Speaker #0Et si je vous disais que la saga dystopique que j'écris maintenant depuis plus de 8 ans, pour laquelle j'ai écrit 3 tomes, pour laquelle je compte en écrire 7 en tout, et qui sera sans doute l'une des histoires les plus complexes de toute ma vie, est à l'origine inspirée d'une émission notée les réalités de survie française. Je vous parle de ça aujourd'hui. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans un nouvel épisode d'Une Plume Avant l'Aube. Le podcast qui parle d'écriture, de les styles d'auteurs, du monde de l'édition et plus largement du monde de l'art. Surtout, regarde toutes les inspirations qu'un auteur ou qu'une autrice peut écrire pour écrire sa saga ou son histoire. Donc, si vous avez toujours rêvé d'écrire une histoire, mais que vous n'avez jamais osé sauter le pas, parce que vous estimez ne pas être légitime, parce que vous pensez que ce n'est pas fait pour vous, parce que vous pensez que de toute façon, vous n'êtes pas capable d'être quelqu'un qui va bien écrire, ou en tout cas, qui va écrire aussi bien que ce que vous allez trouver en librairie ou à la bibliothèque, vous êtes au bon endroit. Vous êtes au bon endroit également, si vous avez déjà écrit des histoires, qu'elles soient terminées ou non, et si vous les avez terminées, bravo à vous, parce que c'est déjà une grande victoire, et si vous avez commencé des histoires, bravo également à vous, parce que c'est un grand courage de réussir à débuter une histoire, en sachant que ça va être extrêmement complexe d'arriver jusqu'au bout. Mais si vous avez déjà débuté ces histoires, terminées ou non, mais que vous vous posez quand même des questions, comment on fait pour améliorer le suspense dans son histoire, comment on rend les dialogues plus incisifs, comment on va rendre un thriller Avec encore plus de suspense, comment on va rendre l'antagoniste aussi intéressant, aussi profond, aussi complexe ? Comment on va faire en sorte que chaque personnage secondaire puisse avoir sa propre histoire et que donc notre histoire, notre roman soit le mieux possible ? Vous êtes au bon endroit. Et vous êtes au bon endroit également si vous n'êtes pas forcément un auteur. Vous n'êtes pas forcément même un artiste en fait, mais que quand même vous vous posez des questions sur les auteurs et les autrices. Comment un auteur ou un autre espace de l'idéation d'une histoire jusqu'à sa mise en oeuvre, jusqu'à son écriture, jusqu'à sa publication. Bonjour à toutes et à tous, moi c'est Sané Saplu, mais c'est un vrai plaisir de vous parler aujourd'hui pour un épisode que j'attends depuis très longtemps, ou en tout cas que j'avais noté sur mon petit carnet où je récapitule toutes mes idées d'épisodes depuis extrêmement longtemps, parce que c'est un petit secret pour Aube Mortel. Pour rappel, moi je suis auteur, créateur de contenu et podcaster littéraire. Je suis l'auteur de Aube Mortel, qui est une saga dystopique en 7 tomes. J'ai déjà écrit les trois premiers tomes, en tout cas j'ai écrit les deux premiers et je suis en train de terminer le troisième. Aube Mortelle, c'est une saga qui débute en 2449 avec deux présentateurs de télévision, Clarice Duroy et Olly Franz, qui s'avancent sur une scène de spectacle pour la soirée de l'année, lorsque tout à coup une bombe explose. Paris, capitale de la République de Séridé, plongée dans une violente guerre, et tous les personnages doivent mettre tout en œuvre pour survivre. En parallèle, on suit le destin de la maison Ensign, qui découvrent la possibilité que... l'un des leurs, le prince Etanensen, retourne jusqu'au royaume de Hedonis dans lequel il gouverne. Cette maison Etanensen doit-elle accueillir ce prince abandonné, disparu, enlevé il y a des années ou doit-elle chercher à le combattre parce que ce dernier pourrait vouloir révéler de lourds secrets et potentiellement prendre le contrôle du royaume. Et je vous en dis pas plus. Aux mortels, c'est ça. C'est de la dystopie et de la science-fiction avec des touches de romance et de fantaisie. Donc, A priori, on va se dire, rien à voir avec une émission de télé-réalité de survie. Enfin vraiment, il n'y a rien qui