- Speaker #0
Bienvenue dans Liberté en vrai et en vrac, le podcast qui explore la liberté sous toutes ses formes. Je suis Marine. Après des années en finance et conseil spécialisé en conduit du changement,
- Speaker #1
j'ai compris que la liberté ne s'attend pas, elle se construit. Qu'elle soit professionnelle, financière, corporelle ou spirituelle, elle demande des clés concrètes et une bonne dose d'audace. Chaque semaine,
- Speaker #0
je donne la parole à des femmes authentiques, des femmes comme toi et moi, qui ont osé le pas de côté. Ensemble, on décortique leur parcours et leurs déclics pour que tu puisses toi aussi Passez ton propre chemin,
- Speaker #1
bienvenue dans l'aventure ! Aujourd'hui j'ai l'immense plaisir de vous présenter Aurélie. Ce qui m'a tout de suite inspirée chez elle, c'est qu'elle a suivi cette petite voix qu'on a tout en nous,
- Speaker #0
mais que beaucoup étouffe. Cette voix qui dit « Et si c'était ça ma vraie place ? » Aurélie est passée par-dessus le « c'est passé bien » , ce fameux sentiment qu'on croit personnel, mais qui est souvent en fait le reflet de tout ce qu'on nous a appris à valoriser autour de nous. Ce fameux « la réussite » . Depuis qu'elle a fait ce choix et ce grand saut, elle rayonne. Ce qui m'impressionne chez elle, c'est ce don qu'elle a avec les enfants. Cette capacité à rendre la science et la philo accessible, joyeuse, vivante, auprès d'enfants qui n'ont aucun a priori et qui ne rêvent que d'apprendre en jouant. Elle les accueille tous, même ceux qui bougent, qui débordent, avec une douceur qui les capte naturellement. Aurélie est la preuve que suivre sa petite voix intérieure, même tardivement, même quand ça surprend tout le monde, c'est souvent le chemin le plus juste pour soi. Belle écoute.
- Speaker #1
Salut Aurélie ! Salut ! Ravi que tu sois avec nous aujourd'hui.
- Speaker #2
Moi aussi.
- Speaker #1
Trop cool de t'avoir, merci. Tu fais partie de ces femmes de Roche Taillé qui font plein de choses et qui je trouve très inspirantes.
- Speaker #2
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Et du coup, est-ce que tu peux te présenter, nous dire, en fait un peu comme tu veux. Tu te présentes comme tu veux.
- Speaker #2
Ok, donc moi je suis Aurélie, j'ai 46 ans, je suis maman et je suis auto-entrepreneuse dans l'animation jeunesse.
- Speaker #1
Ok, tu vas nous raconter tout ça parce que tu n'as pas toujours fait ce que tu fais aujourd'hui. Non, non,
- Speaker #2
je fais une autre vie.
- Speaker #1
D'accord, tu vas nous raconter tout ça. Est-ce qu'avant de commencer, tu pourrais me donner une météo un peu de ta liberté aujourd'hui ? C'est plutôt grand ciel bleu, chantier en cours ?
- Speaker #2
Non, moi c'est grand ciel bleu.
- Speaker #1
Ouais, ok.
- Speaker #2
Depuis que je fais le métier que j'ai envie en fait.
- Speaker #1
Ok, donc depuis...
- Speaker #2
Depuis deux ans, ça fait deux ans.
- Speaker #1
Ok, d'accord, grand ciel bleu parce que du coup, t'es libre de quoi pour toi ? C'est du coup plutôt liberté ? professionnelle, on va dire ?
- Speaker #2
Liberté professionnelle, liberté de créer, liberté qui s'équilibre bien entre ma vie personnelle et ma vie pro. Donc ça n'a pas de prix.
- Speaker #1
Ça n'a pas de prix. Et si tu devais définir la liberté, est-ce que tu saurais, toi, définir ta liberté justement avec ta propre définition de la liberté ?
- Speaker #2
Pour moi, la liberté, c'est de pouvoir suivre le chemin qu'on a envie, en fait, avec les contraintes aussi qu'il peut avoir, mais de pouvoir choisir son chemin. J'aime bien l'idée de pouvoir choisir.
- Speaker #1
T'aimes bien ? Ah ouais, le choix. Ouais, je suis un peu d'accord avec toi. C'est plus cool quand on choisit que quand on publie. Ouais, carrément. Carrément, ok. Avant de voir justement ton fameux chemin qui t'a emmené jusqu'ici aujourd'hui, est-ce que tu pourrais nous expliquer dans quel environnement t'as grandi ? Quelle petite fille est-ce que t'étais ? Est-ce que t'étais déjà comme ça, genre j'ai envie de choisir ce que je veux ? Pas trop, c'était plutôt dans un cadre ou en tout cas dans quelque chose d'un peu plus rigide, on va dire, entre guillemets ? Ou alors c'était très explore, tu peux tester des choses.
- Speaker #2
Alors la petite fille que j'étais, moi j'ai grandi à la campagne en fait. Donc j'étais libre de bouger quand je voulais. J'avais des grands espaces, je pouvais aller me promener quand je voulais, en forêt. Donc j'avais beaucoup de nature autour de moi. Et puis mes parents travaillaient beaucoup. Donc du coup, moi j'étais gardée par mes grands-parents. Toute la journée, le week-end, je voyais mes autres grands-parents. Et j'ai grandi avec un amour inconditionnel de mes grands-parents. Donc ça, c'est chouette aussi. Et ce qui était difficile pour moi, c'était plutôt rester assis à l'école.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Sans m'acheter.
- Speaker #1
A envie de bouger. Sans bouger.
- Speaker #2
Alors que je pouvais bouger tout le reste du temps, comme je voulais, sans gêner personne, sans être qualifiée d'agité ou de quoi que ce soit. Et j'ai une petite anecdote, quand j'étais en CE2 avec la maîtresse, des fois c'était long pour moi de rester assise sur ma chaise et j'avais trouvé une petite ruse, c'est que j'allais à la poubelle tailler mon crayon. Donc j'arrivais à demander à me lever et à m'affranchir un petit peu de la règle de rester trop longtemps assise. Donc après, pour ne pas gêner la maîtresse, j'avais plusieurs ruses, soit c'était le taille-crayon, soit c'était les pelures de gomme que j'allais mettre à la poubelle, ou soit je faisais une boulette de papier.
- Speaker #1
Ah, t'as développé une sacrée...
- Speaker #2
J'avais des ressources.
- Speaker #1
Ok, donc t'es arrangée finalement.
- Speaker #2
Je m'arrangeais avec la règle qui me contraignait. Parce que moi, j'avais besoin de bouger.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #2
J'avais ma liberté de bouger. D'accord. Et comment j'arrive à être aussi dans un groupe sans pour autant gêner l'activité du groupe. Ce n'était pas le but, mais qu'est-ce que je fais de mon ressenti et tout ça.
- Speaker #1
D'accord, ok. Et du coup, comme tu as été élevée un peu par tes grands-parents, en tout cas, tu as passé beaucoup de temps avec eux. Voilà, c'est ça. Est-ce que ça veut dire que c'est quand même une éducation un peu à l'ancienne, si on peut dire ça, ou pas du tout ? Ils étaient quand même assez ouverts ?
- Speaker #2
Moi, ma grand-mère, elle me faisait rigoler du matin jusqu'au soir. J'avais toujours des blagues. Mon grand-père était plus sérieux, mais il m'aidait dans mes devoirs. Enfin, voilà, j'ai eu un suivi et puis une liberté, en fait. Je pouvais dire tout ce que je voulais. Ma parole, elle était... toujours accueillie, toujours du soutien, de la disponibilité aussi, parce que les grands-parents à la retraite, ils ont du temps. Ok. Donc cool, franchement.
- Speaker #1
Donc plutôt libre d'être avec les parents.
- Speaker #2
Libre complètement. Et pour moi, c'était plus dur d'être avec les parents parce que les règles étaient plus tenues. Il y avait la fatigue du travail de mes parents et du coup, moi qui arrivais des fois un peu comme un cheveu sur la soupe, je ne comprenais pas pourquoi j'étais pas... autant accueillis de la même façon que les grands-parents. Donc, j'avais beaucoup de colère, en fait, quand j'étais petite. J'avais envie de mes parents. Mais même si je comprenais leur mode de vie, leurs contraintes, tout ça, je ne comprenais pas émotionnellement pourquoi ce n'était pas de la même façon.
