- Speaker #0
Salut à tous, bienvenue dans mon podcast. Je vous propose que nous rentrions ici dans l'intimité des acteurs du tourisme régional et de leurs magnifiques régions et territoires. Découvrons leur histoire, leurs sites touristiques, leur fonctionnement, mais aussi les coulisses de leur activité, les anecdotes, voire même les détails croustillants, car il y en a. Bienvenue dans les voies du tourisme.
- Speaker #1
Il y a encore un peu d'énergie sous le pied et en 2000, il découvre la grotte.
- Speaker #0
Alors attends, raconte-moi ça, parce que là, ton grand-père t'a peut-être pas dit grand-chose, mais ton père, il a dû te raconter quand même.
- Speaker #1
Et c'est vrai qu'un jour, il y a une partie de la falaise qui tombe et il y a un trou qui apparaît dans la falaise. Toujours une question de hasard, les grottes. Je crois qu'on ne découvre pas une grotte parce qu'on la cherche. Et là, il y a eu vraiment la prise de conscience de l'importance géologique de la découverte. Mais surtout quand on en trouve, c'est quelques dizaines, quelques centaines. Chez nous, c'est des dizaines de milliers d'excentriques qu'on trouve.
- Speaker #0
J'ai une phrase que j'ai lue, que je trouve géniale. Je crois que c'est ton père qui dit cette phrase. Il dit « J'ai fait un trou dans une carrière et maintenant les enfants font carrière dans ce trou » . Donc j'avais une question, cadeau ou fardeau une grotte ? Mais cadeau quand même !
- Speaker #1
Ouais cadeau, mais bien sûr, mais sans aucune hésitation. Je pense qu'on ne peut plus aujourd'hui ouvrir une grotte et que faire visiter la grotte. On a une personne qui a cassé une grosse concrétion, on était sur 12-15 kilos. On a eu Lambert Wilson, deux fois, qui est venu.
- Speaker #0
Bonjour Cyril, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Bonjour Frédéric, ça va très bien, merci.
- Speaker #0
Bon, t'as fait bon chemin jusqu'à Périgueux ?
- Speaker #1
Ben oui, ça va, c'est pas trop loin.
- Speaker #0
Bon Cyril, avant que nous rentrions dans notre découverte de ton histoire, je tiens à profiter de ce début d'épisode pour remercier tous nos auditeurs, parce qu'ils sont, figure-toi, et tant mieux d'ailleurs, de plus en plus nombreux chaque jour et chaque semaine. Sur les plateformes, je rappelle qu'on peut suivre notre podcast Les Voix du Tourisme sur les plateformes Spotify, Deezer, Apple Podcast, Amazon Podcast, mais également sur notre chaîne YouTube. J'incite, si vous aimez ce podcast et si vous allez jusqu'au bout de l'épisode, à mettre une note, à le commenter et bien sûr à vous abonner autant que possible pour recevoir en primeur les nouveaux épisodes, une alerte sur les nouveaux épisodes quand ils sortiront. On a à cœur dans les prochains épisodes d'essayer de vous surprendre avec des acteurs du tourisme d'horizons très divers, variés, voire surprenants. Toujours dans l'esprit de découvrir une histoire derrière un site touristique, une histoire entrepreneuriale. Et souvent, et là on a été gâtés sur les premiers épisodes, les histoires sont assez extraordinaires. Il y a des histoires familiales, des histoires de femmes, des histoires d'hommes. Donc, on va continuer sur cette lancée parce que ça semble vous plaire. Et on va également commencer à bouger territorialement, à aller à la rencontre d'acteurs du tourisme dans toute notre grande région sud-ouest dans les mois à venir. Voilà, donc c'était une petite parenthèse au départ. Donc Cyril, ce que je te propose, alors moi, avant de parler de ton site touristique, que tu vas nous présenter tout à l'heure. Moi, j'ai un souvenir avec toi. En fait, la première fois que je t'ai rencontré, c'était il y a, je ne sais pas, à peu près 10-15 ans. J'étais venu à Maxange pour nos affaires dans le milieu du tourisme, nos contrats. Et je me souviens qu'on avait parlé... Photos. Je sais que tu es un amateur de photos, alors discret, tu ne t'en vantes pas, tu ne l'exposes pas. Est-ce que tu fais toujours des photos à titre personnel ?
- Speaker #1
Rarement, je dois avouer. C'est un peu passé, pas la envie ni la passion, mais le temps qu'on doit y dédier, je ne l'avais plus. Donc beaucoup moins qu'avant, et je le regrette un petit peu finalement.
- Speaker #0
C'est quoi ta passion en photo ? Parce que moi, je trouve que ce qui est intéressant, je te donne moi ma perception. Quand je me suis lancé dans le tourisme digital, j'ai eu ce plaisir à travailler autrefois, il y a une vingtaine d'années, avec des photographes professionnels qui m'ont expliqué comment on ne faisait pas une mauvaise photo. Ils ne m'expliquaient pas comment on faisait une bonne, mais ils m'expliquaient comment on ne faisait pas une mauvaise, avec des lignes, etc. Et j'ai pris un plaisir incroyable au fil des années, en vieillissant, à faire des photos. à en faire. pour mon activité professionnelle, parce que les touristes que tu reçois toute l'année sur ton site touristique sont des gens qui souvent viennent par les réseaux sociaux, ils découvrent le Périgord avec de belles photos, des endroits insolites, la Dordogne au petit matin avec du brouillard ou de la brume, c'est comme ça souvent qu'ils arrivent en Périgord ou dans toutes nos régions
- Speaker #1
Oui, de toute façon aujourd'hui la photo a remplacé les textes on le voit que ce soit sur les prospectus qu'on fait ou que mes confrères font ou sur les recherches qu'on fait d'hébergement ou de destination, la première chose qu'on regarde, c'est les photos. Si les photos nous plaisent, on va chercher un petit peu plus loin, on va creuser un petit peu plus loin. Mais c'est vrai que l'image aujourd'hui a une place prépondérante dans nos choix décisionnels.
- Speaker #0
Et toi, ton style, c'était plutôt quoi ? Je vois que tu es sur ta page Instagram, et j'y étais aussi tout à l'heure. Franchement, tu fais des trucs super sympas, notamment des photos noir et blanc. C'est quoi qui t'inspire le plus en photo ?
- Speaker #1
C'est le... J'ai pas vraiment de sujet d'inspiration particulier. Pour ça, sur ma page Instagram, tu regarderas, il y en a très peu. Ce que j'aime, c'est la photo du moment. C'est celle à laquelle on n'avait pas pensé, finalement. Celle qui fait qu'on y est, on se dit, ça ferait une jolie photo, si on la cadre comme ça, etc. Mais je suis pas un grand fan d'aller chercher la photo, me lever à 5h du matin pour aller chercher... C'est plus l'opportunité. C'est plus l'opportunité. Toutes les photos qui sont là, par exemple, c'est des opportunités. Je ne me suis jamais dit, tiens, je vais y aller et je vais faire cette photo. J'y étais et je me suis dit, ça ferait une jolie photo.
- Speaker #0
Encore, il faut-il avoir un œil. Tu as un œil intéressant. C'est ce qui fait souvent toute la différence entre quelqu'un qui a cette petite vue que n'ont pas les autres. Est-ce que tu en fais pour votre activité professionnelle ? Non, pas du tout. C'est quelque chose que vous déléguez ?
- Speaker #1
J'en ai eu fait pour la grotte. Il y en a quelques-unes qui nous servent beaucoup et que j'ai faites. Après, on a l'opportunité maintenant de les faire faire quand on passe par des canaux, que ce soit via le CDT ou via les associations dont on fait partie ou via les journalistes qui viennent faire des articles. Ils viennent souvent avec leurs photographes où on nous propose des choses. Donc on utilise aussi plutôt pas mal ces photos-là.
- Speaker #0
Ok, alors Cyril, dans cet épisode, on va en arriver quand même à ce qui fait la raison de ta présence aujourd'hui ici. On va parler, j'ai plein de questions à te poser, tu vas voir, j'en ai énormément. On va parler quoi ? On va parler carrière, ça peut paraître bizarre, alors pas carrière dans le sens professionnel luthère, mais carrière de pierre. On va parler carrière, on va parler grotte, on va parler concrétion. On va parler concrétion excentrique, on va parler du monde souterrain. Et donc avant ça, on va surtout parler, et c'est ça qui me passionne le plus à chaque fois, on va parler de l'histoire familiale qu'il y a derrière tout ça, parce que c'est ça qui est le plus intéressant. Donc dans un premier temps, Cyril, ce que je te propose, c'est de te présenter.
- Speaker #1
Me présenter, je m'appelle Cyril Caballero, j'ai 47 ans, père de deux enfants, je suis le co-gérant de la grotte de Maxange au Buisson de Cadouin, je suis un pur produit périgourdin, je suis né dans la ville où tu me reçois, à Périgueux, j'ai grandi dans le village du Buisson où je travaille aujourd'hui et j'habite dans le Sarladé, sur la jolie commune de Meiral.
- Speaker #0
Ok, alors l'histoire de la grotte... Ensuite, j'ai bien sûr regardé un petit peu, comme je le fais à chaque fois que je prépare un épisode, l'histoire de la grotte de Maxange, dont tu es aujourd'hui le propriétaire gérant, c'est ça ? Le co-gérant avec mon frère. Le co-gérant avec ton frère ? Oui. On va reparler de tout ça. On va reparler de tout ça. L'histoire de la grotte, raconte-moi quand elle commence.
- Speaker #1
Elle commence en 2000, sans savoir que ça allait encore être une histoire, puisque la grotte a été découverte le 15 août 2000. par mon père et la grotte ouvre en 2003. Donc entre 2000 et 2003, il y a une réflexion sur un projet d'ouverture au public. Et voilà, ça naît comme ça petit à petit.
- Speaker #0
Alors avant ça, je crois, il faut qu'on comprenne un petit peu bien le contexte là, en creusant un petit peu, c'est le cas de le dire. C'est ton grand-père qui a une carrière au Buisson, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui. C'est ça, mes grands-parents sont arrivés en France en 1953. Mon père avait trois mois quand il a passé la frontière. Et ils fuyaient un peu comme beaucoup d'Espagnols à l'époque le régime franquiste. Et ils ont atterri après un court passage en Bretagne, ou en Normandie d'ailleurs, pas en Bretagne, en Normandie. Ils ont atterri en Dordogne, dans le village du Buisson. Et ils ont essayé de faire leur vie comme ils le pouvaient. Et donc, mon grand-père travaillait dans une usine de cagettes au Buisson. Il y avait ça à l'époque, des usines qui ont fabriqué des cagettes. Et ça, je te le raconte parce que c'est quelqu'un qui me l'a raconté, que j'avais en visite une fois. Et ce monsieur me dit, moi, j'ai connu votre grand-père. J'ai travaillé avec lui à l'usine de cagettes. Et je me souviens très bien le moment où il nous a dit... J'arrête l'usine, je démissionne et je vais ouvrir une carrière de pierre.
- Speaker #0
Donc il était salarié à l'époque ? Il était salarié, oui. D'accord, il s'est lancé seul ?
- Speaker #1
Il s'est lancé seul. Ce monsieur me dit, on l'a tous pris pour un fou. On lui a dit, mais qu'est-ce que tu fais ? Ce n'est pas possible de faire ça.
- Speaker #0
Un entrepreneur déjà, tu vois.
- Speaker #1
Un entrepreneur déjà. Et donc il a ouvert la carrière qui est à l'emplacement de Maxange en 1960.
- Speaker #0
Ok, 1960. Je n'étais même pas encore né, dis donc. 1960, ok, c'est une carrière qui servait à quoi ?
- Speaker #1
C'était essentiellement une carrière de pierre à bâtir donc il extrayait la pierre de la falaise alors c'était même pas une falaise à l'époque parce qu'il a quand même attaqué une colline, la colline était quasiment pleine, il a entamé une colline absolument, quand on pense à ça aujourd'hui on se dit mais il faut être fou c'est un travail de titan et il faisait aussi de la taille de pierre donc il avait un petit cabanon dans lequel il avait des outils et il taillait des pierres d'angle à la main également
- Speaker #0
Comment d'un matin on se lève en se disant tiens je vais ouvrir une carrière ? Il avait une vocation là-dedans ? Il taillait la pierre déjà ?
- Speaker #1
Ça on ne le saura jamais, les grands-parents ne sont malheureusement plus là et puis ils n'ont très très peu, quasiment pas du tout parlé de leur passé avant la France. Moi je sais juste que mon grand-père quand il était en Espagne il était berger, il gardait les moutons. Mais pourquoi il a fait ça ? Je ne sais pas, il a senti peut-être que l'avenir de sa famille était là, il avait des enfants à nourrir. On ne le saura jamais, on n'aura jamais cette réponse.
- Speaker #0
Donc ensuite, ton grand-père exploite cette carrière pendant plusieurs dizaines d'années en fait finalement.
- Speaker #1
Pendant 24 ans.
- Speaker #0
Pendant 24 ans, ensuite ton père arrive dans l'histoire, il reprend, comment ça se passe ?
- Speaker #1
Oui, alors mon grand-père a un peu travaillé avec un de mes oncles qui l'a aidé, et mon père reprend la carrière en 1984. Oui, donc c'est ça,
- Speaker #0
25 ans après quasiment. Oui,
- Speaker #1
à peu près. Et il a développé cette carrière jusqu'en début des années 2000, finalement. Donc c'était lui, essentiellement, de la pierre à bâtir. Il ne faisait plus de taille. Et voilà, il vendait des pierres aux maçons, aux gens qui voulaient fabriquer des murs et des maisons.
- Speaker #0
Alors quand je lis l'histoire, comme je te disais, j'ai quand même un petit peu regardé parce que c'est super intéressant. Il me semble, tu vas peut-être me dire le contraire, je ne sais pas, peut-être que j'ai mal lu, que ton père, au moment où va se produire cet incroyable événement de la découverte de la grotte, ton père, il est prêt à arrêter à ce moment-là, non ? Oui,
- Speaker #1
complètement, oui. C'est fou l'histoire. C'est là aussi que c'est fou. Il avait développé un... je ne sais pas comment on peut dire, mais une activité à la carrière. où il avait monté un hangar métallique à l'intérieur. Il avait des grandes scies à diamants pour couper les pierres, pour scier les pierres et faire des dallages de piscines, de terrasses, etc. Et c'est vrai que la carrière, on ne se rend pas compte, mais c'est un métier relativement ingrat. Mon père travaillait tout seul. Ah oui,
- Speaker #0
il était tout seul ?
