- Speaker #0
Dans mon quotidien d'entrepreneur, j'ai un kiff. Sortir marcher et appeler mes potes. Alors au fil du temps, m'est venue une question. Et si ces appels, je les enregistrais ? Parmi ces potes, il y a Alexis Eve, fondateur de Yanniro. Chaque semaine, on s'appelle pour parler de ce qu'on a appris dans nos business respectifs. Mais en vrai, ça part souvent un peu dans tous les sens. En gros, on fait nos pas, on est entre potes et on peut pas. Moi, c'est Benoît Dubos, cofondateur et CEO de Skelesia. Et c'est un énorme plaisir de te compter avec nous sur cet appel. Allez, mets tes chaussures. Allez que ça va décrocher. Eh, on a un truc à célébrer.
- Speaker #1
T'as un truc à célébrer.
- Speaker #0
Bah ouais.
- Speaker #1
C'est quoi ?
- Speaker #0
Il est venu le temps béni du témoignage d'Akiro.
- Speaker #1
Exactement. Mais oui, mais oui, t'étais tout content.
- Speaker #0
Yannirot X, Akiro, it's going down.
- Speaker #1
Mon Dieu, la rêve de vieux. Ouais, ouais, tout à fait. Donc, on a suffisamment bossé avec Akiro pour que vous puissiez voir le gros featurier Flavien cross Alexis en vidéo pour raconter ce qui s'est passé. J'ai proposé à Flavien de mentir contre des mois gratuits. Mais il n'a pas accepté. J'étais prêt à dire, on a fait 6 millions en 5 minutes. Incroyable.
- Speaker #0
Allez-y, donnez-leur tous vos argents.
- Speaker #1
Donnez-leur tous vos argents.
- Speaker #0
Et profitez de cette opportunité business que je vous propose.
- Speaker #1
Mais il m'a dit, il m'a dit la vérité. Je lui ai dit, mais pourquoi ? Je ne comprends pas. Tu ne veux pas juste que ça génère des clients ? Je ne comprends pas bien ce qu'on est en train de faire là.
- Speaker #0
Quoi ?
- Speaker #1
éthique quoi mais non mais c'est pas c'est pas plus simple si je rajoute des zéros putain mais j'ai loué une Lamborghini en arrière plan pour rien là putain franchement c'est plus que c'était Wally Vigier ah là non mais écoute c'est très sympa on est très content d'Akiro et on peut vous dire en long en large et en travers pourquoi on étant moi en l'occurrence dans la vidéo Pendant que moi, genre 5 minutes avant, je faciais un témoignage client avec Alice et Bob, l'entreprise qui fait du quantique, une des entreprises qui fait des ordinateurs quantiques en France, dont on forme les managers depuis moult temps. Et donc, on a un très beau témoignage qui explique pourquoi on est trop fort.
- Speaker #0
Ça s'écrit quantique. Par contre,
- Speaker #1
quantique, oui, il y a un fricanisme là-dessus. Quoi ?
- Speaker #0
Africation ?
- Speaker #1
Il y a une frication, ouais. Ouais, ouais, ça frique, ça frique, ça frique de fou.
- Speaker #0
Dans tous les cas, ça frique. Et trop bien, trop bien. Alors, si je n'oublie pas de le mettre dans la description, j'oublierai de le mettre dans la description. Le témoignage sera en lien directement dans la description. Mais trop cool, franchement.
- Speaker #1
Bah, bien sûr.
- Speaker #0
Chose promise, chose due. Et si vous voulez envoyer tous vos argents et profiter de cette opportunité business qu'on vous propose, c'est-à-dire qu'Akiro, notre agence chez Skelesia de prospection, à breuve. votre agenda de rendez-vous turbo qualifié parce que c'est ce qu'ils font toute la journée et bien ça se trouve sur notre site www.kélésia.co, vous vous baladez,
- Speaker #1
vous allez trouver et pour juste que vous donnez un TLDR du témoignage donc ça fait Cinq mois je crois que Akiro génère en moyenne 11 rendez-vous, un qualifié j'insiste lourdement, dont on a commencé à closer les premiers et qui viennent nourrir allègrement notre pipe, à l'air d'un inbound qui est bien challengé pour tout le monde. Ça fait plaisir de se dire qu'on peut se reposer sur 10-12 rendez-vous qui vont tomber quoi qu'il quoi.
- Speaker #0
Ah c'est chaud du chaud là en ce moment l'inbound.
- Speaker #1
L'inbound on est fâchés.
- Speaker #0
On est fâchés fâchés.
- Speaker #1
On est fatigués, on est fatigués.
- Speaker #0
On relance YouTube demain là. à raison de 2 vidéos par semaine mais je sais pas comment vous faites ça ça me désosse d'avance moi de faire du Youtube c'est trop marrant parce que là c'est exactement le même setup que nous moi je suis parti du principe d'emmerdement minimal j'ai pris une équipe qui s'occupe de toute l'éditorialité du montage, de la mise en ligne et moi je viens faire le Kékos sur Riverside sauf que là c'est enregistré en vidéo et on s'amuse bien Ouais mais toi t'as une mentalité de slave driver Ta solution c'est de faire rien Ah oui oui J'ai le plan cloud code max Plus plus moins monsieur
- Speaker #1
Et d'ailleurs c'est le sujet du jour C'est le sujet du jour pas le plan cloud code pro max Parce que ça de toute façon c'est tous les jours On est rentré au stade où je me faisais la réflexion Il y a pas longtemps Tu sais comment pendant un moment les petits malins disaient Eh mais Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais Internet, c'est aussi nécessaire que l'eau et l'électricité. Genre, si tu es dans un appart et qu'il n'y a pas Internet, tu n'es pas chez toi. Oui, merci, Sherlock, on avait compris. Je pense que les LLM, on n'est pas loin. On n'est pas loin. Tu vois, si demain, il y a un espèce de shutdown mondial et qu'il n'y a aucun LLM qui marche pendant une semaine, les gens ne sont pas contents.
- Speaker #0
Tu penses ?
- Speaker #1
Oui. Pas tout le monde, évidemment, mais je pense que c'est suffisamment. Quand je vois les gens autour de moi qui sont à différents niveaux de professionnalisme sur les LLM, j'en connais pas un seul qui a pas juste son chat GPT ou son cloud vissé au bout de l'agenda, au bout de... Enfin, c'est le réflexe de tout, quoi.
- Speaker #0
C'est ce qu'on disait la semaine dernière sur le fait que c'est en train de complètement se layeriser et devenir même un layer cognitif aujourd'hui. C'est absolument invraisemblable. C'est plus simplement un gadget à la marge, quoi.
- Speaker #1
Pour notre meilleure paresse, parce qu'on est tous passés... dans un monde où nos promptes ressemblent de plus en plus à « Vas-y, fais le truc là ! Pas chier, enfin ! »
- Speaker #0
Mais alors, ça, pour le coup, je suis de moins en moins d'accord avec ça. C'est-à-dire que oui, en fait, la porte d'entrée, c'est la flemme. Mais perso, et je le constate autour de moi, je ne connais pas une seule personne qui bosse moins.
