rentrent, qu'on puisse payer à la fois des salaires, les locaux nos salaires. Et les clients, ils ont besoin de faire tourner leur boîte. Mais le prix ne doit jamais être adapté à la peur du client. On peut dire, il faut que je paye le minimum, etc. Mais plutôt à la qualité de service que tu vends. Moi, j'ai fait mon mémoire d'expertise sur la data. C'est une mission qui n'existait pas en cabinet. Donc, j'ai créé toute la mission, entre guillemets. Et à la fin, j'avais une problématique, c'est qu'il fallait vendre cette mission-là. Donc, je me suis formé sur la vente. Et j'ai créé un peu le statut d'expert comptable commercial. tu analyses le client et tout client a une frustration. Et dès lors que tu déniches un peu cette frustration chez le client, tu es obligé de répondre à cette problématique-là. Donc, tu as plein d'ostics qui vont arriver après. Tu as ta frustration, tu vas voir quel est l'impact sur sa situation personnelle, professionnelle. Et à la fin, il va avoir cette envie de réponse. Sauf que cette envie de réponse, 90%, voire même 100% quasiment des cabinets le donnent gratuitement. Je te donne la réponse, fin de l'histoire, et je ne te facture rien du tout. L'idée, c'était de dire... On crée un process de vente à partir de ça, de dire, OK, tu as besoin de la réponse. Pour ça, il faut que je te facture. Pour te facturer, je te montre, parce que le livrable est hyper important, je te montre par quels moyens tu vas gagner de l'argent ou économiser ou réduire ton risque. Et ça vaut tant. Et le rapport payé par rapport à la frustration qu'on a fait, Masterclass. À la fin de l'histoire.

  • Speaker #0

    OK.

  • Speaker #2

    Et il m'a accompagné là-dessus sur un sujet que j'avais et j'ai vendu beaucoup plus que ce que je pensais vendre à la base.

  • Speaker #0

    Ça veut dire que... Du coup, tu enlèves la peur de vendre aussi plus cher parce que peut-être tu mets en face la valeur que tu apportes vs le prix. Du coup, si le prix que tu payes est inférieur à la valeur que tu vas délivrer, c'est OK.

  • Speaker #1

    Tu as une deuxième technique aussi, c'est d'inverser la situation. Au lieu de proposer des honneureurs, tu laisses le client te proposer les honneureurs qu'il aimerait avoir. Donc, tu as déjà ton échelle. Si elle est trop basse, tu vas lui expliquer que non, ce n'est pas possible. Mais au moins, si le mec te dit, moi, je suis prêt à 350 euros pour ça, etc. Si c'est dans tes cordes à quelques euros près, tu peux toujours ajuster et tu as une satisfaction immédiate. Oui,

  • Speaker #0

    je vois.

  • Speaker #1

    Et voilà.

  • Speaker #0

    Je sais quoi, je vais le tester celui-là.

  • Speaker #1

    Je le fais énormément. C'est le mec, avant de parler au normal, je lui dis, mais toi, tu es prêt à payer combien ? Et il te dit, c'est 200, 300, 400, 500. Mais OK, mais tu as besoin de quoi dedans ? Et quand il te fait le détail, tu sais où tu vas t'arrêter pour la mission, plus ou moins, ou compléter. Mais au moins, tu as déjà son budget. Tu sais que si tu fais trop cher, ça va le bloquer. pas assez cher, ça te met toi dans le rouge.

  • Speaker #3

    T'as déjà eu le cas où il t'a proposé plus que ce que tu pensais ? Oui,

  • Speaker #1

    une fois.

  • Speaker #3

    T'as fait quoi ?

  • Speaker #1

    Je lui ai dit en toute transparence que je m'alignais sur mon prix à moi parce qu'en temps... En fait, je fonctionne beaucoup par transparence. Tu vois, moi, en réunion fin d'année, je sors le temps passé, je sors les zones à refacturer. Si j'ai passé moins de temps que prévu, je te fais un avoir. Et le client, ça y kiffe parce qu'il est en totale transparence. Et si j'ai passé plus de temps, la hausse se fait progressivement. Je veux pas être dans la brutalité. C'est que si on doit augmenter, je ne vais pas te passer par exemple de 500 à 1000 balles, mais je vais te faire une progressivité sur l'année pour arriver au bon prix.

  • Speaker #3

    Donc toi, tu proposes des honoraires éthiques ?

  • Speaker #1

    Oui, j'essaie de fonctionner dans l'éthique à 100%. Parfois, c'est compliqué parce que si tu veux être éthique, il faut qu'en face, la personne soit réceptive sur cette partie-là. Parce que le jour où tu fais ton avoir parce que tu as passé beaucoup moins de temps, le jour où tu vas augmenter, il faut qu'ils le comprennent aussi. Et que ça ne soit pas une situation de blocage.

  • Speaker #0

    Toi, de ton côté ? Tu fais à la fois de l'expertise comptable et du coaching. D'un point de vue externe, ça pourrait créer la confusion. Comment tu arrives justement à allier ces offres et à les proposer aussi à tes clients ? Et sur quels produits, finalement, tu les fais rentrer dans ton cabinet ? Et même, comment tu arrives aussi à asseoir la légitimité de se dire « expert comptable, coach, ça ne marche pas » .

