Description
Découvrez la cette plante aux fruits appétissants, très toxique, appelée "cerise du diable", capable du pire mais aussi... de guérir !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Découvrez la cette plante aux fruits appétissants, très toxique, appelée "cerise du diable", capable du pire mais aussi... de guérir !
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Transcription
Bienvenue dans la série des poisons qui guérissent. Daniel Simeca, président de la FFSH, vous présente dans ce podcast la Béladone. Bonjour à tous. Aujourd'hui, je vous emmène fréquenter un poison un peu spécial qui se cache derrière une plante aux fruits appétissants et au nom très aguicheur. La Belladonna, si je vous dis la belle dame, cela évoquera pour vous de nombreuses images selon votre personnalité, mais si vous viviez au Moyen-Âge du monde vénitien, la Belladonna, belle dame en italien, évoquerait probablement une femme aux yeux envoûtants pour la noirceur de ses pupilles. Les canons de la mode d'alors voulaient qu'une belle femme est ce regard particulier que nous pouvons tous avoir en sortant de chez notre ophtalmologiste, après qu'il nous ait dilaté les pupilles, pour mieux voir par l'examen du fond d'œil nos rétines. Un regard que nous appelons en médecine de midriase, c'est-à-dire de dilatation complète des pupilles. Un peu comme lorsque nous sommes dans l'obscurité. Les femmes de Venise utilisaient donc un jus de cette plante, la belladone, pour tout à la fois se dilater les pupilles et, en application locale, rendre les joues plus éclatantes. C'était un autre canon esthétique de l'époque. Les historiens, majoritairement, nous disent que cette habitude étrange, qui devait tout à la fois rendre les femmes très belles pour l'époque, mais surtout très myopes et très éblouies par la lumière, a donné son nom à cette plante très toxique de la famille des solanacées. On l'appelle souvent « belle cerise » . Pas mal, on en mangerait ! mais de façon moins sympathique, cerise du diable, ou cerise empoisonnée, ou encore morelle perverse. Empoisonnée, c'est sûr, et perverse, chacun appréciera, mais ne vous laissez jamais tenter par ces fruits rouges si foncés qu'on l'a aussi appelé la morelle noire. Un regard rapide sur la botanique nous apprend qu'elle est donc de la famille des Solanaceae. Cela ne vous dit peut-être pas grand chose, mais cette famille botanique est une compagne très ancienne et très étroite de l'humanité. On y retrouve de grands amis, comme la pomme de terre, la tomate, l'aubergine ou encore les piments. On y retrouve aussi de bien curieux et toxiques compagnons, comme la mandragore, la datura, la jusquiam, plantes éminemment toxiques. La mandragore était, dans la légende, réputée pousser au pied des gibets de potence, se nourrissant des sécrétions séminales que les pauvres pendus laissaient échapper après leur trépas. On y retrouve aussi un grand faux ami, le tabac. Notre belle dame, Belle Ladonne, contient dans ses belles baies rouges noires, entre autres une substance bien connue, l'atropine. On y trouve en moindre proportion la scopolamine, une des drogues de la soumission. Elle agit sur le système nerveux en inhibant les récepteurs de l'acétylcholine. C'est ce qu'on appelle l'effet anticollinergique. Les ophtalmologiques l'utilisent depuis le XIXe siècle pour dilater la pupille. lors d'un examen des yeux. Cette utilisation traditionnelle de la plante a laissé la place à la fabrication de la fameuse atropine par synthèse chimique. Un certain nombre de médicaments actuels, mais de moins en moins utilisés, utilisent l'atropine, par exemple dans certaines formes de Parkinson au début. Mais la Belladone ne fait pas partie des plantes utiles en phytothérapie trop toxiques. La bonne dose, c'est la mort, par toxicité cardiovasculaire autant que neurologique. Par contre, comme toujours, lorsqu'une substance est capable de provoquer beaucoup de désordre chez l'humain à des doses moindres, à des doses qui ne tuent pas, elle peut nous être utile pour soigner ces mêmes désordres dès lors qu'elle est préparée selon la méthode homéopathique. Un rapide rappel pour expliquer que le principe de tout médicament classique à contenir des molécules actives responsables d'un effet, ce sont donc les médicaments classiques comme l'aspirine, le paracétamol. Avec l'homéopathie, nous sommes dans un paradigme différent. La substance active est toxique à dose mesurable. C'est vraiment le cas pour la belladone. Mais elle devient un médicament dès lors qu'elle est diluée, dynamisée un certain nombre de fois, si bien que la substance d'origine a, statistiquement, totalement disparu. C'est la loi de similitude qui s'énonce ainsi, une substance capable de provoquer des symptômes chez un sujet sain est à même de les guérir, les mêmes symptômes, chez un sujet malade. Simplement, pour ne pas être toxique, elle devra être diluée un certain nombre de fois et entre chacune de ces dilutions, elle sera dynamisée, c'est-à-dire que le tube contenant la dilution sera secoué un certain nombre de fois. On sait aujourd'hui que cette série de secousses, que l'on appelle dynamisation, est essentielle. Sans cela, nous n'avons qu'une simple dilution, et effectivement, la substance, comme l'effet d'ailleurs, disparaisse. Des travaux récents montrent que la substance en fait ne disparaît pas totalement, mais forme des nanobulles que l'on repère par résonance magnétique. L'idée qu'une information biologique puisse ainsi être transmise alors que la substance d'origine est indosable est difficile à accepter pour une communauté scientifique qui est en médecine jamais très ouverte. Pourtant, de nombreuses études montrent la réalité du phénomène et l'avenir confirmera cela et apportera l'adhésion d'une communauté très exigeante en termes de niveau de preuve. Revenons à notre méladone, pour étudier les symptômes qu'elle est capable de provoquer lorsque la dose est insuffisante pour