va. Émission, rien à voir avec ce que j'ai dit. Télé-réalité, encore moins. Survie, idem. Donc, pourquoi en fait ? Où est le rapport ? Où est le lien entre une émission de télé-réalité de survie et surtout, quel est ce lien par rapport à ma saga, par rapport au roman que j'écris maintenant depuis plus de 8 ans ? Pour tout vous dire... Aube Mortelle, c'est tout d'abord l'histoire d'une inspiration inattendue. C'est l'histoire d'un adolescent qui n'avait pas forcément beaucoup d'amis, mais qui avait une seule chose dans sa vie, c'était les séries télévisées, c'était les émissions et c'était les films. J'adorais ça, vraiment, c'était une grande passion pour moi, je trouvais ça absolument génial. Je trouvais que les émissions, les séries, les films, ça nous permettait de voyager. Donc j'ai dévoré énormément de séries, notamment Game of Thrones, The Unjoued. Walking Dead, enfin je pense que des séries que vous connaissez tous, que vous les ayez regardées ou non. J'ai dévoré énormément de films, tous les Marvel, les Seigneurs des Anneaux, toutes les grandes sagas dystopiques, Hunger Games, etc. Et j'ai dévoré beaucoup d'émissions de télé, que ce soit des émissions de télé-réalité, des jeux télévisés, des tas de choses. Et en fait, un jour, je devais avoir 14-15 ans, 14 ans je crois, et j'étais en train de regarder une émission qui s'appelait The Island. J'étais fan des émissions de survie, en fait. Et dans cette émission The Island, on a une dizaine ou une quinzaine de têtes de personnes qui sont envoyées sur une île déserte. Il n'y a aucun caméraman et leur objectif, c'est de survivre. Ils se filment eux-mêmes et ils doivent survivre. Rien à part une ou deux machettes, je crois. Et en fait, dans cette émission, le principe, c'est que, comme je vous ai dit, ils se filment eux-mêmes, et si un jour, il y a quelqu'un qui souhaite abandonner ou qui est blessé, ils ont juste un téléphone satellitaire pour appeler la prod. Sinon, il n'y a rien. Et en fait, en mettant ça en parallèle avec le grand rival qui était Koh-Lanta, Koh-Lanta diffusé sur TF1 et toujours diffusé sur TF1, que tout le monde connaît, mais pour récapituler, pour ceux qui n'auraient jamais regardé, c'est à peu près 10 ou 20 candidats, je ne sais plus. qui sont envoyés sur une île déserte, ils sont répartis en 2, 3 ou 4 équipes, et ils doivent affronter plusieurs épreuves pour gagner des conforts, et à la fin de chaque émission, donc chaque semaine, il y a une personne qui est éliminée, et à la fin de l'émission, il y a un seul vainqueur, et le vainqueur gagne une grosse somme d'argent. Koh-Lanta, globalement, je vous simplifie, mais c'est ça. Et en fait, ce que je trouvais génial dans ces émissions de survie, The Island et Koh-Lanta, c'était le fait que c'est des gens ordinaires, Ça peut être moi, ça peut être vous, qui vont avoir un travail ordinaire, ça va être des écrivains, ça peut être des secrétaires, ça peut être des cadres, ça peut être des employés dans des usines. Et du jour au lendemain, ils vont candidater pour une émission et ils vont être envoyés sur une île déserte. Et ils vont devoir survivre, affronter des épreuves, il va y avoir des questions très psychologiques, ou il va y avoir des querelles, des trahisons, des alliances, parfois des amours. C'est quelque chose que je trouvais hyper riche au niveau humain, au niveau de l'histoire en fait, au niveau du concept. Et je me suis dit, ça pourrait être incroyable, le déclic c'était, je me suis dit, ça pourrait être incroyable d'avoir une énorme émission de survie où on a 10 000 candidats qui sont envoyés sur un archipel, séparés en clans et ils doivent survivre et s'entretuer pour battre les autres clans. Et sauf qu'à un moment donné, comme l'histoire stagne, on renvoie 10 000 candidats. Et au milieu de cette émission... Il y aurait une grande apocalypse qui cause la fin du monde tel qu'on le connaît. Et tous les descendants des participants de cette émission décident de fonder un royaume qui s'appellera le royaume de Haydenis et qui s'agrandirait pour peu à peu prendre tout le contrôle de l'Asie. A l'origine, Ode Mortel, c'était ça. Aujourd'hui, si vous