  • Speaker #2

    Ça n'a rien à voir. J'étais confus moi-même au début, en fait. C'était deux choses que je voulais scinder, c'est-à-dire que je voulais avoir une offre coaching. J'accompagne les gens dans leur sujet, questionnement sur le leadership, management, problèmes personnels, peu importe. Et c'était très individuel. Et après, en fonction, je leur disais, oui, mais je suis aussi expert comptable. Quand tu dis les deux en même temps, les gens ne comprennent pas. Ou alors expert comptable, il vient parce qu'il a un besoin de bilan, de déclaration fiscale et c'est tout. Donc, c'est en me trompant, en fait, que j'ai corrigé le tir. Et la bonne formule, c'est pour moi, en tout cas. c'est de rencontrer les dirigeants, les personnes, et dans les premiers questionnements... Le retour que j'ai, en tout cas 99% du temps, c'est qu'on ne pose jamais des questions. C'est bizarre. C'est la première fois que ça m'arrive. On ne pose pas ce genre de questions d'habitude. Je rentre directement dans le perso. Comment ça se passe ? Qu'est-ce que tu fais en ce moment ? Pourquoi tu fais ça ? Je pose des questions. Le gars est électricien. Pourquoi tu fais ça ? Parce que je dois gagner ma vie, etc. Mais si tu ne gagnes pas, qu'est-ce qui se passe ? Et donc, on rentre vraiment dans le perso. Et moi, ma croyance, c'est que le pro est au service du perso. Et donc, ce que tu fais, ça répond à un intérêt personnel, forcément. Donc, c'est ça que je vais chatouiller, challenger dans mes discussions clients. Et la comptabilité, c'est un outil. Donc ça, moi, je le laisse bien au stade de outil. Et ce qui m'importe, c'est le dirigeant. C'est la personne que j'ai en face de moi, c'est l'humain. C'est l'humain avec qui j'échange. C'est ça qui est vrai. Le reste, ça se corrige. Mais l'humain, les décisions, elles sont puissantes, en fait.

  • Speaker #0

    D'ailleurs, la conséquence de ce qui va se passer dans l'outil, dans la compta, c'est la manière dans laquelle se construit l'humain que tu vas accompagner.

  • Speaker #2

    Exactement.

  • Speaker #3

    Comme il disait Mohamed tout à l'heure, je préfère qu'elle fasse du contrôle de gestion parce que si elle continue la compta et qu'elle n'aime pas, ça se verra.

  • Speaker #2

    Bien sûr,

  • Speaker #1

    mais je pense que c'est... hyper important. Ça se verra dans les comptes. Pour moi, dans ton fonctionnement, alors moi, je n'ai pas la même vision qu'Abdelaziz. Le compta, ce n'est pas un outil, mais c'est l'essence même de ce qu'on fait qui nous permet de tout faire. Je ne mettrais pas le terme outil dessus. Je n'aurais pas de mot à mettre. Pour moi, c'est compta, c'est compta, entre guillemets.

  • Speaker #2

    C'est parce que tu es passionné.

  • Speaker #1

    Oui, peut-être. Mais l'humain a toute son importance, tu vois. J'ai du mal à comprendre les cabinets qui voient leur collab souffrir et galérer et ne pas agir en conséquence. On remplace l'humain par l'humain simplement. Parce qu'il y a une question de rentabilité, etc. Honnêtement, je préfère perdre un peu de rentabilité, avoir des équipes qui vont kiffer, que penser que rentabilité et avoir un turnover tous les trois mois, quatre mois, cinq mois. Du coup,

  • Speaker #3

    il y a des experts comptables qui ne voient pas ça parce que pour moi, c'est un problème d'empathie, tu vois. De communication et d'empathie.

  • Speaker #1

    Pour moi, on a une génération d'experts comptables qui est dans leur bureau, qui pensent au développement, qui font leur rendez-vous, etc. Qui sont... pas avec les collaborateurs dans les bureaux par moment ou avec des réunions. Il y a le rendez-vous annuel, enfin le bilan annuel avec les collabs pour faire le point sur leurs primes. Voilà. Je pense que 90% des collabs s'en foutent parce qu'ils savent que c'est pas basé sur des chiffres pertinents, sauf certains cabinets. Je prends le cas de CK, par exemple, où ils ont une vraie valorisation de la prime pour les collabs, etc. Mais 90% des cabinets n'ont pas de valorisation sur la prime, le temps de passer, enfin... Ou simplement passer et dire au collab sur tel dossier merci. Je pense que le collab, il va avoir un apaisement de dire « Ah ouais, mais regarde ce que je fais, je ne rends juste pas que des comptes. »

  • Speaker #0

    D'ailleurs, je rebondis là-dessus. J'ai enregistré un épisode hier, je ne sais pas à quel moment il va sortir, mais justement, il y avait un cabinet qui est labellisé Happy At Work et ils ont créé une charte du management. Et justement, il y a ce côté reconnaissance en mode Juste de dire merci parce que peut-être que le collab lui il s'est dit ça fait trois semaines je suis en train de travailler là-dessus, je me suis arraché et il ne m'a même pas dit merci. Et donc juste le fait d'avoir cette reconnaissance, tu dis ah ouais ok au moins il a vu que j'ai charbonné.

  • Speaker #1

    Mais tu sais que moi j'en veux toujours un expert comptable en 2020 où j'ai remplacé sur plusieurs dossiers une collab qui était un arrêt maladie et il ne m'a toujours pas dit merci en pleine période fiscale. La seule chose qui m'a reproché, c'est de ne pas avoir bossé pendant que j'avais chopé le Covid.

  • Speaker #0

    Ok, génial.

  • Speaker #1

    Alors que j'ai sorti, je ne sais pas combien d'années, et je m'attendais simplement à un merci, tu vois.

  • Speaker #0

    Oui, c'est tout.

  • Speaker #1

    J'ai encore le mail de dire, vous ne bossez pas aujourd'hui, c'était un jour, ce n'était pas pendant trois semaines. Vous ne bossez pas aujourd'hui, vous avez le Covid. Est-ce que vous pouvez rapidement me sortir tel dossier ?

  • Speaker #0

    Ok.

  • Speaker #1

    Donc, tu te poses des questions par moment sur certaines choses.

  • Speaker #3

    Du coup, comment tu fais, toi, pour répondre à ce besoin de reconnaissance de tes salariés ?

  • Speaker #1

    T'échanges avec eux. Quand tu vois que le job est fait, qu'il est fait dans les temps et qu'ils sont à fond avec toi, nous, par exemple, tous les matins, il y a un petit déj. Tous les matins, il y a un petit déj équipe. Et ça peut être des croissants, ça peut être du pain d'huile d'olive comme si tu étais au Maghreb.

  • Speaker #3

    Ou qui ramène.