tuer. Cela se manifeste surtout par des nausées, des vomissements, mais rapidement, des symptômes liés à la tropine. Le cœur s'accélère et c'est la tachycardie. La peau devient sèche, de même que les muqueuses. La respiration devient difficile. Les yeux se mettent en midriase, les pupilles sont dilatées au maximum comme dans l'obscurité. Du même coup, la lumière devient insupportable et entraîne des maux de tête et un fort éblouissement. La peau devient rouge et carlate, surtout au visage. La toxicité touche les centres nerveux avec une grande anxiété et des vertiges. Au maximum, vient un véritable délire avec des hallucinations terrifiantes. Donc justement, puisque la thérapeutique homéopathique peut soigner les mêmes symptômes que ceux que la substance d'origine, une plante comme notre béladone, un minéral comme l'arsenic dont nous avons parlé dans un peu de cas précédents, mais aussi un venin de serpent ou un champignon, voyons quelles sont les applications possibles du médicament béladonna, donc obtenu par délution. et dynamisation de la plante de départ. Pour exprimer le plus simplement du monde le tableau qui correspond au médicament Belladonna, trois mots latins. Ça fait chic et ça fait lettré. Rubor, dolor, calor. Autrement dit, et en français, rougeur, douleur et chaleur. Tous les symptômes de Belladonna correspondent à une congestion des artères, donc du sang oxygéné. Et qui dit congestion dit souvent inflammation. Lorsque c'est enflammé, c'est chaud, c'est rouge et cela fait souvent mal. Lorsqu'il y a de la fièvre, elle est brutale et élevée, vers 39-40. Les mamans homéopathisantes savent, en attendant le médecin toujours nécessaire, Donnez quelques granules de Belladonna dans les débuts de fièvre, des rhinopharyngites par exemple. Pour les mêmes raisons et mécanismes, le tableau de Belladonna est toujours fait de symptômes qui apparaissent et disparaissent brutalement, comme une migraine par exemple. C'est aussi le cas de ces fièvres qui montent très vite et descendent aussi très vite. Tous les sens sont exacerbés. La vision, surtout, avec une aversion à la lumière, souvenez-vous des pupilles dilatées, mais aussi l'ouïe, avec une amélioration des symptômes dans un silence absolu. Les muqueuses et surtout la bouche sont sèches, les yeux sont secs. Des douleurs digestives sont un type de spasme, à début brutal et à fin tout aussi brusque. Il y a une aggravation générale par le soleil, la lumière, le bruit, les secousses et les stimulations en général. Les personnes ne supportent en fait rien. Peut-être avez-vous reconnu quelqu'un dans mes propos. L'obscurité, le silence, le repos sont ce qui améliore les symptômes. En homéopathie, on insiste sur les modalités, c'est-à-dire ce qui améliore ou ce qui aggrave les symptômes, mais aussi sur ce qui peut déclencher l'arrivée des symptômes. Pour Belladonna, c'est le vent, le courant d'air froid sur la tête. C'est à ce genre de détails que l'on se rend compte de la finesse de la personnalisation d'une approche homéopathique d'un symptôme, qui nécessite de bien écouter et sentir la personne malade. On dit souvent qu'on ne soigne pas une maladie mais un malade, c'est-à-dire la manière particulière qu'une personne a de faire cette maladie. Les circonstances principales dans lesquelles ce médicament sera indiqué sont la fièvre, à titre symptomatique, sous le contrôle d'un professionnel de santé bien sûr, les maux de tête en général et surtout les migraines, les douleurs, et les inflammations en tout genre, ORL, digestivites, d'espasmes, et même les douleurs de rhumatisme. Dans l'immigraine, on retrouve véritablement tout le génie de cette plante à action de congestion au niveau de la tête. Mal de tête, battant, aggravé par la lumière, le bruit les secousse, un besoin de rester tranquille dans l'obscurité. Belladonna est aussi utile dans certains troubles du comportement. Avec une certaine violence, un désir de frapper et surtout de mordre. Cela sera surtout utile chez l'enfant qui ne se rend pas compte de son comportement. C'est le tableau typique de ce qu'on appelait l'enfant méchant. Évidemment, un enfant n'est pas méchant, il est juste en déséquilibre. Bien évidemment, ce podcast est une information et un aiguillon à votre curiosité. Sur ces poisons qui peuvent guérir grâce à la préparation homéopathique, il n'est pas destiné à se soigner seul, encore moins ne pas consulter et à négliger des symptômes qui peuvent cacher une infection sérieuse. Dans tous les cas, le médecin ou le conseil du pharmacien s'impose. En pratique, des tableaux comme celui de la Belladonna et de son médicament correspondant, Belladonna, Il y en a des centaines et le travail d'un expert médecin, pharmacien, sage-femme, dentiste et même vétérinaire, homéopathe, car l'homéopathie marche très bien chez les animaux, sera de trouver le bon portrait, de donner à son patient le médicament qui lui ressemble. C'est-à-dire celui qui donnerait, dans le cadre d'une intoxication, les mêmes symptômes chez un sujet sain. Vous le voyez, cette thérapeutique est passionnante et donne un regard global sur l'être humain qui intègre autant les signes très physiques et visibles que des traits de personnalité ou des modalités de rythme biologique. Pour en savoir plus, et si vous êtes un professionnel de santé, la FFSH, Fédération française des sociétés d'homéopathie, organise des formations dans cette thérapeutique. En présentiel autour de cas cliniques filmés, et aussi en ligne. Le site ffsh.fr vous donnera toutes les informations. Si vous voulez en savoir plus mais que vous n'êtes pas un professionnel de santé, pour satisfaire votre légitime curiosité sur le sujet, une revue est éditée dont vous trouverez certains articles sur ce même site, ffsh.fr, les cahiers de biothérapie. Cette revue est destinée aux... professionnels de santé comme au grand public averti. A très bientôt pour un nouveau podcast sur ces poisons qui peuvent soigner.
