- Speaker #0
Bienvenue dans Liberté en vrai et en vrac, le podcast qui explore la liberté sous toutes ses formes. Je suis Marine. Après des années en finance et conseil spécialisé en conduit du changement, j'ai compris que la liberté ne s'attend pas, elle se construit. Qu'elle soit professionnelle, financière, corporelle ou spirituelle, elle demande des clés concrètes et une bonne dose d'audace. Chaque semaine, je donne la parole à des femmes authentiques, des femmes comme toi et moi, qui ont osé le pas de côté. Ensemble, on décortique leur parcours et leur déclic pour que tu puisses toi aussi Tracer ton propre chemin.
- Speaker #1
Bienvenue dans l'aventure.
- Speaker #0
Salut Aurélie ! Salut Marine ! Ravie d'être avec toi aujourd'hui. Du coup, effectivement, tu fais partie des premières interviews, interviewées que je fais. Ça va, pas trop stressée ?
- Speaker #1
Bah si,
- Speaker #0
un petit peu.
- Speaker #1
Oui, heureuse d'être là. Merci pour ta confiance.
- Speaker #0
Ok, bah trop cool. En tout cas, merci à toi d'avoir répondu présente. Effectivement, les premiers, c'est pas toujours évident, pour toi comme pour moi, j'avoue. Nouveau challenge pour moi aussi. L'idée, c'est que je vais te laisser te présenter, peut-être, pour ceux qui ne te connaissent pas, comme tu le souhaites. Qui es-tu, Aurélie, pour celles et ceux qui nous écoutent ?
- Speaker #1
Je suis Aurélie. Je suis une femme, une mère, une sœur, une amante. Je suis actuellement masseuse. C'est compliqué de me définir avec un mot. mais voilà, écoute, je vais braper ok,
- Speaker #0
super, non mais merci c'est complet, de toute façon on va revenir un peu sur ta vie ce que t'as fait, etc juste avant de commencer si tu devais donner une météo un peu à ta liberté aujourd'hui on est plutôt grand ciel bleu, chantier en cours quelques petits nuages bah oui de toute façon, chantier en cours parce que Euh... Clairement,
- Speaker #1
j'ai repris des libertés dans certains domaines, mais même dans ceux-là, c'est jamais fini. Et puis, il y en a toujours d'autres qu'on découvre, que j'approfondis,
- Speaker #0
etc. Donc, ouais, chantier encore et toujours, quoi. Chantier encore et toujours, ok, trop cool. Avant de commencer un peu à ce que tu fais dans la vie, t'as dit que t'étais maman, etc., on va revenir un tout petit peu à ton enfance. t'étais quelle petite fille ? Est-ce que t'étais déjà comme t'es aujourd'hui ? T'as grandi dans quel environnement ? Est-ce que c'était très, ouais, on est libre, on s'éclate, on fait ce qu'on veut, ou plutôt très, on rentre dans les cases, on suit une vie tracée ? Voilà, c'est pour savoir un peu d'où tu viens avant de nous dire où tu es aujourd'hui.
- Speaker #1
OK. Donc non, je ne suis pas du tout la petite fille que j'étais il y a longtemps, maintenant. Non, moi, je suis ici dans le milieu... très traditionnelle, tu vois, avec la valeur travail vraiment inculquée loin, loin dans les générations. Une influence aussi judéo-chrétienne assez importante. Voilà, donc c'est plutôt un cadre très strict, vraiment suivre les règles, pas dire un mot de côté, pas faire un pas de côté. Il y avait vraiment cette notion de... Pas faire de vagues, pas être différent et un gros regard de l'autre, le jugement de l'autre est très important. Donc, c'était un environnement quand même très restrictif. J'avais cette impression d'être enchaînée, d'être vraiment limitée dans mon espace.
- Speaker #0
Ouais, donc tu vois, pas vraiment toi-même, pas à peine l'occasion de développer vraiment tes particularités finalement.
- Speaker #1
Ah non, non, non, c'était au contraire. Tu vois, vraiment, il fallait rester dans ce qui était la norme, la règle classique. Enfin voilà, j'étais intérieurement je bouillais, mais extérieurement j'étais la petite fille sage qui respecte bien ce qu'il faut.
- Speaker #0
Ok, et tu as dit que tu étais une sœur, donc j'imagine que ça veut dire que tu as un frère. Ouais, j'en crois. Est-ce que pour lui, c'était la même chose ou il y avait une différence déjà ? Parce que parfois, on avait fait toujours les petites filles comme les petits garçons.
- Speaker #1
Alors, je pense que de par notre éducation, lui, c'était moins, comment dire, c'était plus intériorisé. Tu vois, il ne l'exprimait pas. Un garçon, ça garde lui dans la culture, dans la culture où j'ai grandi. Mais là, plus grand maintenant, quand on en discute, oui, c'était les mêmes. C'était les mêmes. Enfin, voilà, avec des différences de genre, bien sûr. Mais ça restait quand même un environnement très contraignant. Ok, d'accord.
- Speaker #0
Et du coup, qu'est-ce que t'as fait ? D'accord. Et du coup, t'as grandi où exactement ? Et après, qu'est-ce que t'as fait comme études ? Tu t'es dirigée vers quoi ? Parce que moi, je te connais un peu, donc ta vie est très différente aujourd'hui. Et c'est important de savoir ce que t'as fait au départ, justement.