- Speaker #1
Pourquoi ils n'étaient pas aussi disponibles ? Quand on est enfant,
- Speaker #2
voilà. Même si on nous le dit, émotionnellement, on a tout ça qui nous traverse.
- Speaker #1
Et donc là tu grandis, qu'est-ce que tu fais ? Tu vas au lycée, tu fais des études supérieures ? Oui,
- Speaker #2
alors moi mes parents déménagent et en cinquième j'arrive dans la grande ville à Dijon. Je quitte ma campagne et mes études je les passe à Dijon, ça se passe très bien. Enfin ça se passe très bien dans le sens où j'ai des notes correctes, je suis. Et puis moi arrivé en quatrième, troisième, j'avais une prof principale qui était assez branchée. Petit test d'auto-évaluation, c'était les années 90. Et il y avait des tests partout dans les magazines. Est-ce que vous aimez le plus le rouge ou le bleu ? Enfin, des trucs comme ça. Très gentillement. Mais on baignait là-dedans, je trouvais. Et du coup, ma prof lui prend l'idée de nous aider à savoir quel est le métier qui nous conviendrait. Donc du coup, elle était en mode test aussi. Et donc moi, ce qui vient, c'est plus aimer prendre soin des autres. Après, je regarde le fil des métiers et je tombe sur sage-femme. En regardant un peu plus les études, le concours, il fallait être bonne en physique. Je n'étais pas bonne en physique. À l'époque, c'était un concours. Il fallait avoir des bonnes notes. Du coup, ce n'était pas mon cas parce que je ne bossais que les matières qui me plaisaient avec les profs qui m'intéressaient.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
J'étais un peu comme ça.
- Speaker #1
Tu as fait ton choix dans ce qu'on me propose finalement.
- Speaker #2
Voilà, j'ai fait mon choix. J'étais un peu comme ça. Et du coup, je me dis, infirmière, ça fera bien l'affaire, parce que du coup, je pourrais choisir la discipline où je veux travailler. J'aurais vraiment un éventail de choix. Comme j'aime bien avoir le choix, je me dis, bon coup, on y va. Et puis du coup, le collège, ça se passe plutôt bien. Je suis admise en filière générale. Et puis, c'est l'époque aussi où les filles ont accès un peu plus à la filière scientifique. Donc du coup, je suis un peu sur la vague en fait. Comme mes notes sont correctes, je suis admise dans la filière scientifique. Donc je suis portée un petit peu par tout ça. Après, je fais un lycée avec un bac S. Voilà, ça se passe.
- Speaker #1
Ça se passe, donc tu as ton bac tranquillement.
- Speaker #2
Voilà, j'ai mon bac. Après, ma maman me dit « Pourquoi tu n'essaierais pas plutôt à la fac de médecine plutôt que de te mettre tout de suite dans les études d'infirmière ? » Et en fin de compte, je trouve ça plutôt pertinent parce que je trouve qu'il faut un petit peu de la maturité pour arriver dans ce métier. que je n'ai pas forcément du haut de mes 18 ans. Et je me dis, comme je ne sais pas si ça me plairait ou pas, et puis que... Donc, j'essaie. J'essaie la fac de médecine, mais je me rends très vite compte que ce n'est pas fait pour moi.
- Speaker #1
Je ne sais pas si ça évolue, mais voilà, je crois que c'est assez intense, on va dire.
- Speaker #2
Il y a beaucoup de compétitions. À l'époque, il y a le numerus clausus, donc c'est un concours. Et puis l'ambiance fac, en fait, où je me rends compte que je ne suis pas faite pour ça. Moi, j'ai un état d'esprit beaucoup plus scolaire. Et être livrée dans un amphi de la fac, ce n'est pas fait pour moi. Donc, du coup, je m'oriente vers l'école d'infirmière. Et puis, je fais mes petites études. Et en fin de compte, ça se passe facilement. Parce que comme j'ai déjà écouté les cours à la fac de médecine, comme il y avait une oreille perdue de temps en temps, pour moi, les cours, ça rentre facilement. Voilà, après, je fais mes stages, tout ça, c'est validé. Et puis après, je veux choisir là où j'ai envie d'exercer, en fait. Oui,
- Speaker #1
parce que tu as le choix d'exercer quoi ? À l'hôpital, à domicile ? Voilà, c'est ça.
- Speaker #2
Et puis après, tant qu'à faire, je veux pouvoir choisir le service où j'ai envie d'être. Et puis, comme je n'ai jamais fait pendant mes études de service de réanimation, j'aime bien me lancer des petits défis quand même. Et je me dis, je vais commencer par ce qui était pour moi le plus dur. Donc, je prends un axe nord-sud. Je demande Nancy, Dijon et Lyon. Et à Lyon, j'ai eu la meilleure proposition d'embauche. Et je peux faire les urgences, la réanimation et les soins intensifs en pédiatrie.
- Speaker #1
Ce n'est pas une mince affaire. Tu as choisi une spécialité, une spécialité, non ? Émotionnellement ?
- Speaker #2
Émotionnellement, oui. J'ai bien mis la barre haute pour le défi. Surtout que je n'avais jamais fait de stage de réanimation. Bref. Donc, me voilà à Lyon. Je n'ai pas de famille à Lyon, je ne connais personne. Mais j'arrive toute pleine d'envie pour faire ce métier. Je me souviens toujours, la première fois que j'ai porté ma blouse blanche, j'étais trop fière. Après, quand on nous mettrait un sac poubelle dessus, on ferait une chose.
- Speaker #1
Non, mais c'est un super métier.
- Speaker #2
Mais avec le plaisir de m'engager, je fais ce service-là pendant quatre ans. C'est vrai que c'est dur émotionnellement, physiquement aussi, il y a des nuits, tout ça. Mais en même temps, je trouve une équipe très soudée. Et ça, je ne m'attendais pas à cette qualité-là de travail que j'allais découvrir.
- Speaker #1
Soudée dans quel sens ?
- Speaker #2
Dans le sens où on traverse des émotions tellement difficiles que du coup, tout le monde se sert les coudes, aussi bien les kinés, les médecins, les infirmiers. Et là où l'univers du travail pourrait être un petit peu difficile, moi, je trouve des équipes vraiment dans l'entraide. qui partagent leurs connaissances aussi, parce que je viens juste d'arriver, je découvre mon métier. Donc, je suis bien contente que les collègues aussi m'apprennent plein de choses.
- Speaker #1
Donc, tu retrouves ce côté humain aussi dans ce métier ? Oui,
- Speaker #2
voilà. Mais en même temps, je vois bien que les collègues qui font ça depuis des années, c'est un métier qui fatigue aussi. Et je me dis comment je vais me projeter là-dedans. Et moi, je ne sais toujours pas si... Enfin, moi, je suis venue quand même à Lyon pour avoir le bénéfice des formations. Parce que même si j'arrive avec un métier... où on arrive vite sur le marché du travail, j'avais à cœur quand même de continuer des formations. Et j'hésite entre puricultrice ou infirmière anesthésiste. Bon, finalement, je réussis le concours d'infirmière anesthésiste. Alors, je me dis, on va faire ça.
- Speaker #1
J'adore, bon, finalement, la porte est ouverte.
- Speaker #2
Ben oui, c'est ça. Parce que pour moi, c'était tellement plus dur d'avoir le concours d'infirmière anesthésiste, enfin, dans ma tête, dans le schéma que je m'étais fait. Donc je me dis, comme j'aime bien me lancer des défis et avancer comme ça, comme je réussis pour moi ce que j'imaginais le plus dur, et bien voilà, banco. Et puis après, peut-être que je travaillerai en pédiatrie, on verra bien. Donc je continue. J'adore mes études, franchement, je trouve que ça se passe super bien et on comprend beaucoup mieux ce qu'on fait au quotidien avec les patients. Et j'aime bien le travail en binôme aussi avec les médecins anesthésistes. Donc ça, c'est chouette. Mais après, ça se complique. C'est mon premier poste. Le premier poste, comme l'hôpital m'a financé ma formation, je leur dois 5 ans. C'est le deal. C'est le deal. Ils me payent la formation, ils me payent un salaire aussi tous les mois. Et en échange, je dois travailler pour les hôtes civils de Lyon pendant 5 ans.