  • Speaker #1

    Non, ça peut être moi. Majoritairement, ça va être moi qui va apporter, mais tu as des collabs qui vont apporter de même au bureau, etc. Ce qui fait que ça, déjà, ça te crée une cohésion de dire OK, je suis dans une team. Le fait aussi d'être souvent avec eux, le merci est dit plus simplement. Parce que tu échanges avec eux sur les dossiers de manière continue. Je n'attends pas un mois pour avoir un retour sur un dossier. Ils ne les surchargent pas. Ils ont en moyenne peut-être 30-40 dossiers chacun. Mais ils doivent tout faire dessus. Ce qui fait que je les vois beaucoup plus souvent. Je reçois énormément de clients. Et le point se fait simplement et le merci sort naturellement. Mais c'est ce que je disais tout à l'heure, quand tu es isolé dans ton bureau, que tu ne partages pas trop de moments avec tes collègues, naturellement, tu n'es pas reconnaissant avec eux. Ou tu l'es au moment où tu vas leur dire merci pour cette année, mais c'était il y a 12, 15 mois.

  • Speaker #3

    Oui, peut-être un merci par an, ce n'est pas suffisant.

  • Speaker #1

    Pour moi, ce n'est pas suffisant. Au moins deux. Et c'est ce qui est beau qu'aujourd'hui, les gens aiment bien.

  • Speaker #0

    Du coup, j'ai deux questions. La première, c'est... J'ai quand même la sensation que toi, tu as un niveau et un rythme de travail qui est quand même balèze, tu vois, et qui n'est pas à la portée de tout le monde. Comment aussi tu fais pour ne pas refléter ça sur les gens avec lesquels tu vas travailler ?

  • Speaker #1

    C'est ce que je disais à l'instant, c'est qu'ils ont un portefeuille qui est réduit.

  • Speaker #0

    Non mais réduit par ?

  • Speaker #1

    Pas pro-marché, on va dire. Où ils peuvent faire beaucoup plus de choses sur un temps de travail, on va dire, normal. On le disait tout à l'heure, les heures subs sont rémunérées, mais ils sont contrôlés aussi. Il y a un contrôle dessus. Je te vois le soir tard, tu n'as rien à faire ici, je m'en fous réellement. Le plus important, c'est chez toi, ta famille, tes amis, tes proches, etc. Je vois. Que moi, je reste plus longtemps, ça ne te concerne pas. C'est perso, c'est mon cabinet, donc il y a quelque chose de plus entrepreneurial, etc. Mais toi, ça ne doit pas t'impacter. Et je pense, il y a juste ça.

  • Speaker #2

    C'est toi qui absorbe, en fait,

  • Speaker #1

    ce que tu gardes tous les deux temps. Le stress, c'est moi qui... J'essaie de le prendre en totalité. Alors, c'est dur, mais tu l'absorbes en totalité. pour que tout le monde soit zen et serein dans les équipes.

  • Speaker #0

    À quoi tu veux que ton cabinet ressemble ? Tu t'es dit, je me fixe un objectif, je ne veux pas faire un trop gros cabinet. Alors, c'est quoi trop gros cabinet pour toi ? Et comment tu vois aussi l'évolution ?

  • Speaker #1

    Moi, je me fixe, je pense qu'au maximum 15 dans l'équipe, c'est top. Ou j'aurai un pôle compta, un pôle juridique, un pôle un peu ce qui va être communication, réseaux sociaux, images de marques, etc. pour le cab. Et je me limiterai à ça. Et avec des directeurs un peu qui gèrent chaque partie et des collabs qui évoluent à chaque fois. Aujourd'hui, ça fait huit mois qu'on est lancé, on approche les sept personnes. Et à chaque fois, ce que je leur dis en recrutement, c'est que je ne veux pas parler à un an ou deux ans, mais je veux parler à dix, quinze ans. C'est que dans quinze ans, on s'assoit et on dit « Ah oui, il y a dix ans, on a attaqué et on a fait de belles choses ensemble. » Mais je ne veux pas non plus être un très gros cabinet. Parce que j'estime que dès lors que tu deviens très gros, c'est compliqué de tenir dans la qualité, dans la gestion de ton personnel et dans le rythme que tu vas venir imposer. Naturellement, en fait, tu vas prendre plus de recul sur le cabinet, c'est d'autres personnes qui vont gérer. Ils ont peut-être ta mentalité, mais ils ne vont pas l'appliquer de la même manière. Donc c'est hyper, hyper dangereux pour moi. Moi, je fonctionne vraiment, comme je l'ai dit, transparence, confiance. Et je veux que tout le monde vienne au bureau et quand ils repartent... Ils sont contents de rentrer chez eux, mais ils sont limite dégoûtés de partir de chez eux aussi. C'est un entre-deux.

  • Speaker #3

    Et si tu vois quelqu'un qui trahit ta confiance, comment tu réagis ?

  • Speaker #1

    Je ne pourrais pas continuer à bosser avec. C'est arrivé par des clients, on va dire un peu. Je ne pourrais pas continuer à bosser avec. On trouvera un terrain d'entente pour que chacun fasse sa route, sans pénaliser personne. Je ne dénigrerai jamais personne. parce que j'estime qu'on a tous un foyer on a tous des factures à payer et que si tu dois retrouver un cabinet et qu'on m'appelle pour me poser des questions cette phase de trahison ne sera jamais citée c'est ok il a fait du bon job etc fin d'histoire je suis peut-être un peu trop gentil mais je je veux blesser en fait je veux dormir en ayant que personne ne m'enveuille et que j'enveuille la personne que je dors vraiment de manière sereine que je marche dehors, si je recroise la personne, il y a un sourire, il y a un bonjour, il y a fin de histoire.

  • Speaker #0

    Hyper clair. C'est beau. Je reviendrai...

  • Speaker #3

    Mais si la personne, elle t'a fait du mal, en fait,

  • Speaker #1

    tu vois ?

  • Speaker #3

    Elle t'a fait du mal, comment tu fais pour...