- Speaker #1
Mon père travaillait tout seul, oui. Donc c'est l'été en frontaille, en pleine chaleur. Il est dans la poussière et l'hiver c'est dans le gel et dans la gadoue, casser des pierres tout seul toute la journée, aller ramasser à la main par une. C'est super physique comme job. C'est extrêmement physique et puis plus il vieillissait, plus les pierres sont lourdes à ramasser. Donc c'est vrai qu'il avait eu cette idée d'arrêter la carrière et de faire autre chose, il ne savait pas trop quoi. Et je crois même qu'il y avait un acheteur qui s'était proposé, mais là on est en 98-99.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et qui se retire, je ne sais pas pour quelle raison. Et mon père, il se dit qu'il va la garder encore un peu, il verra bien. Il a encore un peu d'énergie sous le pied. Et en 2000, il découvre la grotte.
- Speaker #0
Alors attends, raconte-moi ça. Parce que là, ton grand-père ne t'a peut-être pas dit grand-chose, mais ton père, il a dû te raconter quand même. Tu n'étais pas né, toi ? Si, tu étais né. En 2000. Si, tu étais né en 2000, autant pour moi. Je pense que c'est un compliment en 2000. T'es né dans les années 80, toi.
- Speaker #1
70.
- Speaker #0
70 ? Je t'en rajeunis, tu fais jeune.
- Speaker #1
C'est gentil. Non, en 2000, j'avais 22 ans.
- Speaker #0
Comment ça se passe le jour ? Parce que c'est comme un film.
- Speaker #1
En fait, cette carrière-là s'exploitait d'une manière relativement simple. Quand il avait besoin de pierre, mon père montait sur la falaise à 2-3 mètres du bord. Il faisait 10-12 trous de 2-3 mètres de profondeur qui remplissaient de dynamite. Il faisait toucher les fils et une partie de la falaise était soufflée et tombée. Et après, les gros blocs, il fallait les casser en petits blocs et les vendre jusqu'à la taille de ce qu'on appelait de moellons pour les artisans principalement. Et c'est vrai qu'un jour, il y a une partie de la falaise qui tombe et il y a un trou qui apparaît dans la falaise.
- Speaker #0
Donc ça fait noir, en fait, c'est ça, par rapport à la falaise qui doit être assez blanche ? C'est la pierre assez jaune. Assez jaune, donc le trou, il se voit.
- Speaker #1
La pierre du Sarladé, c'est une carrière qui était assez populaire du coup, parce que quand c'est bien bâti, ça faisait vraiment des sacrément belles maisons. Et c'est vrai qu'il y a ce trou qui apparaît, mais un trou qui fait... T'as kiffé un mètre de large sur 50 de haut, c'est vraiment...
- Speaker #0
50 centimètres de haut ?
- Speaker #1
Ouais, 50 centimètres de haut.
- Speaker #0
Donc tu ne peux y rentrer que... Déjà, il faut...
- Speaker #1
Déjà, on y rentre à plat ventre.
- Speaker #0
Non mais déjà, il faut avoir l'idée folle, t'es rentré déjà.
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais. Des fois, il ne faut pas trop réfléchir. Alors bon, ce n'est pas sa première idée d'être rentré là-dedans. Je crois que le trou est resté béant pendant plusieurs mois avant qu'il y ait quelqu'un qui lui dise « Tiens, c'est quoi ce trou ? T'es déjà allé voir ? » Ah d'accord, oui. « Non, mais tu devrais, on ne sait jamais. » C'est intriguant quand même, la curiosité, il faut y aller. Ah oui,
- Speaker #0
il n'est pas rentré le premier jour dans le trou ? Non, non,
- Speaker #1
non. Mon père, il a fait de la spéléologie une seule fois dans sa vie. C'était le 15 août 2000. Donc, c'est ce qu'on appelle être au bon endroit au bon moment. Et voilà, c'est la découverte d'une galerie d'abord de 90 mètres de long et puis entièrement cristallisée. Donc, déjà un premier étonnement. Déjà, pouvoir se mettre debout dans la falaise de sa carrière, c'est un peu particulier. Et puis, se retrouver au milieu d'une galerie, milliers, de dizaines de milliers de cristallisations.
- Speaker #0
Ce moment doit être dingue. Tu rentres dans un trou noir avec une frontale, je suppose, un truc comme ça, et tout d'un coup, tu découvres une cavité. Enfin, forcément, tu ne t'y attends pas. Toi, tu... Alors, on va reparler de toi après, cela dit. Donc, il découvre ça. 90 mètres, c'est beaucoup, quand même. Oui, ça fait 100 mètres à peu près.
- Speaker #1
C'est 90 mètres, en plus c'était perpendiculaire à la falaise, donc on rentrait d'une vingtaine de mètres perpendiculairement à la falaise, et après il y avait un grand virage à droite, et on faisait 70-80 mètres de plus, donc parallèle au front de taille, on était à peu près 25 mètres derrière.
- Speaker #0
Il y va comment à l'époque avec des spécialistes je suppose ? Il prend une certaine sécurité ?
- Speaker #1
C'est sûr qu'il ne faut jamais rentrer tout seul dans une grotte. Il y avait deux personnes avec lui, toujours un qui reste en arrière pour sécuriser la chose. Après tu parles de frontal, non pas de frontal, c'était une lampe de poche de chantier, pantalon de travail et en avant.
- Speaker #0
C'est Indiana Jones un petit peu l'histoire.
- Speaker #1
Rétrospectivement, quand on y pense, oui peut-être. Un peu Indiana Jones. Encore une fois, il ne faut pas réfléchir. Ce qui est marrant, c'est qu'il avait, quand il a découvert, il avait l'âge exact que moi j'ai maintenant, au moment où on se parle. Donc on voit que dans le bas, je me dis, si il y avait un trou dans une falaise, est-ce que j'irais ? Probablement oui.
- Speaker #0
Bonne question.
- Speaker #1
par curiosité,
- Speaker #0
c'est toujours un peu intriguant je pense qu'on est attiré quand même par ce qu'il y a derrière comme les jeunes qui ont découvert Lascaux c'est un peu la même histoire on est presque obligé d'y aller de voir ce qu'il y a derrière c'est toujours une question de hasard les grottes,
- Speaker #1
je crois qu'on ne découvre pas une grotte parce qu'on la cherche c'est la grotte qui décide de se faire trouver tu parles de Lascaux on parle de Maxange à un mois d'intervalle avec Maxange Bonne nuit. Il y a la grotte de Cussac qui a été découverte sur la commune du Buisson aussi. Pourtant, dans une grotte, dans un trou que les spéléologues connaissaient par cœur déjà. Mais ce coup-ci, il s'est passé quelque chose. Ils ont trouvé une autre entrée et ils ont trouvé cette autre grotte formidable.
- Speaker #0
Alors, cette grotte, là donc, on est au début des années 2000. Donc déjà, l'histoire, en fait, c'est une histoire courte. Puisqu'on est en 2026, c'est une histoire d'un petit quart de siècle. Donc cette grotte est découverte par ton père au début des années 2000. Qu'est-ce qui se passe ensuite ? D'abord, ils vont, je suppose, la sécuriser, commencer à la sécuriser. Est-ce qu'il y a déjà une idée ? Quel est le cheminement ? Parce que de la découverte d'une grotte, qui est déjà, comme on l'a dit, un hasard incroyable à la base, à l'exploitation commerciale d'une grotte, toi, par exemple, on va te faire rentrer dans l'histoire. Tu as donc un peu plus de 20 ans à l'époque. La première fois que tu rentres dans la grotte, c'est quand et qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #1
C'est marrant, on me pose souvent cette question et j'ai toujours la même réponse, c'est je ne m'en rappelle pas. Je ne sais pas s'il faudrait que je consulte, faire une espèce de thérapie. Tu connais une psychologue, si tu veux. J'ai des souvenirs de rentrer dans la grotte, d'aller faire des photos, d'aller filmer, de la montrer à quelques copains en primeur. Je n'ai absolument aucun souvenir de la première fois que je suis rentré dedans.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Ce qui est quand même complètement paradoxal.
- Speaker #0
Et ton frère pareil ?
- Speaker #1
Parce que tu as un frère. Oui, Olivier qui est un petit peu plus jeune que moi. Je ne sais pas, il faudrait lui poser la question. Là, je ne saurais pas répondre à sa place.
- Speaker #0
C'est un deuxième podcast. Oui, c'est ça. Donc, comment ça se passe ? Comment ça se passe ? Ton père, on découverte, ok. Et on découvre. Alors, déjà, qu'est-ce que c'est comme type de grotte ?
- Speaker #1
Alors, pour répondre à ta première question. qu'est-ce qui se passe ? Il se passe beaucoup de choses dans sa tête déjà. Sa première pensée, sa première réflexion, ça a été, qu'est-ce qui va arriver à mon lieu de travail ? Parce que c'était un lieu de travail à la base. C'est ça qui nous payait nos études, c'est ça qui faisait manger la famille. C'est, est-ce que cette découverte, si je le fais savoir, est-ce que il ne va rien se passer ? Est-ce que les lois qui existent qui ne connaissaient pas vont m'obliger à fermer ma carrière ? Est-ce qu'on va me virer de chez moi ? Est-ce que je vais perdre mon travail ? Donc c'était surtout ça l'angoisse en fait. C'était qu'est-ce qui va arriver à la carrière ? Après il y a eu des recherches de faits et on a su qu'ils pouvaient en rester propriétaires parce que c'est une grotte à cristallisation, qu'il n'y avait pas de traces de préhistoire dedans, pas de peinture, pas de sculpture, pas de traces de vie humaine. Mais après se pose cette deuxième énorme question existentielle quand on a 47 ans. Qu'est-ce que j'en fais ? Elle est à moi, c'est bien, mais qu'est-ce que j'en fais ? Est-ce que je continue la carrière et je fais attention, mais à terme, la grotte, on risque de la détruire et je la montre aux spéléologues que ça intéresse ou à la famille ou aux amis qui se sentent d'y aller ? Ou est-ce que j'abandonne le projet carrière et artisanal pour me lancer dans l'ouverture d'une grotte touristique sans savoir si ça va fonctionner, sans savoir si ça va plaire ? dans un paysage touristique qui est quand même déjà bien marqué. Enfin, il y a beaucoup de choix pour les gens qui viennent. Pourquoi ils viendraient dans celle-là et pas dans celle qui sont déjà bien installées ? Donc ça, c'est un gros, gros...
- Speaker #0
Sur la typologie de grotte dont on va reparler, tu disais, c'est très intéressant, qu'à partir du moment où ce n'est pas une grotte à cristallisation à concrétion, ce n'est pas une grotte ornée, ça change le droit de l'utiliser, enfin la propriété, ça change la propriété.
- Speaker #1
Il y a de grandes chances que ça la change. Après, les réglementations ont changé depuis, et je pense que ça doit être au cas par cas, mais le risque était trop grand. Il y a des grottes préhistoriques qui sont privées. Il y a Ruffignac, il y a Grotte de Villars. Il n'y a pas de doute là-dessus. Mais est-ce que le risque en valait la chandelle ? Finalement, c'était ça la question. Donc, il a fallu vraiment réfléchir et déjà être sûr qu'il ne serait pas exproprié et qu'on ne fermerait pas sa carrière sans son avis.
- Speaker #0
Alors, sur le... type de grotte, là c'est pareil, ton père il gère une carrière, mais enfin il n'est pas spécialiste de concrétion, d'excentrique, etc. Tu vas me raconter le type de grotte que c'est. Comment ça se passe ? Il y a des spéléologues qui... des spécialistes du... je dirais de ce secteur-là qui viennent pour voir comment c'est à l'intérieur. Est-ce que ça vaut le coup de l'exploiter ? Est-ce qu'il y a un potentiel ?
- Speaker #1
Alors, oui, la première personne que mon père a fait venir, J'ai appelé Gérard Delorme, il nous a quittés il y a quelques années. Il était des AISI, il était spéléologue et géologue. Et il a fait venir comme ça pour voir, pour lui montrer. L'histoire veut que Gérard soit devenu un ami de la famille après. Et Gérard a commencé à faire prendre conscience de l'importance de la découverte et de ce qu'il y avait dans cette première galerie découverte. Après, il a fait venir d'autres spéléologues. dont certains du Spéléoclub de Périgueux, des gens qui étaient déjà assez âgés à l'époque et qui avaient une solide connaissance des réseaux souterrains. Et c'est vrai que de voir ces gens-là arriver, pas un peu la fleur au bout du fusil, mais se dire, bon, vous savez, on a déjà vu beaucoup de choses, vous n'attendez pas à ce que vous ayez trouvé soit extraordinaire non plus. Et quand on voit ces gens-là rentrer et... pas faire des bons à l'intérieur parce qu'il n'y avait pas la place, mais c'était l'idée. Et les voir avec des yeux d'enfant, on se dit, tiens, c'est bizarre que ces gens, ces professionnels-là, qui ont plus de 40 ans de spéléo derrière eux, aient cette réaction. Et là, il y a eu vraiment la prise de conscience de l'importance géologique de la découverte.
- Speaker #0
Alors, c'est quoi cette grotte ? Quelle est sa particularité ?
- Speaker #1
La particularité, ce sont les cristallisations qu'elle renferme. On est tous plus ou moins... coutumiers des stalactites, des stalagmites, celles qui tombent, celles qui montent, les draperies. Et à Maxange, la spécificité, ce sont des cristallisations qu'on appelle des excentriques, qui ont... Alors, les scientifiques n'aiment pas qu'on dise ça, mais ça parle. On a l'impression qu'elles défient les lois de l'apesanteur. C'est-à-dire qu'une concrétion, ça tombe, ça monte, c'est vertical, ça suit la gravité. Une excentrique, ça peut carrément sortir de la roche à l'horizontale et puis décider de partir en haut, de faire une boucle, de changer de direction pendant sa croissance. Et ça fait un espèce de patchwork, de cristallisation. C'est jamais très très gros, c'est quelques millimètres, voire centimètres de diamètre, mais ça peut être très grand, c'est très très fin, c'est extrêmement fragile. Et ce sont des cristallisations qu'on trouve dans peu de grottes. déjà, on en trouve vraiment dans peu de grottes.
- Speaker #0
C'est-à-dire ?