comparez par rapport à ce que je vous ai dit, le synopsis que je vous ai présenté au début, ça n'a rien à voir. Mais à l'origine, Ode Mortel, c'était ça. C'était vraiment une histoire tirée d'un énorme jeu télévisé qui sera un mélange entre... et Hunger Games. Puis ça a évolué, parce que forcément le concept il est ce qu'il est, on s'inspire, comme je l'ai dit, des missions de survie, mais après on va s'inspirer de films, de séries, de personnes que j'ai croisées dans la rue, de personnes que j'ai pu croiser, de la famille, des amis, pourquoi pas, des professeurs, des collègues, pour faire quelque chose qui finalement, 10 ans plus tard, enfin 8 ans plus tard en l'occurrence, n'aura rien à voir par rapport à l'idée que j'ai eue à l'origine. Mais une fois que je vous ai dit ça, vous pourriez me dire « L'épisode, maintenant, il est terminé. Tu nous as expliqué d'où ta saga est tirée de Koh Lanta et de The Island. Fini, on s'arrête là. Merci, c'était super intéressant parce qu'on n'entend pas forcément parler du fait que les romans, les auteurs vont s'inspirer pour écrire leurs histoires d'émissions de télé. Donc c'est intéressant, mais ça s'arrête là. Pas du tout. J'ai remarqué quelque chose, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais j'ai l'impression que souvent... En tout cas en France, c'est peut-être différent à l'étranger, mais en tout cas en France, on n'ose pas donner nos réelles inspirations par peur du jugement, je m'explique. En France, on a tendance à considérer qu'en littérature, il y a des genres, il y a des sous-genres. Il y a des genres nobles, ça va être les littératures du 19e siècle, Zola par exemple, il va y avoir des sous-genres, ça va être tous les genres de l'imaginaire. Dans l'imaginaire, on va mettre dans le lot les romans d'horreur, on va mettre dans le lot la romance, bien évidemment parce qu'il y a énormément de gens qui détestent ça. On ne sait pas pourquoi, qu'est-ce qu'il reproche à la romance, mais il la déteste. Il va y avoir la fantaisie, la dystopie, la science-fiction, tout ça. Pour ces conservateurs de l'édition, on va les appeler comme ça, c'est pareil pour les inspirations des auteurs. C'est-à-dire qu'il y a des bonnes inspirations, il y en a des mauvaises. Les bonnes inspirations, comme je l'ai dit, ça va être s'inspirer de la littérature du XIXe siècle ou des personnes, des situations réelles, parce que s'inspirer d'un personnage historique ou... d'une situation réelle, par exemple, qu'on a vécu dans un café, c'est du réel, donc c'est quelque chose qui est intéressant pour ces gens-là. Mais il y a de la mauvaise inspiration, par conséquent. Et la mauvaise inspiration, ça va être toute l'inspiration, d'une part, des jeux vidéo, des dessins animés, bien évidemment des mangas et des animés, parce que c'est pas drôle sinon, et de toute la littérature de l'imaginaire. Et par conséquent, également, dans le lot, on met également les émissions de télé. Et moi, je trouve que c'est injuste et que c'est faux. à plusieurs titres, parce qu'il faut s'inspirer partout, tout le temps, pour tout, pour notre roman. C'est-à-dire qu'il ne faut pas penser à notre roman H24, mais il faut quand même saisir les opportunités. C'est-à-dire que, par exemple, on écrit un roman dystopique. steampunk et il nous manque une scène qui puisse permettre à deux héros de se rencontrer et bah peut-être qu'on va aller prendre un starbuck on va aller prendre un café on va aller chez columbus prendre un muffin et bah c'est peut-être là où on va se dire en fait c'est peut-être cette scène là qui me manquait une scène où deux héros se rencontrent dans une scène banale c'est quelque chose somme toute classique mais qu'on n'avait pas forcément pour l'instant réfléchi et pourtant On s'est inspiré d'un café, d'un restaurant, d'un Starbucks, d'un Columbus. d'un good news ou de ce qu'on veut, en fait. Et c'est ce qui rend notre roman aussi original et ce qui fait en sorte que le roman nous ressemble. Et finalement, c'est ce qu'on veut. On veut que l'inspiration de base, pour moi, c'était Koh Lanta et The Island, elle évolue. On veut qu'il y ait une transformation