- Speaker #1
Non, mais c'est pas ça. Oui, oui. Non, non, pardon. Pas la paresse au sens bosser moins, la paresse au sens sous-traiter son cerveau, quoi.
- Speaker #0
Ouais, complètement. Parce que, comme ça, ça te permet de monter d'un cran. et te concentrer sur des tâches plus high level, plus méta.
- Speaker #1
Alors ça c'est la théorie. Moi je prédis un fork vers toute une partie de la population qui va basculer en mode management teubé comme les gens qui ont des bullshit jobs dans les grosses entreprises. Tu sais les managers qui rentrent dans l'open space qui font « ça bosse hein, bon c'est bien, let's keep double rolling » et toutes ces conneries là.
- Speaker #0
Tu veux une petite confession qui est toujours dans la droite lignée de ce dont on va parler aujourd'hui mais là on est sur une petite transition très cool. très cool tu me diras mais bref là il ya eu un enrêlement de métacognition où il ya eu un espèce de non je vais pas dire ça j'ai dit ça j'ai dit ok j'abandonne tout ça sur le bord de la route on continue est ce que j'ai dit ce que je viens de dire est ce que je viens de penser est ce que j'ai pensé je suis tombé sur la vidéo d'un type donc la petite de la vidéo c'est si vous n'avez pas cinq conversations cloud code qui tourne sur votre terminal en permanence vous êtes en retard ouais mais c'est le truc de la token anxiety ça et donc je vais voir La vidéo délivre exactement ce qu'elle promet, c'est-à-dire qu'il commence en montrant ses conversations. Je suis allé voir un petit peu. Oui, bon, c'était de la merde, quoi. Son take, c'était, vous imaginez pas le nombre d'emplois qu'on peut détruire grâce à Cloud Code, c'est trop bien. Et on va se faire plein des argents. Et en gros, vous imaginez pas tout ce qu'on peut automatiser aujourd'hui avec Cloud Code. Et alors, pour le coup, je me suis appuyé sur le dossier de mon fauteuil que je n'ai pas parce que je suis sur un vélo. Donc, j'ai failli tomber. Et après avoir failli tomber, je me suis dit, mais attends, est-ce que j'ai cinq trucs ? à faire faire en simultané, moi, perso, à Claude Codd en permanence. Et je me suis rendu compte que pas du tout, parce qu'en fait, j'ai tellement délégué tellement de trucs... que j'ai quasiment plus que du build aujourd'hui dans ma boîte.
- Speaker #1
Eh bien, écoute, c'est une excellente transition.
- Speaker #0
Ben oui. Et donc, je ne sais pas quoi faire. Je n'ai pas assez d'opportunités de cramer du token. C'est un problème. Et je vais vous expliquer comment vous vous retrouvez dans la même situation que moi.
- Speaker #1
Eh bien, écoute, on est ultra chaud. Donc, le point de départ, c'était l'épisode précédent dans lequel on était au détour d'une conversation sur autre chose. Mais écoutez tous les épisodes précédents parce qu'ils sont tous bien. Il n'y a pas un seul... C'est all killer, no filler. Comme les albums de 41. C'est un oskip, l'album anthologie papote.
- Speaker #0
D'ailleurs, dans un des épisodes, je ne vous dis pas lequel, mais quelque part, Alexis partage la clé de son wallet crypto, à savoir qu'il est millionnaire en crypto. Donc, je vous laisse aller écouter ça. C'est dans un des épisodes, tous les épisodes confondus.
- Speaker #1
Et dans un épisode, tous les épisodes confondus, pendant trois secondes, Benoît, en arrière-plan, très loin, imite une cigale. Mais ça, c'est vrai. Il y a une des cigales d'arrière-plan qui est Benoît, mais pas longtemps.
- Speaker #0
Celui qui m'envoie le timecode. Je lui fais un virement.
- Speaker #1
Exactement. De beaucoup. De beaucoup d'argent.
- Speaker #0
De beaucoup d'argent.
- Speaker #1
Et donc, oui, on était arrivé à la conclusion que son agenda, l'agenda de Benoît est un agenda dans lequel, globalement, il n'y a pas de bloc. Enfin, il n'y a pas de chose. Il n'y a pas de rendez-vous à part une papote une fois de temps en temps dans lequel il arrive quand même à être en retard. Même si c'est de ma faute si on décale. On se fait des petits bifs là au milieu. Et dans le mien, il y a plein de trucs. Et c'est... Je pense qu'à ce stade-là, ce n'est pas une question de bien, pas bien. Pour moi, je connais... Enfin, il y a différentes manières de faire les choses. Mais par contre, dans l'ère dans laquelle on rentre, en fait, c'est mieux d'avoir un agenda dans lequel il n'y a absolument rien parce que ça permet d'être beaucoup plus focus, beaucoup plus deep sur du build. Parce que moi, je le vois... Donc, j'ai une règle d'or qui est que je ne fais pas de rendez-vous le matin. Donc, le matin, c'est des phases de deep work. Mais l'après-midi, je suis back-to-back sur différents trucs. Et donc, la question, c'est... Mais dis-moi, Benoît. Comment qu'on fait pour avoir un agenda dans lequel il y a fucking rien ?
- Speaker #0
Eh ben je vais vous le dire, en bon Bonaldi de la productivité. Bon, je pense que tu l'as compris, on s'apprête à t'envoyer un max de valeurs et d'infos dans cet épisode. Le truc, c'est qu'apprendre des choses c'est cool, mais les appliquer pour générer des vrais résultats c'est encore mieux. Et c'est là qu'on a pensé à toi. On t'a compilé une fiche de lecture ultra actionnable, ultra concrète, ultra concise, qui contient tout un tas de recommandations à implémenter dès aujourd'hui dans ta boîte. Donc en gros, le nec plus ultra de tout ce qu'on va se raconter là, en un seul et unique document. ultra concret, ultra précis, ultra concis, ultra actionnable, tout simplement. Tu peux l'obtenir directement via le tout premier lien en description de l'épisode, ainsi que celle de tous les épisodes précédents, mais aussi celle de toutes nos vidéos YouTube, parce que tu sais qu'on en publie une par semaine. Si t'es pas abonné, je t'invite à y aller. Bref, je t'embête pas plus longtemps, on reprend l'épisode. Je vous propose de fonctionner exactement comme je t'ai proposé de fonctionner, mettre un petit peu de théorie dans tout ça, histoire de voir un petit peu les principes que j'ai appliqués, et ensuite tu pourras me savater de questions. Ouais. Ok ?
- Speaker #1
Bah vas-y.