- Speaker #1
Ouais. Donc moi, j'ai grandi dans la campagne, dans le sud-ouest, vraiment en tout petit. petit village, une toute petite école. Enfin voilà, on était dans un environnement très particulier et limité, j'ai envie de dire. Voilà. Et après le lycée, je suis allée à Toulouse pour faire mes études en prépa. Donc je préparais l'entrée pour l'école de commerce. Donc je suis allée à l'école de commerce de Toulouse où j'ai fait un apprentissage en banque. Et en finance de marché, attention ! Ça fait beaucoup rire les gens quand ils savent ça. Et sachant que la première chose que j'ai fait quand j'ai eu mon diplôme, c'est de brûler tous mes cours de finance.
- Speaker #0
Brûler,
- Speaker #1
carrément ! J'ai pas fait semblant. Ouais, parce que j'avais suivi, tu vois, ce qui est... été recommandé par les profs. Moi, je suis issue d'un milieu agricole, donc l'ambition de mes parents, c'était que je puisse sortir, m'extraire de ce milieu pour avoir des meilleures conditions de vie.
- Speaker #0
Donc en soi,
- Speaker #1
c'était un beau souhait qu'ils avaient pour moi, mais voilà, j'ai suivi une voie qui n'était pas celle du cœur, mais qui était celle de l'obligation. Donc voilà, j'ai terminé mes études en brûlant tout. J'avais un double diplôme à présenter, un diplôme bancaire. Et j'y suis allée les mains dans les poches en disant à toutes les personnes du comité devant lequel je passais qu'en fait, je ne voulais pas du tout travailler dans la banque, que ce n'était pas pour moi. Donc, ça ne servait à rien qu'on perde de temps.
- Speaker #0
De quel temps tu as donné ton diplôme ou pas avec ça ?
- Speaker #1
J'ai mis mon diplôme d'école de commerce. D'accord. celui-là j'ai eu mais par contre celui de la banque bah je savais que c'était pas pour moi tu vois et donc là j'ai à quoi 22-23 ans j'ai en train de dire mon fuck quoi ok voilà en disant non mais en fait je peux même pas prétendre valider ce diplôme tellement c'est pas moi ok et dans ton entourage ils le savent du coup j'imagine que oui non ? au mieux au mieux c'est su parce que en or C'était surprenant sans être surprenant, je pense, pour mes proches. Parce que j'ai beau être tout le temps la bonne fille qui fait ce qu'il faut, etc. J'ai quand même toujours été celle qui rentre dedans, qui pose les questions qui ne sont pas agréables, qui fait un petit peu bouger les choses.
- Speaker #0
Je me suis même rendu compte ce matin,
- Speaker #1
j'ai pris mon mug, tu vois, c'est mouton noir. C'était un peu ça aussi, j'ai toujours eu ce côté rangeant.
- Speaker #0
Ok, tu as toujours suivi les règles, mais en fait, à l'intérieur, tu savais déjà que ça n'allait pas t'aller. Mais tu as décidé de suivre ton titre.
- Speaker #1
Ah, c'est ça, le mouton noir.
- Speaker #0
Ok. Et du coup, qu'est-ce que tu as fait après ton diplôme ? Du coup, tu n'es pas allée en banque ?
- Speaker #1
Non, je ne suis pas allée en banque. C'était associé. Je suis allée en ressources humaines en me disant, là, je vais vraiment pouvoir amener quelque chose, donner de l'opportunité dans le travail, d'évolution, etc. Ça ne s'est pas vraiment passé comme j'envisageais. J'étais dans un cabinet de recrutement avec des règles vraiment… très, très strict. Si jamais tu remettais en cause, tu avais le glas du licenciement qui était vraiment toujours au-dessus de ta tête. Donc, au bout de neuf mois, limite, je commençais à avoir un ulcère tellement j'étais stressée dans cet environnement. Donc, je suis allée dans une autre boîte, toujours en ressources humaines, mais où c'était plus humain. on va dire. Voilà, donc là, je suis restée là quelques années. Après, j'ai repris mes études pour travailler dans tout ce qui est processus, accompagnement du changement. Donc là, pareil, j'ai été consultante quelques années pour différentes sociétés. Et puis ensuite, avec mon copain à l'époque, mon mari aujourd'hui, on s'est dit, mais en fait... qu'est-ce qu'on fait là ? On était à Paris depuis plusieurs années et on s'est dit mais qu'est-ce qu'on fait là ? Nous ce qu'on a envie c'est de voyager, c'est de découvrir un petit peu le monde. Et donc du coup j'ai donné ma démission, mon mari s'est mis en année sabbatique et on est partis pendant un an.
- Speaker #0
Pour apprendre des petits lyonnais sur notre route.. Oui tout à fait, effectivement, on peut dire on s'est croisé autour du monde avec Aurélie. du coup au fond de La Bolivie, il me semble. Tout à fait, on peut le dire. C'est ça.