- Speaker #1
Et du coup, ils te payent ta formation. La formation, elle dure combien de temps ?
- Speaker #2
La formation, elle dure 2 ans.
- Speaker #1
2 ans. Donc, ils te payent 2 ans, mais tu leur en dois 5.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Bon, ok.
- Speaker #2
Oui. Mais après, ils m'ont versé un salaire quand même. Oui, donc... D'accord.
- Speaker #1
Bon, après,
- Speaker #2
c'est le Gilles. Je le savais d'avance. Moi, ça me va. Mais c'est que je n'ai pas eu le choix de mon poste. Et là, quand Aurélie n'a pas le choix,
- Speaker #1
ça se complique. Je comprends, mais pour beaucoup de gens, je pense que... Donc,
- Speaker #2
je n'ai pas le choix des horaires. Je n'ai pas le choix du lieu de poste. Tu atterris où,
- Speaker #1
du coup, à Lyon ?
- Speaker #2
J'atterris à l'HFM, l'hôpital femme-mère-enfant, en gynéco-obstétrique. Avec une équipe formidable. Moi, je m'entends toujours bien avec mes collègues, il n'y a pas de souci. Mais je ne trouve pas d'intérêt dans mon quotidien, dans ce que je fais. Je trouve ça monotone. Là où j'ai vu plein de choses diverses et variées pendant deux ans, où je me suis enrichie de plein de choses et que j'étais dans cette dynamique de formation. Là, l'écueil un petit peu quand on est dans des grands centres hospitaliers universitaires, c'est que les services sont hyper spécialisés. On fait très bien ce qu'on fait, mais on ne fait qu'une seule chose. Par rapport aux hôpitaux périphériques, où là, il y a tout un bloc opératoire des différentes chirurgies, puis on peut tourner en tant qu'infirmière anesthésiste dans les différentes disciplines chaque jour. Oui,
- Speaker #1
donc c'est un peu plus intéressant quand on aime la diversité. Voilà,
- Speaker #2
je fais ça. Et là, je me dis, bon, alors si au niveau intérêt professionnel, ça ne matche pas, je vais peut-être demander à être responsable soit de l'accueil des étudiants ou être sur un projet. Sauf qu'on me dit, ben non, vos collègues, elles sont déjà toutes sur des projets, il n'y a rien pour le moment. Donc je me dis, si ça ne matche pas pour le moment au niveau professionnel, au niveau perso comme ça va bien, que je suis avec mon chéri, on se marie et puis on a notre premier enfant.
- Speaker #1
Bon, donc du coup, tu avances côté perso. Voilà. Bon, je n'ai pas de projet, je vais m'occuper de moi.
- Speaker #2
Oui, je me dis peut-être que ça ne peut pas avancer tout en même temps. Et puis, on a notre fille. Et là, je me dis, mais pour revenir, je ne reviendrai pas dans le service. Et pour revenir, il faut que je revienne sur un temps plein et pas sur un temps partiel que je pouvais avoir de droit pour le premier enfant. Et donc là, après, je fais un autre service. Je change de lieu d'exercice. Je suis à la Croix-Rousse et puis à l'hôpital Femmes Mères Enfants. Et là, rebelote, on me dit, si vous arrivez à l'hôpital de la Croix-Rousse, c'est obligatoirement en obstétrique avant d'intégrer tout le reste du pôle technique. Donc, deuxième contrainte de pas de choix. Donc là, je le vis mal.
- Speaker #1
Oui, ben oui. Donc,
- Speaker #2
je me dis, ben, deuxième enfant.
- Speaker #1
J'adore bon de ce contrat. On voit que tu as payé trop de contrats. Parce que sinon, tu m'aurais peut-être dit ça.
- Speaker #2
Et puis là, avec les horaires, le travail, ça ne matchait plus du tout avec la vie de famille. Parce que, c'est vrai, quand on a des enfants, après la vie, elle va hyper vite. On a l'impression d'être branché sur pilote automatique. Oui, surtout. Oui, voilà. Et les enfants vivaient mal aussi le fait que je fasse des nuits, des choses comme ça.
- Speaker #1
Donc, qu'est-ce que tu as fait ? Tu as ralenti à ce moment-là ? Tu as demandé quoi ? Un congé parental ?
- Speaker #2
Je me suis dit non, pas de congé parental. Mon mari pouvait avoir un congé, donc du coup, il pouvait avoir les mercredis pour les enfants. Et puis moi, je me suis dit, je peux peut-être demander à faire des formations. Moi, j'étais toujours dans l'optique de faire des formations.
- Speaker #1
Apprendre. Tu es toujours à apprendre. Oui,
- Speaker #2
moi, j'ai besoin de m'enrichir et de voir autre chose. Donc, je fais des cours à l'école d'infirmière. Je me dis, je pourrais peut-être être... être formatrice en école d'infirmière. Donc, je fais des démarches et tout. Sauf que là, arrive 2020. Oui,
- Speaker #1
le Covid. Comment tu l'as vécu, toi, de l'autre côté ?
- Speaker #2
De l'autre côté ? Alors, de l'autre côté, autant j'étais hyper fière de porter ma tenue d'infirmière, autant quand on nous a mis les sacs poubelle, là, pas du tout. Je me suis dit, il y a un moment donné, quand on attaque mon identité professionnelle, là, je ne peux plus me reconnaître, je ne peux plus me projeter dans ce métier. Donc je me suis dit l'hôpital c'est terminé.
- Speaker #1
C'est vraiment cette période ? C'est parce qu'on vous a obligé à mettre des choses ou parce que c'était trop intense ?
- Speaker #2
C'était trop intense aussi. Et puis on nous demandait de revenir sur nos horaires, tout ça. Donc ce que j'entends, parce que ça fait partie du job aussi quand on est dans la fonction publique, sauf que moi avec ma vie de maman, c'était pas négociable en fait. Ma vie personnelle devait pouvoir s'équilibrer avec ma vie professionnelle. Donc moi je suis en plein dans la génération Y. Pour ceux qui connaissent. Oui,
- Speaker #1
tout à fait.
- Speaker #2
Une maman qui est bien avec ses enfants, ça fera une maman qui sera bien au boulot. Donc, du coup, je me suis dit, je vais essayer un autre job. Alors moi, ce que j'aimais bien dans mon métier que j'avais choisi, c'est que je pouvais faire plein de choses. Donc, j'ai essayé d'être infirmière scolaire. Donc, ça n'a pas duré parce que je ne me plaisais pas en tant qu'intérêt professionnel. J'ai essayé de faire directrice de crèche aussi. J'ai été faisant en fonction de cadres de santé aussi pendant un an. Et là... Autre red flag, c'est que quand tu es la photocopieuse et que tu tombes sur la fiche de paye de ton collègue et que tu vois qu'il gagne 300 euros de plus que toi parce que c'est un homme, donc ça c'était red flag.
- Speaker #1
Juste parce que c'est un mec ou alors parce qu'études différentes, pas le même âge ?
- Speaker #2
Parce qu'études différentes, pas le même âge et tout, seulement nos missions étaient quand même identiques dans le spécial. Donc là, ça a été la démission.
- Speaker #1
Tu ne leur as même pas demandé, genre je veux gagner autant de prix parce que...
- Speaker #2
J'ai attendu deux mois quand même pour laisser retomber un petit peu la vapeur. peur. Et puis à l'entretien annuel, j'ai exposé mon bilan, ce que j'avais fait pendant un an, les objectifs qui étaient tenus. Et puis, est-ce que je pouvais avoir une augmentation, regard de tout ça. Et donc, c'était non. Et donc après, j'ai amené sur le sujet le fait que le collègue ne gagnait plus, c'est tout. Et on m'a répondu toujours un non ferme. Donc, j'ai dit dans l'après-midi, vous aurez ma démission. Donc, je rentre le soir, mon mari me dit, tu n'as pas fait ça.