- Speaker #0
Nickel. Donc, Je vais reprendre là tout simplement ce qu'on inculque à nos clients. On a dans nos accompagnements un kit qu'on appelle kit productivité. Ça permet aux clients de se libérer le plus vite possible 20% de leur temps de travail, c'est-à-dire à peu près une journée, parce que c'est fondamental, déjà ne serait-ce que pour suivre l'accompagnement avec nous, et parce que si tu n'es pas en mesure de consacrer 20% de ton temps à ce qu'on va voir, ça va être très compliqué pour toi. En gros, tu as deux grandes typologies de travail qui sont en rapport de force permanente, qui sont en tension permanente. C'est d'une part le build et d'autre part le run. Le build, c'est quoi ? C'est tout simplement le fait... de bâtir ta boîte, en fait. C'est-à-dire que le build consiste à bâtir le système, consiste à résoudre des problèmes de fond, consiste à créer le cadre, en fait, qui permet à la valeur d'être créée. Donc, c'est le rôle qui revient fondamentalement aux founders, aux dirigeants, à l'entrepreneur. C'est résolument la tâche entrepreneuriale, la typologie de travail entrepreneuriale par excellence. C'est ce qui fait avancer l'entreprise. Donc, ça va être recruter, structurer un process, penser ce process, prendre des décisions. C'est-à-dire que... Le temps que va passer un entrepreneur à aller marcher pour réfléchir, c'est du temps de build, c'est du temps de travail, ça faut le comprendre. Prendre du recul, c'est du temps de travail. C'est pour ça que Bill Gates, entre deux visites sur la Hibston Island, il se prenait des Think Week d'une semaine où il se mettait tranquillement dans les Everglades et dans une maison tout seul pour réfléchir, parce que ça lui permettait de prendre de meilleures décisions. Est-ce que c'était des vacances ? Non, c'est du travail. et c'est ça qui est problématique c'est qu'on a tendance à appréhender notre façon de travailler au quotidien par la lunette, la lentille du run. Le run qui est la deuxième grande typologie de tâche qui relève des tâches qui font tourner l'entreprise. Là où le build fait avancer l'entreprise, il permet de progresser, d'être un petit peu plus solide, robuste que la veille, le run fait tourner. Ça va être résoudre des problèmes de surface, créer de la valeur, délivrer pour les clients, prospecter, et ainsi de suite. Donc typiquement, faire un entretien annuel, ça va être... typiquement du run. Donc, ce qui revient essentiellement aux managers, aux salariés, aux prestataires et ainsi de suite. Le run, c'est la tâche productive par excellence. Et le problème, c'est qu'on va avoir tendance à très facilement se faire ensevelir sous le run en tant qu'entrepreneur pour une raison toute simple, qui est que dans un premier temps, t'es obligé d'habiter absolument toutes les casquettes.
- Speaker #1
Au début, t'es un ou deux ou trois, donc bon, y'a pas trop de mystère.
- Speaker #0
Et donc, c'est extrêmement compliqué. parce que tu es obligé de trouver des clients. Le grand diptyque qui permet à une boîte d'avancer, c'est ton go-to-market qui te permet de choper des clients et les ops qui te permettent de délivrer, de magnifier tout ça et d'en faire des preuves qui te permettent de go-to-market encore plus facilement. Donc, c'est après, tu as cette récursion-là. Forcément, au début, tu es pris en tonneille entre les deux. Et le problème, c'est que dans l'immense majorité des cas, parce que tu n'as pas les bases, parce que tu n'as pas ce que je suis en train de t'apprendre là et parce que tu veux aller vite, tu veux aller fort, et qu'en plus de ça il y a de fortes chances que tu aimes ce que tu fais et bien tu te retrouves avec des emplois du temps qui sont foutraqués de run avec des calls dans tous les sens avec des euh rendez-vous à n'en plus finir, et avec que des tâches productives. Et le problème, c'est que les tâches productives, par définition, cognitivement, elles vont très très mal se marier avec ce dont tu as besoin pour build, c'est-à-dire du temps devant toi, de l'espace mental, le moins d'encrassement possible de ton processeur. Et c'est pour ça que nous, ce qu'on fait dans les boîtes qu'on accompagne, c'est qu'on essaie du mieux possible d'organiser à minima des demi-journées, mais idéalement des journées complètes, où l'entrepreneur va pouvoir se concentrer exclusivement sur son build, c'est-à-dire se retrouver avec un agenda complètement vide. pour vous donner un ordre d'idée moi j'ai quasiment rien dans mon agenda j'ai quelques appels par-ci par-là que j'ai concentrés sur les lundis et les mardis et le reste du temps j'essaie d'avoir l'agenda le plus vide possible et les quelques calls que je vais avoir ça va être là par exemple pour tourner du contenu et sinon je n'ai absolument rien c'est à dire que cet après-midi j'ai un tournage aujourd'hui pour vous donner un ordre d'idée j'ai eu un call juste avant là je suis en train d'enregistrer en début d'après-midi j'ai un enregistrement de podcast et ensuite j'ai absolument rien rien. Hier après-midi, j'avais absolument rien. Et j'avais envoyé un screenshot à Alexis de mon emploi du temps sur une semaine, et j'avais quasiment rien. Et c'est comme ça toutes les semaines. Pourquoi ? Parce que justement, j'ai réussi à petit à petit évincer le run de mon quotidien, pour pouvoir me concentrer de plus en plus sur du build. Et ce qui est trop cool, c'est qu'initier ce truc-là, initier cette dynamique-là, ça permet une boucle de rétroaction. trop cool dans la mesure où le temps que tu te libères sur du run tu peux consacrer à du build qui te permet d'améliorer ton système de là ton système va mieux tourner donc tu vas avoir plus de ressources pour pouvoir plus facilement déléguer et ainsi de suite et donc ce qui est génial c'est qu'une fois que tu as initié ce truc-là, une fois que tu as réussi à te libérer une demi-journée, une journée, dans ta semaine pour build ta boîte, tu vas petit à petit te faire aspirer vers toujours plus de build. Et c'est là que tu vis ta meilleure vie et à la fin, tu te retrouves avec le choix super confortable de doser comme tu as envie de doser. C'est-à-dire, derrière, tu peux concevoir ton emploi du temps. selon ton envie. Tu as des entrepreneurs qui adorent Run, pour le coup. Très très bien dans ces cas-là, qu'ils puissent consacrer trois jours par semaine à Run parce que ça les fait kiffer. Et d'autres comme moi qui adorent passer le plus de temps possible dans le build. Donc moi, pour le coup, je vais consacrer l'équivalent d'une demi-journée par semaine à Run. Ça ne me rend pas moins pertinent pour ma boîte. Au contraire, parce que mon rôle, c'est avant tout de build. Et il y a infiniment de gens plus. compétent et plus régulier que moi pour run tout ça.
