- Speaker #0
Bonjour, c'est Sandrine Gauthier, je vous retrouve pour un nouvel épisode des Rencontres Bien-Être, le podcast où l'on présente des activités qui vous veulent du bien. Pour ne manquer aucun épisode, abonnez-vous gratuitement sur votre plateforme préférée et laissez-nous un petit commentaire,
- Speaker #1
ça nous encourage et ça compte vraiment beaucoup pour nous. Merci et bonne écoute !
- Speaker #0
Et si le yoga n'était pas une histoire de souplesse ? Mais de transmission, on associe souvent le yoga à la souplesse, à des corps parfaitement alignés, à des postures impressionnantes sur Instagram. On se dit parfois, je ne suis pas assez souple pour faire du yoga. Et si on faisait complètement fausse route ? Et si le yoga n'était pas une histoire de performance, mais une histoire de transmission ? Transmission d'un savoir ? Transmission d'une attention au corps ? Transmission d'une manière d'habiter le monde ? Aujourd'hui j'ai le plaisir de recevoir Valérie Halib. Valérie est professeure de yoga en région lyonnaise, formée en Ashtanga avec plus de 500 heures de formation. Elle enseigne depuis plus de 10 ans. Elle est également formatrice dans sa discipline et auteur de deux livres, Yoga Nimé et le Yoga sur chaise. Donc ce qui me touche particulièrement dans son parcours, c'est qu'elle a choisi de transmettre le yoga à tous les âges de la vie, aux personnes âgées avec le yoga sur chaise. aux enfants avec le livre Yoga Nimé, aux adultes à travers une pratique exigeante mais profondément humaine. Avec elle, on va se questionner sur une idée reçue. Est-ce que le yoga est vraiment une affaire de souplesse ? Ou est-ce que c'est avant tout une manière de transmettre quelque chose d'essentiel ? Bonjour Valérie.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Et bienvenue sur notre podcast. Alors, j'ai un petit peu décrit tes activités puisque... En plus de ça, tu es aussi maman ?
- Speaker #1
Oui, aussi, trois enfants.
- Speaker #0
Trois enfants, ce qui n'est pas rien non plus. Est-ce que tu peux nous dire déjà comment le yoga est arrivé dans ta vie ?
- Speaker #1
Oui, alors je raconte souvent l'histoire qui fait un peu sourire, parce que moi j'habitais au Danemark à l'époque, et donc j'étais enceinte de ma première fille, Élise, et j'avais l'objectif d'accoucher à la maison, parce que le médecin là-bas, il nous demande est-ce que vous voulez accoucher à l'hôpital ou chez vous ? Moi j'ai dit chez moi, il n'y a pas de souci. Mais je ne parlais pas très bien danois encore à l'époque. Et elle me dit, vous voulez faire une préparation à l'accouchement ? Je dis non, non, non, moi je veux bien me débrouiller, confiante. Et puis quand même, à l'approche de l'accouchement, je me suis dit, je vais quand même me renseigner un peu s'il n'y a pas des trucs pour aider un peu à l'accouchement. Et je suis tombée sur un livre, le yoga pendant la grossesse. Alors j'ai fait mes exercices, tout bien, c'était bien. Mais vraiment, ça a été pendant le travail de l'accouchement. J'étais toute seule donc chez moi. Là, j'ai fait les exercices. Je fais des postures, je fais des trucs, je bougeais le bassin. Et là, je sentais le bébé qui descendait, descendait. Et j'étais toute seule à la maison. Et ça descendait, ça descendait. Mon mari qui arrive du SM, il était le temps que t'arrives. Le bébé est en train de sortir. Bon, il n'était pas aussi en train de sortir que ça. Mais après, la sage-femme est arrivée. Et puis voilà, l'accouchement s'est très bien passé. Mais du coup, ça m'a fait découvrir le yoga. Et donc après, j'ai continué. Je me suis inscrite dans une salle de sport. Parce qu'au Danemark, on pouvait faire du sport dans cette salle de sport. Et on pouvait amener le bébé. Donc j'ai dit, c'est parfait. Parce que j'avais quand même six mois de congé maternité là-bas.
- Speaker #0
Je dis,
- Speaker #1
je vais là-bas avec mon bébé. Je pose le petit coussin. Le cosy. Voilà, le cosy. Et hop, on y va. Et puis, je fais ces cours de yoga. Alors là, j'ai pensé qu'il y avait un problème dans mon corps. Ça a été une révélation. Je me suis dit que ce n'était pas possible. Qu'est-ce qui s'est passé ? Déjà, le premier cours d'ashtanga, je ne comprenais rien, parce qu'il parlait en danois, forcément. Et en sanskrit, puisque quand on enseigne l'ashtanga, on compte en sanskrit et le nom des postures est en sanskrit. Alors, entre le danois et le sanskrit, autant vous dire que je ne comprenais pas tout. J'essayais de suivre désespérément. Arrive la fin de la séance et tout le monde se met en équilibre sur la tête. Et là, je regarde et je dis non, mais essayez. C'est incroyable ça, j'essaye, il n'y a pas moyen forcément, je rentre chez moi un peu contrarié, je dis à mon mari, tu sais quoi, ils sont tous montés sur la tête. Je dis alors là, j'ai jamais vu ça de ma vie. Et puis lui il se met, il fait, ils ont fait le poirier comme ça, et mon mari il fait du judo, et là il le fait. Je me suis dit, tout le monde sait faire ça, sauf moi, en fait, dans ma tête.
- Speaker #0
Donc, tout ça pour dire que tu partais de loin.
- Speaker #1
Je partais de loin. J'ai dit, oh là là, mais même toucher les pieds, même tout était dur. Et j'ai dit, mais j'ai des courbatures aussi. On s'en souvient du premier cours d'Achtunga pendant longtemps. Et j'ai persévéré. La prof était super souple. Elle fait des trucs et tout. Je dis, mais c'est incroyable d'avoir un corps comme ça. Ça me plaisait aussi de dire, bah tiens. Et voilà, comment le yoga est entré. Puis petit à petit, après, j'ai pratiqué. Je courais beaucoup aussi à l'époque. Mais après la naissance d'Elie, j'ai calmé. Je courais beaucoup moins parce que j'avais fait des marathons. avant d'avoir Elise. Je parle de ça maintenant, elle est à une autre époque. Elle a 18 ans là !
- Speaker #0
Oui, effectivement, d'accord. Depuis, tu t'es assouplie aussi.
- Speaker #1
Oui, depuis je me suis assouplie. Depuis, forcément, et depuis j'ai pratiqué, depuis j'ai fait beaucoup de choses, beaucoup de styles de yoga, j'ai essayé plusieurs sortes.
- Speaker #0
Justement, pourquoi ? En fait, ça a été un hasard, le Ashtanga ? Ou ça a été un choix ?