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Découvrez la cette plante aux fruits appétissants, très toxique, appelée "cerise du diable", capable du pire mais aussi... de guérir !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Bienvenue dans la série des poisons qui guérissent. Daniel Simeca, président de la FFSH, vous présente dans ce podcast la Béladone. Bonjour à tous. Aujourd'hui, je vous emmène fréquenter un poison un peu spécial qui se cache derrière une plante aux fruits appétissants et au nom très aguicheur. La Belladonna, si je vous dis la belle dame, cela évoquera pour vous de nombreuses images selon votre personnalité, mais si vous viviez au Moyen-Âge du monde vénitien, la Belladonna, belle dame en italien, évoquerait probablement une femme aux yeux envoûtants pour la noirceur de ses pupilles. Les canons de la mode d'alors voulaient qu'une belle femme est ce regard particulier que nous pouvons tous avoir en sortant de chez notre ophtalmologiste, après qu'il nous ait dilaté les pupilles, pour mieux voir par l'examen du fond d'œil nos rétines. Un regard que nous appelons en médecine de midriase, c'est-à-dire de dilatation complète des pupilles. Un peu comme lorsque nous sommes dans l'obscurité. Les femmes de Venise utilisaient donc un jus de cette plante, la belladone, pour tout à la fois se dilater les pupilles et, en application locale, rendre les joues plus éclatantes. C'était un autre canon esthétique de l'époque. Les historiens, majoritairement, nous disent que cette habitude étrange, qui devait tout à la fois rendre les femmes très belles pour l'époque, mais surtout très myopes et très éblouies par la lumière, a donné son nom à cette plante très toxique de la famille des solanacées. On l'appelle souvent « belle cerise » . Pas mal, on en mangerait ! mais de façon moins sympathique, cerise du diable, ou cerise empoisonnée, ou encore morelle perverse. Empoisonnée, c'est sûr, et perverse, chacun appréciera, mais ne vous laissez jamais tenter par ces fruits rouges si foncés qu'on l'a aussi appelé la morelle noire. Un regard rapide sur la botanique nous apprend qu'elle est donc de la famille des Solanaceae. Cela ne vous dit peut-être pas grand chose, mais cette famille botanique est une compagne très ancienne et très étroite de l'humanité. On y retrouve de grands amis, comme la pomme de terre, la tomate, l'aubergine ou encore les piments. On y retrouve aussi de bien curieux et toxiques compagnons, comme la mandragore, la datura, la jusquiam, plantes éminemment toxiques. La mandragore était, dans la légende, réputée pousser au pied des gibets de potence, se nourrissant des sécrétions séminales que les pauvres pendus laissaient échapper après leur trépas. On y retrouve aussi un grand faux ami, le tabac. Notre belle dame, Belle Ladonne, contient dans ses belles baies rouges noires, entre autres une substance bien connue, l'atropine. On y trouve en moindre proportion la scopolamine, une des drogues de la soumission. Elle agit sur le système nerveux en inhibant les récepteurs de l'acétylcholine. C'est ce qu'on appelle l'effet anticollinergique. Les ophtalmologiques l'utilisent depuis le XIXe siècle pour dilater la pupille. lors d'un examen des yeux. Cette utilisation traditionnelle de la plante a laissé la place à la fabrication de la fameuse atropine par synthèse chimique. Un certain nombre de médicaments actuels, mais de moins en moins utilisés, utilisent l'atropine, par exemple dans certaines formes de Parkinson au début. Mais la Belladone ne fait pas partie des plantes utiles en phytothérapie trop toxiques. La bonne dose, c'est la mort, par toxicité cardiovasculaire autant que neurologique. Par contre, comme toujours, lorsqu'une substance est capable de provoquer beaucoup de désordre chez l'humain à des doses moindres, à des doses qui ne tuent pas, elle peut nous être utile pour soigner ces mêmes désordres dès lors qu'elle est préparée selon la méthode homéopathique. Un rapide rappel pour expliquer que le principe de tout médicament classique à contenir des molécules actives responsables d'un effet, ce sont donc les médicaments classiques comme l'aspirine, le paracétamol. Avec l'homéopathie, nous sommes dans un paradigme différent. La substance active est toxique à dose mesurable. C'est vraiment le cas pour la belladone. Mais elle devient un médicament dès lors qu'elle est diluée, dynamisée un certain nombre de fois, si bien que la substance d'origine a, statistiquement, totalement disparu. C'est la loi de similitude qui s'énonce ainsi, une substance capable de provoquer des symptômes chez un sujet sain est à même de les guérir, les mêmes symptômes, chez un sujet malade. Simplement, pour ne pas être toxique, elle devra être diluée un certain nombre de fois et entre chacune de ces dilutions, elle sera dynamisée, c'est-à-dire que le tube contenant la dilution sera secoué un certain nombre de fois. On sait aujourd'hui que cette série de secousses, que l'on appelle dynamisation, est essentielle. Sans cela, nous n'avons qu'une simple dilution, et effectivement, la substance, comme l'effet d'ailleurs, disparaisse. Des travaux récents montrent que la substance en fait ne disparaît pas totalement, mais forme des nanobulles que l'on repère par résonance magnétique. L'idée qu'une information biologique puisse ainsi être transmise alors que la substance d'origine est indosable est difficile à accepter pour une communauté scientifique qui est en médecine jamais très ouverte. Pourtant, de nombreuses études montrent la réalité du phénomène et l'avenir confirmera cela et apportera l'adhésion d'une communauté très exigeante en termes de niveau de preuve. Revenons à notre méladone, pour étudier les symptômes qu'elle est capable de provoquer lorsque la dose est insuffisante pour tuer. Cela se manifeste surtout par des nausées, des vomissements, mais