- Speaker #1
Je n'ai pas de ratio à te donner, mais vraiment pas beaucoup de grottes. Il n'y en a que deux en Dordogne. Il y en a trois en Dordogne où on en trouve qui en parlent. Après, il y en a un peu dans le Pays-Bas, il y en a dans les pays de l'Est. Mais surtout, quand on en trouve, c'est quelques dizaines, quelques centaines. Chez nous, c'est des dizaines de milliers d'excentriques qu'on trouve qui sont qui s'offre à nous au regard.
- Speaker #0
Alors,
- Speaker #1
pourquoi ?
- Speaker #0
Il y a une explication géologique ?
- Speaker #1
Oui, il doit forcément y en avoir une, mais là, on se pose souvent la question de pourquoi il y a plus d'excentriques à Maxange qu'ailleurs. Les stalactites et les stalagmites, on les explique parfaitement. Il y a des grottes où il y en a, il y a des grottes où il n'y en a pas. Il suffit que les conditions soient réunies au bon endroit, au bon moment, dans un temps assez long. pour que les changements n'altèrent pas leur formation. Donc c'est une profondeur de grotte, c'est un climat, c'est la végétation, c'est la pente du terrain, c'est la qualité de la roche, c'est tout un tas de choses qui font qu'ici ça a marché pendant longtemps et vraiment en extrêmement grande quantité.
- Speaker #0
Alors, on est sur un podcast audio, donc c'est pas évident de présenter une grotte oralement. On peut inviter tous nos auditeurs à aller sur votre site internet maxange.com où il y a de super belles photos, une excentrique, effectivement on voit bien que c'est... Ça part à l'horizontale, par exemple. Vous avez une figure, d'ailleurs, j'ai regardé, qui est l'emblème un peu de la grotte, le perroquet. Voilà, ça crée des figures assez étonnantes.
- Speaker #1
Assez étonnantes. Ça, c'est vraiment au gré de l'imagination. On pourrait passer... Comme un nuage, un peu,
- Speaker #0
on lui donne une forme.
- Speaker #1
Exactement. C'est ce qui revient souvent à l'esprit des gens. C'est les nuages. On agrandit en essayant de prendre des formes dans les nuages. On peut le faire à Maxange. On peut voir vraiment un pléthore de choses. suivant où on est placé en plus, parce que la personne qui va être à 2 mètres de moi ne va pas voir les choses de la même manière que la personne qui est encore 2 mètres derrière, elle n'aura pas les mêmes angles de vision.
- Speaker #0
Et selon l'éclairage aussi peut-être ?
- Speaker #1
On va reparler de ça dans l'aménagement. Selon l'éclairage, selon tout un tas de choses, oui.
- Speaker #0
Alors donc là, on a découvert la grotte, on a des spécialistes qui sont venus, qui ont fait part de... de l'intérêt réel et de leur connaissance du contenu de cette grotte. Donc on va se diriger doucement vers l'aménagement et la commercialisation à partir du moment où ça se décide. Alors là, pareil, j'ai envie de savoir comment ça se passe, parce qu'aménager une grotte, je pense que ça doit coûter un petit peu d'argent, parce qu'il y a des gros travaux. C'est quoi le cheminement vers l'aménagement et l'ouverture ensuite au public ?
- Speaker #1
C'est sûr que transformer... une carrière de pierre à bâtir en espace d'accueil au public, c'est deux mondes différents. Il n'y a rien à voir entre les deux. Donc oui, ça fait partie des réflexions que mes parents ont eues. Mais voilà, il a fallu se lancer. Le projet était viable. On est dans un pays touristique. Les banques ont suivi, il y a eu des aides au début, à l'époque où il y avait encore pas mal d'aides.
- Speaker #0
Ça peut être trop dur ça, les financiers qui sont quand même toujours assez frileux sur tous les projets, là ils étaient...
- Speaker #1
J'ai pas toute cette partie de l'histoire, moi personnellement, mais il faut savoir que ça a suivi, les banques ont suivi, après la commune a suivi, le département a suivi, la région a suivi, l'État a suivi, l'Europe a suivi. Donc grâce à ça, mes parents ont mis toutes leurs économies aussi pour monter ce projet. Il a été monté parce qu'on était quatre aussi, parce que mes parents, mon père, s'appuyait sur mon frère et moi et ma mère, qui a quitté son travail pour rentrer dans l'aventure aussi. Et voilà, on a fait petit à petit.
- Speaker #0
Alors, toi, tu rentres un petit peu dans cette histoire. J'ai une phrase que j'ai lue, que je trouve géniale. Je crois que c'est ton père qui dit cette phrase. Il dit, j'ai fait un trou dans une carrière, et maintenant les enfants font carrière dans ce trou. Moi, j'adore cette phrase. Beaucoup d'humour.
- Speaker #1
C'est vrai en même temps.
- Speaker #0
Et là, parlons de toi. Cyril, il a une vingtaine d'années, un peu plus, il grandit. Tu as fait quoi, toi, comme étude ? Pourquoi tu rentres là-dedans ? Tu ne te poses pas de questions ? Tu te dis, non, attends, papa, tu es gentil, mais moi, j'ai envie de faire autre chose. Je n'ai pas envie de passer ma vie au buisson dans une grotte. Comment ça se passe, tout ça ?
- Speaker #1
Ça se passe assez naturellement. Moi, à l'époque, je suis à la fac à Bordeaux. Je suis bien, je suis au chaud. Je suis à la fac à Bordeaux, je voyage beaucoup. beaucoup l'hiver, je fais une partie de ma fac à Bordeaux, une partie de ma fac à Londres, une partie de ma fac à Montréal, donc j'ai un peu la bougeotte. Et puis cette occasion se présente, on en discute, on décide de se lancer. Qu'est-ce que j'aurais fait ? Je ne sais pas, mon parcours était assez atypique, j'ai une licence d'anglais chinois, donc le chinois, je ne sais pas comment il pourrait servir.
- Speaker #0
On n'a pas encore trop de touristes chinois, peut-être que ça va te servir un jour. On en a quelques-uns.
- Speaker #1
J'ai perdu. À l'époque, je me débrouillais plutôt pas mal. Mais j'ai assez perdu. C'est vrai qu'on ne pratique pas beaucoup le chinois en Périgord. Et ça s'est fait comme ça. Et puis, je me suis dit, pourquoi pas ? On est en Périgord, on est bien. Je te dis, j'ai beaucoup, beaucoup voyagé. À chaque fois que je suis rentré, je me suis dit, c'est beau chez nous quand même. Et je me suis dit, j'avais l'opportunité de vivre sur mes terrains. On dit qu'on a nos racines. Et ça s'est fait comme ça. Au début, on était saisonnier. On n'a pas été employé à l'année.
- Speaker #0
Ton frère et toi ?
- Speaker #1
Mon frère et moi, ma mère. Mon père a pris sa retraite en 2018. Il ne s'est pas filé de salaire jusqu'en 2018 avec la grotte. Donc c'est des périodes qui ne sont pas forcément tout le temps très roses. Et ma mère, mon frère et moi, on a été en CDD pendant très très longtemps parce que la grotte ne pouvait pas nous financer des salaires à l'hiver. Donc voilà, c'était beaucoup de voyages, beaucoup de rencontres, beaucoup d'expériences aussi. Et puis finalement, habiter en Périgord, il y a pire.
- Speaker #0
Donc j'avais une question, cadeau ou fardeau, une grotte ? Mais cadeau quand même !
- Speaker #1
Oui, cadeau, bien sûr, mais sans aucune hésitation. Sans aucune hésitation. Je ne travaille pas derrière un bureau, je n'ai pas de costard-cravate. On rencontre des gens, on rencontre des gens de tous horizons. Le soir, on débauche, on va se baigner à la Dordogne l'été. Alors au début, effectivement, moi j'avais tous mes copains d'époque, ils habitaient à Bordeaux, à Nantes, à Paris, à Saint-Etienne, à Lyon. Et petit à petit, ils se sont tous rendus compte, eux aussi, qu'on était bien ici, donc il y en a pas mal qui sont revenus. Donc voilà, on retrouve les copains, on n'est pas loin, on habite à la campagne, il y a les oiseaux, enfin, loin d'être fardeau.
- Speaker #0
Alors, revenons à... A l'ouverture, parce que là c'est vraiment de la vraie curiosité, parce que bon t'as un trou, tu rentres dedans en rampant, comment ça se passe les travaux là ? Parce que c'est des travaux assez pharaoniques quand même, comment on sécurise, comment on aménage ?
- Speaker #1
C'est des travaux pharaoniques et on s'en rend d'autant plus compte. Combien de temps il faut pour ça ? Maintenant quand on regarde les quelques vidéos qu'on a faites à l'époque, parce qu'à l'époque il n'y avait pas encore tous ces téléphones qui faisaient des super vidéos de qualité, on filmait avec... Des caméras, des caméras, comment on appelait ça, avec les mini-DV, les petites cassettes qu'on avait. Et ça nous arrive de regarder les vidéos, on se dit mais n'importe quoi en fait. Parce que c'était un travail... Il a été extrait, encore une fois, là il faut raccorder 90% du crédit à mon père et à mon frère Olivier. Parce que du coup Olivier lui aussi était à Bordeaux, mais il cherchait un peu et donc lui il a arrêté plus tôt que moi. Et il a aidé mon père vraiment à... Ils travaillaient à la carrière et à aménager la boîte. 90% du travail, ce sont eux qui l'ont fait. Et donc, c'est une mini-pelle, une boîte à chenilles. La mini-pelle est creuse, elle remplit la boîte. Et celui qui est sur la boîte, il rentre, il sort, il rentre, il sort. Comme les mines, quoi. Exactement pareil. Donc, à l'époque, c'était des engins avec des moteurs thermiques, donc gaz d'échappement. Mais bon, il faut y aller.
- Speaker #0
Vous avez dû suer 100 euros quand même, je pense.
- Speaker #1
Ils ont sué 100 euros, oui.
- Speaker #0
Et d'extérieur quand même, des entreprises ?
- Speaker #1
Impossible. Parce qu'il y a des consolidations à faire, non ? Mais non, en fait, parce qu'on ne l'a pas dit, mais en fait la grotte, quand elle a été découverte, c'était juste une galerie, on marchait sur de la terre. Et en fait, la grotte, c'est une immense galerie verticale qui a été remplie par les différentes époques géologiques, qui a été remplie de différents matériaux, sableux, argileux, jusqu'à un certain niveau. et donc l'idée dans les travaux c'était de rebaisser ce niveau, donc de baisser le niveau de terre pour qu'un homme, une femme, pour qu'un être humain puisse passer. Pas être trop loin pour bien voir les concrétions, parce que comme c'est un détail, plus on est loin, moins on voit bien, mais pas être trop près pour ne pas toucher non plus à longueur de bras. Donc il a été retiré de cette façon-là, Minipel et Bouette à Chveny, environ 3000 m3 de terre. En temps cumulé, ça a représenté trois mois de travail à peu près.
- Speaker #0
J'ai des questions très naïves, excuse-moi, mais il faut quand même... Qui dit, parce qu'on voit maintenant quand tu fais ne serait-ce qu'un bâtiment, les commissions de sécurité et autres... Qui dit, la salle là c'est bon, ça ne peut pas s'effondrer, comment c'est vérifié, il y a quand même des ingénieurs qui doivent venir, non ?
- Speaker #1
Personne.
- Speaker #0
Avant l'ouverture quand même, rassure-moi.
- Speaker #1
Oui, là oui quand même.
- Speaker #0
Messieurs, dames, si vous nous entendez...
- Speaker #1
La grotte est sûre, il n'y a pas de doute là-dessus. Mais non, après... Avant que ça soit ouvert, non. Après, ce qui a été fait, ça ne s'était jamais fait. Donc, qui aurait pu dire, il faut faire comme ci, il faut faire comme ça ? Là, en fait, c'était juste enlever de la terre, dans un trou. Donc vous creusez, quand vous tapez la roche, vous savez que vous ne pouvez pas aller plus loin. Et en fait, c'est la roche de la galerie qui guidait les travaux. Donc avec les engins, vous faites le passage principal. Et après, tout ce qui est forme de roche, là, c'était fait à la main, avec des petites truelles, des petits outils de jardinage pour ne pas abîmer la roche et des endroits où le godet de la mini-pelle ne pouvait pas aller. Donc tout ça, ça a été fait à la main. Il y a 90% de travail à la machine et 10% à la main. Et puis après, il y a les finitions. Parce que là, le moindre petit trou dans la roche, il faut le vider de sa terre pour remettre la roche le plus à nu possible, tel que l'eau l'a créé il y a 60 millions d'années. Et ça, ça a été le travail de ma maman Martine, qui était beaucoup plus patiente que nous pour faire ce genre de travail.
- Speaker #0
C'est le travail à la chaîne. Il y en a qui dégrossissent, il y en a derrière qui suivent, qui affinent.
- Speaker #1
Oui, c'était ça.
- Speaker #0
Et au départ, avant cette première ouverture, vous aménagez donc 100 mètres, c'est ça, à peu près, de parcours ?
- Speaker #1
Alors, ce qui est... Non, même pas, parce que la première découverte a amené une deuxième découverte. C'est-à-dire que quand la décision a été prise d'ouvrir la grotte, la carrière ne pouvait pas fermer, parce qu'il faut continuer à vivre, il faut continuer à gagner de l'argent. Ah oui,
- Speaker #0
la carrière continuait.
- Speaker #1
Eh oui, c'est pour ça que j'ai dit de trois mois de temps cumulé, parce que ce n'était pas trois mois de janvier à fin mars. C'est-à-dire qu'ils travaillaient à la grotte, ils travaillaient à la carrière, ils travaillaient à la grotte, ils travaillaient à la carrière, ils alternaient pour honorer les commandes en cours, en prendre d'autres, même s'il fallait réduire la voilure quand même. Et en fait, quand il y a eu cette décision de prise, mon père s'est dit, on ne va plus exploiter la falaise à l'endroit de la grotte, sinon c'est trop dangereux. Donc en fait, il s'est décalé sur la droite de la falaise et ça a amené à la découverte d'une deuxième galerie.
- Speaker #0
Il joue au loto ton père ? Non.
- Speaker #1
Et en fait, cette galerie a rejoint la première galerie. Donc il y a eu, je ne saurais pas dire la distance totale de la première ouverture. Il y avait à peu près 90 mètres de concrétionnement. Il y avait peut-être 150 mètres de galerie de porte à porte.
- Speaker #0
Et oui, parce que je suis bête, mais je dis, il continue la carrière. Mais bien sûr, parce qu'il faut bien vivre. Ce n'est pas les travaux de la grotte avant qu'elle soit commencée, avant que vous ayez commencé à vendre 2-3 billets, qui vous fait vivre une famille. Donc, il faut continuer en parallèle l'exploitation de la carrière.