- Speaker #1
le hasard, moi je suis arrivée là je ne savais pas s'il y avait marqué yoga il n'y avait que ça que j'ai compris dans le mot je me suis dit tiens je vais y aller et après quand on est revenue en France j'ai découvert d'autres styles de yoga et là en fait je ne savais pas qu'il y avait plusieurs styles c'était à une époque où il y avait moins de réseaux sociaux il y avait moins de communication donc je ne savais pas et puis c'était un peu moins physique c'était un peu plus doux alors entre mes deux grossesses de Floriane et Gary J'ai fait un an, parce qu'ils ont 23 mois d'écart, j'ai dû faire un an ou 18 mois de Hatha Yoga. Mais à la fin, je me disais, j'aime bien quand même quand il y a un peu de challenge physique, de dynamisme. Et donc, après la naissance de Gary, j'ai découvert, pour Florian, j'ai découvert que ça s'appelait Ashtanga Yoga, le yoga que je faisais comme au Danemark. Et du coup, je me suis remise à faire que de l'Ashtanga après la naissance de Gary.
- Speaker #0
D'accord. Et donc, tu as pris des cours pendant combien d'années avant de passer le pas ?
- Speaker #1
Oh longtemps, longtemps, je ne sais pas si ça fait dix ans que j'enseigne, voilà, peut-être huit, neuf ans de pratique. De pratique avant de te lancer,
- Speaker #0
pourquoi tu as eu cette envie en fait ?
- Speaker #1
Je pense que c'est mon fils moi qui m'a un peu donné l'envie parce que quand j'ai eu Gary, je pratiquais pas mal l'ashtanga et puis là ça y était. J'avais dit j'avais fait trois enfants, maintenant il est temps de retrouver une forme physique olympique parce que je rappelle je faisais des marathons avant la première. Ah ouais quand même,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
trois enfants, j'ai dit là je vais retrouver une forme olympique, et donc j'ai pratiqué quand même de manière plus assidue, et Gary était tout le temps là en fait, tout le temps dans mes pieds, et c'est vrai qu'il faisait plein de choses avec moi, et je revois des photos où je le manipule, je le mets, je... À droite, à gauche, je lui montre les chiens tête en bas, les chiens tête en haut et on se met en équilibre. Et il faisait tout et quand même il était dégourdi physiquement pour son âge. Même ma soeur me disait, après c'est un troisième, les troisièmes sont en général plus dégourdis quand même.
- Speaker #0
Ah bon ? Ça je ne savais pas.
- Speaker #1
Ah si, si, en général les troisièmes ils vont plus vite.
- Speaker #0
Ah ils vont plus vite parce qu'ils prennent le modèle. Ah bah ils ont deux personnes devant pour tirer.
- Speaker #1
Et puis Floriane, ils ont 23 mois d'écart. donc Florian est... elle montrait le chemin aussi donc forcément Gary il suivait mais vraiment ça l'a développé physiquement et même Floriane elle en faisait beaucoup aussi avec moi à l'époque et je me disais tous les enfants devraient faire en fait quand je vois qu'ils sont à l'aise avec leur corps ils n'ont pas peur d'essayer ils n'ont pas peur de ne pas réussir aussi ils font, ça marche, ça marche pas peu importe, ils font pour le plaisir de faire ils sont dans le corps, ils essayent quand ça marche pas ils réessayent ils jouent avec leur corps et je trouve ça beau et je me suis dit je vais enseigner aux enfants Donc au début, je voulais enseigner qu'aux enfants. Et donc je m'étais mis, comme je travaillais à l'époque dans une société, dans les télécoms, je me suis mis à 80%. Et j'enseignais le vendredi aux enfants. Et puis de ci, de là, avec la société, ça se passait un peu moins bien, etc. Bon, j'avais envie de prendre mon envol, de partir. Et voilà. Et après, j'ai lâché.
- Speaker #0
D'accord. Et donc, tu t'es formée où en France ?
- Speaker #1
Oui, oui, deux enfants. J'avais trois enfants en bas âge quand même. Gary était petit, je ne l'ai pas laissé. Je n'allais pas partir. Non, mais ce que je veux dire,
- Speaker #0
c'est que tu étais revenue du Danemark. Oui, oui, là,
- Speaker #1
on était revenue en France. On est revenue en France quand Élise devait avoir deux ans et demi.
- Speaker #0
D'accord. Donc, OK. Donc là, tu te dis, hop, je vais former les enfants.
- Speaker #1
en fait je veux enseigner aux enfants je me suis dit tiens je veux enseigner j'ai été contactée à la mairie et j'ai donné des cours à l'école pour enseigner aux enfants mais c'était un challenge au début quand même parce que les enfants ça s'agite c'est ça et il faut les canaliser exactement et là j'ai essayé plein de choses et bon faire des histoires ça marchait bien et petit à petit j'avais peaufiné mon approche avec les enfants d'accord et pour nous parler un petit peu du yoga animé le support que tu as et donc du coup j'ai créé ce support là en discutant aussi avec une maîtresse où ça se présente comme forme d'un kamishibai donc c'est une histoire et on a les postures d'un côté avec l'histoire et les enfants ils ont le visuel avec une image et le fait d'avoir le fil de l'histoire ça les tient concentrés et ça permet de poser aussi entre deux postures parce que quand ils sont petits ça peut être fatigant pour eux quand même des postures on fait un guerrier assez dur il se pose et ça permet de les garder concentrés donc j'ai fait support yoga animé et après j'ai commencé à donner des formations je crois que la première ça devait être avant le Covid 2019 peut-être d'accord former justement des facilitateurs entre guillemets exactement parce que des professeurs des écoles qui veulent en faire un petit peu de yoga aux enfants et puis des fois j'ai eu tout j'ai eu des psychologues qui veulent repasser par le corps parce que des fois ça beau être dans la tête il faut passer par le corps pour remettre un petit peu l'alignement pour s'aligner, pour comprendre des choses des sophrologues, des gens qui sont on a plein plein qui s'en servent comme outils comme outils supplémentaires, ça peut être des origodérapeutes, des psychomotriciens j'ai eu aussi des choses comme ça d'accord,
- Speaker #0
et tu dirais que c'est adapté à partir de quel âge ?
- Speaker #1
dès qu'ils peuvent marcher moi en cours je conseille de les prendre quand même quand ils ont 3 ans parce que 3 ans ils vont à l'école et les maîtresses d'école elles font très bien leur travail Merci. Et du coup, les enfants comprennent qu'il y a une maîtresse, qu'il faut écouter. Elles ont fait déjà le travail. Quand c'est un enfant qui a deux ans, déjà l'attention, c'est difficile. Alors si c'est une maîtresse d'école ou quelqu'un en crèche, ça peut, parce qu'elle peut avoir des créneaux de 20 minutes. Mais nous, dans un studio, on ne va pas faire venir les gens pour 20 minutes.
- Speaker #0
Non, c'est vrai que ce n'est pas raisonnable.
- Speaker #1
Donc ça dépend aussi. Ou même la psychologue, elle peut faire des tout petits et faire 10 minutes sur sa séance, je ne sais pas, qui dure une heure par exemple. Elle peut faire 10 minutes. J'ai une amie qui est ergothérapeute, elle sait ce qu'elle fait. Sur une séance d'une heure d'ergothérapie, elle peut leur faire 10 minutes de yoga.