- Speaker #1
Ok, elle a pété un plomb. Non, attends, injustice, du coup, si tu l'as vécu comme ça ?
- Speaker #2
Moi, c'était red flag. Donc, il y a des fois, il y a des chemins qui doivent se fermer parce que ce n'est pas possible. Et puis, je pense que j'arrivais au bout d'un cycle, en fait. Je tiens à dire quand même que j'ai le soutien inconditionnel de mon mari. Ah oui ! Et puis, je sais que je ne suis pas sans filet aussi avec ce métier-là. Je peux faire de l'intérim, je peux financièrement m'y retrouver. Ce qui était dur pour moi, c'était en 2020, de quitter la fonction publique parce que je m'étais projetée à aller jusqu'au bout de ma carrière de cette façon. Et puis, voilà, j'avais racheté mes années d'études. Enfin, voilà, j'étais la bonne élève.
- Speaker #1
Et pourquoi ça t'a coûté ? Parce que du coup, c'était quoi ? C'était un peu le rêve que tu avais de se dire que tu finissais. Oui, c'est ça.
- Speaker #2
Et puis, bon, moi, ça faisait presque 20 ans que je bossais dans la fonction publique et qu'au fil des ans, je voyais... Je voyais les choses se réduire un petit peu comme peau de chagrin. Les budgets, les choses comme ça. Moi qui venais à Lyon pour des formations, je voyais bien que c'était la galère pour en avoir. Donc je me dis, c'est quoi l'intérêt pour moi de rester ? voilà voilà et puis et ben du coup une fois qu'on a fait le tour de son métier quoi faire ouais qu'est ce que c'était il ya quoi c'était il ya deux trois ans du ben ouais voilà ok 2020 2022 d'accord ouais un peu plus du coup ouais c'est ça et puis comme pour moi ça avait de l'importance de passer du temps avec mes enfants je me suis tant qu'à faire autant être avec eux en étant payé donc je décide de bosser au périscolaire
- Speaker #1
Je t'avais dit que j'allais faire un petit tour.
- Speaker #2
Je demande avant à mes enfants s'il fallait, sous le patron, d'avoir leur maman. Eux, au contraire, ils étaient pas venus. Et puis après, on me propose de passer mon BAFA, donc quand même à 44 ans.
- Speaker #1
Pourquoi pas ? Tu l'avais pas, celui-là !
- Speaker #2
J'avais loupé des étapes. Et là, super, je suis ravie de rencontrer mon public, comme je dis. Parce qu'il paraît qu'on a tous un public. Mais je suis trop contente d'être déjà rien qu'avec des enfants, en fait. Rien qui soit à côté de moi, sans qu'on ait rien à se dire au début, enfin qu'on ne se connaît pas. Déjà rien que j'aime bien leur côté pétillant et tout ça. Donc je me dis, c'est bon, quoi. Bon coup, on y va. Et puis après, c'est les rencontres avec les collègues. Donc je me rends compte que j'ai quand même des facilités, même si je n'ai jamais rien appris au niveau... petite enfance, comment s'occuper des enfants, ou une formation préférée.
- Speaker #1
Tu as été directrice de crèche ? Directrice de crèche,
- Speaker #2
mais j'étais plus dans un côté logistique, administratif, recevoir les parents, et puis c'est plus branché petite enfance, donc de zéro à trois ans. Et puis s'occuper de la gestion du personnel et tout, et je me rends compte que ce n'est pas fait pour moi.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Parce que dans mon idée première, si je faisais infirmière, c'était pour monter les échelons. aussi. Et après, je voyais bien les perspectives d'évolution, soit les spécialités comme infirmière anesthésiste, soit faire cadre, soit être formatrice. Mais à chaque fois, je n'avais pas cet effet « waouh » à chaque fois que j'arrivais dans les endroits que j'avais choisis.
- Speaker #1
Tu n'avais pas trouvé ton public alors ? Non, c'est ça.
- Speaker #2
Et donc, ça me fait trop du bien d'être avec des enfants. Et après, je me dis, mais je vais faire quoi avec eux ? Parce que j'ai quand même mon âge. Et je me dis, moi, je ne vais pas pouvoir tenir toute une journée avec des gamins.
- Speaker #1
Force à eux, franchement, merci. Grand respect pour tous ceux qui s'occupent de leurs enfants toutes les semaines. Voilà.
- Speaker #2
Non, moi, je ne peux pas. J'ai mes limites. Et puis, mon métier d'infirmière m'a bien appris ça aussi, à savoir poser ses limites pour se préserver. Et je me dis, mais qu'est-ce que je vais leur proposer ? Et puis, voilà, ça cheminait dans ma tête. Et puis, en même temps, j'avais mes enfants qui… Les échéances avec les enfants qui reviennent, les goûters d'anniversaire, les Noëls, les ceci, les cela. Et moi, j'aime bien qu'il y ait du monde aussi dans ma maison, que ça brasse un peu. Et donc, on invitait les copains, les copines, les enfants. Et les enfants étaient ravis de venir faire des goûters d'anniversaire, des choses comme ça. Et puis après, mes enfants me demandaient, tiens, tel samedi, tel week-end, on peut aussi inviter les copains. Pourquoi pas ? Et puis après, comment je vais les occuper ? Donc, voilà, j'imagine, je prends des idées de plein de choses pour les occuper. Et là, je me rends compte que les enfants de l'âge de mes enfants, donc entre 6 et 10 ans, aiment bien tout ce qui est activité science en fait, parce qu'ils peuvent expérimenter des choses qu'ils peuvent peut-être moins faire en classe ou sur d'autres moments. Et donc là, ça m'éclate.
- Speaker #1
Oui, ok. Ton petit cotis scientifique revient. Voilà, c'est ça.
- Speaker #2
La boucle est bouclée. Voilà. Et puis en parallèle de ça, je me suis aussi posé des questions, interrogé sur le métier qui pourrait me convenir, sur un bilan de compétence. de là ne ressort pas grand-chose. Et du coup, j'en échange avec une de mes amies qui est coach chez Chance. Elle me dit, pourquoi tu n'essaies pas le test MBTI ? Donc, on est toujours avec les petits tests. Et là, je tombe sur un truc mais qui ne me plaît pas du tout. C'était quoi ? La philosophie. Mais pour moi, c'est monstrueux le truc.
- Speaker #0
Donc, je replie le truc. Je me dis, je ne veux pas le savoir. C'est nul.
- Speaker #1
C'est vraiment nul, ces tests Biba. Je me dis,
- Speaker #0
mais ce n'est pas possible. Mais quand même, l'idée, la petite graine, elle a quand même été plantée. Et là, je regarde, je me dis, mais qu'est-ce que je peux faire avec de la philosophie ? Alors, je regarde les bouquins que je lis. Je lis des Gounel, des Van Gounet. Je lis l'Éric-Emmanuel Schmitt. Je me dis, il y a quand même un loup. Et en parallèle de ça, je cherche sur Internet ce qui pourrait me plaire. Et je tombe sur les ateliers philo-enfants de Frédéric Lenoir. Donc, je me dis à mon mari, mais c'est ça qu'il faut que je fasse comme formation. Je fais la formation. Et là, deuxième problème, c'est que je tombe sur des gens qui sont enseignants ou qui ont fait des études de philosophie. Je me dis, mais qu'est-ce que je fais là ? Je suis la seule soignant.
- Speaker #1
Oui, la philosophie théorique. Oui, voilà.
- Speaker #0
et je me dis reconnais pas du tout. Je me dis, mais mon Dieu, mais c'est encore pas fait pour moi, donc je me pose plus de questions. Et là, ce qui va m'aider, c'est que les gens qui sont déjà sur les terrains à faire des ateliers philo pour enfants me mettent bien le pied à l'étrier en me disant, mais viens faire un atelier, tu vois. En fait, il y a la théorie, c'est comme le solfège. Quand on t'apprend la musique, il y a le solfège qu'on t'apprend, et puis après, il y a les notes que tu vas pouvoir jouer et créer. Et là, je me dis, la révélation, c'est ça que je veux faire. mais j'avais besoin de le voir incarné sur le terrain. Et donc là, je suis trop contente de pouvoir le faire. Et la problématique qui s'est posée à moi, c'est que je ne voulais pas le faire en tant que bénévole, je voulais être payée. Il fallait que je me déclare en tant qu'auto-entrepreneuse. Mais moi, je ne sais pas faire.
