Speaker #0Pourquoi une tâche qui peut prendre une heure finit souvent par prendre toute une journée ? Pourquoi est-ce que quand on sait qu'on a quelque chose à faire avant un certain délai, on attend toujours le dernier moment pour le faire ? Bienvenue sur Libre à toi, le podcast qui déclenche envie d'être soi-même. Je suis Flo, entrepreneuse depuis 2020, passionnée d'organisation et de connaissance de soi. Ici, on en parle, mais pas seulement. Chaque semaine, seule ou accompagnée de mes invités, je t'accompagne à créer ta propre liberté et ne plus subir tes journées. Je souhaite que tu puisses avoir toutes les clés en main pour vivre dans le plaisir et la sérénité au quotidien. Je t'invite à t'abonner dès maintenant pour ne pas manquer les prochains épisodes. Et si en fait, on était capable de faire les choses beaucoup plus vite, de faire les choses au bon moment, et surtout de faire les choses avant que ça soit... la date finale, avant que ça devienne urgent, avant qu'on soit dépassé ou avant qu'on prenne du retard ? Est-ce qu'on pourrait vraiment réussir tous à ne plus être en retard ou faire les choses en dernière minute, en last minute, être toujours pressé au dernier moment et tout faire juste avant que ça devienne trop tard ? Eh bien, il y a une loi qui nous parle de ça, qui régit un petit peu ce concept-là. Et peut-être que tu la connais, que tu as déjà entendu parler de ça dans des bouquins, dans des podcasts, ou peut-être que t'es comme moi et tu kiffes parler d'organisation et donc même dans tes conversations, tu parles de ça. C'est la loi de Parkinson. Aujourd'hui, j'avais vraiment très envie de te parler d'un sujet, d'un principe qui peut peut-être littéralement changer ta manière de travailler, de te mettre à l'action, de réaliser tes objectifs. La loi de Parkinson, elle dit quelque chose de très simple. Le travail s'étale pour occuper tout le temps disponible. Très concrètement, admettons que tu aies une chose à faire comme rédiger un mail pour une assurance, admettons. Tu sais que tu as un délai de 30 jours pour pouvoir obtenir un remboursement. Eh bien, tu ne le fais pas tout de suite, tu vas attendre. le dernier moment. Tu vas attendre le 29ème jour pour pouvoir écrire ce mail et l'envoyer peut-être vraiment au dernier moment. Parce que tu sais que tu as encore du temps pour le faire, donc tu le feras au dernier moment. Et peut-être même qu'au moment où tu as vu ce délai, tu as commencé à écrire ton mail, qu'il est resté en brouillon et que tu ne l'as pas envoyé. Et parce que tu hésitais sur une formulation, sur quelque chose, sur un détail, mais que tu t'es dit, de toute façon, j'ai le temps. Et il peut t'arriver aussi peut-être parfois, étant donné que tu as le temps. temps pour réaliser quelque chose, de prendre beaucoup beaucoup plus de temps que nécessaire à réaliser cette tâche. Si tu crées du contenu par exemple, peut-être que si tu as une journée entièrement libre pour réaliser un visuel, tu vas peut-être prendre toute ta journée pour réaliser un seul visuel. Alors que si tu as une deadline pour quelqu'un, pour un client, pour quelqu'un d'autre, peut-être que tu vas réaliser ce visuel en moins de 2h, exactement le même. Peut-être pas exactement le même, on reviendra sur ce sujet un peu plus tard, mais peut-être que tu aurais fait le même travail en très peu de temps parce que le délai était plus court. En fait, cette loi, elle nous explique que c'est pas un problème de manque d'efficacité, c'est plutôt le temps que tu vas te donner pour faire chaque tâche. Pourquoi est-ce que c'est un sujet qui me parle particulièrement en fait actuellement ? Tout simplement parce que j'avais un objectif avec mes études. J'avais des dossiers à rendre et j'avais pour objectif avec moi-même de tout avoir bouclé pour une bonne très grosse partie, on va dire 80% pour mon premier BTS blanc de l'année, donc fin décembre, mi-décembre, avant les vacances de Noël. Avoir bouclé à 100% l'ensemble de ces dossiers pour mon deuxième BTS blanc, donc mi-mars. J'ai échoué totalement à ces objectifs que je m'étais fixé avec moi-même. Cependant, j'ai toujours bien respecté