- Speaker #0
Oui, c'est bien.
- Speaker #1
5 minutes avant, 5 minutes après, soit pour les dynamiser, soit pour les calmer en fonction du but recherché.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc elle, elle fait ça en individuel du coup.
- Speaker #0
C'est pas mal. Ils en retirent quoi les petits ? Ils savent dire en fait que ça... Ah mais oui. Oui ?
- Speaker #1
Mais ils savent dire qu'ils respirent, ils savent le nom des postures, ils savent faire des choses pour la motricité, pour la coordination, même la confiance en soi aussi. il y a des enfants qui ont l'impression de ne rien savoir faire mais en fait ils savent tout faire et les adolescents que j'ai le mercredi c'est vraiment ce que j'essaie de leur faire prendre conscience, c'est qu'elles sont capables de tout bien sûr il y en a une, une fois elle m'a dit tu crois que moi un jour je saurais faire le grand écart Valérie ? Elle avait 11 ans je lui ai dit mais bien sûr tu peux tout faire dans ta vie tu sauras faire le grand écart il n'y a pas de soucis et justement c'est vrai que en...
- Speaker #0
On associe beaucoup le yoga à la souplesse. Oui. Alors, j'ai cru comprendre que quand tu as démarré, tu n'étais pas si souple que ça. Ah non,
- Speaker #1
du tout, pas du tout.
- Speaker #0
Donc, fais-nous rêver, dis-nous que ça arrive. Mais oui, ça arrive.
- Speaker #1
En fait, la souplesse, elle arrive avec la pratique et c'est un peu la cerise sur le gâteau, en fait. On vient pour le yoga pour différentes raisons. On a beaucoup de gens qui viennent aussi qui ont mal au dos, beaucoup des problèmes de douleur, des problèmes de mobilité articulaire, des choses comme ça. Des gens qui viennent parce qu'ils ne sont pas souples. Et c'est un peu la cerise sur le gâteau. Et en fait, ça nous apprend plus à être conscient de notre corps, à être présent à nous-mêmes. Et en extra, on a la souplesse qui arrive parce qu'à la force de travailler les postures, la souplesse arrive. Mais il faut bien respirer. C'est toujours le problème aussi des fois de ne pas respirer suffisamment. Et c'est ça qui bloque la détente musculaire.
- Speaker #0
C'est vrai qu'il y a une association quand même yoga-respiration. Toujours. Toujours.
- Speaker #1
Toujours.
- Speaker #0
Et c'est la difficulté qu'on a au départ. souvent c'est respirer en même temps on se concentre tellement qu'on oublie de respirer et puis sur la posture en fait quand on a du mal à la créer on pense pas à respirer du tout,
- Speaker #1
enfin à coordonner exactement et on pense pas à souffler à relâcher c'est vraiment quelque chose et c'est ça qui nous permet de revenir à nous même de savoir est-ce que je respire dans la posture ou pas ou est-ce que je bloque tout si je bloque tout bon bah
- Speaker #0
effectivement la souplesse n'arrive pas non plus toi tu as vu des personnes arriver que tu as suivi pendant un certain temps qui étaient plutôt en difficulté au niveau de la souplesse plein
- Speaker #1
d'élèves qui arrivent qui ne peuvent pas faire un pont la tête elle soulève zéro à pencher on n'y arrive pas et puis tout d'un coup tout arrive On se débloque. mais il faut la régularité aussi c'est ça, c'est la régularité qui fait que ça vient, c'est sûr que des fois si on vient une fois tous les 15 jours 3 semaines,
- Speaker #0
ça va pas marcher bien non ça va pas être il faut de la régularité alors toi tu as choisi comme discipline l'ashtanga pourquoi on a beaucoup on entend beaucoup que l'ashtanga est plus exigeant que versus le Hatha, le Yin, etc. Oui,
- Speaker #1
parce que l'Ashtanga, c'est plus exigeant en termes déjà de comptage et de précision des mouvements. Puisque dans l'Ashtanga, on associe la respiration avec le mouvement. Et ça veut dire la façon dont on va rentrer dans la posture et la façon dont on va en sortir, qui est comptée. On va rentrer sur trois respirations. Ça veut dire trois vinyasa. On reste dans la posture et on ressort. C'est compté. Il faut quand même une rigueur et une attention à soi. C'est ça les piliers du yoga. Il y a huit piliers dans le yoga de Patanjali. C'est réussir à coordonner la respiration avec le mouvement pour se concentrer sur le souffle. La concentration, c'est un des piliers du yoga. Qui vaut autant que les asanas.
- Speaker #0
On se rend vite compte que ça joue.
- Speaker #1
c'est important dans les asanas ça veut dire les postures c'est un pilier la respiration c'est un pilier la concentration c'est un pilier le retrait des sens c'est un pilier parce que si on est en train de regarder ce que fait le voisin ou écouter la musique ou penser à autre chose on n'est pas dedans donc il faut être vraiment à l'intérieur de soi-même retrait des sens et ça arrive dans une méditation et méditation au mouvement où là, on compte et on sait quand on inspire, on sait quand on expire, on pose. C'est toute la difficulté de l'ashtanga parce que l'esprit, des fois, il repart. Il s'en va,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Il s'en va. T'étais où là ? Oh, je ne sais plus. Je ne sais plus. Oui, c'est ça. Je fais deux fois de droite. Non, mais c'est ça. Et puis, il y a l'exigence aussi des postures puisque les postures en ashtanga sont quand même plus difficiles. La pratique physique est quand même aussi...
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Elle peut être difficile. Mais elle peut être aussi plus adaptée. On n'est pas obligé de tout faire. C'est ce que je dis à mes élèves. C'est comme un buffet de bonnes choses. On n'est pas obligé de tout manger, même si tout est bon. On n'est pas obligé. Et donc, ils le savent. Ils passent ce qu'on appelle des vinyasa, des transitions. Ils peuvent en passer. Même des postures qui sont difficiles, on les modifie ou on les passe. On les adapte.
- Speaker #0
En tout cas, on ne force pas.
- Speaker #1
Et on les adapte s'il y a des problèmes de genoux, d'épaule, quelque chose. Sinon, on est découragé aussi. Ce n'est pas de se décourager et pas être dans la performance non plus. C'est vraiment trouver cette circulation d'énergie dans le corps. Et la posture, elle n'a pas besoin d'être aboutie pour fonctionner. On a les bienfaits de la posture, même du moment qu'on respire, même si elle n'est pas aboutie à 100% comme sur une photo, elle marchera quand même.
- Speaker #0
Oui, il faut tenir compte de ces capacités qui vont augmenter au fur et à mesure de la pratique. Mais on peut très bien commencer doucement et s'adapter.