- Speaker #1
Oui. Après, il a fallu arrêter parce qu'il y avait l'aménagement de la grotte, mais il y a tous les aménagements extérieurs également. Il a fallu... Rendre le bâtiment métallique un peu plus joli et accueillant. Il a fallu créer une boutique, il a fallu créer des espaces verts, il a fallu créer des parkings, etc.
- Speaker #0
Donc vous travaillez, on ne peut pas dire mieux, vous travaillez en famille. La mère, le père, les deux frères, c'est difficile de travailler en famille ?
- Speaker #1
Ce n'est pas tous les jours facile, mais on ne va pas dire que c'est difficile.
- Speaker #0
Je pense que pour certains, ça doit l'être. On dit souvent... Travailler en couple, faire la même chose à deux, ça demande quand même certaines règles, non ? Une organisation, une rigueur, une morale ?
- Speaker #1
Je sais pas, nous ça s'est fait comme ça, je dis pas que ça a toujours été... L'entente cordiale entre nous. Mais je ne serais pas vraiment développé cette réponse-là. Après, c'est sûr qu'il faut être là. C'est chez nous, c'est pour nous. Des fois, on ne fait pas forcément ce qui nous plaît, mais rétrospectivement, c'est ce qu'il fallait faire.
- Speaker #0
Pour revenir sur l'aménagement, c'est super intéressant, je pense, pour les gens qui nous écoutent, parce que les gens qui nous écoutent, Ils visitent une grotte, bon, ils ne voient pas tout ce qui s'est passé avant. D'ailleurs, c'est souvent les histoires entrepreneuriales, quand on te dit, ah toi, voilà, tu as ta boîte, tu as de la chance, ok, j'ai de la chance. Alors effectivement, là, il y a une petite part de chance, mais il y a aussi de l'opportunisme d'exploitation derrière. Mais on ne voit pas, ce que je veux dire par là, c'est qu'on ne voit pas tout le travail. quand même monstrueux qui est fait pour en arriver à un moment donné à quelque chose qui tourne bien et dont les gens ne voient que finalement le résultat final. L'aménagement, pour revenir à l'aménagement, donc il y a un parcours qui est créé, il y a un éclairage, il y a, je crois que dans toutes les grottes, il y a quand même de grosses contraintes pour que l'éclairage n'altère pas le... n'altère pas la pierre, la lumière, etc. Comment ça fonctionne tout ça ?
- Speaker #1
Alors quand ça a été fait en 2003, on a la chance de faire partie d'une fédération qui est assez importante en France, la Fédération Française du Tourisme et du Patrimoine Souterrain. Et on a une entreprise, pas loin d'ici d'ailleurs, un château l'évêque, qui est extrêmement forte dans tout ce qui est éclairage souterrain.
- Speaker #0
C'est juste à côté de chez moi.
- Speaker #1
C'est juste à côté, oui. Et c'est vrai qu'on les a rencontrés, c'est eux qui ont fait le premier aménagement. Alors en 2003, on ne parlait pas de LED ou de quoi que ce soit, donc il y a eu des éclairages, des éclairages principalement basse tension quand même. Et ce qu'on avait fait à Maxange, c'est qu'on s'est dit, ça ne va pas être bien, déjà visuellement et pour la grotte, d'allumer de porte à porte le matin quand on arrive et d'éteindre le soir quand on sort. On s'est dit ça va dégager trop de chaleur, ça ne va pas être bien, ça va faire trop de photosynthèse, etc. Donc ce qu'on a fait, c'est qu'on a mis en place tout un système de programmation informatique et en fait, il n'y a toujours que la zone éclairée, c'est toujours la zone où les gens sont. ça s'allume et ça s'éteint au fur et à mesure que le groupe avance, donc notre guide a une télécommande c'est lui qui maîtrise c'est pas au mouvement les gens sont concentrés sur ce qu'ils ont au dessus de leur tête quand on avance le guide allume, donc ça fait une découverte au fur et à mesure c'est progressif, les gens adorent ça je crois que Villard fait ça aussi et ça s'éteint au fur et à mesure donc déjà, économie d'énergie et c'est plus intime et il y a cette sensation de découverte Merci. A chaque arrêt qu'on fait.
- Speaker #0
A chaque pas, ça s'allume un peu plus.
- Speaker #1
Donc nous, on a fait ça pour les éclairages. Et en 2022-2023, quand on a fait la nouvelle découverte, on en parlera peut-être après, je ne sais pas. Là, on en a profité pour refaire tous les éclairages de Maxange. On a changé plus de 250 points lumineux, qu'on a tout passé en LED.
- Speaker #0
Alors cette entreprise là, à Château-les-Fecs, on peut peut-être la citer non ? On peut peut-être leur faire de la pub ?
- Speaker #1
Bien sûr, c'est l'atelier du son et de l'image.
- Speaker #0
Ah oui, bien sûr, ils sont connus. Ça y est, maintenant que tu dis le nom, ils sont spécialisés dans...
- Speaker #1
Dans l'éclairage, mais ils font des trucs incroyables. Ils ont travaillé à la fois partout en France. Ce que vous avez envie de faire au niveau d'éclairage visuel, ils font. Ils ont peur de rien.
- Speaker #0
Il faudra mettre le lien dans le résumé du podcast. Il faudra mettre le lien. Ils doivent avoir un site internet, je pense, pour les citer, qu'ils écoutent cet épisode. Ça leur fera plaisir, je pense, d'entendre qu'ils ont des clients satisfaits. Et puis, quels clients, quand même ! Alors, donc, la grotte, elle ouvre en quelle année ? Au public, bien sûr.
- Speaker #1
Le 20 avril 2003, à 14h.
- Speaker #0
Et c'est l'afflux massif où les premiers mois sont difficiles ? Non, il y a eu du monde,
- Speaker #1
c'était une belle première année, il y a eu beaucoup de curiosité aussi autour de tout ça, parce que tout le monde se disait, tiens, une grotte au buisson, les caballeros ils ouvrent une grotte, qu'est-ce que c'est, machin, bidule. Et non, effectivement, ça a plu de suite. Alors, il y en faisait moins de monde qu'aujourd'hui, forcément, mais il y a quand même eu du monde la première année.
- Speaker #0
Et les gens... Les premiers, c'est les effets waouh, ils sont surpris.
- Speaker #1
Les retours sont tout de suite bons. Les retours sont tout de suite bons, parce que les gens sont étonnés. Encore une fois, quand on va visiter une grotte, même nous, en tant que touristes, tu vas visiter une grotte, tu t'attends à voir plus ou moins des stalactites, des stalagmites. Il n'y a que la taille, la forme, l'histoire qui change. Mais on ne s'attend pas à voir quelque chose qu'on ne connaît pas. Et ça, ça a toujours un effet surprenant sur les gens.
- Speaker #0
Parce qu'être en Périgord pour une grotte, chance ou contrainte ? C'est une chance parce qu'effectivement, comme tu disais, les gens viennent en Périgord. Donc il y a déjà un tourisme un petit peu captif, je dirais, vous allez vous inscrire dans un parcours, mais des grottes il y en a, à concrétion, ornées, et puis il n'y a pas que les grottes, il y a tout le reste, les châteaux, etc. Tu vois ça plutôt comme une chance ou comme il vaudrait mieux être dans un département où finalement vous êtes tout seul ?
- Speaker #1
Non, il vaut mieux être là. On est entouré de professionnels qui ont une expérience. On est entouré... La Dordogne, il faut savoir que c'est le premier département touristique intérieur de France. Donc forcément, il vaut mieux avoir une grotte là, avec les collègues, que d'avoir une grotte tout seul dans un département où personne ne va. Donc forcément... Mais c'est une chance inouïe, cette histoire. Je ne trouverai jamais de défaut ou de point négatif à cette histoire.
- Speaker #0
D'ailleurs, on est un petit peu dans le désordre là, mais une chose qu'on n'a pas faite, il faut situer le buisson de Cadouin pour nos auditeurs, parce que nos auditeurs ne sont pas tous des fins connaisseurs du Périgord, ni des Landes, ni du Pays Basque. Donc, le buisson de Cadouin, est-ce que tu peux situer pour nos auditeurs à peu près ?
- Speaker #1
Si vous faites un triangle Bergerac-Périgueux-Sarlat, on est au milieu là.
- Speaker #0
On est au bord de la Dordogne.
- Speaker #1
On est au bord de la Dordogne. On a une grande plage de 400 mètres de long aménagée au buisson. Et on est à 30 minutes de Sarlat, 45 minutes de Périgueux, 40 minutes de Bergerac.
- Speaker #0
Oui, on est à peu près, c'est ça ? Un peu plus près de Sarlat, malgré tout.
- Speaker #1
Un petit peu plus près de Sarlat,
- Speaker #0
oui. Alors, là, on déroule petit à petit l'évolution. Donc, la grotte est ouverte. Excuse-moi, je te fais répéter, en 2007...
- Speaker #1
2003 l'ouverture.
- Speaker #0
2003 l'ouverture, pardon. Après, de 2003, à partir de 2003, il va y avoir combien d'étapes d'aménagement nouveaux ? Est-ce que ça vit en permanence ou est-ce qu'il y a des années où il ne se passe rien pendant un certain nombre d'années ? Ou est-ce que tous les ans, il se passe des choses, il y a des nouveautés ? Jusqu'à aujourd'hui, ça se passe comment ?
- Speaker #1
Il y a des années où il ne se passe rien. Au niveau chronologique, on ouvre en 2003. On n'ouvre pas tout. tout ce qui est découvert, qu'on a le temps d'ouvrir pour 2003, parce qu'au bout d'un moment, la carrière a fermé, donc il faut réouvrir. Après, il y a une extension qui est ouverte en 2009, extension qu'on agrandit en 2014, une nouvelle découverte en 2022, avec un nouvel agrandissement en 2023, et le changement des éclairages par la même occasion.
- Speaker #0
Ça, c'est pour la grotte. On va reparler un petit peu de tout ça. Oui, plus les aménagements extérieurs, qui évoluent eux-mêmes.
- Speaker #1
Oui. Qu'on fait évoluer aussi, suivant les périodes et suivant la nécessité.
- Speaker #0
Boutique, accueil ?
- Speaker #1
Boutique, accueil qu'on a fait post-Covid. On s'est rendu compte qu'avec le Covid, on a eu des contraintes assez importantes au niveau de l'accueil du public. Donc on s'est rendu compte qu'il fallait améliorer. Et puis l'aménagement du bâtiment n'était plus adapté à la fréquentation qu'on fait aujourd'hui. Elle l'était il y a 25 ans. parce qu'on faisait beaucoup moins de monde, mais aujourd'hui on a beaucoup plus de flux, beaucoup plus de gens qui se croisent, qui rentrent, qui sortent, qui visitent, beaucoup plus de visites par jour, donc il fallait améliorer ça, on a agrandi l'espace d'accueil et on a créé aussi un espace restauration.
- Speaker #0
Ah oui, vous faites un restaurant ? Juillet-août,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
Depuis combien de temps ?
- Speaker #1
2003.
- Speaker #0
Depuis 2003 ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ah, vous faites la restauration depuis le début ? 2023. 2023. Excuse-moi. 2023. Ok, d'accord. Comment, quand vous étiez en plein aménagement, il y avait les hommes qui creusaient devant et votre maman qui faisait la finition derrière. Maintenant, quel est le partage des rôles aujourd'hui entre ton frère et toi ? Ton père a un petit peu, je dirais, lâché l'affaire, entre guillemets. Oui,
- Speaker #1
mes parents ont décroché. Mes parents ont décroché. Ils profitent de leur retraite, des petits-enfants. Non, non, mon père a décroché en 2018, quand on a pris, nous, avec Olivier.
- Speaker #0
Donc c'est 2018, vous deux, d'accord. Oui,
- Speaker #1
on a repris la gestion, et ma mère a arrêté juste il y a 2-3 ans. Donc non, non, là, je suis tout seul avec mon frère. Enfin, il est quand même quête. Oui, alors on va en parler de la... Mais familialement, on n'est que tous les deux maintenant.
- Speaker #0
On va parler de la grotte aujourd'hui et de son fonctionnement annuel, mais ton frère et toi, vous partagez le rôle comment ?
- Speaker #1
Alors... Grosso modo, je suis plus dans le bureau, au marketing, à la com, à faire les réunions.
- Speaker #0
Tout à présence ici.
- Speaker #1
Oui, et Olivier est plus dans la technique, dans le suivi des chantiers. Il y en a un qui est plus manuel que l'autre. Et puis c'est lui qui s'occupe du recrutement aussi, plus que moi. Moi je suis plus dans la compta, dans la gestion du personnel, dans tout un tas de... Mais après, on peut faire un peu tout. Mais grosso modo, on va dire que c'est à peu près comme ça.
- Speaker #0
Alors, aujourd'hui, en 2026, la grotte de Maxange fait partie du paysage touristique, largement partie du paysage touristique du département. On peut le dire, elle est très connue. Comment se passe une année à la grotte de Maxange ? Parce que, bien entendu, la grotte dort. entre guillemets plusieurs mois dans l'année mais c'est ça qui m'intéresse moi elle dort mais elle dort pas vraiment je suppose qu'il y a un entretien hivernal qu'est-ce qui se passe l'hiver ? qu'est-ce que vous faites l'hiver ? vous êtes en vacances tout l'hiver ?
- Speaker #1
la grotte dort mais pas nous ça me fait sourire parce que je pense à Annabelle à ce qu'elle a dit l'autre jour quand les gens pensaient qu'elle restait sur son canapé tout l'hiver et bien non, nous non plus on reste pas sur le canapé tout l'hiver, on est fermé l'hiver mais il y a du travail alors effectivement la grotte dort mais Merci beaucoup. Elle dort vraiment. C'est-à-dire qu'on n'y va pas.
- Speaker #0
Vous n'y allez pas ?
- Speaker #1
Non, on n'y va pas. On la laisse tranquille.
- Speaker #0
Au contraire, ça lui fait du bien.