les deadlines que mes formateurs m'avaient imposés. C'est-à-dire qu'à chaque BTS blanc, la deadline et les choses indispensables qu'il fallait que j'aie terminées, je les avais terminées. Et je le faisais beaucoup en... dernière minute, le plus gros du travail. En fait, comment je fonctionne la plupart du temps, c'est que j'ai besoin déjà, ça je l'ai déjà expliqué sur le podcast, mais j'ai besoin d'être très focus sur quelque chose en particulier pour bien avancer dessus, pour me sentir dans une certaine cohérence. pour que ça soit mon environnement et que je puisse être vraiment concentrée dessus et que je n'ai pas trop d'interférences et plein de choses à côté. Ce qui est assez compliqué quand tu fais un diplôme aussi polyvalent que celui que j'ai choisi de passer parce qu'on passe toujours d'un sujet à un autre très régulièrement et qu'il y a plein de deadlines différentes sur différentes choses qui s'entremêlent en fait. Mais voilà, ça déjà c'est le premier point qui fait que je sais que c'est compliqué pour moi d'avancer sur... un sujet en particulier lorsque je suis un peu partout et donc nulle part à la fois. L'autre point, c'est que je vais fonctionner en début, quand on me donne le travail à faire, que je sais que j'aurai ça à réaliser pour telle date, et bien quand je sais que j'ai du temps devant moi, je suis hyper motivée en me disant, c'est cool, je vais pouvoir faire petit à petit. Sauf que je ne marche pas beaucoup au petit à petit par rapport au point numéro 1 dont je viens de te parler. J'ai besoin d'être focus, d'être à fond dans mon truc pendant plusieurs heures plusieurs jours où je ne pense qu'à ça, que je ne fais que ça. Pour bien avancer, pour avancer de manière consciente, cohérente et être satisfaite de ce que je réalise aussi. Quand je fais petit à petit, je ne suis pas du tout satisfaite de ce que je fais et je reviens dessus et je recorrige exactement ce qui m'arrive actuellement. Et donc, je vais être quand même enthousiaste face au temps que j'ai devant moi. Admettons, j'ai un travail à faire, je dois le rendre en trois mois. Au début, je suis hyper enthousiaste en me disant ok je vais commencer dès maintenant comme ça j'en suis... t'ébarrasser, c'est plus dans ma charge mentale. Donc au début, je me lance souvent, quasiment, direct dedans, et j'y vais, et je commence à entamer le projet, l'objectif, et je me mets dedans. Et ça, je le fais pour plein de trucs dans ma vie. J'entame, j'ouvre la porte, je commence, ce qui fait que dans mon cerveau, j'ai ouvert une porte, j'ai ouvert un dossier, et c'est en charge mentale, continuellement, dans ma tête. Et ça c'est ma plus grosse erreur en fait, c'est de vouloir commencer directement pour m'en débarrasser, sauf que j'arrête, à un moment donné je me mets à stagner. J'essaye énormément d'avancer dessus, je vais essayer, ouvrir mon ordinateur, essayer de me mettre, mais je ne suis pas satisfaite, j'avance un tout petit peu mais pas suffisamment, du coup ce n'est pas satisfaisant pour moi et je ne suis pas très contente de ce que je produis. Et puis je vais bloquer, totalement, je peux totalement bloquer, ne plus savoir où aller, quoi faire, etc. Et je vais... m'arrêter de travailler parce que je stagne et parce que je n'y arrive pas. Et puis le temps avance. Et puis au moment où il va me rester une semaine, deux semaines, peut-être trois, je vais me prendre un gros coup de pression, de stress et d'envie de bien faire les choses qui va faire que ça va déclencher l'action, la mise à la rédaction réelle. Et là, je vais me focus pour pouvoir y arriver, m'en sortir et être satisfaite de ce que j'ai réalisé. Et en fait, c'est vraiment l'exemple concret de mon dossier de gestion des risques, pour l'anecdote, que j'ai pu vivre pendant un an et demi. Depuis l'année dernière, on est sur ce dossier. Alors, il y a eu plein d'autres contraintes, mais je ne vais pas m'étaler sur toutes les contraintes, toutes les variables, etc. Je vais garder l'exemple assez simple, juste pour parler de cette fameuse loi de Parkinson. En fait, ça fait donc depuis un an et demi, depuis octobre, novembre de l'année