- Speaker #1
Et l'ashtanga sera fait comme ça. Quand on commencera à être à l'aise avec la première série, on passera dans la série intermédiaire. Et quand on sera à l'aise avec la série intermédiaire, il y aura un autre challenge pour être toujours à la limite de sa zone de confort et toujours entre le confort et la discipline.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Pour ne pas se conforter non plus, que ce soit trop facile et qu'on soit là, je n'ai rien à faire.
- Speaker #0
Non, ça n'a plus d'intérêt.
- Speaker #1
Donc c'est toujours à la limite.
- Speaker #0
Oui. C'est un petit peu comme ça que tu transmets cette rigueur en fait.
- Speaker #1
Voilà aussi, mais oui, c'est ça. Puis des fois, les élèves, ils ont l'impression qu'ils ne sont pas capables, mais ils sont capables aussi. Il y a des fois, c'est beaucoup dans la tête aussi. Donc avec aussi la pratique, il peut y avoir des postures qui sont prêtes physiquement, mais qui ne sont pas prêtes mentalement. Et un jour, ça se débloque dans la tête. Moi, je l'ai vu sur moi et je l'ai vu sur des élèves. Ah oui ? On croit qu'il nous manque quelque chose, mais non, en fait, il ne nous manque rien. On a la souplesse, on a la force, le corps il est prêt, il n'y a plus qu'un blocage dans la tête et tout d'un coup ça débloque. Shirsa Sana l'équilibre sur la tête, là j'ai un élève justement il y a 15 jours, il ne l'avait jamais réussi et là il m'a dit j'ai pas compris, tu m'as dit pose tes coudes, on marche, il m'a dit pas ça lui tout seul. Parce qu'il avait dans sa tête, il avait lâché aussi l'attachement à la réussite forcément, il a dit bon je la fais, je l'écoute et ça a marché, il était tout content. C'est super. J'ai dit oui.
- Speaker #0
Tu veux dire qu'on a peut-être des barrières inconscientes en nous en fait. Oui,
- Speaker #1
complètement.
- Speaker #0
Puis le manque d'assurance aussi. C'est la première fois qu'on fait quelque chose.
- Speaker #1
Même quand ça fait dix fois qu'on fait. Ça fait dix fois qu'on fait, on n'y arrive pas. Et justement aussi le fait de faire toujours la même chose. À un moment, on va lâcher entre parenthèses l'idée d'attachement à la posture en disant je la fais tant bien que mal parce qu'elle est là. Mais finalement... Et puis tout d'un coup, elle va passer quand même parce qu'on aura aussi lâché le fait qu'on n'y arrive pas ou qu'on veut y arriver à tout prix. Et ça arrive. Voilà. C'est ça. Et c'est ça. Et on fait quand même, même si ça marche.
- Speaker #0
Est-ce que... Ouais. D'accord. OK. C'est bien parce que j'imagine que l'élève dont tu parlais, il devait être content quand même d'avoir réussi.
- Speaker #1
Ah oui, mais il y a plein d'élèves qui, tout d'un coup, c'est des révélations. C'est des révélations, c'est le corps en se disant « je ne pensais pas que j'étais capable, je pensais que c'était foutu, je pensais que je n'arriverais jamais » . C'est pareil, combien de fois je me suis dit « moi j'ai une scoliose, je n'arriverais jamais à faire des ponts, je n'arriverais jamais à faire ça, quand j'ai fait mes ponts, je n'arriverais jamais à descendre en pont, quand je suis descendue en pont, je n'arriverais jamais à remonter debout en pont, etc. » Et là maintenant, je n'arriverais jamais à attraper, mais peut-être qu'un jour si ! On est toujours dans ça et c'est là qu'avec la pratique, tout arrive et on se dit Mais effectivement, il faut cette régularité, cette discipline.
- Speaker #0
Puis je crois qu'on s'enlève au fur et à mesure du coup. La façon dont tu le présentes, ça nous fait sortir des barrières à chaque fois. En fait, passer des étapes, mais pas uniquement dans la discipline. Pour le coup, je pense que ça peut être valable dans des tas d'activités.
- Speaker #1
Mais dans tout, parce que du coup... Et puis le fait d'apprendre aussi à se concentrer. Alors ça, c'est aussi ce que j'essaye de transmettre aux enfants. de se concentrer sur soi. Parce que des fois, les enfants, ils se précipitent. Ils veulent faire vite, Prendre le temps de réfléchir où on est, où sont posées mes mains, où sont posées mes pieds, qu'est-ce que je fais, est-ce que je respire, je ne respire pas. Vraiment se reconnecter et se concentrer. Et après, dans la vie, on peut se concentrer sur ce qu'on a à faire aussi. Et on déroule parce qu'on est concentré, on n'est pas ailleurs, on n'est pas en train de faire trois choses à la fois.
- Speaker #0
Et d'où la performance après.
- Speaker #1
Oui, après, ça peut découler. Voilà, parce que ça arrive.
- Speaker #0
D'accord. Et on parlait des enfants. Donc, est-ce que les enfants sont comme nous ? Parce qu'on sait très bien que nous, on respire mal déjà. Naturellement parlant, souvent. Et est-ce qu'ils sont comme nous ? Est-ce qu'ils respirent mal ?
- Speaker #1
quand tu démarres comme ça disons qu'ils respirent à l'instinct c'est ça donc des fois il y a des enfants alors des fois il peut y avoir des enfants qui ont besoin d'apprendre à respirer par le nez aussi parce qu'il y a des enfants qui respirent naturellement par la bouche et ça leur crée aussi des problèmes donc j'essaie de bien leur apprendre à respirer par le nez et de rééduquer parce que ça c'est pour les voix ORL c'est hyper important de respirer par le nez ça leur fait sinon des problèmes de... de végétation ils sont enrhumés donc vraiment leur apprendre à respirer par le nez mais c'est difficile parce que quand ils sont petits ils ont beaucoup le nez bouché aussi donc on essaye au moins d'inspirer par le nez d'expirer par la bouche et quand ils peuvent faire les deux par le nez et ça aussi c'est quelque chose parce qu'ils comprennent aussi que ça les calme quand j'ai des petites boules pour les aider à respirer et ça les apaise et vraiment ça les aide et c'est pareil je l'ai vu sur mon fils qui lui Il le fait souvent. Il fait souvent la cohérence cardiaque. Ça, c'est la première chose qu'on devrait apprendre à tous les enfants, la cohérence cardiaque. Et ça, il l'utilise. Et même ma deuxième, malgré maintenant ses réticences liées à l'adolescence, des fois, elle fait quand même. Et quand je lui dis, je lui dis, écoute, fais de la cohérence cardiaque parce que t'es trop stressée. Il y a trop de choses surtout. L'adolescence, ils ont beaucoup de choses dans la tête aussi. Ça peut les aider et ça l'aide un peu quand elle fait ça.
- Speaker #0
Et ça serait pas mal qu'on instaure ça dans les écoles, non ?
- Speaker #1
Oui, c'est pour ça qu'il y a des professeurs des écoles qui viennent se former au yoga. Ils ont toujours fait que leur cohérence cardiaque aux enfants, qu'ils apprennent la cohérence cardiaque aux enfants.