rapidement, des symptômes liés à la tropine. Le cœur s'accélère et c'est la tachycardie. La peau devient sèche, de même que les muqueuses. La respiration devient difficile. Les yeux se mettent en midriase, les pupilles sont dilatées au maximum comme dans l'obscurité. Du même coup, la lumière devient insupportable et entraîne des maux de tête et un fort éblouissement. La peau devient rouge et carlate, surtout au visage. La toxicité touche les centres nerveux avec une grande anxiété et des vertiges. Au maximum, vient un véritable délire avec des hallucinations terrifiantes. Donc justement, puisque la thérapeutique homéopathique peut soigner les mêmes symptômes que ceux que la substance d'origine, une plante comme notre béladone, un minéral comme l'arsenic dont nous avons parlé dans un peu de cas précédents, mais aussi un venin de serpent ou un champignon, voyons quelles sont les applications possibles du médicament béladonna, donc obtenu par délution. et dynamisation de la plante de départ. Pour exprimer le plus simplement du monde le tableau qui correspond au médicament Belladonna, trois mots latins. Ça fait chic et ça fait lettré. Rubor, dolor, calor. Autrement dit, et en français, rougeur, douleur et chaleur. Tous les symptômes de Belladonna correspondent à une congestion des artères, donc du sang oxygéné. Et qui dit congestion dit souvent inflammation. Lorsque c'est enflammé, c'est chaud, c'est rouge et cela fait souvent mal. Lorsqu'il y a de la fièvre, elle est brutale et élevée, vers 39-40. Les mamans homéopathisantes savent, en attendant le médecin toujours nécessaire, Donnez quelques granules de Belladonna dans les débuts de fièvre, des rhinopharyngites par exemple. Pour les mêmes raisons et mécanismes, le tableau de Belladonna est toujours fait de symptômes qui apparaissent et disparaissent brutalement, comme une migraine par exemple. C'est aussi le cas de ces fièvres qui montent très vite et descendent aussi très vite. Tous les sens sont exacerbés. La vision, surtout, avec une aversion à la lumière, souvenez-vous des pupilles dilatées, mais aussi l'ouïe, avec une amélioration des symptômes dans un silence absolu. Les muqueuses et surtout la bouche sont sèches, les yeux sont secs. Des douleurs digestives sont un type de spasme, à début brutal et à fin tout aussi brusque. Il y a une aggravation générale par le soleil, la lumière, le bruit, les secousses et les stimulations en général. Les personnes ne supportent en fait rien. Peut-être avez-vous reconnu quelqu'un dans mes propos. L'obscurité, le silence, le repos sont ce qui améliore les symptômes. En homéopathie, on insiste sur les modalités, c'est-à-dire ce qui améliore ou ce qui aggrave les symptômes, mais aussi sur ce qui peut déclencher l'arrivée des symptômes. Pour Belladonna, c'est le vent, le courant d'air froid sur la tête. C'est à ce genre de détails que l'on se rend compte de la finesse de la personnalisation d'une approche homéopathique d'un symptôme, qui nécessite de bien écouter et sentir la personne malade. On dit souvent qu'on ne soigne pas une maladie mais un malade, c'est-à-dire la manière particulière qu'une personne a de faire cette maladie. Les circonstances principales dans lesquelles ce médicament sera indiqué sont la fièvre, à titre symptomatique, sous le contrôle d'un professionnel de santé bien sûr, les maux de tête en général et surtout les migraines, les douleurs, et les inflammations en tout genre, ORL, digestivites, d'espasmes, et même les douleurs de rhumatisme. Dans l'immigraine, on retrouve véritablement tout le génie de cette plante à action de congestion au niveau de la tête. Mal de tête, battant, aggravé par la lumière, le bruit les secousse, un besoin de rester tranquille dans l'obscurité. Belladonna est aussi utile dans certains troubles du comportement. Avec une certaine violence, un désir de frapper et surtout de mordre. Cela sera surtout utile chez l'enfant qui ne se rend pas compte de son comportement. C'est le tableau typique de ce qu'on appelait l'enfant méchant. Évidemment, un enfant n'est pas méchant, il est juste en déséquilibre. Bien évidemment, ce podcast est une information et un aiguillon à votre curiosité. Sur ces poisons qui peuvent guérir grâce à la préparation homéopathique, il n'est pas destiné à se soigner seul, encore moins ne pas consulter et à négliger des symptômes qui peuvent cacher une infection sérieuse. Dans tous les cas, le médecin ou le conseil du pharmacien s'impose. En pratique, des tableaux comme celui de la Belladonna et de son médicament correspondant, Belladonna, Il y en a des centaines et le travail d'un expert médecin, pharmacien, sage-femme, dentiste et même vétérinaire, homéopathe, car l'homéopathie marche très bien chez les animaux, sera de trouver le bon portrait, de donner à son patient le médicament qui lui ressemble. C'est-à-dire celui qui donnerait, dans le cadre d'une intoxication, les mêmes symptômes chez un sujet sain. Vous le voyez, cette thérapeutique est passionnante et donne un regard global sur l'être humain qui intègre autant les signes très physiques et visibles que des traits de personnalité ou des modalités de rythme biologique. Pour en savoir plus, et si vous êtes un professionnel de santé, la FFSH, Fédération française des sociétés d'homéopathie, organise des formations dans cette thérapeutique. En présentiel autour de cas cliniques filmés, et aussi en ligne. Le site ffsh.fr vous donnera toutes les informations. Si vous voulez en savoir plus mais que vous n'êtes pas un professionnel de santé, pour satisfaire votre légitime curiosité sur le sujet, une revue est éditée dont vous trouverez certains articles sur ce même site, ffsh.fr, les cahiers de biothérapie. Cette revue est destinée aux... professionnels de santé comme au grand public averti. A très bientôt pour un nouveau podcast sur ces poisons qui peuvent soigner.