passée, que... on connaît ce sujet, qu'on sait qu'on a ce dossier. Et même si on n'avait pas toutes les informations dès le début, j'aurais pu depuis clairement le début de cette année scolaire m'y mettre à fond et réaliser le travail en quelques semaines, honnêtement. Et j'ai énormément bloqué. J'ai procrastiné, j'ai bloqué. J'ai eu envie de m'y mettre, mais je n'y arrivais pas. Et je n'étais pas efficace et je n'étais pas fière de ce que je faisais. Et j'avançais. petit à petit et donc aujourd'hui je suis repassée pendant une semaine et demie sur plein de trucs sur lesquels j'ai avancé petit à petit mais qui ne me conviennent pas, qui ne me permettent pas de kiffer ce que j'ai produit. Et le pire c'est que je sais que je fonctionne comme ça, je sais que j'ai aussi besoin d'une grosse phase où je fais du brouillon et qu'ensuite de toute façon je retravaille ce que je fais mais bah j'avais vraiment du mal à être dedans. Et puis j'ai totalement lâché prise à des moments, j'ai totalement mis le truc sur pause et je me suis dit bah tant pis. De toute façon, je me connais, je sais très bien qu'au moment où ça sera le rendu final, je me bougerai les fesses, c'est évident. Et en fait oui, c'est exactement ce qui se passe là depuis une semaine et demie, je suis totalement à fond sur ce dossier, je ne fais que ça. J'ai bouclé un autre dossier avant pour pouvoir ensuite être sur celui-ci et en fait le rendu est dans 5 jours et ça y est, j'avance, je vois enfin le bout du tunnel et il me reste... Très peu d'heures de travail sur ce dossier. Et tout ce que je viens de faire là en une semaine et demie, je le sais. Et pendant que je le fais, je me dis, j'aurais pu l'avoir terminé plus tôt, être débarrassée, être satisfaite. Mais non, j'ai utilisé tout le temps disponible que j'avais pour pouvoir réaliser ce projet. J'ai totalement bien compris avec cette histoire parce que c'est rare pour moi d'avoir eu dans ma vie des projets aussi longs, des choses qui s'étalent sur aussi longtemps, des objectifs aussi longs. autant expérimenter cette fameuse loi. Et là, vu que je suis sur la dernière ligne droite, je me rends bien compte que clairement, elle est totalement véridique. Et que même si je m'étais lancée un objectif personnel avec moi-même, vis-à-vis du fait de terminer ces dossiers pour mon BTS blanc en mars, j'étais incapable de réaliser cet objectif, puisque je n'étais engagée qu'avec moi-même, et pas de manière assez formelle, pas de manière... assez convaincante avec moi-même, c'était de la poudre aux yeux, quoi. Clairement. Pour mon cerveau, la vraie deadline, elle était calée sur mon calendrier, au 17. Et voilà, là, je viens d'envoyer une version presque finale à mon formateur. Nous sommes la veille du 17. Voilà, j'ai vraiment jusqu'à la dernière minute. Totalement. Donc, pourquoi je te raconte tout ça ? Pourquoi je suis en train de te raconter toute ma vie d'étudiante avec ces rendus de dossier ? Et peut-être que... si les études c'est loin pour toi ou que ça fait pas si longtemps tu resitues totalement cette situation et tu vois vraiment, tu t'y reconnais tu te rappelles être à minuit trente en train de réviser ton contrôle du lendemain alors que tu savais que tu l'avais depuis un mois que t'aurais pu tous les jours un petit peu découper ça et réviser un petit peu tous les jours peut-être que tu t'y reconnais et que tu sais exactement ce que ça fait et ce que c'est et combien on se sent un peu ridicule face à ça, parce qu'on se dit, mais pourquoi je m'en suis pas occupée plus tôt ? Pourquoi est-ce qu'il faut que je subisse cette charge de travail aussi importante à ce moment-là ? Eh bien, honnêtement, j'ai pas encore la solution miracle, mais j'ai pas mal de pistes à te proposer, que moi-même, je vais essayer d'appliquer un petit peu plus, et aussi ça me permet en fait de te partager plein de petits tips ce sujet d'épisode que j'ai pas forcément... partager encore ou pas forcément développer, voilà. Clairement, pour ma propre situation, je sais que c'est une bonne procrastination déguisée, mais cette procrastination, elle est nécessaire à mon fonctionnement et à ma créativité