- Speaker #0
Ça changerait beaucoup de choses quand même, je pense, dans le grandissement. Enfin, de prendre des bonnes habitudes comme ça, ça serait quelque chose de plus équilibré.
- Speaker #1
Mais quand on est adolescent, c'est pas intéressant de juste respirer. Il se trouve ça ennuyant. donc du coup on leur met des postures on leur met des postures un peu marrantes l'association parfaite des choses un petit peu dures, qui les challenge un petit peu parce qu'ils aiment bien, qui sont des choses un peu stylées, comme ils me disent des fois ça c'est stylé, je dis ouais ça c'est stylé vas-y pour les challenger et en même temps les faire respirer qui trouvent un intérêt parce que sinon c'est pas très intéressant quand on est adolescent de dire tiens je vais respirer ça va être vite ennuyant pour eux tu crois qu'ils cherchent beaucoup la p***
- Speaker #0
performance ou pas ?
- Speaker #1
Ils aiment bien, les ados que j'ai, ils aiment bien faire des trucs un peu sympas. Des trucs, voilà, qu'elles aient réussi, ce qu'elles... Elles aiment bien.
- Speaker #0
Le rapport... Comment on dit ? Les yeux des... Les yeux des autres.
- Speaker #1
Oui, oui, et puis aussi l'image elle-même aussi, c'est pareil, se dire je suis capable de faire des choses.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Une fois, je leur avais dit, d'ailleurs, c'est rigolo, parce que j'en ai aussi là, au studio, elles me font rire. Parce que l'autre fois, je leur ai dit, il y en a une ou deux qui descendent debout, qui descendent en pot. Et l'autre fois, je leur dis, je leur dis, mais vous savez, déjà, vous êtes exceptionnels de faire ça. Vous savez qu'il n'y en a pas beaucoup, quand même, qui savent faire ça. Elles ont été faire un sondage dans leur collègue. Elles ont interrogé. Sérieux ? Elles se sont repris la semaine d'après et me disent, je crois que tu avais raison, il n'y a que nous deux qui y arrivons, parce que les autres, ils n'y arrivent pas. Je lui dis, tu voyez comme vous êtes exceptionnels. ça leur donne confiance c'est clair c'est un peu aussi quelque chose des fois la pratique qui peut être un peu secret de savoir ce qu'on fait mais tout le monde le sait pas donc des fois c'est si on n'est pas dans les réseaux sociaux c'est un petit peu une pratique qui est un peu cachée, quelque chose qu'on fait pour soi même et qui nous fait du bien à nous c'est un peu notre secret aussi je pense qu'elles ne le disent pas trop ce qu'elles font je pense pas qu'elles le disent à l'école c'est marrant ça
- Speaker #0
et donc il y a peu tu as sorti aussi le yoga sur chaise alors qu'est-ce qui t'a fait passer enfant,
- Speaker #1
adulte c'est pareil c'est venu un peu comme ça parce que j'ai une chaîne youtube et donc j'avais une alternante à l'époque et du coup à un moment je ne savais plus quoi faire parce qu'on publiait souvent deux vidéos par semaine et donc à un moment je tourne en bouche j'ai plus d'idées j'ai déjà fait plein de choses Je dis, je crois que je vais faire du yoga sur chaise, parce que je donne des cours particuliers à un monsieur qui a plus de 80 ans, et je dis, écoute, là, je vais faire une vidéo yoga sur chaise qui, sait-on jamais, ça peut intéresser des gens. Cette vidéo, elle marche. En plus, on l'a filmée un peu, c'est pas la plus belle qu'on ait filmée pour la chaîne YouTube, mais on l'a fait comme ça. Elle a marché, elle a 140 000 vues, je crois, maintenant. Et du coup, j'en ai sorti d'autres comme ça, à marcher avec plein de gens qui me mettaient des commentaires. C'est super, merci Valérie, ça m'aide beaucoup. J'ai des problèmes de genoux, donc ça m'aide, etc. J'ai dit mais c'est incroyable ça. Alors du coup, on a fait des vidéos yoga sur chaise. Du coup, YouTube nous a bien montré sur le yoga sur chaise. Enfin, m'a bien montré. Et j'ai été contactée par une éditrice qui me dit écoutez, on cherche une autrice pour faire un livre de yoga sur chaise. Est-ce que ça vous intéresse ? J'ai dit oui, je peux vous montrer ce que je fais. Et du coup... J'ai fait le livre Yoga sur chaise super simple parce que je reprends exactement un peu les mêmes principes que l'ashtanga sauf qu'on les adapte sur chaise. Donc on peut faire des salutations au soleil sur chaise, on peut faire un guerrier sur chaise, on peut faire plein de postures sur chaise et retrouver de la mobilité, apprendre à respirer parce qu'aussi c'est pareil, souvent les personnes, quand on arrive à un âge, elles respirent mal. Mais après ça peut s'adresser à des gens qui sont en situation de handicap, des blessures. ou des sportifs qui sont blessés, qui ne peuvent rien faire. J'ai une amie qui est ergothérapeute, qui s'appatiente, c'est des enfants atteints des troubles de l'autisme. Et du coup, ils ont du mal à gérer l'équilibre, les postures et la respiration. Donc, elle les met sur chaise. Comme ça, l'équilibre, ce n'est plus un souci. Et elle se concentre sur la respiration et sur le mouvement des jambes. Donc, ça s'adresse quand même à un public aussi, yoga sur chaise. large et pas seulement l'essai en ligneur mais ça peut être aussi même pour le bureau on peut faire des petites choses juste pour s'étirer, pour se détendre un peu les épaules,
- Speaker #0
des choses comme ça ça peut déjà servir mais c'est vrai que c'est il y a des gens qui disent que c'est pas du vrai yoga tu en penses quoi ?
- Speaker #1
moi j'ai jamais entendu ça, j'aurais jamais entendu même sur les commentaires j'ai jamais eu des gens qui se sont comparés parce que le yoga finalement c'est 8 piliers, j'ai parlé de la respiration La méditation, c'est une pratique de yoga. Les postures, c'est une pratique de yoga. Que ce soit des postures standards ou sur chaise, ça reste des postures qui sont accessibles. Donc après, du moment qu'on met conscience du corps et qu'on met la respiration...
- Speaker #0
Ce qui est intéressant, c'est vrai qu'on parle des personnes âgées, mais ça peut être des personnes en difficulté de mobilité elles-mêmes.
- Speaker #1
Ça peut être aussi des personnes qui font des AVC.
- Speaker #0
qui ont des problèmes d'équilibre après donc c'est vraiment beaucoup plus large que les seigneurs finalement alors pour le coup tu as fait des cours en présentiel de yoga sur chaise ?
- Speaker #1
oui on a des cours aussi au studio toutes les semaines, on l'a lancé l'année dernière et il marche bien ce cours parce qu'on est plein
- Speaker #0
Et les personnes en réaction sont contentes.