- Speaker #1
De toute façon, elle n'a jamais eu besoin de nous. Certes. Qu'on soit là ou qu'on ne soit pas là, ça lui... Donc, la grotte, non, il n'y a pas d'entretien à faire. On revient un petit peu avant l'ouverture pour être sûr que tout fonctionne, etc. Mais on ne fait rien dans la grotte. Mais après, c'est encore une fois beaucoup de paperasse, beaucoup de marketing, de com, préparer la saison d'après. Est-ce qu'on fait des nouveautés ? Est-ce qu'on n'en fait pas ? Trouver les financements ? Et voilà, je ne cache pas qu'on prend quand même pas mal de temps libre l'hiver. On ne travaille pas 35 heures par semaine, mais on travaille quand même. Moi, je travaille quasiment tous les jours pour la boîte. Il y a toujours les mails, il y a toujours les groupes qui réservent, il y a toujours des demandes, des offices de tourisme, etc. Donc, on travaille quand même l'hiver.
- Speaker #0
Vous êtes ouvert de quelle date à quelle date ?
- Speaker #1
Alors, on a... On a toujours été ouvert du 1er avril au 30 octobre, pas qu'à Toussaint. Depuis cette année, on est ouvert sur les 4 semaines de vacances de février désormais. Donc on se cale sur les 4 semaines de vacances de février et mars. On referme jusqu'au 1er avril et on re-ouvre du 1er avril jusqu'à 30 octobre.
- Speaker #0
Alors ça, c'est hyper intéressant parce que tu vois, l'autre jour, je parlais avec un hébergeur, un camping. On disait que les vacances des Français, voire même des autres, des étrangers qui viennent en Périgord, sont de plus en plus éclatées. Les séjours sont de plus en plus éclatés. Il y a toujours ce 15 juillet, 15 août, bien sûr, évidemment, qui ne change pas. Mais il y a quand même de plus en plus de hors-saison. Et moi, je me demande comment tout ça va évoluer. Parce que beaucoup d'activités n'ont aucun intérêt, ne serait-ce que avec le coup de l'énergie, à être ouvertes en plein hiver. Mais pourtant, on voit... petit à petit, que Noël, par exemple, commence à avoir des ouvertures de certains sites. Là, j'ai lu l'autre jour que le Puy-du-Fou va être ouvert pour la première fois cette année à Noël. Alors, évidemment, le Puy-du-Fou, on ne compare pas à Maxange. Avec tout le respect que j'ai pour Maxange. Mais malgré tout, c'est des signaux forts. Ça veut dire qu'il y a vraiment une évolution du tourisme. Ma question est la suivante. Est-ce qu'on peut imaginer qu'un jour, Maxange sera ouvert toute l'année ? ou sur des périodes où elle n'est pas ouverte aujourd'hui ? Et est-ce que c'est possible ?
- Speaker #1
Techniquement, c'est possible. Après, on avait dit qu'on n'ouvrirait jamais en février. On le fait depuis cette année. Ouvrir à Noël, pour l'instant, on n'est pas fan de l'idée. Parce que je dis, on travaille, mais il faut quand même aussi savoir se reposer un petit peu. Nous, on a encore des enfants qui ne sont pas très grands, on a envie d'en profiter. Mais pourquoi pas ? En 10, 15 ou 20 ans, que sera Maxence ? J'en ai aucune idée. Mais s'il y a de la demande, là on ouvre en février parce qu'il y a de la demande, on se rend compte qu'il y a du passage, il y a des flux de gens, il y a des gens qui viennent en vacances. Et c'est vrai que quand ils arrivent en Périgord, avec tout ce qu'il y a à visiter, quand on voit tout ce qui est fermé, on s'est dit que c'était dommage et on a décidé nous pour ça d'ouvrir.
- Speaker #0
On va reparler des attentes des visiteurs de touristes de 2026, on va en reparler tout à l'heure par rapport aux touristes de 2003. C'est intéressant d'avoir ton avis là-dessus, sur les évolutions que tu vois. Pour l'équipe dont ton frère est toi aujourd'hui, comment vous fonctionnez le recrutement ? Ça se passe comment ? Le reste, ce sont des saisonniers que vous prenez chaque année ou vous avez un ou deux salariés permanents qui sont là depuis quelques années ? Je ne sais pas du tout. Raconte-moi.
- Speaker #1
Il y a eu beaucoup de turn-over. C'est vrai que les saisonniers, ce sont des étudiants. Et c'est vrai que les étudiants, d'une année sur l'autre, ça change. Ils peuvent changer d'endroit d'études. Ils rentrent dans la vie active aussi, forcément. Donc, on en a qui sont revenus tous les ans. Celui qui est le plus revenu, il a fait sept saisons avec nous.
- Speaker #0
C'est beau.
- Speaker #1
Ouais, c'est pas mal. Et après, en longue saison, on en a... En très longue saison, on en a deux. Et en longue saison, on en a un. Et après, tout le reste, c'est juillet-août.
- Speaker #0
Donc, l'été, vous êtes maxi combien ?
- Speaker #1
Alors là, on va être 15 cette année.
- Speaker #0
Ah oui, ça fait du monde.
- Speaker #1
Oui, on a commencé à 5 en 2003, on va être 15 cette année. Il y a la restauration,
- Speaker #0
la tenue de la boutique.
- Speaker #1
Il y a la boutique, il y a la restauration, il y a les guides, il y a la billetterie.
- Speaker #0
Combien de guides ?
- Speaker #1
5.
- Speaker #0
Quelles sont les exigences dans les recrutements ? Pour quel type de poste vous recrutez et quel type de profil ?
- Speaker #1
C'est un peu au feeling, on demande toujours à envoyer un CV, les deux motifs. Déjà on fait un premier tri, en fonction de ceux qui habitent très très loin, qui n'ont pas de logement, ceux qui habitent à côté, etc. Ceux qui ont déjà forcément une expérience, ils vont avoir un petit plus sur notre intérêt. Après, il faut juste bien présenter, regarder tout ce qui paraît censé bien présenté, regarder les gens dans les yeux quand on leur parle, pas parler dans... avoir une élocution quand même intéressante. L'anglais, c'est pas forcément...
- Speaker #0
J'allais te demander les langues étrangères.
- Speaker #1
C'est un plus, forcément, mais c'est pas non plus rédhibitoire. Il faudra bordouiller deux, trois mots et se faire comprendre sur certains postes. Ça suffit largement. Mais sinon, on n'a pas de critères absolument arrêtés sur tel ou tel poste.
- Speaker #0
Mais pour les guides, comment ça se passe ? Demain, je postule, je vais être guide à Maxence. Il faut quand même avoir fait des études là-dedans ? Vous les formez ?
- Speaker #1
Oui, on les forme en même temps. Vous les formez comment ?
- Speaker #0
Vous leur faites en détail, visitez, vous leur expliquez tout ?
- Speaker #1
On a tout un petit dossier qu'on leur donne. Un livret d'accueil ? Le discours de base à savoir. À tel endroit, il faut dire ça, à tel endroit, il faut dire ça, à tel endroit, il faut dire ça. C'est assez technique quand même. Oui, mais...
- Speaker #0
Après, il ne faut pas être trop technique vis-à-vis du public.
- Speaker #1
Exactement, il ne faut pas leur mettre la tête sous l'eau. Il faut savoir répondre aux questions. Ils ont un pitch de ce qu'il faut dire. Ils ont aussi des questions avec des réponses. Il ne faut pas qu'ils en parlent en visite, mais on sait qu'ils vont avoir ces questions, donc il faut qu'ils connaissent les réponses. Après, vous savez, on visite quelqu'un qui va... Les visites, on en a fait, j'en ai fait. Les gens qui vont poser des questions pointues, ils connaissent la réponse. C'est à chaque fois pour piéger. Ou pour voir si le guide est bon, quoi.
- Speaker #0
Alors, je vais te demander tout à l'heure les anecdotes des touristes. Le touriste, le casse-bonbons du siècle.
- Speaker #1
On a combien de temps devant nous ?
- Speaker #0
Le truc humoristique. Non, non, mais si, ça, c'est super intéressant, parce que ça, ça plaît beaucoup aux gens. Également, bon, on va en reparler. On arrive là, donc, sur l'exploitation. Donc, par exemple, sur la saison. Tiens, on va prendre la saison de cette année. ou celle de l'année dernière. Aujourd'hui, c'est quoi le tarif pour visiter Maxange ?
- Speaker #1
Les tarifs, c'est les adultes à partir de 14 ans, c'est 13 euros. Après, on a un tarif jeune intermédiaire de 10 à 13 à 10,50.
- Speaker #0
Je l'ai dit sous les yeux, t'en peux pas.
- Speaker #1
Et de 5 à 9 à 8,50, c'est ça ?
- Speaker #0
Et en dessous de 5 ans, c'est gratuit. Et après, il y a les tarifs groupes.
- Speaker #1
Et après, il y a les tarifs groupes, absolument.
- Speaker #0
Combien de visiteurs à l'année ?
- Speaker #1
L'année dernière, 45 000.
- Speaker #0
Grosse évolution depuis le Covid ?
- Speaker #1
Nous, on a toujours bien travaillé, même pendant le Covid.
- Speaker #0
Même pendant le Covid ?
- Speaker #1
Oui, paradoxalement, pourtant le Covid, on a ouvert de mémoire, on a ouvert la saison au 20 juin, je crois, au 10 juin ou au 20 juin. Donc on avait avril, mai, on avait deux mois et demi à zéro. parce qu'on a été obligé de fermer. Après, on a eu une grosse contrainte de contingentage, je ne sais pas si ça se dit. Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
On ne pouvait vraiment pas prendre beaucoup plus de monde. Encore une fois, je l'ai dit tout à l'heure, mais on a notre fédération qui a énormément travaillé sur ça à Paris avec les ministères et tout ça pour débloquer un peu ces normes drastiques qu'on avait.
- Speaker #0
Oui, et notamment dans les visites, vous deviez avoir cette norme où il fallait séparer des... Les uns derrière les autres avec un mètre ou deux mètres, on ne sait pas ça. Au début, il y avait ça. Les petits groupes. Après,
- Speaker #1
on a eu l'autorisation d'accueil par tribu. C'est-à-dire qu'on ne pouvait accueillir que, je ne sais plus, peut-être je crois que c'était cinq tribus maximum. Donc tu viens à quatre, ça te fait une tribu. Tu viens à dix, ça fait une tribu. Tu viens à un, ça fait une tribu. Donc imagine, j'ai cinq couples qui arrivent à deux, ça me fait cinq tribus. Ça veut dire que je pars en visite avec dix personnes.
- Speaker #0
Oui. Si j'ai 5 tribus qui arrivent à 6, je parie que 30 personnes. Ce n'est pas la même visite déjà. Mais paradoxalement, on avait tellement obligé les gens à rester chez eux, on leur avait enlevé tellement de liberté, que dès que ça aurait ouvert, il y a eu un afflux de gens. Les gens pouvaient ressortir de chez eux, pouvaient revisiter des choses. Et donc, on a eu beaucoup de monde.
- Speaker #1
Alors, pour rentrer, sans rentrer dans des chiffres indiscrets, sur le modèle économique d'une grotte comme Maxange, Vous avez donc bien sûr la visite de la grotte qui est bien sûr payante évidemment, vous avez un espace boutique, tu vas me dire d'ailleurs ce que vous y vendez dans cette boutique, et vous avez un espace restauration, d'après ce que tu m'as dit. Comment ça s'articule tout ça, c'est quoi qui est le plus rentable, qui est le plus intéressant ?
- Speaker #0
C'est la grotte, notre coeur de métier c'est la grotte.
- Speaker #1
C'est de la vente additionnelle le reste ?
- Speaker #0
Après, c'est de la vente additionnelle. Après, le deuxième poste, c'est la boutique. Le troisième poste, c'est la restauration. La restauration, c'est que juillet-août, mais c'est le bar de manière plus générale.
- Speaker #1
Donc, la boutique, on y trouve quoi ?
- Speaker #0
La boutique, on y trouve un petit peu les souvenirs, un peu, j'ai envie de dire, classiques, qu'on trouve un peu toujours partout. Bon, sauf que chez nous, ils sont instampillés Maxange. Après, on a une boutique qui est quand même extrêmement spécialisée en minéraux. Oui, j'ai ce souvenir-là, effectivement. On a des bijoux minéraux, on a des pièces de collection aussi. Donc ça, ça plaît énormément aux gens, parce que les enfants, on a des pierres, ce sont des vraies pierres, je le précise. Et c'est vrai que repartir avec une pierre qui coûte 2, 3, 4 euros, ça fait le petit cadeau souvenir pour les enfants. Et c'est vrai que ça, c'est quelque chose qui marche bien.
- Speaker #1
Vous vendez des produits du terroir ? Non, pas de partenariat avec, par exemple, des producteurs locaux, de quoi que ce soit d'ailleurs, en Dordogne, non.
- Speaker #0
Non, non, non. Après, on ne vende pas forcément de produits alimentaires parce qu'on l'a eu fait, mais c'était trop compliqué à gérer. Donc vraiment, on s'est vraiment spécialisé en minéraux. Vraiment, de manière générale, c'est 90% de la boutique.
- Speaker #1
La commercialisation d'un site touristique, c'est une chose. On parle beaucoup aujourd'hui du tourisme. dans beaucoup d'endroits d'une façon assez négative, limite qu'il faudrait même dans pas mal d'endroits baisser la fréquentation, on parle de surtourisme. En discutant avec tes confrères, notamment dans la région, je dirais même sur la région aquitaine, on parle assez peu de surtourisme, parce que l'essentiel du surtourisme est concentré sur les côtes, il y en a finalement très peu dans l'intérieur, ou alors comme me le disait Stéphanie de l'hôtel La Coulevrine l'autre jour, sur un mois, pas plus, des mois il y en a 12 dans l'année. Qu'est-ce que tu penses de ça ? et comment vous gérez ça au niveau de Maxange par rapport aux enjeux écologiques que vous avez pour préserver une grotte ?
- Speaker #0
Alors qu'est-ce que je pense de ça ? Je ne me suis jamais vraiment posé la question mais le surtourisme a plus d'impact visuel quand tout le monde a un seul ou deux endroits où aller forcément tu vas sur la côte bon à part la plage, c'est l'activité principale donc quand tu vois tous les gens qui y vont Mais je pense que tous les gens qui viennent en Périgord, si tu les rassembles tous au même endroit, à mon avis, ça fait peur. Mais là, tu en as beaucoup sur ce château-là, tu en as beaucoup dans les jardins, tu en as beaucoup dans les grottes. Et en fait, c'est tellement dispatché que ça fluidifie vraiment cette sensation de surtourisme.