créative qui permette à notre roman de devenir justement notre roman. Une fois que j'ai dit ça, comment on passe de cette idée qui est inspirée d'un fait réel ou d'un livre ou d'une émission de télé ou de n'importe quoi... à un roman qui nous ressemble et dont on est fier. En fait, ça passe par un processus de réinvention. Par exemple, on n'a pas beaucoup d'inspiration et on s'est juste inspiré des épreuves de Koh-Lanta. On va ajouter de la dystopie. On va se dire, et si l'apocalypse était déclenchée pendant le jeu ? On va rajouter de la SF. Et si le jeu de survie avait lieu 500 ans dans le futur ? On va y ajouter de la romance. Et si... les chefs des deux tribus qui s'opposent dans le cadre du jeu de survie, en fait c'est des amants cachés ou c'est des ex. Ça peut rendre l'histoire extrêmement intéressante parce que ça rajoute de l'attention. Je suis en train de réfléchir à une histoire en même temps, je trouve que l'histoire que je n'écrirai pas, mais elle est assez stylée en fait. Et c'est ça qui rend l'histoire aussi intéressante et qui va faire qu'on est fiers de cette histoire. C'est-à-dire que on passe d'une histoire, d'une base simple pour construire quelque chose de beaucoup plus grand. Mais pour construire ce roman beaucoup plus grand, il y a des défis. Le premier, c'est d'être capable de passer d'un concept télé, en l'espèce, à une saga littéraire, donc à quelque chose de beaucoup plus grand. Le deuxième défi, c'est de respecter les codes de la télé-réalité de survie. Si dans notre roman, ça reste un roman de survie dans le futur, c'est-à-dire sans doute un présentateur, une forme de Denis Brouillard, il va y avoir des candidats, chacun à sa propre personnalité, chacun va être un peu un cliché. peut-être le premier de la personne qui ne veut rien foutre, le deuxième du sportif et le troisième du stratège, ou les trois en même temps, tout en évitant les clichés. Parce que c'est ça ce qui est très compliqué. Et par exemple, si je prends un exemple Hunger Games, c'est quand on y réfléchit directement inspiré des émissions télé, voire même de certaines télé-réalités. Parce qu'on a le présentateur qui présente les différents participants, on va avoir les participants au Hunger Games qui sont filmés 24h sur 24, et tout ça s'est rendu beaucoup plus trash par l'univers. et beaucoup plus brutale et beaucoup plus violent. Mais ça reste les mêmes codes. Et il y a un respect de certains codes de la télé-réalité et des émissions de télévision. Et quand on y réfléchit, il y a un plateau télé, tout est déjà scénarisé, on se rend compte que les sponsors peuvent participer à faire sauver un candidat. Et quand on y réfléchit, une émission de télé-réalité, c'est la même chose. La personne qui est adorée du public, elle a beau être complètement nulle dans le jeu de survie, si le jeu de survie est en direct, la personne va aller plus loin. Parce que la... La production sait très bien que cette personne ne doit pas mourir parce qu'elle est aimée, ou en tout cas ne doit pas partir parce qu'elle est aimée de la part du public. Donc il y a un respect de ces codes. Le troisième défi, c'est un défi qui est optionnel. Si on va vraiment reprendre le concept initial et qu'on va juste le transposer dans un autre univers, par exemple dans un univers de dystopie, il faut trouver un équilibre entre l'accessibilité, c'est-à-dire respecter les codes de l'émission, en tout cas du genre de base, tout en ajoutant la complexité de l'univers. Et ça, pareil, c'est pareil que pour les clichés et les codes, il faut respecter certains codes, tout en trouvant, en ajoutant nos touches personnelles pour rendre l'histoire et pour rendre l'intrigue unique et pour rendre le concept vraiment incroyable. Parce que c'est ça l'objectif de l'inspiration, c'est de rendre nos histoires incroyables. C'est de faire en sorte que l'idée qui est sortie de l'esprit d'une personne lambda, en fait, parce qu'on est tous lambda, on est tous normaux, va être transformée grâce aux différentes inspirations et grâce à notre cerveau en une histoire absolument unique et absolument géniale. Et c'est super important. Et comment on y