- Speaker #1
Et voilà. Et puis après, après un an d'avoir voyagé, on est rentré sur Paris. J'ai repris un poste de consultante. Là, je suis tombée enceinte. Et du coup, on savait qu'on ne voulait pas élever notre enfant sur Paris. Donc, on est venu en Rhône-Alpes. Et là, ça a été un petit choc pour moi parce que je pensais vraiment avoir ma fille et reprendre mon boulot de consultante, même si clairement, ça ne me satisfaisait pas, mais je ne me voyais pas vraiment faire autre chose. Et puis là, j'ai ma fille dans mes bras et je me suis dit non, en fait, je ne peux pas la laisser. Je pense que là, ma voie maintenant, c'est d'être maman. Du coup, ça a été un premier mouvement de me défaire de ces attentes de « j'ai un bac plus 5, j'ai un certain niveau de vie » . En fait, j'ai toujours prôné mon indépendance financière, etc. Et là... J'accepte de faire équipe avec le père de ma fille pour m'occuper à 100% d'elle et puis après de son petit frère. Donc ouais, ça a été un petit peu une révolution pour moi de déconstruire tout ça aussi. Je peux en fait être maman et c'est pas forcément revenir en arrière sur ce que je me suis battue pour avoir de l'indépendance. Mais voilà. donc après j'ai été 7 ans maman au foyer ouais ok j'ai mis cette expression parce que j'étais pas souvent chez moi, on bougeait beaucoup on faisait beaucoup de trucs mais voilà et au bout de 7 ans là j'ai senti que j'avais envie d'autre chose aussi et donc du coup je me suis formée au massage, je pense à la grande surprise de beaucoup de personnes
- Speaker #0
Attends, grande surprise, je veux expliquer pourquoi, parce que t'es plutôt une personne qui n'aime pas trop qu'on l'approche, t'aime pas trop qu'on te touche, entre guillemets, enfin voilà, t'es pas quelqu'un de très tactile, quand on te connaît un petit peu, peut-être avec ton mari, mais en tout cas pas avec tes ailes ou son entourage. Donc voilà, effectivement, moi ça m'a surprise en même temps, pas tant que ça. Mais je te laisse développer, je te dirai après.
- Speaker #1
Oui, bah écoute, je pense que ça fait partie... Ça fait partie de mon chemin de norme, parce qu'effectivement, ce que tu dis de moi, ce côté pas très tactile, pas forcément dans l'ouverture tout de suite vers les autres, c'est aussi des années et des années de carapace, de protection, que j'ai travaillé, j'aime pas trop ce terme, mais en tout cas que j'ai exploré, que j'ai essayé de déconstruire petit à petit. pour aller oser toucher ce qui était de ma sensibilité, de ma vulnérabilité et de ce qui, en fait, vraiment m'attire et me furent. Et donc, ouais, ça a été une déconstruction que de l'autre côté, je mets des barricades, je mets des protections pour ne pas souffrir.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais voilà, j'ose m'ouvrir et aller par le toucher,
- Speaker #0
amener du bon à d'autres. Ouais, ok. Alors attends, hyper intéressant, il y a trop de trucs, il y a plein de trucs. Il y a déjà un premier truc. Effectivement, nous, on s'est rencontrés en tour du monde, puisque nous aussi, on était en tour du monde avec Julien quand on s'est rencontrés. Juste, est-ce que ça, ça a quand même été un premier pas ? Parce que nous, on vous a rencontrés en tour du monde. Pour nous, vous étiez déjà comme ça, mais je sais qu'on a des amis comme moi qui nous ont dit « Attends, c'était plus les mêmes en rentrant » . Je pense que tu as quand même eu un premier truc pour moi. Enfin, je ne sais pas si tu l'as vécu comme ça, mais de se dire « Ok, le tour du monde, ça t'a profondément changé. Est-ce que ça a remis en perspective ce qui était important, ce qui ne l'était pas ? » Ou c'était vraiment juste un rêve, tu as coché un truc et tu le dis, tu vois, tu as repris ta vie. Enfin, tu as repris un job de consultante, tu as eu ton premier enfant. Et pour toi, c'était plus le premier enfant qui a fait basculer ou est-ce que c'est vraiment un peu peut-être les deux aussi, l'un à la suite de l'autre ?
- Speaker #1
En fait, ça remonte à beaucoup plus loin, mais ça a été quelque chose d'interne, de personnel. En fait, je te dis, avec l'environnement dans lequel j'ai grandi, il y a toujours eu quelque chose en moi de… Il doit y avoir plus dans la vie. la vie, c'est... autre chose que toutes ces contraintes ou que toutes ces obligations ou que toutes ces il faut. Et je sentais bien que j'avais des grosses carapaces et des grosses armures que c'était pas facile pour moi de me laisser toucher et physiquement et émotionnellement par les autres. Donc du coup, dès que j'ai été diplômée, ouais, je pense, j'ai commencé plus activement un travail sur moi, sur mes blessures. Parce qu'en fait, là, tu vois, pour moi, la liberté, ça consistait à être consciente de mes actes et de mes réactions. Tu vois, quand je me voyais réagir à certaines situations, à certaines personnes, mais finalement, comme si ce n'était pas moi. Tu vois, comme s'il y avait quelque chose qui me... qui me faisait agir comme une petite marionnette et que c'était plus fort que moi et disproportionné. Là, je me suis dit, mais en fait, ma fille, il y a un truc qui ne va pas. Ce n'est pas toi, ce n'est pas qui tu es au plus profond de toi. Donc, du coup, j'ai commencé à enlever des couches comme ça, petit à petit. Du coup, ça a pris du temps pour que ça s'incarne en moi, ça s'intègre en moi et pour qu'après, ça se voit. Tu vois, ça n'a rien. Donc, ça a été un cheminement long. Il y a eu des allers-retours. Voilà, il y a eu des périodes plus difficiles que d'autres. Mais j'ai toujours eu ce besoin d'enlever les pelures de l'oignon. Tu vois, pour savoir qui je suis. Au fond, ce qui brille dans moi. Et du coup, pour répondre à ta question, le tour du monde, c'est à la fois une conséquence de tout ce... tout ce travail sur moi et en même temps oui tu peux pas passer un an tu vois à parcourir le monde, à découvrir d'autres cultures, d'autres façons de penser de voir les choses à rencontrer des personnes différentes sans que ça te change quoi voilà il y a forcément un avant et un après et un après ouais de chérir aussi la Merci. la vie, tu vois, la beauté de ce qui se passe. Bon, bien sûr, il y a des jours, je suis dans mon quotidien. Mais en tout cas, il y a ce truc qui a toujours brûlé en moi d'aller vers plus de sincérité par rapport à qui je suis vraiment.
