Description
Dans ce deuxième épisode, l’écriture naît d’abord d’une expérience d'écoute.
En atelier, plusieurs sons ont été diffusés. Pendant l’écoute, les participants ont noté les mots qui surgissaient spontanément, puis ont pris le temps d’élargir cette matière, comme on déplie une sensation pour en révéler toutes les nuances.
Deux directions ont guidé la collecte.
Le pôle idéel rassemble ce que le son réveille à l’intérieur : émotions, atmosphères, impressions, images mentales, souvenirs, associations. Tout ce qui n’est pas visible, mais qui se ressent et se transforme en langage.
Le pôle matériel rassemble au contraire les mots concrets : lieux possibles, objets, gestes, matières, couleurs, actions, phénomènes physiques. Tout ce que l’on pourrait montrer, décrire ou représenter.
À partir de cette double matière, intérieure et sensible d’un côté, tangible et descriptive de l’autre, est venue la consigne d’écriture : un temps de pluie.
La pluie devient alors plus qu’un décor. Elle se fait mémoire, rythme, seuil, refuge, annonce ou apaisement. Chaque texte explore une pluie différente, intime ou imaginaire, légère ou lourde, et fait apparaître ce que ce motif réveille en nous.Pour relier les textes entre eux, une dernière phrase commune, stable dans ses mots et sa ponctuation, vient clore chaque lecture :
J’ai l’impression qu’il va pleuvoir.
Vite, mettons-vous à l’abri.
La pluie s’arrête enfin.
Cet épisode prolonge l’esprit de l’atelier : un espace d’expérimentation où l’on cherche moins à “réussir” qu’à écouter, écrire, puis partager. Ici, les textes deviennent podcast pour être reçus autrement, à travers le souffle, le rythme et les silences des voix.
Bonne écoute.
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