et à ma façon de pouvoir fournir un travail qui me convient et de qualité. Je travaille beaucoup, mon esprit travaille beaucoup en arrière-plan et a besoin de beaucoup de phases de brouillon pour pouvoir arriver à un résultat qui lui convient. C'est pour ça que je refais et refais beaucoup les choses, je perds. énormément de temps, mais je suis assez incapable de me satisfaire de ma version numéro 1 d'une production. Vraiment, c'est très rare que j'en sois satisfaite pour ce genre de choses, avec beaucoup d'enjeux et beaucoup d'exigences pour moi, évidemment. Et donc, c'est nécessaire, mais en même temps, sans ce cadre, j'étale les choses. J'ai vraiment du mal à être focus. Donc c'est pour ça que je me donne beaucoup de contraintes vis-à-vis de mes objectifs. Parce que je sais que si je ne le fais pas, j'attends, j'attends. Par exemple, si je ne me mets pas une date pour faire certaines choses, eh bien, je ne les fais pas. J'ai des post-it sur mon mur. J'ai vraiment l'exemple que je ne suis pas mes propres conseils sous les yeux. Sur mon mur, il y a écrit un post-it avec marqué tri des vêtements, un post-it avec marqué annonce sur le bon coin et ranger le meuble de ma salle de bain, le trier, le ranger et aussi ranger un autre meuble. Il y a ça d'écrit, je n'ai pas de date, je n'ai pas de défini quand est-ce que j'allais le faire. C'est juste là, comme si le temps pour... faire ces tâches-là allaient se dessiner magique, de manière magique dans ma vie et que d'un coup, hop, j'allais être prise d'une envie de faire des tâches qui sont clairement assez chiantes à faire. Étant donné que finalement, ma vraie deadline pour toutes ces tâches, c'est notre déménagement, eh bien j'ai énormément de temps pour le faire. Donc je vais clairement retarder ces tâches le plus longtemps possible si je ne me mets pas de date. de deadline et que je ne considère pas que c'est qu'il y a de possibles, je m'en occupe admettons le week-end prochain ou celui d'après. Ou que je découpe cet objectif. C'est évident que je vais prendre énormément de temps pour le faire. Et je pense que ce que je te raconte ça te parle énormément parce qu'on a tous des tâches comme ça. On a tous des objectifs comme ça. Et je t'en parlais dans l'épisode sur To-Do List enfin je pense que je t'en ai parlé sur To-Do List je ne suis plus très sûre de tout ce que je raconte mais si tes tâches n'ont pas de moment, ne sont pas liés à une temporalité, c'est évident que tu vas passer à côté et que tu vas les repousser, les repousser. Pourquoi est-ce que notre cerveau fonctionne comme ça ? Pourquoi est-ce qu'on étale, on étale ? Plus on a de temps, plus on a de possibilités. Donc, plus tu vas prendre de décisions, plus tu vas te mettre dans un système de faire des choix et donc d'être perfectionniste, d'être exigeant. Tu vas suranalyser ce que tu veux essayer de produire, de faire. Et en plus de tout ça, tu restes dans un certain flou parce que tu as du temps. Donc, tu te poses plein de questions, tu prends du recul, tu reviens dessus. Bref, au final, ça n'avance pas beaucoup et toi, tu es plus perdu qu'autre chose. Tu vas ralentir vis-à-vis de... D'atteindre cet objectif, tu vas te dire, en fait, vu que j'ai beaucoup de temps, je vais pouvoir diluer mon énergie, diluer mes efforts dans ce temps. C'est un peu comme si... Ah, j'ai une belle métaphore ! Ça fait longtemps qu'on n'a pas fait de métaphore ! Admettons, j'ai un grand vase d'eau. Ok ? Soyez avec moi. On a un grand vase d'eau et dedans, l'eau que je vais pouvoir y mettre, on va dire que c'est le temps dont je dispose pour réaliser une tâche. Si je mets du colorant dans cette eau, du colorant bleu, rouge, vert, visualise-le comme tu veux. Une petite goutte de colorant, c'est ma tâche, mon objectif, ce que je dois faire. Plus je vais mettre d'eau, plus ce colorant va disparaître, va se diluer et va disparaître dans le temps. Et je pense que ça, c'est une belle image à retenir pour se dire que si je mets très peu d'eau, et bien en fait, je vais condenser mes efforts. condenser mon attention, ma concentration et être plus efficace en fait. Et le faire plus