- Speaker #0
Et juste, je ne sais pas si tu peux nous dire, mais comment est-ce que tu as fait ce chemin ? Est-ce que c'était avec des psychologues ? des week-ends ? Enfin, comment est-ce que toi, tu t'es formée toi-même, tu as écouté beaucoup de trucs ? Enfin, c'est une vie pour Sarah. Tu vois, c'est pour ça qu'il nous écoute en se disant « Ok, si moi, je veux faire ça, est-ce que c'est un cheminement ? Comment je peux m'y prendre ? » Ou en tout cas, toi, comment tu t'y es prise ? Peut-être le plus qui a marché pour toi, en tout cas, qui t'a parlé toi. Tu ne parleras pas seulement à tout le monde, mais...
- Speaker #1
Alors, ça aussi, c'est un truc que j'ai appris chez moi et appris à accepter, c'est que j'ai testé mes 10 000 choses. J'ai fait en thérapie, plein de types de thérapie. J'ai découvert une dame qui s'appelait Marylise Labonté, qui est une Québécoise, qui proposait des stages. Justement, ça a commencé par le toucher. Son truc, c'était le mouvement de libération des cuirasses. En venant appliquer certaines pressions sur le corps, Non, ça... Ça a été le début pour moi d'une ouverture, tu vois, parce que ça a libéré des émotions qui étaient engrammées dans mon corps. J'arrivais pas à nommer ni même à conscientiser, tu vois. Donc au début, les thérapies, pour moi, je comprenais pas ce qu'on attendait de moi. Moi, j'étais trop fermée, trop coupée des émotions. Et ça, ça a été une première approche pour moi, revenir au physique. Je pense que voilà, il y a...
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
En tout cas, revenir au corps, recontacter toutes ces émotions pas forcément agréables que mon corps, lui, avait gardées en mémoire. Et du coup, j'ai fait des stages avec elle de libération, de reconnexion à mon enfant intérieur. Plein de trucs dont je ne parlais pas forcément autour de moi parce que ça fait 20 ans maintenant et ce n'était pas forcément aussi connu. J'avais encore un petit peu cette appréhension de qu'est-ce qu'on va penser de moi ? Est-ce qu'on va toujours m'aimer ? Donc voilà, j'ai fait ça, j'ai fait des retraites chamaniques, j'ai fait des retraites de tantra, j'ai fait des groupes de femmes. Voilà, ça fait partie d'ailleurs de... Tu me posais la question du livre qui m'avait marqué. Je peux te le montrer. C'est « Les treize mères originelles » de Jamy Sams.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
En fait, c'est une voie de... de reconnexion notamment à son féminin, à tous les aspects de son féminin. Et du coup, le livre m'avait beaucoup parlé.
- Speaker #0
Et après, j'ai fait des cercles de femmes sur ce thème-là. Enfin, voilà, j'ai fait des sudations. En tout cas, ouais, t'as testé plein de choses. Ouais. Et tu t'es dit « ouvert à tout » , entre guillemets. Enfin, tu vois, tester et voir si ça me correspond. Ouais, en fait,
- Speaker #1
j'ai ce truc-là en moi de quand je sens que ça m'appelle, j'y vais, je me pose pas trop de questions. J'ai la chance d'avoir un mari assez ouvert. Mais je pense qu'aussi, il voit les bénéfices.
- Speaker #0
Ouais, ok.
- Speaker #1
Intéressant. mais voilà mais en tout cas moi mon truc ça a été de Dès qu'il y a quelque chose qui me parle, je me pose pas trop de questions. Parfois, il y a des trucs, c'était... C'est pas sûr que ça ait servi à grand-chose. Mais c'est pas grave. J'ai testé, j'ai vécu, j'ai appris, j'ai grandi. Voilà.