- Speaker #1
La seule image que j'ai de surtourisme en Dordogne... potentiellement, visuellement, c'est Sarla éventuellement un gros jour d'été ou la rivière d'Ordogne à la Roque-Gajac en bouteille de canoë et de gabard comme le périph'
- Speaker #0
mais comme tu dis, ça dure 3 semaines à moi et encore, maxi sauf les jours de mauvais temps le jour de mauvais temps, ça m'exige qu'il y ait du monde
- Speaker #1
Alors ça c'est intéressant, d'ailleurs on va en reparler dans les anecdotes, entre guillemets, de quelle est la journée chargée de l'année et pourquoi et comment ça se gère. Mais avant ça, je reviens à la deuxième partie de la question. Pour Maxange, les enjeux écologiques ?
- Speaker #0
Il faut forcément y faire attention, les enjeux écologiques sont importants, surtout pour une grotte, c'est des microcosmes quand même relativement fragiles. Je l'ai dit tout à l'heure, nous, avec l'éclairage qui s'est allumé au fur et à mesure, avec le fait qu'on soit passé en total LED en 2023, et on limite le nombre de personnes par visite aussi. Moi, je pourrais prendre 45 personnes par visite et les emmener. Nous, on se limite entre 25 et 30 maximum, pour justement que ça apporte moins de chaleur, moins de... moins de risques de casse ou de touche ou de choses comme ça.
- Speaker #1
Confort de visite aussi ?
- Speaker #0
Confort de visite, effectivement. Confort de visite pour les gens, confort de visite pour le guide.
- Speaker #1
Du coup, vous avez des limites économiques ? de chiffre d'affaires, parce que si vous limitez les visites, alors vous pouvez peut-être accentuer les journées, ouvrir plus dans l'année, on en a parlé tout à l'heure, augmenter bien sûr éventuellement les tarifs, qui augmentent certainement de façon régulière, en suivant au moins l'inflation, qu'il y a des limites ?
- Speaker #0
Forcément, au bout d'un moment, il y a des limites, mais vous savez, on n'est pas complet toute l'année non plus, à part août, c'est vraiment, j'ai envie de dire, indispensable de réserver en ligne. En juillet, on a encore de la marge pour remplir les visites. Même en avant et après saison. C'est pour ça qu'on travaille beaucoup dessus, que ce soit avec les collègues ou avec le CDT, pour promouvoir les destinations en bas saison.
- Speaker #1
Est-ce que vous, depuis que la grotte est ouverte, est-ce que vous avez remarqué une éventuelle dégradation de certaines parties ? On a beaucoup tellement parlé de Lascaux dans les années... Alors là, c'est des peintures, c'est très différent. Dans les années 60, ils ont été obligés de fermer finalement très très vite. Moi, je crois que mes parents l'avaient visitée. Ils ont eu cette chance incroyable de visiter la grotte originelle. que plus personne aujourd'hui n'a le droit de visiter, ni même le directeur de la Semi-Tour qui lui-même ne peut pas la visiter. Est-ce que vous ressentez des choses ou pas du tout ? La grotte se tient bien, si je peux m'exprimer ainsi ?
- Speaker #0
La grotte se tient bien, oui, on peut dire ça. Justement parce qu'on fait attention, parce qu'on la surveille, parce qu'on est fermé l'hiver. C'est plein de petits détails qui font que globalement, la grotte vieillit très bien. comme au premier jour ça brille, ça goûte c'est beau, c'est calme et pas de risque là-dessus, après il faut mettre les choses dans leur contexte Lascaux c'est vrai que tout le monde parle toujours de Lascaux Lascaux c'est une autre époque, une autre culture et un autre savoir aussi Lascaux, c'est mon avis à moi mais je pense que les erreurs faites à Lascaux ont servi tous ceux qui ont ouvert après, ça me paraît évident Je ne sais pas si ça t'est arrivé de voir le peu de vidéos qui existent de Lascaux ou des photos. Les gens fumaient dans Lascaux. Non mais quand on dit ça, tu te dis n'importe quoi. Mais oui, on est dans les années 40. Les gens fumaient dans Lascaux, les gens caressaient les peintures, les gens y allaient. Ce n'était pas le tourisme d'aujourd'hui. Lascaux découvert aujourd'hui, je n'ai aucun doute quant au fait qu'elle vieillisse bien. Déjà, je pense qu'elle ne serait pas ouverte. Mais je n'ai aucun doute quant au fait qu'elle vieillisse bien. Et je pense que nous, on se sert de ces erreurs qui ont été faites là. Et puis, les mentalités ont changé aussi. Le savoir a changé pour savoir comment il faut faire aujourd'hui, en tout cas.
- Speaker #1
Revenons deux secondes sur les potentiels. Alors là, pour le coup, on parlait de potentiel, d'ouvrir plus, ou dans la saison, ou dans la journée, que sais-je. L'extension de la grotte, nouvelle galerie, je suppose qu'il y a toujours des secrets cachés, même pour vous. Comment ça se passe ? Vous êtes en quête, vous recherchez, ou alors c'est encore le hasard qui va faire son rôle, ou vous faites des sortes de fouilles, comme disait Annabelle, mais dans un style différent. Comment ça se passe là-dessus ?
- Speaker #0
Alors si on... Oui, maintenant, c'est plus du hasard. Parce que si on fouille, on sait qu'on a une chance de tomber sur quelque chose. Surtout que nous, c'est vraiment encore une grotte évolutive. On a des galeries qui sont encore complètement obstruées par la sédimentation et on ne sait pas jusqu'où ça va. Aujourd'hui, on visite un peu plus de 200 mètres. Ça se trouve, la grotte a fait 4 km. On n'en a aucune idée. Donc il faudrait reprendre ces recherches. La dernière fois qu'on l'a fait, c'était en 2022. quand sera la prochaine fois je ne sais pas trop, là on n'est plus sur les projets qu'on a mis en place cet hiver et on verra les années suivantes mais ce serait dommage de ne pas remettre un petit coup de godet ou deux un peu plus loin pour avoir des réponses
- Speaker #1
Il y a un moyen de cartographier avec l'appareil, je suis totalement naïf là-dedans avec des lasers de savoir, de deviner par le haut je ne sais pas ou par l'intérieur s'il y a des galeries qu'on va voir par un appareil et qui sont derrière ? Excuse-moi de ma façon de m'exprimer qui est un peu compliquée.
- Speaker #0
Non, non, mais je comprends. Pas à ma connaissance. On m'a déjà raconté qu'il y avait ce genre de technologie qui existait et dont on se servait pour faire des lignes de TGV ou des grosses autoroutes pour être sûr qu'il n'y ait pas de cavité dessous et que ça s'effondre avec les vibrations et tout comme ça. Mais je crois avoir retenu que ça avait une distance assez limitée. J'imagine que ça va être assez dispendieux. Et puis tu m'imagines aller raconter aux gens que la grotte a été découverte par une machine. C'est moins sympa que de dire on a creusé, on a exploré à quatre pattes. Ça enlèverait la magie je pense à la découverte.
- Speaker #1
Je te dis ça parce que je crois me souvenir avoir vu ou lu ou entendu que dans les Pyrénées, sur certaines grandes grottes ou gouffres, ils arrivent à cartographier sans connaître. Non ?
- Speaker #0
Je ne sais pas. Je ne sais pas comment on pourrait cartographier quelque chose qu'on ne connaît pas. Non,
- Speaker #1
je ne sais pas, avec des appareils justement. Peut-être que je me trompe.
- Speaker #0
Non, non. Alors oui, on arrive à cartographier, à faire des rendus 3D assez précis des espaces. Mais pour faire un rendu 3D des espaces, il faut qu'on puisse poser des machines qui puissent y aller. Quand tu es face à un mur de terre et que tu ne sais pas ce qu'il y a derrière, je me demande qui pourrait cartographier ce qu'il y a derrière. Peut-être à une distance limitée, mais pas très très loin. Donc, non, on préfère aller à l'ancienne.
- Speaker #1
Alors, on va revenir aux visiteurs. Parce que c'est quand même ce qui nous fait tous vivre en Périgord. Le visiteur... Déjà, moi, ce qui m'intéresse beaucoup, c'est de savoir ton avis sur l'évolution des attentes des touristes depuis 20 ans, on va dire, puisque c'est à peu près la date d'ouverture, 23 ans d'ouverture de la grotte. Est-ce que les attentes des visiteurs, est-ce que tu vois une grosse évolution ou une évolution et laquelle ?
- Speaker #0
Je crois qu'il y a un peu plus de connaissances des visiteurs aujourd'hui quant aux lieux qu'ils visitent. Oui, ils en savent quand même un petit peu plus, ils ont peut-être un peu plus avant.
- Speaker #1
C'est une bonne évolution ça.
- Speaker #0
D'attente, je pense qu'on ne peut plus aujourd'hui ouvrir une grotte et que faire visiter la grotte. C'est comme les campings, il y a 50 ans, tu pouvais ouvrir un camping et pas avoir de piscine.
- Speaker #1
C'est-à-dire ?
- Speaker #0
Aujourd'hui, tu ne peux pas ouvrir un camping si tu n'as pas une piscine. C'est-à-dire que les gens, ils attendent une expérience beaucoup plus large.
- Speaker #1
Alors c'est quoi l'expérience plus large dans une grotte ?
- Speaker #0
C'est le temps qu'ils peuvent passer sur le lieu. Nous, on a mis en place des jeux géants en bois il y a 3 ans, je crois. Les gens peuvent rester 2 heures dessus, il y en a plein qui restent, qui restent dans le parc.
- Speaker #1
À l'extérieur,
- Speaker #0
d'accord. Oui, à l'extérieur. Il y a les jeux pour les enfants, on a mis en place un atelier de cassage de géodes au fond du parc. Donc les gens, là on finit notre aménagement du parc. Ah oui, j'ai vu que vous faisiez un nouvel aménagement là, oui. Ouais, c'est des gros gros travaux cet hiver en extérieur, on en parlera après si tu veux. Donc voilà, les gens ils veulent venir visiter. Les gens posent beaucoup cette question maintenant, qu'ils ne posaient pas il y a 25 ans par exemple, c'est euh Qu'est-ce qu'on peut faire en attendant ?
- Speaker #1
Oui, ils veulent une expérience un peu complète.
- Speaker #0
Il faut que, après ce qui est normal, il faut justifier le prix qu'on demande aussi. Donc il faut une expérience un petit peu plus complète. Oui,
- Speaker #1
parce que ça aussi on en parlait, le prix quand tu es touriste aujourd'hui, on va prendre une famille avec deux enfants, on parle beaucoup de pouvoir d'achat, mais pour le coup c'est vrai que mettre 50-60 euros dans un site, allez... Même si tu y vas une fois par jour, tu es là une semaine, ça fait vite des budgets. On comprend qu'ils fassent attention soit sur la restauration, soit sur la visite, qu'ils fassent des choix. Donc effectivement, ils doivent du coup espérer, quand ils vont sur un site, tu me dis si je me trompe, une expérience complète. Ils vont passer un certain temps, pas juste rentrer et sortir de la grotte en 40 minutes, et passer à vivre une vraie expérience sur le lieu.
- Speaker #0
Oui, bien sûr, c'est pour ça qu'on a mis en place ce... parcours ludopédagogique qui devrait ouvrir...
- Speaker #1
Alors raconte-moi ces travaux de cet hiver. Cette semaine.
- Speaker #0
En fait, on s'est dit que les gens... Parce qu'il faut savoir que l'été, on l'a dit, il y a beaucoup de monde. Et c'est vrai que ça peut arriver d'avoir des 2, 3, 4 heures d'attente pour les gens. Quand ils arrivent et qu'ils n'ont pas réservé, il peut y avoir...
- Speaker #1
C'est combien de personnes une journée, une grosse journée en été ?
- Speaker #0
Plus de 1000.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Oui. On fait 27 visites. Maxence, pour ceux qui ne connaissent pas, on a le site. Après, on a la falaise. Une falaise en pierre qui fait à peu près 25 mètres de haut. On rentre dans la falaise pour entrer dans la grotte.
- Speaker #1
Jaune, de couleur jaune,
- Speaker #0
ocre. Et au-dessus de la falaise, on a un énorme, un immense bois. Et donc là, on a créé ce parcours qui est un mélange de métal et de bois, une grande passerelle.
- Speaker #1
C'est au-dessus ?
- Speaker #0
Elle est dans le bois, au-dessus de la falaise. Et la passerelle est superposée pile à la verticalité de la grotte. C'est-à-dire que quand on est sur la passerelle, sous nos pieds, il y a la grotte. On marche sur la grotte, ce qui permet de la visualiser de l'extérieur, ce qui lui donne une autre dimension. On se rend compte vraiment de la grandeur de la grotte, de la longueur de la grotte quand on est à l'extérieur, parce qu'on a plus de repères à l'extérieur qu'à l'intérieur. Et donc ce parcours est jalonné de panneaux informatifs, éducatifs, sur la grotte, sur la faune, sur la flore de notre territoire. Et voilà, avec des petites énigmes à chercher pour les enfants, on est en train de concevoir un petit cahier qu'on donnera gratuitement à l'entrée aux enfants. Et il y aura, on ne sait pas trop encore, mais on va dire par exemple 8 énigmes. Il y aura 4 énigmes dont les réponses seront pendant la visite, du coup il faudra écouter. Et il y aura 4 énigmes dont les réponses seront sur le parcours ludopédagogique. Et à la fin on leur donnera un petit diplôme d'explorateur. On est en train de finaliser ça.
- Speaker #1
On y... pile dans ce qu'on disait, l'expérience globale.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Il y a des photos, là ? Nos auditeurs peuvent voir des photos de cet aménagement ? Non, pas encore, parce qu'ils sont en train de le finir. Sur Instagram, il y a un petit peu de retard. Ça ouvre quand, donc, ça ? Dans les semaines qui viennent ?
- Speaker #0
Normalement, lundi, ce sera accessible. Le petit cahier pour les enfants sera un petit peu plus tard. On est en train de le peaufiner. Mais à partir de lundi, les gens qui viendront pourront aller se balader dans le bois. Et puis, on a fait un belvédère en front de falaise aussi, donc avec une vue sur la canopée de... de la vallée de la Gastouse, qui est notre vallée là-bas. Et c'est très sympa.
- Speaker #1
Gros investissement, sans rentrer dans le détail. Un des plus gros de ces dernières années ?
- Speaker #0
Un des plus gros des 25 dernières années.
- Speaker #1
Donc allez tous à Maxange découvrir cette... Mais non mais si, moi le premier d'ailleurs, il faudra que je vienne faire un tour.