rapidement, me libérer de ma charge mentale et passer à autre chose. Et en fait, il faut bien se dire que c'est pas forcément une mauvaise procrastination, que c'est pas forcément hyper grave. Et c'est pas forcément que tu procrastines en soi. C'est juste que tu laisses trop de place à cette tâche-là, à ça et tu ne doses peut-être pas assez bien ton eau vis-à-vis de ton colorant. Voilà. C'est juste une histoire de dosage. et de savoir se poser aussi des bonnes limites. Bon, comment est-ce qu'on peut utiliser cette loi de Parkinson à son avantage ? Comment est-ce qu'on peut faire en sorte de trouver un peu le cheat code, le code de triche dans les Sims, pour pouvoir mieux gérer notre eau par rapport à la dose de colorant qu'on met dedans ? Tout simplement, le truc de base avec lequel personnellement j'ai beaucoup de mal, mais on n'est pas tous pareils, Donc c'est pour ça que je préfère donner... Tous les conseils que je sais peuvent fonctionner parce qu'on est tous différents. Moi c'est quelque chose chez moi qui ne fonctionne pas très bien, en toute honnêteté. Mais j'ai trouvé mon cheat code pour que ça fonctionne mieux, je t'explique après. Réduis volontairement le temps dont tu disposes. Donne-toi des deadlines plus courtes. J'ai ça à faire pour le 18 ? Non, j'ai ça à faire pour le 10. A la place de noter dans ton agenda le 18, tu notes le 10 ou tu notes le 5. Essaye de vraiment te dire quel temps réellement j'ai besoin vis-à-vis de toutes mes autres contraintes pour réaliser cette tâche. Cette tâche, concrètement, elle me prendra une heure. Je prends mon exemple de créer mes annonces pour Le Bon Coin. Ça va me prendre, je pense vraiment, une heure de temps. Eh bien, quand est-ce que je peux caler une heure de ce temps pour réaliser cette tâche ? Où est-ce que ça fonctionne dans mon emploi du temps ? Et je me mets ma deadline à ce moment-là. Ce n'est pas la deadline... qui maîtrise mon temps en fait, c'est la tâche qui va maîtriser à quel moment c'est le plus propice de la réaliser. Et donc ça vient sur mon autre conseil qui est de travailler le fait que tu vas définir un créneau bien défini pour chaque tâche. Et ça, c'est hyper important de se dire, voilà, je définis ce créneau pour réaliser cette tâche tous les lundis à 18h. J'avance sur ce projet, sur ça, et je le fais jusqu'à telle date qui n'est pas ma deadline définitive, qui est ma deadline que je me suis imposée. Essaye de clarifier aussi quand est-ce que ta tâche sera vraiment terminée. Parce que parfois, on rajoute du temps parce qu'on a l'impression que c'est pas vraiment fini. Alors qu'il y a plein de moments où oui, clairement, ça pourrait terminer. Où est ton niveau d'exigence ? Où est ton objectif final ? Ça, j'en ai déjà parlé à plein de reprises, mais c'est pas trop mal de se répéter pour ce truc parce qu'on a tous tendance à l'oublier. Savoir sur quel point tu es prêt à lâcher prise. Personnellement, j'ai fait aussi des choix sur mon dossier. J'aurais aimé faire certaines choses d'une certaine manière. Là, clairement, ça serait... peu efficient et surtout le résultat, enfin les conséquences positives de si je le fais ou pas sont pas forcément si intéressantes que ça. Donc peut-être d'oser aussi vis-à-vis de ça. Éviter le perfectionnisme, le surengagement, la surexigence pour te permettre de réaliser les choses dans les délais sereinement sans être en dernière minute parce que tu veux peaufiner, peaufiner, peaufiner. On n'oublie pas La fameuse phrase, le mieux est l'ennemi du bien. Ça, je me la répète énormément depuis un an et demi. Et elle m'a vachement bien aidée et bien accompagnée pour lâcher prise. Et aussi, je me rappelle que mon exigence n'est pas forcément l'exigence de la personne qui attend mon rendu. Aussi, également. Pas pour dire que les gens sont moins exigeants que moi. Mais on n'a pas la même vision de l'exigence et du niveau attendu sur certaines choses. Donc... se caler par rapport à ce que la personne qui t'a demandé quelque chose ou les personnes qui vont avoir ce que tu crées, quelle est leur exigence à eux et te caler par rapport à ça pour soit te donner un coup de pied aux