Description
La consultation de l’ECHA sur l’imidaclopride en PT18 remet au premier plan la question de la substitution de cette substance et de ses conséquences pour les usages en appâts, notamment en gel ou en stations d’appât contre les fourmis, les cafards et dans certains usages liés aux mouches. Le dossier s’inscrit dans un cadre réglementaire marqué par des critères de danger, avec des préoccupations environnementales et des effets critiques examinés au niveau européen.
Le sujet dépasse toutefois la seule évaluation réglementaire, car les gels appâts ont profondément modifié les pratiques professionnelles. Là où les traitements de surface reposaient sur des pulvérisations plus larges, avec davantage de matière active et des applications répétées, les appâts ont permis de cibler davantage les infestations, de limiter la dispersion du produit et de réduire le recours à des traitements étendus. La logique n’est plus seulement de tuer les insectes visibles, mais de contrôler la population à la source.
L’enjeu principal est d’éviter la rechute et la dispersion de l’infestation, en particulier dans des lieux où il faut composer avec l’activité, le public et des contraintes d’hygiène fortes. Les appâts sont défendus pour leur action plus profonde, leur caractère peu répulsif et leur capacité à agir en différé afin de viser le foyer plutôt que de déplacer le problème. Le secteur insiste aussi sur la nécessité de conserver plusieurs modes d’action disponibles afin de limiter les phénomènes de résistance.
La profession craint qu’un retrait de ces outils ne réduise la boîte à outils des opérateurs et ne conduise à un retour vers des traitements plus larges, plus répétitifs et moins ciblés. La CEPA soutient que les appâts permettent au contraire d’appliquer de faibles quantités de produit avec une exposition mieux maîtrisée, et qu’aucune alternative identifiée ne remplit aujourd’hui au même niveau les exigences d’efficacité et de fonctionnement attendues pour ces usages dans le cadre de l’évaluation comparative du règlement biocides.
La question posée est donc très concrète pour le secteur : conserver des interventions ciblées et proportionnées grâce à une palette d’outils suffisamment large, ou risquer un retour à des pratiques plus étendues faute d’alternative jugée équivalente. La CEPA est présentée comme l’acteur chargé de porter collectivement cet argumentaire technique et opérationnel dans les procédures européennes.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