- Speaker #1
Je te suis de fou je rajouterais tant qu'on est dans cette partie là qu'un point en tout cas qui a marché pour moi parce que je n'ai pas de problème à avoir des plages de build j'aimerais en avoir encore plus. En fait je suis rendu au stade où je pense que j'aurais vraiment de la valeur à encore augmenter mon pourcentage de build et je vous donne le le hack c'est vraiment une terminologie à la noix la petite chose qui a absolument tout changé Merci. c'est du mardi au vendredi, les matinées n'ont absolument pas le droit d'avoir des rendez-vous, et tout le monde le sait. Ce que ça veut dire, c'est que ce n'est pas acceptable, à part urgence absolue, genre pris au client, un truc qui va nous faire tomber sans cas, que de foutre un truc dans ma matinée. Parce que c'est le moment où je suis le plus productif, où j'ai l'esprit le plus clair, etc. Et ça, ce qui est important, c'est juste pour partager mon véhicule là-dessus, c'est 1, il a suffi de le décider. c'est aussi con que ça c'est qu'à un moment donné j'ai dit non Vous ne mettez pas des trucs dans mon agenda et je ne mets pas des trucs dans mon agenda. Et donc au début tout le monde fait « Ouais ouais, à part si XYZ et toutes les lettres de l'alphabet grec quoi » . Je fais « Non non non, à part si rien » . Et donc il y a des gens qui vont me dire « Ah mais il y a machin qui veut te rencontrer pour une interview » . Oui bah machin, je le rencontrerai dans deux semaines, c'est pas grave. Et en fait tout se décale automatiquement. Et c'est ça qui est assez intéressant que j'ai observé, c'est que si vous avez l'impression que c'est pas possible, faites-en une règle noir sur blanc et soyez extrêmement bourrin. pour la défendre parce que tout le monde va essayer de vous chahuter là-dessus et vous verrez qu'en fait au bout d'un moment tout le monde s'habitue.
- Speaker #0
La règle sous-jacente à comprendre, et c'est fondamental de le comprendre, c'est qu'aucune urgence n'avait vraiment une. Et que rien n'est aussi urgent que ce qu'on croit. Et que les gens en fait n'attendent pas autant après nous que ce qu'on croit.
- Speaker #1
Et je vais même aller plus loin. En tout cas, avec le petit système que j'ai testé, si toutes vos matinées sont libres, si vous avez des vraies urgences, vous pouvez y répondre sans stresser. Là, par exemple, il y a une DRH qui m'a appelé lundi en me disant « J'ai une propale de Maboule pour toi, mais par contre, il faut que je la présente jeudi. Est-ce que tu peux me faire un truc ? » Je fais « Oui, bien sûr ! » Parce que j'ai des blocs de 4 heures qui n'attendent que d'être remplis de trucs intéressants.
- Speaker #0
Ou tu regardes juste par la fenêtre et tu attends.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Tu attends qu'une DRH d'un grand groupe vienne te demander une propale pour jeudi.
- Speaker #1
Exactement. Donc en tout cas, j'en suis là.
- Speaker #0
Et alors là, pour le coup, le cran au-dessus de ce que tu as mis en place, c'est ne laisser personne spontanément caler un rendez-vous. C'est-à-dire que moi, vraiment, la règle, c'est vous ne calez rien sans me demander. C'est-à-dire que vous me proposez des créneaux, il n'y a pas de souci. Par contre, jamais de la vie, vous m'envoyez une invitation, vous calez à fortiori quand ça implique un autre...
- Speaker #1
Et la réponse par défaut est non.
- Speaker #0
La réponse par défaut, c'est moi qui décide en fait. Je veux dire, vous ne calez pas des trucs à fortiori quand c'est vide. parce que quand c'est vide, je suis en train de faire des choses. Je ne suis pas en train de me la couler douce. Et ça, c'est un truc à comprendre. C'est que c'est tout à fait normal de ressentir un inconfort au fait d'avoir un agenda vide. Le build... adore le vide et les gens ont du mal à comprendre ça et on a été formé à une certaine vertu de l'agenda plein. L'agenda plein est un giga poison pour un entrepreneur. L'agenda plein est utile pour un commercial, c'est utile pour un homme d'affaires, quelqu'un qui fait du deal, des deals.
- Speaker #1
C'est même plus, je vais aller plus loin, c'est utile pour un manager ou un cadre dirigeant d'un groupe du CAC 40 parce que tu ne fais pas du build, tu fais de l'arbitrage, ce qui peut se faire en réunion.
- Speaker #0
Exactement. Donc, Elon Musk... passe sa journée à enchaîner les appels des rendez-vous de 10 minutes. Apparemment, je crois que c'est étrange d'être 10 minutes. Parce qu'il passe sa journée à prendre des décisions.
- Speaker #1
Quel plaisir !
- Speaker #0
Et il va se faire des petits rails de kétamine entre deux saluts romains. Je ne sais pas si un jour ça va le lâcher ce truc. J'espère pas. Mais en gros, on ne parle pas de la même chose. C'est-à-dire qu'Elon Musk aujourd'hui n'est plus dans une logique de build, et dans une logique d'orchestration, dans une logique de management d'assets, et de prise de décision stratégique. C'est un homme d'affaires. Ce n'est pas un entrepreneur. Ce n'est pas quelqu'un qui build. lui de ses dix doigts. Et notre rôle à nous, c'est de penser la boîte, c'est de la systémiser, c'est de bâtir le produit, c'est de bâtir les offres, c'est de prendre du recul sur tout ça, etc. Et c'est d'orchestrer les gens qui vont être en mesure, en leur donnant parce qu'on leur donne le bon contexte, les bons outils, les bonnes directives, le bon feedback, de faire toujours mieux. Et donc, comment instiguer tout ça ? Déjà, il y a trois types de tâches à comprendre, à identifier. Par hiérarchie, décroissante, la première, c'est la tâche systémique. C'est les tâches qui relèvent d'un travail sur ton entreprise. Donc ce qu'on parlait tout à l'heure, en fait, c'est du build. Ça, pour le coup, c'est du build pur, ce qui permet à ta boîte d'être un petit peu plus solide que la veille. C'est ça le build, c'est comme ça qu'on l'identifie. C'est-à-dire mettre en place un process, réécrire une page de vente, retravailler une offre, ça, c'est des tâches systémiques. Ensuite, il y a les tâches productives. Donc ça c'est les tâches pour ton entreprise, c'est les tâches que tu ferais si t'en étais le salarié. Donc par exemple, produire pour un client, ça c'est des tâches productives.
- Speaker #1
Prendre un appel de vente, écrire un poste, un truc comme ça.