- Speaker #1
On a une dame aussi qui a de la fibromyalgie. Il y a tout, en fait, dans le public. Elles sont plutôt seniors quand même dans la majorité, mais ça leur fait un bien fou. La mobilité articulière, elles retrouvent des choses, elles peuvent refaire des mouvements qu'elles ne faisaient pas. Moi, le monsieur que j'ai, c'est ce qu'il me dit. Il dit, avant, je ne pouvais plus retourner mes colles de chemise. Alors maintenant, il peut retourner ses colles de chemise. Ah oui, carrément. Les épaules, c'est trop raide. Et puis, garder de la force dans les jambes, de l'équilibre aussi. C'est important de travailler l'équilibre, la conscience du souffle, de bien respirer. Parce que c'est aussi quelque chose.
- Speaker #0
C'est vrai que le souffle, si on ne le prend pas assez... tôt, il faut...
- Speaker #1
Et oui, et quand on avance en âge, des fois le souffle est court, donc c'est des gens qui peuvent s'essouffler vite aussi.
- Speaker #0
Et la prochaine étape, alors, c'est qui ? là je sais pas là déjà on est dans les formations on a pas mal de formations alors oui parce qu'au début j'ai oublié de le préciser mais tu es également formatrice de formateur oui de professeur on a ouvert la formation de professeur d'ashtanga l'année dernière 200 heures là je ferme les professeurs pour enseigner le yoga aux enfants et là on ouvre celle pour le yoga sur chaise et puis on a la 200 heures d'ashtanga donc là c'est 200 heures en pré-séance donc c'est un gros... gros travail quand même et un investissement personnel pour les gens qui viennent à la formation parce qu'ils font quand même aussi une pratique régulière 200 heures en présentiel donc ça fait 20 heures et puis il y a dans la formation il y a le yoga la pratique physique mais aussi toute la partie philosophique, les respirations les méditations, les mantras plein d'autres choses méditation aussi et oui la méditation c'est une pratique de yoga c'est le septième pilier oui ça fait partie c'est autant que les asanas dans les huit piliers du yoga il y a yamas ni yamas donc c'est les règles d'hygiène envers soi-même les règles de vie pardon les règles de vie envers soi-même, les règles de vie envers les autres après il y a la pratique physique, les postures pranayama donc la respiration le retrait des sens la concentration, la méditation le septième pilier et l'huitième samadhi, la libération donc huit piliers Les asanas, c'est qu'un pilier. Et Ashtanga Yoga, ça veut dire le yoga aux huit piliers. Puisque Ashtanga, c'est huit piliers. Et donc, dans la pratique Ashtanga Yoga, telle qu'on pratique, définie par Patabhi Joyce, on essaye de faire les huit piliers ensemble. Donc, d'appliquer aussi les règles envers soi-même, donc de non-violence, mais aussi de discipline, de rigueur, d'hygiène, etc. Les asanas, le retrait des sens, la respiration, la méditation au mouvement. Tout en même temps. C'est pour ça que ça s'appelle Ashtanga Yoga. Oui,
- Speaker #1
mais c'est vrai que là, pour le coup, on voit l'exigence.
- Speaker #0
Oui, c'est un peu plus exigeant. Parce que c'est pour ça qu'il faut être très concentré sur le comptage et qu'il y ait un comptage en sens créé associé aux postures. Mais après, on n'est pas obligé de faire tout. Ça, c'est la méthode Ashtanga.
- Speaker #1
On fait ce qu'on peut.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Et puis après, on progresse. Et Patabija,
- Speaker #0
il disait, il n'y a pas de mauvaise pratique.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Il y a juste la pratique. et la pratique elle peut être 5 minutes comme elle peut être 1h30,
- Speaker #1
2h ça dépend des jours toi personnellement t'as envie de transmettre quoi à travers cette discipline ?
- Speaker #0
déjà que les gens se reconnectent à eux-mêmes parce que je pense qu'on est tous ailleurs que dans nous-mêmes souvent des fois je prends l'expression marcher à côté de ses pompes il y a beaucoup de ça on marche beaucoup à côté de nos peaux on est dans le mental on est ailleurs et on est en... revenir à soi, se recentrer, se trouver que finalement, peut-être qu'on n'est pas si mal là où on est, et prendre conscience du corps et prendre soin de son corps, parce qu'on n'en a qu'un aussi. Il faut que le corps aille bien pour que la tête aille bien aussi. Souvent, il y a une expression que j'aime bien, je crois que c'est une expression bouddhiste ou d'un moine tibétain qui dit « quand on est en bonne santé, on a plein de problèmes » . Et quand on est en mauvaise santé, on n'a plus qu'un problème, la retrouver.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Donc, c'est ça aussi. C'est de se dire, maintiens une bonne santé. Comme ça, on peut gérer les problèmes du quotidien. Parce qu'après, si on n'a pas la santé,
- Speaker #1
on ne peut plus rien gérer.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
effectivement, on n'a plus que la santé à gérer.
- Speaker #0
Exactement, on n'a plus qu'un problème, être en bonne santé.
- Speaker #1
En fait, le yoga, pour revenir dans quelque chose de très général, on peut le rencontrer à différents âges. D'accord. bien souvent au jour d'aujourd'hui on le rencontre sur les réseaux sociaux aussi et donc à ce sujet là est-ce que tu penses que ça abîme l'image de la pratique ?
- Speaker #0
Je pense pas que ça abîme tant que ça après c'est peut-être l'algorithme d'Instagram qui peut pousser ce qu'il a envie de pousser mais il faut bien voir que Krishnamacharya c'est le père du yoga moderne qui a démocratisé le yoga Et donc, il a formé après des grands noms comme Ayangar ou Patabijoy ou d'autres. Et il a commencé par faire des démonstrations de yoga dans la rue pour attirer et pour montrer aussi la discipline du corps.
- Speaker #1
Oui, parce qu'à l'époque, j'imagine qu'il n'y avait pas tous les moyens de communication qu'on a aujourd'hui.
- Speaker #0
Et c'est souvent ce qui amène aussi les gens au yoga. peut-être plus à l'ashtanga, c'est effectivement la pratique physique, parce qu'on est impressionné, on se dit qu'on a envie de faire ça. Et donc on vient pour quelque chose, et ça c'est beau aussi qu'il y ait dans le yoga, parce qu'on vient pour quelque chose et en chemin on trouve autre chose. Et ça, c'est bien parce qu'il y a des gens qui vont venir, par exemple, au yoga parce qu'ils ont mal au dos. Puis tout d'un coup, ils vont trouver quelque chose de beaucoup plus profond que juste gérer mes problèmes de dos. On vient pour, bah tiens, parce que j'ai envie d'être souple et d'être plus fort et de faire des choses. Puis on va trouver quelque chose de plus profond où on va se retrouver à soi-même et on va se dire ce qui va nous apaiser. Et voilà, donc on vient pour quelque chose et on trouve quelque chose d'autre en chemin. Et je trouve ça beau aussi avec le yoga.
- Speaker #1
C'est magnifique.
