Speaker #0les sagas, que ce soit des sagas littéraires, cinématographiques ou même télévisuels. Est-ce que tu aimes ça ? Parce qu'on va parler de ça aujourd'hui. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le nouvel épisode d'Une plume avant l'aube, le podcast qui parle d'écriture, de lifestyle d'auteur, du monde de l'édition et plus largement du monde de l'art. Surtout, regarde toutes les inspirations qu'un auteur ou qu'une autrice peut avoir pour écrire son histoire, que ce soit des livres, des peintures, des podcasts, des gravures. L'idée du podcast... c'est d'avoir le champ de vision, le périmètre le plus large possible afin d'englober tous les cas de figure. Ce que je veux, c'est que tous les auteurs et les autrices puissent se sentir concernés par les différents épisodes et les différents sujets qui sortent sur cette chaîne. Donc, si vous avez toujours rêvé d'être un auteur ou une autrice, mais que vous n'avez jamais osé sauter le pas parce que vous ne vous sentez pas vraiment légitime, parce que vous pensez ne pas bien écrire, Parce que ce que vous êtes capable de proposer, de créer, ce n'est jamais aussi bon et aussi abouti que ce que vous allez trouver en librairie ou à la bibliothèque. Vous êtes au bon endroit. Vous êtes également au bon endroit si vous écrivez, mais que vous avez beaucoup de doutes, que vous ne savez pas vraiment ce que vaut votre livre, que vous ne savez pas comment fonctionne la communication pour vendre ses livres ou le monde de l'édition. Est-ce qu'il faut choisir entre édition traditionnelle, auto-édition ? Comment ça fonctionne ? Vous êtes au bon endroit. Et enfin, vous êtes au bon endroit si vous n'êtes pas forcément un auteur ou une autrice, mais que ça vous intéresse de savoir comment les auteurs créent leurs ouvrages, quelles sont les différentes étapes entre l'idéation d'une histoire et son écriture, puis sa publication. Bonjour à toutes et à tous, moi c'est SNSA Plus, mais c'est un vrai plaisir de vous parler aujourd'hui pour ce nouvel épisode. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis auteur, podcaster et influenceur littéraire à mon... petit niveau. Aujourd'hui, c'est un épisode que j'attends depuis pas mal de mois quand même. Ça fait plusieurs fois que je l'ai tourné, plusieurs fois que je ne suis pas satisfait et plusieurs fois que je le retourne parce que c'est un épisode qui est super important pour moi. On va parler, comme je l'ai dit, des sagas. On ne va pas parler des sagas de manière générale, on ne va pas parler de la mienne, mais on va parler des auteurs qui écrivent des sagas et plus particulièrement, on va se demander est-ce que c'est possible lorsqu'on est un jeune auteur. de commencer l'écriture par une saga. Est-ce qu'il n'y a pas finalement trop de risques ? Est-ce que ce n'est pas trop compliqué d'écrire une saga ? Et que donc, on va commencer l'écriture par une saga, comme beaucoup d'auteurs et d'autrices finalement, et on va finir par abandonner parce qu'on va se dire que c'est trop compliqué ou tout simplement que ce n'est pas pour nous. Avant d'entrer dans le vif du sujet, je tenais à vous préciser pour ceux qui ne me connaîtraient pas et qui... qui regarderait, découvrirait cette chaîne pour la première fois, que comme je l'ai dit, je suis auteur, mais je suis plus particulièrement auteur d'une saga qui s'appelle « Aumortelle » . « Aumortelle » , c'est une dystopie, une science-fiction, mais également une romance avec des touches de fantasy, qui est composée de sept tomes. Le premier tome, « Les princes déchus » , débute en 2449. Deux présentateurs de télévision, Clarisse Duroy et Olly Franz, s'avancent sur une scène de spectacle pour la soirée de l'année lorsque tout d'un coup, une bombe explose. Paris qui est la capitale de la République de Sérédé est plongée dans une violente guerre et tous les personnages doivent mettre tout en œuvre pour survivre, que ce soit nos deux présentateurs de télévision, mais également le chancelier de la République, Eiffel Hansen, et plus largement tous les Parisiens, tous les