- Speaker #0
C'est pas ça, l'investissement c'est pas l'important. L'important c'est que vraiment les gens puissent... Avec Olivier, mon frère, on s'est dit, si on est en vacances en Dordogne, qu'est-ce qu'on aimerait voir à Maxange ? Est-ce qu'on viendrait chez nous déjà avec nos enfants ? Il en a trois, j'en ai deux, ça va de 17 à 5.
- Speaker #1
Pourquoi plus chez vous qu'ailleurs ?
- Speaker #0
Voilà, mais... Oui. Alors forcément, on a regardé ce que les autres faisaient aussi. Et on s'est dit, il manque quelque chose pour les enfants. Il manque un truc pour les enfants, pour les familles vraiment. Parce que tu l'as dit, une visite, ça coûte cher. Et donc, si une famille peut passer 3-4 heures sur un site en occupant les enfants, c'est ça qu'il faut proposer. Donc, on s'est dit, il faut qu'on fasse ça.
- Speaker #1
Donc, le visiteur... est plus informé aujourd'hui, un peu plus exigeant en termes d'expérience globale. Il attend d'un prix une vraie prestation. Autrement, le visiteur, il est plus sympa en 2026 qu'en 2003 ou il est plus pénible ?
- Speaker #0
Je ne me rappelle pas.
- Speaker #1
Tu ne te rappelles pas ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
On va rentrer dans la partie la plus croustillante. Le titre de mon podcast, je parle d'anecdotes croustillantes. J'ai vu que vous avez eu quelques petits événements quand même de casse tu vas peut-être nous raconter ça mais est-ce que tu as des choses voire drôles à nous dire ?
- Speaker #0
oui on a des questions drôles mais si il faut le prendre drôle parce que c'est drôle mais on a forcément tous des questions j'ai tendance à dire il n'y a pas de questions idiotes, il n'y a que des réponses idiotes c'est souvent vrai Mais des fois, quand même.
- Speaker #1
Il y en a qui poussent le bouchon un peu loin.
- Speaker #0
Non, c'est vrai qu'on... T'en veux deux ?
- Speaker #1
Allez, allez, oui.
- Speaker #0
On avait eu cette question une fois. Je me rappelle, c'était moi. Donc, on explique que l'eau qui tombe dans les grottes, c'est l'eau de pluie qui tombe dehors. Quand il pleut, ça s'infiltre et ça fait des gouttes. Et cette personne m'avait demandé très sérieusement si du coup, quand il neigeait à l'extérieur, c'était de la neige qui tombait à l'intérieur. Donc, c'est une question... quand on vous les pose en visite...
- Speaker #1
C'est assez poétique, quelque part.
- Speaker #0
C'est très poétique, mais c'est une question vraiment très sérieuse. On se dit, non,
- Speaker #1
c'est de l'eau.
- Speaker #0
Et puis, on avait eu une personne aussi, donc on explique que la grotte s'est formée en zone immergée il y a 60 millions d'années, donc c'était le fond des océans.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et de voir une personne lécher la roche et entendre les cailloux croquer sous la dent et qu'elle nous dit, ah oui, c'est vrai, c'est un petit peu salé.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Bon. Ça fait rire quand même. Quand vous êtes en visite, vous ne pouvez pas vous empêcher de rigoler. Mais même les gens ont tout rigolé. Mais voilà, c'est des petites anecdotes. Mais ce n'est rien de méchant à chaque fois.
- Speaker #1
Vous avez certainement le relou qui pose plein de questions, qui veut sortir sa science devant les autres.
- Speaker #0
Moi,
- Speaker #1
j'ai vu ça dans des groupes parfois, la personne qui n'arrête pas de poser des questions.
- Speaker #0
Oui, qui coupe la parole au guide. Qui sait mieux que le guide. Oui, il y a des fois, ça m'est arrivé, des gens qui contredisaient ce que je disais. au bout d'un moment, on abandonne. Ça ne sert à rien, en fait. C'est trop chronophage, sinon.
- Speaker #1
Et alors, vous avez eu aussi, j'ai vu, une casse, non ? Raconte-moi ça.
- Speaker #0
Si tu veux le raconter. Oui, vu la couverture médiatique que ça a fait, je pense que tout le monde est un peu au courant qu'on a une personne qui a cassé une grosse concrétion. On était sur du 12-15 kilos. Je ne me rappelle même plus quand c'était, c'était il y a deux ans, je ne sais plus. Oui, oui, qu'il l'a posé par terre et qu'il est parti après en souriant, on l'a vu parce qu'on l'a attrapé aux caméras. J'ai un guide qui sort et qui me dit tiens c'est normal, il y a une stalagmite par terre.
- Speaker #1
Mais comment il l'a fait ?
- Speaker #0
Comment ça s'il y a une stalagmite par terre ? Il dit quand tu refais un tour, tu la ramènes. Quand on a vu avec quoi il revenait, on a regardé les caméras de surveillance et cette personne avait... Elle est réservée, donc on a retrouvé son nom, son numéro de téléphone. Et du coup, on a fait venir la gendarmerie parce que c'était un acte délibéré de tirer sur une concrétion. Il y a forcément la surprise de la casse, on le voit sur son visage. Mais le fait de la poser sur la caméra, de partir en souriant, entre guillemets, fier de son geste, ça nous a un peu perturbés.
- Speaker #1
Et la personne a été sanctionnée, tu sais après ou pas ?
- Speaker #0
C'est plus ou moins toujours en cours. On dit que la justice est lente, mais c'est pas de la lenteur. On en marche arrière. Globalement,
- Speaker #1
sinon, ça va. Non, non, globalement. Les gens sont sages.
- Speaker #0
C'est pour ça qu'il y a un guide aussi. Le guide, il a un rôle d'informateur. Il donne des informations, il répond aux questions que les gens ont. Mais il y a forcément un rôle de surveillant aussi dans ce métier.
- Speaker #1
Des personnalités ? qui sont venus chez vous, des gens marquants ?
- Speaker #0
Oui, on a eu quelques-uns. On a notre petit mur des stars.
- Speaker #1
Le Hall of Fame de
- Speaker #0
Maxence. Il y en a qui étaient en vacances, qui n'ont pas voulu. Ils nous ont dit, je suis peinard avec mes enfants. Je ne veux pas qu'on sache que je suis venu. Parce qu'il y a des stars cachées en Dordogne. Non, mais nous, on a eu Pierre Belmar, on a eu Fabien Pelouse. C'est un capitaine de l'équipe de France de rugby. Oui, je sais. Pour ceux qui ne connaissent pas, on a eu Michel Cymes, on a eu Lambert Wilson, deux fois, qui est venu. Donc, oui, quelques-uns, oui. Toujours assez agréable.
- Speaker #1
On revient sur notre territoire, en tous les cas, celui qui nous intéresse aujourd'hui, qui est notre territoire, en l'occurrence, le Périgord. La concurrence, on en parlait tout à l'heure, elle est quand même importante. Vous êtes très nombreux en site touristique, donc tu m'as expliqué comment vous vous démarquez. Je voudrais m'attarder un peu plus sur votre façon de communiquer et comment notamment le comité départemental de tourisme vous accompagne, puisque j'ai vu que vous étiez présent... Tu me dis si je me trompe, dans les immancables du Périgord, les incontournables, pardon, excuse-moi, du Périgord depuis peu. Comment ça se passe ? C'est une nouvelle... C'est une nouvelle... Comment dire ? Un nouveau label ?
- Speaker #0
C'est pas un label, c'est un... C'est un club qui a été créé par le département pour pouvoir proposer des expériences un peu plus haut de gamme et VIP à la clientèle qui a envie de vivre des choses différentes.
- Speaker #1
Concrètement VIP, c'est-à-dire ?
- Speaker #0
Il faut proposer des choses qu'on ne propose pas normalement.
- Speaker #1
Des visites un peu privées ?
- Speaker #0
Des visites privées et des expériences. Nous, par exemple, à Maxence, ce qu'on a mis en place, on l'a déjà testé une fois. Ça avait beaucoup plu. On l'avait fait avec un comité d'entreprise de pharmacie. On fait une visite hors horaire d'ouverture, le site pour eux. C'est une visite guidée plus longue qui dure une bonne heure. Et puis après, on se retrouve dans la grotte, donc vraiment sous les plafonds d'excentrique. On rélume la grotte, on installe les tables et on mange des produits vraiment du Périgord, qui sont faits par un...
- Speaker #1
Un petit peu comme les apéros préhisto d'Annabelle.
- Speaker #0
Un petit peu pareil, c'est vrai, c'est vrai, mais...
- Speaker #1
Alors Annabelle, c'est dans un épisode précédent, parce qu'il faut quand même préciser, on parlait du...
- Speaker #0
du parc troglodytique du Conquil à Saint-Léon-sur-Vézère mais là on le fait dans la grotte et pareil, donc là on se joint à eux, mon frère et moi et pendant une heure ils peuvent nous poser toutes les questions qu'ils peuvent imaginer sur l'histoire de la grotte, sur les travaux sur comment on est, un peu ce que tu fais c'est ce que j'allais dire,
- Speaker #1
il y a ce côté privilégié avec les propriétaires, enfin les gestionnaires de la grotte,
- Speaker #0
ils restent avec eux une heure et ils nous posent les questions qu'ils veulent, ils peuvent se rebalader un petit peu dans la grotte, etc. Ah c'est chouette ça, c'est une bonne idée ça plaît
- Speaker #1
Quelles sont vos relations globalement sinon avec les offices de tourisme, comités de tourisme, vos sites confrères, que ce soit des châteaux ? Est-ce que vous avez des relations ? Est-ce que tout ça fonctionne bien ? Est-ce qu'il y a des rivalités ?
- Speaker #0
Non, il n'y a pas de rivalité. On s'entend tous bien. On se voit tous tout le temps, que ce soit sur les réunions des différents offices de tourisme, que ce soit le Pays des Bastides, ou l'Hôtel de Sarla, ou le Pays de Fennelon, ou Périgran-Noir-Vallée d'Ordogne. ou la vallée de la Vézère, nous on s'entend avec tout le monde. Les autres sites, ce ne sont pas des concurrents, on est tous collègues. C'est bien d'avoir cette mentalité. On parlait du club des incontournables avec le CDT, ce qui permet d'en rencontrer, on ne connaissait pas avant, moi à Annabelle par exemple du Conquil, on ne se connaissait pas plus que ça avant. Ça permet de créer des liens aussi. Ça permet de créer des liens, de se donner des idées. Après Maxence, je fais aussi partie de l'association Visite en Périgord.
- Speaker #1
qui est une autre asso avec Castelnau
- Speaker #0
Marquessac, les Gabards Nordère, Proumessac, la Roque Saint-Christophe on est 12 dont le siège social est à l'extérieur c'est l'association C'est l'association C'est en Périgord On fait des réunions, on se connaît tous, on s'entend bien, il n'y a pas de concurrents, on est tous complémentaires. La grotte la plus proche de nous, c'est Proumessac. On doit s'appeler 4-5 fois par semaine pour savoir si tu as de la place, j'ai de la place. C'est bien ça, c'est super. Les gens chez moi veulent réserver chez toi.
- Speaker #1
C'est super.
- Speaker #0
Bah oui, non mais... Et on est tous dans la 40-50aine, donc vraiment, on s'entend bien.
- Speaker #1
Alors, il y a une vraie nouvelle génération, plus jeune. encore en périgord depuis le Covid, un peu avant le Covid, qui est vraiment super intéressante, c'est vrai. Il y a eu une transition de génération. Comment tu vois l'évolution du tourisme en Dordogne ? Tu as des idées d'évolution ? Tu as une vision ? Comment vous voyez les choses sur le tourisme ?
- Speaker #0
Et sur cette saison d'ailleurs aussi ? Je n'ai pas vraiment de vision sur l'avenir. Je pense qu'il faut prendre les années comme elles viennent. En plus, on ne peut pas. programmées, on ne peut pas prévoir. On a des instabilités géopolitiques qui sont tellement ahurissantes qu'on ne sait pas de quoi demain sera fait. Là, il faut prendre la saison qui arrive comme elle arrive. Les retours que j'ai, c'est que les taux de réservation dans les hébergements sont plutôt bons.
- Speaker #1
Et puis, il va y avoir beaucoup de dernières minutes cette année, parce qu'il y a beaucoup de personnes qui sont en train de se rendre compte que les billets d'avion, ils ont augmenté de 100 euros sur un court courrier par rapport à l'année dernière, qui vont finalement peut-être rester en France. Les crises géopolitiques, on en a parlé dans les précédents épisodes. ont souvent eu des conséquences plutôt positives pour le tourisme régional.
- Speaker #0
C'est dur à dire, mais je pense que la Dordogne va bénéficier de la crise du Moyen-Orient. C'est dur à dire.
- Speaker #1
Pourtant, Pâques a été un peu compliqué, non ? Ça a été vos Pâques ? J'ai vu qu'en Charente-Maritime, ils annonçaient moins 13%.
- Speaker #0
Mais oui, mais il faut le comparer à une année comparable.
- Speaker #1
L'année dernière,
- Speaker #0
pas que c'était le 20 avril, cette année c'est le 5. L'année dernière, il pleuvait beaucoup plus, cette année il pleut moins. Je n'aime pas trop comparer l'une année sur l'autre parce que ce n'est pas faisable. En plus, nous à la grotte, ceux qui ont des grottes en tout cas, ou même les châteaux et les jardins et les canots aussi, tous finalement, on est extrêmement météo-dépendants. Il faut finir une saison pour savoir. Oui, on ferait une expression que je ne dirais pas ici. Tout à l'heure, tu me posais la question de savoir ce qui faisait les grosses journées ou les moins bonnes journées à Maxange. On parle de météodépendance. Moi, s'il pleut, le matin, je sais que je vais faire plus de 1000 personnes automatiquement. Parce que quand il pleut, t'enlèves les canoës, les jardins, il y en a beaucoup moins quand même. T'enlèves toutes les activités d'extérieur, les accrobranches, les silets, ça. Donc, qu'est-ce qu'ils font les gens ? Ils vont se trouver à trois quarts d'heure, une heure de répit dans une grotte. Ils sont à l'abri. Donc on est tous très méthodiquement... C'est pour ça que comparer d'une année sur l'autre...
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que c'est qu'à la fin d'une saison qu'on peut savoir exactement, en fonction des événements climatiques notamment, qu'il y a eu canicule, etc. Canicule pour vous c'est bon ?
- Speaker #0
Canicule c'est bon aussi l'année dernière. C'est bon,
- Speaker #1
alors c'est pas bon pour le climat, mais c'est bon pour vous.