  • Speaker #1

    Mais en fait, je ne suis pas attaché à ce genre de choses. Je suis attaché à mes proches, ma famille, mes enfants, etc. Mais ça, c'est simplement des actes qui sont émotionnels. Je pense que même nous, parfois, on en veut à certaines personnes.

  • Speaker #3

    Tu es pas professionnel, tu vois. Elle te supprime un dossier, par exemple, tu vois.

  • Speaker #0

    Tu sais, je fais un...

  • Speaker #1

    Tu vas avoir la haine contre elle, mais tu veux faire quoi ? Le dossier, tu pourras peut-être pas le récupérer. Donc que tu aies la haine contre elle maintenant, pendant cinq ans ou pendant deux mois, ça ne changera rien à ta vie. Et ça va même impacter ta vie perso et pro, etc. Ça va peut-être te remettre en question par rapport aux autres collabs qu'il y a. C'est vraiment inutile. Je suis très apaisé dans ma vie. Donc ça peut être quelque chose de très grave ou pas. Je dors serein, ne m'en veux pas, je t'en veux pas. Et viens, on fait la paix dans la vie. Tu vois, simple. Vraiment.

  • Speaker #2

    Grosse force mentale.

  • Speaker #0

    Hier, je fais encore un podcast avec un ancien expert comptable. Il a 35 ans d'expérience et il me dit... en 35 ans, j'ai dû être stressé 11 jours dans toute ma carrière. Et en fait, il a un mindset où il applique les accords Toltec. Donc, ne prends pas les choses personnellement. Donc, que ta parole soit impeccable, etc. Et du coup, tout a l'air facile, en fait. Tu vois ? Et donc, c'était...

  • Speaker #3

    Toi, t'es droit dans tes bottes.

  • Speaker #0

    Voilà, c'est ça. Et tu fais de ton mieux. Il y avait un autre accord qui était tu fais de ton mieux. Tant que tu fais de ton mieux, bah écoute...

  • Speaker #1

    En fait, les parpreux... Enfin, par pro-collab ou client, tu peux prendre des choses personnellement, ça ne doit pas venir impacter tout ce qu'il y a autour. Tu le prends sur le coup, ça te déçoit, etc. Et après, tu ne peux rien faire. Tu ne peux rien faire. Donc, viens, on continue et on fait autre chose et on se rattrape sur d'autres trucs.

  • Speaker #0

    Je reviens vers toi sur la structuration de l'offre de ton cabinet. Et du coup, toi, de ton côté, au niveau de la répartition du chiffre d'affaires, c'est quoi ? C'est la compta qui est... qui est prioritaire, est-ce que c'est le coaching ?

  • Speaker #1

    Excuse-moi,

  • Speaker #2

    je t'ai coupé. Je ne vends plus le coaching séparément. Ça veut dire que j'ai augmenté ma tarification sur mon accompagnement. Il y a une vraie valeur ajoutée. Et quand c'est perçu, c'est magique.

  • Speaker #0

    Alors justement, comment tu arrives à le faire percevoir ? Parce que là, tout à l'heure, je te fais un montage juridique, ça te coûte 10K, ça te rapporte 60K, facile à comprendre. Toi, c'est intangible. Comment tu arrives justement à montrer cette valeur-là ? Et pourquoi je pose aussi cette question ? C'est qu'il y a certains entrepreneurs ils ne verront pas la valeur d'avoir des tableaux de bord en temps réel. Il me prend la tête avec sa tata. Moi, OK, tu vois, mais je ne vois pas encore. Donc, comment toi, tu arrives à vendre ce virtuel, entre guillemets ?

  • Speaker #2

    J'assume en fait ma position, ma posture. C'est-à-dire que mes tarifs sont fixés en amont. Ça veut dire que je suis un peu plus cher que la moyenne, on va dire, sur une offre d'accompagnement comptable basique. Et c'est pendant le rendez-vous que la personne, elle va se décider ou pas. Les décisions, c'est émotionnel. Donc si ça lui plaît ce qu'elle reçoit et les échanges lui plaisent, la décision est déjà prise. Et après, si elle me dit que c'est trop cher, je dis mais qu'est-ce qui est cher ? Parce que la personne, si elle est satisfaite et que le moment est bien et qu'elle trouve une écoute et qu'il y a quelque chose d'autre qu'un conseil comptable, les gens payent pour ça.

  • Speaker #0

    Donc toi, la compta, tu l'as fait au Luxembourg ? Et en France. Et en France. Ah, les deux. Ok, ça marche. C'est quoi la différence entre les deux pays ?

  • Speaker #2

    Les textes de loi, les lois qui changent un petit peu, mais c'est pas... Fondamentalement, la comptabilité, c'est un langage universel.

  • Speaker #0

    Ok. Dans l'évolution technologique qu'on a aujourd'hui, quand on parle d'automatisation de la compta, comment vous vous faites face ? Toi, tu dis, j'aurais un pôle comptable, ou un pôle expertise, j'imagine, et un pôle juridique, mais est-ce que tu n'aurais pas peur que, avec l'IA, ça s'équilait, quoi ? Par exemple, truc juridique, il y a un expert comptable, il est venu la dernière fois, il m'a dit, on est en train de développer une solution... juridique et c'est ouf. Il a commencé à me montrer. Est-ce que tu n'as pas peur ? Comment tu vas faire aussi demain pour atteindre tes 15 personnes et puis apporter toujours autant de valeur à ton cabinet ?