- Speaker #0
Exactement. Et dernièrement, c'est les tâches subsidiaires. Donc ça c'est des tâches vraiment reloues, qui apportent aucune valeur, que t'as juste la nécessité de faire, sinon tu peux potentiellement avoir des problèmes. Donc t'sais, t'as deux typologies de problèmes. T'as les problèmes d'opportunité et t'as les problèmes de blocage. Les problèmes d'opportunité c'est ce qui te permet, si tu les résous... d'avoir une boîte qui, pour le coup, est plus robuste, etc. Et les problèmes de blocage, c'est des problèmes que, quand tu les as résolus, tu n'as pas avancé. Donc, un impayé client, ça, c'est une tâche de blocage. C'est-à-dire qu'une fois que tu l'as résolu, tu es de nouveau au point de départ. Eh bien, les tâches subsidiaires, c'est ça. C'est-à-dire que l'inbox zéro, l'admin, la compta, dans l'absolu, si on pouvait s'en passer, on n'en aurait rien à faire. Et donc ça, ça te donne une hiérarchie. toute simple, pour tes journées. Vu que tu as une capacité cognitive limitée dans ta journée, tu as une réserve en glucose limitée, ton cerveau va pouvoir produire un certain nombre de bits de raisonnement dans sa journée, et bien, tu vas commencer... toutes tes journées par tes tâches systémiques. Ça va être le socle de ta journée. C'est ça qui te permet d'avancer. Ensuite, tu vas avoir tes tâches productives. Donc, une fois que tu as fait tes tâches systémiques, tu as mis en place tes process, tu as pris ton recul, etc. Là, tu vas produire pour tes clients. Et enfin, à la fin de la journée, tu vas finir par tes tâches subsidiaires. Inversement, tu vas commencer par tes tâches subsidiaires pour tout ce qui va être délégation. Donc, tu vas déléguer ça le plus vite possible. Dès que tu as l'opportunité de te dégager un peu de cash pour te prendre quelqu'un, de quelque manière que ce soit, qui va s'assurer de ton admin, de ta compta et de toutes ces tas tâches-là qui ne font pas avancer ta boîte, tu le fais. Tes tâches productives, ensuite, ça va être la même chose. Dès que tu peux recruter un prestat, un salarié, pour le faire à ta place avec le même niveau de qualité, en tout cas les mêmes ordres de grandeur de qualité, tu vas le faire. Et comment tu vas le faire ? En te concentrant sur tes tâches systémiques. C'est-à-dire que si tu arrives dans un premier temps à te dégager une demi-journée par semaine... à raison de soit des demi-journées pleines, soit une heure, deux heures le matin, avant de commencer ta journée, tu as les deux approches, et le mieux c'est de tester, tu vas voir que petit à petit, tu vas créer cet effet d'aspiration, ou parce que tu vas mettre en place des process, parce que tu vas justement bâtir ce socle-là, tu vas être en mesure de déléguer de mieux en mieux, avec de plus en plus d'efficacité, parce que tout ça, le build, c'est une compétence à part entière, c'est vraiment une méta-compétence. Et c'est un truc qui s'apprend pour le coup. Et donc c'est fondamental à comprendre. Comment t'assurer de créer cet environnement maintenant ? Très simple. Là je vous donne vraiment la checklist toute bête que vous pouvez mettre en place dès aujourd'hui. Comme l'a dit Alexis tout à l'heure... La base, c'est de choisir une journée ou deux demi-journées dans la semaine. Vous créez un événement, vous invitez toute votre boîte dedans, toutes les parties prenantes de votre boîte. Vous nommez l'événement, temps de focus, merci de ne pas déranger. Et c'est marre. Vous faites un call ensuite où vous expliquez à l'équipe voilà ce qui va se passer à partir de maintenant. Pendant ce temps-là, vous me foutez la paix. C'est-à-dire que toutes les urgences, parce qu'aucune urgence n'en est vraiment une, en tout cas jamais à hauteur de ce qu'on s'imagine, toutes les urgences de 9h à 13h le jeudi, je les traiterai à 13h le jeudi. Pas à 9h, pas à 11h, etc. Là, j'ai l'impression d'être un LLM quand je dis ça. Donc ça, c'est la base. Et ensuite... Deuxième phase, vous allez pouvoir planifier toutes les semaines, vos semaines, de sorte à commencer par une identification de vos sujets slash problèmes d'ordre systémique. Donc, commencez toutes les semaines en vous disant, ok, là, cette semaine, qu'est-ce qui manque sur la base des retours qui m'ont été faits, sur la base de ce que j'ai envie de ma roadmap, sur la base de ce que j'identifie comme besoin prédominant pour ma boîte, qu'est-ce que j'ai besoin de mettre en place ? Petit framework tout bête pour prioriser, c'est l'ICE, I-C-E, Impact. Vous allez noter si vous avez du mal à y voir clair. Vous allez faire un petit tableur Excel. Vous notez tout ce qui a besoin d'être build. Et vous allez noter chacun sur 10 par ordre d'impact. Donc impact sur la boîte si vous le mettez en place. Confiance dans le fait que vous êtes en mesure de le faire avec votre niveau d'info et de ressources à l'instant T. Et ease, c'est-à-dire facilité de mise en place. Et là, ça va vous permettre de prioriser tout bêtement. Et en général, de toute façon, on n'a même pas besoin de faire ça parce que ça nous vient relativement spontanément. Et dans l'absolu, on s'en fiche d'avoir raison à l'instant T puisque l'objectif, c'est qu'aucun sujet ne revienne d'une semaine à l'autre et que vous soyez en mesure de le régler. Donc au pire du pire, le sujet vraiment urgent attendra une semaine. Ce n'est pas grave. Une fois que vous avez ça, vous vous assurez que ce soit réglé sur le temps de build. Parce que... assurez-vous que le sujet que vous avez identifié sur la semaine ait trouvé une solution, même si elle n'est pas parfaite, de sorte qu'il ne revienne pas la semaine suivante. Ça, c'est une règle de YC, c'est Stephen Alstromer, qui était une sorte de Sam Altman de Y Combinator, qui expliquait que ça, c'était un des indicateurs qui lui permettait de repérer si une startup allait péter ou pas. C'était, est-ce que les sujets reviennent d'un office à work à l'autre ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr, c'est malin.
- Speaker #0
Et en gros, il s'est rendu compte que systématiquement, les startups qui galèrent sont celles qui vont revenir avec un ou plusieurs sujets d'une semaine à l'autre et avec finalement une roadmap qui ne va pas se renouveler. Là où celles qui décollent sont celles qui, non seulement ne reviennent jamais avec un sujet, qui buildent tout et qui même ont anticipé leur roadmap et donc ont finalement abattu plus de builds que ce qui était prévu à la base. Dites-vous que le simple fait de vous assurer qu'aucun sujet ne revienne sur la table, va vous permettre d'avoir la vélocité qui va vous permettre justement d'initier cet effet d'aspiration où petit à petit vous allez mettre tellement de choses en place. Et là aujourd'hui, c'est on ne peut plus facile avec l'IA, que vous allez pouvoir déléguer sereinement, vous allez pouvoir mettre la bonne intensité au niveau de votre run, et ce qui va faire que d'ici un an, et franchement ça peut aller vachement plus vite que ça, vous allez vous retrouver avec une boîte qui ne ressemble plus du tout à ce que vous expérimentez aujourd'hui. Parce que vous êtes plus saccagé au quotidien par le run. Et ça nécessite deux choses. Ça nécessite déjà de prendre cette décision de vous libérer cet espace-là. Et ça nécessite aussi, ça peut aussi nécessiter potentiellement d'augmenter légèrement son temps de travail pendant un temps. Parce qu'il y a des entrepreneurs qui n'ont pas ce loisir-là. Et je le sais, on le voit chez nous. T'as des entrepreneurs qui sont tellement, tellement sclérosés dans leur run que c'est juste pas possible pour eux-là de décider de but en blanc, de se libérer ne serait-ce qu'une demi-journée. Dans ces cas-là, t'as pas d'autre choix que...