- Speaker #0
Et ma maman, elle est venue aussi comme ça au yoga. Donc, c'est marrant parce que, pourtant, j'en faisais depuis des années, mais elle était un peu, non, non, mais moi, c'est bon, je vais marcher tous les jours. Oui, c'est bien, mais bon, quand même, pour tout le corps, ce serait bien. Et justement, elle avait un petit peu mal à la hanche, parce que pareil, elle avance en âge quand même. Et ça lui fait beaucoup de bien au dos et à la hanche. Et elle m'a dit, quand même, je ne pensais pas que ça me ferait ça, le yoga. Et je pense que ça lui fait bien plus que juste son dos et ses hanches.
- Speaker #1
Je suis assez d'accord parce que je trouve que c'est une pratique. Alors, c'était une fausse image que j'avais il y a des années de ça. Je trouvais ça trop doux, en fait. Oui. Voilà, je vais m'ennuyer. Et en fait, on se rend compte que déjà, c'est pas si doux que ça quand on est dans les postures. Oui,
- Speaker #0
oui. Puis ça dépend quel type de yoga qu'on fait. Voilà.
- Speaker #1
Et ensuite, c'est vrai qu'on rencontre souvent autre chose avec le yoga. Et pas uniquement le pourquoi on y est allé. Alors évidemment, je pense que tout le monde gagne en... Comment dire ? Physiquement, oui. Oui, alors physiquement, en souplesse, ça ne se conteste pas. Et même en apaisement.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce que ça apprend aussi... Enfin, je pense que le corps doit sûrement...
- Speaker #0
se reprogrammer un petit peu dans le j'équilibre ça peut libérer des émotions moi j'ai eu plein d'élèves qui ont tout lâché pendant un cours parce que toutes les tensions émotionnelles elles sont dans le corps, elles sont pas dans la tête elles sont dans le corps, ça lâche des tensions nerveuses qui relâchent et la pratique des fois exigeante de lâche-tanguin, on fait une heure et demie après on dit c'est bon, il n'y a plus rien qui est grave finalement, on lâche l'affaire vas-y prends ma place de parking,
- Speaker #1
il n'y a pas de soucis oui on ne s'énerve plus pour ce genre de choses on n'a même plus l'énergie pour,
- Speaker #0
on a tout laissé dans la pratique et bon après moi c'est ce que j'aime dans l'ashtanga, c'est que l'ashtanga donne aussi énormément d'énergie en retour elle maintient et la fête d'avoir cette circulation dans le corps le corps il reprend une tonicité, une énergie et j'ai aussi une pratiquante qui a commencé il n'y a pas longtemps, elle a commencé et... Cet été, en achetant le programme en ligne, je donne des cours en ligne. Et elle, je ne la vois qu'en ligne. Je ne l'ai jamais vue en présentiel. Donc le vendredi matin, c'est ce qu'elle m'a dit, elle était vraiment un peu raplapla. Elle a plus de 60 ans, je ne me rappelle plus quel âge elle a. Elle est à la retraite depuis pas très longtemps, depuis 6 mois, 1 an, quelque chose comme ça. Et elle dit qu'elle était vraiment énergétiquement au plus bas. et là je t'engage justement lui redonne un dynamisme, lui redonne une énergie elle se sent beaucoup plus forte, beaucoup plus souple l'énergie de faire autre chose peut-être qu'elle est venue aussi pour le côté physique et puis tout d'un coup cette énergie qui revient dans le corps ça lui permet d'avoir envie de refaire autre chose ailleurs retrouver le plaisir et l'envie de bouger mais
- Speaker #1
je pense que oui c'est effectivement Les secrets cachés du yoga.
- Speaker #0
Exactement. Les bénéfices cachés. Parce que là, on les voit. Oui, je suis plus souple, plus forte. Bien sûr. C'est sympa. Je fais la posture. Oui, c'est sympa. Mais tout ce qu'il y a derrière, effectivement, c'est plus profond.
- Speaker #1
Je suis assez d'accord. C'est magnifique. Le yoga, la première fois que j'en ai fait, c'était ça. C'est que je sortais du cours et je trouvais que j'avais plus d'énergie que quand j'y allais. En fait, j'y mets.
- Speaker #0
c'est magique en fait c'est magique pourtant c'est pas c'est pas simple mais non c'est pas simple mais pouf mais le fait de bien respirer de faire circuler tout parce qu'on travaille des choses qu'on a pas besoin de travailler donc pas l'habitude de travailler je veux dire on
- Speaker #1
va arriver vers la fin de notre entretien Valérie merci Sandrine mais je voudrais savoir pour toi vraiment si tu devais donner une définition personnelle du yoga tu dirais que c'est quoi ?
- Speaker #0
Moi, je dirais que c'est un outil pour être présent à soi-même, ramener de la présence à soi-même. Et c'est vraiment ce que je ressens. Alors qu'au tout début, c'était peut-être moins ça. Et maintenant, mais vraiment, dans les postures, je me dis, mais où je suis ? Je suis dans mon corps. J'habite où ? J'habite là. Je suis là. C'est vraiment de la présence à soi-même. Parce que si on ne sait pas déjà qui on est, où on est, on ne sait rien sur rien.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Donc déjà... on se reconnecte, on sait où on est, on sait où on habite, on habite notre corps. Donc vraiment, la présence à soi-même, de la conscience du corps, et puis après, ça nous permet de faire tout ce qu'on a envie de faire dans la vie.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Et j'avais une prof qui disait aussi, le yoga, c'est fait pour rendre la vie beaucoup plus facile, et pas l'inverse. Donc aussi, malgré l'exigence de l'Ashtanga, c'est pour ça que souvent je dis aussi aux élèves, vous en prenez, vous en laissez, vous faites bien ce qui vous convient, et par rapport justement à cette conscience de soi, ce qui vous va. Parce que justement, on a cette vérité à l'intérieur et si on est connecté à l'intérieur de soi, on sait ce qui nous va et ce qui nous correspond. Et quand une posture, on peut forcer, quand une posture, on ne va pas forcer, peut-être c'est trop, peut-être ce n'est pas assez, etc. Et la justesse, elle n'est pas facile à savoir. Non, au début, non. Est-ce que j'y vais trop ? Est-ce que je n'y vais pas assez ? Est-ce que je suis en dedans ? Et des fois, le prof, il est là pour dire non, mais là, tu peux. Tu es sûr ? Oui, tu peux. Et effectivement, on peut et on ne croit pas. et inversement peut-être c'est trop et des fois on a besoin aussi de quelqu'un d'extérieur pour ça,
- Speaker #1
on a besoin du professeur tu dois le voir par rapport aux gens non ?
- Speaker #0
tout le temps souvent les débutants ils ont presque le syndrome de tout vouloir bien faire parce qu'ils veulent venir ils veulent montrer qu'ils sont capables et surtout en âge tanga donc premier cours ils sont à fond On leur dit, non, mais peut-être pas tous les châteaux en gaz, c'est peut-être pas utile. Non, mais si, je vais faire, je vais faire. Deuxième cours, non, mais j'ai compris. Là, j'ai compris pourquoi tu disais de les passer. J'ai des courbatures pendant trois jours, je vais en faire un tour. C'est pas évident de trouver cette justesse et justement, plus on se connaît, plus on arrive à être juste avec soi-même et plus on arrive à savoir qu'est-ce qu'il nous faut. Parce que c'est pas facile. Connaître ses limites,
- Speaker #1
c'est pas simple.