fesses pour vraiment réaliser quelque chose de sympa ou soit lâcher prise pour pouvoir le faire dans un délai raisonnable. Et ça te permet tout simplement de prendre moins de temps à faire les choses parce que tu vas moins repasser et repasser et Voilà, tu seras moins perfectionniste en fait. Non, je n'ai pas d'autres mots. Ensuite, pour terminer, j'irais également que dans le fait de te créer des contraintes volontaires avec le fait que tu vas définir que ta deadline est plus proche que la vraie deadline, eh bien avec ça, on peut se rajouter les choses qui moi marchent plutôt bien pour moi, c'est d'avoir un engagement externe. C'est-à-dire que si, admettons, je dis je vais trier mes vêtements et bien je peux m'engager auprès de mon compagnon pour lui dire telle date, à telle heure, je trierai mes vêtements, c'est mon objectif vient petit challenge si je ne le réussis pas si je ne fais pas ça, et bien je serai de corvée de de la vaisselle toute seule pendant une semaine je n'en sais rien, je propose des idées mais ça peut te motiver Merci. à réaliser la tâche assez rapidement. Ça peut être aussi un engagement avec simplement des partenaires d'objectifs, des personnes avec qui tu te dis, on aura terminé à telle date. Moi j'ai un petit peu essayé ça avec mes dossiers, mais en fait ça n'a pas vraiment fonctionné, parce qu'on n'était pas assez convaincus avec nous-mêmes qu'à telle date, et on s'était dit oui avant telle période. C'était pas assez précis. Être précis. Un objectif SPART, c'est un objectif qui est spécifique, et avec une temporalité très précise. Là, mon erreur, c'est que j'aurais dû me dire, à telle date précisément, et pas une date qui correspond aux dates de rendu de formateur, je veux avoir terminé, c'est ma date à moi de rendu, je me l'écris en gros, je me l'écris partout, je dis aux autres que c'est ma date finale, je le verbalise, et en fait, ça devient petit à petit la vraie date, la bonne date. Ce qui permet, quand c'est terminé, d'avoir ce délai, ce coussin confortable. de pouvoir être en retard avec sa propre date mais on a ce coussin pour la vraie vie quoi. N'hésite pas aussi à te donner des rendez-vous avec toi-même pour checker tout ce que tu as à faire, regarder les vrais deadlines et réorganiser les choses vis-à-vis de ce qui te stresse, de ce qui te prend beaucoup de charge mentale, de ce qui te met la pression, de ce qui te fait culpabiliser parce que tu n'as toujours pas avancé dessus. Essaie peut-être parfois de gérer un peu ta to-do liste avec l'émotionnel. avec ce qui est compliqué pour toi, ce qui peut te permettre de te libérer l'esprit parce que tu t'es mis un coup de pied aux fesses pour faire tout ce qui te stresse, tout ce qui te met inconfortable, tout ce qui te saoule, tout ce qui est un petit peu rejou. Moi je sais que je fais ça pas de manière cyclique et pas en mode je fais ça tous les mois, mais ça pourrait peut-être être bien. Il y a plein de moments où en fait d'un coup je pète un plomb et je vide le plus possible ma to-do list de tous les trucs relous que je n'ai pas fait pendant des mois. Et je me sens... tellement mieux après. C'est un peu des reset days et ça tu peux te le caler dans ton emploi du temps. À ce moment-là, tu fais un reset day. Dans un des bouquins de Fabien Olicard, il explique que lui, ce qu'il fait, c'est que toutes les tâches qui... qui ne sont pas vraiment urgentes, mais qui ont toujours 1000 ans à faire et qui au bout d'un moment finissent par devenir un peu plus urgentes. Il se les écrit sur un bout de papier et il se les met dans un bocal dès qu'il a l'idée de quelque chose. Et tous les dimanches, je crois qu'il s'accorde une heure ou deux heures pour prendre ce bocal, prendre les petits papiers et faire ce qu'il y a écrit sur le petit papier. Et je trouve cette idée super. Je pense que je vais essayer de l'appliquer pour vous faire un retour. Mais du coup je la partage ici au cas où ça peut aider. Il y a un côté ludique. Il y a un truc de... Bon je sais pas exactement ce que je veux faire. Mais dans tous les cas je veux faire un truc qui est pas forcément fou. Qui est pas forcément dingue. Mais