arrive ? On y arrive en ne se censurant pas parce qu'une idée même bête peut devenir géniale si on la travaille. Parce que la créativité, comme je le dis souvent, c'est un muscle. Plus on la nourrit avec des sources variées, plus elle devient forte. Et ça nous amène à la troisième partie. Pourquoi les émissions de survie et plus largement les émissions de télé-réalité sont une mine d'or, mais je dis bien une mine d'or pour les écrivains et les écrivaines. La première raison, c'est les thèmes exploitables. Les thèmes, ils sont ultra variés. Il va y avoir la survie, pour les émissions de survie comme Koh Lanta, où on va devoir... Gérer des ressources, il va y avoir une hiérarchie, il va y avoir un leader, et bien évidemment le leader est toujours contesté. Il va y avoir entre guillemets de la répression. Par exemple, le leader ou le groupe qui dirige l'une des tribus va chercher à évincer un concurrent, parce qu'il est un peu trop fort. Il va y avoir de la psychologie humaine, il va y avoir des alliances, des trahisons, de la solidarité, de la folie. La troisième raison dans ces thèmes exploités par les émissions de survie, ça va être les sociétés en microcosme. Tribu de Koh Lanta est une micro société créée par un jeu de télévision qui crée la micro société, crée ses propres règles. Par exemple, une fois que les aventuriers ont trouvé le feu, il va y avoir quelqu'un chargé toujours d'alimenter le feu. On va construire la cabane et dormir à un endroit précis. Il va y avoir des lois, c'est-à-dire que le lundi, ça va être Dominique qui va aller chercher le poisson. Le mardi, ça va être Géraldine. qui va aller chercher les noix de coco, le mercredi, peut-être que ce sera Yasmine qui est chargée d'aller chercher l'eau, et ainsi de suite. Et donc, il y a toujours des règles, des lois qui sont créées par cette micro-société qu'est la tribune. Et ça, à analyser et à s'inspirer, c'est extrêmement intéressant. Le quatrième thème, c'est le temps. Une émission de survie, ça dure quelques semaines, quelques mois à tourner. Mais nous, on peut jouer sur ce temps. C'est-à-dire qu'on peut réduire l'émission à quelques heures, ce qui rend le roman hyper rythmé, énormément de tension, et ça va être incroyable, ou on peut l'allonger. On peut faire en sorte qu'une fois que tu signes pour une émission de survie dans notre roman, tu n'as aucune possibilité d'abandonner, tu ne peux pas partir, soit tu gagnes, soit tu meurs. Et que l'émission dure trois jours ou deux ans, c'est pareil. Donc c'est intéressant. Et ensuite, la cinquième raison, c'est l'isolement. Comment l'absence de civilisation humaine, comment l'absence des règles qu'on connaît tous, de nos lois, le code pénal, le code civil, les règles un peu morales, lorsque tout ça disparaisse, comment on se comporte nous en tant qu'humains ? Et on le voit, l'isolement ça a une influence énorme sur les gens, par exemple dans Squid Game, qui est une forme d'émission de jeu. Lorsque la civilisation disparaît, parfois les participants sont amenés dans chaque saison à s'entretuer pour éliminer les rivaux. Donc vous voyez que... Quand on y réfléchit, pour quelque chose d'aussi banal qu'une émission de survie, il y a énormément d'idées, il y a énormément de thèmes qui sont vachement intéressants pour un roman. Et tous les thèmes que j'ai énoncés, on peut s'en inspirer pour des romans qui n'auront aucun rapport avec une émission de survie. On peut s'en inspirer, par exemple, pour une romance entre guillemets érotique, on peut s'inspirer d'une société en microcosme, on peut s'inspirer d'une survie, c'est-à-dire des personnes qui sont échouées dans le cadre d'un crash aérien, j'en sais rien, et qu'il va y avoir un homme et une femme, ils vont devoir survivre, ils vont développer une relation, tout ça dans une logique également de survie, parce qu'ils doivent survivre sur une île déserte, par exemple. Donc, c'est super intéressant. Et enfin, la dernière partie du podcast, pour moi, c'est peut-être la plus importante dans le sens où c'est le fait d'assumer. Il faut assumer ses inspirations pop. Comme je l'ai dit au début, La pop culture, ce n'est pas