soldats de la République de Sérédé et tous les membres du groupuscule loyaliste, un groupe qui a juré de provoquer l'effondrement de la République. En parallèle, on suit le destin de la maison Hansen, maisons royale très puissante qui règne sur le royaume de Haydeny situé entre l'Asie et l'Océanie et qui apprend un jour le potentiel retour de l'un des leurs Ethan Hensen jeune prince disparu il y a des années et qui s'est placé malgré lui à la tête d'une guerre totale entre la réplique de Cérédée et le groupe loyaliste et cette maison Hensen s'inquiète faut-il accueillir ce prince tenter de recoller les morceaux au contraire se préparer potentiellement pour la guerre parce que ce prince pourrait chercher à se venger, pour aller chercher à prendre le pouvoir et pour aller chercher à à mettre, à révéler de très lourds secrets. Et je vous en dis pas plus et c'est fini pour la petite parenthèse promo. Quand on est un auteur ou une autrice, je pense qu'à un moment donné de notre carrière, de notre carrière littéraire, on y a tous pensé. On s'est tous dit, j'ai moi aussi envie de proposer ma propre saga, que ce soit une duologie, une trilogie ou même une saga en quatre, cinq, six, sept tomes. voire 7, voire plus parce que certaines saiyans font parfois 14 tomes. C'est le cas, il me semble, de la roue du temps dont j'ai oublié l'auteur. série de livres très connue qui a été adaptée sur Amazon Prime. Et on y a tous pensé parce que ces 15-20 dernières années, on a, je pense, ma génération, c'est-à-dire les personnes qui ont entre 15 et 30-35 ans, on a tous été bercés par des très grandes sagas. Que ce soit des sagas littéraires, télévisuels ou cinématographiques, je pense notamment à Harry Potter, Star Wars, Le Seigneur des Anneaux, Hunger Games, Le Labyrinthe, etc. des très grandes sagas qui parfois s'étalent sur plusieurs saisons, plusieurs films, et qui ont marqué des générations. Et ces sagas nous ont, je pense, tous un moment donné envie de proposer notre propre saga, et de pouvoir obtenir le même succès que ces grands noms de la littérature française ou internationale. Et pour vous faire une petite confidence, pas plus tard qu'hier, je discutais avec une autrice... passionnante qui est spécialisée dans les romans feel good ce qu'on dit entre entre guillemets littérature féminine même si bien évidemment on peut être un homme et adorer ce genre de littérature et en fait ce qu'elle me disait c'est qu'à un moment donné lorsqu'elle a commencé à écrire elle avait envie d'écrire rien à voir avec le roman feel good elle voulait écrire une saga de fantasy pardon en deux en deux tomes elle a écrit un tome et demi après elle s'est arrêtée parce qu'elle se rendait compte que c'était que c'était assez difficile pour quelqu'un qui débute la littérature et parce que ce n'était pas forcément quelque chose qui lui plaisait. Et donc ça m'a confirmé un peu dans l'épisode que je voulais traiter aujourd'hui, de se dire est-ce que c'est un pari risqué de commencer l'écriture par une saga ? Parce qu'une saga c'est très compliqué, une saga on ne met pas quelques mois à l'écrire, on met plusieurs années et c'est quelque chose qui est encore plus compliqué lorsqu'on commence. Parce que lorsqu'on commence l'écriture, Une fois, si on travaille sur un one-shot, une fois qu'on a terminé notre one-shot, de base c'est compliqué, mais une fois qu'on l'a terminé, on a vraiment cette satisfaction d'avoir clos une histoire. Et cette satisfaction d'avoir clos une histoire n'existe pas lorsqu'on écrit une saga, parce que par définition, on termine un roman, il y en a un autre qui est après, ou il y en a même plusieurs autres. Et c'est quelque chose qui est très compliqué, mais ce n'est pas quelque chose qui est impossible, et c'est ce que je voulais traiter dans cet épisode. Avant d'entrer dans le vif du sujet, n'hésitez pas à me dire, vous, Est-ce que vous écrivez plutôt ? des sagas ou au contraire des one-shots parce que vous aimez travailler sur des tas de projets différents et parce que c'est ce qui vous plaît. Et si vous n'êtes pas