- Speaker #0
Il faut que ce soit des jours qui se suivent, mais oui.
- Speaker #1
En parlant de climat d'ailleurs, j'ai posé la même chose à Annabelle comme question. Voyez-vous une évolution du climat dans la grotte ? Ça se matérialise ? Ou pas ? Non ? Non ?
- Speaker #0
Alors dans la grotte... Concrètement non ? Non. Il n'y a absolument rien qui change. Ce n'est pas parce qu'il pleut plus qu'il y a plus d'eau. Ce n'est pas parce qu'il pleut moins qu'il y en a moins. C'est vraiment toujours assez régulier.
- Speaker #1
Tu dis que vous n'y allez pas l'hiver, mais quand il pleut beaucoup, on peut imaginer qu'il y a quand même beaucoup plus d'humidité, d'infiltration à l'intérieur, non ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
C'est très régulé ?
- Speaker #0
Oui, naturellement. C'est une des raisons principales qui fait que les excentriques sont à peu près à max. Les excentriques, c'est un mélange de pleines conditions. Mais la condition sine qua non, c'est un extrêmement faible débit d'eau. Si l'eau arrive trop vite, ça fait des stalactites.
- Speaker #1
Donc en gros, ça fait une sorte de filtre énorme au-dessus. Exactement.
- Speaker #0
Et puis l'eau, peut-être qu'elle trouve plus facile pour elle d'aller 10 mètres à droite ou 10 mètres à gauche et qu'il y en a très peu qui arrivent dans la grotte. Donc, il n'y a pas vraiment de changement. On ne sent pas le changement climatique dans la grotte.
- Speaker #1
Donc vous l'aurez tous compris, il faut visiter les grottes de Maxange. La grotte de Maxange. Pardon, excuse-moi, la grotte de Maxange, il n'y en a qu'une, c'est déjà pas mal. La grotte de Maxange et ses aménagements autour. Mais Cyril, en tant que bon périgourdin, peux-tu me dire, parce que ça c'est quelque chose que j'aime bien. Tes coins secrets, les endroits que tu aimes bien en périgord, quand tu te balades, quand tu fais quelques photos, quand tu vas te ressourcer ou te détendre, ou te promener, que sais-je. Est-ce qu'il y a spontanément des coins où tu te dis qu'il faut aller voir ça ? Tu ne vas peut-être pas vouloir les dire justement, parce qu'il ne faut peut-être pas aller les voir.
- Speaker #0
J'aime bien les coins où il n'y a personne. Non, après, des coins, il y en a plein. Ce qu'il faut faire surtout, c'est poser la voiture et aller marcher. parce qu'il y a des villages qu'on ne fait que traverser moi, un de mes villages préférés ici c'est un d'eux, c'est pas le mais les gens ne vont pas forcément c'est le village de Beynac c'est soit on passe en bas ou soit on monte en voiture au château en haut mais entre les châteaux et la route il y a un village qui mérite d'être parcouru à pied qui est complètement incroyable on a l'impression d'être revenu 400 ans en arrière Après, j'aime bien aller... Moi, je cours beaucoup, mais j'aime bien la vallée de la Benne. Ah, t'es sportif, tu cours ? Oui.
- Speaker #1
Ah oui, on a un point commun. Je cours plusieurs fois par semaine également. Ah oui ? Oui.
- Speaker #0
Écoute, on va en parler après alors.
- Speaker #1
Parlons-en. Non mais, attends, tu plaisantes, mais aujourd'hui, la mode des trails, de la vie saine, des activités sportives et le tourisme ont un lien phénoménal.
- Speaker #0
Bien sûr. En plus, il y a énormément de chemins de rando chez nous. Et aller s'y balader, c'est se ressourcer, c'est traverser des petits villages, c'est...
- Speaker #1
Tu disais la Vallée de la Bonne, donc ?
- Speaker #0
Oui, la Vallée de la Bonne, c'est... Comarque. Oui, c'est ça, ça va de Comarque jusqu'au bas de Meyral, jusqu'à la grotte de Bernifal, tout ça, il y a des chemins qui sont beaux, les sous-bois sont juste magnifiques. Il y a les villages comme Saint-Léon-sur-Vézère, on en parlait l'autre jour, je ne dis pas ça parce que c'est Annabelle, mais... On y est allé encore l'autre jour avec ma femme et les enfants. Ce village est juste incroyable à se balader, à arpenter ses petites ruelles. Et puis après, les grands classiques, la Roque-Gajac. C'est des villages qui sont fous. Mais après, les petits villages, le village de Méral où je vis, il y a des petites ruelles moyenâgeuses. C'est magnifique.
- Speaker #1
Et vous êtes tout proche également de ce qu'on appelle... On ordonne le Périgord pourpre, c'est-à-dire en gros le grand berger aqua. Sur cette zone aussi, il y a des endroits sympas, là sur notamment Montferrand du Périgord, au sud, très, j'ai envie de dire un peu sauvage, parce que c'est des endroits de forêt. C'est pas loin de chez vous, ça c'est juste au sud de chez vous. Non, non,
- Speaker #0
alors c'est pas qu'on n'est pas loin du Périgord pourpre, c'est que Maxence, c'est la seule grotte du Périgord pourpre. Oui, c'est vrai. On est Périgord pourpre au Buisson, on est à la limite. Trois kilomètres après, c'est noir, bon, c'est un grand truc de... Les gens n'ont que faire de ces frontières-là. Daniel Debaille,
- Speaker #1
ça c'est Daniel Debaille, ex-directeur du CDT de Dordogne, qui avait créé ces quatre périgords dans les années... Alors, je m'excuse ceux qui me diront que je me trompe, mais je pense que c'était dans les années 80. Et c'est resté, puis ça a été contesté, puis c'est revenu. Je crois qu'on a eu une velléité à un moment donné de ne plus parler de ces quatre périgords, pour blanc, vert et noir. mais en fait ce qui s'est passé c'est que le Périgord noir il est indéboulonnable donc du coup les autres sont restés aussi mais c'est vrai que les plus connus c'est le noir, le vert c'est à dire en gros le nord-ouest du Périgord et le pourpre, le blanc Personne ne l'identifie vraiment. Le blanc, c'est périgueux, c'est la vallée de l'île. Mais c'est vrai que nous, on l'a gardé toujours en découpage. Et ça reste, je trouve, assez facile. Je trouve que c'est un moyen assez facile pour les gens de se repérer quand même.
- Speaker #0
Oui, je ne sais pas si les gens se rendent compte des limites que ça représente. Non, peut-être pas.
- Speaker #1
Surtout qu'elles ont été manipulées, les limites, en plus. Oui,
- Speaker #0
les gens ne se mettent pas de limites. Quand je faisais des visites, quand il fallait temporiser un petit peu, j'aimais bien poser la question aux gens. Je leur demandais quelle grotte ils avaient visité dans le coin autour de Maxange avant de venir chez nous. Il y a 90% qui me répondait le gouffre de Padirac. Je dis oui, mais attendez, ça c'est à deux heures de route. Je vais à côté. Non, non, mais Padirac. Ils n'étaient pas à deux heures de route près. Pour eux, c'était à côté. Il n'y a pas de frontière. Non, pas de frontière. Ils allaient dans l'autre.
- Speaker #1
D'ailleurs, on n'a pas parlé du tout de ça. Ça m'étonne de moi-même, puisque je suis quelqu'un de communication. Mais vous communiquez comment ? Comment vous faites venir les gens à Maxence ? Ne me dis pas encore, comme me dit tout le monde, sur le guide du Périgord pour me faire plaisir.
- Speaker #0
Pourtant, ça fait longtemps qu'on y est. C'est vrai.
- Speaker #1
Et je vous en remercie. Mais globalement, aujourd'hui, quels sont vos axes de communication ? L'hiver, vous devez en discuter, vous devez réfléchir un peu l'hiver.
- Speaker #0
Le principal, c'est les prospectus. Toujours ? Oui, toujours. Moins qu'avant, quand même ? Non.
- Speaker #1
Non ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
On en édite plus qu'avant, et tous les ans, il nous en manque.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Quasiment tous les ans. Donc non, le papier, les gens ont besoin de tactiles, de toucher. Et puis après, c'est via les offices de tourisme, c'est via le CDT, via les partenariats qu'on fait, via Cite en Périgord, via les podcasts, via les émissions radio. C'est tout un ensemble de choses. Et puis le fait d'être un petit peu partout tout le temps.
- Speaker #1
Présents sur le web, les réseaux sociaux ?
- Speaker #0
Présent sur les réseaux sociaux, beaucoup plus depuis un mois que j'ai mis quelqu'un dessus. Pour le moment, ce n'est pas un truc auquel je pense trop. Beaucoup plus sur les réseaux sociaux. Le site internet marche extrêmement bien. Voilà, c'est tout ce genre de choses-là. On essaie d'être un petit peu sur tous les supports possibles.
- Speaker #1
Justement, en parlant de ça, on vous retrouve où sur les réseaux ? Sur le web, je l'ai dit tout à l'heure, maxange.com.
- Speaker #0
On est Facebook et Insta.
- Speaker #1
Instagram sur Insta donc c'est Maxange Grotte de Maxange Grotte de Maxange oui ok d'accord et Facebook aussi et Facebook aussi d'autres réseaux non TikTok tout ça non pas encore non non ok pas TikTok
- Speaker #0
LinkedIn un peu mais comme ci comme ça ok mais surtout Facebook et Instagram On met quelques vidéos sur YouTube de temps en temps, quand on y pense et qu'on a une vidéo sympa à mettre. Alors il y a des vidéos promotionnelles.
- Speaker #1
Vous en avez une qui a été faite par le comité de tourisme d'ailleurs, j'ai vu, récemment.
- Speaker #0
Oui, on a des jolies vidéos. Et puis on a aussi 2-3 vidéos de petits travaux, des trucs comme ça. On a des ampoules assez compliquées à changer. J'avais mis une vidéo de mon frère qui en changeait une. J'en vois comment on fait, comment c'est délicat, comment on y accède. C'est peut-être des trucs qu'il faudrait qu'on mette un petit peu plus. Ça me donne une idée de mettre un peu plus de vidéos, des travaux, de ce qui s'est passé avant, de comment on fait. C'est peut-être pas mal ça.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu donnerais comme conseil au jeune Cyril, si tu le recroisais, le Cyril, il y a 20 ans, des années 2000, 2002 ? Tu lui dirais, fais tout pareil, ou tu lui donnerais des conseils ?
- Speaker #0
Je lui dirais, profite un peu plus de la fac. Non, mais moi, je n'ai pas de... Pas de regrets, pas de remords. C'est bien, c'est bien. Les chemins de vie se font et je serais bien mal autru de me plaindre de mon parcours. J'ai eu la chance d'avoir... C'est une belle fin d'épisode ça. De faire des belles rencontres à la fac. J'ai 47 ans, je mange régulièrement toujours avec des profs de fac. Je vois toujours des profs du lycée, je vois toujours des profs du collège. Je me dis que j'ai eu des beaux passages à peu près partout. J'ai rencontré des chouettes personnes. J'ai parcouru le monde. Je suis revenu ici. J'ai un lieu de travail qui est complètement fou. Une histoire familiale qui est incroyable. What else ?
- Speaker #1
On va finir là-dessus d'ailleurs, parce que je ne t'ai pas posé la question, tu as voyagé, de la même façon que je te l'ai posé pour le Périgord, il y a un ou deux endroits dans le monde qui t'ont marqué vraiment. Je parle toujours dans la thématique tourisme.
- Speaker #0
Je réfléchis.
- Speaker #1
Oui, vas-y.
- Speaker #0
Il y a beaucoup d'endroits qui m'ont marqué, mais pour différentes raisons, forcément, à chaque fois. Tu veux quoi que je te donne ? Un pays ou un endroit ou des gens ?
- Speaker #1
Tu as forcément un souvenir ou deux de lieux qui t'ont plus marqué que d'autres. Oui,
- Speaker #0
j'en ai des milliers. Mais si je devais en choisir un, c'est...
- Speaker #1
Deux, si tu veux.
- Speaker #0
C'est dur de choisir, en fait. Oui. C'est très très dur. Moi je suis fan de l'Asie du Sud-Est moi.
- Speaker #1
Alors je connais pas moi.
- Speaker #0
J'y ai passé beaucoup de temps, j'ai fait beaucoup beaucoup de pays. Et on va pas choisir un PMI, on va choisir cette région du monde là.
- Speaker #1
D'accord, ok. Non mais je te rassure, j'aimerais pas me poser cette question.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Moi je connais pas l'Asie du Sud-Est.
- Speaker #0
Mais c'est notre culture, c'est notre planète, c'est encore une fois des belles rencontres. Et puis ça nous fait nous poser des questions quand on rentre.
- Speaker #1
De toute façon, il faut partir pour revenir, déjà d'une part, et pour voir ce qui se passe ailleurs. C'est très important,
- Speaker #0
je pense. Nous, on se plaint beaucoup en ayant beaucoup. Et là-bas, je parle de ça, il y a 25 ans, ils se plaignent très très peu de ne pas avoir grand-chose. Et c'est vrai que quand on rentre, je choisis un endroit, c'est le Tibet quand même. J'ai choisi un Tibet, le centre historique du Tibet. T'es sportif, t'es quand même pas monteur de l'Everest. Non, non, non. C'est des lieux qui retournent un petit peu, ouais.
- Speaker #1
Eh bien, je te remercie, Cyril, pour cet épisode et cet entretien. Merci d'être venu nous voir à Périgueux.
- Speaker #0
Merci à toi de m'avoir invité.
- Speaker #1
C'est toujours super intéressant de découvrir au-delà d'un site touristique les personnes qui sont derrière. Voilà, merci beaucoup. Et très bonne saison à Périgueux.
- Speaker #0
Merci, et puis au plaisir. Parce que c'est vrai que t'es jamais venu. Visiter.
- Speaker #1
Je suis venu, si, mais je n'ai pas visité.
- Speaker #0
C'est ça, tu es déjà venu.
- Speaker #1
Tu viens tous les ans. Et je vais donc venir.
- Speaker #0
Il ne faut pas hésiter.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Merci.
- Speaker #1
Vous êtes arrivé à la fin de cet épisode. Je vous invite, si vous l'avez apprécié, à le partager à vos amis. Je vous propose également de vous abonner sur les plateformes Spotify, Apple, Deezer et de nous laisser un commentaire afin que nous remontions dans l'algorithme. A très vite dans les voies du tourisme.