  • Speaker #1

    Je pense que tout s'adapte. Je te prends le cas des collaborateurs. On n'aura peut-être pas d'assistants en comptable, mais on aura des data controllers. Donc le poste va se transformer naturellement vers d'autres métiers. Sur le juridique, ça va être potentiellement la même chose. Ils vont simplement contrôler. les documents qui seront fournis premièrement. Deuxièmement, nous, dans nos tarifs, on est aussi dans l'obligation de changer. La partie production, il faut qu'on arrête de la facturer ou de la réduire un peu et de valoriser un peu plus l'accompagnement, le conseil, la production du bilan qu'il y a à faire et toute mission exceptionnelle. Je te prends le cas des tableaux de bord. Nous, on les vend avec une période d'essai entre guillemets de deux mois. On le fait pendant deux mois, tu kiffes, ça te convient, c'est adapté, il y a une offre qui va derrière, ça ne te va pas. on arrête là fin de l'histoire on a aussi l'offre personnalisée donc on a moi j'ai bossé sur Power BI mais maintenant j'ai un prestataire qui est dessus on t'adapte ton Power BI à ton besoin au centimètre près en truc donc là les e-commerçants on est en train d'analyser leur stock pour faire du stock déporté enfin plein de trucs et ça aussi les entrepreneurs aiment bien en fait si tu vois on les implique dans le projet à 100% c'est bien on se pose avec un ordi on définit tout le truc t'as les besoins tel tarif horaire ou en forfait en fonction de ce qu'on te développe, et l'outil ne t'appartient pas. Il ne m'appartient pas, donc tu pars avec, puisque tu l'as payé, tu as payé son développement, tu as tout payé. Ce qui fait que c'est comme pour les collabs, on implique également l'ensemble des chefs d'entreprise. Moi, j'ai un code qui est très important, c'est de dire que le client qui vient, il doit comprendre mon langage et il doit comprendre le sien. S'il a des paroles de jeu et qu'il me parle de paroles de jeu, je dois comprendre comment est constitué le parole de jeu. Comme ça, quand je parle de compta, Il faut qu'ils comprennent. Parce que le client qui part et qui t'appelle deux jours après, « Ouais, mais je n'ai pas compris ce que tu m'as expliqué là, tu peux me le redire ? » C'est une perte de temps qui est énorme, qui n'est pas facturable. Alors que si on se comprend dans la langue qu'on utilise... tout le monde est gagnant et à la fin, ça te fait de belles choses. Tu l'envoies à un instigé, tu n'as même pas besoin de lui expliquer. Il veut lire un tableau de bord, tu n'as pas besoin de lui expliquer, etc.

  • Speaker #0

    Hyper clair. J'aime bien dire que le cabinet, il doit proposer aussi des missions qui vont répondre aux besoins personnels du dirigeant. Alors, de quoi ont-ils besoin, les entrepreneurs ? C'est quoi leur rêve à eux ? Et comment, justement, l'expert comptable, il peut aller ? répondre à ce besoin, à son rêve personnel ?

  • Speaker #2

    Tu auras autant de besoins que d'entrepreneurs. Une personne seule, unique, peut avoir tellement de besoins exprimés et non exprimés. Et on rentre dans l'aspect coaching.

  • Speaker #0

    Plutôt, c'est de se dire, les grands traceurs qui disent, est-ce que les gens veulent sécuriser leur famille ?

  • Speaker #2

    Quel est le feedback ?

  • Speaker #1

    Je peux t'y répondre parce que moi, c'est un grand sage qui m'a appris ça, Olivier Sainte-Lèze. Il m'a dit... Ah,

  • Speaker #0

    que je salue d'ailleurs. Elle est trop simple.

  • Speaker #1

    Moi, je l'adore. Il m'a dit une chose. Il m'a dit, quand tu veux accompagner un client, il faut définir les objectifs. S'il te dit, moi, je veux gagner 20 000 euros par mois en salaire, le reste, je m'en fous royalement. Ton objectif, c'est de venir étudier tout ce qu'il y a autour pour savoir s'il a en capacité de gagner ces 20 000 euros et de lui construire tout un montage pour ça. Si son objectif, c'est de voyager... lui trouver un moyen pour s'organiser stratégiquement pour qu'il puisse voyager et gérer son commerce. Donc la première question, c'est quel est ton objectif ? Et à partir de ça, au lieu de partir par plein d'étapes en avant, c'est de partir en arrière pour voir quelles sont les choses à améliorer pour arriver à cet objectif-là. Parfois c'est bon, parfois c'est pas bon, mais c'est comme ça que tu le construis un peu.

  • Speaker #0

    Masterclass. Du coup, c'est quoi leur crainte ? Ou toi, ce que tu peux voir en coaching ?

  • Speaker #2

    Exactement. Donc ça, c'est l'aspect purement conseil. Là, c'est la casquette expert-comptable. J'ai un objectif de temps. Comment on y va ? Et là, tu fais tes montages, et là, tu fais tes optimisations. Et moi, la partie coaching, en plus de ça, c'est pourquoi ? Pourquoi tu veux faire ça ? Et quelles sont tes craintes ? Quels sont tes drivers ? Qu'est-ce qui te pousse à faire ça ? Qu'est-ce qui vient ? Et encore une fois, tu n'as pas de réponse toute faite. C'est chacun en fonction de son environnement, en fonction de sa vie, en fonction de ce qu'il a construit et va exprimer des choses. soit pour se protéger et veut sécuriser financièrement ou soit il veut être le plus riche pour briller tu sais pas en fait chacun bien sûr les chemins de vie sont tellement illimités que tu as pas de réponse tout de fait ouais donc en fait j'ai même l'impression qu'avec la

  • Speaker #0

    brique coach tu peux encore plus creuser le trou t'échanges les besoins et là tu consolides le besoin de conseils et l'accompagnement

  • Speaker #2

    Combien de fois j'ai eu des clients qui viennent, et ça, je les ai un peu chamboulés, mais c'est ce que j'aime faire. Ils viennent pour me dire, moi, je ne veux pas payer d'impôts, je veux payer le minimum d'impôts, etc. OK, qu'est-ce qui se passe ? Et moi, là, je leur pose, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui fait que tu ne veux pas payer d'impôts ? Raconte-moi. Et en fait, il s'avère que c'est juste lui, une croyance qu'il a que s'il paye des impôts, c'est comme s'il se sentait arnaqué. Enfin, après l'heure de discussion. on est retombé dans un schéma où tu peux déclarer tout ton chiffre d'affaires, tu peux être assujetti à la TVA sans problème, tout va bien.

  • Speaker #3

    Tu as changé son système de pensée.

  • Speaker #2

    Exactement. Et il revient là, il se sent écouté dans ses besoins profonds, pas simplement dans j'ai un cabinet, j'ai une société, fais la tournée.

