Description
"Altérités plurielles" (4/4)
Par Léa Saint Raymond, enregistré Jeudi 19 mai 2022 à 18h30 au salon de lecture J. Kerchache du musée du quai Branly - Jacques Chirac.
Il a fallu du temps avant que les objets – trop longtemps – décrits comme « primitifs » soient, en salles des ventes, considérés comme des œuvres à part entière. Ce dernier volet de la carte blanche analyse comment les altérités plurielles sont entrées par la petite porte de l’Hôtel Drouot, dans un contexte géopolitique asymétrique et violent.
Le fantasme de mystérieuses cités - de merveilles et - d’or continua à susciter des relations commerciales asymétriques avec l’Amérique, bien après la période coloniale. Les salles des ventes parisiennes furent une arène dans laquelle se (re)jouèrent ces conflits, mais aussi une vitrine diplomatique dont se saisirent les pays nouvellement indépendants.
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à propos de la carte blanche :
Et si les relations internationales se rejouaient dans le microcosme des ventes publiques ?
Grâce aux archives des commissaires-priseurs, il est possible d'entrer dans l'arène des enchères et d'explorer cette géopolitique du goût, entre 1830 et 1939.
Carte blanche à Léa Saint Raymond, historienne de l’art, auteure de À la conquête du marché de l’art (Classiques Garnier, 2021) et Fragments d’une histoire globale de l’art (Ed. Rue d’Ulm, 2021).
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