- Speaker #0
Ouais, tu t'écoutes, quoi. T'es très à l'écoute de toi et de ton corps depuis tout ça.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Ok. Trop bien. Ensuite, on revient au... À la période avec tes enfants. Parce que c'est un vrai choix de se dire, OK, maman au foyer, je suis un peu d'accord avec toi. En fait, c'est plus connecté. Aujourd'hui, je trouve que tu ne fais rien. En fait, c'est un secret job. Toi, tu étais méga active. Je vois les gens avec tes enfants. Pour moi, il y a aussi un truc à cette époque. Du coup, tu choisis de faire ça et vous me choisissez effectivement en couple. Parce que tu es mariée et que c'était plutôt OK là-dessus tous les deux, je pense. Mais qu'est-ce que tu as aimé dans cette période ? parce que tu vois... Autant il y a des mamans qui peuvent s'arrêter un an, deux ans, sept ans, c'est long, c'est quasi une vie. Comment est-ce que tu t'es retrouvée ? Qu'est-ce que tu as trouvé intéressant pour toi ? Et je trouve que c'est un vrai choix aussi de le faire en se disant, j'ai envie de le faire. En fait, je ne le fais pas pour mes enfants, je le fais aussi pour moi, que pour eux en tout cas. C'était quoi un peu toi tes pensées à l'époque ? Et tu as développé aussi pas mal de compétences à cette époque.
- Speaker #1
Alors, en fait, ce qui s'est passé, c'est que la naissance de ma fille, ça a été vraiment un tsunami, un tremblement de terre. Ça m'a secouée, mais au plus profond de moi. Vraiment, ça a fait remonter encore plus de blessures, de traumas de mon enfance. que je n'avais pas du tout encore exploré ni mis le doigt dessus. Je ne pensais pas que ça avait cette ampleur-là. Et quand elle est arrivée, ça n'a pas été la joie immense que souvent on vit dans ces milieux-là. Non, au contraire, ça a été hyper dur pour moi. Donc, tu dis pourquoi rester alors que c'est dur ? Mais en fait, j'ai compris que c'était... C'était mon initiation, tu vois. J'ai vraiment accusé mes enfants comme étant mes guides, comme étant ceux qui pointaient là où il y avait besoin de lumière en moi, là où il y avait besoin de guérison. Et voilà, même si ça n'a pas été toujours facile, les enseignements qui m'ont amené, les bouleversements internes qui m'ont amené, Euh... J'ai une immense gratitude pour eux. Très régulièrement, je ne sais pas si tu m'as connue comme ça, mais pendant longtemps, je ne voulais pas avoir d'enfant. Je le disais haut et fort. Moi, je n'étais pas épanouie de ces mots. C'était ça. Et après, c'était... Non, mais dans dix ans, dans dix ans, je reportais parce que je pense qu'intérieurement, je sentais que ça allait me bouleverser. Et du coup, à la fois, c'était dur et à la fois, c'était beau parce que de voir leur visage découvrir... toute la beauté du monde. Moi, ça m'a réouvert mon regard aussi sur ce qui était important, les petites choses du quotidien, mais qui font la beauté, de prendre le temps d'observer, d'aimer. Ça aussi m'a appris vraiment à aimer et à m'aimer moi pour être une bonne personne pour eux.
- Speaker #0
Ouais, c'est vraiment mes guides. Ouais, ok. Je trouve ça hyper émouvant. Tu vois, j'ai gagné l'éveil, mon Dieu. C'est trop mignon. Je trouve ça vraiment cool de se dire que... Enfin, tu vois, oui, c'est un bouleversement pour beaucoup de femmes, en fait. Parfois, ça ne les en bat pas tout de suite, etc. Mais je trouve ça cool de se dire que, oui, les enfants, ils viennent nous chercher au plus profond. Ça, je partage mille fois avec toi ce truc. Et de se dire qu'il y a beaucoup de gens qui disent, et je partage aussi de se dire, ça a dans tout sens, de se dire que les enfants, parfois, ils nous élèvent plus qu'on les élève nous. Ils viennent nous chercher vraiment au fond. Et moi, ce que j'ai appris avec toi, parce qu'on s'est coté, c'est que tu t'es beaucoup intéressée justement à l'éducation. Alors, on dit bienveillante, etc., mais en tout cas, d'autres choses. Et c'est vrai que tes enfants, tu les as aussi mis dans des écoles où ils ont tes souris. Ça, je pense que c'est aussi un truc hyper important chez toi et qui a marqué, parce qu'à une époque, tu avais envie d'aller aussi là-dedans. Comment ça t'est venu justement ? Est-ce que c'est en passant du temps avec eux, tu t'es dit « Ouais, je n'ai pas envie qu'ils aient les normes qu'on m'a imposées ou les standards qu'on m'a imposés à moi » .
- Speaker #1
Ah oui, clairement, ça a été une priorité pour moi de leur offrir ce que moi, je n'ai pas eu et d'être à l'écoute de leurs besoins. L'idée, ce n'était pas je vais te donner ce que moi, j'aurais voulu avoir, mais je vais faire en sorte de pouvoir t'accueillir tel que tu es pour que tu t'épanouisses toi, l'être que tu es et pas celui que peut-être j'espérerais que tu sois. Et donc oui, j'ai fait une formation pour devenir consultante en parentalité. C'était avant tout, je pense, pour moi et ma famille, parce que, comme je te disais, c'était vraiment une période à la fois planque-bonheur et vraiment très dure pour moi, mais tellement ça me faisait remonter de frustration et de colère, de mal, en France, de mépris. Et donc, j'avais besoin d'outils pour moi me guérir, mais sans leur faire porter à eux mes colères ou mes frustrations. C'était vraiment important pour moi d'être juste. Non, OK, ça, ça m'appartient et je vais me guérir moi pour pouvoir t'offrir un environnement sain dans lequel grandir. Et oui, après, on a eu la chance de pouvoir les inscrire en École Montessori. C'était important pour moi qu'ils soient accueillis dans leurs émotions, dans leur rythme, dans leur individualité, tout en étant dans un groupe. L'idée que ce ne soient pas des personnes qui jouent perso et tout, mais ces valeurs, elles sont encore importantes pour moi.