  • Speaker #0

    Et donc ça veut dire que toi, une fois que tu as compris aussi son besoin profond, est-ce que tu lui proposes des solutions pour y répondre ? Parce que si j'ai compris, toi, tu fais la partie comptabilité. Mais est-ce que tu as des offres plus poussées ou plus spécifiques en fonction de ce que tu vas découvrir ? Ou alors est-ce que tu crées des partenariats avec des cabinets pour pouvoir le traiter ?

  • Speaker #2

    Non, déjà, moi, je fais l'expertise comptable. Donc, je le fais, donc je peux le faire. Je peux l'accompagner sur les sujets, on va dire, techniques. Et je suis très bien entouré aussi. Donc, ça, c'est très important d'être bien entouré, même expert comptable ou qui qu'on soit, savoir s'entourer des bonnes et des belles personnes. Ça, c'est important. Et après les besoins coaching, il s'exprime naturellement chez le client. Si lui vient m'exprimer un besoin en coaching, je ne vais jamais chercher moi à vendre quelque chose, un accompagnement ou des séances ou quoi. Mais si lui, il a besoin de s'exprimer, il va me le dire d'une manière ou d'une autre, ou il va m'exprimer, j'ai un restaurateur, sa cuisinière l'a lâché, il m'appelle et me dit ouais.

  • Speaker #0

    comment je fais, qu'est-ce qui se passe mais lui son problème c'était pas et je ne l'ai pas aidé sur la partie recrutement ou autre, il a trouvé tout seul ses ressources mais par contre il avait besoin d'être écouté et de comprendre que finalement c'est normal les couacs dans l'entrepreneuriat et puis voilà c'est tout,

  • Speaker #1

    fin de la séance tu l'as rassuré en fait c'était ce qu'on a besoin pour le coaching moi je dis Parce que du coup, je connais bien Abdelhadi, je le subis par le fait de ses fessièlements.

  • Speaker #2

    C'est quoi le lien entre vous deux ?

  • Speaker #1

    Nous, on s'est rencontrés il y a un peu plus d'un an, quand on avait lancé la nouvelle vague avec Rabat et Vénitien, ce qui a permis d'aboutir sur Experts comptables 2.0. Et je pense que dès le premier message, on a accroché direct. On s'est énormément rapprochés, on a échangé, etc. Et on s'entraide dans nos cabinets. Ce qu'il disait tout à l'heure, le fait de s'entourer, c'est hyper important. Il a besoin d'être sur quelque chose, on s'entraide, etc. Et ça finit par... Bon, il est plus vieux que moi, donc c'est un grand frère.

  • Speaker #0

    On dirait pas. Si vous voulez.

  • Speaker #1

    Mais en apprenant à le connaître, j'ai compris quand est-ce qu'il était en phase de coaching ou pas. Par la manière dont il pose les questions, où il veut aller, etc. Moi, je réussis à le comprendre. Et on a eu la discussion hier soir où on essayait de résoudre un problème. Par le biais de... Enfin, pour moi, c'était OK, on rachète un cabinet. Je suis avec Daft Time, du coup, on est dans l'expansion de racheter des cabinets, etc. C'est OK, il faut racheter, point. Alors que lui, on a posé, je pense, une vingtaine de questions sans y répondre. Donc, on laisse la nuit passer, on va y répondre. Et ces questions vont me permettre de mieux savoir quelle typologie de cabinet racheter, comment, pourquoi, à quelle période est-ce qu'il y en a réellement besoin tout de suite avec la croissance qu'il y a déjà sur Lyon, etc. Moi, j'ai toujours du mal à y croire, cette partie coaching. Je suis très réticent, mais dans le...

  • Speaker #2

    C'est pas un truc que tu as appris à l'école.

  • Speaker #1

    Ouais, voilà, tu ne l'apprends pas. Enfin, on te pose des questions sur des trucs très personnels. Donc, tu te dis... Tu es un bleu. C'est ça, je ne vais pas y répondre. C'est OK, moi, il y a un montage, il faut racheter, on va faire tel montage, on va économiser, on va faire comme ça, fin de l'histoire. Mais tu ne me poses pas la question de dire est-ce que je rachète maintenant ou dans un an ? Est-ce que... Pourquoi je m'associe ? Avec qui je m'associe ? Comment je refacture l'après-sac que je peux apporter ? À quel pourcentage je m'associe ? Est-ce que 20% c'est suffisant ? Ou est-ce que 30% dans ta tête c'est le truc ? Ou est-ce que c'est 10% ? Qu'est-ce que tu vends ? Comment ? Est-ce que ça ne te fait pas confiance à ton activité actuelle ? Tu ne te les poses pas réellement ces questions-là. Au fond de toi, c'est « Ok, c'est viable, je rachète, je développe, j'ai de l'argent. »

  • Speaker #2

    Oui, c'est que d'un point de vue financier en fait. Mais en réalité, le coaching dérobotise les gens.

  • Speaker #1

    Sur plein de choses auxquelles tu ne penses pas. C'est le cas du rachat de cabinet. Ça va nécessiter plus de temps, donc moins de temps en famille. Donc, ce n'est pas ce que je veux. Donc, il y a une situation de blocage également là-dessus. Donc, trouve une alternative. Et moi, je suis très réticent au coaching. Quand je le vois me poser des questions, je me tourne, je ferais un café. Comme ça, il y a du bruit et j'arrête de l'entendre. Et voilà. Mais dans le fond, c'est hyper pertinent. C'est très, très pertinent. Et je pense que c'est aussi l'avenir de la profession. Donc, c'est des missions qu'on va devoir vendre obligatoirement aux clients. Pour accompagner, pour les aider à se structurer, etc.

  • Speaker #2

    On entend des entrepreneurs qui disent « Mon expert comptable s'en fiche de ma vie, il ne m'écoute pas. Je n'ai aucune relation avec mon expert comptable, il fait mon bilan, je n'y comprends rien. » Mais je pense qu'il y a quand même un besoin des entrepreneurs.