un auteur ou une autrice, n'hésitez pas à me dire si vous préférez lire des sagas ou lire des romans où il n'y a qu'un seul tome et il n'y aura pas d'autres tomes après. Pourquoi écrire une saga est un pari risqué lorsqu'on est un jeune auteur ou une jeune autrice ? Écrire une saga, c'est être confronté à des défis majeurs. des défis qui existent lorsqu'on écrit des one-shots, mais qui sont, je pense, exacerbés. Tout d'abord, c'est un engagement sur la durée. Écrire un one-shot, c'est un engagement sur la durée, c'est clair, surtout quand on commence à écrire et qu'on a finalement tous les codes de la littérature à apprendre et de l'écriture. Mais lorsque c'est une saga, c'est encore plus compliqué, parce que là, on mettrait peut-être 1, 2, 3 ans à écrire notre one-shot. Lorsqu'on est un jeune auteur, on va mettre potentiellement 4, 5, 6 ans à écrire notre saga. Et donc... Entre le moment où on écrit le premier mot sur notre clavier ou sur notre feuille et le moment où on écrit le dernier mot et on met un point final à notre histoire, du dernier tome finalement, il peut se passer plusieurs années, il peut parfois se passer même dix ans. Et c'est quelque chose qui est un vrai défi, parce qu'une saga demande des années de travail et ça demande aussi une planification rigoureuse et une cohérence narrative. La planification rigoureuse... Elle passe par un world building qui va être très important. Avant de commencer à écrire, il va falloir tout planifier, notamment si on écrit bien évidemment du policier, qui est très compliqué parce qu'il faut qu'on puisse disséminer des indices tout au long de l'intrigue et tout au long de la saga. Si on a un film conducteur, une toile de fond sur les différents tomes de notre saga policière. Et pareil pour les mondes de fantasy, de dystopie, de science-fiction, il y a un travail de world building qui est littéralement colossal. Pour vous faire comprendre ça, pour les personnes qui auraient du mal à comprendre, je vous invite juste à aller regarder dans votre livre Le Seigneur des Anneaux, par exemple, à aller ouvrir la page et à regarder La Carte ou La Roue du Temps ou d'autres ouvrages de fantasy. Pareil pour Game of Thrones, on se rend vite compte que c'est absolument énorme, que le travail, toute la pensée de l'univers, c'est quelque chose qui est très complexe et qui évolue beaucoup au fil des temps. Et donc, ça demande une planification rigoureuse pour être sûr de ne pas se tromper. Et c'est vrai pour les détails principaux de notre intrigue, mais c'est surtout vrai pour les petits détails. Et c'est ça qui est très compliqué. Les petits détails, ça va être par exemple, moi, je vais vous donner un exemple dans ma saga. Massaga, le royaume de Hedonis que je vous mentionnais plus tôt, il règne, il est composé de nombreuses cités, de cités énormes mais qui sont situées sous terre. Et dans ces cités sous terre, il y a des palais, il y a des maisons et la famille royale vit sous terre dans ce qu'on appelle des blocs, c'est l'équivalent un peu comme la cité interdite, c'est d'immenses palais qui sont réservés à la famille royale, à sa cour et à quelques membres de l'aristocratie triée sur le volet. et lorsqu'on va voir un prince qui vit dans... dans son propre palais. Il faut qu'on se souvienne que le lit, il est dans la troisième pièce de la maison, de son palais, que dans sa chambre, il va y avoir le lit qui va être situé au fond à droite, un miroir à gauche et la salle où il y a les bains pour faire sa toilette qui va être située dans la salle-pièce à côté à droite et pas à gauche. Ce sont des petits détails qui sont très importants et lorsque l'on oublie, ça peut être très compliqué de se souvenir de tout ça. Et donc ça demande une planification qui est assez importante. Pour garantir une cohérence narrative, notamment le fait de gérer les arcs narratifs d'une part des personnages, mais également les arcs narratifs un peu comme dans les animés, dans les mangas. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire. Lorsqu'on est fan de Naruto, de One Piece, il va y avoir différents arcs. Par exemple, de One Piece, il y a l'arc, il me semble, de Marineford. Je vous dis ça, je n'ai jamais regardé ou lu One Piece, mais il me semble qu'il y a un arc qui s'appelle Marineford. Il y avait un arc avant, il y en aura un après. et c'est assez difficile de gérer ces arcs. Je trouve donc qu'il faut vraiment faire très attention pour fournir un univers cohérent avec des personnages profonds qui soient complexes et qui soient réalistes. Enfin, ce qui est compliqué, c'est de satisfaire l'attente des lecteurs parce qu'être auteur d'une saga, c'est créer une addiction chez le lecteur. C'est le fait que le lecteur va absolument vouloir avoir la suite. Comment il va vouloir avoir la suite ? En faisant en sorte que le tome précédent est toujours meilleur, le tome suivant est toujours meilleur que le tome précédent. c'est assez compliqué parce que lorsqu'on écrit les one-shots, on peut écrire une fantasy en premier roman, une dystopie en deuxième roman, un roman de politique en troisième, etc. Et donc, on peut faire varier les genres et ce sera difficile de comparer nos différents ouvrages. Donc, c'est important de réussir à faire en sorte que le tome suivant est toujours meilleur. Le tome 2 doit toujours être meilleur que le premier, le tome 3 doit être meilleur que le deuxième, et c'est compliqué. Et il faut pourtant réussir à avoir... cette amélioration tout au long de la saga pour satisfaire ses lecteurs. Et enfin, de manière purement pragmatique, ce qui est peut-être le plus compliqué, je dirais, parce qu'à la limite, la cohérence, l'engagement sur la durée, l'attente des lecteurs, c'est difficile, mais si on a vraiment envie d'écrire une saga, on ira au bout, on passera outre. Au fur et à mesure, on va revoir nos ouvrages, on va améliorer notre style et la saga va devenir géniale. Mais le plus difficile, c'est la publication. parce que c'est très risqué d'écrire une saga. Les maisons d'édition sont très frileuses, et les maisons d'édition surtout se disent, imaginons l'auteur ou l'autrice veut écrire cinq tomes, s'il a réussi à écrire les trois premiers, peut-être que le quatrième, ça va le saouler, il va arrêter. Donc en fait, ils vont être très frileux de publier des auteurs ou des autrices qui écrivent des sagas, et ça, c'est très compliqué. Même si on met plus de temps à trouver un éditeur, comme on va mettre plus de temps à écrire notre histoire, à la limite, ça permet, ça compense un peu. Mais il faut avoir conscience de cette réalité de la publication dans le monde francophone. Même si c'est très compliqué, ça ne veut pas dire que c'est impossible. Il y a des clés pour réussir le pari de commencer l'écriture par une saga. La première clé, c'est de bien préparer, de bien planifier son histoire, son intrigue. Ça passe tout d'abord par du world building. Le world building, c'est quoi ? C'est le fait de construire un univers qui est solide. Tolkien disait « Tout commence par une carte » et c'est la vérité. Lorsqu'on écrit de la fantaisie ou même de la dystopie, il faut une carte solide pour pouvoir bien délimiter les frontières des pays, pour que tout puisse être bien clair dans notre esprit et pour que l'intrigue s'en retrouve renforcée et devienne plus logique et plus cohérente. Mais également, il faut pouvoir avoir des arcs narratifs qui soient également cohérents et ça, c'est permis également par la préparation et la planification. Par exemple, moi je parlais tout à l'heure des mangas et des animés. Beaucoup de mangas et d'animés fonctionnent par arc. C'est à dire qu'on va avoir dans Naruto, au début de Naruto, il va y avoir l'arc 1 où par exemple, il y a Sasuke qui s'enfuit, l'arc 2 où ils vont faire l'examen pour aller aux grades supérieurs, etc. Bon, ce n'est pas dans l'ordre les arcs que j'ai mentionnés, mais il y a différents arcs. Une fois qu'on clôt un arc, il y en a un autre qui commence. Et ça, Si c'est bien planifié, c'est génial. Et l'avantage des arcs, l'univers évolue. Et ça, c'est trop bien. Par exemple, lorsque l'arc dans Naruto Shippuden, où