lui il disait que ça lui donnait l'impression de gagner du temps. De s'offrir du temps. D'avoir une impression d'avoir du temps supplémentaire. En fait un peu une impression de temps magique supplémentaire. Parce que ces deux heures là dans tous les cas sont bouclées pour faire des choses. Et le fait de faire toutes ces petites choses qui sont un peu en arrière plan. ça lui faisait beaucoup de bien. Et c'est pile poil le genre de choses qui tombent dans la case de la loi de Parkinson. Pile poil. Parce que, justement, il n'y a pas vraiment de gros délais, il n'y a pas de gros surgences, il n'y a pas quelque chose qui fait que si on ne le fait pas, ça va être la fin du monde. Et donc, on a tendance à prendre énormément de temps pour les faire. Ce que je te propose... c'est par rapport à tout ce que je viens de te dire, c'est de choisir quelque chose sur lequel tu es actuellement, qui te prend un peu, voilà, qui est long à terminer, et que tu sais que la deadline est dans le long temps, selon ce qui pour toi est long temps, et grâce à cette tâche, tu vas essayer d'appliquer un petit peu tous ces conseils, et donne-toi du coup une date beaucoup plus proche, divisée par ta deadline. Mais vraiment, prenez une tâche là pour cet exercice. Prends une tâche qui a vraiment une deadline. Envoyer un document avant une certaine date, rendre quelque chose, c'est quelque chose pour un client, c'est quelque chose pour le travail, j'ai un dossier à rendre, un compte rendu à faire. Ça peut être quelque chose qui doit être fait normalement dans 4 jours et là tu te dis ok je me donne 2 jours pour le faire. Tu divises par 2 et tu mets ta deadline juste avant et tu essaies d'appliquer les autres conseils que je t'ai donnés si ça te permet de t'aider vis-à-vis de ça. Alors avant de terminer, j'ai quand même envie de faire un petit warning, un petit attention, parce que je n'ai pas envie que cet épisode soit source aussi d'anxiété et source d'une mauvaise compréhension, dans le sens où l'idée c'est pas non plus de chercher à tout prix, à se mettre une pression constante pour faire les choses très rapidement, très vite, et donc de se rajouter encore plus de choses à faire parce qu'on a terminé vite ce qu'on avait à faire. A l'inverse, l'idée c'est plutôt de finir plus tôt ce qu'on a à faire pour avoir cette sensation de temps, de liberté, retrouver de l'espace, retrouver du temps et se dire ah bah je suis soulagée parce que je l'ai fait plus tôt et maintenant en fait c'est vacances. Tout le temps que j'aurais peut-être passé après pour le faire, ça aurait été du temps à travailler, là je l'ai fini, je l'ai terminé, ce temps je le consacre à des choses plaisantes, à autre chose parce que j'ai terminé plus tôt. Ou sinon ça me permet de faire autre chose. atteindre un autre objectif, mais le but c'est pas je fais tout plus rapidement, plus vite, avec moins de conscience, avec beaucoup moins d'exigence et pas du tout de perfectionnisme pour pouvoir faire C'est pas le conseil, j'espère que je suis assez claire sur ce truc là, parce que sinon on tombe dans une productivité toxique et ça serait dommage. L'idée c'est de prendre conscience qu'on a un peu peut-être tous tendance à faire ça, mais peut-être que c'est pas ton cas, mais je pense que si c'est pas ton cas... tu ne serais déjà plus là en train d'écouter ce que je raconte. Mais on a un peu tous tendance à faire ça, peut-être pas au travail, peut-être juste à la maison, peut-être que pendant qu'on était en études et que maintenant ça va beaucoup mieux. C'est pas forcément négatif comme j'expliquais, la procrastination créative c'est un vrai truc. Se laisser le temps, se laisser le temps d'attendre, c'est un vrai truc. Par contre si on juge qu'on a besoin de ça, eh bien faut décrocher en fait, c'est important de décrocher, c'est important de ne pas rester dans ce truc de ma porte est ouverte. Mon travail est débuté et je n'avance pas et je culpabilise et je stresse parce que je n'avance pas. Si tu sais que tu fonctionnes comme ça, que tu es quelqu'un de la spin-out, à ce moment-là, dans ton emploi du temps, avant ta deadline, tu bloques deux