- Speaker #1
Moi, je viens de l'hôpital.
- Speaker #0
À la fin du mois, on me donne ma fiche de paye. C'est tout ça. Merci. Et là, merci beaucoup à mon mari pour m'avoir aidée. Parce que la première fois qu'on me demande un devis, une facture, c'est l'angoisse totale pour moi.
- Speaker #1
Du coup, nouvel apprentissage aussi. Voilà,
- Speaker #0
nouvel apprentissage. Et heureusement que j'ai eu un soutien inconditionnel, je le redis à mon mari, pour me suivre quand même dans ses aventures et bien m'aider. C'est lancé en 2024.
- Speaker #1
2024. Ça fait un an et demi, deux ans que tu fais ça ? Oui,
- Speaker #0
c'est ça. Et la première fois qu'il faut chercher un nom pour son entreprise, tu vois, c'est quand même des étapes. Donc franchement, ça me vivifie. Je suis contente d'avoir ces petits défis-là parce que c'est des choses que je n'ai jamais apprises, jamais imaginées.
- Speaker #1
Tu ne t'es jamais imaginée ? On appelle ça entrepreneur. Tu ne t'es jamais imaginée à ton compte ? Non,
- Speaker #0
jamais.
- Speaker #1
Ah oui, donc c'est un monde qui s'ouvre à toi.
- Speaker #0
Complètement. Ah ouais, non, moi, je faisais ma petite carrière à l'hôpital. J'avais la sécurité de l'emploi. Moi, ça m'allait très bien.
- Speaker #1
Ouais, ok. Non, mais du coup, c'est cool. Les enfants sont très bien, en fait. Oui, c'est ça. Peut-être qu'il y a un âge pour tout ou un moment dans ta vie.
- Speaker #0
Peut-être, voilà. Et puis, se recentrer sur ses priorités. Moi, ma priorité, c'était vraiment d'abord mes enfants. Et mon travail, il arrivera autour à se greffer d'une façon ou d'une autre.
- Speaker #1
Oui, après, j'ai l'impression quand même dans tes priorités, il y a quand même le truc de apprendre et que ce soit intéressant pour toi. En se disant que ça doit s'adapter à ta vie, mais que quand même, quitte à bosser, tu vas apprendre des choses. Et qui sait quoi, entre guillemets. Faut mon petit effet one. Non, il y a des gens, et franchement, pas de jugement là-dedans, mais de se dire que, tu vois, on se dit j'ai un job alimentaire, et en fait, je m'éclate à côté. Et il y en a, ça leur va très bien. Et pourquoi pas ? Mais toi, t'es pas dans ce cas-là. De ce que je comprends, tu n'as pas l'air d'être dans ce cas-là. Ok, non, mais trop bien. Et du coup, c'est quoi un peu ta journée type ? Parce qu'en fait, tu fais plein de choses. Tu ne fais pas que des activités philo, tu fais des sciences, tu refais aussi un peu d'infirmière de temps en temps.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Je ne gagne pas ma vie encore à proprement dit avec cette nouvelle activité. Par contre, ça me vivifie, ça me tonifie, ça m'éclate intellectuellement. Et ça m'apporte beaucoup de joie, de liberté de créer. Mais financièrement, j'ai besoin aussi d'équilibrer avec des missions d'intérim en tant qu'infirmière anesthésiste. Et donc là, je peux avoir des missions de 7 heures, 12 heures ou 24 heures. Donc, ça fait rentrer de l'argent, on ne va pas se mentir. Et puis après, ça me libère du temps et de l'énergie pour faire d'autres choses. Donc, en fait, ce qui m'éclate, c'est d'avoir la liberté de maîtriser mon planning, en fait, au jour le jour.
- Speaker #1
Ok, donc là, aujourd'hui, c'est vraiment maîtriser ton temps, quoi.
- Speaker #0
Je maîtrise mon temps et puis en maîtrisant mon temps, je peux organiser mes priorités. Donc d'abord les enfants, ensuite... Ensuite financièrement, il faut que ça rentre un petit peu d'argent. Et puis après, je vais faire des choses qui m'éclatent et j'ai du temps pour ça en fait.
- Speaker #1
Jusqu'au jour où ça paiera probablement et peut-être tu auras... Voilà,
- Speaker #0
mais on verra. Enfin pour le moment, c'est que du bonus.
- Speaker #1
Ouais ?
- Speaker #0
Ouais, je le vois comme ça.
- Speaker #1
Ouais, et le fait de retourner... Comment tu vis le truc de retourner infirmière ? Vu que tu sais choisir, est-ce que tu le vis plutôt bien ? Alors,
- Speaker #0
c'est choisi. Ok. Donc je le vis bien. Donc je me suis libérée du temps pour le faire. Donc j'ai vraiment de la disponibilité. là où avant C'était une contrainte parce que je culpabilisais d'être au travail et de ne pas avoir fait d'autre chose. Et puis, je suis agréablement surprise d'être toujours bien accueillie. Comme l'hôpital, on ne va pas se mentir, des fois c'est un petit peu en tension. Quand un intérimaire arrive, c'est de la force vive en plus. Donc franchement, je trouve que j'ai toujours été très bien accueillie. Et puis, ça se passe bien comme ça.
- Speaker #1
Oui, surtout que tu viens les aider, entre guillemets, et comment ça se fait.
- Speaker #0
Voilà, oui. Et puis, j'ai déjà mon expertise soignante d'avoir exercé pendant plusieurs années, dans plusieurs endroits. Et je trouve que c'est même, intellectuellement, c'est même riche, parce que je peux mettre à profit toutes les expériences que j'ai eues dans les différents services. Là où avant, je suis cantonnée à un seul type d'activité, là, je peux mettre à profit toutes les compétences que j'ai eues dans mes différents endroits au profit de...
- Speaker #1
de là où je suis. Oui, tu gardes le meilleur.
- Speaker #0
Ah bah franchement. Du coup... Le jour et la nuit.
- Speaker #1
Je savais pas qu'on pouvait faire de l'intérim en tant qu'infirmière. Ouais. Non, mais c'est trop bien en fait. Du coup, si ça te permet toi d'avoir ton équilibre, c'est ça ?
- Speaker #0
C'est ça, voilà. Ok. Moi, c'était quelque chose que je savais qu'il existait mais qui me faisait peur. Je me suis dit, je m'en sentirais pas capable ou tout ça.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Donc, c'était des peurs aussi à dépasser.
- Speaker #1
C'était quoi les peurs, l'insécurité que peut-être... Bah...
- Speaker #0
L'insécurité financière aussi, parce qu'on ne sait jamais. Il y a des moments où ça marche bien à l'intérim, d'autres moments un peu moins. Et puis le fait qu'on t'attend pour être opérationnel tout de suite.
- Speaker #1
Oui, du coup. Et tu avais peur de ne pas être à la hauteur avec 20 ans d'expérience ? Oui. D'accord, Auré. Et puis d'abord, en fait, c'est en faisant que tu te dis « Ah ben en fait, je suis pas mal, je suis pas mal en fait » . Oui, en fait,
- Speaker #0
ça redonne de la perspective à qui on est.
- Speaker #1
Oui, donc ça t'a redonné confiance,
- Speaker #0
c'est ça ? Oui, complètement.
- Speaker #1
C'est fou ça, d'accord.
- Speaker #0
Ouais, ouais, donc franchement, c'est que du plus en fait.
- Speaker #1
Que du plus.
- Speaker #0
D'avoir pu se décaler comme ça des schémas dans lesquels je m'étais mise. Ouais,
- Speaker #1
ouais. Et en fait, juste tu t'es décalée toi toute seule en fait, en cheminant. Oui, c'est ça. Tu t'es fait accompagner quelque part à un moment donné pour passer le pas ?