  • Speaker #0

    Mais parce que dans le métier d'expert comptable en soi, il n'y a pas cette vocation à rentrer dans le perso, dans l'intime, parce que c'est intime pour le client, de partager ses peurs, de partager ses...

  • Speaker #2

    La psychologie...

  • Speaker #0

    Bien sûr, il n'y a pas... Il y a juste...

  • Speaker #2

    psychologique.

  • Speaker #0

    Il n'y a pas eu... Il n'y a pas eu... Il n'y a pas un cours de psycho dans le cursus. Et on n'est pas là pour ça. Et encore une fois, l'expert comptable n'est pas là pour ça. Donc, dans son approche, il est là pour servir le client, faire du conseil et délivrer ce qui est délivrable. Et le client, lui, dans son imaginaire, quand il a un problème dans sa société, son médecin généraliste, c'est l'expert comptable. D'accord ? Donc, il lui remet tous ses problèmes et il lui met sa charge. Il lui transfère sa charge mentale à l'expert comptable. Et l'expert comptable, il n'est pas équipé pour ça.

  • Speaker #2

    Mais ça, c'est super d'humaniser ces relations de travail, je trouve, même pas que dans le cadre d'expertise comptable, un petit peu dans tout.

  • Speaker #1

    Ah oui, oui. Après, il y a une chose qui est hyper importante, c'est que le cursus expertise comptable, tu apprends simplement à devenir technicien, ni entrepreneur, ni à gérer des humains, ni à gérer des clients. C'est ton expérience qui fait que soit tu passes dans un cabinet où tu as la gestion, etc. Mais à défaut, tu apprends simplement à être technicien.

  • Speaker #2

    Comme les médecins d'ailleurs. Oui. Les médecins, ils apprennent une spécialité, mais ils n'apprennent pas à être bienveillants. Alors peut-être que ça a changé aujourd'hui. Avec les patients, ils n'apprennent pas comment... la psychologie avec ton patient. Donc ça, c'est mon cas. Combien de fois on est allé chez le médecin, le médecin, il te parle sèchement, tu vois. Tu as un cancer, point, tu vois. Il ne te prend pas les formes. Il va te dire, il y a le bureau psychologie à l'hôpital là-bas, tu peux aller le voir.

  • Speaker #0

    C'est vrai, c'est vrai. Après, petit disclaimer qui est important pour moi. On parle beaucoup de coaching, d'accompagnement humain, etc. parce que ça se développe et ça se normalise. Et c'est très bien. Mais je suis persuadé que la majorité des experts comptables... qui exercent, ont ça en eux, ont ces ressources, ces capacités, cette bienveillance. C'est juste qu'ils ne sont pas exprimés sur le sujet où il n'y avait pas la matière. Bien sûr. L'environnement est en mutation, non seulement sur les outils technologiques, mais aussi sur les aspects soft skills et échanges. Quand on parle des générations Z qui arrivent et qui assument de fixer des limites comme on n'a jamais fait avant, on est choqué. Mais il faut les écouter. Il y a un vrai message derrière.

  • Speaker #2

    D'ailleurs, on dit que l'expert comptable, c'est le médecin de l'entreprise. Donc on devrait peut-être plutôt appeler la clientèle, notre patientèle, et prendre soin d'eux. Donc s'ils ont des bobos, ils viennent te voir, tu vois.

  • Speaker #1

    C'est vrai. Mais oui, c'est vrai. C'est compliqué. Quand tu as 1000 clients, comment tu fais ?

  • Speaker #0

    Tu prends parmi eux, si tu n'es pas capable. En fait, c'est ça, c'est se connaître soi, connaître ses limites. C'est que, qu'est-ce que tu veux délivrer comme service ? Pourquoi 1000 ? Moi, je suis obligé de poser, je n'arrive pas à faire autrement que de poser ces questions.

  • Speaker #2

    C'est plutôt les experts comptables en ligne, tu vois ?

  • Speaker #1

    Oui, mais derrière, il y a une insatisfaction de cliente incroyable, etc. Donc, c'est compliqué d'être médecin, de dire, ma patientèle, je vais la chuchoter, etc. Quand tu as 1000 clients. Et on revient toujours au... Ou alors,

  • Speaker #3

    il faut avoir les ressources derrière pour avoir des clients.

  • Speaker #2

    Il a 1000 patients, de toute façon.

  • Speaker #3

    Non, mais c'est possible. Un seul, non, ce n'est pas possible. Mais si tu veux, il faut que tu répliques. Tu crées une clinique, en fait. Oui,

  • Speaker #0

    c'est ça.

  • Speaker #3

    Mes chers amis, on arrive déjà à la fin de cet épisode.

  • Speaker #1

    Oh non.

  • Speaker #3

    Ah oui, mes chers amis. Du coup, je vais avoir quand même deux questions à vous poser, à chacun d'entre vous. Je vais commencer par toi. Comment toi, tu lis et comment tu vois le futur de l'expertise comptable ? à la fois avec les générations, à la fois avec la technologie, c'est quoi le marché et comment tu le vois, toi, pour demain ? Pour aussi donner des clés, l'objectif pour moi, c'est que les gens puissent avoir des clés de toi, ta perception du monde, tu vois.

  • Speaker #0

    Je ne cherche pas à être visionnaire ou à voir ce qui va se passer demain. Je cherche à être ce qu'on appelle antifragile. C'est-à-dire que je me construis aujourd'hui de manière à, quelle que soit la mutation qui peut arriver, je sois OK avec. La résilience. Résilient, voilà. Et je suis construit de manière assez agile pour m'adapter. Et en amont, et c'est ce que tout à l'heure tu as mentionné, ça m'était venu, c'est qu'on participe déjà aujourd'hui au changement de demain, nous-mêmes, en fait. Donc on est aussi des clés qui influencent demain. Donc voilà, je n'ai pas de vision à long terme, mais j'essaie de me construire de manière à ce que je puisse vivre tranquillement, en fait, ma vie.

  • Speaker #3

    Parfait. Mohamed, c'est quoi un peu ta lecture pour demain ?