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Transcription
Bienvenue dans la série des poisons qui guérissent. Daniel Simeca, président de la FFSH, vous présente dans ce podcast la Béladone. Bonjour à tous. Aujourd'hui, je vous emmène fréquenter un poison un peu spécial qui se cache derrière une plante aux fruits appétissants et au nom très aguicheur. La Belladonna, si je vous dis la belle dame, cela évoquera pour vous de nombreuses images selon votre personnalité, mais si vous viviez au Moyen-Âge du monde vénitien, la Belladonna, belle dame en italien, évoquerait probablement une femme aux yeux envoûtants pour la noirceur de ses pupilles. Les canons de la mode d'alors voulaient qu'une belle femme est ce regard particulier que nous pouvons tous avoir en sortant de chez notre ophtalmologiste, après qu'il nous ait dilaté les pupilles, pour mieux voir par l'examen du fond d'œil nos rétines. Un regard que nous appelons en médecine de midriase, c'est-à-dire de dilatation complète des pupilles. Un peu comme lorsque nous sommes dans l'obscurité. Les femmes de Venise utilisaient donc un jus de cette plante, la belladone, pour tout à la fois se dilater les pupilles et, en application locale, rendre les joues plus éclatantes. C'était un autre canon esthétique de l'époque. Les historiens, majoritairement, nous disent que cette habitude étrange, qui devait tout à la fois rendre les femmes très belles pour l'époque, mais surtout très myopes et très éblouies par la lumière, a donné son nom à cette plante très toxique de la famille des solanacées. On l'appelle souvent « belle cerise » . Pas mal, on en mangerait ! mais de façon moins sympathique, cerise du diable, ou cerise empoisonnée, ou encore morelle perverse. Empoisonnée, c'est sûr, et perverse, chacun appréciera, mais ne vous laissez jamais tenter par ces fruits rouges si foncés qu'on l'a aussi appelé la morelle noire. Un regard rapide sur la botanique nous apprend qu'elle est donc de la famille des Solanaceae. Cela ne vous dit peut-être pas grand chose, mais cette famille botanique est une compagne très ancienne et très étroite de l'humanité. On y retrouve de grands amis, comme la pomme de terre, la tomate, l'aubergine ou encore les piments. On y retrouve aussi de bien curieux et toxiques compagnons, comme la mandragore, la datura, la jusquiam, plantes éminemment toxiques. La mandragore était, dans la légende, réputée pousser au pied des gibets de potence, se nourrissant des sécrétions séminales que les pauvres pendus laissaient échapper après leur trépas. On y retrouve aussi un grand faux ami, le tabac. Notre belle dame, Belle Ladonne, contient dans ses belles baies rouges noires, entre autres une substance bien connue, l'atropine. On y trouve en moindre proportion la scopolamine, une des drogues de la soumission. Elle agit sur le système nerveux en inhibant les récepteurs de l'acétylcholine. C'est ce qu'on appelle l'effet anticollinergique. Les ophtalmologiques l'utilisent depuis le XIXe siècle pour dilater la pupille. lors d'un examen des yeux. Cette utilisation traditionnelle de la plante a laissé la place à la fabrication de la fameuse atropine par synthèse chimique. Un certain nombre de médicaments actuels, mais de moins en moins utilisés, utilisent l'atropine, par exemple dans certaines formes de Parkinson au début. Mais la Belladone ne fait pas partie des plantes utiles en phytothérapie trop toxiques. La bonne dose, c'est la mort, par toxicité cardiovasculaire autant que neurologique. Par contre, comme toujours, lorsqu'une substance est capable de provoquer beaucoup de désordre chez l'humain à des doses moindres, à des doses qui ne tuent pas, elle peut nous être utile pour soigner ces mêmes désordres dès lors qu'elle est préparée selon la méthode homéopathique. Un rapide rappel pour expliquer que le principe de tout médicament classique à contenir des molécules actives responsables d'un effet, ce sont donc les médicaments classiques comme l'aspirine, le paracétamol. Avec l'homéopathie, nous sommes dans un paradigme différent. La substance active est toxique à dose mesurable. C'est vraiment le cas pour la belladone. Mais elle devient un médicament dès lors qu'elle est diluée, dynamisée un certain nombre de fois, si bien que la substance d'origine a, statistiquement, totalement disparu. C'est la loi de similitude qui s'énonce ainsi, une substance capable de provoquer des symptômes chez un sujet sain est à même de les guérir, les mêmes symptômes, chez un sujet malade. Simplement, pour ne pas être toxique, elle devra être diluée un certain nombre de fois et entre chacune de ces dilutions, elle sera dynamisée, c'est-à-dire que le tube contenant la dilution sera secoué un certain nombre de fois. On sait aujourd'hui que cette série de secousses, que l'on appelle dynamisation, est essentielle. Sans cela, nous n'avons qu'une simple dilution, et effectivement, la substance, comme l'effet d'ailleurs, disparaisse. Des travaux récents montrent que la substance en fait ne disparaît pas totalement, mais forme des nanobulles que l'on repère par résonance magnétique. L'idée qu'une information biologique puisse ainsi être transmise alors que la substance d'origine est indosable est difficile à accepter pour une communauté scientifique qui est en médecine jamais très ouverte. Pourtant, de nombreuses études montrent la réalité du phénomène et l'avenir confirmera cela et apportera l'adhésion d'une communauté très exigeante en termes de niveau de preuve. Revenons à notre méladone, pour étudier les symptômes qu'elle est capable de provoquer lorsque la dose est insuffisante pour tuer. Cela se manifeste surtout par des nausées, des vomissements, mais rapidement, des symptômes liés à la tropine. Le cœur s'accélère et c'est la tachycardie. La