- Speaker #0
Ok, super. Et donc, après, tu nous disais, j'ai été formée au massage. Comment c'était venu ? Genre, d'un coup, tu t'es dit, OK, dès que j'ai dit, OK, là, je me suis occupée de mes enfants, ils commencent à être un peu grands, effectivement. Ils ne sont pas adolescents non plus, mais ils ont grandi. Comment tu t'es dit, OK, je vais faire des massages ? Enfin, je vais devenir... C'est plutôt de faire du bien aux autres à travers le massage. Ouais.
- Speaker #1
Eh ben, je te dis, moi, ça... Noooon. Je pense que le retour vers moi, vers mon intériorité, etc., c'est passé par le corps. Et je pense que c'est toujours resté un petit peu au fond de moi, le fait que je sois frileuse à l'idée d'être touchée, de toucher l'autre. J'ai bien senti aussi que c'était une piste d'évolution pour moi. Grosso modo, quand ça me fait peur, j'y vais.
- Speaker #0
J'adore. Ah, j'aime bien, j'aime bien. Tu dis, ah, ça me fait peur, non, c'est bien.
- Speaker #1
Ben ouais, parce que du coup, ça veut dire qu'il y a quelque chose derrière. Vraiment. Et donc, passer derrière ce voile de peur, c'est un peu mon aiguillage.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Bon.
- Speaker #0
et donc je sais pas je me questionnais moi j'ai besoin de temps pour moi d'être un petit peu dans ma grotte, dans ma bulle etc et je pense qu'à un moment ça arrivait comme une évidence de cette appréhension que j'ai par rapport au toucher au corps c'est vers là que je dois aller et du coup je me suis dit bah je fais cette formation j'avais pas forcément l'idée Merci. d'en faire un métier et tout. En tout cas, j'ai exploré ça. Et puis, je pense, dès les premières heures, j'étais happée. Et du coup, je me suis dit, ouais, ok, c'est ça que je veux. En tout cas, c'est ce qui me fait vibrer pour le moment. Voilà, d'offrir à ce moment de cocon, de bon. Et c'est tellement nourrissant pour moi, tu vois, quand je termine un massage et de voir un visage plus détendu, un sourire, une respiration qui se lâche. Enfin, voilà, c'est...
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Voilà, ça me... Ah,
- Speaker #1
trop bien. Ok. Et du coup, ouais, ça fait quoi ? Ça fait un an, deux ans que tu fais ça ?
- Speaker #0
Ça va faire trois ans.
- Speaker #1
Trois ans ? Le temps passe vite. Ok. Et du coup, avec l'urcul, est-ce que tu regrettes ? Est-ce que... Non, ça n'a pas l'air. Mais est-ce que tu ferais les choses un peu différemment ? Pas du tout ? Enfin, t'en es où un peu sur cette partie-là ?
- Speaker #0
Non, je ne ferais pas les choses différemment parce que... En fait, j'ai un peu une philosophie de ne pas regretter. Tu vois, il y a toujours un apprentissage derrière. Donc non, je suis contente d'avoir osé passer le cap, d'avoir aussi m'affirmer là-dedans. Parce que là encore aussi, il y avait... certains de mon entourage, c'était « Mais attends, t'as fait un bac plus 5 en finance de marché pour te retrouver masseuse, à toucher des gars, mais c'est pas dégueulasse. » Donc, il y a aussi une déconstruction là-dessus et une acceptation de dire « Ok, en fait, là, aujourd'hui, c'est ça que j'ai envie de faire et je suis là-dedans. Je ne sais pas si demain, si dans 10 ans, ce sera encore ça. » Mais tant que ça me fait vibrer, je reste là-dedans. Ouais, tu restes là,
- Speaker #1
ok. Et tu as découvert aussi le côté un peu être à son compte, indépendant. Ça, tu en penses quoi ? Est-ce que tu es plutôt à l'aise avec ça ? Bon, tu as un bac plus 5 en finance, donc j'imagine que ça t'a quand même un peu aidé pour gérer deux, trois trucs administratifs, contrairement peut-être à d'autres qui découvrent ça sur le tas.
- Speaker #0
Ouais, ça aussi, c'est toute une aventure, effectivement, parce que du coup, tu es livré à toi-même. et... Pour moi, le vrai défi, c'est de rester fidèle à moi-même. Parce qu'en fait, tu dis, OK, super, je suis devenue indépendante, je suis libre, mais attends, j'ai quand même des factures à payer, mes clients vont plutôt être disponibles le soir, le week-end, etc. Donc, le... J'ai senti qu'il y avait en moi cet élan de faire plaisir à tout le monde. Et du coup, je me rendais disponible et je commençais à bosser chez moi quand il y avait mes enfants, etc. Et au bout d'un moment, je me suis dit, là, je m'égare. Et de revenir à pourquoi je le fais, en fait. Et du coup, de réussir à équilibrer mon perso. mon pro pour que ça continue à être agréable, tu vois, et pas me perdre dans ce que je pense qu'on doit attendre de moi.