  • Speaker #1

    Moi, je pense que le futur va être incroyable. Vraiment. On a déjà créé une base. C'est peut-être... Sans vanter, mais Expert 2, Expert comptable 2.0, permet à 1 500 experts comptables de se réunir, de s'entraider. C'est déjà quelque chose qui n'existait pas du tout.

  • Speaker #2

    Ça,

  • Speaker #1

    c'est sur WhatsApp ? Oui. C'est quelque chose qui est déjà incroyable. Tu as 1 500 personnes qui écrivent dans plein de sous-groupes, sur plein de thématiques pour s'entraider. On a des jeunes qui imposent leur façon de bosser, qui permettent aussi de venir changer un peu la manière de bosser dans les cabinets. Et on a une économie qui change avec de la facture électronique qui arrive, etc. On va se concentrer sur des choses. qui vont être moins chiants, entre guillemets, de la TVA, des trucs qui ne nous donnent pas plus de valeur ajoutée que ça, pour créer ce dont a réellement besoin le client. C'est que cette question, on ne lui pose pas, mais à l'avenir, on pourra lui demander, tu as besoin de quoi ? Ok, ça, on a une capacité de te le produire parce qu'on s'est dégagé X temps sur notre journée pour pouvoir le faire. Et je pense que ça, ça va rendre la profession incroyable. Et le fait d'avoir de jeunes experts comptables qui arrivent dans la profession, et qui change un peu l'image qu'il y a. Je prends l'exemple de Rabat, je prends l'exemple de plein de monde sur LinkedIn qui communique, etc. Ça nous permet aussi de démocratiser un peu la profession qui est très fermée, très vieille aussi. Il faut être transparent là-dessus. Et je pense que grâce à ce que les anciens nous ont appris dans leur profession, ça va nous permettre de créer quelque chose qui va être encore meilleur. Je ne pense pas qu'on soit en capacité de le définir, mais moi, je suis un passionné de la compta, donc je sais qu'à l'avenir, on va... tous se régaler grâce aux anciennes personnes de la profession qui nous ont formés pour qu'on ait tous les mêmes bases et qu'on fasse autre chose que de la compta.

  • Speaker #3

    Dernière question que je pose maintenant traditionnellement à tous mes invités. Est-ce que la vie vous a apprise ? quelque chose, une sagesse, une leçon que vous pourriez partager à nos auditeurs. Et du coup, je vais commencer par toi Soumaïa. Ça, généralement, c'est le genre de questions où les gens, ils se posent des questions et ils ne sont pas obligés de répondre très rapidement.

  • Speaker #1

    Moi, j'ai la réponse immédiate.

  • Speaker #3

    Alors, vas-y Soumaïa.

  • Speaker #2

    Moi, je pense que c'est toujours essayer de viser l'équilibre. Dans la vie, c'est pas évident. Et à chaque fois, même si t'apprends et tu sais comment viser cet équilibre, il y a le travers de l'être humain qui revient et qui déséquilibre. Donc toi, tu dois avoir le contrôle sur l'équilibre. Moi, c'est ça qui m'a appris dans la vie, que je veux partager ça aux gens. gens, essayez de viser toujours le juste milieu, l'équilibre et ça pourrait résoudre beaucoup de problèmes.

  • Speaker #1

    Mohamed ? Moi, c'est profiter des siens. Et vraiment, j'ai perdu quelques personnes dans la vie qui ont fait que je m'en suis rendu compte après que j'avais... pas assez profité. Donc, c'est vraiment profiter de ses proches, famille, amis, et que le travail, c'est juste un plus. Et pas que la vie, c'est un plus, mais plutôt que le travail, c'est un plus, et la vie, c'est ce qui doit nous faire kiffer.

  • Speaker #0

    Et moi, il y a plusieurs choses qui me viennent en tête. Il n'est jamais trop tôt pour chercher à se connaître.

  • Speaker #3

    Parfait. Merci beaucoup. Et moi, c'est moi qui pose les questions.

  • Speaker #1

    On est trois contre trois.

  • Speaker #3

    Merci. Qu'est-ce que la vie m'a apprise ? Franchement, elle m'a apprise plein de choses. Mais je pense qu'il y a deux éléments qui me viennent en tête là tout de suite. C'est qu'il faut être droit dans ses bottes dans la vie et essayer de faire les choses pour que... Eh bien, on n'ait jamais de reproches à te faire parce que tu as blessé ou tu as fait quelque chose de mal pour les autres. Donc ça, pour moi, c'est quelque chose de très important. Donc dans ma vie, quand j'essaye de faire des trucs, c'est toujours d'avoir cette idée en tête en me disant... Zumba ! essaie que tu sois droit dans tes bonnes, dans ta relation avec les gens. Et ça me permet aussi d'essayer de trouver ce juste équilibre entre le fait de penser à moi et de penser aux autres. Et deuxième élément, c'est que les gens, ils ne connaissent pas leurs limites. Et donc, il faut se battre à franchir ces limites. Parce qu'en fait, comme tu ne les connais pas, si tu n'as pas de croyance limitante, du coup, tu peux quand même aller beaucoup plus loin que ce que tu l'avais imaginé. Donc voilà.

  • Speaker #1

    Magnifique. Un peu d'applaudissements.

  • Speaker #3

    Non, arrêtez là.

  • Speaker #1

    Un peu d'applaudissements. Merci.

  • Speaker #3

    Merci à tous d'avoir suivi cet épisode jusqu'à maintenant. J'espère qu'il vous a fait kiffer autant qu'on a pris de plaisir à le réaliser. Si c'est le cas, n'hésitez pas à faire péter la barre des likes. J'ai vu hier une data sur le podcast qu'il y avait 80% d'écoute de personnes qui n'étaient pas abonnées. Abonnez-vous de force, abonnez vos copains et vos amis.

  • Speaker #0

    C'est un scandale. Abonnez-vous et ne discutez même pas.

  • Speaker #2

    Likez tout de suite la vidéo.

  • Speaker #3

    Et puis sur ce, je vous souhaite naturellement... le meilleur et je vous dis à la semaine prochaine pour un prochain épisode. Ciao !

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