peau devient sèche, de même que les muqueuses. La respiration devient difficile. Les yeux se mettent en midriase, les pupilles sont dilatées au maximum comme dans l'obscurité. Du même coup, la lumière devient insupportable et entraîne des maux de tête et un fort éblouissement. La peau devient rouge et carlate, surtout au visage. La toxicité touche les centres nerveux avec une grande anxiété et des vertiges. Au maximum, vient un véritable délire avec des hallucinations terrifiantes. Donc justement, puisque la thérapeutique homéopathique peut soigner les mêmes symptômes que ceux que la substance d'origine, une plante comme notre béladone, un minéral comme l'arsenic dont nous avons parlé dans un peu de cas précédents, mais aussi un venin de serpent ou un champignon, voyons quelles sont les applications possibles du médicament béladonna, donc obtenu par délution. et dynamisation de la plante de départ. Pour exprimer le plus simplement du monde le tableau qui correspond au médicament Belladonna, trois mots latins. Ça fait chic et ça fait lettré. Rubor, dolor, calor. Autrement dit, et en français, rougeur, douleur et chaleur. Tous les symptômes de Belladonna correspondent à une congestion des artères, donc du sang oxygéné. Et qui dit congestion dit souvent inflammation. Lorsque c'est enflammé, c'est chaud, c'est rouge et cela fait souvent mal. Lorsqu'il y a de la fièvre, elle est brutale et élevée, vers 39-40. Les mamans homéopathisantes savent, en attendant le médecin toujours nécessaire, Donnez quelques granules de Belladonna dans les débuts de fièvre, des rhinopharyngites par exemple. Pour les mêmes raisons et mécanismes, le tableau de Belladonna est toujours fait de symptômes qui apparaissent et disparaissent brutalement, comme une migraine par exemple. C'est aussi le cas de ces fièvres qui montent très vite et descendent aussi très vite. Tous les sens sont exacerbés. La vision, surtout, avec une aversion à la lumière, souvenez-vous des pupilles dilatées, mais aussi l'ouïe, avec une amélioration des symptômes dans un silence absolu. Les muqueuses et surtout la bouche sont sèches, les yeux sont secs. Des douleurs digestives sont un type de spasme, à début brutal et à fin tout aussi brusque. Il y a une aggravation générale par le soleil, la lumière, le bruit, les secousses et les stimulations en général. Les personnes ne supportent en fait rien. Peut-être avez-vous reconnu quelqu'un dans mes propos. L'obscurité, le silence, le repos sont ce qui améliore les symptômes. En homéopathie, on insiste sur les modalités, c'est-à-dire ce qui améliore ou ce qui aggrave les symptômes, mais aussi sur ce qui peut déclencher l'arrivée des symptômes. Pour Belladonna, c'est le vent, le courant d'air froid sur la tête. C'est à ce genre de détails que l'on se rend compte de la finesse de la personnalisation d'une approche homéopathique d'un symptôme, qui nécessite de bien écouter et sentir la personne malade. On dit souvent qu'on ne soigne pas une maladie mais un malade, c'est-à-dire la manière particulière qu'une personne a de faire cette maladie. Les circonstances principales dans lesquelles ce médicament sera indiqué sont la fièvre, à titre symptomatique, sous le contrôle d'un professionnel de santé bien sûr, les maux de tête en général et surtout les migraines, les douleurs, et les inflammations en tout genre, ORL, digestivites, d'espasmes, et même les douleurs de rhumatisme. Dans l'immigraine, on retrouve véritablement tout le génie de cette plante à action de congestion au niveau de la tête. Mal de tête, battant, aggravé par la lumière, le bruit les secousse, un besoin de rester tranquille dans l'obscurité. Belladonna est aussi utile dans certains troubles du comportement. Avec une certaine violence, un désir de frapper et surtout de mordre. Cela sera surtout utile chez l'enfant qui ne se rend pas compte de son comportement. C'est le tableau typique de ce qu'on appelait l'enfant méchant. Évidemment, un enfant n'est pas méchant, il est juste en déséquilibre. Bien évidemment, ce podcast est une information et un aiguillon à votre curiosité. Sur ces poisons qui peuvent guérir grâce à la préparation homéopathique, il n'est pas destiné à se soigner seul, encore moins ne pas consulter et à négliger des symptômes qui peuvent cacher une infection sérieuse. Dans tous les cas, le médecin ou le conseil du pharmacien s'impose. En pratique, des tableaux comme celui de la Belladonna et de son médicament correspondant, Belladonna, Il y en a des centaines et le travail d'un expert médecin, pharmacien, sage-femme, dentiste et même vétérinaire, homéopathe, car l'homéopathie marche très bien chez les animaux, sera de trouver le bon portrait, de donner à son patient le médicament qui lui ressemble. C'est-à-dire celui qui donnerait, dans le cadre d'une intoxication, les mêmes symptômes chez un sujet sain. Vous le voyez, cette thérapeutique est passionnante et donne un regard global sur l'être humain qui intègre autant les signes très physiques et visibles que des traits de personnalité ou des modalités de rythme biologique. Pour en savoir plus, et si vous êtes un professionnel de santé, la FFSH, Fédération française des sociétés d'homéopathie, organise des formations dans cette thérapeutique. En présentiel autour de cas cliniques filmés, et aussi en ligne. Le site ffsh.fr vous donnera toutes les informations. Si vous voulez en savoir plus mais que vous n'êtes pas un professionnel de santé, pour satisfaire votre légitime curiosité sur le sujet, une revue est éditée dont vous trouverez certains articles sur ce même site, ffsh.fr, les cahiers de biothérapie. Cette revue est destinée aux... professionnels de santé comme au grand public averti. A très bientôt pour un nouveau podcast sur ces poisons qui peuvent soigner.