- Speaker #0
Ah ben oui, si, je me suis fait accompagner quand même. On ne fait rien tout seul, je trouve. Voilà. Après, pour le fait de déclarer en tant qu'auto-entrepreneur, moi ça me faisait peur ce truc-là. Je ne l'avais jamais imaginé. Et j'ai fait appel à une auto-entrepreneuse libre aussi, parce que j'avais besoin du côté libre. Céline Dios, que je remercie beaucoup. Et moi, il me fallait tout le package, parce que ce n'était pas suffisant d'être juste auto-entrepreneur. Donc Céline, elle est médium, elle est chamane.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
J'ai senti toute la... D'accord,
- Speaker #1
ok. Donc, émotionnellement ou spirituellement, ça t'a aidé ? Oui,
- Speaker #0
parce que je ne voulais pas me planter, en fait. Parce que, mine de rien, quand tu chemines et que tu essaies plein de choses, tu laisses quand même beaucoup d'énergie et de confiance et tout ça. Et donc là, je me dis, mais si je crée mon auto-entreprise, je n'ai pas envie d'aller dans le mur non plus. Parce que j'ai quand même la responsabilité en tant que maman de ma famille aussi. J'ai de la chance d'avoir mon mari qui me soutient, mais quand même, je n'ai pas envie d'emmener tout le monde dans le mur. Donc, voilà.
- Speaker #1
Ok, et elle a fait quoi ? Si tu as envie d'en parler, je suis curieuse de savoir. Tu vois justement, autour du chamanisme, du médium, c'est quoi ? Tu as des séances spécifiques ?
- Speaker #0
Oui, alors c'était un entretien individuel et puis après, on continuait à avoir des séances en visio.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et du coup, après, moi j'avais besoin d'avoir une vision et un plan d'action rapide en fait, rapide et stratégique. Et donc ce qu'elle te livre, c'est quand même du... du sur-mesure. Et moi, je n'avais pas envie d'être dans les soins, tout ça. J'ai déjà fait des formations en soins énergétiques, j'ai déjà fait du reiki, un peu de yoga et tout ça, mais je trouvais que je tournais en rond. Ce n'était pas suffisant. À un moment donné, il fallait que je mette les mains dans le trombouille.
- Speaker #1
Mais du coup, comment est-ce qu'il arrive ce plan d'action ? C'est juste en discutant ou c'est en... En fait,
- Speaker #0
en tant que médium, elle te ramène dans ta vie d'enfant, ce qui, toi, a bien matché. Et... Et moi, elle me remet dans ma vie quand j'étais avec mes grands-parents, en fait, et ce qui allait bien quand j'étais avec eux. Et du coup, je me remets dans ce scénario et tout, et ce qui me plaisait, mes rêves d'enfant à ce moment-là. Et donc, elle me livre un plan d'action sur aujourd'hui ou demain. Si tu as envie, si tu as envie de prendre ce chemin-là, tu peux, et c'est ce qui va t'apporter de la joie et de la liberté. Et je me dis, moi, j'ai l'impression d'être le lapin pris dans les phares d'une voiture. Et tes rêves d'enfant,
- Speaker #1
c'était de faire des choses avec les enfants ? Oui, c'était vraiment ça. Ah, et tu ne te rappelais pas que c'était ça ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Ah, c'est non. Ou ça.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ok. Oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
D'accord. Non,
- Speaker #0
non, je pense que le mental, l'ego aussi avait pris le dessus. Parce que pour moi, c'était... Moi, je sortais de ma campagne, je venais à la grande ville pour faire des formations, pour apprendre plein de choses. Je suis devenue cadre de santé. Enfin, voilà, il y avait plein de choses. Et je ne me voyais pas redevenir... pour moi dans ma tête, simple animatrice en fait.
- Speaker #1
Oui, alors qu'en fait c'est ça.
- Speaker #0
Donc tu rêvais quand tu étais petite. Oui, c'est ça que je rêvais. Et ce qui est chouette, c'est qu'elle va y amener la couleur et de la liberté et je trouve que c'est une façon de réinventer le métier aussi.
- Speaker #1
Oui, tu peux être comme toi en fait.
- Speaker #0
Oui, mais tant que tu ne sais pas vraiment qui tu es, ce n'est pas facile.
- Speaker #1
Ah bah carrément ! Tu as beaucoup expérimenté en même temps, c'est bien.
- Speaker #0
Oui, j'avais besoin. Moi j'apprends comme ça.
- Speaker #1
Non mais tu vois tout le monde n'est pas comme ça Je pense que tout le monde se laisse pas l'occasion d'expérimenter Oui c'est vrai
- Speaker #0
Il faut pouvoir se libérer du temps, de l'énergie Et puis accepter juste qui on est Donc je me dis je suis que animatrice Mais je vais l'être complètement
- Speaker #1
Que, attends il n'y a pas de Animatrice scientifique, philo C'est hyper intéressant C'est assez ciblé en fait Oui.
- Speaker #0
Et c'est elle qui m'aide à trouver mon public aussi, à me confirmer, à me dire que c'est ça qui t'apporte de la joie et tout ça. Et moi, j'avais besoin de cette confirmation. J'avais eu des fois différents aiguillages qui m'avaient amené ça, mais il n'y avait pas eu encore ce déclic. Oui,
- Speaker #1
ce déclic, quoi, dans ton cœur ou physiquement ? Dans mon cœur et physiquement,
- Speaker #0
voilà. Et j'avais besoin de toutes ces séances et tout pour vraiment confirmer tout ça.
- Speaker #1
OK. Et du coup, une fois que tu étais devant les enfants, ça t'a confirmé tout ça ? Ah bah, complètement.
- Speaker #0
Et puis du coup, ton énergie change. Là où tu es souvent capté par tout ce que tu n'as pas réussi à faire ou voulu faire, là, juste en étant avec eux, c'est juste bien.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est juste trop bien. Et j'aime en effet Wahou. Oui,
- Speaker #1
c'est trop mignon, j'adore. Et du coup, les enfants, c'est quoi ? C'est toujours 6-10 ans ou tu as élargi un peu ?
- Speaker #0
J'ai élargi aux grandes sections. D'accord. Ils sont bien mignons aussi. Jusqu'au CM2, donc c'est 11-12 ans. Après, les ados, je ne sais plus faire.
- Speaker #1
Et comment tu l'as fait cheminer en philosophie justement ? Parce que c'est hyper sérieux On en parlait et en philo on en a fait qu'en terminale Donc tu te dis, ça veut dire quoi ?
- Speaker #0
Donc moi j'ai un gros complexe de faire la philosophie parce que je me dis en terminale j'ai eu 11 au bac en philo Le prof de philo m'a complètement fermé le jour où il m'a dit que les animaux n'étaient pas intelligents parce qu'ils ne parlaient pas Donc je n'ai plus rien écouté C'est trop déprimant. Et puis la philo qu'on fait en terminale, c'est l'histoire de la philosophie. Donc on apprend des grands noms, des dates, des tendances. Et moi, je n'aime pas ça du tout. Donc voilà. Et les ateliers philo pour enfants avec Frédéric Lenoir, pour moi, ça change complètement la donne. Parce que l'enfant, il est naturellement philosophe. Donc naturellement, il se pose des questions. C'est quoi la vie ? C'est quoi la mort ? C'est quoi la liberté ? Et son émerveillement fait qu'il va... cheminer tout le temps et se poser des questions. Donc moi, l'idée, tout mon intérêt en tant qu'animatrice, c'est de rebondir là-dessus, en fait. C'est de partir de cette base. Et à chaque fois, de lui poser des questions et d'être comme un chercheur. Donc je me mets à la hauteur d'enfant et je me dis, tiens, toi tu penses ça et s'il se passe ça, qu'est-ce qu'on fait et tout ça. Et donc, on chemine et je les amène à essayer de faire des choix, en fait. À ouvrir le champ des possibles. Comme un appareil photo, là où des fois tu peux avoir le zoom bloqué, là on réouvre le champ en posant plein de questions. Et comme ça, ça réouvre plein de chemins différents et on a le droit d'essayer tel argument, de voir jusqu'où c'est vrai ou juste, de se tromper ou de changer d'avis. Mais du coup, on apprend à faire des choix.