ils attaquent le village de la Terre, j'ai oublié son nom, il n'a rien à voir avec l'arc Pain. Ceux qui ont vu Naruto comprendront. Et c'est vraiment super intéressant, c'est-à-dire qu'on ne s'ennuie pas. Lorsqu'on est le lecteur, mais également lorsqu'on est l'auteur. Parce qu'écrire une saga, parfois, c'est être lassé. On peut se dire, là, j'adore mon livre, c'est vraiment génial, c'est mon petit bébé. Mais écrire de la fantasy sur le même personnage pendant cinq ans, ça me gonfle un peu. Et c'est là où tout le côté génial de la saga réapparaît. C'est-à-dire que moi, ma saga, c'est un mélange des genres. C'est de la dystopie, de la fantaisie, de la science-fiction, de la romance et un peu. Donc, c'est un mélange des genres. Et l'avantage du fait que ce soit un mélange des genres, c'est que si à un moment donné, il y a beaucoup de science-fiction, je peux inclure un peu de dystopie parce que ça me fait du bien ou je peux me focus sur quelques traits qui font vraiment penser à la fantaisie ou à la romance. Et c'est génial parce que du coup, ça me permet de changer un peu mon fusil d'épaule tout en gardant bien évidemment une cohérence dans ma trique. Et enfin... la préparation et la planification passent par créer des personnages qui soient complexes, qui aient vraiment une vraie histoire. Et ça, c'est l'avantage de la saga. C'est-à-dire que si on arrive à bien préparer son histoire, les personnages sont absolument géniaux. On a vraiment l'avantage de pouvoir se concentrer sur chaque personnage dans une saga pour vraiment proposer des personnages riches, complexes, gris, et pas seulement blanc ou noir, avec des personnages qui soient évolutifs. Par exemple, dans Le Seigneur des Anneaux, dans Le Hobbit. Bilbon au début il est bien chez lui quoi il est casanier et à la fin du Hobbit Bilbon c'est devenu un aventurier il a affronté des tas d'ennemis il a un courage et il adore les nains alors qu'avant c'était tout l'inverse et donc c'est ça l'avantage de la saga c'est que ça permet vraiment une évolution qui va laisser le lecteur s'envoie par exemple Anakin dans Star Wars au début c'est un enfant à la fin ça devient Dark Vador et cette évolution elle est permise par le fait que c'est une saga en plusieurs en plusieurs films. Et enfin, on écrit une bonne saga, pour moi, lorsqu'on accepte d'écrire avec flexibilité. C'est-à-dire qu'il faut accepter que le plan initial puisse évoluer, qu'il y ait des rebondissements imprévus, que les personnages, parfois, prennent le dessus sur ce qu'on avait imaginé. Et si je vous donne un exemple, à l'origine, moi, dans ma saga, je n'avais pas du tout prévu que certains personnages aient des capacités surmaines, donc des formes de pouvoir. Ça, à l'origine, moi, c'était purement dystopique et... et science-fiction, il y avait zéro pouvoir à rien du tout. Et en fait, à un moment donné, j'ai trouvé ça cool et je les ai ajoutés. Et ça a vraiment donné une valeur ajoutée, une plus-value à mon histoire. Et j'ai dû accepter que ces pouvoirs rentrent en scène. Et c'est quelque chose qui est assez compliqué. Lorsque l'on est un auteur architecte, c'est-à-dire qu'on va vraiment avoir une phase de world building qui va être extrêmement rigoureuse, ça peut être assez frustrant d'avoir une idée de génie, une idée géniale, qui nous pousse à parfois balayer énormément de choses qu'on avait prévues. Mais il faut l'accepter. Enfin, ce qui est important, je pense, c'est de réussir à créer sa communauté. Parce qu'être un auteur de saga, c'est vouloir fidéliser un lectorat sur plusieurs tomes. On doit accepter que la saga, elle sorte sur plusieurs années. Par exemple, le Seigneur des Anneaux, il me semble que c'est sorti avec plusieurs volumes. Ce n'est pas sorti tout d'un coup. Donc en fait, on doit fidéliser un lectorat sur la durée. Et on le fidélise en partageant des extraits, en faisant des teasings, des questions sur les réseaux sociaux, etc. Et l'avantage d'avoir un lectorat... fidèle à notre saga c'est qu'on va avoir des retours d'un tome à l'autre et ces retours d'un tome