Description
Découvrez la cette plante aux fruits appétissants, très toxique, appelée "cerise du diable", capable du pire mais aussi... de guérir !
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Transcription
Bienvenue dans la série des poisons qui guérissent. Daniel Simeca, président de la FFSH, vous présente dans ce podcast la Béladone. Bonjour à tous. Aujourd'hui, je vous emmène fréquenter un poison un peu spécial qui se cache derrière une plante aux fruits appétissants et au nom très aguicheur. La Belladonna, si je vous dis la belle dame, cela évoquera pour vous de nombreuses images selon votre personnalité, mais si vous viviez au Moyen-Âge du monde vénitien, la Belladonna, belle dame en italien, évoquerait probablement une femme aux yeux envoûtants pour la noirceur de ses pupilles. Les canons de la mode d'alors voulaient qu'une belle femme est ce regard particulier que nous pouvons tous avoir en sortant de chez notre ophtalmologiste, après qu'il nous ait dilaté les pupilles, pour mieux voir par l'examen du fond d'œil nos rétines. Un regard que nous appelons en médecine de midriase, c'est-à-dire de dilatation complète des pupilles. Un peu comme lorsque nous sommes dans l'obscurité. Les femmes de Venise utilisaient donc un jus de cette plante, la belladone, pour tout à la fois se dilater les pupilles et, en application locale, rendre les joues plus éclatantes. C'était un autre canon esthétique de l'époque. Les historiens, majoritairement, nous disent que cette habitude étrange, qui devait tout à la fois rendre les femmes très belles pour l'époque, mais surtout très myopes et très éblouies par la lumière, a donné son nom à cette plante très toxique de la famille des solanacées. On l'appelle souvent « belle cerise » . Pas mal, on en mangerait ! mais de façon moins sympathique, cerise du diable, ou cerise empoisonnée, ou encore morelle perverse. Empoisonnée, c'est sûr, et perverse, chacun appréciera, mais ne vous laissez jamais tenter par ces fruits rouges si foncés qu'on l'a aussi appelé la morelle noire. Un regard rapide sur la botanique nous apprend qu'elle est donc de la famille des Solanaceae. Cela ne vous dit peut-être pas grand chose, mais cette famille botanique est une compagne très ancienne et très étroite de l'humanité. On y retrouve de grands amis, comme la pomme de terre, la tomate, l'aubergine ou encore les piments. On y retrouve aussi de bien curieux et toxiques compagnons, comme la mandragore, la datura, la jusquiam, plantes éminemment toxiques. La mandragore était, dans la légende, réputée pousser au pied des gibets de potence, se nourrissant des sécrétions séminales que les pauvres pendus laissaient échapper après leur trépas. On y retrouve aussi un grand faux ami, le tabac. Notre belle dame, Belle Ladonne, contient dans ses belles baies rouges noires, entre autres une substance bien connue, l'atropine. On y trouve en moindre proportion la scopolamine, une des drogues de la soumission. Elle agit sur le système nerveux en inhibant les récepteurs de l'acétylcholine. C'est ce qu'on appelle l'effet anticollinergique. Les ophtalmologiques l'utilisent depuis le XIXe siècle pour dilater la pupille. lors d'un examen des yeux. Cette utilisation traditionnelle de la plante a laissé la place à la fabrication de la fameuse atropine par synthèse chimique. Un certain nombre de médicaments actuels, mais de moins en moins utilisés, utilisent l'atropine, par exemple dans certaines formes de Parkinson au début. Mais la Belladone ne fait pas partie des plantes utiles en phytothérapie trop toxiques. La bonne dose, c'est la mort, par toxicité cardiovasculaire autant que neurologique. Par contre, comme toujours, lorsqu'une substance est capable de provoquer beaucoup de désordre chez l'humain à des doses moindres, à des doses qui ne tuent pas, elle peut nous être utile pour soigner ces mêmes désordres dès lors qu'elle est préparée selon la méthode homéopathique. Un rapide rappel pour expliquer que le principe de tout médicament classique à contenir des molécules actives responsables d'un effet, ce sont donc les médicaments classiques comme l'aspirine, le paracétamol. Avec l'homéopathie, nous sommes dans un paradigme différent. La substance active est toxique à dose mesurable. C'est vraiment le cas pour la belladone. Mais elle devient un médicament dès lors qu'elle est diluée, dynamisée un certain nombre de fois, si bien que la substance d'origine a, statistiquement, totalement disparu. C'est la loi de similitude qui s'énonce ainsi, une substance capable de provoquer des symptômes chez un sujet sain est à même de les guérir, les mêmes symptômes, chez un sujet malade. Simplement, pour ne pas être toxique, elle devra être diluée un certain nombre de fois et entre chacune de ces dilutions, elle sera dynamisée, c'est-à-dire que le tube contenant la dilution sera secoué un certain nombre de fois. On sait aujourd'hui que cette série de secousses, que l'on appelle dynamisation, est essentielle. Sans cela, nous n'avons qu'une simple dilution, et effectivement, la substance, comme l'effet d'ailleurs, disparaisse. Des travaux récents montrent que la substance en fait ne disparaît pas totalement, mais forme des nanobulles que l'on repère par résonance magnétique. L'idée qu'une information biologique puisse ainsi être transmise alors que la substance d'origine est indosable est difficile à accepter pour une communauté scientifique qui est en médecine jamais très ouverte. Pourtant, de nombreuses études montrent la réalité du phénomène et l'avenir confirmera cela et apportera l'adhésion d'une communauté très exigeante en termes de niveau de preuve. Revenons à notre méladone, pour étudier les symptômes qu'elle est capable de provoquer lorsque la dose est insuffisante pour tuer. Cela se manifeste surtout par des nausées, des vomissements, mais rapidement, des symptômes liés à la tropine. Le