- Speaker #1
Bah tu bosses le samedi quoi.
- Speaker #0
Bosser le samedi, bosser le dimanche, bosser plus tôt le matin. À un moment donné, t'as pas d'autre choix. Mais l'objectif, dans tous les cas, c'est de commencer par vous libérer... une journée par semaine, c'est 20% de votre temps, c'est pas grand chose, pour vous concentrer, n'avoir aucune distraction, rien dans votre agenda, vous allez voir que sur les premières sessions, ça va être bizarre, ça va être étrange, parce que vous allez pas être habitué, donc vous allez tourner en rond, etc. Mais justement, allez marcher, réfléchissez, prenez de la hauteur, prenez un calepin et notez sur du papier les sujets récurrents de ces derniers temps, et vous allez voir que petit à petit, la pensée divergente va se déclencher, et vous allez commencer à avoir des idées. Et Et... N'oubliez pas que justement, le build, c'est une compétence, c'est une méta-compétence qui se développe, et que donc, parce que c'est en forgeant qu'on devient forgeron, vous devez faire face à cet abîme-là pour commencer. Très très vite, vous allez y prendre recoup.
- Speaker #1
Très bien, très bien.
- Speaker #0
Voilà un peu ce que j'ai à dire sur le sujet. J'espère que ce n'était pas trop abstrait.
- Speaker #1
Non, bien sûr que non, ce n'est pas abstrait. Moi, je veux passer au niveau 2, parce que donc, pas du tout pour me la péter, mais c'est plutôt pour faire un point là-dessus. Je pense... qu'au travers des dernières années d'entrepreneuriat, j'ai mis en place quasiment tout ce que tu viens de dire, en tout cas aussi loin que je peux, et je peux témoigner de l'importance que ça a, franchement c'est essentiel, et je peux aussi témoigner de à quel point c'est le principe général qui est important, parce que ça ne prend pas la même forme selon que tu aies du cash en banque ou que tu sois freelance et que tu es donc dans le build et dans le run par définition, donc évidemment c'est à géométrie variable. Moi, ce que je te propose, c'est de te poser mes défis actuels et qu'on voit ensemble ce que ça t'évoque.
- Speaker #0
De vous.
- Speaker #1
Là où j'en suis. Donc, en gros, ce que je m'attèle à faire depuis des années, tout le temps, c'est à killer le plus de trucs possibles de mon agenda volontairement. Donc, je les regarde avec insistance, avec hargne même, et je me dis, toi, je vais avoir ta peau, là. Toi, t'existes plus. Et donc, là, on va regarder les derniers, qui sont forcément les plus résistants, et je veux bien ton avis. Première chose où je me demande... comment ça marche. Alors j'ai une idée dans les grandes lignes mais je veux bien t'entendre. Je suis le talking head d'une partie du contenu. Tu vois typiquement comme tu l'es là toi maintenant dans Papote, et moi aussi dans Papote mais je suis la personne qui interview et donc ça c'est des créneaux que je n'arrive pas à faire disparaître. C'est quoi ton take là-dedans, là-dessus à part un mix entre c'est normal c'est la vie et point virgule c'est pour ça qu'il faut faire des ads, des rails.
- Speaker #0
C'est quoi exactement le créneau ? La typologie de créneau qui te fait chier ?
- Speaker #1
Ce qu'on est en train de faire là. interviewer des guests pour le podcast de Gagnéron.
- Speaker #0
Ok, donc c'est un truc dont potentiellement t'aimerais te débarrasser ?
- Speaker #1
Bah c'est du run. C'est pas une question de je veux m'en débarrasser, je veux pas m'en débarrasser. Je regarde ce qui reste dans mon agenda et je me pose la question de ce qui est possible.
- Speaker #0
Bah alors, là on fait face à une zone on va dire de jurisprudence. Non mais c'est vrai, qui est tout ce qui relève de la pure tâche on va dire créative. C'est-à-dire que forcément t'as une petite zone de zone grise en fait qui va être le contenu. Parce qu'à un moment donné, le contenu requiert deux choses, une éditorialité et une incarnation. Donc ça, ça relève de quelque chose qui est très difficile à, on va dire, templatiser, parce que ça dépend complètement de la boîte et de l'entrepreneur et de ce qu'il a envie de faire.
- Speaker #1
Ah oui, pardon, ce qui m'intéresse, c'est moins le modèle que ce que t'as fait toi. Et ce que t'as fait toi, c'est parce que, tu vois, par exemple, je me souviens qu'il y a quelques années, t'avais besoin Beaucoup plus de créneaux dédiés à la production de contenu, que ce soit podcast, vidéo ou autre. agenda et que t'as reculé. Donc j'imagine que t'as monitoré ça aussi.
- Speaker #0
J'espère que je comprends bien ta question. En gros, t'as différents niveaux, t'as différents layers là-dedans. Dans tout ce qui va être création de contenu. T'as le temps de production effectif à fortiori sur tout ce qui va être audiovisuel. Donc là, c'est simple. La question à te poser, c'est sur cet aspect-là, est-ce que t'as envie de continuer à être l'incarnation de ce contenu-là ? Si oui, Bon bah si c'est le choix judicieux tu peux pas t'en défaire de ce créneau par définition sinon potentiellement c'est quelque chose que tu peux déléguer qui nécessite des concessions mais qui se délègue donc bon bah là ta tâche de build ça va être de trouver ton remplaçant
- Speaker #1
Mais toi je te ramène vers du toit parce que là c'est pas le framework que je recherche c'est ton chemin à toi. Sur ce type de tâche là comment t'as évolué personnellement parce que c'est vrai que je constate que ton agenda est délicieusement vide donc ça veut dire qu'il y a eu des choix qui ont jalonné ça Alors... alors qu'on a des enjeux qui sont relativement similaires, au sens où on incarne tous les deux nos marques respectives jusqu'à un certain point.
- Speaker #0
Alors c'est super simple, déjà ce que j'ai fait c'est que chez Skellysia on réfléchit non pas en contenu, en content mais en médias, ce qui veut dire qu'il y a différents contributeurs qui me permettent de répartir la charge de création. Donc Jules a son podcast, Akiro, Flavien et Augustin ont lancé eux-mêmes leur chaîne respective. Je ne suis pas le seul, ce qui me permet de diluer parce que là, pour le coup, ça me prendrait infiniment plus de temps de produire toute cette quantité de contenu en solo.