- Speaker #1
Ah ok, super intéressant. Tu vas rire parce qu'hier, il y avait le studio et mes filles ont voulu faire. Je me suis dit que je vais faire une petite interview. Je leur ai dit « C'est quoi la liberté pour toi ? » Je me suis dit « C'est hyper dur ! » Brune, qui va avoir 6 ans, était très compliquée de répondre à la question. Je me dis que pour des enfants, c'est petit.
- Speaker #0
Je ne leur pose pas la question. Merci pour toi que tu l'aimes. Je leur annonce le thème. Ça doit être « C'est quoi la liberté ? » Mais on ne va pas démarrer tout de suite comme ça. On va d'abord faire un jeu.
- Speaker #1
D'accord. Tu la mets différemment pour leur faire comprendre cette chose
- Speaker #0
Moi je l'avais pris sous l'angle, je l'ai fait une fois la liberté avec les enfants, je l'ai pris sous l'angle des Pokémon Ok
- Speaker #1
D'accord Dis-moi, vas-y
- Speaker #0
Les Pokémon, ils ont des super-pouvoirs en général, de ce que je sache parce que je n'en sais pas trop Et donc si vous aviez un super-pouvoir lequel ça serait et qu'est-ce que vous en feriez ? Donc après la liberté, est-ce qu'on choisit d'utiliser son super pouvoir ? Ou dans quel cas, dans quel contexte ? Est-ce qu'on choisit de ne pas l'utiliser ? Est-ce que tu as des exemples ? Et ainsi de suite. Ah,
- Speaker #1
et tu les fais cheminer avec leur propre référent ?
- Speaker #0
Eh bien oui, en fait. L'idée, c'est de partir de là où ils en sont. Et ils se posent déjà des questions. Moi, l'idée, c'est d'être un chercheur, en fait.
- Speaker #1
Avec eux et de leur montrer, un peu comme un scientifique. Du coup, ça a quand même un lien avec tes ateliers scientifiques. Et puis,
- Speaker #0
quand on regarde l'histoire aussi, à un moment donné, la philosophie était commun avec les sciences. Après, elles se sont séparées.
- Speaker #1
Non, je ne savais pas. J'ai toujours fait un bac S. J'ai toujours aimé la philo et je me suis dit, c'est très bizarre, en fait. Je suis en S, j'adore les maths et j'adore la philo. Donc, je ne savais pas. Mais nous,
- Speaker #0
on fait des jeux. Par exemple, j'ai fait un atelier sur c'est quoi la richesse, être riche ou être pauvre. Et puis, on a démarré par le jeu du Monopoly. Ah oui,
- Speaker #1
c'est génial. Ok, c'est trop bien. Et puis,
- Speaker #0
est-ce qu'on est riche d'avoir, d'être ou de faire ? Donc après, on apprend à organiser un petit peu ses idées.
- Speaker #1
C'est philosophique, tu devrais le faire aux adultes. Je pense qu'il y a quand même un petit sujet. Parce que, tu vois, c'est génial.
- Speaker #0
En fait, moi j'aime bien, il faut que je démarre par un jeu. Je suis animatrice, donc déjà, il faut que ça me plaise. Sinon, si c'est pour débattre et puis s'ennuyer, et puis vraiment le ramener à du concret, du quotidien. Et qu'est-ce qu'on en fait ?
- Speaker #1
Oui, et en fait, les enfants, ils sont très pragmatiques.
- Speaker #0
Ben oui, ça c'est clair.
- Speaker #1
Non mais c'est vrai, ils sont prêts à...
- Speaker #0
Et puis, la question du choix, quand j'ai fait un atelier philo sur le choix, c'est quoi le choix ? Moi je suis partie sur Minecraft. Parce que les gamins, ils adorent Minecraft. Et en fin de compte, tout le temps dans ce jeu, ils font des choix. Et c'est un choix stratégique, parce que le but, c'est pas forcément d'arriver à la première étape, mais c'est d'avoir déjà pensé à la deuxième, la troisième, et ainsi de suite. Ah ben oui, carrément. Donc déjà, tu... ils sont déjà dans un mode où ils font des choix. Donc déjà, ils ont confiance en eux parce que déjà, ils sont assurés d'être déjà dans le... Non, c'est trop bien.
- Speaker #1
Et tu abordes ça par le jeu qui est un des meilleurs moyens pour apprendre.
- Speaker #0
Ah ben moi, j'ai besoin. Ah,
- Speaker #1
j'adore. Moi, j'ai besoin. Non, mais c'est vrai, c'est un peu... C'est comme les ateliers sciences.
- Speaker #0
Quand je fais des ateliers sciences, on fait déjà la petite expérience qui nous fait les petits effets waouh. Oui,
- Speaker #1
j'aime bien.
- Speaker #0
Et puis après, je distille deux, trois petits mots scientifiques. D'accord. de façon d'expérimenter et tout. Et puis l'enfant, naturellement, il est bien manipulé aussi. Donc il est aussi dans le faire.
- Speaker #1
Et quand tu regardes ton chemin, est-ce que tu es fière de toi, de se dire « Waouh, c'est incroyable ! » Enfin, je veux dire, je ne m'attendais pas à être là aujourd'hui. Et en fait, tu as l'air hyper épanouie et c'est cool de te voir comme ça. Est-ce que tu es fière du chemin ? Tu te dis quoi ?
- Speaker #0
Oui, moi je suis fière du chemin. Moi, ça a tout changé à partir du moment où je... J'ai eu mon identité d'avoir mon entreprise, en fait. Oui. Ça, je ne m'y attendais pas du tout. Et je me dis, waouh, quand même, c'est une responsabilité en termes d'image, en termes de ce que je vais produire. Mais en même temps, c'est tellement moi que voilà. Et j'ai l'impression de pouvoir utiliser toutes les compétences que j'ai développées jusque-là et pouvoir tirer le fil que j'ai besoin au bon moment, au bon endroit.
- Speaker #1
Et est-ce que tu as changé un peu ? de posture ou pas ? Parce que parfois, on dit que quand on devient justement son propre prétend, on évolue un peu, on prend peut-être un peu plus de place ou on change un peu de posture. Est-ce que ça, tu le ressens ?
- Speaker #0
Alors, évoluer de posture, oui, mais dans le sens où je suis plus en joie et plus libre. T'es plus toi-même. En fait, t'as juste recruter peut-être à la petite que t'étais, que tu disais tout à l'heure. Parce qu'après, non, je me prends pas pour une chef d'entreprise ou non, j'aime pas tous ces trucs pompeux. Ouais,
- Speaker #1
non, c'est pour... Voilà. D'accord, on va être revenant. Et du coup, si tu devais... Bon, j'ai une petite idée, mais la décision un peu la plus osée que tu aies prise jusqu'à présent, là, dans ta carrière ?
- Speaker #0
La plus osée, c'était quand même de poser ma démission.
- Speaker #1
Ah, ouais !
- Speaker #0
Deux heures après mon entretien.
- Speaker #1
Allez, ciao les gars !
- Speaker #0
Mais en fait, elle ne m'a pas prise au sérieux, la directrice. Tu vois, je suis restée calme, posée. Oui, parce que j'avais quand même les deux mois pour... Et elle n'a pas vu venir, en fait.
- Speaker #1
Ouais. Oui, tu t'es sentie vraiment... Et là, ça m'a libérée. Oui,
- Speaker #0
c'est ça, exactement. Et là, de poser, d'acter quand même les choses, ou merci, mais non merci. Oui,
- Speaker #1
tu te dis, de toute façon, je vaux mieux que ça.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
tu as raison. Carrément, mais j'adore, trop cool. On va passer à une petite séquence. Tu préfères... Je te pose des questions, tu me réponds. Tout simplement. Tu préfères vivre dans une tiny house autosuffisante en pleine nature, mais sans aucun accès à Internet, ou vivent dans un appartement. en ville hyper connectée, mais avec l'obligation de cultiver tout ton potager sur ton balcon.
- Speaker #0
Oh bah la tiniaus !
- Speaker #1
Au milieu de la nature,
- Speaker #0
au milieu de la nature !
- Speaker #1
Tu préfères devoir chanter tout ce que tu dis quand tu es en colère ou devoir chuchoter tout ce que tu dis quand tu es joyeuse ?
- Speaker #0
Ah, c'est intéressant ! Chuchoter quand tu es joyeuse. D'accord.