cœur s'accélère et c'est la tachycardie. La peau devient sèche, de même que les muqueuses. La respiration devient difficile. Les yeux se mettent en midriase, les pupilles sont dilatées au maximum comme dans l'obscurité. Du même coup, la lumière devient insupportable et entraîne des maux de tête et un fort éblouissement. La peau devient rouge et carlate, surtout au visage. La toxicité touche les centres nerveux avec une grande anxiété et des vertiges. Au maximum, vient un véritable délire avec des hallucinations terrifiantes. Donc justement, puisque la thérapeutique homéopathique peut soigner les mêmes symptômes que ceux que la substance d'origine, une plante comme notre béladone, un minéral comme l'arsenic dont nous avons parlé dans un peu de cas précédents, mais aussi un venin de serpent ou un champignon, voyons quelles sont les applications possibles du médicament béladonna, donc obtenu par délution. et dynamisation de la plante de départ. Pour exprimer le plus simplement du monde le tableau qui correspond au médicament Belladonna, trois mots latins. Ça fait chic et ça fait lettré. Rubor, dolor, calor. Autrement dit, et en français, rougeur, douleur et chaleur. Tous les symptômes de Belladonna correspondent à une congestion des artères, donc du sang oxygéné. Et qui dit congestion dit souvent inflammation. Lorsque c'est enflammé, c'est chaud, c'est rouge et cela fait souvent mal. Lorsqu'il y a de la fièvre, elle est brutale et élevée, vers 39-40. Les mamans homéopathisantes savent, en attendant le médecin toujours nécessaire, Donnez quelques granules de Belladonna dans les débuts de fièvre, des rhinopharyngites par exemple. Pour les mêmes raisons et mécanismes, le tableau de Belladonna est toujours fait de symptômes qui apparaissent et disparaissent brutalement, comme une migraine par exemple. C'est aussi le cas de ces fièvres qui montent très vite et descendent aussi très vite. Tous les sens sont exacerbés. La vision, surtout, avec une aversion à la lumière, souvenez-vous des pupilles dilatées, mais aussi l'ouïe, avec une amélioration des symptômes dans un silence absolu. Les muqueuses et surtout la bouche sont sèches, les yeux sont secs. Des douleurs digestives sont un type de spasme, à début brutal et à fin tout aussi brusque. Il y a une aggravation générale par le soleil, la lumière, le bruit, les secousses et les stimulations en général. Les personnes ne supportent en fait rien. Peut-être avez-vous reconnu quelqu'un dans mes propos. L'obscurité, le silence, le repos sont ce qui améliore les symptômes. En homéopathie, on insiste sur les modalités, c'est-à-dire ce qui améliore ou ce qui aggrave les symptômes, mais aussi sur ce qui peut déclencher l'arrivée des symptômes. Pour Belladonna, c'est le vent, le courant d'air froid sur la tête. C'est à ce genre de détails que l'on se rend compte de la finesse de la personnalisation d'une approche homéopathique d'un symptôme, qui nécessite de bien écouter et sentir la personne malade. On dit souvent qu'on ne soigne pas une maladie mais un malade, c'est-à-dire la manière particulière qu'une personne a de faire cette maladie. Les circonstances principales dans lesquelles ce médicament sera indiqué sont la fièvre, à titre symptomatique, sous le contrôle d'un professionnel de santé bien sûr, les maux de tête en général et surtout les migraines, les douleurs, et les inflammations en tout genre, ORL, digestivites, d'espasmes, et même les douleurs de rhumatisme. Dans l'immigraine, on retrouve véritablement tout le génie de cette plante à action de congestion au niveau de la tête. Mal de tête, battant, aggravé par la lumière, le bruit les secousse, un besoin de rester tranquille dans l'obscurité. Belladonna est aussi utile dans certains troubles du comportement. Avec une certaine violence, un désir de frapper et surtout de mordre. Cela sera surtout utile chez l'enfant qui ne se rend pas compte de son comportement. C'est le tableau typique de ce qu'on appelait l'enfant méchant. Évidemment, un enfant n'est pas méchant, il est juste en déséquilibre. Bien évidemment, ce podcast est une information et un aiguillon à votre curiosité. Sur ces poisons qui peuvent guérir grâce à la préparation homéopathique, il n'est pas destiné à se soigner seul, encore moins ne pas consulter et à négliger des symptômes qui peuvent cacher une infection sérieuse. Dans tous les cas, le médecin ou le conseil du pharmacien s'impose. En pratique, des tableaux comme celui de la Belladonna et de son médicament correspondant, Belladonna, Il y en a des centaines et le travail d'un expert médecin, pharmacien, sage-femme, dentiste et même vétérinaire, homéopathe, car l'homéopathie marche très bien chez les animaux, sera de trouver le bon portrait, de donner à son patient le médicament qui lui ressemble. C'est-à-dire celui qui donnerait, dans le cadre d'une intoxication, les mêmes symptômes chez un sujet sain. Vous le voyez, cette thérapeutique est passionnante et donne un regard global sur l'être humain qui intègre autant les signes très physiques et visibles que des traits de personnalité ou des modalités de rythme biologique. Pour en savoir plus, et si vous êtes un professionnel de santé, la FFSH, Fédération française des sociétés d'homéopathie, organise des formations dans cette thérapeutique. En présentiel autour de cas cliniques filmés, et aussi en ligne. Le site ffsh.fr vous donnera toutes les informations. Si vous voulez en savoir plus mais que vous n'êtes pas un professionnel de santé, pour satisfaire votre légitime curiosité sur le sujet, une revue est éditée dont vous trouverez certains articles sur ce même site, ffsh.fr, les cahiers de biothérapie. Cette revue est destinée aux... professionnels de santé comme au grand public averti. A très bientôt pour un nouveau podcast sur ces poisons qui peuvent soigner.
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