- Speaker #1
Ok. Ouais, donc du coup, de se dire que tu le faisais pour toi aussi, mais pour être potentiellement peut-être là pour tes enfants ou...
- Speaker #0
Ouais, tu vois, je ne sais pas, je voudrais voir du temps pour moi aussi parce que ça, c'est quelque chose que j'ai appris aussi avec les années, c'est que... si je veux être bien avec moi-même, j'ai besoin de temps où je ne suis pas que là pour moi, où je prends soin de moi. Il ne faut pas me parler. Ne me parlez pas. Et oui, et que de toute façon, je ne serai pas une bonne professionnelle si je ne suis pas équilibrée dans ma vie. Donc, oui, je n'ai peut-être pas des... des horaires, tu vois, de H24, de spa, etc. Mais j'ai besoin de ça pour être équilibrée et pour donner le meilleur à mes clientes ou clientes.
- Speaker #1
Attends, c'est top. Tu vas te dire que tu arrives à équilibrer le temps pour toi, pour tes enfants, pour ton pro et que t'es bien. T'as l'air hyper épanouie.
- Speaker #0
Après, attention, ça reste une attention de tous les moments. Là, on a déménagé, on a changé de région. Je repars de zéro. T'inquiète que la petite voix qui dit qu'il faudrait que tu sois dispo de 8h à 22h et que tu poses sans cesse, elle est là. Mais c'est juste qu'est-ce que j'en fais de cette petite voix. Tu vois ce que je vous dis, Kéké ? Ouais, mais non, parce qu'en fait, si je fais ça, je vais être sur les rotules et je vais pas être bien. Et quand je suis pas bien, je suis pas agréable.
- Speaker #1
Et justement, qu'est-ce qui te fait venir dans ces Wollandos où t'as ta petite voix qui te pousse un peu à faire des trucs finalement qui respectent pas ton rythme et que t'as pas vraiment envie de faire au fond ? Qui est plutôt une petite voix de l'extérieur et de la pression que la société... La voix salope ? Les autres peuvent nous mettre, quoi.
- Speaker #0
Je t'appelle la voix salope.
- Speaker #1
La voix salope, ouais. Pourquoi pas ? Qu'est-ce que tu fais, du coup ? C'est quoi ? Tu as un mantra ? Tu as un rituel ? Tu as des gens autour de toi qui t'apaisent ? Qu'est-ce que tu fais ?
- Speaker #0
Déjà, pour moi, c'est vraiment me mettre dans mon cocon, dans mon antre. J'ai vraiment besoin de solitude et de revenir à moi. Après, la nature m'aide beaucoup à ça. Il y a un côté envie à côté des montagnes. Et je ne sais pas, tu vois, il y a cette beauté, cette immensité. Il y a quand même quelque chose de plus grand et de plus beau derrière que de juste enchaîner des heures et de cra... Pas de crapaïté,
- Speaker #1
de cravaché, oui.
- Speaker #0
Cravaché, oui. Donc, oui, ça, ça m'aide beaucoup. Et après, c'est dans le livre des 13 mères originelles aussi. où il y a une des gardiennes qui m'a beaucoup parlé. Elle s'appelle la Comteuse. Et c'est aussi celle qui porte la médecine du rire. Et moi, j'ai tendance à prendre les choses très au sérieux, tu vois, de vite sentir de la lourdeur parfois. Et bien, de repenser à cette mère-là, à cet enseignement-là de... Tu vois, finalement, c'est pas si sérieux que ça, la vie. Et prendre un pas de recul et de rigoler un petit peu de mes limitations, de mes comportements, etc., ça m'aide aussi.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Non, mais tu vois, autodérision aussi. Ouais,
- Speaker #1
ok. Non, la nature, autodérision, bon, remettons les choses dans la fondex. Ouais,
- Speaker #0
ouais, ouais, c'est ça.
- Speaker #1
Voilà. Non, hyper intéressant, trop cool. Non, j'aime beaucoup, j'aime beaucoup. Je ne connais pas Siv, je vais peut-être le lire. Une question, c'est quoi la décision la plus folle que tu as prise dans ta vie ? Parce que bon, il y a eu beaucoup de changements, il y a eu beaucoup de choses chez toi et tout. Est-ce que tu t'es décidée en choisir une en disant « Ouais, ça, c'était un peu la décision un peu dingue que j'ai prise. » C'est que, petite fille, j'aurais jamais pensé que je ferais ou que je prendrais.
- Speaker #0
Ah, c'est incroyable. C'est incroyable parce qu'effectivement, il y a beaucoup de trucs que j'ai fait. Oui. Je pense que ça a été de me dire oui, de dire oui à ce que je ressentais le plus au fond de moi, tu vois, d'aller avec mon élan, d'aller avec ma folie parfois, de dire oui. En fait, je pense que c'est pas un événement, mais c'est toutes les fois où je me suis mise en priorité, où je me suis... Ok. Ouais, je pense que c'est ça. Ou petite fille, je pensais tellement que c'était impossible, que je devais tellement respecter. mes aînés, les règles, contraintes, etc. Et à chaque fois que je me dis oui, ça me bat de plus vers ma liberté. Oh !