- Speaker #1
Tu préfères que tes enfants deviennent des génies de la tech qui réussissent brillamment, mais ne... se posent plus de questions existentielles ou qu'ils deviennent des philosophes passionnés qui vivent avec peu, mais passent tout leur temps à refaire le monde avec toi ?
- Speaker #0
Oh bah les philosophes !
- Speaker #1
Elle est un peu orientée, j'aime. Tu préfères avoir son connaissance sympa, mais aucun ami proche ou avoir une seule amie fusionnelle qui te suit partout,
- Speaker #0
même aux toilettes ? Moi, une seule amie, c'est mon cas.
- Speaker #1
Tu préfères être connue mondialement pour tes théories philosophiques Ou être totalement inconnu, mais savoir que tu as réellement sauvé des vies concrètement.
- Speaker #0
Totalement inconnu, ça me va bien.
- Speaker #1
J'avais un peu la réponse, mais je te la pose quand même. Tu préfères pouvoir voyager dans ton passé pour changer un seul petit détail ou pouvoir voir 5 minutes de ton futur chaque matin ?
- Speaker #0
Ah, 5 minutes de mon futur.
- Speaker #1
Ah,
- Speaker #0
ouais. Ça change la donne, en fait.
- Speaker #1
Ah, tu trouves ? Oui,
- Speaker #0
en fait, c'est toute l'approche que j'ai eue avec Céline Joyce. C'est qu'elle te projette sur une ligne du temps. Moi, elle me dit, mais je te vois faire ça.
- Speaker #1
Elle te connecte à ton futur toi.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. Et ça, ça change tout. Et elle me dit, si tu veux, tu peux le faire. T'as le choix. On a le choix du libre arbitre. Voilà.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Bon, j'aime beaucoup.
- Speaker #1
Je suis obligée de continuer, mais t'as fait phrase et on aurait pu s'arrêter là. Tu préfères avoir un compte en banque bien rempli mais devoir gérer tes finances comme un tableau Excel complexe, deux heures par jour, ou avoir juste le nécessaire pour vivre confortablement et sereinement mais sans jamais avoir à regarder ton solde bancaire ?
- Speaker #0
Juste le nécessaire ! C'était moi !
- Speaker #1
Et tu préfères passer une soirée avec ton moi de 10 ans pour voir si elle est fière de l'adulte que tu es ou une soirée avec ton moi de 80 ans ? Pour qu'elle te donne le secret de la fin ?
- Speaker #0
Le mois de 80 ans.
- Speaker #1
Le mois de 80 ans. Ok, bah du coup, oui. Moi,
- Speaker #0
c'est vraiment tourner vers le futur. Ouais, plus tard que le futur.
- Speaker #1
Ok. Non, trop bien.
- Speaker #0
Et puis, c'est un peu mon approche avec les enfants aussi. C'est le futur, les enfants. Ah bah, carrément. Ouais.
- Speaker #1
Ok. Super. Question de la fin. Si tu devais définir la liberté par un objet, qu'est-ce que ce serait ?
- Speaker #0
Une plume.
- Speaker #1
Une plume. Ouais,
- Speaker #0
léger comme une plume. Léger comme une plume. Ouais, plus de nœuds dans la tête.
- Speaker #1
D'accord. Qui va un peu...
- Speaker #0
Et puis qui suit ses envies, sa liberté, en fait. D'accord.
- Speaker #1
Ok, trop bien. Un livre, tu as dit que tu as lu beaucoup de livres, justement. Soit qui t'a aidé, soit qui représente la liberté, comme tu veux, ou un livre que tu aimes beaucoup ?
- Speaker #0
Un livre qui m'aide beaucoup, qui m'a fait réfléchir et prendre un premier virage. Après, il y a tout un chemin. Mais c'est le livre de Thomas d'Anzambourg. D'accord. Cessez d'être gentil, souhaitez-le.
- Speaker #1
Ah oui ! J'adore. Ok.
- Speaker #0
Donc ça, c'est... Ça a commencé déjà à décaler un petit peu les choses. Ok.
- Speaker #1
Ouais, j'aime beaucoup. Il est hyper impressionnant quand il parle. C'est fou.
- Speaker #0
Ouais. Il est hyper impressionnant. Puis c'est libérateur, en fait, tout ce qu'il dit. Ouais.
- Speaker #1
Moi, carrément. Et une chanson que tu mets, du coup, qui te remet en énergie, qui est cool, qui représente la liberté. Ah oui, qui représente la liberté. Moi,
- Speaker #0
c'est « Il est libre, Max » .
- Speaker #1
« Il est libre, Max » . Ok. À des 80.
- Speaker #0
Ben oui. Puis il met de la magie dans tout ce qu'il fait. Ouais. Tu vois ?
- Speaker #1
Ouais. Ça,
- Speaker #0
c'est ce que j'ai envie d'apporter aux enfants.
- Speaker #1
D'accord. Ah ouais. Je pense que mes filles ont eu la chance de t'avoir au périscolaire et elles j'adorais. Non, vraiment. Elles me disent, on va pleurer, il y a Aurélie. Aurélie n'est plus là, mais vous pouvez quand même y aller.
- Speaker #0
C'est gentil. C'est vrai.
- Speaker #1
Si tu devais donner un seul conseil pour celles qui doutent justement de ta carrière, de toi, un truc soit qui t'a aidé ou un conseil en leur disant, faites ça, etc. Qu'est-ce que tu dirais ? à ces personnes ?
- Speaker #0
Moi, je dirais que votre temps est précieux et suivez votre première impression.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
suivre son intuition.
- Speaker #1
Oui, mais tu sais, parfois, quand on est déconnecté de son intuition, toi, tu l'avais peut-être.
- Speaker #0
Ah oui, complètement.
- Speaker #1
Ça a été compliqué de le reconnecter peut-être, tu vois, à ton intuition. Parfois, ce n'est pas toujours simple.
- Speaker #0
Oui, puis on met des résistances avec l'ego, avec le mental, avec le regard de la société, avec plein de choses. Moi, ce qui m'a aidée, c'est une rencontre, en fait.
- Speaker #1
Te faire accompagner, la bonne rencontre. Oui,
- Speaker #0
la bonne rencontre avec la bonne personne. Avoir un accompagnement sur mesure et être tournée tout de suite vers l'action aussi. Parce que l'idée, ce n'était pas d'aller se percher dans des soins énergétiques, dans plein de choses. Moi, ce que je voulais, c'était enclencher tout de suite du concret. Et renouer avec de la joie, avec de la liberté. Et puis, pouvoir créer en fait. Moi, je ne pensais pas que je pouvais créer des choses. J'ai une amie qui me dit, avec le petit sourire en coin, parce qu'elle sait qu'elle a déjà la réponse. Elle me dit, mais Aurélie, tu as déjà des enfants.
- Speaker #1
Oui, c'est clair.
- Speaker #0
C'est drôle.
- Speaker #1
Oui, c'est rigolo.
- Speaker #0
Et je ne l'avais pas imaginé. Ok,
- Speaker #1
d'accord.
- Speaker #0
Donc voilà, être bien entourée aussi des personnes qu'on a autour de soi, ça aide beaucoup parce qu'on ne fait rien tout seul. Mais ce qui aide, c'est de trouver les personnes qui sont complémentaires par rapport à ce qu'on fait. Moi, je ne cherche pas des gens qui me ressemblent. Je cherche des gens qui ont aussi d'autres compétences que je n'ai pas et pouvoir s'enrichir les uns les autres.
- Speaker #1
On se laisse sur cette belle phrase philosophique, Aurélia. Merci. Et puis à très bientôt. Au revoir. Merci d'avoir partagé ce moment avec nous. Si cet épisode t'a inspiré, pense à t'abonner, laisse-moi 5 étoiles et partage-le autour de toi. Ça m'aide énormément à faire grandir ce média. Pour aller plus loin, retrouve tous les conseils et les ressources partagées par l'invité du monde dans ma newsletter. Viens pour t'abonner. Elle est juste en dessous dans la description de l'épisode. On se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle exploration. D'ici là, prends soin de toi et de ta liberté. Et surtout, n'oublie pas, la liberté, ça commence par un choix.