Description
Danse, trauma, mémoire du corps : que reste-t-il quand le corps ne peut plus danser ?
Dans cet épisode des Sens de la Danse, je reçois Paloma Pradal.
Je l’ai découverte sur scène, au Théâtre du Rond-Point, dans son spectacle Et vous, qui êtes-vous ?.
Un plateau presque vide. Un corps. Une présence.
Danseuse depuis l’enfance, elle grandit dans le flamenco avant de se tourner vers le chant : concerts, collaborations, passage dans The Voice, album Rabia (2018).
Mais derrière cette trajectoire, une réalité plus complexe : un corps marqué par les violences, qui finit par se fermer.
Jusqu’à ne plus pouvoir danser.
Dans cet épisode, elle revient sur le lien entre danse et trauma, la mémoire du corps, et la possibilité — ou non — de revenir au mouvement.
🎧 Les repères de l’épisode
🔥 Le duende — une force qui dépasse l’artiste
Dans le flamenco, on parle du duende pour désigner cet instant où quelque chose surgit, au-delà de la technique.
Une émotion brute, incontrôlable, presque sacrée.
→ Le poète Federico García Lorca en a fait une théorie dans Jeu et théorie du duende.
💃 Le flamenco — un art chargé d’histoire
Né en Andalousie, le flamenco mêle chant, musique et danse.
Il est profondément lié à la culture gitane et à une histoire de transmission, de douleur et de résistance.
Chez Paloma, ce n’est pas une discipline : c’est un langage d’enfance.
🎶 Grandir dans un bain musical hors norme
Chez elle, la musique est omniprésente, exigeante, presque radicale.
On écoute :
— Maria Callas, pour la puissance de l’interprétation
— Paco de Lucía, figure majeure du flamenco moderne
— Camarón de la Isla, voix mythique du chant flamenco
Mais aussi :
— Leonard Cohen
— Bob Dylan
→ des artistes où texte et émotion sont indissociables.
📚 Des références littéraires puissantes
Son imaginaire est nourri par des auteurs qui explorent l’intime et la mémoire :
— Federico García Lorca
Poète de l’intensité et du tragique, il théorise le duende, cette force qui surgit au plus profond de l’artiste.
— Jorge Luis Borges
Il interroge les labyrinthes de la mémoire et les identités multiples.
— Pablo Neruda
Poète du corps et des sensations, il écrit l’émotion dans toute sa densité.
🧠 Le corps comme mémoire du trauma
Le corps peut garder la trace de ce que l’on traverse.
Se fermer. Résister. Protéger.
→ Une idée développée notamment par Bessel van der Kolk dans Le corps n’oublie rien.
Dans cet épisode, Paloma évoque aussi la fibromyalgie, une maladie liée à un état de tension permanent du système nerveux.
🎤 Des artistes “habités”
Elle cite des figures qui incarnent l'intensité sur scène du duende :
— Billie Holiday
— Jacques Brel
→ des artistes capables de transformer leur vécu en émotion brute.
🎙️ Les Sens de la Danse — un podcast créé par Myriam Sellam
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Photo: Rémi Hostekind
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