Description
L’utilisation de biocides en milieu scolaire doit concilier efficacité contre les nuisibles et protection d’un public particulièrement vulnérable. Elle n’est pas interdite, mais doit rester ciblée, justifiée et intervenir après la mise en œuvre des mesures non chimiques : suppression des accès, nettoyage, surveillance et piégeage.
La loi Labbé concerne les produits phytopharmaceutiques utilisés notamment dans les cours d’école, mais pas les biocides TP14, TP18 et TP20 employés contre les rongeurs, les insectes et les autres nuisibles. Leur application relève du règlement européen sur les biocides et nécessite notamment une autorisation adaptée ainsi que le Certibiocide Nuisibles.
Un traitement peut être nécessaire en cas de risque sanitaire avéré : blattes en cuisine, rongeurs à proximité des denrées, punaises de lit, nids de guêpes ou infestation inaccessible aux méthodes mécaniques. À l’inverse, une présence isolée ou une demande préventive sans diagnostic ne justifie pas un traitement systématique.
Lorsqu’un biocide est retenu, l’intervention doit privilégier les solutions les moins exposantes : gels, postes d’appâtage verrouillés, traitements localisés ou méthodes thermiques. Elle doit être réalisée hors présence des élèves lorsque cela est nécessaire, respecter les délais de réentrée et faire l’objet d’une traçabilité complète.
La collectivité reste responsable de la sécurité des occupants, tandis que le prestataire engage sa responsabilité sur le choix du produit, le protocole, le dosage et la documentation. L’utilisation de biocides en milieu scolaire doit donc rester une solution de dernier recours, appliquée à la dose minimale efficace et dans un cadre strictement sécurisé.
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