- Speaker #0
Non, connaître ses limites et être honnête avec soi-même, ni trop, ni trop peu. trop de discipline et de la non-violence c'est l'équilibre entre ce que je disais entre les piliers du yoga c'est les haïmsa, la non-violence mais en même temps il nous faut la discipline donc il faut trouver l'équilibre et sans se mentir à soi-même en disant je peux, je suis capable mais en fait je ne veux pas le faire donc est-ce que ce n'est pas juste émotionnel c'est toute une subtilité et donc le yoga ce n'est pas quoi ? le yoga ce n'est pas quoi ? C'est pas de la performance, c'est pas prouver quelque chose à qui que ce soit. Déjà, c'est personnel. Donc, c'est notre jardin secret un petit peu. Donc, on n'a rien à prouver. On a un corps parfait. On n'est pas obligé de faire des performances pour être dans le yoga. Mais en même temps, on ne va pas non plus se contenter du peu en disant j'ai fait. Donc, il faut se challenger un petit peu quand même. Mais se challenger, ça peut être juste venir régulièrement en cours.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Il y a des gens, c'est ce que je leur dis, au moins vous êtes là, vous travaillez votre discipline. C'est ça. Vous n'êtes pas obligé d'être à fond quand vous êtes en cours, mais au moins, venir, Le yoga, c'est ce que disait une des filles de Krishna Macharya aussi, c'est la concentration. Ce n'est pas montrer que je sais faire des choses.
- Speaker #1
Non, c'est une rencontre avec soi.
- Speaker #0
C'est quelque chose avec soi-même. Et c'est un contrat avec soi-même aussi.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et déjà, être vrai avec soi-même, c'est déjà un premier pas, parce que combien de fois on s'inscrit ? Et puis on arrive à se mentir à soi-même en disant non mais là en fait, et on se trouve soi-même des excuses. Donc voilà, il faut se remettre dedans. Ça c'est l'enseignement de la Bhagavad Gita. Déjà avec soi-même.
- Speaker #1
C'est une forme de discipline et d'exigence envers soi.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Faire du bien.
- Speaker #0
Voilà. Et on n'en avait pas parlé, mais tu avais mis tout un truc sur la discipline et j'ai trouvé ça bien. Ah mais oui ! Parce qu'effectivement... Bien sûr ! Je disais que la discipline, effectivement, c'est ce qu'on apprend aussi aux enfants. Si un enfant n'est pas discipliné, par exemple, pour se brosser les dents, il va aller chez le dentiste et va lui dire, là, tu as des caries. Et ce n'est pas le faire une fois de temps en temps qui va éviter les caries. Qui va éviter ça. Donc, c'est régulièrement. On va lui apprendre à se coucher, d'être discipliné. Tu te lèves de bonheur demain matin, tu te couches et tu anticipes. Donc, d'avoir cette discipline, c'est quand même aussi de se mettre dans un chemin. pour réussir ce qu'on entreprend avec soi-même.
- Speaker #1
Et pour se faire du bien, je trouve. Puisque si on se dit,
- Speaker #0
je veux me lever de bonne heure, mais en même temps, je veux me coucher tard, bon, il y a un conflit.
- Speaker #1
Il y a un conflit. À un moment, ça ne va pas aller.
- Speaker #0
Il va falloir faire des choix. Et c'est ce qu'on enseigne aux enfants. Et nous, c'est pareil. Je veux être en bonne santé, mais en même temps, je ne veux pas. Et je veux... Voilà. Donc après, il va y avoir des conflits intérieurs. Donc on va essayer de se réaligner avec le yoga, d'être en accord avec soi-même, savoir ce qu'on veut, et mettre en place les choses, la discipline qui va nous faire arriver là où on veut arriver.
- Speaker #1
Ah oui, c'est ça. Moi, je voulais quand même que les gens... Comment se passe un cours de yoga avec Valérie ?
- Speaker #0
Oui, alors avec moi, c'est différent. Comment on fait ? Parce que moi, je donne principalement l'Ashtanga Yoga ou le cours du samedi matin.
- Speaker #1
On va parler en présentiel.
- Speaker #0
En présentiel, oui.
- Speaker #1
En sachant que tu donnes aussi des cours.
- Speaker #0
En ligne, oui, à 8h, le vendredi matin. Mais en présentiel, donc l'ashtanga yoga, on fait la série d'ashtanga, donc ça va être les salutations au soleil, posture debout, posture assise, posture avec des ouvertures de cœur, les inversions, on monte sur la tête, on fait les lotus, il y a beaucoup de choses en ashtanga. On ne fait pas tout le temps, pas toutes les postures assises, pas toutes les postures debout, ça dépend de l'avancée des élèves. Et quand je fais du vinyasa, je peux mettre un petit peu de mobilité dedans pour préparer des postures. Donc il y a toujours un petit peu d'exigence physique. Moi, j'aime bien mettre un petit côté, un petit challenge physique pour voir où on va. Et puis de la respiration et relaxation à la fin.
- Speaker #1
Est-ce que tu crées un programme sur une année ou pas ? Ou est-ce que tu te dis en fonction des saisons ? Non,
- Speaker #0
ce n'est pas en fonction des saisons, ça va être un peu en fonction des élèves, je dirais, des fois, que j'adapte le cours. Là, samedi dernier, je ne sais pas ce qu'ils avaient, ils étaient tous en énergie basse, je pense qu'il a fait très froid, et donc ça nous a remis un petit coup dans l'hiver. Oui, c'est vrai que la semaine n'a pas été... Donc du coup, on avait adapté le cours le samedi matin à 9h, j'avais fait beaucoup moins que ce que je pensais, parce qu'ils étaient fatigués, donc ça va être plus en fonction un peu du groupe. Et puis, ça peut être aussi en fonction de ce qu'on a travaillé avant. Si on a besoin de travailler des élèves, si je vois qu'il y a des besoins. Oui, voilà.
- Speaker #1
Tu t'adaptes à ce moment-là.
- Speaker #0
En fonction du groupe, voilà. Super. Voilà. Merci Valérie.
- Speaker #1
Merci Sandrine. J'ai passé un super moment.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Et puis, on te retrouve de toute façon sur les réseaux sociaux.
- Speaker #0
Oui. Tout à fait, j'ai le compte Instagram Valérie Halib, la chaîne YouTube Valérie Halib, c'est facile. Et puis après, le site internet, j'ai les deux sites internet, maboutiqueyoga.fr et le yoga animé qui est dédié qu'au yoga des enfants, celui-là.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Et on retrouve toutes les coordonnées de toute façon en bas de l'épisode.
- Speaker #0
Très bien. Merci beaucoup. Merci.
- Speaker #1
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