- Speaker #1
C'était le cas pendant un moment, pas à 100%, mais en tout cas, c'était beaucoup sur tes épaules à toi.
- Speaker #0
Ensuite, deuxièmement, j'ai réfléchi ma logistique, ma chaîne de production et la typologie même du contenu que je crée à l'aune de ce que je suis prêt à consacrer. C'est-à-dire que typiquement, ce qui m'a fait Snap et ce qui a fait que j'ai arrêté pendant un temps même le... le contenu sur YouTube et que j'ai arrêté par exemple les podcasts en studio, c'est que ça me coûtait, ça me exigeait de moins un prix que j'étais plus prêt à payer et qui n'était pas rationnel par rapport à ce que ça délivrait. Typiquement, ça nécessitait que je remonte 2-3 jours par mois sur Paris et que je ne fasse qu'enregistrer à hauteur, à raison d'un épisode par demi-journée. Parce que c'était des épisodes de 2h-3h. C'était épuisant pour moi, c'était coûteux et en plus de ça, ça faisait qu'un seul upload pour 3h de tournage. C'est pas forcément intéressant. Donc là, aujourd'hui, typiquement, on a repensé ça pour que je puisse tourner en remote. Que les épisodes, parce qu'en plus, c'est ce qui a le mieux fonctionné de par les données qui ressortent de notre chaîne, on se concentre sur des épisodes de 20 à 30 minutes, pas plus. Donc ça fait que sur 1h30 de tournage, je vais sortir 3 vidéos en moyenne. Donc tu rationalises ton temps comme pas possible. Ce temps-là que je ne peux pas diminuer, cette nécessité que j'ai de tourner, je l'ai pensé et rationalisé de sorte à maximiser l'output par unité d'input.
- Speaker #1
Je comprends. Malin que ça.
- Speaker #0
Et ça, n'importe qui peut le faire. Et de n'importe quelle manière. Et donc le contenu, en fait, tu as deux approches. Soit tu trouves un prête-nom, on va dire, quelqu'un qui va le faire à ta place. Donc Ahrefs, par exemple, la chaîne YouTube, c'est pas le CEO, c'est pas le CMO, Tim Souleau, qui font les vidéos. à un vidéaste qui s'occupe de la chaîne. C'est le YouTuber de la boîte.
- Speaker #1
T'envisages ça ? Ça te semble un tournant possible pour Skellésia ? Soit de basculer Faceless à un moment donné, soit que ce soit quelqu'un dont ça soit le taf, mais pas toi ?
- Speaker #0
Pour l'instant, je te dis, le but c'est de faire en sorte que le média soit peuplé de différentes têtes, mais pas forcément moi de m'en sortir, de m'en évincer. Par contre, C'est fondamental pour moi de me concentrer sur du contenu que j'ai envie de créer, dans tous les cas. Et donc là, moi, ma règle maintenant, c'est de ne plus faire que du contenu qui me fait kiffer et que je prends du plaisir à créer.
- Speaker #1
Papote, c'est un très bon exemple de ça, parce que c'est une conversation qu'on aimerait avoir même si elle n'était pas enregistrée.
- Speaker #0
Exactement. Et c'est ce que je fais, c'est le mot d'ordre là avec la chaîne. Donc, la chaîne Skelesia qui va devenir Skelesia Daily, c'est parce qu'on va... publier du contenu régulièrement, idéalement tous les jours, mais bon là pour l'instant ça va être compliqué, on va monter en puissance. Mais l'idée c'est de publier du contenu comme ça, qui va être la version montée de conversation que je suis trop content d'avoir. Et l'idée à terme, c'est que ce soit peuplé par d'autres interlocuteurs, enfin, ça ne soit pas hosté que par moi. C'est-à-dire que à terme, tu vas avoir des échanges entre Jules et Christian, tu vas avoir des échanges... qui ne vont pas m'impliquer directement. Et donc oui, à terme, forcément, ça va diminuer mon implication.
- Speaker #1
Et alors, j'ai un autre gros bloc, parce que je n'en ai pas tant que ça. Il y en a, je vois très bien c'est quoi le move et je suis en train de reculer au fur et à mesure. Typiquement, c'est les deals sur lesquels je suis impliqué pour une raison ou pour une autre mais qu'en fait, j'essaye de tâcher au fur et à mesure. Comme toi, je fais un Un tout petit peu de délivrerie, mais tu fais encore du délivrerie au sens des consultations, non ? Mais j'imagine que c'est pour ne pas perdre pied avec le terrain non plus, quoi.
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais. Bah alors, il y a deux choses. Déjà, effectivement, ne pas perdre pied avec le terrain. Deuxième chose et demie, enfin première chose, deuxième chose et demie.
- Speaker #1
Bah ouais, c'est la même chose.
- Speaker #0
C'est ma user research. Parce que, en gros, dès que j'ai l'opportunité de rentrer dans la délivrerie pour d'ailleurs assétiser... À cette idée, ce que je fais, j'y vais à fond. Donc là, typiquement, je vais suivre un client en tant qu'expert, en tant que consultant, sur un sujet justement de productivité, de réorganisation du dirigeant, et ainsi de suite, parce que ça me permet derrière de récupérer toute sa méthodologie pour en faire du produit.
- Speaker #1
C'est rigolo, c'est abstrait, mais je vois très bien ce que c'est. C'est le run comme source de build.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Comme inspiration de build, parce que le build... Ça, parenthèse de mon expérience sur le sujet, le build n'arrive jamais ex nihilo. J'ai plusieurs, là pour le coup, je faire un peu le parallèle, je garde un peu du coaching, et j'ai des CEOs qui me disent « putain, mais je rêve de m'isoler trois semaines dans une cabane dans les bois » . Je leur dis à chaque fois « très mauvaise idée les mecs » . C'est pas ça qui va vous donner l'inspire pour le build, probablement.
- Speaker #0
Tu sais, la dernière fois, notre thèse, c'était que « build is the neuron » . Dans le sens où...
- Speaker #1
Les casquettes arrivent les rails !
- Speaker #0
Et ça fait... Et tu vas voir un petit tweak de design que j'amène à la casquette, c'est que oui, Build is the new run, dans le sens où la technologie aujourd'hui nous permet de tellement faire exécuter le run à 90-95% par de la tech, par de l'IA, par de l'outillage, ou alors des humains boostés à l'outillage, que la valeur n'est plus du tout dans le run, mais est dans le build. C'est la lecture que j'ai, l'interprétation que j'ai de la thèse.
- Speaker #1
Je ne t'écoutais plus parce que dans ma tête je me disais mais qui est donc cette tech ? T'es qui la tech ? Voilà, j'étais plus là. J'étais en zone out.