forcément ce qu'il y a de plus glamour pour certaines personnes qui considèrent qu'il y a des sous-genres et des meilleurs genres, qu'il y a des inspirations qui vaillent la peine d'être piochées. Par exemple, on va s'inspirer de Zola, on va s'inspirer des scènes de la vie réelle parce que c'est la vie réelle. Et il y a des inspirations qui ne vaillent pas la peine d'être utilisées. Mais il faut assumer. il faut se dire que il n'y a pas de raison d'avoir le syndrome de l'imposteur. Beaucoup d'auteurs minimisent leurs inspirations au grand public par peur de ne pas être pris au sérieux. Mais un bon auteur, c'est quelqu'un qui sait transformer une idée simple en quelque chose d'unique. Et lorsqu'on est un auteur ou une autrice, on est tous capables de ça. Donc, on est tous et toutes des bons auteurs. Des bons auteurs. Et ensuite, il faut assumer, parce qu'une fois qu'on a terminé notre roman, moi j'en ai terminé deux, les deux premiers tomes de ma saga, et je suis en train de terminer le troisième. On est super fiers. On est fiers d'avoir tout écrit. On est fiers d'avoir été au bout, mais on est fiers de regarder toutes nos inspirations. Moi je me dis, je me suis inspiré de Koh-Lanta, je me suis inspiré de Game of Thrones, je me suis inspiré d'Harry Potter, je me suis inspiré de Twilight, je me suis inspiré de The Unjoued, je me suis inspiré d'énormément d'oeuvres, d'énormément d'émissions, il y a des livres, des émissions télé, il y a des films, il y a des séries, il y a des personnes que j'ai croisées dans la rue, et ça c'est une victoire, c'est de se dire qu'on est capable de tirer d'absolument n'importe quoi. quelque chose d'unique en fait et on va transformer parfois une scène de 10 secondes dans une série en l'élément ou l'un des éléments centrales de ma saga moi je sais que dans ma saga il ya un élément de the android qui est un détail dont je me suis inspiré et aujourd'hui je sais même pas comment Je pourrais faire si je ne m'étais pas inspiré de ça. Je n'ai aucune idée, j'aurais été incapable de produire une histoire aussi bonne que si je n'avais pas regardé The Undead, que je n'avais pas vu ces quelques secondes de The Undead où je me suis dit ça, ça pourrait être incroyable à améliorer entre guillemets pour l'adapter à mon univers et ce sera absolument génial en fait. Donc inspirez-vous de tout. Et je pense que ça va être le message de la fin. Une saga dystopique, ça peut naître d'absolument tout. ou ça peut naître de la télé-réalité, comme ça peut naître d'un roman d'Émile Zola ou de Victor Hugo. Toute inspiration est valable, ce qui compte, c'est ce qu'on en fait. Et les émissions télé, comme je l'ai dit, ça regorge de thèmes littéraires universels. Alors, la prochaine fois que vous regarderez Koh-Lanta ou The Island, souvenez-vous, vous êtes peut-être en train de regarder le point de départ de votre prochain roman préféré. C'est la fin de cet épisode, j'espère que cet épisode vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à mettre un commentaire sur votre plateforme de streaming de podcast. préférés, n'hésitez pas également à mettre 5 étoiles au podcast et à vous abonner à la newsletter pour être au courant dès qu'un nouvel épisode sort n'hésitez pas également à vous abonner à mes comptes sur Instagram, TikTok et thread, si ça vous intéresserait de me dire ce que vous pensez du podcast ce que vous pensez de mon univers ou tout simplement parce que vous aimeriez intervenir dans le cadre du podcast pour présenter votre univers, votre métier, votre passion dans le domaine de l'écriture, de l'édition N'hésitez pas à me contacter par MP sur Instagram, TikTok et thread sur le compte SNSAplume, S-N-E-C-E-N, ou par mail à l'adresse sn.e.sa.plume.gmail.com, S-N-E-C-E-N-S-A-S-A. Merci encore à toutes et à tous d'avoir été au bout. Ça fait vraiment super plaisir de voir que vous êtes super nombreux à m'écouter. C'est vraiment trop bien, c'est génial. On se retrouve la semaine prochaine, jeudi, à 7h30 pour un nouvel épisode. Sur ce, profitez bien de votre journée, profitez bien de votre semaine et de votre week-end. kiffez, soyez en bonne santé à la semaine prochaine