semaines où tu sais que tu vas de toute façon bosser que là-dessus et qu'en fait tu te connais, tu sais que ça sera comme ça. Et là il n'y a pas de soucis en fait. Vraiment avec cet épisode c'était de montrer à quel point le temps dont on dispose pour réaliser une tâche peut être totalement utilisé pour réaliser des tâches et pendant tout ce temps on a la charge mentale. et toutes les émotions qui vont avec aussi. Franchement, le but, de toute façon, c'est toujours pas d'en faire plus, mais c'est de faire mieux, et peut-être en moins de temps, et de manière beaucoup plus sereine. Alors si je pouvais un petit peu résumer ce que j'ai essayé de te partager dans cet épisode, le truc le plus important à retenir, c'est que c'est pas forcément une histoire de lenteur, qu'on est lent et qu'on prend beaucoup de temps à faire les choses, c'est une histoire de temps. de temps dont on dispose pour faire certaines choses. On va garder ma métaphore du vase, je l'adore. J'ai limite envie de faire une vidéo avec un vase et du colorant. Voilà, ma créativité qui part dès que je fais des métaphores. J'ai une tâche à réaliser, un objectif à atteindre. Combien de temps pour que les choses soient faites de manière sereine, efficace, mais également avec de l'intensité positive. Je mets dans mon vase combien d'eau je mets à l'intérieur pour que... la couleur de mon eau soit cohérente vis-à-vis de mon énergie de mes contraintes, de mon temps bref tout ça tu connais maintenant si tu écoutes pas mal ce podcast mais si tu me découvres avec celui-ci je t'invite à écouter les autres podcasts pour comprendre que tout part de ce que tu sais de toi pour pouvoir justement mieux gérer un petit peu ce biais d'espace-temps qu'on subit un petit peu tous et si on n'était pas un peu tous dans ce cas-là je pense qu'il n'y aurait pas une loi qui l'explique tout simplement. Et donc voilà, on n'est pas inefficace, on ne fait pas les choses. C'est vraiment que juste on prend le temps qu'on a devant nous pour les faire et on l'utilise. On l'utilise, sauf que parfois on l'utilise une bonne partie dans la culpabilité, dans le stress, et on ne décroche pas. Ça c'est dommage. Ou des fois, en fait, on l'utilise, mais tellement intensément sur la fin que ça nous crame. Et que donc, c'est dommage. Aussi, également. J'espère que cet épisode t'aura plu. J'espère que ça t'aura apporté des petites clés, des réflexions, revoir un petit peu différemment certaines choses. Peut-être un déclic de c'est vrai que je prends toujours le temps dont je dispose pour faire quelque chose. Plus jamais vraiment en avance. Je te souhaite d'être un peu plus en avance. Tout simplement, je me le souhaite. aussi. Deux épisodes après mon épisode, je suis en retard, c'est très drôle quand même. Mais voilà, on reste un peu sur cette thématique. J'espère que le printemps te fait du bien. Je t'invite à aller écouter mon épisode sur le printemps. Je me tâte à faire une petite rediffusion de cet épisode ou en faire un nouveau et te raconter encore plein de choses autour de comment bien vivre le printemps en matière d'organisation, de planification de vie, d'habitude quotidienne. En tout cas, prends soin de toi et n'hésite pas à me faire un commentaire sous cet épisode. à noter évidemment le podcast ça fait toujours très très plaisir à partager cet épisode vraiment c'est tellement précieux pour moi de voir que le podcast il vit et si jamais t'as envie d'échanger à ce sujet avec moi je suis toujours disponible par mail je serai peut-être même plus réactive par mail parce que je vais très peu sur Instagram mais sinon tu n'hésites pas à envoyer un petit message sur Instagram allez je te souhaite une très belle journée une très belle soirée à très vite enfin surtout à la semaine prochaine je te remercie d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout pour soutenir le podcast tu peux le partager à une personne à qui ça plairait me laisser une note sur ta plateforme préférée d'écoute ou même m'envoyer un message directement sur Instagram pour me dire ce que tu en as pensé et n'oublie pas libre à toi d'oser être toi-même pour créer ta liberté