- Speaker #1
J'aime ça ! Je vais pas finir là-dessus parce que j'en perds les questions, mais c'est très beau ! J'aime beaucoup ! Franchement, j'adore ! Et oui, je suis un peu d'accord avec toi, le « un bat de plus » , c'est vraiment ça, je pense. Bon, trop bien. Tu l'as déjà un peu dit, mais pour finir, c'était plutôt si on devait définir la liberté Alors, c'est pas un livre, tu nous l'as donné, les mères originelles. Mais très bien. Par un... Ouais. Par un objet. Si tu devais définir la liberté par un objet, ce serait quoi ?
- Speaker #0
Regarde, je vais enlever... Tu sais que je suis... D'oreilles.
- Speaker #1
Ah oui !
- Speaker #0
Euh... Oui. Voilà, ça, c'est des boucles d'oreilles, en fait, avec des petites plumes en cuivre.
- Speaker #1
Ouais, OK. Euh... Et...
- Speaker #0
Et en fait, quand je les porte, euh... Ça me donne... Et... Cet élan, tu vois, de la plume qui s'envole et tout. Pour moi, il y a vraiment ce côté... une liberté le fait de me sentir guidée tu vois je suis pas complètement seule dans ce monde et ce côté de nature tu vois de revenir à ma vraie nature ok super et une musique
- Speaker #1
Qui représente la liberté ? Ou alors, quand tu la mets, tu te sens libre, tu te sens bien, tu te sens puissante, ça te redonne la pêche ?
- Speaker #0
Autant en donner deux.
- Speaker #1
Ah, vas-y. On commence à ne pas respecter les règles. Ah,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
On va mettre deux. Très bien.
- Speaker #0
Il y a Nina Simone, Feeling Good, qui me fait vibrer toujours. C'était d'ailleurs la musique que j'ai mise à mon mariage.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
It's a new dawn, it's a new day, and I'm feeling good. Il y a ce truc qui se réveille en moi, une énergie très viscérale qui se réveille en moi quand j'écoute ça. Et la deuxième, je l'ai découverte plus tard dans mon cheminement avec les groupes de femmes, c'est Joëlle Mélioret, Femme du Monde. Elle est avec son tambour. et ça réveille toujours quelque chose en moi de la sororité de la femme que je suis qui me fait qui m'émeut à chaque fois et qui me fait battre un petit peu plus fort mon cœur ok celle-là je ne la connais pas,
- Speaker #1
je vais l'écouter je la mettrai peut-être à la fin de l'épisode du coup Nina Seyvette je pense que tout le monde me connait mais ok, trop bien Aujourd'hui, parmi toutes les libertés, parce qu'en fait, il y a eu plusieurs, enfin, tu as plusieurs facettes. La liberté, pour moi, elle a vraiment plusieurs facettes. Et au Lyon-Tavis, en plus, il y en a eu vraiment plusieurs. S'il y en a une sur laquelle tu ne négocierais plus et tu dis ça, je l'ai en partie, même si c'est toujours un chemin vers la liberté complète, on va dire, c'est laquelle que tu ne négocierais plus et que tu garderais ?
- Speaker #0
Eh bien, celle d'avoir plusieurs facettes, tu vois.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Celle de... Ben ouais, je suis pas constante. Oui, je suis fluctuante. Oui, parfois, je suis celle qui va parler et rire fort et boire un coup de trop. Et le coup d'après, je suis celle qui est dans ma grotte ou dans la nature et qui veut voir personne. Voilà, en fait, je suis... veux plus... d'étiquette. C'est pour ça que ta question au début, tu vois...
- Speaker #1
Ah oui, je pensais ça.
- Speaker #0
Parce que c'est ça, pour moi, ma plus grande liberté, c'est de pouvoir être plein de facettes différentes et peut-être que demain, je serai encore quelqu'un d'autre et c'est...
- Speaker #1
D'être toi, quoi. La liberté d'être soi.
- Speaker #0
et comme t'es toi aujourd'hui et demain et multiples et variables et changeantes et c'est ok quoi voilà ok,
- Speaker #1
j'aime beaucoup aussi et petit mot de la fin pour toutes celles ou ceux qui nous écoutent de se dire ok, ceux qui doutent, ceux qui savent pas quel conseil tu leur donnerais pour avancer ou faire un pas de plus justement vers quelque chose pour les libérer on se pique des mains si on peut dire ça comme ça
- Speaker #0
D'oser traverser ses peurs. C'est juste un voile. Moi, c'est ce que j'en ai, des peurs encore. Mais à chaque fois, je me dis que c'est juste un voile à traverser. Et derrière, c'est peut-être inconnu, c'est peut-être encore plus grand, mais c'est forcément mieux. Donc, voilà, oser traverser son voile de peur. Ok, merci beaucoup.
- Speaker #1
On se quitte sur cette belle phrase. merci d'avoir partagé ce moment avec nous si cet épisode t'a inspiré pense à t'abonner laisse moi 5 étoiles et partage-le autour de toi ça m'aide énormément à faire grandir ce média pour aller plus loin retrouve tous les conseils et les ressources partagées par l'invité du jour dans ma newsletter le lien pour t'abonner est juste en dessous dans la description de l'épisode on se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle exploration d'ici là prends soin de toi et de ta liberté et surtout n'oublie pas La liberté, ça commence par un choix.