à l'autre vont nous permettre d'améliorer notre ouvrage certes il faut pas écouter tout ce qu'on nous dit parce que forcément il ya toujours des critiques constructives mais il ya des gens qui disent n'importe quoi et qui veulent juste critiquer pour critiquer mais le fait d'écouter les retours pour son écriture ça peut être avantageux également ce qui peut être au bien moi je le fais pas mais je sais qu'il y en a certains qui adorent c'est utiliser des logiciels d'écriture mais il ya pas mal de logiciels d'écriture qui permettent de voir son avancée, de pouvoir préparer des fiches personnages, etc. Ça peut être pratique. Moi, je ne le fais pas, j'utilise Word en classique. Je trouve que ça fait le taf, mais ça peut être pratique quand on est but de vraiment voir l'avancée, de voir combien on a écrit de mots dans la journée, etc. Ça, c'est vraiment top. Donc, utiliser des logiciels, ça peut être pas mal. Enfin, il y a quand même quelques pièges à éviter lorsqu'on est un auteur de saga. Pour parler du worldbuilding, il ne faut pas non plus se noyer dedans. C'est un peu rassurant d'être dans la planification du roman, enfin de la saga, et du coup de ne pas être en train d'écrire. C'est-à-dire qu'on a tellement peur de débuter la saga, parce que c'est énorme, qu'on va se concentrer pendant des années sur le world building pour un peu se rassurer en disant qu'on n'est pas prêt, alors qu'en fait, parfois on est déjà prêt. Il faut juste se lancer, se mettre à fond, et on va atteindre notre objectif. Et ça, il faut faire attention. Il faut également ne pas négliger la relecture. Très souvent, lorsqu'on a un auteur qui débute, on est impatient. On a envie que ce soit terminé, une fois qu'on a fait le premier jet ou qu'on a relu un peu, on se dit c'est bon c'est terminé. En fait, c'est pas terminé, il y a encore beaucoup de travail à faire et c'est assez frustrant. Moi je me souviens à un moment donné, j'avais relu ma saga, ça faisait 4 ans que je l'avais écrite, je me disais allez vas-y c'est bon, le tome 1 il est plié, je vais débuter le tome 2. Une fois que j'ai rédigé le tome 2 de la saga, j'ai vu quelques vidéos YouTube d'autrices qui donnaient des conseils d'écriture. Je me suis dit que je vais quand même relire le tome 1 pour voir parce que j'ai l'impression de ne pas avoir tout à fait respecté certaines choses. En relisant le tome 1, je me suis rendu compte qu'il y avait énormément de travail, qu'il fallait revoir beaucoup de choses. J'ai supprimé un quart ou un tiers du jeu de livre parce que c'était beaucoup trop long, parce qu'il y avait beaucoup de longueurs, parce qu'il y avait des descriptions à n'en plus finir, parce que certaines... certains passages de dialogue n'étaient tout simplement pas bons ou pas utiles et vraiment ça a été un très gros travail alors que je pensais, j'étais quasiment sûr d'avoir fini et ça se trouve là j'ai terminé les deux premiers tomes mais en ayant écrit le tome 3 je me rendrais compte qu'il y a énormément de choses à modifier dans le tome 1 et dans le tome 2 et que donc c'est perfectible il faut pas brûler les étapes faut pas vouloir publier trop tôt parce qu'on est impatient d'avoir des retours parce que ça va se faire au détriment de notre saga C'est tout pour cet épisode. J'espère qu'il vous a plu. Ça a été un vrai plaisir de le tourner avec vous. Si il vous a plu, n'hésitez pas à mettre un commentaire sur votre plateforme de podcast préférée. N'hésitez pas à vous abonner à la chaîne pour être au courant dès qu'un nouvel épisode sort. Si vous avez des questions, des remarques ou que vous souhaitiez intervenir dans le cadre du podcast, n'hésitez pas à m'envoyer un mail à l'adresse sn.e.sa.plume.gmail.com N'hésitez pas également à... me contacter par mp sur les réseaux sociaux et à vous abonner à mon compte et scène et sa plume sur Insta et TikTok et thread. Il y a un nouvel épisode de la chaîne qui sort tous les jeudis à 7h30. Sur ce, profitez bien de votre journée, écrivez bien. On se retrouve la semaine prochaine à 7h30 pour un nouvel épisode. Bye bye !