- Speaker #0
Parfait. Mais la thèse inverse, run is the new build, marche. tout autant. Pourquoi ? Parce que très simple, vous voulez commencer dès aujourd'hui à Build, enregistrer 100% de vos appels à partir de maintenant, 100%. Et 100% des tâches, des appels au sein desquels vous allez résoudre des problèmes, vont faire l'objet d'un Notion, vont faire l'objet d'un Asset. Vous récupérez, et alors c'est super simple, vous installez Cloud Code depuis le temps, à un moment, que diable. Vous récupérez le transcript de l'appel, vous le filez à Claude. code et vous lui dites ok bon et au fait un petit peu mais ok ce truc là tu vas me isoler exactement exactement la méthode que j'ai déployé là dedans tu vas m'en faire un blueprint et derrière ce blueprint vous allez en faire des skills cloud code vous allez en faire des custom gpt pour votre équipe vous allez en faire des ressources notion d notion pour mettre noir sur blanc le process avec cette idée que ces ressources là c'est ce qu'ils ont qu'est ce qu'on peut des des trucs, machin, soit suffisamment coûté. clair, détaillé et sophistiqué pour qu'un stagiaire de 3ème soit en mesure de produire ce que vous venez de produire. Vous faites ça dans 100% des cas. Vous avez en un mois une boîte qui peut théoriquement tourner sans vous.
- Speaker #1
Normalement, vous pouvez deviner ce qui me prend le plus de temps dans l'agenda en run. Et je sais que Benoît l'a pas ça. Et je ne sais pas par quelle diablerie magique il a réussi à faire ça. J'ai une petite idée, mais je vais lui demander. C'est en direct, ça arrive. C'est la question magique.
- Speaker #0
La question quoi ?
- Speaker #1
La question in. Tu vas, toi ?
- Speaker #0
Tu vas.
- Speaker #1
Ça va, tu vas. C'est comment diable t'y prends-tu pour ne pas avoir de management ? Parce que ce qui me prend 25% de mon temps synchrone, agendaesque, c'est évidemment du management. c'est des one-one c'est du recrutement c'est de l'onboarding c'est des feedbacks c'est des recadrages c'est de la formation c'est tout ça quoi alors très simple j'ai un CEO ouais trop bien j'ai un CRO putain mais voilà évidemment moi si j'avais un bon petit Jules et un bon petit Christy avec moi ça serait autre chose voilà et après je manage des gens directement mais pour le coup c'est essentiellement aujourd'hui des prestats de mon côté sur la partie content
- Speaker #0
Donc le management se fait par WhatsApp, il n'y a pas de management, c'est plus du suivi et du problem solving ?
- Speaker #1
Oui, c'est de la supervision. Tu n'es pas la charge de monter en compétence, engagement, fidélisation, tout le bazar.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Que je n'ai pas plus avec Akiro d'ailleurs, c'est un plaisir.
- Speaker #0
Et donc nous on a, là aujourd'hui moi de mon côté j'ai deux layers de management. Donc j'ai les 6 levels qui sont mes cofondateurs, qui donc eux sont par définition beaucoup plus sur de l'opérationnel. Et en dessous on a des team leads. Donc team leads c'est des chefs d'équipe qui ne sont pas des managers. mais qui vont s'assurer de la coordination, qui vont s'assurer de la remontée d'informations, qui vont s'assurer de la résolution de problèmes de surface, et ainsi de suite, et qui surtout vont avoir pour rôle d'agréger la donnée, de la compresser, et de nous prémâcher le travail dans la résolution des problèmes. de fond. Et donc là, typiquement, ce qu'on a fait hier avec Stéphanie sur la partie délivrerie, c'est qu'on a passé deux heures avec elle en call pour cruncher un peu tous les retours qu'on a eu des clients ces dernières semaines, positifs comme négatifs, tous les retours de l'équipe pour derrière avoir un regard d'ensemble et prendre les meilleures décisions possibles et de là, repartir avec une checklist très claire de ce qui doit être implémenté, comme correctif, comme nouveau build, etc. Et donc ça fait que j'ai plus besoin de passer 5 heures par semaine ? avec chaque membre de l'équipe, ou même 30 minutes, je peux me concentrer de par ce dispositif, je peux me contenter de 1h, 2h par mois de discussion, et qui n'est pas du tout de la discussion de flux où on va traiter le quotidien, mais au contraire, nous concentrer sur les problématiques de fond et sur le systémique.
- Speaker #1
Est-ce que tu ne peux pas me les prêter, Jules et Christian ? Blague à part, mot de la fin, je le savais, c'est juste que là, la config n'est pas adaptée pour Yannirou pour l'instant. Mais c'est une configuration que je vois dans beaucoup de startups que j'accompagne quand je fais du coaching et qui marche extrêmement bien, extrêmement contre-intuitive. C'est le système que j'appelle président premier ministre. En fait, si tu as deux cofondateurs par exemple, tu veux qu'il y en ait un qui soit un general manager, qui se bouffe tout l'opérationnel, tout le fait de faire tourner la boutique, pour que tu aies un professeur tournesol qui ait le luxe de réfléchir et d'être en build permanent. Et ça, ça marche de malade mental. Mais déjà, il faut embrasser la symétrie parce que quand c'est des jeunes cofondateurs, des fois, ils disent mais c'est normal que moi, je me bouffe des semaines de 150 heures pendant que lui, il joue au ping-pong. Alors, dit comme ça, je comprends que ça met le seum. Mais en vrai, en termes d'apport de valeur pure, c'est probablement un des trucs les plus malins que vous pouvez faire pour votre boîte.
- Speaker #0
Ah mais complètement. Et ça, ça nécessite une petite épiphanie, une petite prise de conscience. C'est qu'il n'y a absolument aucune vertu à être en burn-out en tant qu'entrepreneur.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Une leçon que Laila Ormosi a découverte sur le tas.
- Speaker #0
Mais vraiment, votre rôle, c'est de faire en sorte d'avoir les idées au clair. C'est de faire en sorte qu'aucun problème ne reste en suspens dans la boîte. C'est de faire en sorte de bien dormir, d'être en bonne santé. C'est la base. Parce que vu que la boîte, et ça, c'est un des premiers trucs que tu m'as dit dans notre tout premier échange en studio à l'époque, c'est que... Enfin, tout premier échange, non, parce que d'abord, on avait fait le podcast avec Louise, je me souviens, mais donc deuxième échange, c'était que... La boîte va être le prolongement des névroses de l'entrepreneur. Et partez du principe que si vous êtes dysfonctionnel, si vous êtes en mauvaise santé, si vous partez en live, si vous êtes en burn-out, votre boîte souffre exactement des mêmes problèmes et des mêmes symptômes.
- Speaker #1
Amen. Drop the mic.
- Speaker #0
Drop the mic.
- Speaker #1
Donc, je vais me téléporter vers d'autres aventures. Il nous faudrait un mot de la fin. Et j'aimerais bien... Qu'est-ce que j'aimerais ? J'aimerais cinq syllabes.
- Speaker #0
Incinération.
- Speaker #1
Incinération. Écoute, c'est un beau. C'est un beau. Sur cette belle incinération,
- Speaker #0
on se retrouve à mercredi prochain. Bisous les copinous !